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Conception des assemblages

de construction métallique

30/03/15 Liaisons au GO 1
Cours n°3 – Liaison au GO

Sommaire

A. Les pieds de poteaux


A.1 Les pieds de poteaux articulés
A.2 Les pieds de poteaux encastrés
B. Attaches entre poutraison métallique et paroi béton
B.1 Réservation ou niche
B.2 Platine d’about
B.3 Autre disposition

30/03/15 Liaisons au GO 2
Cours n°3 – Liaison au GO

A. Les pieds de poteaux

Articulé ou Encastré ?
- Sol inconnu à priori
- Sol médiocre et fondations
superficielles - Sol résistant incompressible et
Sol peu résistant et fondations fondations superficielles
- Nature du sol ?
superficielles sans chainage - Pieux ou puits groupés
- Pieux isolés

- Assise sur ossature ou - Assise sur ossature ou


infrastructure légère en béton Assise existante ? infrastructure massive en béton
armé armé

- Nécessité de démontage
ultérieur Autre ?

30/03/15 Liaisons au GO 3
Cours n°3 – Liaison au GO

A. Les pieds de poteaux

Articulé ou Encastré ?

Les conséquences économiques peuvent être importantes


- Fondations et travaux de GO - L’ossature métallique est avantagée
minimisés par les encastrements en pieds
- Les fondations et travaux de GO
nécessitent d’être plus importants

Il s’agit en fait d’établir un bilan global intégrant les incidences sur tous les
corps d’état et toutes les parties d’ouvrage du choix de liaison. Pour cette
raison, en pratique, la décision est souvent prise au niveau de la maitrise
d’œuvre qui seule dispose de l’ensemble des informations nécessaires.

30/03/15 Liaisons au GO 4
A. Les pieds de poteaux

A.1 Pieds de poteaux articulés

A.1.1 Disposition habituelle – Représentation schématique


A.1.2 Vérification de l’articulation
A.1.3 Bêche
A.1.4 Tiges d’ancrage
A.1.5 Platine d’extrémité
A.1.6 Poussée au vide

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A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.1. Disposition habituelle – Représentation schématique


Une très grande majorité d’ossatures métalliques courantes sont articulées en pied, ce
choix étant en général arrêté à priori, dans le souci d’éviter des interactions fortes
entre les lots GO et CM. La liaison avec les fondations s’effectue alors suivant les
dispositions les plus simples
 Une platine d’about est soudée en pied du
poteau et répartir la charge de compression
sur le béton ;
 En sous face de cette platine est soudée une
Poteau en I bêche constituée d’une chute de profil
laminé et destiné à transmettre l’effort
tranchant par butée sur le béton ;
 Deux tiges d’ancrage sont disposées
suivant l’axe de grande inertie du poteau
pour transmettre, par adhérence, les efforts
de soulèvement au béton;
 La bêche et les tiges d’ancrage trouvent
place lors du montage, dans une
Calage métal + réservation ménagée au coulage de la
Béton
bourrage mortier de fondation et équipée d’une clé d’ancrage
scellement permettant un maintien provisoire;

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A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation

Disposition réelle

Modélisation

arba
Profil I ou H

poteau

Articulation Platine
Fondation béton

Tiges d’ancrage

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A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation

Disposition réelle

Modélisation Rotation du portique


sous charge ELS :
qG = 1/150 rad - En tête de poteau : 1/150 rad
- En pied de poteau : 0.01 rad
Hp =
300
qL = 1.5 qG mm
Soulèvement au niveau
= 0.01 rad
qL = 0.01 rad Point de des tiges d’ancrage :
1.5 mm rotation
qL x Hp / 2 = 0.01 x 300 / 2

= 1.5 mm

30/03/15 Liaisons au GO 8
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation

Disposition réelle

Modélisation Rotation du portique


sous charge ELS :
qG = 1/150 rad - En tête de poteau : 1/150 rad
- En pied de poteau : 0.01 rad
Hp =
300
qL = 1.5 qG mm
Soulèvement au niveau
= 0.01 rad
qL = 0.01 rad Point de des tiges d’ancrage :
1.5 mm rotation
qL x Hp / 2 = 0.01 x 300 / 2

= 1.5 mm

Limite pour une pseudo-articulation

30/03/15 Liaisons au GO 9
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


M’’≤1500 N.m
Limites pour une pseudo-articulation :

 Soit Hp ≤ 300 mm
N
HC
 Soit 300 mm ≤ Hp ≤ 600 mm
qL x Hp ≤ 3 mm Hp ≤
600
mm
N x Hc x qL ≤ 1500 N.m
qL
≤1.5 mm

→ [Lescouarc’h – Les pieds de poteaux articulés en acier]

30/03/15 Liaisons au GO 10
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


Si on ne respecte pas les limites de hauteur de profil : Hp > 600 mm
Réduction du poteau en pied - platine de 300 mm

HEA 800

HEA 800

Hp = 300 mm Hp = 300 mm

Platine Platine

Réduction symétrique Réduction dissymétrique

30/03/15 Liaisons au GO 11
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


→ Attention aux poussées au vide au droit des brisures (raidisseur ?)
(La vérification de la poussée au vide sera abordée dans la partie A.1.6)

HEA 800 Ajout d’un


mouchoir ?
Effort global N Ajout d’un
Effort N’
Semelle sup raidisseur ?

Poussée
au vide
HEA 800
Effort -N’’
Semelle inf

Réduction symétrique Réduction dissymétrique

30/03/15 Liaisons au GO 12
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


→ Attention au moment parasite M=Nxd
développé dans le poteau et
induit par l’excentrement de la
réaction d’appui par rapport à N
l’axe neutre du poteau

HEA 800

R=-N

Réduction dissymétrique

30/03/15 Liaisons au GO 13
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm ; N x Hc x qL≤1500 N.m) :
On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation

effort N  Sous la platine peut être soudée une plaque


supplémentaire, appelée grain, de dimensions
plus réduites et qui, de ce fait, permettra la
rotation.
 Pour éviter les contacts intempestifs avec le
béton sur le pourtour du poteau lors de cette
rotation, on est contraint de donner à cette
2ème plaque une assez forte épaisseur
Platine
Chanfrein (pour
 Côté béton, un épanouissement
une meilleure Grain d’appui supplémentaire de la pression
exercée par le poteau est souvent
rotation – Plaque d’assise
plastification locale)
60° nécessaire. On prévoit alors une
scellée (pour plaque d’assise scellée,
répartition 60°) d’épaisseur adaptée à la diffusion
Compression sur le béton
recherchée ; l’angle de diffusion
peut être pris égal à 60°.

30/03/15 Liaisons au GO 14
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm ; N x Hc x qL≤1500 N.m) :
On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation

 Côté poteau, ces contraintes se concentrent


désormais uniquement sur l’âme qui doit donc
le plus souvent être renforcée en épaisseur

Ame renforcée
effort N
Ame renforcée

60°

Compression sur le béton

30/03/15 Liaisons au GO 15
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm ; N x Hc x qL≤1500 N.m) :
On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation

 Une autre solution peut également consister à


effort N
disposer des raidisseurs verticaux encadrant
l’impact du grain sur l’âme du poteau.

Renforcement
par raidisseur
Zone cisaillée

Concentration
d’effort N

30/03/15 Liaisons au GO 16
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


Si on ne respecte aucune des limites (Hp≤600 mm ; N x Hc x qL≤1500 N.m) :
On adopte des dispositions plus « sophistiquées » permettant la rotation

 Pour les efforts de compression très


importants, le simple raidissement local de
l’âme n’est pas suffisant et il faut faire
converger les semelles directement sur le
grain.
 Un raidisseur horizontal équilibre la poussée au
vide au droit du changement de direction.
effort N  La platine initiale n’a plus de raison d’être.

60°

Compression sur le béton

30/03/15 Liaisons au GO 17
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.2. Vérification de l’articulation


Structures importantes avec de fortes rotations d’appui : usinage du grain
pour assurer une articulation parfaite

effort N

Vérification de la pression de Hertz :


(contact cylindre-plan)
NE R
  0.59  3 fy
2LR Grain d’appui
Avec : E module d’Young cylindrique
L longueur du contact Platine de
R rayon du cylindre forte épaisseur

30/03/15 Liaisons au GO 18
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Si V < 0.3 x NC : V peut être transmis par frottement

Attention :
• N et V concomitants
• N = compression toujours

NC compression

V < 0.3 NC

Coefficients de frottement : Cales métal


métal-métal – m = 0.3
métal-béton – m = 0.4
Mini : m = 0.3
Béton
Bourrage de mortier sans retrait ou de béton

30/03/15 Liaisons au GO 19
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Si V > 0.3 x NC : V ne peut pas être transmis entièrement par frottement
Si N = traction : aucun frottement
Nécessité de mettre une bêche

NC
ou NT
V faible
V > 0.3 NC

Bêche : cornière
Béton

Bêche : profil I ou H
Béton

30/03/15 Liaisons au GO 20
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Diagramme de distribution des efforts – Fonctionnement

 Diagramme de pression triangulaire sur le béton


avec smax = V/(bq Lq)
 La résultante V agit à une distance Lq/3 de la
surface du béton, ce qui induit un moment de
HC / 2 flexion V.Lq/3
T  Le moment est équilibré par une traction T sur les
V tiges d’ancrage et une compression C du béton
par la platine (concentrée sous la semelle du
C Lq / 3 poteau)
Lq Vrésultant

hq Béton

Section de la
bêche bq

30/03/15 Liaisons au GO 21
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Vérification de la pression sur le béton 1
 La contrainte maxi sur le béton est smax =
V/(bq Lq) < sbc ce qui conduit à la condition
Bourrage de mortier suivante :
Lq ≥ V / (bqsbc)
 Majoration de 3 cm pour tenir compte de la
zone de bourrage sous la platine :
Cales Lq ≥ V / (bqsbc) + 3 cm
V 3 cm
 Conditions supplémentaires pour garantir un
comportement en bloc rigide :
1 Lq / 3
6 cm ≤ Lq ≤ 1.5 hq
Lq Vrésultant

En Résumé :
Min (6cm ; V/(bqsbc)+3cm) ≤ Lq ≤ 1.5 hq
hq Béton

Section de la
bêche bq

30/03/15 Liaisons au GO 22
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Vérification de la flexion locale des semelles de la bêche 2
Section de la bêche en H
 Les semelles sont soumises à la pression locale du béton
tfq
 Mais la flexion locale est partiellement empêchée par le
bq béton qui les entoure
2  On se contente de limiter l’élancement des semelles

hq En Résumé :
 Pour les bêches en profils I ou H :
bq / tfq ≤ 20
 Pour les bêches en L :
da / ta ≤ 10

2 da

Béton ta

30/03/15 Liaisons au GO 23
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Vérification de la section de la bêche 3
 La section extrême de la bêche, soudée à la
platine, transmet les efforts suivants :
V  âme
N = 2VLq / 3Hc  semelle
M = VLq / 3  semelle
Hc
4 Ce qui se traduit par les conditions suivantes :
V ≤ twq (hq – 2tfq) se/√3  âme
3
V V ≤ 3 bqtfqhqHcse / (Lqhq+LqHc)  semelle
T
Lq
M
 Même raisonnement pour la vérification des
Béton cordons de soudure bêche-platine
4

Section de la
bêche bq
hq

30/03/15 Liaisons au GO 24
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Vérification de l’âme du poteau 5
A  L’âme du poteau doit pouvoir reprendre la
force concentrée F apportée par la semelle la
d + sollicitée de la bêche :
5
F = VLq/3 x (1/Hc + 1/hq)

 Cet effort se diffuse dans l’âme du poteau sur une


F largeur d :
A d = tfq + 2tp + 5kc

Béton Long d’âme du poteau


renforcée par la soudure

Vue A-A
âme
En résumé :
kc = 1.4 awc platine  d twc sec ≥ VLq/3 x (1/Hc + 1/hq)

tp
bêche

30/03/15 Liaisons au GO 25
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Pour aller plus vite ….
→ Les standards donnés par Yvon Lescouarc’h dans ses Recommandations pour les pieds de
poteaux articulés

Section Lq (mm) Vmax (daN) Hypothèses :


 seq ≥ 23.5 daN/mm²
IPE 80 100 3590  sbc ≥ 11.33 MPa
IPE 100 110 4930  cordon soudure : awq = afq = 3 mm
IPE 120 120 6410  …/…

IPE 140 130 8050


IPE 160 140 9850
HEA 80 5430
100

30/03/15 Liaisons au GO 26
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Le cas des chevilles mécaniques ou chimiques …
→ A priori, ces éléments ne peuvent pas être considérés comme des composants de construction
métallique - ils sont HORS REFERENTIEL – pas d’utilisation en pied de portique

→ Leur utilisation en pied de montant / potelet de bardage ne pose en revanche pas de problème.

→ Toutefois, certaines entreprises font pression pour utiliser ces chevilles en pied de portique.

30/03/15 Liaisons au GO 27
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.3. Reprise de l’effort tranchant : les bêches


Dans le cas des grains…
 L’existence d’un grain pose des problèmes
particuliers pour la transmission au béton de
l’effort tranchant du poteau en l’absence d’un
effort normal suffisant pour assurer le
frottement.
 Les tiges d’ancrage peuvent traverser le grain
avec un jeu faible et assurer par cisaillement le
transfert de l’effort tranchant à la plaque
d’assise qui, elle, peut être équipée d’un
bêche.
Grain d’appui  Soit il faut prévoir un dispositif particulier apte
à empêcher le glissement du grain sur la
plaque d’assise : il s’agit de la « boite à
grain », carrés soudés constituant une sorte
de logement de faible profondeur dont le grain
ne pourra s’échapper.
Plaque d’assise
scellée (pour
Boite à grain (carrés soudés à la répartition 60°)
plaque d’assise sur la périphérie du
grain)
30/03/15 Liaisons au GO 28
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Efforts appliqués aux tiges
Disposition n°1 Disposition n°2

NC ou NT

Platine V
préscellée
NC ou NT

V
Béton

Chaque tige doit pouvoir transmettre au béton un effort


Nj et à la plaque d’assise un effort Vj :
2 tiges Béton Nj = NT / 2 et Vj = V / 2 si poteau tendu
ou
Chaque tige doit pouvoir transmettre
au béton un effort Nj : Nj = 0 et Vj = (V - 0.3NC) / 2 si poteau comprimé
Nj = N T / 2

30/03/15 Liaisons au GO 29
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Efforts appliqués aux tiges
Autre Disposition
 Une telle disposition consiste à ce que chaque tige
transmette au béton un effort Nj et un effort Vj avec :
Vj = V / 2 si poteau tendu
ou
Vj = (V - 0.3NC) / 2 si poteau comprimé
NC ou NT
 Une telle disposition est inacceptable : on ne doit
pas compter sur la transmission d’un effort par
V pression diamétrale de la tige sur le béton.

NON Pas de transmission d’effort tranchant par


2 tiges Béton pression diamétrale de la tige sur le béton

30/03/15 Liaisons au GO 30
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Différents types de tiges
avec plaque
droite courbe d’ancrage

30/03/15 Liaisons au GO 31
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Vérification de la section de la tige
→ [norme NF P 22-430]

On vérifie que :  1.25 NJ / AS ≤ sred

 √(NJ² + 2.36 VJ²) / AS ≤ sred

Avec : AS section résistante de la partie filetée


sred contrainte caractéristique du boulon

30/03/15 Liaisons au GO 32
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Adhérence des tiges lisses droites
→ [Règles CM66] ou [Lescouarc’h]

Règles CM66 :
N
 7gc  L
Effort admissible d’adhérence : N  0.11   2
 1000  
1  
 d1 
Avec : gc = dosage en ciment du béton ( 250 ≤ gc ≤ 400) en kg/m3
L
N = effort de traction en daN
Ø d1 = plus petite distance de la tige de scellement à une paroi
ou à une autre tige de scellement
d1
(dimensions en mm)

30/03/15 Liaisons au GO 33
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Adhérence des tiges lisses droites
→ [Règles CM66] ou [Lescouarc’h]

Lescouarc’h :
N
contrainte d’adhérence :  s  0.6   2s  ft 28
 0.6   2s   0.6  0.06fc 28 

Avec : ys = 1 pour les barres lisses


L ys = 1.5 pour les barres à haute adhérence
Ø ft28 et fc28 (MPa) résistance caractéristique à la traction et à la
compression du béton agé de 28 jours

Effort admissible d’adhérence : N      s  L

Remarque : cette formulation ne tient pas compte des effets de bord (tiges ou fondation béton)

30/03/15 Liaisons au GO 34
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Adhérence des tiges lisses recourbées
→ [Règles CM66] ou [Lescouarc’h]

Règles CM66 :
N Effort admissible d’adhérence :

 7gc  
N  0.11   2
  L1  6.4r  3.5L 2 
 1000  
Ø 1  
 d1 
L1

L2 Prise en compte de la partie courbe


r

d1 Lescouarc’h :
Effort admissible d’adhérence : N      s   L1  6.4r  3.5L 2 

30/03/15 Liaisons au GO 35
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Résistance des plaques d’ancrage circulaires
→ [Règles CM66] ou [Lescouarc’h]

Règles CM66 :
N
Effort admissible d’adhérence :
 7gc  L 2gc 2  r
N  0.1   1   2
 r  1   si L ≤ d1
 1000    100  L 
1  
Ø  d1 
 7gc  L 2gc 2  r 
N  0.1 1   2
 r 
 d 
1  si d1 < L
L  1000     100  1
r 1  
t  d1 

d1 Lescouarc’h :
 ²  r
Effort admissible d’adhérence : N  3  bc     r ²  1    sL
r 0.33  4  v 
 bc 
Épaisseur de la plaque : t  8  r   
 E 
30/03/15 Liaisons au GO 36
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.4. Les tiges d’ancrage


Pour aller plus vite ….
→ Les standards donnés par Yvon Lescouarc’h dans ses Recommandations pour les pieds de
poteaux articulés

30/03/15 Liaisons au GO 37
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.5. La platine d’extrémité


Son rôle : assurer une répartition suffisante sur le béton
NC compression → [Lescouarc’h]

 En 1ère approximation, on peut considérer une répartition


uniforme de la réaction du béton sur la platine

 Les dimensions en plan de la platine sont obtenues compte


tenu :
- de l’encombrement de la section du poteau :
Béton
hp x b p > h c x b c
hp - de la pression maximale admissible par le béton :
hc NC / (hp x bp) ≤ sbc

bp bc

30/03/15 Liaisons au GO 38
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.5. La platine d’extrémité


Son rôle : assurer une répartition suffisante sur le béton
→ [Lescouarc’h]

 Pour la détermination de l’épaisseur de platine, on adopte


Point de une répartition qui tienne compte de la majoration de
qL rotation pression due à la rotation du poteau

 La platine risque de se plier suivant les lignes tangentes au


p = N/(bp.hp) contour de la section du poteau : ligne 1-1 et ligne 2-2
p’ = 1.5p
hp
 Ce qui donne la condition suivante :
hc
 max   bp  bc ;1.22(hp  hc )
N
1 t p  0 .8
bphp  e
Épaisseur de la platine
bp bc

2 2
1
30/03/15 Liaisons au GO 39
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.5. La platine d’extrémité


Son rôle : assurer une répartition suffisante sur le béton
NC compression → [EN 1993-1-8 + EN 1992-1-1]

 En réalité, la pression ne s’exerce que sur une zone


localisée, homothétique de l’impact de la section du poteau.
60°
 La contrainte sur le béton est de ce fait plus importante.

 Mais le béton peut par ailleurs admettre sans difficulté des


Béton pressions locales plus élevées que sa résistance de calcul en
compression simple (de l’ordre de 2 à 2.5 fois sbc)

 Voir EC3-1-8 (partie Assemblages) paragraphes 6.2.8 et


6.2.5

30/03/15 Liaisons au GO 40
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.5. La platine d’extrémité


Dans le cas d’efforts de compression très élevées : les raidisseurs (rare)
NC compression
 Dans le cas d’efforts de compression très élevés, l’épaisseur
de platine requise peut devenir très importante

L  La mise en place de raidisseurs peut permettre de réduire


cette épaisseur à des valeurs plus « constructives » en
remplaçant la section de la platine dans les zones en console
à une section composée plus rigide en flexion.

 On se prémunit du voilement local du bord libre de ces


Béton
raidisseurs en limitant leur élancement :
1 L / es ≤ 25

es
Section 1-1

2 2
Section 2-2 1

30/03/15 Liaisons au GO 41
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.5. La platine d’extrémité


Dans le cas du soulèvement : détermination de l’épaisseur de platine
→ [Lescouarc’h] et [CM n°2,1976 étude Deslesques]
NT traction

 La platine est soumise à un effort concentré dû aux boulons


d’ancrage
tp
 Cette configuration de chargement revient à faire des calculs
de plaques soumises à des charges ponctuelles et
PU diversement appuyées sur leur contour
2 tiges Béton

appuy encastré encastré


b é
a
encastré

encastré
encastré

Pu Pu Pu
libre

libre

libre
a c
tf
tf < tp tf ≥ tp

30/03/15 Liaisons au GO 42
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.5. La platine d’extrémité


Dans le cas du soulèvement : détermination de l’épaisseur de platine
→ [Lescouarc’h] et [CM n°2,1976 étude Deslesques]

 Une étude du problème a été traitée par M. Delesques


 Les abaques 1 et 2 indiquent les valeurs de Pu/m en fonction
de a/c et b/c, où m est le moment limite par unité de
longueur de la platine :
m = y setp² / 6 = 0.2 setp²

on a donc :
Pu = (Pu/m)xm = (Pu/m) x 0.2 setp²

et on en déduit l’épaisseur mini de la platine :

5Pu
t p,min 
 Pu 
   e
m
Valeur lue sur l’abaque

30/03/15 Liaisons au GO 43
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.5. La platine d’extrémité


Dans le cas du soulèvement : vérification de l’âme
→ [Lescouarc’h]

 Il y a une concentration de contraintes dans l’âme au


voisinage des boulons d’ancrage, car ceux-ci reprennent
tout l’effort de traction.
x = pd’
 On vérifie que l’effort de traction peut être repris par l’âme
sur une largeur participante x = pd’
d’

Diffusion dans l’âme

 Lorsque la hauteur de section est faible, on ne peut plus


placer les boulons d’ancrage entre les semelles. On a alors
une concentration de contraintes aux extrémités des
semelles → Attention aux cordons de soudure

Diffusion près des semelles

30/03/15 Liaisons au GO 44
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.6. Poussée au vide au droit des brisures


Exemples d’application
Arbalétrier
Ajout d’un
raidisseur ? M
HEA 800
Poussée
Effort global N Ajout d’un au vide
Effort N’
Semelle sup raidisseur ?

Poussée Jarret
au vide
Effort -N’’
Semelle inf Poteau

Liaison Jarret-Traverse

Pied de poteau

30/03/15 Liaisons au GO 45
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.6. Poussée au vide au droit des brisures


Traitement du problème A bissectrice
Brisure
F1
F2 = |F1|

P → poussée au
vide des semelles
A
Section A-A

V
M
N

30/03/15 Liaisons au GO 46
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.6. Poussée au vide au droit des brisures


Méthode n°1
 L’ensemble des efforts ne sont transmis que par une section réduite
bred = tw + 2a√2 de telle façon que les semelles ne sont pratiquement plus sollicitées
→ plus de poussée au vide des semelles

 On calcule les propriétés sectorielles Sred et Wel,red


cordon = a
 Vérification des semelles :
tw
sX = M/Wel,red + N/Sred ≤ se

 Vérification de l’âme : P
sX = M/Wel,red + N/Sred ≤ se M
sZ = P / (twbred) V
tf
t = V / Aa N

Section réduite efficace : Sred et Wel,red et critère de Von Mizès :


sX² + sZ² - sX.sZ + 3t² ≤ se bred
tf

30/03/15 Liaisons au GO 47
A.1. Pieds de poteaux articulés

A.1.6. Poussée au vide au droit des brisures


Méthode n°2
m  La poussée au vide des semelles est reprise par la flexion de celles-ci
bred = tw + 2a√2  On calcule :
P’ = P x (b-bred) / b
tf M’ = P’ x (b-bred) / 4 dans la section m-m

P’/2 cordon = a  Vérification de la semelle :


tw sZ = 12 M’ / [(b-bred) x tf²]
m sX = M / Wel + N / S
et critère de Von Mizès : sX² + sZ² - sX.sZ ≤ se P
M
 Vérification de l’âme : V
P’/2 (b-bred)/2 sX = M / Wel + N / S N
sZ = P / (twb)
t = V / Aa
sZ
et critère de Von Mizès : sX² + sZ² - sX.sZ + 3t² ≤ se bred
tf
sX
30/03/15 Liaisons au GO 48
A. Assemblages encastrés sous M,N,V

A.2 Pieds de poteaux encastrés

A.2.1 Articulation ou encastrement ?


A.2.2 Poteau noyé dans le béton
A.2.3 Poteau fixé sur une platine
A.2.4 Poteau fixé par un châssis

30/03/15 Liaisons au GO 49
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.1. Articulation ou encastrement ?


Avantages / inconvénients
 Les pieds encastrés se distinguent des pieds articulés sur 2 points essentiels :
 Le système doit pouvoir résister à un moment de flexion ;
 Le système doit être très rigide afin de ne pas trop s’écarter des hypothèses de calcul
de la structure (restriction totale des degrés de liberté de mouvement : translation et
rotation).

 De là, tous les composants sont calculés en conséquence : platine, raidisseurs, soudures
tiges d’ancrage et également la fondation en béton : armatures assurant le frettage de la
partie supérieure de la fondation et évitant son éclatement sous l’effet de la traction dans
les tiges, … Les dimensions de la fondation doivent être telles que la pression au sol reste
admissible.

 La fondation est beaucoup plus importante que dans le cas des pieds de poteaux articulés,
et donc plus coûteuse. En encastrant les pieds de poteaux, le constructeur perd sur la
fondation une partie ou la totalité du gain de matière et de coût qu’il réalise sur les barres
de la structure.

30/03/15 Liaisons au GO 50
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.1. Articulation ou encastrement ?


Articulation ou encastrement ?
 Seule une étude comparative permet de déterminer la solution la plus avantageuse.
 L’encastrement peut sembler plus adapté dans les cas suivants :
 sols résistants (sols rocheux, ..),
 structures aux limitations sévères de déplacement (à cause de ponts roulants par ex.),
 structures très lourdes, fortement chargées.

Reprise de l’effort tranchant


 Les dispositions de reprise de l’effort tranchant dans les pieds de poteaux encastrés sont
tout à fait similaires à celles développées précédemment pour les pieds de poteaux articulés.
Il n’en sera pas fait mention par la suite.

30/03/15 Liaisons au GO 51
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Dispositions habituelles
 On peut observer 2 variantes au montage, Poteau noyé avec
suivant que le fond de la réservation soit réservation peu profonde
accessible ou pas.

Coins en bois
(calage latéral)

Réservation ≤ 60 cm

Platine

Tôles métalliques
(calage altimétrique)
Béton

30/03/15 Liaisons au GO 52
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Dispositions habituelles
Poteau noyé avec réservation Poteau noyé avec réservation
profonde et platine profonde et platine

Cornières Cornières

Cales Cales

Connecteurs
en cornières

Connecteurs
en plats
Platine

Béton Béton

30/03/15 Liaisons au GO 53
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Hypothèses de fonctionnement
M  La couche superficielle de béton est considérée
V inefficace sur 50 mm (risque d’éclatement sous la
pression des semelles) → profondeur efficace
N H* = H – 50 mm.
 Conditions de validité :
50 mm 1.5h ≤ H* ≤ 3h

Longueur mini : pour


que l’encastrement Longueur maxi : pour rester
puisse être effectif dans l’hypothèse d’une
répartition linéaire des
H* H
contraintes verticales (bloc
rigide)

 L’effort normal n’est pas transmis par adhérence


entre acier et béton car celle-ci est jugée aléatoire
→ transmission par frottement (semelles-béton)
h et/ou par butée (platine d’extrémité ou
connecteurs latéraux).

30/03/15 Liaisons au GO 54
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Hypothèses de fonctionnement
 Moment de flexion et effort tranchant sont transmis à la fondation par compression des
semelles sur le béton.
M
V

50 mm s1 s1 s2 s2

V1
H*
+ M1

s1 s1 s2 s2

 Toutefois, compte tenu de la flexion locale des semelles et de la fissuration du béton


confinée (voir ci-après), toute la largeur de semelle n’est pas forcément efficace (en terme
de transmission de la compression au béton).

30/03/15 Liaisons au GO 55
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Détermination des largeurs efficaces de semelles

Flexion locale des semelles


tf
 Compte tenu de la pression sur le béton, les semelles subissent
b une flexion locale qui est toutefois empêchée par le béton qui les
sbc entoure.
sbc  Aussi se limite t’on à vérifier l’élancement :
- condition : b / tf ≤ 20
h b* = min(b ; 20tf)
- sinon largeur efficace : b* = 20 tf

Fissuration du béton confiné


A B  Que le moment de flexion et/ou l’effort tranchant s’exerce dans
un sens ou dans l’autre, une des semelles exerce une
b
Béton compression sur le béton confiné
b*
confiné  La largeur efficace b* de cette semelle est telle que l’effort maxi
sbc sbc de compression qui peut être transmis au béton sur cette largeur
A’ B’ b* ne dépasse pas la résistance au cisaillement le long des lignes
tu ≥ 0.09 fc28 [BAEL] AB et A’B’.
b*AA’ = min(b ; 20tf ; 0.32h)

30/03/15 Liaisons au GO 56
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Détermination de la profondeur minimale d’encastrement du poteau
 Le pied de poteau est soumis aux efforts M et V.
 On transporte ces efforts à mi-profondeur de l’encastrement effectif du poteau (à une
distance H*/2 + 50 mm de la surface du béton) – on obtient :
V1 = V
M1 = M + V.(H*/2 + 50)
Efforts qui s’exercent sur une surface efficace qui peut se ramener à un rectangle b 0xH*
M
V

50 mm sm sm s1 s1 s2 s2 b0 = b*AA’ + b*BB’
A B
V1
H* b*AA’
+ M1 b*BB’

sm
A’ B’ sm
s1 s1 s2 s2

30/03/15 Liaisons au GO 57
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Détermination de la profondeur minimale d’encastrement du poteau
 Les efforts V1 et M1 génèrent les contraintes suivantes sur la section rectangulaire b 0xH* :
s1 = V1 / (b0.H*)
s2 = 6M1 / (b0.H*²)
soit au total : sm = s1 + s2
 De là, la profondeur minimale d’encastrement est telle que la contrainte maximale sm atteigne la
résistance de calcul du béton à la compression sbc – d’où :
2V  4 V ²  6b0 .bc .M *
M H*  min
V b0 .bc

50 mm sm sm s1 s1 s2 s2
Avec :
M* = M – V x 50 mm
V1
H*
+ M1

s1 s1 s2 s2

30/03/15 Liaisons au GO 58
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Vérification de l’âme au cisaillement
 La valeur maximale V0 de l’effort tranchant dans la partie noyée du poteau peut dépasser la
valeur V atteinte au niveau de la surface libre du béton. Dans la partie noyée, le maximum est
obtenu dans la section à la profondeur d+50mm, où les contraintes entre semelles et béton
sont nulles.
M
V  La longueur d a pour expression : d = (s2+s1) / 2s2

50 s2+s1 s2+s1
 L’effort tranchant maximum V0 est donné par :
V0 = (s2-s1)/2 . b0 . (H*-d)
d Celui-ci ne doit pas dépasser l’effort tranchant admissible
H* dans l’âme du profil.

 Un voilement de l’âme n’est par ailleurs pas à


craindre compte tenu du maintien latéral conféré par le
s2-s1 s2-s1 béton qui l’enveloppe. Le béton sert d’appui
« stabilisateur » à l’âme.

30/03/15 Liaisons au GO 59
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Reprise de l’effort normal
 L’effort normal est transmis à la fondation soit par frottement entre semelles et béton, soit par
butée d’une platine soudée à l’extrémité du poteau, soit par des connecteurs.

Frottement
M
 On considère les sollicitations M,N et V sous une même
V combinaison d’actions.
N
 Résultante de compression en partie supérieure du tronçon
50 s2+s1 s2+s1
encastré :
FC’’ = (s2+s1) . b0 . d / 2
d  Résultante de compression en partie inférieure :
H* FC’ = (s2-s1) . b0 . (H*-d) / 2
 Le coefficient de frottement acier-béton étant de 0.4,
l’effort normal peut être transmis au béton par seul
frottement lorsque :
s2-s1 s2-s1 N < 0.4 (FC’+FC’’)

30/03/15 Liaisons au GO 60
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Reprise de l’effort normal
 L’effort normal est transmis à la fondation soit par frottement entre semelles et béton, soit par
butée d’une platine soudée à l’extrémité du poteau, soit par des connecteurs.

Platine soudée à l’extrémité du poteau


M
 On ramène l’effort la charge de compression N à la surface
V de platine bp.hp à l’extrémité du poteau.
N
 Cette contrainte est comparée à la contrainte de
compression admissible du béton K.sbc où K désigne le
coefficient de pression localisée (à moins d’un calcul
avancé, K = 1.5).
 D’où : N / (bp.hp) ≤ K.sbc
Platine

bp x hp

30/03/15 Liaisons au GO 61
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.2. Poteau noyé dans le béton


Reprise de l’effort normal
 L’effort normal est transmis à la fondation soit par frottement entre semelles et béton, soit par
butée d’une platine soudée à l’extrémité du poteau, soit par des connecteurs.

Connecteurs soudés sur les semelles du poteau


M
 On détermine la surface projetée sur le plan horizontal de
V chaque connecteur (plat, cornière, rond, …).
N
 La contrainte admissible sur le béton est encore donnée
par K.sbc

30/03/15 Liaisons au GO 62
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie

N  L’encastrement est ici constitué par la mise en œuvre


de tiges d’ancrage de part et d’autre des semelles.
M
Platine  Sous l’effet du moment de flexion transmis par le
poteau via la platine, les tiges se mettent en tension
Tiges et bénéficient d’un bras de levier suffisant par rapport
Béton à la zone comprimée.
 Hypothèses de calcul :
 La partie de fondation située immédiatement sous la
Platine platine se comporte comme une poutre en béton armé, à
bp axe longitudinal dirigé suivant la verticale. Les tiges
d’ancrages jouent le rôle d’armature.
 Hypothèse de Navier-Bernouilli : les déformations en 1 pt
hp de la section, pour le béton comme pour les tiges, sont
proportionnelles à la distance de ce point à l’axe neutre.
Traction dans
 La position de l’axe neutre doit être calculée.
Ft Axe neutre y0
les tiges  Les tiges situées dans les zones où le béton est comprimé
sont négligées.

Compression sur le béton pm

30/03/15 Liaisons au GO 63
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie N
 Cas particulier : pas de traction dans les tiges. M
Cette situation se produit lorsque l’effort
normal est une compression relativement
importante par rapport au moment de flexion.

N faible dt hp/2

Ft= 0
Etats de sollicitation à partir duquel
les tiges ne sont plus tendues
pm
y0 ≥ dt+hp/2

Diagramme de
compression triangulaire
y 0 ≥ hp pm

Diagramme de
compression trapézoïdal
p’m pm
N fort
30/03/15 Liaisons au GO 64
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie N
 Cas particulier : pas de compression sur le M
béton. Cette situation se produit lorsque
l’effort normal est une traction relativement
importante par rapport au moment de flexion.
 Les sollicitation M et N sont équilibrées par les
seules traction dans les tiges.

F’t F’’t
Absence de compression
sur le béton
dt dt

30/03/15 Liaisons au GO 65
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie – Démarche de justification
 Résistance du béton – on doit vérifier que :
pm < K.sbc
avec K, coefficient de pression localisée, fonction des dimensions de la surface de béton
comprimée et des dimensions du massif de fondation (si inconnues, on peut adopter
forfaitairement K = 1.5).
 Vérification des tiges :
 Lorsque toutes les tiges tendues sont
situées à égale distance de l’axe
neutre : G
Nj = Ft / m
Nj : effort unitaire par tige
Ft Ft
m : nb de tiges
 Lorsque toutes les tiges ne sont pas
situées à la même distance de l’axe
neutre, on commence par déterminer dt y0 pm dt y0 pm
la position du cdg G de l’ensemble des d°t
m tiges tendues, puis :
Nj = Ft/m x [d°t+hp/2-y0] / [dt+hp/2-y0]

30/03/15 Liaisons au GO 66
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie – Démarche de justification
 Résistance de la platine :
on considère ici que les débords de platine extérieurs aux semelles
N
sont des poutres consoles encastrées sur la semelle. On étudie au
M droit de chaque section encastrée (ligne de pliure), les efforts générés
par la traction des tiges ou par la pression de la platine sur le béton.

Cas général (diagramme ci-contre) : (hp-hc)/2 ≤ y0 ≤ hp


1 hc 2
3 3’
 Débord côté tiges supportant la traction (section 11’)
Mm1 = Ft x (dt-hc/2) Ft
11’
bp Vm1 = Ft
dt-hc/2
4 4’
 Débord côté béton supportant la compression maxi (section 22’)
1’ hp 2’
Mm2 = bp/24 (hp-hc)².(p1+2pm) 22’ (hp-hc)/2
Ft
Vm2 = bp/4 (hp-hc).(p1+pm) p1 pm
 Autres débord de platine : il faut également s’assurer que la
dt y0
platine présente une résistance suffisante dans les sections 33’
et 44’.
30/03/15 Liaisons au GO 67
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie – Démarche de justification
 Rigidité de la platine : F
Pour qu’un véritable encastrement soit obtenu, les déformations de la
platine doivent être très faibles.
Du côté des tiges tendues, on applique le traditionnel critère de
rigidité visant à éviter l’effet de levier (ou effet pied de biche) → règle
du « 375e » : a L
2
T= F+L
a1
Nj ≤ 375.tp.(a2/a1 x s/(s+a2)) Effet pied de biche
tp
Avec : Nj = effort de traction par tige
s = distance entre axes de 2 tiges
a2 et a1 = distances de l’axe des
boulons à la semelle

30/03/15 Liaisons au GO 68
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie – Démarche de justification
 Rigidité de la platine :
Du côté du béton comprimé, on applique un critère de flèche
limite. Pour ce faire on considère habituellement que la pression
entre platine et béton est constante sur tout le débord et égal à
pm. De là, on limite la flèche à l’extrémité du débord de platine à (hp-hc)/2
1/300ème de la longueur de débord.

tp ≥ (hp-hc)/2 x (450.pm/Ea)1/3
pm

30/03/15 Liaisons au GO 69
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie – Démarche de justification N
 Cordons de soudure :
M
Une solution habituelle consiste à dimensionner les
cordons de soudure de telle sorte qu’ils puissent V
M/hw+Nx(Af/A)
résister à l’effort maximum qu’est capable de leur M/hw-Nx(Af/A)
transmettre l’élément soudé, âme ou semelle.
Pour ce faire, on adopte des cordons de gorge a=0.7tf
de part et d’autre de la tôle à souder, afin de
reconstituer entièrement sa section. Nx(Aw/A)

V
tf

Cordons
frontaux
a = 0.7 tf

Cordons
latéraux hw

30/03/15 Liaisons au GO 70
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie - Remarques complémentaire ligne
 Les boulons ne doivent pas être placés au-delà des
lignes joignant les extrémités des 2 semelles du poteau
→ risque de concentration de contrainte dans les
soudures placées aux extrémités de ces semelles.
 Si les conditions d’encombrement des tiges d’ancrage
ne permettent pas de satisfaire à cette condition, on
peut souder des raidisseurs dans le prolongement de
chaque semelle. Les boulons ne doivent pas être placés
au-delà des lignes joignant les extrémités de ces
raidisseurs.
Raidisseurs

Raidisseurs
Béton

30/03/15 Liaisons au GO 71
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine non raidie - Remarques complémentaires
 Lorsqu’il y a 3 tiges d’ancrage du côté extérieur à la
semelle tendue, il est prudent d’envisager une
distribution non uniforme de la traction entre les tiges.
 En effet, la tige centrale est placée dans le
prolongement de l’âme et, à ce titre, est située dans
une zone plus rigide et plus proche des efforts transmis
par le poteau que les 2 autres tiges, placées près des
extrémités des semelles.
 On peut considérer appréhender ce phénomène en
effectuant les vérification des tiges en affectant 40%
de l’effort total de traction à la tige centrale, et 30% à
chacune des 2 autres.

0.4Ft
0.3Ft 0.3Ft

Béton

30/03/15 Liaisons au GO 72
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine raidie
 Le système d’encastrement par platine non raidie est très courant mais convient surtout aux
poteau de petites dimensions qui transmettent des moments de flexion peu élevés.
 Dans le cas de moments plus importants, l’épaisseur de platine nécessaire devient forte pour
pouvoir équilibrer à elle seule les flexions engendrées d’un côté par la pression du béton et
de l’autre côté par les tractions dans les tiges d’ancrage (coût ↑ + difficultés de soudage du
poteau).
 Pour rester dans une gamme d’épaisseurs de platine raisonnables, on peut adopter une
disposition présentant une platine plus mince mais avec raidisseurs. Ces raidisseurs
permettent de créer des lignes d’appui supplémentaires pour la platine et participent à la
section résistante vis-à-vis des flexions qui viennent d’être mentionnées.
 Plusieurs dispositions de raidissage sont possibles.

30/03/15 Liaisons au GO 73
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine raidie – Raidisseurs dans le prolongement de l’âme

 Raidisseur simple dans la continuité de l’âme du


L poteau : c’est la solution la plus courante et la plus
économique.
N
 Dans ces conditions, la rigidité de la platine est
M améliorée.
 On se prémunit du voilement local du bord libre
des raidisseurs en limitant leur élancement :
Raidisseurs
L / es ≤ 25
 La résistance de la platine doit être étudiée suivant
1 de nouvelles lignes de pliure 55’.
 Les angles des raidisseurs
Section 11’ sont généralement coupés
5 afin que les cordons de
soudure puissent
contourner la tranche de
ces raidisseurs.
5’ 1’

30/03/15 Liaisons au GO 74
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine raidie – Raidisseurs aux extrémités des semelles
N

M  Les raidisseurs doubles joignent les extrémités des


semelles : solution moins courante car plus
coûteuse - les cordons de soudure sont plus
nombreux et moins accessibles.
 Autre inconvénient au montage : le serrage des
boulons est plus difficile (encombrement).
 Dans ce cas, il convient de noter la
Raidisseurs Trou possibilité de rétention d’eau dans le
d’écoulement volume compris entre semelles du poteau
Section 11’ et raidisseurs, si le pied de poteau est
1 extérieur. Celle-ci risque de générer une
corrosion importante. On s’en prémunit
généralement en effectuant un trou en
bas des raidisseurs pour permettre
l’écoulement de l’eau.

1’

30/03/15 Liaisons au GO 75
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.3. Poteau fixé sur une platine


Platine raidie – Raidisseurs dans les 2 directions
N

M
 Raidisseurs dans les 2 directions avec 4, 8 ou 12
tiges d’ancrage.
 Cette disposition trouve son intérêt dans le cas des
poteaux soumis à une flexion bi-axiale.

Raidisseurs

30/03/15 Liaisons au GO 76
A.2. Pieds de poteaux encastrés

A.2.4. Poteau fixé par un châssis


Exemple de disposition

M Plat
soudé

Raidisseurs
Tiges
extérieures
Raidisseurs

 Le châssis est constitué de plats verticaux (raidisseurs)


Plat et d’un plat supérieur horizontal, soudé à ces
soudé raidisseurs, sur lequel s’appuient les écrous.
 Un raidisseur horizontal entre les semelles, dans le
prolongement du plat supérieur, est souvent nécessaire
– il permet par ailleurs d’éviter la présence d’eau
stagnante dans le volume compris entre les semelles.

30/03/15 Liaisons au GO 77
B. Attaches entre poutraison métallique et paroi béton

B.1. Réservation ou niche


Disposition habituelle
 Ce type d’appui constitue un appui simple ou une articulation pour la poutre.
 Le calage altimétrique de la poutre peut être effectué au moyen de cales métalliques (petites
tôles d’épaisseurs diverses) ou par une cornière fixé au préalable par simple chevillage, dans
quel cas celle-ci supporte la poutre jusqu’au coulage.

Coulage béton à
posteriori
Poutre  Le remplissage à posteriori de la
métal réservation par du béton confère
le maintien nécessaire à la poutre,
Réservation Poutre métal en particulier pour le respect de
l’hypothèse d’appui à fourche
Calage (théorie du déversement).

 Ce type d’appui est généralement


utilisé pour les poutres de petites
Paroi béton dimensions (pannes). Dans le cas
d’efforts verticaux importants, un
raidisseur peut toutefois être
placé à l’extrémité de la poutre.

30/03/15 Liaisons au GO 78
B. Attaches entre poutraison métallique et paroi béton

B.1. Réservation ou niche


Disposition habituelle

chevilles

Poutre métal

Cornière d’appui
à la pose
Paroi béton

30/03/15 Liaisons au GO 79
B. Attaches entre poutraison métallique et paroi béton

B.2. Platine d’about


Platine pré-scellée + platine d’about boulonnée

30/03/15 Liaisons au GO 80
B. Attaches entre poutraison métallique et paroi béton

B.2. Autre disposition


Platine pré-scellée avec taquet + platine d’about

Platine pré-scellée + corbeau (ensemble mécano-soudé)

30/03/15 Liaisons au GO 81