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La Franc-

maçonnerie
Réalisé par : Houda Mirouche Encadré par : M. Amine
Aya El Hadri
Mohammed Elasri

Option : ACG
Plan:
I. Définition
II. Idées reçues
III.Histoire et origines
IV.Le cheminement souterrain des idées
républicaines
V. Lexique : Parlez-vous le maçon ?
VI.La franc-maçonnerie: les trois grandes
valeurs
VII.La maçonnerie, reflet du monde
intellectuel et politique
VIII.La franc-maçonnerie vers la première
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guerre mondiale
Introduction
Depuis des siècles, la franc-maçonnerie a toujours été au centre de longs débats.
Certains ont accusé la maçonnerie des pires crimes et méfaits. Au lieu d'essayer de
comprendre "la fratrie" et de la critiquer de façon objective, les critiques ont été indûment
hostiles à cette organisation. Pour leur part, les maçons ont approfondi leur réticence
traditionnelle face à ces accusations, préférant se présenter comme étant un club social
ordinaire, ce qui ne le sont pas bien évidement. Cette présentation propose une
présentation correcte de la maçonnerie en tant qu’une école de réflexion. Le lien
unificateur le plus important entre les maçons est leur philosophie ; et les meilleurs
termes pour la décrire se concrétisent dans les concepts de "matérialisme" et
"humanisme laïque". Mais, cette philosophie est errante et elle est basée sur de fausses
suppositions et des théories imparfaites. Il s’agit du point de départ à partir duquel la
maçonnerie doit être critiquée. Il est nécessaire d’indiquer dès le départ qu’une telle
critique est essentielle non seulement pour expliquer aux non maçons le sujet, mais
également pour inviter les maçons eux-mêmes à voir la vérité. Bien entendu, les maçons,
comme toutes les autre personnes, sont libres de choisir par eux-mêmes et peuvent
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adopter n'importe quelle position et vivre en accord avec celle-ci. C'est leur droit naturel.
I- Définition
Le terme franc-maçonnerie désigne un ensemble
d'espaces de sociabilité sélectifs, dont le recrutement
des membres est fait par cooptation et pratique
des rites initiatiques se référant à un secret
maçonnique et à l'art de bâtir. Formée de phénomènes
historiques et sociaux très divers, elle semble apparaître
en 1598 en Écosse (Statuts Schaw), puis
en Angleterre au xviie siècle. Elle se décrit, suivant les
époques, les pays et les formes, comme
une « association essentiellement philosophique et
philanthropique », comme un « système de morale
illustré par des symboles » ou comme un « ordre
initiatique ». Organisée en obédiences depuis 1717
à Londres, la franc-maçonnerie
dite « spéculative » — c'est-à-dire philosophique — fait
référence aux Anciens devoirs de
la « maçonnerie » dite « opérative » anglaise formée par
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les corporations de bâtisseurs. Elle puise ses sources
Elle prodigue un enseignement ésotérique progressif à l'aide de
symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le
progrès de l'humanité, laisse à chacun le soin d'interpréter ces mots.
Sa vocation se veut universelle, bien que ses pratiques et ses modes
d'organisation soient extrêmement variables selon les pays et les
époques. Elle s'est structurée au fil des siècles autour d'un grand
nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d'une
multitude d'obédiences, qui ne se reconnaissent pas toutes entre
elles. Elle a toujours fait l'objet de nombreuses critiques et
dénonciations, aux motifs très variables selon les époques et les
pays. Une discipline d'étude et de réflexion porte sur la franc-
maçonnerie : la maçonnologie. 5
II- Idées
reçues

Ce que n'est pas la Franc-


maçonnerie !
La Franc-maçonnerie n’est pas une secte, elle en est
même tout le contraire, dans ses buts, dans ses pratiques,
comme dans son organisation.

Elle n’est pas une société anticléricale puisqu’elle


accepte en son sein des membres de toutes religions aussi
bien que des athées. Elle est tout simplement ‘’en-dehors’’
de toute religion.

Ce qui est appelé le ‘’secret maçonnique’’ ne cache


aucune conspiration contre l’état, contre la société ou
contre la religion. Le secret maçonnique ne peut pas se
définir car il ‘’se vit’’ et se partage dans la fraternité de la
Loge. Le secret de l’appartenance maçonnique est à voir
comme une sorte de ‘’discrétion’’ qui a été imposée dès son
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origine pour échapper aux persécutions.
Les rites maçonniques n’ont jamais
rien d’indécent ou d’irrespectueux. Ils
aident l’adepte à se fondre dans
l’univers des symboles.

Il est plus difficile d’entrer dans la


Franc-maçonnerie que d’en sortir.
Démissionner de la Franc-maçonnerie
se fait sur simple annonce écrite.

Les ‘’profanations’’, les ‘’messes


noires’’, la ‘’magie’’, les ‘’suicides
forcés’’, les ‘’orgies’’, etc… que l’on
prête à la Franc-maçonnerie sont
pures inventions et n’existent tout
simplement pas.

La Franc-maçonnerie n’a rien à voir


avec des ‘’clubs’’ dont les membres
cherchent des contacts et relations à
buts commerciaux.
La principale raison pour laquelle la 7
Franc-maçonnerie est combattue est
III-Histoire et origines

La franc-maçonnerie ne s’est pas


construite en un jour et ce n’est
qu’après de longs cheminements
qu’elle a connu sa forme moderne sous
laquelle elle est encore vivante
aujourd’hui. Si des filiations (plus ou
moins avérées) ont longtemps été
établies avec les maçons bâtisseurs des
cathédrales, les travaux les plus
récents indiquent des directions tout
autres. Par ailleurs, quelques écrits
relient la franc-maçonnerie à des
origines mythiques encore plus
anciennes, dans l’Antiquité ; d’autres,
plus proches de nous, évoquent des
connexions avec les Templiers ou les 8
Des origines compliquées et discutées
La légende d’Hiram Les premiers francs-
maçons britanniques du xviiie siècle
font volontiers référence à la légende
d’Hiram, et remonter leurs 14 La franc-
maçonnerie © Groupe Eyrolles origines à
la construction du Temple de Jérusalem
sous le règne de Salomon (vers 970-931
av. J.-C.). Rien n’est moins sûr… On
trouve en tout cas cette filiation dans
les Constitutions d’Anderson,
considérées comme le texte fondateur
de la franc-maçonnerie moderne.
L’assassinat de l’architecte Hiram aurait
eu lieu vers 967 av. J.-C. et il aurait
donné corps à la symbolique
maçonnique.

En effet, les circonstances de sa mort


constituent la trame du rituel de
réception du troisième grade (de Maître)
en maçonnerie spéculative (nous
retrouverons tous ces vocables un peu
particuliers dans la suite de l’ouvrage).
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Première approche des Constitutions d’Anderson Il est facilement compréhensible que les (premiers)
maçons britanniques aient ressenti le besoin d’un ouvrage de référence, ce qui fut fait avec les
Constitutions d’Anderson en 1723. L’auteur y raconte l’histoire légendaire du métier de bâtisseur,
qu’il fait remonter à… Adam, qui aurait reçu la révélation de Dieu lui-même !
Cette histoire chemine dans l’Ancien Testament jusqu’au roi Salomon (lui-même aurait été franc-
maçon) et à la tragédie d’Hiram, puis suit les méandres de l’Histoire en passant par l’Égypte et la
Grèce avant d’arriver en Europe, d’abord à Rome, puis essaimant en France (avec la protection de
Charles Martel) et en Angleterre, but du voyage, si l’on peut dire. Derrière une telle mystique,
l’auteur ne cache pas ses positions en faveur de la famille royale de Hanovre (occupant alors le trône
d’Angleterre)… et donc contre celle des Stuart, les partisans des deux bords s’étant livrés à une lutte
sans merci pour contrôler la franc-maçonnerie alors naissante…
Si le grand mérite de ces Constitutions est d’avoir daté l’histoire de la maçonnerie et même d’avoir
relié la maçonnerie à l’Histoire tout court, il ne doit pas cependant faire oublier le contexte dans
lequel elles furent rédigées… Cela étant rappelé, la Grande Loge d’Angleterre a reconnu les
Constitutions comme texte officiel et leur a ainsi donné un caractère presque sacré. Le texte dit que
ce serait à la suite d’une évolution, d’une transition quasi naturelle, que la maçonnerie traditionnelle
incarnée par les bâtisseurs de cathédrales au Moyen Âge – autrement dit la maçonnerie
opérationnelle ou encore opérative – aurait donné lieu à la franc-maçonnerie moderne surgissant au 10
IV-Le cheminement souterrain des idées
républicaines
La Restauration ferme la période intense de la
Révolution et de l’Empire. Dans une
atmosphère dominée par la réaction « ultra »,
la franc-maçonnerie apparaît comme un
conservatoire des idées de 1789. Les loges
jouent un rôle de plus en plus important dans
le mouvement libéral puis démocratique et
républicain. Dès les années 1820, Lafayette
devient la figure emblématique de l’opposition
à la Restauration. Il s’appuie sur la franc-
maçonnerie. Certaines loges soutiennent
même les tentatives révolutionnaires de la «
Charbonnerie » comme celle des « Quatre
sergents de La Rochelle ». En 1830, de très
nombreux maçons sont impliqués dans les
Trois Glorieuses. L’échec politique des libéraux
de progrès à partir de 1834 accentue le
brassage des idées nouvelles dans les loges.
L’intérêt pour les questions politiques et
sociales n’est plus l’exception. 11
V-Lexique : Parlez-vous le
maçon ?
Loge : La loge est la cellule de base de la franc-
maçonnerie. Aujourd’hui, elle rassemble d’une
vingtaine à une cinquantaine de « Frères » ou
de « Sœurs ». C’est le cadre dans lequel le
franc-maçon vit son engagement maçonnique. Il
y travaille avec ses Frères ou ses Sœurs, y
pratique les rites de l’Ordre, y passe les
différents grades...

Obédience : C’est la fédération qui regroupe, au


niveau national, l’ensemble des loges. On la
connaît en général sous les noms de « Grande
Loge » ou « Grand Orient » auxquels on ajoute
le pays dans lequel s’exerce sa souveraineté : «
Grande Loge Unie d’Angleterre », « Grand
Orient de France », « Grande Loge de France
»… Dans certains pays comme la France, il y a
plusieurs obédiences qui regroupent les Loges
selon leur histoire ou leurs affinités et qui
recouvrent différentes sensibilités maçonniques.
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Rite (1) : Un rite c’est d’abord un enchaînement codifié de
gestes et de paroles. Son domaine premier est le champ
religieux, ce qui fait écrire à Littré : « Rite : ordre prescrit des
cérémonies qui se pratiquent dans une religion ». Selon cette
première acceptation et par extension, les rites maçonniques
sont donc les cérémonies fixées par la franc-maçonnerie aux
XVIIe et XVIIIe siècles et pratiquées, selon des modalités
diverses, jusqu’à nos jours. Elles consistent principalement
dans la réception aux différents grades.

Rite (2) : Au cours du XVIIIe siècle et au début du XIXe , les


cérémonies maçonniques ont été fixées de manière un peu
différente selon les pays et les milieux maçonniques. La franc-
maçonnerie connaît donc plusieurs rites. Ces différences
touchent les trois premiers grades d’Apprenti, Compagnon et
Maître, mais aussi et surtout les séries de hauts grades que
l’on pratique après la maîtrise. On parle ainsi de Rite Français,
Rite Écossais Ancien Accepté, Rite de Memphis-Misraïm… 13
VI- La franc-maçonnerie: les
trois
Depuis des grandes
temps très anciens,valeurs
les Francs-Maçons
ont respecté trois principes:
- L’amour fraternel: tout vrai Franc-maçon doit se
montrer tolérant et respectueux des opinions des
autres, et se comporter avec bienveillance et
compréhension envers des semblables
-L’assistance bienfaisante: les francs-maçons
apprennent à pratiquer la charité et à se soucier, non
seulement d’eux-mêmes, mais de l’ensemble de la
société , autant par des dons charitables , que par
leur implication personnelle.
- La vérité: Les franc-maçonnes recherchent la vérité
en s’astreignant à un niveau élevé de morale, qu’ils
espèrent atteindre dans leur vie même
Les Francs maçons estiment que ces principes sont
une voie d’accomplissement de leur vie au niveau le
plus élevé.

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VII-La maçonnerie, reflet du monde
intellectuel et politique

La Renaissance, en exaltant les valeurs


purement intellectuelles au détriment du
travail manuel, creuse un fossé entre les
commanditaires d’ouvrage, d’une part,
et les exécutants, de l’autre. Ce
changement de mentalités bouleverse la
physionomie sociologique des loges : on
y voit entrer tout d’abord quelques
individus lettrés comme des clercs ou
des nobles, puis, dans un second temps,
des alchimistes et des kabbalistes ; cela
implique un changement radical de
fonction. Il ne s’agit plus dorénavant de
percer des secrets techniques en vue de
bâtir une cathédrale, mais de travailler
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Les turbulences politiques en Grande-Bretagne au xviie siècle Parallèlement à
la société britannique déchirée par les luttes politiques et religieuses, les loges
se transforment pour devenir un espace clos où se mêlent bientôt toutes les
confessions, passant d’un statut de loges de maçons professionnels à des loges
de francs-maçons. Au milieu du xviie siècle (vers 1640-1650), la Grande-
Bretagne est la proie d’une guerre civile et religieuse aboutissant à l’exécution
du roi catholique Charles 1er Stuart et à l’exil de son fils Charles II.

Ses partisans – les jacobites –, restés en GrandeBretagne, travaillent


activement à sa restauration. Parmi eux se trouvent beaucoup de francs-
maçons appartenant au Collège Invisible qui sera rebaptisé Royal Society lors
du retour de Charles II sur le trône (1660) et présidé par Newton, période
durant laquelle la franc-maçonnerie connaîtra un essor rapide. Un peu moins de
trente ans plus tard, c’est au tour de Jacques II Stuart d’être chassé du pouvoir
(par Guillaume d’Orange de la famille des Hanovre) et de trouver refuge à la
cour du roi Louis XIV.

Cela n’empêche pas des francs-maçons britanniques de lui demeurer fidèles et,
pour beaucoup, de le suivre dans sa fuite… ce qui a pour conséquence directe
que la cour des Stuart à Saint-Germain-en-Laye va être surtout une loge
maçonnique… et que l’avant-garde de la maçonnerie va pénétrer en France
pour la première fois. 16
VIII-Franc-maçonnerie durant la Première Guerre mondiale

La franc-maçonnerie durant la Première Guerre mondiale conserve ses


fondements universalistes, mais, d'une manière générale, les francs-maçons de
chaque pays en conflit servent sans restriction leurs nations respectives,
ébranlant fortement les principes de fraternité universelle issus du siècle
des Lumières, qui la régissent depuis sa création.

Les réseaux qu'elle tisse avant la guerre animent l'espoir d'une solution pacifiste
dans les tensions économiques que vit le monde. Sans trouver d'accord formel
entre courants maçonniques, elle accompagne les mouvements internationalistes
et pacifistes du début xxe siècle par la création de la Ligue universelle des francs-
maçons lors du 1er congrès espérantiste de 1905. Elle crée aussi pour tenter de
fédérer les obédiences maçonniques du monde, le bureau des relations
internationales, qui n’aboutit pas totalement à son objectif premier et ne survit
pas à l'issue du conflit. Les tentatives de rapprochement des francs-maçonneries
françaises et allemandes dans l'espoir d'éviter une nouvelle confrontation armée
sont mises à mal par la presse antisémite ainsi que par la méfiance d'une partie
des obédiences tant libérales que traditionnelles.
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Dès le début des hostilités, chaque nation maçonnique se range
derrière sa bannière, chaque camp invoquant la légitime
défense et la défense des valeurs de l'humanité. Les obédiences
des états qui font le choix de la neutralité engagent ou
continuent d'animer des relations avec les autres nations
maçonniques, parfois des deux camps. Malgré les changements
brutaux et les affrontements violents que provoque le conflit, les
obédiences maçonniques continuent sur tous les continents leurs
activités et certaines manifestations fraternelles, y compris
parfois au sein des camps de prisonniers.
Si l’idéal d'une fraternité universelle est remis en cause par
l'action des obédiences qui se retranchent dans leurs causes
nationales respectives, celles-ci placent dès 1917 et à l'approche
de la fin de la guerre leurs espoirs dans un monde nouveau plus
juste et plus éclairé à naître et à construire. Comme après chaque
grand bouleversement depuis sa création, la franc-maçonnerie
organise son avenir et son action au travers de sa capacité à 18
IX- La franc-maçonnerie au Maroc

La franc-maçonnerie existe depuis la fin du xixe siècle au Maroc.


En 1867, la première loge est installée à Tanger, « l’Union 194 » (c’est-à-dire :
la 194e Loge, créée chronologiquement par la Grande Loge de France), avec des
étrangers expatriés pour la plupart ou naturalisés français.
En 1890, un Grand Orient du Maroc (GODM) est créé, sous l’impulsion de deux
frères espagnols : Philippe Cervera de Bavière et Philippe de Bourbon
En 1891, le GODM disparaît et les quelques frères concernés rejoignent le Grand
Orient espagnol.[réf. nécessaire]
En 1912, au moment où le protectorat s’installe2, on n’y compte une trentaine de
loges loges francophones : « La Nouvelle Volubilis » (fondée à Tanger, en 1891) et
« Le phare de la Chaouia » (fondée à Casablanca, en 19073).
En 1918, la fin de la Grande Guerre étant espérée, huit francs-maçons fondent le
premier Chapitre4, au Maroc.
La qualité de franc-maçon de Moulay Abd al-Hafid — sultan du Maroc : de 1908 à
1912 — est sûre. C'est après avoir abdiqué en faveur de son frère, Moulay
Youssef (père de Mohamed V, grand-père d’Hassan II et arrière-grand-père
de Mohamed VI, l’actuel souverain du Maroc) qu'il est initié vers la fin de 1920
à Madrid, au sein de la loge « Union hispano-américaine » no 379 du Grand Orient
espagnol (es). Nous savons également qu’il demande son affiliation en février 1927,
au sein de la loge « Plus Ultra » no 452 de la Grande Loge de France, à l’Orient de
Paris, alors qu’il est affilié à la loge « Jean-Jacques Rousseau » du GODF, à l’Orient
de Montmorency (Val-d'Oise)
En 1939, on compte 29 loges francophones6, les loges hispanophones du
protectorat espagnol et de Tanger ayant été décimées par Franco7.
Jusqu’à l’indépendance, en 1956, cette franc-maçonnerie sera de type colonial,
espagnole dans le Nord, française dans le reste du Royaume
En 1964, après la décolonisation, grâce aux efforts de la Grande Loge suisse Alpina,
elle ressuscitera, pour donner naissance à la première obédience marocaine : la
« Grande Loge Atlas » 19
En 1972, la « Grande Loge Atlas » deviendra
la « Grande Loge du Maroc », qui
rassemblera, dans sa période faste, plus de
400 membres, issus de tous milieux.
En 1985, la « Grande Loge du Maroc » se met
provisoirement en sommeil, avant de
connaître un nouvel essor, dès 2001.
Le 15 juin 2000, allumage des feux de la
« Grande Loge du Royaume du Maroc », à
Marrakech, sous les auspices de la Grande
Loge nationale française par Emile H.
Ouaknine8.
En 2005, la « Grande Loge du Royaume du
Maroc » connaîtra une scission, avec la
naissance de la « Grande Loge régulière du
Royaume du Maroc », toujours en activité et
reconnue internationalement.
En 2007 naît la Grande Loge unie du Maroc,
en 2008 la Grande Loge féminine du Maroc, et
en 2009 le Grand Orient du Maroc.
En 2016 naît la Grande Loge nationale 20
marocaine sous l'impulsion de certains frères
X-Conclusion
La maçonnerie a été l’un des phénomènes les plus intéressants des deux derniers
siècles. Naturellement, elle a attiré l’attention à cause de son caractère fermé, réservé
et mystique. En même temps, une antipathie s’est fait jour. La maçonnerie essaie de
se montrer sous le jour d’une "institution charitable inoffensive", alors qu’une
opposition déterminée a grandi envers elle du fait des affirmations contradictoires de
l’organisation. Cependant, ce qui doit être fait pour s’opposer à la maçonnerie n’est
pas d’adopter un ordre du jour antimaçonnique aveugle, mais de discerner et de
montrer la non validité de la philosophie perverse que cette organisation a adoptée et
veut imposer à l’humanité.

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