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Chaque année, pour le retour du printemps du 20 au 30 mars, la Semaine Pour les

Alternatives aux Pesticides (SPAP) met à l’honneur les mille et unes alternatives pour se


passer des pesticides chimiques de synthèse dans notre consommation
et notre production.
Ce sont plus de 1000 événements en France et à l’étranger qui sont organisés chaque
année par les citoyens, les associations, les entreprises ou encore les collectivités
territoriales. Au programme : conférences, ciné-débats, portes ouvertes de fermes, de
moulins, de jardins, dégustations, ateliers, démonstrations, spectacles…
L’objectif de la SPAP est d’informer les citoyens sur les risques de l’exposition aux
pesticides et de promouvoir des solutions alternatives pour vivre, consommer et
produire plus durablement pour notre santé et pour notre planète.
Cet événement, devenu rendez-vous incontournable, est coordonné au niveau national
par l’association Générations Futures et rassemble 50 organisations nationales
partenaires et de multiples acteurs locaux.
 
INFORMATION PRÉSENTÉE PAR :
EDMOND PUYRAUD,
Président co/fondateur "COULEURS TERRES"
 

Cette information publique qui devait avoir lieu à la


Mairie d'ESPINAS, Salle "La Clé des Champs, 82160 ESPINAS  , le vendredi 24 Mars 2020
a été annulée
suite aux directives de confinement du coronavirus
Les alternatives
aux produits    « phyto »

Avant de parler de ces alternatives,


il faut avant tout :

Comprendre l’écosystème
de son jardin
Jardiner autrement,
c’est avant tout raisonner : 
observer, comprendre, prévenir plutôt que
guérir et choisir comment guérir
en connaissances de cause.

Pour commencer sur de bonnes bases, 


il est important de bien comprendre
l’écosystème de son jardin.
Écosystème
Ensemble formé par la communauté des êtres vivants
(biocénose) et son environnement géologique,
pédologique et atmosphérique (biotope).

Les différents éléments de l’écosystème développent


un réseau d’interdépendance
favorisant le maintien de la vie.

Le jardin est un écosystème.


Biocénose

et

Biotope
Biocénose

L’ensemble des animaux (insectes, oiseaux, mammifères … ) et des plantes (qui peuvent servir de refuge ou de nourriture aux animaux) dans un
biotope constitue la biocénose.
Biotope
Les éléments de l’environnement, tels que le sol,
le sous-sol, le climat ou l’eau constituent
le milieu dans lequel évolue les êtres vivants,
plantes, animaux et champignons.
Sol
Partie supérieure de la croûte terrestre dont la particularité est d’être meuble et d’abriter la vie.

Le sol est à la fois le support des végétaux et leur produit, car il contient de la matière organique sous forme d’humus.
Écosystème naturel
et
Écosystème cultivé
Sans l’intervention humaine, sous un climat et
sur un type de sol donné, une végétation
associée à une faune riche et diversifiée s’établit.
Il s’agit d’un écosystème naturel.
 
Le jardin, lui, est le résultat de l’action du
jardinier : c’est un écosystème cultivé, dans
lequel des équilibres vont se créer entre les
différentes plantes, entre les plantes et les êtres
vivants, sans oublier les équilibres guidés par le
jardinier, qui intervient pour modeler le jardin
selon ses désirs.
L’écosystème est l’interaction entre
le biotope et la biocénose, qui établissent
entre eux un réseau d’échanges qui permet le
maintien et le développement des espèces
animales et végétales. Par votre présence et
votre implication dans le jardin, vous agissez à
la fois sur le biotope, en modifiant les
conditions naturelles de l’environnement, et sur
la biocénose, en apportant ou en éliminant des
espèces végétales et animales.
Nous sommes donc responsables de
la biodiversité présente dans notre jardin : il est
important de bien la connaître,
pour mieux la préserver.
Encourager la biodiversité
La biodiversité est l’ensemble des êtres vivants qui
occupent un milieu.
Le jardin constitue un très bon exemple de niche
écologique.

La diversité des espèces du jardin


est une richesse importante. Les
variétés (potagères, fruitières,
ornementales) de plantes que vous
cultivez, mais aussi les animaux qui Certaines pratiques ou
fréquentent votre jardin sont les aménagements peuvent être mis en
gages d’un jardin en bonne santé. place dans le jardin pour augmenter
Plus la diversité est importante, plus la biodiversité.
le système tend  vers un équilibre. Il Créez un refuge pour les insectes,
constitue une assurance contre les installez des mangeoires pour les
éventuels changements de oiseaux, aménagez une haie
l’environnement et les agresseurs. ou une mare…
Respecter les équilibres
et la biodiversité au jardin
Au jardin, comme dans un milieu naturel, des
relations s’établissent entre les êtres vivants
et tendent vers un équilibre.

Pour obtenir un jardin en bonne santé,


le jardinier responsable doit les encourager.
Equilibres au jardin
Différentes catégories de relations
existent entre les animaux, entre les
plantes, et entre les animaux et les
plantes. Les principaux modes de
relation sont le parasitisme, le
commensalisme, la prédation, la
compétition et la coopération.

On nomme bioagresseurs les organismes qui nuisent aux


végétaux de nos jardins. On compte parmi eux les insectes
phytophages, les mollusques, les champignons, les bactéries et les
virus, responsables de nombreux dégâts.
Les mauvaises herbes peuvent aussi être considérées comme des
bioagresseurs, par la concurrence (compétition) qu’elles exercent
sur les plantes cultivées.
Les relations
entre les habitants du jardin
Le parasitisme
Il s’établit quand une espèce dépend directement
d’une autre, sans rien lui offrir en retour.
Par exemple, le puceron se nourrit
de la sève du rosier.

La prédation
Certains animaux sont carnivores, et se
nourrissent d’autres animaux, on parle alors
de prédation. Les larves de coccinelles dévorent
les pucerons par exemple.
La compétition
C’est le cas le plus fréquent dans la nature,
surtout entre espèces végétales.
Il s’agit pour une espèce de se développer,
si nécessaire au détriment d’une autre,
pour utiliser au maximum les réserves de
l’environnement
(eau, lumière, éléments nutritifs).
La coopération

La coopération (ou mutualisme) a lieu quand


deux espèces interagissent
pour des bénéfices mutuels.
Les abeilles se nourrissent par exemple du
nectar et d’une partie du pollen des fleurs ;
en contrepartie,
elles assurent la pollinisation.
Le commensalisme

Il définit le cas où une espèce tire profit d’une


autre sans contrepartie pour cette dernière.
Il ne s’agit cependant pas de parasitisme,
puisque l’espèce opportuniste ne tire pas ses
ressources en nourritures de la seconde plante.
C’est le cas du liseron, qui utilise le rosier pour
s’accrocher et profiter de la lumière.
L’amensalisme
C’est une interaction biologique entre deux
espèces différentes dans laquelle une espèce
inhibe le développement de l’autre, par son
comportement ou son métabolisme. 
C’est l’opposé du commensalisme.
Il n’est pas suffisamment significatif pour
exclure totalement une espèce au profit d’une
autre, et ne peut être utilisé en lutte biologique.
Chez les végétaux, l’amensalisme est souvent
lié à des phénomènes d’allélopathie.
Par exemple, la phacélie possède une
biomasse importante qui concurrence la
germination et le développement
des herbes indésirables.
Tolérance et cohabitation
Le jardinier ne cherche pas à reproduire la
nature. Cultiver des rosiers pour une floraison
abondante et odorante ou des pommiers pour
obtenir des pommes tous les ans
n’a en effet rien de naturel !
Ce sont les objectifs du jardinier qui lui font
rechercher un équilibre en sa faveur entre les
plantes et leur environnement.

Pour trouver un tel équilibre, respectueux de l’environnement,


le jardinier devra être capable d’établir des seuils de tolérance 
pour les pertes liées aux agresseurs et chercher les méthodes de lutte
qui ont l’impact le plus limité sur l’environnement 
et les espèces non nuisibles.
Les 4 principes
du jardinage raisonné
1
Faire connaissance avec l'environnement
de son jardin

La bonne plante au bon endroit


s’épanouit mieux et demande moins de
soins. Par conséquent, nous vous invitons
à prendre le temps de bien connaitre
le sol de votre jardin et les conditions
climatiques locales. Vous pourrez ainsi
choisir les végétaux les mieux adaptés et
les planter dans des conditions qui
répondent au mieux à leurs exigences.
Adapter ces pratiques de jardinage aux
caractéristiques de son jardin.
Travail du sol, arrosage et fertilisation doivent
être adaptés aux caractéristiques du sol,
du climat et des végétaux.
Une plante en bonne santé est moins sensible
aux attaques des ravageurs et maladies,
ce qui vous permet de limiter les traitements.
2
Prévenir plutôt que guérir

Observer et privilégier les mesures préventives


aux traitements curatifs,
au jardin comme ailleurs
mieux vaut prévenir que guérir.
3
Accepter de redonner des droits à la nature

- jardinez dans le bons sens, c’est rechercher un


équilibre entre différentes formes de vie
au jardin, sans viser à tout prix la perfection ;
cela veut dire :
- privilégiez les interventions manuelles
ou naturelles ;
- tolérez un certain degré d’infestation 
avant d’intervenir chimiquement ;
- acceptez parfois des fruits et légumes
peut-être plus petits et une récolte
moins abondante.
4
L’abus de pesticides est dangereux

Les produits utilisés pour lutter contre les


pucerons ou les limaces, pour détruire les
mauvaises herbes ou pour combattre les
maladies, ne sont pas des traitements anodins.
Ce sont des pesticides. Ces produits ont des
conséquences sur l’environnement, les nappes
phréatiques, la biodiversité, la santé. C’est
pourquoi, il est important d’apprendre à jardiner
autrement pour en limiter les usages.
Les pesticides
On entend par pesticide dans le cadre du
plan Ecophyto, les produits phytopharma-
ceutiques également appelés phyto-
sanitaires, relevant du L253-1 du code rural.

Les produits de protection des plantes


utilisables en Agriculture Biologique et les
produits naturels font partie des pesticides.
La biodiversité en danger
La plupart des pesticides ne sont pas sélectifs et
ont des conséquences sur la biodiversité.
Autrement dit, en utilisant des produits chimiques,
on porte atteinte au bon fonctionnement de
l’ensemble du jardin en :
- éliminant des insectes utiles pour la pollinisation
des fleurs et des plantes ou
des insectes auxiliaires naturels de culture ;
- dégradant la qualité des sols
fragilisant la plante elle-même, etc.
C’est tout l’équilibre de la nature
qui est bousculé.
La pollution des eaux
Par ruissellement et par infiltration, les produits
de traitement se retrouvent dans les eaux de
surface et souterraines.

Par conséquent, sans en avoir conscience,


beaucoup de jardiniers amateurs
sont responsables
d’une part de la pollution des eaux.
Un risque pour la santé
Si l’usage des produits pesticides ne présente pas
de risque inacceptable dans les conditions
normales d’utilisation, le risque peut toutefois
augmenter (et devenir inacceptable) en cas de non
respect des doses prescrites, d’usages inadaptés,
d’usages à un mauvais moment.
Les pesticides utilisés pour traiter un potager
peuvent se retrouver dans les récoltes sous forme
de résidus. Ces résidus même en très faible
quantité, ingérés quotidiennement peuvent se
révéler dangereux pour la santé.
Traiter régulièrement son jardin avec des
pesticides, c’est risqué de mettre en contact les
enfants ou les animaux domestiques avec des
produits potentiellement dangereux.
De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour
encourager un jardinage
qui fasse moins appel aux produits chimiques.

Face aux discours parfois partisans entre tenants


du chimique et tenants du bio, les jardiniers se
posent au quotidien de nombreuses questions :
A - Quels sont les moyens efficaces alternatifs à l’usage des pesticides pour protéger mes cultures ?

B - Comment réduire l’usage des engrais en préservant le bon développement des végétaux ?

C - Que penser des préparations et produits naturels pour la protection des végétaux ?
.A.

Quels sont les moyens efficaces alternatifs


à l’usage des pesticides pour protéger
mes cultures ?
Vous trouverez une bonne partie
des
réponses dans mon livre :
Qu’elles sont les solutions de remplacement
des pesticides pour les Jardiniers amateurs?
La réponse est :
REVENIR AUX BASES!
Quelque soit le type de culture
que vous développez :

Biologique, Ecologique …

Vous devez gérer et conserver,


dans l’esprit de la permaculture,
la mise en place de la biodiversité

en :
en :
- procédant à la rotation des cultures ;

- associant les végétaux entre-eux ;

- utilisant un bon compost


et un mulch de qualité ;

- employant des filets anti-insectes


(contre les insectes volants)
avec leurs avantages et leurs inconvénients ;

- utilisant des nématodes auxiliaires, pour le


Jardinier « pressé »
(contre les parasites du sol)
ou
ou

en utilisant des végétaux nématicides

Par exemple :

- plantes à fruits ;
- engrais verts ;
- plantes à fleurs.
Plante à fruits

La Morelle de BALBIS
De la famille des Solanacées, elle est originaire
d'Amérique centrale. C'est une plante aux formes
très variables, mesurant de 1m à 1,5m de haut.
Elle est appelée aussi "Tomate-Litchi".
C'est une plante vivace dans son pays d'origine et
cultivée chez nous comme annuelle.
Elle est utilisée en tant que culture-piège ou en
compagnonnage pour lutter
contre les nématodes à kystes.
 
Elle déclenche en effet l'éclosion des kystes et
rend impossible la migration des nématodes dans
les racines, entraînant leur mort et réduisant ainsi
fortement les populations.
Les tiges et les feuilles contiennent de la solasodine*
qui rend la plante très résistante à de nombreux
ravageurs et maladies, à l'exception des doryphores
et des sphinx des tomates.
__________________
solasodine* : molécule naturelle faisant partie de
substances toxiques issues dans les espèces de la
famille des solanacées (pomme de terre, tomate ...).
 
Nota :
Elle est sensible au mildiou
et la récolte se fait d'août à octobre.
Elle se consomme en compote ou en confiture.
Engrais vert

La moutarde blanche
C'est une plante herbacée, annuelle, de la famille
des Brassicacées. Elle est cultivée pour ses
graines servant à la préparation de condiments.
 
De croissance rapide, dont les tiges sont assez
ramifiées, de 50 à 80 cm de haut, elle peut arriver
à maturité en à peine un mois.
De plus, sa racine puissante permet de briser les
mottes d‘argile d'un sol très lourd en étouffant les
mauvaises herbes et ainsi de faciliter
l'incorporation d‘humus et l'amélioration du sol.
 
C'est une plante utilisée comme culture-piège pour
tuer les nématodes.
Nota :
Il est déconseillé de la semer sur des planches de
culture ayant reçu, ou devant recevoir des navets,
des radis et tous les légumes de la famille
des brassicacées, des crucifères.
 
Elle est adaptée à tous les sols, même les plus
calcaires et les semis s'étalent de mars à octobre.
Lorsqu'elle est semée au printemps,
il est bon de la faucher deux mois plus tard
et de s'en servir de paillis.
 
Semée en automne, le Jardinier n'a rien à faire.
Les premières gelées vont la détruire et elle
restera ainsi sur la terre où elle se décomposera
toute seule sans avoir à la broyer.
Plante à fleurs

L'œillet d'Inde
Il appartient à une espèce de plantes herbacées
de la famille des Asteraceae. Il est originaire des
régions tropicales des Amériques allant du
Mexique à la Bolivie.
 
L'œillet d'Inde est une plante très florifère,
à croissance rapide, facile à cultiver.

Il aime une exposition ensoleillée


et tolère la mi-ombre.
Le semis s'effectue de février à mars sous abri, ou
d'avril à mai directement en pleine terre. Quand il
atteint une dizaine de centimètres,

il est conseillé de le pincer pour qu'il se ramifie.


Il pousse généralement d'une trentaine de cms, et
fleurit de juin jusqu'aux premières gelées.

Pour améliorer sa floraison, il convient de supprimer


régulièrement les fleurs fanées.
L'odeur de son feuillage est souvent considérée
comme déplaisante.

Elle attire les syrphes, des papillons, mais


repousse de nombreux parasites comme les
pucerons, et les fourmis
qui les "élèvent".

Ses racines, tout comme celles de la rose d’Inde,


sécrètent de la thiophène, qui a un effet inhibiteur
sur les nématodes, les aleurodes (mouches
blanches), et certaines plantes envahissantes
comme le liseron et le chiendent.
 
Si vous êtes de ceux qui ont l'habitude de vouloir
faire des essais dans la culture des végétaux,
d'autres espèces de plantes dont je n'ai pas
encore étudié les actions, peuvent être testées,
comme :
 - des plantes fleurs tels : le cosmos, le zinnia,
le calendula, certains chrysanthèmes ;
- des légumineuses (Fabaceae) tels : crotalaria
spectabilis, indigofera tinctoria, connues pour leur
efficacité contre les nématodes (Meloidogyne) ;
- des crucifères (Brassicaceae) tels : le radis
fourrager (Raphanus sativus), la moutarde brune
(Brassica juncea) ;
- des ombellifères telles : la coriandre (Coriandrum
sativum), l'asperge (Asparagus officinalis).
Chers amis,

je crois vous avoir apporté suffisamment


d’alternatives aux produits « phyto », qui vous
aideront à mettre un terme à l’emploi de tous ces
produits néfastes pour la nature,
l’animal et la santé de l’homme.
.B.

Les engrais
Mais, de quels engrais
veut-on parler ?

les engrais « bio »


les engrais verts
les engrais naturels

les engrais chimiques N.P.K



Les engrais peuvent être de trois types:
- organiques ;
- minéraux ;
- organo-minéraux.
Par définition, Les engrais sont des substances
organiques ou minèrales, souvent utilisées en
mélanges, destinées à apporter aux plantes des
compléments d'éléments nutritifs, de façon à
améliorer leur croissance,
et à augmenter le rendement
et la qualité des cultures.
L'action consistant à apporter un engrais s'appelle
la fertilisation.

Les engrais font partie, avec les amendements,


des produits fertilisants.
Les engrais doivent apporter :
- des éléments de base, aussi appelé
macronutriments,
azote (N), phosphore (P), potassium (K)

- des éléments secondaires, calcium (Ca),


soufre(S), magnésium (Mg).

Ces éléments secondaires se trouvent


habituellement en quantité suffisante dans le sol,
et ne devraient être ajoutés
qu'en cas de carence.
l’Azote (N) :
Contribue au développement végétatif de toutes
les parties aériennes de la plante.
De nombreux Jardiniers amateurs abusent dans
l’utilisation des matières organiques animales.
Ces excès entraînent une augmentation d‘azote
dans le sol, d’où l’apparition de maladies
apparentées à des champignons ainsi qu’une
présence plus importante
de pucerons,
de taupins….
La transformation des matières azotées
organiques des déjections présentes dans le
fumier des animaux se produit dans le sol
après l’enfouissement du fumier.
Si la matière organique est grossière, la
transformation va vers la formation d’ammoniaque,
puis de nitrates.
En agrobiologie, nous pratiquons l’assainissement
dynamisant du fumier par une fermentation
thermophile dirigée (le compostage). Celle-ci
conduit les matières organiques à un état
hautement assimilable où les acides aminés jouent
un rôle important et leur action sur les racines est
si rapide que la plus grande partie est rapidement
absorbée en nouvelles protéines.
Le phosphore (P) :
- existe dans le sol sous une forme insoluble, et en
très faible quantité sous la forme dissoute dans la
solution du sol ;

- renforce la résistance des plantes


et contribue au développement des racines ;

Comme la potasse, il accroît la résistance de la plante


au froid et aux maladies.
Dans l’agronomie conventionnelle, on utilise
couramment des super phosphates.

Il est important de comprendre l’usage inconsidéré


de ces derniers, tout comme le phosphate
d’ammoniaque qui sort entièrement lui aussi de
mon orientation,
car ils sont à l’origine d’une forme de pollution
des eaux et de l’eutrophisation des lacs.
Le potassium (K)
- contribue à favoriser la floraison et
le développement des fruits.
La potasse intervient dans l’utilisation de l’énergie
lumineuse par la plante, qu'on appelle la photosynthèse.
- elle aide à la fabrication des «sucres» par la plante
et à leur stockage.
La sève étant aussi plus riche en éléments minéraux, la
potasse augmente la résistance de la plante aux gelées ;
- elle accroît la résistance des végétaux
aux maladies cryptogamiques ;
- avec l’acide phosphorique, elle favorise le développement
des racines et donne plus de rigidité aux tissus ;
- elle diminue la transpiration de la plante, et assure donc
une meilleure résistance de celle-ci à la sécheresse.
On retrouve le potassium dans la cendre de bois.
On retrouve le potassium dans la cendre de bois,
elle-même considérée
comme un engrais complet.
Les engrais organiques

Ils sont généralement d'origine animale ou végétale.


Les premiers sont typiquement des déchets
industriels, tels que des déchets d'abattoirs : sang
desséché, corne torréfié, déchets de poissons,
boues d’épuration des eaux.

Ils sont intéressants pour leur apport en azote à


décomposition relativement lente, et pour leur
action favorisant la multiplication rapide
de la microflore du sol,
mais n'enrichissent guère le sol en humus stable.
Les seconds peuvent être des déchets végétaux :
résidus verts, compostés ou pas, et ils peuvent
être constitués aussi de plantes cultivées
spécialement comme engrais vert, ou préparées
dans ce but, comme le purin d’ortie,
ou les algues.
Ce sont aussi des sous-produits de l'élevage, tels
que les fumiers, composés pour la plupart de
litière végétale et de déjections; celles-ci ne sont
pas des matières animales, mais des végétaux
plus ou moins digérés: lisier, fientes, etc.
l'engrais vert
La méthode s'appuie
sur une culture intermédiaire,
mise en surface et quand il s'agit de
légumineuses, telles que la luzerne ou le trèfle,
on obtient, en plus, un enrichissement du sol en
azote assimilable, car leur système radiculaire
associe des bactéries, du genre rhizobium,
capables de fixer l’azote atmosphèrique.

Pour rendre cette technique plus efficace,


on sème les graines avec la bactérie
préalablement associée.
Les engrais minéraux
Ils sont des substances d'origine minérale,
produites par l'industrie chimique, ou par
l'exploitation de gisements naturels
de phosphate et de potasse.

L'industrie chimique intervient surtout dans la


production des engrais azotés, passant par la
synthèse de l‘ammoniac à partir de l'azote de l'air,
moyennant un apport important d'énergie, fournie
par le gaz naturel, principalement le méthane
(cette synthèse produit également l‘hydrogène).
Les engrais organo-minéraux

Ils résultent du mélange d'engrais


minéraux et d'engrais organiques. Les
matières organiques azotées représentent
généralement 25 à 50 % des produits finis.
Les autres constituants du fertilisant, sels
simples et minéraux, apportant N. P. K.
sous des formes appropriées, sont dilués
dans les matières organiques.
Engrais de fond

Ce sont des engrais insolubles placé longtemps à


l'avance à la base des tiges,
leur action est lente et prolongée.

L'expression « engrais de fond » ne signifie


nullement que l'engrais doit être enfoui
« au fond » du sol par un labour.
C'est au contraire dans la zone de surface, zone
d'activité biologique intense, que doivent se
trouver les engrais, surtout si, étant insolubles, ils
seront attaqués par l'activité enzymatique des
micro-organismes aérobies
de la faune du sol et des jeunes racines.
Les engrais « bio »
appelés aussi « naturels »
Les engrais naturels sont une alternative très
efficace aux engrais composés azotés,
potassiques et phosphatés.
Exemple : les coquilles d’œufs (crues ou cuites)
Elles sont riches en minéraux et elles servent
d'engrais. Elles sont utilisables au potager pour les
cultures en pleine terre, en pot ou jardinière.
Il suffit de les broyer assez finement, d'en mettre un
peu dans la terre, puis de griffer légèrement
pour les incorporer.
Souvent, ces engrais « simples » organiques
azotés naturels que l’on retrouve dans :
- les poudres d’os - la poudre de corne broyée
- le sang desséché - farines d’arêtes de poisson …
sont des techniques qui se multiplient pour parvenir
à cultiver son jardin tout en bio.

Les engrais naturels suscitent un réel engouement


chez les particuliers.

Certaines techniques sont toutes récentes mais


d’autres sont « vieilles comme le monde », comme
le compost et les engrais verts.
J’avoue ne pas utiliser ces poudres, farines …

Je laisse le soin à ceux qui développent la culture


bio-dynamique d’utiliser ces produits , je crois
qu’ils sont les plus aptes à le faire.
Les algues, un fertilisant de fond

Les algues constituent un engrais organique


naturel de fond à utiliser au jardin, à condition
d’habiter en bord de mer.
Dans les années 1980, j’ai beaucoup utilisé la
poudre de lithothamne, comme stimulant de
fertilisation dans le sol
(fertilisation foliaire, à l’état pur).
Il faut dire qu’à cette époque, la nature du sol du
jardin pédagogique que je cultivais, était une terre
à fort pourcentage acide.
Je rappelle ce qu’est le lithothamne :
C’est une algue rouge minéralisée, d’aspect assez
semblable à un corail, qui croît en particulier dans
l’archipel des Glénan au large des côtes
méridionales de la Bretagne, sur les hauts fonds
marins, où la mer est constamment
renouvelée par les marées.
Engrais verts
Il est très intéressant, en fonction des propriétés
physiques de votre sol, de semer des engrais verts
ou bien d’utiliser ce que Dame Nature nous donne.

Testez un seul type d’engrais vert par zone de


culture et cela pendant au moins 5 ans pour avoir
des résultats statistiquement exploitables.

L'engrais vert est un végétal, généralement à


croissance rapide, que l'on sème entre deux
cultures.
Pendant son développement, il sert de
protection aux auxiliaires.

Nous l'utilisons de la façon suivante :


après floraison et avant qu'il ne monte en
graines, l'engrais vert est fauché au ras du
sol, broyé, puis étalé sur la zone de culture,
sur une faible épaisseur de 3 centimètres
environ, afin d'éviter un afflux de pucerons.
Laissez sécher pendant une semaine environ.
Ensuite, recouvrez celui-ci d'un paillis végétal de
tonte de gazon, feuilles, ou de foin... Ainsi, vous
allez activer le travail des vers de terre et
notamment les lombrics.
Durant ce temps, les nutriments engrangés
pendant la période de végétation,
vont être restitués à la terre.
Quel type d’engrais est le plus
approprié pour mon sol ?
Vous avez un choix assez vaste :
fève – moutarde blanche – phacélie – sarrasin –
seigle - trèfle – vesce commune …

Ce sont de véritables alternatives


aux engrais chimiques.

A vous de tester!
.C.
Préparations et produits naturels pour
la protection des végétaux

Vous allez utiliser un produit de traitement, dit


« naturel », c’est-à-dire que la plante « bio de
préférence » choisie par rapport au traitement que
vous aurez à faire, soit de lutter contre des
parasites, soit de lutter contre la maladie des
végétaux, ce mot « naturel » sonne si bien dans nos
oreilles, qu’on en oublierait presque que la
« chimie » est naturelle.
En effet, après avoir fait subir une transformation
de cette plante, par le biais d’une infusion, ou
d’une décoction ou d’une macération, le dosage
de la solution de traitement (mélange de la matière
active et eau) pourra donner,
soit un insecticide ou un insectifuge.

Donc, il faudra être extrêmement vigilant dans la


composition de la solution prête à être utilisée,
quand on sait que généralement ces produits sont
pulvérisés, d’où auxiliaires et parasites
subiront le même sort.
Nous avons la solution aux problèmes de
pathologies des cultures, sans substances
rémanentes dangereuses pour l’environnement, la
santé des animaux et des humains.
Mettons en œuvre déjà ce que l’on vient
modestement de parler.
Je souhaite bon courage à tous mes amis
jardiniers amateurs qui participent à la propagation
d’une agriculture saine, dans l’esprit de la
permaculture, dynamique, sans poisons …
et sans maladies.

Mais rien n’est une preuve


ou une réalité en soi,
tant que l’on ne l’a pas éprouvée.