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Les marches publics

Le cadre réglementaire
INTRODUCTION

 L’intervention grandissante des pouvoirs publics, dans tous les circuits


touchant au développement économique et social du pays, ainsi que les
formes diversifiées que peut prendre cette intervention, sont autant
d’éléments qui confortent le rôle prééminent du financement public et par
voie de conséquence de la commande publique dans le processus de
détermination et d’assouvissement des besoins publics.

 Ainsi, la commande publique constitue l’instrument privilégié d’intervention


du pouvoir exécutif dans la sphère économique.
 
 Les moyens financiers colossaux consentis dans cet engagement, en dehors
du but recherché, nécessitent que des garanties de bon usage et de gestion
efficiente soient solidement ancrées.

 L'enjeu des marchés publics est donc très important pour tous les acteurs des marchés
publics :

 Toutes les entreprises sont concernées (quelle que soit leur taille et leur secteur d'activité) ;
elles ne doivent pas négliger cette source supplémentaire de chiffre d'affaires.
Pour accéder aux marchés publics

Respecter un Connaitre les Un minimum


certain procédures de d'organisation est
formalisme passation passation indispensables.

sous peine de voir leur


procédures annulées et leur
responsabilité pénale
engagée.
I – APPROCHE GLOBALE DU DOMAINE DES MARCHÉS PUBLICS

•L’évolution des marchés publics en ALGERIE (Historique)

•Les critères de définition des marchés publics.

•La maturation des projets (cycle de maturation d’un projet)

•Les catégories de marchés (par objet et par nature)

•Les prix dans les marchés publics


II- OPERATIONS PRECONTRACTUELLES 

•Modes de passation (règle générale et exception – Avantages et


inconvénients)

•Procédures de passation des marchés publics (cycle de


préparation, de lancement de réception des plis et d’évaluation).

•Qualification et critères de choix.

•Contrôle des marchés publics (contrôle interne et externe à priori)


C.O.P

• – C.E.O – C.M – Engagement.


-

III- La mise en vigueur du contrat.


1- Les ordres de service.
2 -L’avenant

II - La sous–traitance.

III- Les garanties

1- Assurances
2- cautions)

IV- Le nantissement des marchés.

V- Le paiement des prestations dans les marchés publics

1- Les modalités de paiement des prestations


(avances – attachement-
2-situation De travaux – décompte provisoire – ordonnancement et
règlement)
6
3- Les intérêts moratoires.
4 -Les pénalités de retard et mesures coercitive
5 - La variation des prix
- La résiliation(droits de réalisation et d’indemnisation)

VIII- Le contrôle des marchés publics(lors de l’exécution et à posteriori).

-COURS DES COMPTE


- IGF
-CF
-- contrôle de tutelle

La prévention et le règlement des litiges.

La réception des prestations.

Les opérations de clôture d’un marché.

7
I – APPROCHE GLOBALE DU DOMAINE
DES MARCHÉS PUBLICS
Evolution des marches publics
(Historique)
Historique de la réglementation:

Loi n° 62.157du31.12.1962Recond.légis.anterieur: (Souci


d’ assurer la continuité de l’ administration)

D du 30oct.1935

D du 13 mars 1956

D n° 57-370 du 8 /01/ 1957 relatif aux marches passes


en Algérie
Suit
Ord. n°67-90 portant code des marches
publics

 coïncide avec le lancement du premier plan


triennal de1967 qui visait la mise en place
progressive d’ une économie socialiste.

De 1967 à1977 plusieurs plans nationaux de développement se sont


succédés.

 Consécration de la propriété publique de l’


ensembles des moyens de production

 Art. 165 abroge toute la législation et la


réglementation antérieure
Décret n° 82.145 du 4.4.1982 portant réglementation
des marchés de l’opérateur publics.

 Précise les personnes qui sont appelées à passer des


marches publics( administrations et entreprises
publiques)
 Assouplissement des conditions de passation des
marches

 Le gré à gré est la règle générale entre opérateurs

 Relèvement du seuil relatif à l’octroi d’ avances au


partenaire cocontractant

 Suppression du paramètre prix comme critère unique


de choix et introduction d’ une combinaison de
critères
Décret n°88-72 du 29 mars 1988, mod.et compl. Le
décret décret n° 82.145 du 4.4.1982

Ce decret , venu en application de la loi n°88


01 relative à l’ autonomie des entreprise ,et
exclut les entreprises et les EPIC du
domaine des marches publics)
Décret n° 91.434 du 3.11.1991 portant
réglementation des marchés publics, modifié et
complété.

Met fin à la règle du gré à gré entre


opérateurs publics édictée par Le décret
82.145 et ,fixe comme règle générale
,l’appel à la concurrence.
Décret Présidentiel n°02.250 du 24 juillet 2002 portant
réglementation des Marchés publics, modifié et complété 
par le :

décret présidentiel N° 03-301 du 11


Septembre 2003.

décret présidentiel N° 08-338 du 26


octobre 2008.

Décret Présidentiel n° 10-236 DU 7 OCTOBRE 2010


portant réglementation des Marchés publics
Les principes intangibles des marches
publics

Art. 3. En vue d’assurer l’efficacité de la commande publique et


la bonne utilisation des fonds publics, les marchés publics doivent
respecter les principes de liberté d’accès à la commande publique,
d’égalité de traitement des candidats, et de transparence des
procédures,
les principes fondamentaux des marchés publics Art. 3

CES PRINCIPES FONDAMENTAUX GUIDENT LES MARCHES PUBLICS ET ILS FONDENT L’OSSATURE
DE LA RÉGLEMENTATION DES MARCHÉS PUBLICS.
les principes fondamentaux des marchés publics

Ces principes servent deux objectifs :

l’efficacité de la
et la bonne utilisation
commande
des financements
publique
publics

Ils entraînent des exigences de :

- Définition préalable des besoins

- De respect des obligations de publicité

- De mise en concurrence

- De choix de l’offre économiquement la plus


avantageuse
1- la concurrence dans les marches publics

ordonnance du 19 juillet 2003 fixe les


conditions d’exercice de la concurrence et
sanctionne les pratiques restrictives
1° le principe de concurrence

Etymologie
du latin "concurrere",
courir avec.

compétition, rivalité entre


des personnes, des
entreprises, etc., qui ont le
même objectif, qui
recherchent le même
avantage.

Autrement dit, la concurrence est la situation dans laquelle se trouve une personne ou une
entreprise par rapport à une ou plusieurs autres lorsque, tout en faisant des profits, elle
peut rivaliser avec elles en offrant un service ou un produit au moins équivalent pour un
prix au moins égal
Quelles sont Les conditions théoriques
nécessaires à une concurrence parfaite?

L'homogénéité
L'atomicité des produits

Acheteurs et vendeurs doivent être biens échangés doivent être semblables en


suffisamment nombreux pour qu'une qualité et en caractéristiques ; un produit
décision individuelle ne puisse de meilleure qualité constitue donc un autre
conduire à une variation de marché.
l'offre ou de la demande.

concurrence imparfaite
si l'un des acteurs(monopole) ou un groupe d'acteurs (oligopole) a la possibilité de fixer un prix,
une quantité ou une qualité.
La concurrence déloyale

La concurrence est dite « déloyale » lorsque ,pour parvenir à


éliminer ses concurrents, une personne ou une entreprise, par
exemple:

 vend un produit sous un nom ou sous un emballage qui le


confond avec celui qui est vendu par une autre entreprise,

 favorise artificiellement la hausse ou la baisse des prix,

 contrôle la production ou les matières ou services dont ils ont


besoin pour fonctionner.
Pour éviter la concurrence
déloyale on surveille :

leur comportements par Les ententes illicites entre


La fusions l'identification des entreprise: accords,
d'entreprises, c’est- différentes pratiques décisions d'associations
à-dire leur anticoncurrentielles : d'entreprises, pratiques
concentration. concertées, et

Les situations de domination et de


dépendance, notamment les abus de
position dominante.
Sanctions de la concurrence déloyale

nullité des conventions


Sanctions pécuniaires :

démantèlement
antitrust

amendes
imposées par Dommages et
les autorités intérêts
de
concurrence
Conseil de la Concurrence
) autorité administrative (
veille à l’exercice de la concurrence

peut être saisi par


toute personne Peut prononcer
physique ou morale des injonctions et
qui s’estime lésée
des sanctions
par une pratique Dispose de
pécuniaires
restrictive (dans les 3 pouvoirs
ans) ainsi que des
d’enquete astreintes …/

2-Liberté d’ accès à la commande publique
L’accès à la commande publique doit être
libre et impartial et le service contractant ne
doit pas créer ou laisser s’installer un milieu
non concurrentiel.
 
le principe prohibe ainsi, l’exclusion de
candidats qui rempliraient les conditions
exigées par le règlement de la consultation,

 Pour éviter toute discrimination, les


renseignements et documents exigés des
candidats sont circonscrits.
Liberté d’ accès à la commande publique

Origine:

article 29 de la Constitution
19e SIECLE liberte du commerce et consacre le Principe d’égalité
de l’ industrie devant la loi

L’accès à la commande publique


doit être libre et impartial.

l’exclusion des candidats est prohibe


Liberté d’ accès à la commande publique

égalité des candidats face à la commande publique

Clarté des besoins l’accès Facile à la


exprimés dans le Plus large
documentation de la
CDC (art 11) publicité (art 49)
consultation (art 47)

Délais de préparation suffisants


accès Facile à la pour obtenir des offres
Recours limité aux documentation de la
procédures pertinentes et de qualité (art 50)
consultation (art 41)
d’exception

Des informations et des renseignements


diffusés
dans les mêmes conditions à tous les candidats
3- Le principe de la transparence
principe de la transparence

Ce principe signifie que la procédure de passation des


marchés publics ne doit pas être opaque et que les
différentes phases doivent bannir toute discrimination et
donner lieu à une information et à une concurrence loyale
entre les divers candidats.

La mise en œuvre de ce principe se fait essentiellement


au travers de la publicité : Avis d’appel à concurrence,
avis d’attribution provisoire ……

ainsi que la remise aux candidats potentiels des pièces


nécessaires à la consultation (le dossier d’appel d’offres)
principe de la transparence

But

garantir une bonne information des candidats à travers des règles de


procédures imposées , notamment 

Procédures Informer les entreprises


écrites Recours non retenues du nom du
fournisseur choisi

faire une large publicité sur


les achats ainsi que sur les Obligation d’ établir
critères qui seront mis en un cahier des
œuvre pour le choix
charges
Efficacité de la dépense publique

tout acheteur public


doit choisir l’offre
présentant le
meilleur rapport
qualité / prix.

l’offre économiquement la
plus avantageuse, lorsqu’il l’offre la moins-disant,
s’agit de prestations lorsqu’il s’agit de
techniquement complexes. prestations courantes
CONCLUSION SUR LES PRINCIPES
GENERAUX

Pour que les entreprises puissent accéder aux marchés publics il faut:
Pour que les entreprises puissent
accéder aux marchés publics il faut:

Des dalais de
Des besoins exprimés response suffisants
avec clarté et pour obtenir des
précision dans le offres pertinentes et
cahier des charges) de qualities

Un accès facileaux Un recours limité aux


documents de procédures de gré
consultation (
Des dispositions réglementaires renforcant les droits des entreprises

La transparence de
L’obligation de publier l’évaluation des offres
un avis d’attribution La possibilité techniques et
provisoire contenant pour un candidat financières
les informations évincé de saisir
permettant aux la commission
candidats de des marchés
contester le choix du compétente
service acheteur
L’examen préalable du
cahier des charges par la
commission des marchés
avant le lancement
De la consultation
DES PROCÉDURES TRANSPARENTES

Une information
Des
publique sur les
contrôles
ouverture des plis résultats de la
internes et
en séance procédure dans
externes
publique l’avis
préalables
d’attribution
provisoire du
marché (art.109)

Des marchés conclus avant


tout commencement
d’exécution sauf en cas de
péril et après autorisation du
ministre ou du wali concerné
LA TRANSPARENCE DES
PROCÉDURES SUPPOSE AUSSI

La definition et la pondration des


criteres qui:

doivent être ne doivent pas ne doivent pas


strictement limités faire référence à etre «calibrés » •doivent pas
à l’objet du marché des marques, des sur mesure avoir été
donc objectifs, provenances ou pour favoriser « définis en
opérationnels et des label une entreprise amont de la
non ou un produit procédure »
discriminatoires particulier et être
transparents
LE RESPECT DE CES PRINCIPES SUPOPOSE QUE
le service contractant
le service contractant

 doit veiller à ne pas faire de discrimination entre les


candidats,

 ne doit pas fractionner les commandes de façon à


les soustraire à la procedure de passation des
marchés ou au contrôle des commissions,

 Doit mettre en oeuvre des procédures claires et


détaillées et assurer l’information des candidats,

 Doit communiquer les réponses aux demandes


d’explications formulées par les candidats,

 Doit motiver dans tous les cas, le recours aux


procédures
Valeur et force obligatoire de la RMP
 La RMP est une branche du droit

DIVISIONS DU DROIT

A- le droit public
a) Le droit constitutionnel
b) Le droit administratif
c) Le droit international public
d) La législation financière
e) Le droit de » la sécurité sociale
f) Le droit des transports
g) Le droit aérien
h)
B- le droit prive
a) Le droit civil
b) Le droit commercial
c) Le droit international prive
d) Le droit du travail
e) Le droit maritime
 les disposition du droit administratif sont applicables à toutes les
administrations lorsqu’elles passent des contrats avec des tiers

 Le doit administratif contient des clauses « exorbitantes « du droit


commun

 Ces clauses trouvent leurs fondement dans « l’ intérêt général »

 Certaines dispositions de RMP sont d’ ordre public: on ne peut y


déroger

EX:UN MARCHE PUBLIC DOIT ETRE PASSE PAR UNE AUTORITE COMPETENTE DUMENT
HABILITEE(ART.7)

 On doit respecter les procédures de passation

 Les parties au marche ne peuvent s’exonérer de leurs


responsabilités
LA CONVERGENCE DES TEXTES AU PLAN INTERNATIONAL

 L’OMC et l’accord AMP signé le 15 avril 1994 et entré en vigueur


le 1er janvier 1996

 Les Directives marchés publics adoptées par l’Union


Européenne et l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE
signé à Valence le 22 avril 2002 et entré en vigueur le 1 er
septembre 2005

 La Convention des Nations Unies contre la corruption adoptée


en décembre 2003 et entrée en vigueur le 14 décembre 2005

 La Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte


contre la corruption adoptée le 11 juillet 2003
 Loi type de la CNUDCI

 Le développement des codes d’éthique et de bonne


gouvernance dans le cadre des marchés sur financements
internationaux passés au titre de l’aide au développement
LES FONDEMENTS JURIDIQUES INTERNES

 Le Décret Présidentiel n° 10- 236réglementation


des marchés publics

 L’ordonnance 03-03 du 19 juillet 2003 relative à


la concurrence

 Le nouveau Code Pénal notamment la loi 01-09


du 26 juin 2001 modifiant et complétant
l’ordonnance 66-156 portant code pénal

 Loi 06-01 du 20 février 2006 relative à la


prévention et à la lutte contre la corruption

 Le droit budgétaire et les règles de la dépense


publique (lois de finances et comptabilité
publique L 90-21)
DEFINITION des marches publics
QU’EST-CE QU’UN
MARCHE PUBLIC?

 Les marchés publics sont des contrats écrits au sens de la législation en vigueur
passés dans les conditions prévues par le présent décret en vue de la réalisation
pour le service contractant de travaux, d’acquisition de fourniture, des services et
d’études » (art. 4).
Définition du contrat

Article 54 du code civile.

Le contrat est la convention par laquelle une ou plusieurs


personnes s’ engagent, envers une ou plusieurs autres
personnes, à donner à faire ou à
ne pas faire quelque chose
Le terme convention
est une notion générale qui s’applique à tout accord de
volonté créant transférant, modifiant ou éteignant
des obligations.

Autrement dit, le contrat est un accord entre les parties portant sur
des engagements réciproques , générateurs de droits et d’
obligations.
Les formes des contrats
(art.55 à 58 du c.c)
Les différentes formes de contrats
(art.55 à 58 du c.c)

Contrat synallagmatique ou contrat unilatéral


bilatéral: contrat commutatif
lorsque une ou plusieurs
personnes sont obligées
les contractant s’obligent lorsque chacune des partie
envers une ou plusieurs
réciproquement les uns en s’ engage à donner ou à faire
autres, sans que de la part de
vers les autres ces derniers il n’ y est quelque chose qui est
engagement regardé comme l’ équivalant
de ce que on lui donne ou de
ce qu’ on fait pour elle

Aléatoire contrat

contrat à titre onéreux lorsque l’ équivalent consiste en un gain


ou en une perte qui dépend d’ un
lorsqu’ il oblige chacune des parties à événement incertain
donner ou à faire quelque chose
Les conditions de formation du contrat
FORMATION
FORMATION DU
DU CONTRAT
CONTRAT
(condition
(condition de
de validité)
validité)

Consentement mutuel des deux parties ;

Aptitude juridique à contracter ;

Objet certain qui forme la matière de


l ’engagement;

Une cause licite qui forme l ’obligation.


Mr LALLEM
1) La capacité légale de contracter

Princip exception
e
pour faire des actes , il faut être majeur
( capable). C’ est à dire avoir 19 ans
révolus.

Conditions
particulières soit à protéger
visant soit à l’intérêt général:
protéger la
personne (mineur,
majeur incapable)

Le mineur émancipe (18 ans accomplis,) peut exercer une activité


commerciale si les deux(2) conditions ci- après sont remplies : art 5
c.com

1° Autorisation écrite du père ou de la mère(père décède, absent,


déchu de la puissance paternelle ou dans l’ impossible de l’
exercer ) ou à défaut du père ou de la mère le conseil famille
2° homologation de l’ autorisation par le tribunal
2) Le consentement

ou
écrit verbal même
tacite
Le consentement doit être libre
et éclairé.
Il peut être vicié par:
 A) L’erreur
L’erreur doit porter sur la
nature du contrat, sur B) La crainte
l’objet de la prestation
ou sur tout élément d’un préjudice cause à la C) La lésion
essentiel. personne ou aux biens  C’est l’exploitation
de l’une des parties
L’erreur inexcusable ne par l’autre,qui
constitue pas un vice entraîne une
de consentement. disproportion
importante entre les
 L’erreur peut être prestations des
provoquée par le dol parties.
( la fraude ). Le dol  (Sauf exception, la
peut résulter du lésion ne vicie le
silence ou d’une consentement qu’à
réticence. l’égard des mineurs
et des majeurs
protégés).
Le contrat se forme par le seul échange de
consentement.

au moment où l’offrant reçoit l’acceptation


et au lieu ou l’acceptation est reçue
3) L’objet

opération juridique envisagée


par les parties au moment de
la conclusion du contrat.

Ne doit pas être Ni contraire


prohibé par la loi l’ordre public, sinon le
contrat est nul.
4) La cause du contrat

qui détermine chacune des La cause du contrat ne doit pas


parties à conclure le contrat. être prohibée par la loi ou contraire
à l’ordre public, sinon le contrat est
nul.
Les effets du contrat
Les effets du
contrat 1

 Toute modification
Le contrat fait la loi des nécessite l’ d’accord des
parties: c’est une« loi partie
privée » 

Les parties doivent


recourir aux tribunaux
pour le faire respecter

Mais le tribunal ne peut pas le modifier


(Sauf dans les cas prévues par la loi.).
Les effets
du contrat 2

 Cependant la loi prévoit


 En principe un des situations
contrat n’a d’effets exceptionnelles dans
qu’entre les parties lesquelles les tiers
contractantes. peuvent être liés par le
contrat.
 Dans les contrats de consommation ou
d’adhésion:
 le consommateur ou l’adhérent n’est pas lié
par :
 * Par La clause illisible Et incompréhensible
 * La clause abusive

La simulation
Contrat apparent, Contrat secret (contre-lettre):
*la contre lettre n’a d’effet obligatoire qu’entre les parties.
*Les tiers, selon leur intérêt, peuvent se prévaloir du contrat apparent ou de la contre-lettre
L’annulation du contrat

Si le contrat est annulé


rétroactivement : Si le contrat est annulé
on parle de résolution = pour l’avenir on parle
le contrat est sensé de résiliation .
n’avoir jamais existé.
Les Marches publics

contrats administratifs ,

soumis à régime spécifique


contrats administratifs ,

Définition du contrat administratif :


Le contrat administratif est un contrat passé :
- Soit par une personne publique ou pour son compte et
soumis à la compétence et au droit administratif
- Soit par disposition expresse de la loi,
- soit en raison de la présence de clauses exorbitantes
du droit commun
- soit parce qu’il confère à son titulaire une
participation directe à l’exécution d’une activité de
service public.

Le contrat administratif se caractérise en outre par


sa mutabilité c. à. d que la personne publique peut
ordonner des changements en cours d’exécution.
contrats administratifs ,

Il se caractérise également par le fait que


les clauses sont préalablement établies par la
personne publique et que la seconde partie au
contrat ne peut qu’y adhérer : Donc les
marches publics sont des contrats d’adhesion.
Le contrat administratif aura également
pour spécificités :

*
Une inégalité des intérêts : la personne
publique recherchera l’intérêt général alors
que le cocontractant l’entrepreneur recherche
son intérêt particulier

*
Le contentieux des contrats
administratifs est du ressort des tribunaux
administratifs.
contrats administratifs ,

•Des lors pour qu’un contrat puise être qualifie de


contrat administratif, il doit répondre à plusieurs critères

Une personne de droit public.


Des clauses exorbitantes de droit commun.
Une inégalité des intérêts.
Une mutabilité du contrat.
Des clauses préalablement établies par la personne
de droit public.
Un contentieux du ressort des juridictions
administratives.
Régime spécifique de marches publics
Le régime spécifique

Ce régime se caractérise par

1) Le pouvoir de direction et de contrôle : s’exerce par l’intermédiaire des


ODS et permet au service contractant de s’immiscer dans l’organisation de
chantier et même si aucune disposition du marche ne le prévoit.

2) Le pouvoir de modification unilatérale du marché : ce pouvoir ne peut


s’exercer que pour motif légitime justifié par l’intérêt général .la modification
ne doit pas entraîner un bouleversement du marche ou porter sur les clauses
financières du marche

3) Le pouvoir de sanction :
sanctions financières (pénalités) ou coercitive
4) Le pouvoir de résiliation unilatérale  du marche : Qu’il y ait ou non faute de
cocontractant, à condition que la décision soit fondée sur un motif tiré d’un
intérêt général.
« Cette faculté est reconnue à l’administration même dans le silence du
contrat et même dans le cas ou le contrat prévoit le contraire « 
SPECIFICITES DU REGIME DES

CONTRATS ADMINISTRATIF PAR

RAPPORT AU CONTRAT DE
DROIT PRIVE
CONTRAT DE DROIT PRIVE CONTRAT DE DROIT
PUBLIC

Soumis à la règle du droit privé. Soumis aux règles du droit


public
Libre choix du partenaire. Obligation de mise en
concurrence

Egalité des intérêts des deux parties Inégalités des intérêts


(déséquilibre formel)
Immutabilité du contrat Mutabilité du contrat
Libre négociation Adhésion à des clauses
préalablement et
unilatéralement établies
Clause compromissoire (arbitrage) Non compromission. (sauf
dans le cadre du commerce
international)
Compétence tribunaux de l’ordre judiciaire Compétence tribunaux
administratifs
Art. 6. Tout contrat ou commande dont le montant est égal
ou inférieur à huit millions de dinars (8.000.000 DA) pour
des prestations de travaux ou de fournitures, et quatre
millions de dinars (4.000.000 DA) pour des prestations
d’études ou de services, ne donne pas lieu, obligatoirement,
à passation de marché au sens du présent décret
Seuil
Seuil de
de passation
passation

les marches publics sont des contrat


ou commande dont le montant est
Supérieur:
* à 8.000.000.00 DA pour les
prestations de travaux ou de fournitures,
* et 4.000.000,00 DA pour les prestations
d’études (Art 6).

Le service contractant doit procéder à une juste


évaluation du marche qu’ il envisage de conclure.
Au dessous du seuil de 8.000.000(pour les travaux et fournitures) et
4.000.000.DA( pour les études et services) l’ administration n’ est pas tenu de
passer un marche public.

Au dessus du seuil il est en principe nécessaire de publier un avis d’ appel d’


offres(sauf s’il s’agit d’un marche de gré à gré).

Cette formalité de publicité conditionne la validité du marche


les commande dont le montant est égal ou inferieur à 8.000.000.00
DA pour les prestations de travaux ou de fournitures, et
4.000.000,00 DA pour les prestations d’études , doivent faire l’ objet
d’ une consultation d’ au moins trois prestataires qualifies pour le
choix de la meilleure offre , en terme de qualité et de prix (Art 6 al. 1).

Ces commandes doivent faire l’ objet de contrat fixant les droits et les
obligations des parties.

L’allotissement des besoins, dans le but d’échapper aux seuils


de compétences fixés par les procédures prévues au
présent décret, est interdit.
Les commandes de prestations dont les montants cumulés, durant
le même exercice budgétaire est inferieur à 500.000DA( pour les
travaux et fournitures) et 200.000 DA(pour les études et
services ) ne sont pas, en cas d’ urgence , obligatoirement
soumis à la consultation . Art. 6

Ces commandes doivent obligatoirement faire l’ objet d’ un contrat lors qu’


elles portent sur des études
 
Pour apprécier les seuils réglementaires on doit prendre
en compte les éléments suivant

 Le montant total du marche s’ il s’ agit d’un marche simple

 Le montant de tous les lots et de toutes les tranches , si Le marche


en comporte,

 Le montant minimum et le montant maximum s’il en comporte

 La durée totale du marche s’ il est passé pour plusieurs années .


Les pièges à éviter

 Ne pas tenir compte de toutes les prestations


nécessaires à la bonne conduite du projet .

 Découper une opération pour être en dessous du


seuil de passation réglementaire
Les questions à se poser

 L’ évaluation du montant du marche a-t- elle été précise et sincère ?

 A-t-on recense tous les besoins à satisfaire pour toute la durée du


marché?

 Est- on certain, pour les achats sur factures que d’ autre achats de même nature ne
seront pas nécessaires au cours de la même année budgétaire?

 A- t- on pris en compte la durée totale lorsqu’ il est passe sur plusieurs année?
Ce qu’il faut faire

1. Prendre des marges de sécurité dans l’ évaluation pour éviter les


mauvaises surprises au moment du dépouillement

2. Intégrer’ ensemble des besoins exprimes par l’ ensemble des


services .

3. Respecter les différents niveau de publicité (nationale , locale)


 A qui s’ applique la RMP?
Art 2

 Administrations publiques,
 Institutions nationales autonomes,
 Wilaya,
 Communes,
 E.P.A,
 Centres de recherches et de développement,
 Etablissements publics spécifiques à caractère scientifique et
technologique, et eblissements publics à caractère scientifique
culturel et professionnel,
et eblissements publics à caractère industriel et commercial, les
entreprises publiques economiques réalisant des projets publics
financés partiellement ou totalement sur concours temporaire ou
définitif de l’ Etat.
Les établissements publics et les entreprises publiques
économiques , lorsqu’ils ne sont pas non soumis la RMP,
sont tenus de l’ adopter et de la valider par leurs organes
sociaux et leur conseil d’ administration , sauf dans leur
dispositions relative au contrôle externe (art.2al 2)

Le conseil de participation de l’ Etat (pour les entreprises


publiques économiques ) et le Ministre de tutelle (pour les établissements
publics ) doivent établir un dispositif et approuver un
dispositif de contrôle externe de leurs marchés

Le conseil de participation de l’ Etat et


le Ministre de tutelle peuvent en cas de
nécessite déroger à certaine
dispositions de la RMP.
en vue d’effectuer les opérations suivantes:

• 1-acquisition de fournitures,

• 2-réalisation de travaux,

• 3-préstation de services,

• 4-réalisation d’études.
Principe général

Les marchés publics sont Ce principe souffre de certaines


conclus avant tout exceptions (dérogations )
commencement d’exécution prévues aux et 7art 5 , 6
des prestations Art. 7

dérogations
1ere dérogation
5 Art.

Les marchés d’importation de produits et


services qui, en raison de leur nature, des
fluctuations rapides de leur prix et de leur Le Ministre concerné doit ,
disponibilité, ainsi que des pratiques pour chaque opération
commerciales qui leur sont applicables,
nécessitent une promptitude de décision du
,instituer une commission ad
service contractant, sont dispensés de hoc , composée de membres
certaines dispositions du présent décret, qualifies dans le domaine ,
notamment celles relatives au mode de présidée par le représentant
passation.
du service contractant ,
chargée de mener la
négociation et de choisir le
partenaire cocontractant
En tout état de cause, un marché de régularisation
est toutefois établi dans un délai de trois (3) mois à
compter du commencement d’exécution et soumis
à l’organe compétent de contrôle externe.
Ex: marches passes par OAIC
2eme dérogation
Art. 6

En cas de dépassement des seuils définis, pour des prestations de même nature,
auprès du même partenaire, au cours d’un même exercice budgétaire, un marché
dans lequel sont intégrées les commandes antérieurement exécutées) doit être
passé et soumis à l’organe compétent de contrôle externe des marchés.

Lorsque le service contractant ne peut


La liste des prestations et
conclure, au cours de l’exercice budgétaire
fournitures visées ci-dessus est
considéré un marché, pour les opérations
fixée par arrêté conjoint du
d’acquisition de fournitures et de services,
ministre chargé des finances et du
de type courant, et à caractère répétitif, un
ministre concerné.
marché de régularisation est établi, à titre
 
exceptionnel, durant l’année suivante.
 
Art. 6

les commandes dont le montant est inferieur à


5000.000DA( pour les travaux et fournitures) et
400.000 DA(pour les études et services ) ne sont
pas, en cas d’ urgence , obligatoirement soumis à
la consultation .

Ces commandes lors que’ elles portent sur


des études doivent obligatoirement faire l’
  objet d’ un contrat  
3eme dérogation
Art. 5

Art. 7

En cas de péril menaçant un investissement, un bien du service


contractant ou l’ordre public, le ministre ou le wali concerné,
peut, par décision motivée, autoriser le commencement
d’exécution des prestations avant conclusion du marché.

Un marché de régularisation doit être


Une copie de cette autorisation est établi dans un délai de trois (3) mois à
transmise au ministre chargé des compter du commencement
finances. d’exécution, lorsque l’opération dépasse
les montants cités à l’article 6 ci-dessus,
et est soumis à l’organe compétent de
contrôle externe des marchés.
Les acteurs de la commande publique
Les acteurs de la commande publique

le maître de l’ouvrage


le maître de l’ouvrage délégué
le maître de l’œuvre
le contrôleur technique
l’entreprise (s)
Le ou les sous traitant(s)
1-le service contractant ou MAÎTRE DE L’OUVRAGE ( art.21)

Personne morale
Personne physique

pour le compte de laquelle l’ouvrage est


réalisé
Personne morale

Deux sortes de personnes morales

Personne Personne
morale de droit morale de droit
public : privé

*les sociétés civiles


*l'État
*les entreprises, qui sont
*les collectivités territoriales
juridiquement des sociétés
et leurs groupements
commerciales
*les établissements publics
*les groupements d'intérêt
*Les groupements d'intérêt
économique
public
*les associations
*les syndicats
*les fondations

Le personne morale de droit public est


soumise aux règles du droit administratif La personne morale de droit privé est, quand a
elle, est soumise aux règles du droit privé .
Notion de personne morale

groupement de personnes Groupement de biens


physique,

Groupement ayant, comme


une personne physique, la
personnalité juridique.

Or n’étant pas une personne physique, la personne morale


s’acquiert après un certain nombre de formalités.
Possibilité de soumissionner dans le cadre d’un
groupement d’entreprises doit être prévue dans le cahier
des charges de l’appel d’offres et si l’intérêt de l’opération le
justifie,
( Art. 59).
Groupements de commande (art.19)

Les services contractants peuvent Coordonner la


passation de leurs marchés par la constitution, entre
eux, de groupements de commandes.

Une convention , définissant les modalités de fonctionnement


du groupement, est signée par ses membres.

Les services contractants peuvent charger l'un d'entre eux,


en sa qualité de service contractant coordonnateur, de
signer et de notifier le marché.
Le maitre de l’ ouvrage peut déléguer certaines de ses attributions
à un mandataire(le maitre d’ ouvrage déléguer)
2- LE MAÎTRE DE L’OUVRAGE délègue

Personne morale
Personne physique

qui a reçu délégation de l’autorité


habilitée pour exercer en son nom ou
pour son compte, de tout ou partie des
attributions qu’il exerce lui même en sa
qualité de maître d’ouvrage.
LE MAÎTRE DE L’OUVRAGE délègue est un mandataire

LES MISSIONS DU MANDATAIRE

 Définition des conditions administrative et technique de la


réalisation de l’ouvrage.
 Préparation du choix des maîtres d’œuvres.
 Signature et gestion des marchés de mise en œuvre.
 Préparation du choix du contrôleur technique.
 Signature et gestion des marchés de contrôle technique,
d’étude ou d’assistance.
 Préparation du choix des entreprises.
 Signature et gestion des marchés de travaux.
 Versement de leurs rémunérations.
 Réception des travaux.
 Action en justice.
LES CONDITIONS D’EXERCICES DU
MANDAT

 Définir les attributions confiées au


mandataire.
 Indiquer les modalités de sa rémunération.
 Les pénalités encourues.
 Les conditions de résiliation.
 Modalité d’achèvement de la mission du
mandataire.
3- Le partenaire cocontractant 

une ou plusieurs personne(s) physique(s) ou morale(s)


chargée de l’exécution des prestations , conformément
aux dispositions du marché public

Soit individuellement
(UN Soit (GROUPEMENT)
SEULCOCONTRACTANT)

groupement conjoint:
groupement solidaire: chacun des membres du
chaque membre est engage
groupement est engagé pour l’exécution de l’
intégralité du marché uniquement à exécuter la ou
les prestations qui sont s lui
attribuées dansle marché
Exclusion de la participation aux marche publics
( art.52)

Exclusion temporaire
Exclusion définitive

1 - En état de faillite, de liquidation, de cessation d’activités, de règlement


judiciaire ou de concordat ou ayant fait l’ objet de telles
procédures,

2 - Condamnation pour un délit affectant leur probité professionnel,

3 – Ne sont pas en règle avec leurs obligations fiscales et


parafiscales

4 - Ne justifiant pas du dépôt légal de leurs comptes sociaux

5 - qui ont fait une fausse déclaration ;


Exclusion de la participation aux marche publics
( art.52)

6 - qui ont fait l’objet de décisions de résiliation aux torts exclusifs, après
épuisement des procédures de recours prévues par la législation et la
réglementation en vigueur ;

7- interdits de soumissionner aux marchés publics, prévue à l’article 61 du


présent décret ( actes de corruption )

8- inscrits au fichier national des fraudeurs, auteurs d’autres d’infractions


graves aux législations et réglementations fiscales, douanières et
commerciales

9-qui ont fait l’objet d’une condamnation pour infraction grave à la législation
du travail et de la sécurité sociale ;

10- étrangers attributaires d’un marché, qui n’ont pas respecté l’engagement
défini à l’article 24 du présent( investissement )
MAITRE D’ŒUVRE

DEFINITION :
 Personne morale ou physique réunissant les
conditions de qualification professionnelle
Il est chargé :
 En amant, d’une mission de conception de
l’ouvrage.
 En aval, d’une mission de surveillance et de
coordination. (art.9 du DL 94 07)
LA FONCTION DU MAITRE D’ŒUVRE

 Concevoir un projet de construction .


Préparer les marchés de travaux à passer avec les
entrepreneurs.
Diriger les travaux réalisés par les entrepreneurs choisis.
 Vérifier leur conformité aux dispositions des marchés.
 Contrôler le paiement des travaux.
 Assister le maître de l’ouvrage pour la réception des ouvrages.
 Assurer le rôle d’intermédiaire entre le maître d’ouvrage et
l’organique de contrôle technique.
LES MISSIONS DE LA MAITRISE
D’ŒUVRE EN BATIMENT

 La mission " esquisse " (parti architectural).


 La mission « l’avant projet »(étude sommaire chiff)
 La mission « projet d’exécution »(étude descri.
Expl. et justif. des dispo. Tech.)
 La mission « assistance dans le choix de
l’entrepreneur».
 La mission « suivi et contrôle des travaux ».
 La mission « présentation des propositions de
règlement ».
 Personne morale à laquelle est confié le contrôle de la
conception des ouvrages ( stabilité des ouvrages au regard des
dispositions et règles techniques de construction en vigueur)

Pendant l’exécution des travaux, il contrôle de ces mêmes


règles et les recommandations qu’ il aura éventuellement
émises .
Le contrôle technique

 Le contrôle doit être indépendant des autres


intervenants ( maitre de l’œuvre ,entrepreneur)
 Il a été institué pour;

- contribuer à la prévention des différents aléas


techniques sur les ouvrages.
- donner des avis, sur les problèmes touchant à la
solidité de l’ouvrage.
* Le contrôle technique est obligatoire pour les
bâtiments ,O A
LE SOUS TRAITANT
Art. 107 0 109
Met en présence trois personnes:

 le partenaire cocontractant
 le service contractant
 le sous –traitant

personne physique ou morale à laquelle le partenaire


cocontractant a confié sous sa responsabilité l’exécution d’une partie
de l’objet du marché ( travaux, d’études, de fournitures ou de
service), après accord du service contractant
LE SOUS TRAITANCE REVET DEUX(2) FORMES:

La sous-traitance
La sous-traitance est de technicité
est de capacité
(lorsque le titulaire est
(lorsque le titulaire du oblige de recourir à un
marché ne dispose pas de tiers pour exécuter la
moyens pour produire le prestation qui nécessite
travail) une qualification

permet de respecter les délais


d’exécution du marché en palliant la On confier à une entreprise une partie
surcharge de travail ou les manques de des prestations du marché pour
moyens de l’ entreprise titulaire lesquelles l’entreprise titulaire n’a pas
le savoir-faire suffisant.
LE SCHÉMA DE LA SOUS-TRAITANCE

Service contractant

Possibilité de Candidat /Titulaire


paiement
direct

Sous-traitant
Condition de formation de la sous-traitance

1.La sous-traitance porte sur une partie du marché.


le partenaire contractant ne peut pas sous traiter la totalité
du contrat ( art 107 du DE portant RMP).
 le champ d’intervention de la sous-traitance ne peut
concerner que les prestations définies et prévues
expressément dans le marche ( art 109 du DE portant RMP)

Lorsque les prestations sont prévues par le marché, le sous traitant peut être payé
directement par le service contractant .
Les modalités d’application des dispositions de cet alinéa sont précisées par arrêté du ministre chargé des finances.
2. approbation du sous-traitant

le choix du sous-traitant doit obligatoirement et préalablement être approuver, par le


service contractant ,après vérification des qualifications ,des références
professionnelles et des moyens humains et matériels ( art 109 al.2 du DE portant
RMP)
Les formalités d’approbation peuvent être effectuées de deux manières :

b) Lors de la mise en exécution du


a) dés la consultation: marché,
Dans ce cas, l’entreprise fait connaître à l’acheteur public
les parties du marché qu’elle compte sous-traiter. l’entreprise peut sous-traiter alors que rien n’était
La déclaration de sous-traitance doit comprendre prévu lors de la consultation.
*la nature des prestation à sous-traiter
Elle fait une demande qui comprendra les mêmes
*l’adresse et raison sociale du sous-traitant renseignements que la déclaration
*le montant prévisionnel et modalité de .règlement
3)Effet de la sous-traitance

Pour le titulaire du marché


Pour la personne publique;
Le contrat le liant au sous
 Il n’existe aucune obligation traitant est un contrant
contractuelle entre le service de de droit privé.
contractant et le sous –traitant
(Art. 108) . les obligations réciproques entre
les parties
Le titulaire du marché est sont définies par le contrat .
responsable pour la totalité de la
prestation y compris pour la partie En terme de responsabilité le
qui n’effectue pas lui même . sous –traitant est
responsable envers le titulaire du
marché .
4) La sous-traitance occulte

lorsque la sous-traitance n’a pas été accepté


 le paiement n’a pas été agréé

Le sous-traitant occulte peut mettre en jeu la responsabilité l’administration , dans l


’ éventualité ou cette dernière connaissant sa participation au marche , n’aurait pas
demandé au cocontractant d’effectuer les formalités d’acceptation et d’agrément des
conditions de paiement.
LA Maturation du projet
Ou la définition et l’évaluation des besoins
La définition des besoins est une exigence réglementaire et
économique

* une exigence économique


* une exigence réglementaire

 La réglementation des marches publics


fait de cette étape une obligation  un besoin clairement défini permet à une
entreprise de faire une proposition
 Le service contractant est tenu de
pertinente pour le meilleur prix.
déterminer aussi exactement que
possible les spécifications et la
consistance des prestations avant tout  A l’ inverse une demande mal formulée ou
appel à la concurrence (art.11) un besoin mal défini ,génère un climat d’
incertitude chez les entreprises :Elles
 le décret exécutif .N° 98-227 du 13juillet 1988 chercheront à se couvrir par un prix élève
(relatif aux dépenses d’équipement de l’état)
subordonne l’inscription de tout projet
d’équipement public à la maturation suffisante,

 art. 48 la documentation mise à la disposition


des candidats, contient tous les renseignements
nécessaires leur permettant de présenter des
soumissions acceptables, notammen
LA détermination des besoins et donc de leur montant permet
de détermine les seuils de compétence des commissions (art. 11
al.3).
Les questions à se poser en matière d’ évaluation des besoins

1°le recensement des


2°Le service
besoins 4°Le projet est –
a – t –il toutes les
est – il exhaustif? il juridiquement
compétences?
3°Quels ont été les
réalisable?
besoins à satisfaire par
le
passer ?
Ce qu’ il faut faire

1° mettre en place des outils adaptes de recensement des


besoins (fiche navette ,tableau de bord ,planning)

2°Evaluer les compétence des services et faire appel


le cas échéant à des personnes ou entreprises
spécialisées
Comment évaluer les besoins
la définition et l’évaluation des besoins

120

deux (2) approches , deux ( 2) points de


vue différents peuvent être envisagés:

démarche classique démarche fonctionnelle

•imposer une
solution , décrire uniquement
•des spécifications les fonctionnalités
détaillées, souhaitées enlaissant
•un outil ou le choix de la
•un produit solution
le cahier de charges est souvent un mélange de ces deux approches
121

Le choix s'effectuant selon les la compétences (disponibles dans


besoins, l'état de l'entreprise) pour le rédiger le CDC
connaissance des solutions et et
potentielles analyser les besoins
122

démarche classique
1ere étapes
123

Recensement quantitatif des besoins: tous les éléments


susceptibles de définir avec exactitude les besoins à satisfaire).

Analyse qualitative des besoins


(Analyse des options)

L’analyse terminée, un
Sélection de toutes L’analyse des rapport comprenant
les options options faite suivant toutes les hypothèses
possibles Afin des hypothèses clefs est transmis à
de les analyser. clairement définies. l’autorité compétente
pour décision.
1ere étapes
Pour les Operations de
travaux

Réalisation d’études préalables ,


qui sont de différents types: 

les objectifs Les taches L’organisation


poursuivis et   (équipe chargée de la
(caractéristiques, Leur Le gestion du projet en
dépenses calendrier budget liaison avec d’autres
autorisées, de intervenants)
réalisation
retombée Socio-
économiques).

124
1ere étapes
S’IL s’AGIT d’ Operations
complexes
125

L’option retenue est traduite en


un programme qui indique
clairement :

1°Étude faisabilité . 2° Étude d’impact sur 3°Études d’avant


l’environnement
projet :
1-L’ étude de faisabilité repose sur la faisabilité du projet tant aux
niveaux économique et technique qu'au niveau organisationnel.

Elle répond aux préoccupations

Le projet
envisage A quelles conditions Ces conditions A quel rythme le
est –il techniques et financière sont elles projet est- il
réalisable? raisonnable? réalisable ?

L’analyse de ces interrogations permet de tracer les grandes lignes du projet,


d’étudier l’évolution prévisible des besoins, de prévoir l’ articulation générale de
l’opération, d’indiquer les contraintes …..Délai de réalisation de l’ouvrage.
2° Étude d’impact sur l’environnement 

.
soumise à une enquête
concerne tous les publique dont les
permet de s’assurer travaux sauf ceux résultats font l’objet
que le projet envisagé exclus expressément d’une décision
ne porte pas atteinte à par le décret d’approbation ou de
l’environnement. exécutif n°90.78 du rejet motivé de la part
27.02.1990. du Ministre chargé de
l’environnement
3° Études d’avant projet :

128

APS :avant projet sommaire


de l’ouvrage envisagé dont les APD : il avant projet détaillé de
études ont pour objet l’ouvrage envisagé
3° Études d’avant projet :

APS :avant projet sommaire

de préciser la
de préciser la composition
composition d’apprécier générale
générale les volumes en plan
en plan intérieurs et et en volume ;
l’aspect L’établissement
et en extérieur de l’estimation
volume ; provisoire du coût
prévisionnel des
de proposer les travaux
dispositions
techniques
pouvant être
envisagées
3° Études d’avant projet :
APD :avant projet détaillé

130

de
déterminer
les surfaces d’établir
détaillées de l’estimation
tous les de définir les définitive du
éléments du principes coût
programme ; prévisionnel des
d’arrêter en constructifs, travaux (de
plans, coupes matériaux et préférence en
et façades, installations lots séparés,
lesdimensions combien même
de l’ouvrage techniques il est envisagé,
et son la réalisation en
aspect ; TCE)
2 Eme
étapes

131

Recherche de la Spécifications des


solution besoins (CTP)
technique
3 Eme
étapes

132

Lancement de la procédure de
Rédaction des supports
consultation
contractuels

Montage juridique  Consiste


particulièrement à s’assurer :

Que le marché
contrat)prévu répond Que le marche
aux formes prescrites projeté) est De la capacité et de
par la réglementation conforme aux l’habilitation du
des marchés règles de la service contractant
comptabilité
Que les crédits nécessaires
De l’existence des autorisations
à la réalisation du projet
nécessaires
sont mis en Place
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION DES
BESOINS
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION DES BESOINS

133

Travail en équipe réunissant


les compétences nécessaires à la rédaction du
dossier de consultation
(cahier des charges )
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION DES
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION DES
BESOINS
BESOINS

134

Un risque de prééminence des fonctions


Un risque de séparation des missions
techniques et la non prise en compte du
et d’isolement des compétences
besoin de l’ utilisateur

134
135

la démarche FONCTIONNELLE

135
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION DES
BESOINS

1. Placer l’utilisateur au centre de la démarche


136
2. Partir du besoin sans a priori technique
3. Associer toutes les compétences nécessaires
4. Remettre en cause les routines et les habitudes
5. S’ouvrir aux alternatives disponibles dans les entreprises
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION
DES BESOINS
Les attributions du maître d’ouvrage
137
le conduisent à une démarche
fonctionnelle :

Opportunité de l’opération
Détermination
De
l’enveloppe financière

Faisabilité de Définition
l’opération du programme
Localisatio
n

137
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION DES BESOINS

138
 Plus généralement, la procédure du concours
traduit une démarche fonctionnelle :
« Le concours est la procédure de mise en
concurrence d’hommes de l’art en vue de la
réalisation d’une opération comportant des
aspects techniques, économiques, esthétiques
ou artistiques particuliers »
L’ANALYSE ET LA SPÉCIFICATION DES BESOINS

139
 Les clauses d’un CPS peuvent également traduire
une approche fonctionnelle :
 Domaine de l’informatique et de la
Communication d’intérêt général
 Solution de préservation de
l’environnement
 Problématique industrielle
 Marché de définition
 …/…
140

L’ANALYSE FONCTIONNELLE ET SON APPORT


AUX ACHATS PUBLICS
Dans la démarche fonctionnelle

141

l'analyse des besoins se concentrent surtout sur les besoins


majeurs du produit,

ces besoins majeurs sont ensuite approfondis pour rédiger


un document contractuel .

ces besoins sont exprimés sous forme de fonctions (d'où le


nom d'analyse fonctionnelle) et non de solutions pour
permettre un choix lors de l'étude technique.

Les fonctions doivent donc être:


* listées,
*classées
et *explicitées.
L’ analyse fonctionnelle utilise certains outils
fonctionnels :

142

pieuvre
bête à cornes

Ces outils permettent de caractériser les fonctions de


service attendues et générées par l'usage d'un produit.

142
Pour établir la bête à corne, on doit se poser
trois questions essentielles:

A qui, à quoi le produit rend-il Sur qui, sur quoi agit-il ?


service ?

Dans quel but ? (pour quoi ?)

143
144
La pieuvre est un diagramme
de représentation

145

des fonctions d’un


objet et De leurs relations.

C’ est à dire les associations entre le système et les


éléments de son environnement.

1)Les fonctions principales( FP) relations


Il y a deux catégories de fonctions de entre deux composantes du milieu
service représentées par la pieuvre. extérieur par l’intermédiaire du produit

2 ) Les fonctions contraintes.


identifient les relations entre l’objet et
un élément du milieu extérieur.
Définition de l’ analyse fonctionnelle

146

norme (X 50-151) AFNOR


NF

Démarche consistant à recenser, ordonner ,caractériser,


hiérarchiser et/ou valoriser les fonctions d’un « produit » (ses
actions, exprimées en termes de finalités). »

146
La différence entre fonctions techniques et fonction de
service

norme (NF X 50-


150)147

Fonction de Fonction
Fonction service technique

« Action attendue « Action interne au


«Actions d’un produit ou de
d’un produit pour produit choisi par le
l’un de ses constituants,
répondre à un concepteur-
exprimées exclusivemenent
élément de besoin réalisateur, dans le
termes de finalités »
d’un utilisateur cadre d’une solution,
donné » pour assurer des
fonctions de service »
Analyse fonctionnelle

Comment - N’est-ce pas


A quoi Qui en a Pourquoi
ça pourrait
cela va-t-il vraiment l’acquérir un effet
fonctionner
servir ? besoin ? maintena mode ?
?
nt ?

Définition du
besoin
Comment définir le besoin ?
Quels que soient les domaines et d’achat les questions
à se poser le QQOQC
149
- Des Critères
spécifiques
(sécurité,
environnemental,
social,
développement
- A quelle - Quel est le
durable,…) sont-
destinataire - Quel est le ils à prendre en
fonction, à final ?
lieu, l’endroit considération ?
quel usage
de
est
réalisation
Destiné la et/ou
prestation? d’utilisation ?
(le matériel, - Quelle(s)
le service) quantité(s) prévoir
et sur quelle
durée ?
150

L’ANALYSE DE LA VALEUR
DANS LES ACHATS
PUBLICS
LA DÉFINITION DE
L’ANALYSE DE LA VALEUR
151

C’ est une méthode de travail en groupe


destinée à concevoir ou à optimiser un
produit afin de satisfaire au mieux les
besoins des utilisateurs au meilleur coût .»

Trois notions à bien distinguer


LES PARADIGMES DE L’ANALYSE DE LA VALEUR:

Ensemble des termes d’ une même classe de mots qui peuvent être substitués l’ un
à l’ autre dans un contexte déterminé


LES 7 ÉTAPES DE L’ANALYSE DE LA
VALEUR

Objectifs Exemples d’outils


153
Analyse des coûts globaux, benchmarking,
Délimiter le sujet, évaluer les enjeux,
groupe utilisateurs, retour d’expérience,
constituer le groupe de travail
veille technologique

Analyse du cycle de vie du produit, de


Collecter les informations techniques,
ation commerciales, économiques, juridiques,…
l’évolution du besoin et de l’environnement,
veille concurrentielle

Spécifier un cahier des charges fonctionnel Valorisation de chaque fonction et sous-


me du besoin, faire l’analyse économique des fonction du produit, analyse des
alternatives alternatives

Mobiliser la créativité du groupe, susciter


Brainstorming, travail avec les groupes
rnatives l’innovation, les changements de points
utilisateurs, veille technologique
d’habitude

Sélectionner les solutions viables, et Chiffrage des solutions, retour sur les
narios réalistes techniquement et financièrement besoins initiaux, cotation des scenarios

Processus en entonnoir, élimination des


Faire la synthèse des travaux, hiérarchiser
solutions non viables ou irréalistes, ciblage
s les solutions, retenir la solution la plus
de la solution pertinente au regard du
pertinente
besoin

Planning de réalisation de l’achat, revue de


Benchemarking: technique154de gestion et de marketing
consistant à comparer une chose à une autre dans un domaine
spécifique(entreprise /entreprise)

Brainstorming: recherche de nouvelles idées sur un sujet


donnée par le moyen de la libre expression
LES 7 ÉTAPES DE L’ANALYSE DE LA
VALEUR

155
Des étapes s’inscrivant dans un processus cohérent

Les prescripteurs
Les experts techniques
Les utilisateurs
Les acheteurs
LES IMPACTS DE L’ANALYSE DE LA
VALEUR

156

Impacts Impacts
Impacts managériaux organisationnels
culturels

Remettre en question
les habitudes, les Travailler en
méthodes, les équipe
spécifications Associer Capitaliser les
Utiliser une prescripteurs, expériences
démarche en utilisateurs,
Utiliser une
entonnoir : du acheteurs,
juristes,… méthodologie
général au particulier
Favoriser structurante
Prendre en compte
les données de l’implication de
l’environnement et toutes les
ses évolutions parties
Revenir aux prenantes
fondamentaux des 156
LES IMPACTS DE L’ANALYSE DE LA VALEUR
Quels que soient les domaines et d’achat les
questions à se poser le QQOQC

- Des Critères
spécifiques(sécurité
,
environnemental,
social,développeme
nt durable,…)
- Quel est le sont-ils à prendre
- A quelle en
destinataire
fonction, à quel final ? considération ?
usage est - Quel est le
Destiné la lieu,
l’endroit de - Quelle(s)
prestation?(le
réalisation quantité(s)
matériel, le
et/ou prévoir et sur
service)
d’utilisation quelle
? durée ?
158

LA MÉTHODE DES COÛTS CIBLES PAR


FONCTION

Le « Target costing »
 le "target costing" ("coût cible" ou "genka kikaku" au Japona été
développé au Japon et inventé en 1965 (...).".
Cette est utilisée et développée dans l'industrie japonaise, par
exemple 100% dans l'industrie automobile, 88.5% dans l'industrie
des biens d'équipement...

 C’est une méthode d'évaluation des coûts de production qui


s'appuie uniquement sur une analyse des fonctions attendues
par les clients d'une entreprise.
 La méthode permet de diminuer les coûts de production en se fondant
sur l'idée que les clients peuvent préférer un produit moins cher mais
adapté à leurs besoins

Cette méthode de comptabilité analytique est donc une
méthode préférentielle en marketing. Ces coûts cibles doivent
être scénarisés de telle sorte à s'assurer de l'efficience de
l'offre marketing et des économies d'échelle générées.
. Il est préférable de s'assurer tout de suite le faisabilité d'une offre et de
son marketing-mix, en comparant ce coût cible de production au coût de
revient.

Cette méthode permet d'évaluer la participation des coûts cibles dans la


couverture des coûts fixes de l'entreprise comme outil stratégique de
choix des offres marketing.
la méthode nécessite généralement une étude de marché (une enquête)
révélant les préférence des clients pour des fonctions.
 Il est nécessaire ensuite de valoriser le coût de production (par toutes
méthodes de comptabilité analytique) de chaque fonctions. les coûts de
production sont des indicateur d'évaluation des économies d'échelle
réalisables par l'augmentation des ventes.
 Il faut enfin établir un coût cible (de production) d'une offre qui soit à la
fois efficiente et adaptée aux goûts de la clientèle.
Se rapprochant de la méthode du seuil de rentabilité, il est possible de
créer des indicateurs évaluant la participation des coûts cibles dans la
couverture des coûts fixes de l'entreprise.

L'analyse est finalisée par la comparaison de ce coût de production cible


par le calcul du coût de revient correspondant. C'est-à-dire la
comparaison du niveau de couverture des frais fixes par les ventes en
incluant les frais de commercialisation.
LA MÉTHODE DES COÛTS-CIBLES PAR FONCTION

Le « target costing »

PRODUIT MARCHÉ
Concept global 1. Préconception Étude de marché

Principales 2. Mise au point Coût cible


fonctionnalités du principe pour le produit
Coût cible
Composants 3. Mise au point pour les
principaux des bases fonctionnalités
Spécifications 4. Mise au point Coût cible pour les
de production des détails composants

5. Prod/achat
Les messages essentiels…
163

L’analyse Tous les Puisqu’on


fontionnelle acheteur, en fait
peut parfois sans tous,
s’appliquer le savoir, Il
à toutes les font de convient
catégories l’analyse d’adopter
d’achats (de fonctionnelle les
la plus bonnes
simple à la pratiques
plus .
complexe),

163
164

LA MISE EN ŒUVRE LA DÉMARCHE


FONCTIONNELLE
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL « CDCF »
La notion de CAHIER DES CHARGES
FONCTIONNEL « CDCF »

165
La notion de cahier des charges
fonctionnel (CDCF) : selon la norme
NF AFNOR X 50-150

Document par lequel le


demandeur exprime son besoin,
ou celui qu’il est chargé de
traduire, en termes de fonctions
de services et de contraintes.

Pour chaque fonction on définit


des critères d’appréciation et leurs
niveaux.

Chacun des niveaux doit être assorti


d’une flexibilité ».
Autrement dit,

166
, le cahier des charges fonctionnel (CDCF) est
un document formulant le besoin,

au moyen de
fonctions

détaillant les services


rendus par le produit

et les contraintes
auxquelles il est soumis.

166
le but d'un projet est de satisfaire le besoin.

il faut exprimer clairement les objectifs à


atteindre afin d'éviter toute confusion .
167
Le cahier des charges
fonctionnel permet de
formaliser avec précision
le besoin du demandeur.

Il explicite le besoin en
présentant le problème
dans son ensemble

Il favorise le dialogue entre les différents


partenaires, pour obtenir du prestataire la
conception et la réalisation la plus efficace qui
soit.
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL
« CDCF »

168
facilite aussi le choix des
solutions techniques
proposées par la suite

en définissant les critères qui


les départageront

ainsi que les niveaux


souhaités ou exigés pour
ces critères.
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL
et le programme fonctionnel

169
Les éléments de méthodologie

Le CDCF et le programme doivent:

- être rédigés indépendamment des solutions


envisageables ;
- laisser place à un large éventail de
concepts, d’idées, de suggestions ;
- être fondés sur une expression la plus libre
possible des besoins, quelle qu’en soit la
formulation.
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL
et le programme fonctionnel

170
Les éléments de méthodologie

Le CDCF et le programme
s’inscrivent dans une logique :

- allant du général au particulier ;


- de distanciation par rapport à des solutions
déjà connues (rejet du préconçu) ;
- de formalisation progressive ;
- de réflexion collective (respect de la
confidentialité des solutions).
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL
et le programme fonctionnel

Les dimensions d’un CDCF et d’un programme


fonctionnel
le CDCF

- Besoin exprimé sous la forme des


fonctions attendues des produits
Dimension (Pourquoi l’acquérir ? A quoi cela sert-
il ? A quoi cela répond-il ?)
fonctionnelle
- Les attributs du produit ou de la
prestation (les composantes)
- Les contraintes d’usage et
d’environnement (les données et études)
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL
et le programme fonctionnel
172

- Les dimensions alternatives


Dimension - Le rapport coût / performance
flexible - L’ajustement dans le temps (phase,
délai…)
-Les rapports entre utilisateurs, maître
d’ouvrage et maître d’œuvre
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL
et le programme fonctionnel

 Le programme fonctionnel

- Les exigences assorties ou non d’un


degré de flexibilité
- Les limites d’acceptation
L’expression
claire des besoins - Les limites d’intérêt
à satisfaire - Les éléments intangibles
- Les contraintes à respecter
- Les informations et données
disponibles
Le CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL

et le programme fonctionnel

174
Caractéristiques :
- Mesurables
Les - Identifiables
performances - Exprimées en valeur
- Niveaux de performance par
rapport à un référentiel : une
norme
- Les informations et données
disponibles

 Le programme fonctionnel détaillé est un document


formalisé permettant aux candidats d’exprimer leur solution
technique
STRUCTURER ET
RÉDIGER
LE PROGRAMME
FONCTIONNEL
les points clés d’ un programme fonctionnel

La structure d’ensemble du CDCF


-1
Énoncé général du
besoin
-2
Contexte et
environnement

-3
Les contraintes
connues
-4
L’affichage des
objectifs fonctionnels
-5
Précisions
complémentaires
-6
Finalisation du
document
Les contraintes techniques, réglementaires
et de service public

- L’environnement technique (standards


techniques impératifs sécurité / standards
Les techniques propres à l’organismes)

contraintes - Les contraintes physiques naturelles


(situation du terrain, caractéristiques
techniques climatiques, proximité d’obstacles naturels
existants…)
- Les contraintes physiques liées à l’activité
humaine (réseaux, effectifs, accès…)
- Autres …
les points clés d’ un programme fonctionnel

178
Les contraintes réglementaires

Contraintes La
Le respect des
urbanistiques ou réglementation
normes
Environnementales (normes interne (plan
nationales, qualité,standard
(plan d’occupation des s internes)
normes ISO,
sols, servitudes…)
décrets,
recommandati
ons…)
les points clés d’ un programme fonctionnel

Les contraintes
de service

Côté administration Côté usagers

- Continuité d’exploitation
- Sécurisation
- Facilité d’utilisation
- Accessibilité
- Simplification administrative
(instruction)
- Compréhension …/…
les points clés d’ un programme fonctionnel

L’énoncé des performances dans le


programme
La définition des
performances à Les mesures de performance
atteindre

 Notion de fiabilité (à
définir suivant le
contexte)
 Notion de sécurité (.
sécurité au feu / des  Exprimées en valeur
occupants, du
 Par rapport à une
bâtiment . sécurité
norme, un
d’utilisation / dans le
travail d’entretien, des classement, un
occupants contre les standard
dommages…)
 Notion d’accessibilité
La notion de performance
définition

«Ensemble des caractéristiques mesurables


et identifiables qui permet de mesurer
l’aptitude d’un projet ou d’une opération à
répondre à des objectifs prédéfinis et à
remplir certaines fonctions »

(Définition inspirée du « guide de la consultation sur avant-


projet performanciel » CSTB, Berger-Levrault, Nancy, 1987)
L’ANALYSE FONCTIONNELLE APPLIQUÉE AUX
ACHATS
La performance en 182
gestion des achats

Coût

Qualité Performance Délai

Service
L’ANALYSE FONCTIONNELLE APPLIQUÉE AUX
ACHATS

La mesure de la performance :
les grilles
d’analyse

Les trois niveaux Les 5


« M »

Les matériels Le milieu (le


L’organisatio Les processus (les (les moyens) contexte)
n chaînes
(l’entreprise) d’activités) - La main - Les
d’œuvre méthodes
(les (les
Les hommes
hommes) procédures
(les savoir-
)
faire, les - Les matières (les
expertises) composants)
LES POINTS-CLÉS D’UN PROGRAMME
FONCTIONNEL
184

Limite d’acceptation Limite d’intérêt


Limite Limite supérieure
Inférieure au-delà de laquelle
acceptable il n’y a pas
pour une d’intérêt à la
valeur performance :
donnée : « je donne une valeur,
et il n’y a pas
« je donne une valeur, d’intérêt à la
mais je suis prêt à dépasser »
descendre sous la
barre des
qualifications
exprimées »

184
LES POINTS-CLÉS D’UN PROGRAMME
FONCTIONNEL
Etudes d’opportunité 185
Etudes préalables et spécification du besoin

CDCF : Cahier des charges fonctionnel

Conception générale du projet

- Mise en cohérence avec les autres projets


- Rôle des acteurs / incidences

Avant-projet sommaire et définitif (APS/APD)

Conception détaillée
- Préparation et lancement de la
consultation
CPS Choix du mode de consultation

Mise en concurrence

- Méthodes d’analyse
- Critères de choix
Annonce, publicité, DAO
LES POINTS-CLÉS D’UN PROGRAMME
FONCTIONNEL
186

 L’analyse des fonctions

- Solidité
- Fiabilité(bon fonctionnement)
Les fonctions
- Intégration
techniques
- Maintenabilité
- Durabilité
- Standardisation
- Autres…
LES POINTS-CLÉS D’UN PROGRAMME
FONCTIONNEL

187qualité de service
- La
- La sécurité
- Les conditions de travail
- L’accessibilité des locaux
- L’image
Les fonctions - La convivialité
de service - L’hygiène et la propreté
- La communication / l’information
- La gestion de l’espace, la circulation
- L’esthétisme
- Autres…
LES POINTS-CLÉS D’UN PROGRAMME
FONCTIONNEL
188
La fonction La fonction
d’usage d’estime

« Traduction
 Adaptation du
d’une valeur
produit ou de
la solution à symbolique- »
mettre en
œuvre à
l’utilisation
qui en est
attendue »
LES POINTS-CLÉS D’UN PROGRAMME
FONCTIONNEL

La transcription
189

du programme en contrat

Contractualisation

Des points et
méthodes de - Si nécessaire
contrôle des prototypes,
(modalités maquettes et/ou
d’admission des tous documents
prestations ayant servi à la
De la réponse du
attendues - délais réponse du
candidat
- pénalités candidat
applicables…)
LES POINTS-CLÉS D’UN PROGRAMME
FONCTIONNEL

190
Cadre de
présentation des
offres

Réponse
sous forme Justification Chiffrage des
de devis Description
de performances par
performaciel des l’atteinte sous-ensembles
des
solutions
performanc
techniques
es
(méthodes,
outils de
mesures…)
FONCTIONNEL
AU CAHIER DES PRESCRIOPTION SPECIALES5 CDCF
AU CPS)
L’évaluation préalable des
191 solutions
pertinentes
• A l’issue de l’analyse fonctionnelle préalable, il est possible d’envisager différentes
solutions (créativité du groupe fonctionnel) susceptibles de couvrir le besoin et de
répondre aux exigences fonctionnelles
• Cette analyse est réalisée par rapport à des prestations / produits déjà connus (sur le
marché analysé) mais n’empêche pas l’expression de nouvelles solutions lors d’une
consultation auprès de fournisseurs potentiel
3 : Objectif totalement atteint et couvert, 0 : objectif non couvert

Degré de couverture des objectifs fonctionnels


Spécificités de Valeur /
Solutio la solution et Performance
ns caractéristiqu estimée de la
es générales OF1 Pond OF1 OF2 Pond OF2 OF3 Pond OF3 solution

S1

S2 Note de 0 Notes Note de 0 Notes Note de Notes


à3 pondérées à3 pondérées 0à3 pondérées

S3
FONCTIONNEL
AU CAHIER DES PRESCRIOPTION SPECIALES5 CDCF
AU CPS)
Le lien CDCF et DCE : les points
192 à considérer

- Objet précis du marché


Avis - Les lots, les tranches
- Les critères d’analyse

- Les spécifications techniques


- Les normes
CTP - Les moyens
- Les modalités de réalisation
CDCF - Les obligations de moyens ou de résultats

Analyse - Les règles d’exécution du marché


fonctionnel - Les délais
- La forme du prix et la variation
le - Le financement
CPS - Les pénalités
- Les garanties
- Les contrôles
- Les critères de résiliation
Acte - La décomposition des prix (DPGF ou autre)
d’engagemen - Le BPU
t - Le DQE
LE PASSAGE DU CAHIER DES CHARGES FONCTIONNEL
AU CAHIER DES PRESCRIOPTION SPECIALES( CDCF AU CPS)

Les spécifications techniques à prendre en considération dans


193
un cahier des charges

De manière générale Pour les marchés et travaux

- Les niveaux de performance -Les règles de conception et de


environnementale calcul des ouvrages
- Les niveaux de qualité -Les conditions d’essai, de
- Les caractéristiques d’accessibilité contrôle et de réception des
- L’évaluation de la conformité ouvrages
- L’évaluation de la pertinence d’emploi -Les techniques ou méthodes
- La sécurité ou les dimensions de construction
- La terminologie -Toutes les autres conditions à
- Les symboles caractère technique que le
- Les essais et méthodes d’essai pouvoir adjudicateur est à
- L’emballage même de prescrire en ce qui
- Le marquage et l’étiquetage concerne les ouvrages
- Les processus et méthodes de production terminés et en ce qui concerne
- L’évaluation de l’utilisation du produit et les matériaux ou les éléments
les instructions d’utilisation constituant ces ouvrages
FONCTIONNEL
AU CAHIER DES PRESCRIOPTION SPECIALES5 CDCF
AU CPS)
La transcription du CDCF
194 en CPS

Contractualisation

De la méthodologie proposée
- De la réponse du candidat par le candidat (délais
(soumission) d’exécution, équipe proposée,
- Des points et méthodes de modalités de tenue des
contrôle lors de l’exécution du réunions…)
marché (modalités de réception des - Des modalités de suivi du
prestations attendues - délais -
pénalités applicables…) marché (fréquence des
réunions, préparation des
- Si nécessaire des prototypes,
ordres du jour…)
maquettes et/ou tous
documents ayant servi à la - Des modalités de contrôle
réponse du candidat (vérifications intermédiaires et
procédure de réception) de
l’adaptation aux attentes
FONCTIONNEL
AU CAHIER DES PRESCRIOPTION SPECIALES5 CDCF
AU CPS)
Les critères et l’analyse des
offres 195

Définition et
hiérarchisation
STRUCTURER SON PROGRAMME

Classement par niveaux de


Jugement et pondération performance ou de
par « groupes » de fiabilité
performance

- Définition de chaque performance et son mode d’expression


- Fixation des modalités de détermination de la performance,
des méthodes de contrôle et de justification de l’atteinte des
performances (protocoles, essais, normes de calcul)
- fixation les valeurs usuelles pour permettre la comparaison
et apprécier les performances des solutions proposées
FONCTIONNEL
AU CAHIER DES PRESCRIOPTION SPECIALES5 CDCF
AU CPS)
196
Cadre de
présentation des
offres
STRUCTURER SON PROGRAMME

Description des Chiffrage des


solutions performances
par sous-
ensembles
Justification de
l’atteinte des
performance Cadre de
s (méthodes, présentatio
outils de n des offres
mesures…)
L’ANIMATION DE LA DÉMARCHE
FONCTIONNELLE
Une démarche de type projet
197

Un groupe de pilotage du
UNE ÉQUIPE
STRUCTURER SON PROGRAMME

CDCF

L’association des
techniciens,
DES GROUPES
d’utilisateurs et
DE RÉFLEXION
d’administratifs,
d’utilisateurs finaux

UN Des synthèses, des


MANAGEMENT esquisses, des APS et un
DE TYPE
PROJET document finalisé
L’ANIMATION DE LA DÉMARCHE
FONCTIONNELLE

Les acteurs
198

Le choix des solutions


LE DÉCIDEUR
réalistes
STRUCTURER SON PROGRAMME

L’ANIMATEUR La coordination

LE GROUPE
La réflexion
DE TRAVAIL

LES EXPERTS
Le référencement
EXTÉRIEURS
L’ANIMATION DE LA DÉMARCHE
FONCTIONNELLE
« Démarche spécifique qui permet
de structurer méthodiquement et
progressivement199
une réalité à
venir »

Le projet CDCF
STRUCTURER SON PROGRAMME

Une méthode de Un temps défini


travail pour la
normalisée Un mode de réflexion
s’appliquant à management « achat »
un projet où l’ensemble
« achat des énergies
projet » et des
ressources Un mode de
sont management
Le refus du coordonnées fondé sur l’analyse
préconçu et et orientées des
l’acceptation vers une fin responsabilités
de la créativité
« maîtrisée »
200

IMPORTANCE DES CAHIERS DES CHARGES


IMPORTANCE
DES CAHIERS
DES CHARGES

Les cahiers des


charges au cœur de
3 dimensions

201
202

LES CAHIERS DES CHARGES forment


l’ossature du marché : ils deviennent à
l’issue de la procédure le marché.
Les cahiers des charges
des appels d’offres internationaux (Art. 24)

Doivent prévoir l’obligation d’investir dans le cadre d’un


partenariat, dans le même domaine d’activité, avec une
entreprise de droit algérien, dont le capital est détenu
majoritairement par des nationaux résidents.
Le dossier d’appel d’offres doit
contenir une liste non limitative
d’entreprises susceptibles de
concrétiser une opération de
partenariat avec le soumissionnaire
L’offre du soumissionnaire étranger doit
étranger.
comporter,
sous peine de rejet de son offre, son engagement
à
satisfaire d’investir dans le cadre d’un partenariat
.
Le non-respect, par le soumissionnaire étranger, de l’engagement suscité entraine:

* la résiliation du marché si, avant sa concrétisation, le partenariat


n’est pas mis en œuvre
* le cas échéant, l’application de pénalités financières pouvant aller
jusqu’à vingt pour cent (20 %) du montant du marché ;
* l’inscription de l’entreprise étrangère, ayant failli à-son engagement,
sur une liste d’entreprises interdites de soumissionner aux marchés
publics
IMPORTANCE DES CAHIERS DES CHARGES

Pour rédiger un bon cahier des charges,


il faut :

Associer étroitement Garder à l’


Maîtriser le cadre Exprimer ses les services esprit que
juridique besoins
techniques et les les cahiers
régissant les services des charges
cahiers des clairement, de administratifs constituent
charges ; manière pour la rédaction la loi des
parties
cohérente et durant toute
exhaustive la durée du
marche
Introduction aux cahier des charges

205

document (fourni par le client) qui définit les


« spécifications de base »d’ une prestation
(fourniture , produit service ) à réaliser.

ll décrit en outre :

les objectifs généraux à atteindre, y


compris le livrable principal ;l es
modalités d'exécution (notamment coûts
, délai, jalons,…), sans toutefois
imposer des solutions ;
les critères d’évaluation du livrable et
des autres objectifs ;
les contraintes principales ;
les exclusions.
INTERET DU CAHIER DES
CHARGES

Au plan externe
Au plan interne

il explique le Il sert à sélectionner le Les entreprises


besoin aux prestataire et à se basent sur le
différents acteurs organiser la relation cahier de charges
afin de s'assurer tout au long du projet
pour estimer le coût
que tout le monde :Il est considéré
comme un référentiel de réalisation du
est d'accord. produit dans le cas
contractuel.
d'un appel d'offre.

Pour exprimer les besoins on recours à un


outil le cahier des charges fonctionnel
(C.d.C.F)
Structure du cahier des
charges

constitué de quatre( 4) parties

Première Seconde Troisième Quatrième

Explique énumère les besoins définit le cadre de la


la raison d’ fonctionnels, réponse : (planning
être du projet techniques et liste des de l'appel d'offres,
et ses objectifs organisationnels prestations documents
ainsi que les
contraintes et les
attendues. attendus), etc..
exigences.
Les cahiers des charges des marchés publics

208

Ce sont des documents contractuels qui «


déterminent les conditions dans lesquelles les
marchés sont passés et exécutés» (art. 10) .

Ils comprennent des documents des documents particuliers


généraux qui réunissent les qui contiennent les clauses
clauses applicables à toute une
catégorie de marchés propres au marché.
LES DOCUMENTS CONSTITUTIFS
DU MARCHÉ

Ces cahiers des charges comportent:

des documents à des documents


caractère de nature
administratif technique.

documents à documents à
caractère général caractère particulier
210

LES DOCUMENTS GÉNÉRAUX


Les documents à caractère général

211

définissent les règles et


les procédures se ainsi que les prescriptions
rattachant aux aspects générales d’ordre
administratifs et technique (CPC)
financiers (CCAG)

pour tous les marchés portant sur une même nature de


prestations.
LA COMPOSITION DES CAHIERS DES CHARGES
LES PIÈCES CONSTITUTIVES DU MARCHÉ

Documents
Documents
administratif
techniques
s

CPC
Généraux CCAG

CTP
CPS
Particuliers (ou annexe
technique du CPS
LES DOCUMENTS GÉNÉRAUX

Le cahier des clauses (CCAG)

213

Contenu : Objectifs

 Homogénéiser
Dispositions les conditions de
contractuelles participation et
d’exécution des
administratives
marché publics ;
d’ordre général
applicables à tous  Alléger le dossier
les marchés d’appel d’offres (DAO) ;
portant sur une
même nature de  Agir dans un cadre
prestation. transparent avec les
prestataires.
LES DOCUMENTS GÉNÉRAUX

Les CCAG doivent être


approuvés par arrêté
214
interministériel

Les cahiers des


prescriptions
communes, qui fixent
Les cahiers des clauses les dispositions Les cahiers des
administratives générales techniques applicables prescriptions
applicables aux marchés à tous les marchés spéciales qui fixent
de travaux, de fournitures, portant sur une même les clauses propres
et de services , approuvés nature de travaux, de à chaque marche
par décret exécutif ; fournitures, d’études
ou de services et
approuvés par arrêté du
ministre
concerné ;

Seul le CCAG Travaux fait l’objet d’un arrêté ( 21 novembre 1964 – JO


11/12/1964…)

214
LES DOCUMENTS GÉNÉRAUX

Les cahiers des prescriptions


communes (CPC)
215

Contenu : Objectifs

Dispositions
Techniques générales Arrête les droits et
se rapportant obligations techniques
à une même nature de en fonction du procédé
travaux, de fournitures, technique d’exécution.
d’études et de services.
216

LES DOCUMENTS PARTICULIERS


LES DOCUMENTS
PARTICULIERS
fixent les clauses et conditions administratives,
financières et techniques particulières à un marché
déterminé.
217

Le CPS en tant que tel Les annexes techniques au CPS


(C.T.P)

doit comporter
obligatoirement comporte les mentions
comporte les
l’indication des appropriées pour
dispositions
articles du C.C.A.G informer les
contractuell
auxquels il est soumissionnaires des
es d’ordre
éventuellement termes des clauses de
administrati
dérogé ou pour travail )
f et financier
lesquels il est prévu
propres à un
des dispositions
marché
contraires
déterminé
Autrement dit,
218

Le CPS fixe les droits et obligations des


cocontractants sur le plan administratif et financier
(délai, conditions de réception et de livraison,
modalités de paiements, garanties, règlement de
litiges et des différends).
LES DOCUMENTS PARTICULIERS

Les annexes techniques du CPS


219

Contenu : Objectifs

Dispositions contractuelles définition des droits et obligations des


d’ordre technique propres à un cocontractants sur le plan technique.
marché déterminé.
Les spécifications techniques fixées
Elles doivent comporter par les cahiers des charges ne doivent
obligatoirement l’indication des ni fausser ni restreindre la
articles du C.P.C auxquels il concurrence, ni se référer à des
est éventuellement dérogé ou marques commerciales ou à des
pour lesquels il est prévu des productions déterminées
dispositions contraires.
LES DOCUMENTS
CONTRACTUELS

220

L’acte La déclaration La déclaration Le CPS


d’engagement à souscrire de probité

Les CTP Le CCAG


Les DSP Le CPC

220
LE CHOIX DU MODE DU MODE DE PASSATION
Les différents modes de passation
L’ appel d’ offre
223

Règle générale
règle
d’exception

appel à la concurrence
art26
gré à gré(art. 43,
44)

National ou /et
international

223
Les différents modes de passation

La règle générale: l’ appel à la concurrence


224

peut revêt l’une des formes suivantes:

Appel Appel Consultation


selective concours
d’offres ouvert d’offres restreint

Adjudication.

224
Les différents modes de passation ; La règle d’ exception (art.43et 44)
225

revêt la forme du

Gré à gré simple Gré à gré après consultation


art.43 art.44

225
226

Le modes de passation
général

226
Appel d’offres ouvert (art 29)

Tout candidat qualifié peut soumissionner

Fait jouer pleinement la concurrence puisque toutes les


entreprises peuvent, sans exception retirer le cahier des
charges et déposer une offre de prix .
Ce système est utilise pour les prestations simples pour
lesquelles existe une large concurrence
oGrande efficacité,
oPermet un choix judicieux et impartial.

*Longue et importante préparation,


* Introduction de nombreux critères, Diversité de marques
(contrats d’équipements). 227
Appel d’offres restreint(art 30)

SEULS les candidats répondant à des conditions minimales d’


éligibilité et préalablement définies(en fonction des capacité
techniques et financier).

Ces conditions minimales ( en matière qualification, de


classification et de références professionnelles,) doivent
être proportionnées à la nature, la complexité et
l’importance du projet, de manière permettre aux
entreprises de droit algérien de participer aux appels
d’offres, dans le respect des condition optimales relatives à
la qualité, au coût et au délai de réalisation.
Appel d’offres restreint(art 30)

Seuls les candidats admis à déposer229


une offre peuvent retirer le cahier des
charges.

Cette procédure est utilisée lorsque le marche requiert des compétences ou


des moyens particuliers ou lorsque la réponse attendue des candidats
nécessite des études préalables importantes

•Possibilité d’offres réellement étudiées et


concurrentielles.
•Oriente le choix vers une meilleure conception
•Longue et importante préparation
Consultation sélective (art 31)

*Utilisée à l’occasion d’opérations complexes


et ou d’importance particulière ou d’
acquisition de fournitures spécifiques

* Elle s’ effectue sur la base de spécifications techniques


détaillées ou de performances à atteindre,
*Et exceptionnellement ,sur la base, d’un programme
fonctionnel, si le service contractant n’est pas en mesure de
définir les moyens techniques pour répondre à ses
besoins(listes des projets AIM).
•Elle doit s’ adresser à un minimum de trois(3) candidats
présélectionnés.
•Si le nombre de candidats présélectionnés est inférieur à trois,
l’appel
à la présélection doit être relancer
Consultation sélective (art 31)

se deroule en deux phases(art.32)

1ere phase: Appel à présélection 2ere phase:


lettre d’ invitation pour la
remise d’ une offre technique

•Invitation des candidats ayant fait une


offre conforme à présenter une offre
La commission d’ évaluation technique finale et une offre financière sur
élimine les offre s des la base d’un cahier des charges, modifié
candidats qui ne répondent si nécessaire et visé par la commission
pas aux exigences du des marchés compétente, suite aux
programme fonctionnel, aux clarifications demandées au cours de la
prescriptions techniques ou première phase.
aux performances à atteindre
prévues dans le cahier des •L’ ouverture et l’ évaluation de ces offres
charges. se déroulent conformément aux
dispositions des articles 121 à 122 RMP
Consultation sélective (art 31)

Lorsque la consultation sélective est lancée sur la bas d’un


programme
fonctionnel, le service contractant peut verser des honoraires
aux candidats, selon des modalités fixées par arrêté conjoint ministre
concerné.

Arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du


ministre concerné fixant la liste des projets pouvant
faire l’objet d’une consultation sélective,
Avantages et inconvénients de la consultation sélective ( art 31)

Permet de réduire les Exclusion de


délais; sont concernés candidats potentiels
uniquement les candidats moins connus.
connus et remplissant les
critères préalablement
fixés. 

 
Adjudication (art 33)

Opérations simples de type courant, ne


concernent que les entreprises de droit
Algérien.

Procédure rapide (achat


de produits ou services
simples et bien définis).

Basée sur le seul critère


économique (prix).
Vente: prix le mieux disant
 Achat : prix le moins disant

234
Concours (art 34)

Mise en concurrence d’hommes d’art


(opérations particulièrement complexe).

Les candidats proposent leur


propre solution technique ou
esthétique.

•Délai long et difficile à maîtriser,


•Procédure très coûteuse pour le service
contractant que pour ce qui concourent.

L’aspect économique n’est généralement pas


un critère de choix prépondérant . 

235
LE CONCOURS(PROCEDURE)

Le cahier des charges du concours doit comporter:

un le contenu du pli
un règlement des prestations et
programme
des plis techniques
et financiers

Le contenu des besoins,

 La méthodologie et les
critèresd’évaluation des
offres

Le budget maximum


LE CONCOURS

Première phase Deuxième phase

les candidats sont invités à candidats pré qualifiés sont invités à


remettre uniquement une offre remettre les plis des prestations et de
technique
l’offre financière.

dont le contenu est


précisé à l’article 51
V

évaluation par un jury


Evaluation des plis techniques composé de membres
qualifiés dans le domaine
( conformément aux articles 121à 125) considéré et indépendants
des candidats, dont la
Dans le cas où le nombre de composition est fixée par
décision du Ministre ou du
candidats pré qualifiés est inférieur à Wali concerné.
trois, le service contractant doit
relancer la procédure.
PROCES VERBAL DU JURY
est transmis, par son président, au service
contractant.

La liste des projets devant faire l’objet d’un concours est déterminée, pour chaque secteur,
par arrêté du ministre ou du wali concerné.
Ce qu’il faut retenir
238

Les différents appels d’ offres reposent sur des exigences communes


de publicité et un formalisme particulier.

L’ instruction aux soumissionnaires permet de


garantir une égalité de traitement pour l’
ensemble des candidats .

Elle comporte les caractéristiques essentielles de la compétition


(objet, nombre de lots ,date de dépôt, délai de validité des
offres , possibilité pour les candidats de proposer des variantes ,
critères de jugement…)

Le système de l’ appel d’offres interdit toute négociation jusqu’ a la fin de l’ évaluation des offres
Les formalités de publicité sont obligatoires
Le service contractant doit calculer les délais réglementaires de la manière la plus stricte .Il peut
prévoir des délais plus longs mais jamais plus courts .
238
Les questions à se poser

239

Pour un appel d’
Le bon La réponse des offres restreint –y-
déroulement du candidats a-a il lieu de
projet dépend – t - nécessite –t – elle limiter le nombre
il essentiellement des études de candidats
des capacité et préalables admis a déposer
des références des importantes de un offre pour
candidats ? leur part ? faciliter le travail
de la commission
d’ évaluation

239
Les piège à éviter

240

Utiliser le concours
Utiliser l’ appel d’ pour la conception
offre restreint dans et la réalisation d’
le seul but de un ouvrage
limiter la classique ne
concurrence. soulevant pas de
problèmes
particuliers.

240
Ce qu’ il faut faire
241

Rédiger l’instruction
Justifier du aux
Constituer
choix du type soumissionnaires
La commission d’
d’ appel d’ offres en faisant ressortir la
évaluation des offres
hiérarchies des critères de
selon les indication de la
sélection de jugement des
RMP
offres.
TABLEAU COMPARATIF

TYPE D’APPEL D’OFFRE AVANTAGES INCONVENIENTS

APPEL D’OFFRES OUVERT CONCURRENCE ILLIMITEE RISQUE D’OFFRES NON APPROPRIEE

TRANSPARENCE EMERGENCE PROCEDURE LENTE


D’OFFRE INTERESSANTE
DIFFICULTE D’EVALUATION(EQUPT)

APPEL D’OFFRES CANDIDATS CIBLES PREPARATION LENTE


RESTREINT
FACILITE DE L’EVALUATION RESTRICTIF

CONSULTATION SELECTIVE CANDIDATS SPECIALISES PREPATION LABORIEUSE

EVALUATION EFFICACE 2 ETAPES


243

le mode de passation
exceptionnel
« Le GRE à GRE (art.43 et 44)
Principe 244
Dans des cas limitativement énumères par la RMP,
le service contractant peut passer des marches de
gré à gré (négociés) sans avoir à recourir et à
respecter la procédure d’ appel d’ offres .

(art.43et44)
Gré à gré simple gré à gré simple
(négociés) (après consultation)

6 cas 4 cas
Gré à gré simple (art43)

245

3)
1)
Danger imminent
dans le cas d’un
2)
encouru par un bien ou un approvisionnement
investissement déjà Partenaire cocontractant urgent destiné à sauvegarder le
matérialisé sur le terrain à Unique qui détient un fonctionnement de l’ économie
Condition que les
situation monopolistique,
circonstances à l’origine ou les besoins essentielles de
de cette urgence n’aient ou à titre exclusif un procédé
pu être prévues par le technologique la population à condition
service contractant et
que les circonstances à l’origine
n’aient pas été le résultat
de manœuvres dilatoires de cette urgence n’aient pu être
de sa part ;
prévues par le service
contractant et n’aient pas été le
résultat de manœuvres dilatoires

de sa part
Gré à gré simple (art43) ……suite

5)établissement public un droit


4) Quant il s’ agit d’ un projet exclusif pour exercer une mission
prioritaire et d’importance de
nationale après accord du service public.
conseil des ministres
La liste des établissements
concernés sera déterminée par un
arrêté conjoint du ministre chargé
des finances et du ministre concerné
;

6) quand il s’agit de promouvoir


l’outil national public(accord
préalable du conseil des ministres).
Gré à gré simple après consultation(art.44)

247
organisée par tout moyen ecrit.

1)  2)
après appel à la concurrence infructueux: Pour les marchés d’études, de
réception d’ une seule offre fournitures et de services spécifiques;
 pré qualification d’ une seule offre; dont la nature ne nécessite pas la
recours à l’ appel d’ offre

L’annulation de toute procédure de passation de marchés


ou lorsque les montants des offres sont excessifs ne
constituent pas des cas d’infructuosité. •La lettre de consultation doit
mentionner les modifications
Le service contractant est tenu, dans ces cas, de relancer suscitées
la procédure en utilisant le même cahier des charges à l’
•Consultation de tous les
exception: soumissionnaires qui ont
* du mode de passation ; répondu à l’appel d’offres,
•de l’obligation de publier l’avis d’appel à la consultation sauf exception dûment
motivée.
•De la caution de soumission

247
Gré à gré simple âpres consultation …..suite

4)
3) pour les opérations
pour les marches de travaux réalises dans le cadre de
relevant des institutions la coopération ou d’
nationales de souveraineté accords bilatéraux de
de l’ État, financement

dans les cas prévus aux 2ème, 3ème, et 4ème la


consultation doit se faire sur la base d’un cahier des
charges soumis, préalablement au visa de la
commission des marchés compétente.
Gré à gré simple âpres consultation ….suite

249
les offres jugées conformes aux exigences du cahier des charges la
commission d’évaluation des offres, par l’intermédiaire du service
contractant, peut demande par écrit, aux opérateurs économiques
consultés, des clarifications ou des précisions sur leurs offres.

Elle peut également leur demander de compléter leurs offre

Si une offre seulement est réceptionnée ou si, après évaluation des offres reçues,
seulement une offre est pré qualifiée techniquement, la procédure est relancée.

L’attribution provisoire du marché doit faire l’objet d’une publication,


dans les conditions fixées par l’article 114
Les questions à se poser

L’ urgence
impérieuse S’ il s’agit d’ un
Pour quelles que l’ on gré à gré après Au cas ou une
raisons a-t-on invoque consultation a – entreprise détient un
à été contraint découle –t_- t- on élaborer un brevet est – on certain
de déclarer un elle de cahier des qu’ un autre brevet ne
appel d’ offres circonstances charges pour permet pas d’ obtenir
infructueux? extérieurs ou préserver l’ une prestation
provient –elle égalité entre les équivalente ?
d’ un simple candidats?
retard pris par
le service
contractant ?
Les pièges à éviter.

Abuser de la
procédure du gré sous évaluer considérer un simple
à gré pour un marche avantages
détourner des dans le but de concurrentielle
règles de l’ appel le déclarer comme un « savoir
d’ offres . infructueux. faire déterminé » .
Ce qu’ il faut faire

Saisir la
Apprécier commission
Procéder le seuil en des marches
à une prenant en compétente
négociation compte la pour formuler Rédiger dans le
écrite et en durée et le un avis cahier des charges
retracer les montant total favorable sur le les éléments devant
éléments des marches recours au gré servir à la
essentiels passés pour à gré. négociation.
dans le une même
rapport de opération.
présentation
.
La « pathologie » des marchés publics…

 Orienter la commande
 Limiter la concurrence
 Dissuader certains prestataires de répondre
 Bouleverser l’économie du marché
 Aboutir à des offres non conformes
 Favoriser des prix inacceptables
 Susciter des différends et des litiges

En pratique, ces dysfonctionnements sont dus à une


mauvaise définition des besoins

253
dossier d’appel d’offre ou de gré à gré après de consultation
dossier d’appel d’offre ou de gré à gré après de consultation suite

Définition:

Le dossier de consultation(ou d’ appel d’ offre) est le dossier remis au candidat par la


personne publique( service contractant).

Il comporte les pièces nécessaires à la participation des candidats à un marché

Autrement dit ,il est constitué de ensemble des documents( élaborés par l’acheteur
public) destiné aux entreprises intéressées par le marché et dans lesquels elles doivent
trouver les éléments utiles pour l’élaboration
de leurs candidatures et de leurs offres.

C’ est à dire ensemble des documents et informations préparés par le pouvoir


adjudicateur pour définir l’objet, les caractéristiques et les conditions d’exécution du
marché

Le dossier de consultation des entreprises est parfois accompagné d'une lettre de


consultation.
Le dossier de consultation comprend
Art. 48 DP 10- 236)
256

1–
2-
l’instruction
l’avis d’appel 3-
aux
d’offres les conditions 5-
soumissi 4-
générales (et la
onnaires la
particulières) soumission
du marché déclaration
à souscrire

6-
la déclaration de probité
L’instruction aux soumissionnaires

objectif

faire connaître aux candidats les principale dispositions de la


consultation.

Elle divisée généralement en trois parties:

A : DISPOSITIONS GENERAL

B : DOSSIER D’APPEL D’OFFRES

C : PREPARATION DES OFFRES


L’instruction aux soumissionnaires…………. suite

A- DISPOSITIONS GENERAL

 Objet de la soumission
 Soumissionnaire admis à soumissionner
 Conflits d’intérêts
 Dépenses encourues du fait de l’appel d’offres
 Consistance des prestations
 Qualification du soumissionnaire

 Visites des sites


L’instruction aux soumissionnaires…………. suite

B- DOSSIER D’APPEL D’OFFRES

 Contenu du dossier d’appel d’offres


 (documents exigés)
 L’offre technique
 L’offre financière

 Retrait du cahier des charges

 Informations et éclaircissements

 modification des documents


L’instruction aux soumissionnaires…………. suite

C- PREPARATION ET PRESENTATION DES OFFRES

 Langue de l’offre

 Caution de soumission

 DEPÔT DES OFFRES:

 Validité des offres

 Forme et signature des offres

   PRESENTATION DES OFFRES:(cachetées et scellées)

 OUVERTURE DES PLIS ET EVALUATION DES OFFRE


Retrait du CAHIER DE CHARGE d’appel d’offres

 le service contractant doit indiquer ,avec précision dans


l’avis d’appel d’offres, le lieu où l’on peut prendre
connaissance du dossier afin de facilite la tache aux
candidats.

 le cahier des charges doit être mis en nombre


suffisant, et un recu est remis à chaque candidat ayant
retiré le dossier, et ce, même s’il est remis à titre gratuit.
La publicité des marchés publics
Publicité

Toute personne , envisageant de passer un marché,


doit faire connaître ses intentions afin de susciter la
candidature d’entreprises concurrentes.

C’ est pourquoi on dit que » les marché public sont


conclus avant tout commencement d’exécution des
prestations «  
L’IMPORTANCE DE LA PUBLICITÉ DANS LE
PROCESSUS DE PASSATION DES MARCHÉS PUBLICS

La publicité occupe une


blics

place centrale dans les


La publicité dans les marchés pu

marchés publics

Elle est le centre privilégié


des contestations
DÉFINITION DU CONCEPT: LA PUBLICITÉ

 Du point de vue classique: c’est ensemble des moyens destinés à


informer le public et à le convaincre d’acheter un produit ou un service

 Du point de vue juridique: La publicité est un principe fondamental de la


commande publique;

LA PUBLICITÉ

Permet le libre accès à La garantie d’une


la commande publique véritable mise en
concurrence
LES DIFFERENTS AVIS DE PUBLICITE(ou
insertions)

Avis d’appel avis d’attribution AVIS DE


Art.45. provisoire(49Art. 44 Résiliation
(Art99)

Avis Avis
Avis rectificatif de prolongation d’annulation
LES DIFFERENTS AVIS DE PUBLICITE(ou insertions)

Cas obligatoires

Avis d’
Appel
Avis
d’offres
d’attribution
provisoire

Avis Avis
de d’annulatio Avisd’infructuosite
prolongation n art.114 in fine
La publicité dans les marchés publics LES SUPPORTS DE PUBLICITÉ (ART.49)

Les supports principaux Les supports


complémentaires

Presse spécialisée
Le BOMOP

Presse écrite diffusée L’affichage


au niveau
national(quotidiens)
Internet

NB: Les modalités de publicité et le choix des supports sont déterminés par
rapport à l’objet et au montant du marché en cause.
Avis d’appel d’ offre
Art.49.

publié obligatoirement dans le


rédigé en langue
Bulletin officiel des marchés
nationale et, au
de l’opérateur public (BOMOP)
moins, dans une
et au moins dans deux
langue étrangère
quotidiens nationaux.

Appels d’offres des wilayas et communes et de leurs


établissements publics à caractère administratif (EPA) sous
tutelle portant sur des marchés, dont le montant est égal ou
inférieur à cinquante millions de dinars (50.000.000 DA) et vingt
millions de dinars (20.000.000 DA), peuvent faire l’objet d’une
publicité locale selon les modalités ci-après :
Avis d’appel d’ offre

Publication de l’avis d’appel


d’offres dans deux quotidiens
locaux ou régionaux
Affichage de l’avis aux sièges :
Art. 49

Ensemble des chambres de La


des commerce et d’industrie, direction
de la wilaya communes des métiers et de technique
de la wilaya l’agriculture ; concernée
L’avis d’attribution provisoire Les résultats de
est inséré dans les organes l’évaluation des
qui ont assuré la publication offres techniques et
de l’avis d’appel d’offres, en financières sont
précisant, le prix, les délais communiqués dans
de réalisation et tous les l’avis d’attribution
éléments qui ont permis le provisoire du marché
choix de l’attributaire du (Art. 109).
marché (Art.49)
Avis d’appel d’ offre
contenu

2.Mentions complémentaires:
1. Mentions obligatoires:

La raison sociale et l’adresse du service


contractant.
le numéro d’identification fiscale (NIF) du Les lieu & date de retrait des
service contractant ; cahiers de charges ;
el
Le mode d’appel d’offres et les conditions
d’éligibilité ou de présélection ;
La qualification et la classification
des candidats;
L’objet de l’opération

Les pièces exigées des candidats par le service


contractant
Les lieu, date & heure de la réunion de
la commission d’ouverture des plis;
la durée de préparation des offres et le lieu de
dépôt des offres ;
. la durée de validité des offres ;

L’obligation de caution, s’il y’a lieu

La présentation sous double pli


cacheté avec mention « à ne pas
ouvrir » et les références de l’appel
d’offres
AVIS D’ attribution provisoire
CONTENU

1. Mentions
obligatoires:
1. est inséré dans les organes qui ont assuré la
publication de l’avis d’appel d’offres, en précisant

-le prix,

les délais de réalisation

et tous les éléments qui ont permis le choix


de l’attributaire du marché.
AVIS de la résiliation

En cas d’inexécution de ses obligations, le cocontractant


est mis en demeure, par le service contractant, d’avoir à
remplir ses engagements contractuels dans un délai
déterminé…………………………………………………………………..
Les mentions à porter dans la mise en demeure, ainsi que
les délais de sa publication sous forme d’annonces légales,
seront précisés par arrêté du ministre chargé des finances
(Art. 99).
Le contenu des avis:
III- AVIS DE MISE EN
DEMEURE:
1. Mentions
obligatoires:
La raison sociale et l’adresse du service contractant.
le numéro d’identification fiscale (NIF) du service 2- Mentions
contractant ;
complémentaire
Désignation et l’adresse du
partenaire cocontractant;
Désignation de l’ objet de la
mise en demeure;
Désignation précise et références du  Références de la lettre
marchés; de notification de la
Délai d’exécution de la mise en demeure mise en demeure;
égal ou inférieur à un mois;
Sanctions prévues en cas de refus
 La personne désignée
d’exécution.
pour faire le constat de
l’inexécution de
l’injonction;
Efficacité de la publicité

Pour être efficace la publicité suppose :

 Une diversification des moyens de publicité (choix


des supports de publication, affichage, internet …)

 Une durée de diffusion suffisante (publications


multiples)

 Un délai de préparation des offres suffisant pour permettre à


la concurrence de jouer pleinement (la RMP ne fixe pas de délais).
Les contraintes de la publicité:

 Le monopole de la publicité exercé par l’ANEP;


La publicité dans les marchés publics

 La publication des avis dans des organes autres que


ceux demandés par le service contractant;

 Réduction des délais accordés aux candidats dû au


retard de la publication des avis;

 Publication d’avis n’ayant pas la même teneur dans les


différentes langues de publication (Arabe, Français,
Anglais);

 Les erreurs dans la publication d’un avis d’appel d’offres;


Conséquences d’une mauvaise publicité

 Annulation de la procédure;

 L’allongement des délais de procédure;

 Les surcoûts;

 L’atteinte à l’image du service contractant;

 Risque pénal si la faute est préméditée;


Réception des plis

280
Réception des plis(art.50)

quand les circonstances le justifient


Les plis doivent être service contractant peut, proroger
déposé le jour du dépôt la durée de préparation des offres.
des offres
( fixée dans L’avis
d’insertion).
Dans ce cas, information des
candidats par tout moyen
.Art.50  

Le jour et l’heure limite de dépôt des offres et le Dans ce cas les candidats sont informés par tout
jour et l’heure d’ouverture des plis techniques et
financiers correspondent au dernier jour de la
moyen.
durée de préparation des offres. Si ce jour
coïncide avec un jour férié ou un jour de repos
légal, la durée de préparation des offres est
prorogée jusqu.au jour ouvrable suivant.
(Art. 50.

281
Art. 51 Les offres doivent comporter une offre technique et une offre financière

Chaque offre est insérée dans une enveloppe fermée et cachetée

Enveloppe Extérieure appel d’ offre n°……

« Enveloppe Interne
« Enveloppe Interne n° 01 n° 02 «Offre
«Offre technique » financiaire »

282
Enveloppe interne(01) « Offre financière
Enveloppe interne(01) « Offre Technique »
»

contient tous les éléments ayant trait contient tous les éléments ayant trait
à la candidature de l’entreprise à l’offre financière(art.51)
soumissionnaire(art.51.)

 déclaration à souscrire,
soumission,
 caution de soumission pour les marchés les
marchés de travaux et de fournitures
(commissions nationales)  bordereau des prix
 offre technique proprement dite unitaire : BPU (liste les prix
 certificat de qualification, agrément et références unitaires relatifs à chaque produit
professionnelles, ou élément d'ouvrage prévu par le
 extrait de casier judiciaire CCTP).
 Déclaration de probité
Devis estimatif
 Attestation de dépôt légal des compte sociaux quantitatif :Le DQE (Détail
 Numéro d’ identification fiscal Quantitatif Estimatif) permet la
 Tous autres documents
comparaison des prix. Il effectue la
somme des produits des quantités
estimées par les prix unitaires
Dans la procédure de concours, les offres contiennent,
en plus un pli relatif aux prestations,

Aucune information relative au montant de la soumission ne doit


figurer dans les plis des prestations ni dans les plis techniques,
 Dans le cadre d’un concours

 Dans le cadre de la consultation sélective,

Sous peine de rejet de ces offres


plis

Les plis
sont numérotés, datés enregistrés
et inscrits, dans leur Les plis non
ordre d’ arrivée, sur un enregistrés sont
registre spécial sous la conservés
responsabilité de ne peuvent
l’agent désigné à cet être ouverts intacts
effet.
et sont jusqu’à la
Ce registre peut être considérés séance
demandé et examiné comme nuls. d’ouverture
par les membres de la des plis.
comission d’ouverture
des plis.

réunion ,en séance publique, de la commission d’ouverture des


plis qui procède à l' ouvertures des plis techniques et financiers

285
286
Les marchés peuvent être classés
en deux grande catégories:

Selon leur nature Selon leur objet

possibilité possibilité d’opter Le recours à l’allotissement,


d’opter pour pour est à effectuer chaque fois
ou Plusieurs lots…
un lot que cela est possible .Il
unique(15) (15 al.1) relève de la compétence du
service contractant, qui doit
motiver son choix

Le fractionnement du marché en lots doit être


conforme au cahier des charges(15al2)

•Le fractionnement en lots doit être conforme à


structure de l’autorisation de programme(15 al.2) dans
le cas du budget d’équipement 287
Répond à S’inscrit dans
l’exigence Permet une meilleure une logique
d’adaptation adéquation entre technique,
à un besoin découpages physique fonctionnelle ou
spécifique et budgétaire géographique

Permet d’élargir la
concurrence et l’accès Évite le fractionnement
à l’achat public artificiel des achats

288
Le marché à lot unique

Lot unique Lot unique

Un seul cocontractant qui est


responsable de l’ intégralité
du marche

Un groupement
conjoint ou solidaire .

289
Marche à plusieurs lots…
ou à lots sépares

Lot 3
Lot 1
Lot 2 Maçonnerie
Terrassement
Gros-œuvre

Lot 4 Lot 5 Lot 6


Menuiserie Electricité Plomberie

Chaque entreprise soumissionne pour un ou


plusieurs lots dont elle entièrement responsable 290
contrat programme
doit déterminer

Marché
. Nature des
d’application 1
prestations
. Importance des
prestations
. Localisation Marché
. Échéancier de réalisation d’application 2
•coût estimatif et mise en
œuvre du programme sur
une ou plusieurs années
Marché
d’application N

291
LE MARCHE à COMMANDES(art.20)

Le recours à ce type de marché se fait uniquement pour


l’ acquisition de fourniture ou de prestations de service
de types courants et à caractères répétitifs

Il est conclu pour


Il doit indiquer une période Il doit déterminer
en d’une année soit le prix, soit les
quantité renouvelable, mécanismes ou les
et/ou sans que la modalités de
En valeur les durée totale ne fixation du prix
Limites puisse excéder applicable aux
minimales cinq (05) livraisons
Et maximales) années. successives.

Il est mis en exécution par simple notification de commandes partielles qui


fixent les modalités de livraison.
LE MARCHE à COMMANDES

Porte sur l’acquisition de Commande


partielle 1
. Fournitures et services à caractère
courant et répétitif Mod
Commande
partielle 2
. Durée : 5 ans maximum

. Indication d’un mini et maxi


Modalités de Commande
partielle N
Modalités de livraisons
LE MARCHE « études de maturation et réalisation »
( art.18)
Recours à cette procédure est exceptionnelle : Uniquement
lorsque des motifs d’ordre technique rendent indispensable
l’association l’entrepreneur aux études de l’ouvrage.

Dans ce cas, a phase étude de faisabilité n’est pas comprise


dans l’études de maturation.

Cette procédure permet de confier, dans le cadre d’un marché de


travaux la réalisation d’un projet, , à un seul partenaire,
comportant à la fois une mission portant sur l'établissement des
études et la réalisation des travaux.

le cahier des charges doit prévoir, dans le cadre


l’évaluation technique, une pré qualification relative à
la phase études.
Le marché sur dépenses
contrôlées

Marche comportant un système de remboursement


intégral des dépenses réelles et contrôlées de
l’entrepreneur pour l’exécution du travail déterminé
( main d’œuvre, matériaux, matières consommables,
location de matériel de transport etc….).

Plus

une majoration, tenant compte des frais généraux et bénéfices.


(bénéfice calcule en pourcentage ou déterminé forfaitairement (
LE MARCHE à TRANCHES
(art.14)

Comportant une tranche ferme et une ou plusieurs tranche(s)


conditionnelle(s

La tranche ferme et chaque tranche


conditionnelle doivent porter chacune
sur un projet fonctionnel.

Lorsque des conditions économiques et/ou


financières le justifient .
297

Le marché par objet


Le marché par objet

Le marché de Le marché de
Le marché de
travaux fournitures
services.

porte sur portant sur des


Porte Sur la l’acquisition prestations
réalisation de biens mobilières,
d’un ouvrage mobiliers: c’ à matérielles et
ou d’une partie dire l’ achat ou intellectuelles:
d’ouvrage la vente de
produits ou de
matériels
Le marché d’études
réparation, consultation,
sur des biens à destination
entretien expertise
s études de nature mobilière( immobilière ( étude
économique, financier, géotechniques, de conception,
juridique…) multi-réseaux etc….)
Les questions à se poser

299

Le marche S’ agit –t –il


Quelle est S’ agit – t- il
comporte –t-il d’une
d’une fourniture
d’importants la durée qui baise
fourniture
incertitudes totale du soumise
considérable
marche ? comme le
techniques ? à
matériel
d’importantes
fluctuations ? informatique ?
300

Le prix dans les marches


(art.63)
Définition du prix :
* montant monétaire échangé contre un bien ou un service lors d'un
achat ou d'une vente.

En économie et en finance, le concept de prix diffère de celui du coût .


le coût de la dépenses est liées aux intrants alors que le prix est lie a
la vente  ou la valeur psychologique qu'est prêt à payer le
consommateur ou le client.

Le prix comprend toutes les dépenses résultant de l’exécution des


travaux, fournitures ou prestations y compris les impôts et taxes
….ainsi que les sujétions prévisibles
Pour les sujétions imprévisibles elles peuvent être éventuellement
indemnisées sauf dans les marchés à prix global et forfaitaire
définition du prix……suite

302

Le prix est mention obligatoire du marche :Tout marché doit


obligatoirement indiquer la forme de prix

Sa détermination est un élément essentiel du contrat


Les différentes formes de prix
Articles 63 à 72
LA REMUNERATION S’EFFECTUE

SUR PRIX GLOBAL ET FORFAITAIRE

SUR BORDEREAU DE PRIX UNITAIRES

SUR DEPENSES CONTROLEES

A PRIX MIXTE
LE PRIX GLOBAL ET FORFAITAIRE
LE PRIX GLOBAL ET FORFAITAIRE

Prestations demandé Et/où le prix est fixé en bloc


sont complètement et à l’avance
déterminées

« Le prix global et forfaitaire est réputé


comprendre toute les dépenses résultant de
l’exécution des travaux et tenant compte de
toutes sujétions normalement prévisibles ».

Le quantitatif et estimatif joint au marché par le cocontractant


Serviront à l’établissement des prix des prestations en augmentation
ou en diminution, ou comme base de calcul pour l’établissement de
décomptes mensuels provisoires et à l’évaluation du service fait.

"Le service contactant peut privilégier


la rémunération du marche selon la formule
à prix globale est forfaitaire"
En matière de prix forfaitaire et global l ’entreprise
n’a le droit de solliciter le paiement d’un prix
supplémentaire que si les travaux ou les prestations
en cause n’étaient manifestement pas incluse dans le
forfait
Intérêt du prix global et forfaitaire

pour l'entreprise
Intérêt du prix global et forfaitaire pour
l'entreprise
En acceptant de répondre à un marché dont le prix est global et
forfaitaire, l'entreprise s'engage a priori à réaliser l'ensemble des
prestations nécessaires à la réalisation de l'objet du marché pour
un forfait qui doit rester intangible (hors variation de prix).
Le principe dit de "l'intangibilité du
contrat" s'oppose à ce que le titulaire
du marché demande une
rémunération supplémentaire pour
. quelque cause que ce soit

Ce principe souffre bien sûr de plusieurs exceptions. L'entreprise


peut demander une augmentation de son forfait (voire une baisse
mais c'est plus rare !) pour trois raison principales :

.
n

En cas de modification En cas de sujétions


En cas de faute de
unilatérale par techniques
l'administration.
l'administration ; imprévisibles

Dans les trois cas l’ entreprise prouve son préjudice et démontre un


"bouleversement de l'économie du marché" pour avoir droit à une
indemnisation
Intérêt du prix global et forfaitaire pour l‘administration

En choisissant un prix global et forfaitaire,


l'administration prend aussi des risques

Elle peut aussi régler


une somme supérieure à
*elle peut régler une la réalité et qui
somme inférieure au coût permettra à l'entreprise
réel des travaux si d'engranger des
l'entreprise a trop sous- bénéfices conséquents
estimé son forfait. sur le chantier.

dans un tel type de prix, l'entreprise intègre de manière statistique


l'ensemble des "risques ".

L'équilibre ce fait sur l'ensemble des sujétions intégrées, certaines ne voyant


pas le jour, d'autres si …
*Dans un marché à prix forfaitaire ,l'administration ne peut pas
effectuer des réfactions de prix ( même si les prestations sont
inférieures aux prévisions).

EX: une administration avait loué des bombardiers d'eau pour 140 jours à prix
forfaitaire. Ces bombardiers n'ont été utilisés que 126 jours. Le juge a
considéré que le caractère global et forfaitaire du marché s'opposait à une
réfaction de prix (C.A.A. Bordeaux, SDIS de la Gironde – n° 00BX02430 – 10
décembre 2002).

*Au contraire, l'entreprise peut être indemnisée des prestations supplémentaires


qu'elle effectue si ces prestations n'entrent pas dans l'objet du marché.

EX :Ainsi, un marché portant sur la fourniture et le montage de maisons en toile


ne comprend pas l'acheminement par voie aérienne et, si l'entreprise a payé un
tel acheminement, elle doit être indemnisée (C.A.A. Bordeaux – Entreprise
Peignon – n° 98BX01774 – 11 avril 2002
CONCLUSION prix global et forfaitaire

Le prix global et forfaitaire est un prix à risques partagés.


Administration et le titulaire doivent assumer ce risque
lorsqu'il intervient, sinon, la notion de forfait n'a même plus
lieu d'être.

A relever une pratique courante de l’administration dans le cadre des


marchés à prix forfaitaires., celle des « plus et des moins »:
L’administration retirer du montant du marché certaines prestations
non réalisées et rajoute sans rémunération supplémentaire des
.prestations qui, elles, ne sont pas prévues au marché

En d’autres termes, certaines prestations ne sont pas effectuées,


d’autres le sont en sus.

Cette pratique doit être prohibée ( illégal) pour deux raisons :


CONCLUSION prix global et forfaitaire

1°- l’administration gère ainsi un marché à prix forfaitaire


comme s’il était à prix unitaire ! Autrement dit , elle
transforme un marché à prix forfaitaire en marché à prix
unitaire.

2°- l’entreprise ne réalise pas exactement ce qui est prévu


au contrat (des prestations sont effectuées « en plus »,
d’autres « en moins » )

Dés lors, il s’agit d’une réelle modification du marché qui


doit amener à se poser la question de l’entité qui a le
pouvoir de modifier le contrat, même si le prix global du
marché n’est pas modifié
LE PRIX UNITAIRE
Le MARCHÉ À PRIX UNITAIRES
LE PRIX UNITAIRE
315

prix qui s’applique à une nature d’ouvrage ou à un élément d’ouvrage dont


les quantités ne sont indiquées dans le marché qu’a titre estimatif
(prévisionnel). Autrement, dit c’ est un prix qui est donné pour une unité donnée, le mètre cube, le mètre linéair
L’administration s’engage à payer ses prix unitaire en les multipliant par le nombre d’unité réellement exécuté.

Le prix de règlement du marché est déterminé par application aux


quantités exécutées et régulièrement constatées les prix unitaires prévus
par la série ou le bordereau(m2, M3 ,kilo…).

Les prix en question sont modifies éventuellement par


l’application des clauses de variations des prix.
Le prix unitaire est intéressant dans deux cas

Lorsque l’administration ne sait pas exactement ce qu’elle va commander


(marché à bons de commande) le prix unitaire est presque obligatoire dans ce
cadre,

Lorsque le travail relatif à une prestation déterminée est trop difficile à évaluer.
Si l’administration demandait un prix forfaitaire, l’entreprise pourrait donner
un prix « surdimensionné » pour ne pas prendre de risques eu égard aux aléas
qu’elle ne peut estimer.

l’administration utilise le prix unitaire plus par habitude que de manière


réfléchie.

Ainsi, la quasi totalité des marchés de voirie ou de canalisation sont conclus à


prix unitaire alors que, dans les faits, le prix forfaitaire pourrait être intéressant
dans certains cas
Intérêt du prix unitaire pour l'entreprise
Le prix unitaire pour l’entreprise

Mais, elle a moins de chance de faire


En termes de gestion des risques un bénéfice conséquent dans un marché
financiers , le prix unitaire est
moins « risqué » , pour une à prix unitaire que dans un marché à
entreprise, que le prix forfaitaire. prix forfaitaire.

pour les petites entreprises qui ne peuvent pas prendre de risque économique
important, le prix unitaire est plus adapté.
Au contraire, les entreprises plus importantes préféreront certainement les prix
forfaitaires ou, en sus des coûts réels, l’entreprise fait « payer » le risque qu’elle
prend.
Intérêt du prix unitaire pour l‘administration

En concluant un marché à prix unitaire, l’administration espère payer


une prestation « à son juste prix ».

le prix unitaire permet aussi une meilleure concurrence dés lors qu’il
permet à de petites entreprises de répondre,( réponses qu’elle
n’auraient pas réalisées dans le cadre d’un marché à prix forfaitaire).
Inconvénient du prix unitaire pour l’administration.

En premier lieu,

l’administration est obligée de contrôler de manière plus précise le service


fait dans un marché à prix unitaire.
En plus du contrôle « qualitatif », elle doit effectuer un contrôle « quantitatif
».
lorsqu’ elle paye une « unité », elle doit avoir la preuve que cette « unité » a
bien été mise en œuvre.

Ce travail de contrôle peut être extrêmement lourd dans certains marchés ou,
si la quantité mise en œuvre n’est pas constatée immédiatement, il est
impossible de le faire par la suite.
Inconvénient du prix unitaire pour l’administration.

En second lieu,
les marchés à prix unitaire demandent un important travail
de l’administration dans l’élaboration de son détail quantitatif-
estimatif (DQE).

Les entreprises ne mettent pas longtemps pour relever les


quantités qui ont été sous estimées ou sur estimées : leurs prix
tiennent compte a des erreurs commises par l’administration.
Pour caricaturer, si une prestation est sous-estimée, l’entreprise
va proposer un prix unitaire très élevé.
Inconvénient du prix unitaire pour l’administration.

En dernier lieu,
le marché à prix unitaire peut-être un outil pour privilégier des entreprises
au détriment des autres.
Ainsi, il suffit qu’un détail quantitatif-estimatif soit très éloigné de la vérité
du terrain pour que l’entreprise qui a connaissance des quantités réelles
puissent apparaître comme la meilleure au niveau des prix.
De tels errements peuvent même amener à des situations pénalement
répréhensibles.
ou s’arrête le hasard lorsqu’une entre prise a surestimé ses prix unitaire sur
des quantités sous-estimés alors que, dans le même temps, elle sous-estimé
ses prix unitaire pour des prestations qui se sont révélées a posteriori
surestimées…
Conclusion

Le prix unitaire devrait être utilisé avec parcimonie par l’administration


même si, dans certains cas, il s’avère incontournable.

l’administration gère quelquefois ses marchés à prix unitaire comme des


marchés à prix forfaitaire.(technique que des « plus et des moins » )!

Dans un marché à prix unitaire, le montant du marché n’ est pas connu à la


signature.
Il ne sera connu qu’à la fin du marché, lorsque l’administration aura multipliée les
prix unitaire par les quantités réellement exécutées.
Or, dans la plupart des marchés à prix forfaitaire, l’administration indique un
montant est indiqué dans l’acte d’engagement..Cette indication méconnaît la
réalité de ce qu’est un marché à prix unitaire, elle impose souvent à
l’administration de conclure des avenants lorsque le montant initial indiqué à
l’acte d’engagement est dépassé.
Aussi; il paraît indispensable, de distinguer le prix du marché et le montant du
marché dans l’acte d’engagement
MARCHÉ À PRIX MIXTES
LE PRIX MIXTE
325
une partie de prestations est rémunérée au forfait et une
autre à prix unitaires,
(ex. Infrastructures au prix unitaire, et super
structure au forfait)

Ce type de prix est généralement utilise dans le domaine du bâtiment

En principe les marches publics


dont conclus à prix ferme et
 :
non révisable. Mais

Le prix d’un marché est ferme les prix non révisables sont les prix des
lorsqu’il ne varie pas pendant marchés conclu à
toute
 : la durée du marche quelque  : prix global et forfaitaire ou sur
soit les variations économiques. dépenses Contrôlées
et lorsque les clauses n’ont pas été
expressément prévues dans le marché. 325
le prix peut subir des variations
et dans ce cas il peut être :

actualisable
art.65, 66et71
révisable
art.67à 71

Modification du prix initial pour tenir


C’est une réévaluation
compte des variations économiques.
globale du prix initial,
ou de certains évènements imprévisibles.
effectuée en principe une
seule fois avant le début
de l’exécution des On applique au prix initial figurant
travaux. dans le marché une formule
représentative de l'évolution du coût
326
de la prestation.
1- Prix actualisable

art.65,66
Appel d’ offre à la
concurrence marché de gré à gré

Actualisation
article 66
Actualisation des prix
Si un délai supérieur à la durée de
préparation des offres augmentée de
à l’expiration du délai de validité des
(3) trois
prix prévus dans sa soumission, qui
mois sépare la date de dépôt des sépare la date de signature du marché
offres et celle de l’ordre de par le partenaire cocontractant et la
commencer l’exécution de la date de notification de commencement
prestation et si les circonstances de la prestation.
économiques l’exigent,
Les indices de base (Io) à prendre en
considération sont ceux du mois de la
date de fin de validité des prix.
ordre de service de démarrage
des travaux tarde à intervenir suite
1- Prix actualisable

Date
de 1ere publication
A B C fin validité offre D( ods)
………… .ACTUALISATION……………
date
dépôt

AB= délai de préparation


BC= délai de validité des offres
ACTUALISATION
Si BD supérieur à AB +3MOIS

Date
de 1ere publication * *
A B D( ods) C fin validité offre
………… .ACTUALISATION……………
date
dépôt
1- Prix actualisable

Conditions d’application de la clause d’actualisation


des prix (prévue dans le marché)
est subordonnée aux conditions suivantes:
Art. 66.
1- Prix actualisable

Exception
Principe

l’actualisation ne peut être mise


en En cas de retard d’exécution du marché et si
œuvre que pour la période le retard n’est pas imputable au partenaire
comprise entre la date limite de cocontractant une actualisation des prix
validité de l’offre et de la date de peut être consentie.
notification de l’ordre de service Ces dispositions s’appliquent également aux
de commencement des prestations marchés conclus à prix ferme et non
contractuelles. révisable.
1- Prix actualisable

Conditions d’application de la clause d’actualisation


des prix (prévue dans le marché)
est subordonnée aux conditions suivantes:
Art. 66.

Le montant de l’actualisation peut-être fixé soit:

d’une manière globale et forfaitaire et d’un commun accord,

 soit par application d’une formule de révision des prix lorsqu’elle a été
prévue au marché
1- Prix actualisable

L’actualisation des prix est payable au fur et à mesure des travaux


réellement exécutés constatés par des attachements.

Toute situation d’actualisation doit correspondre à une situation des travaux


1- Prix actualisable

FORMULE D’ACTUALISATION
333

Lorsque la clause a été prévue au marché:


* montant fixé globalement et
forfaitairement d’un commun accord;
* par application de la formule de révision
des prix sans terme fixe, ni marge de
neutralisation des variations de salaires

U = a S( 1 x K ) / S0( 1 x K0 ) + b ( Cim / Cimo ) + c ( At / Ato )


+d (Sa/Sao +……… n ( Got / Goto ) .

a+b+c+d+……………………………..n = 1
2-Prix révisable
art.67à 71

Lorsqu’une quote-
Les marchés qui ne part d’une avance
la formule de peuvent pas comporter sur
de formules de révision approvisionnement
révision doit figurée des prix sont les
marchés conclus à prix
est remboursée sur
un acompte ou un
dans le marché. ferme et non révisable. règlement pour
solde, elle est
déduite, après avoir
appliqué la révision
des prix, du montant
de l’acompte ou du
règlement pour
solde. (art.70 al.3)
Il n’ y a pas de révision des prix:
- au titre de la période couverte par les délais de
validité de l’offre,
-au titre de la période couverte par une clause
d’actualisation des prix, le cas échéant,
- plus d’une fois tous les trois (3) mois.(art.67)
2-Prix révisable
art.67à 71

Principe Exception
(art.67 al 1)
(art.71al.2)

La révision des prix ne *En cas de retard imputable au


peut intervenir qu’au titre des cocontractant, les prestations réalisées
seules prestations effectivement au delà des délais contractuels sont
exécutées révisées sur la base du coefficient
correspondant au dernier mois des
délais contractuels

Art. 68 Les formules de révision doivent tenir compte de


l’importance
de chaque prestation dans le marché par l’application des
coefficients et
d’indices de "matières", "salaires " et "matériel ".
2-Prix révisable les coefficients de révision des prix ,à prendre en
considération dans les formules, sont:
( art.68)

Pour les prestations


fournies par des entreprises
Ceux déterminés et payables en devises
au préalable et Ceux déterminés ( art.69 al.2
contenus dans la d’un commun accord
documentation par les parties
relative à l’appel
d’offres

il peut être utilisé:


*soit des indices
officiels du pays du
partenaire
cocontractant,
Appel d’ offre à *soit d’autres indices
la concurrence marché de gré à gré officiels.
2-Prix révisable

Les formules de révision de prix comportent


337

une partie fixe Les indices


qui ne peut être Une marge de « salaires »,
inférieur au neutralisation « matières » et le
taux de l’ avance des salaires de coefficient des
forfaitaire soit 5% charges
15%
 
2-Prix révisable

Les indices de base (Io) à prendre en considération sont:

lorsque l’ordre de service est Lorsque l’ordre de service


donné avant la date de est donné après la date de
validité de l’offre ou des validité de l’offre ou des
prix prix

•Ceux du mois de la •Ceux du mois de la


fin date de validité date de l’ordre de
de l’ offre ou du prix service de lancement des
travaux
LA REVISION DES
PRIX

P = V x P0 1-t0
1-t
P0=PRIX INITIAL
PRIX REVISE
T=nouveau taux de taxe
COEFICIENT DE REVISION
T0=taux initial de taxe

V=0,15+0,85(aH+bcim/cim +cAt/At + 0 0

dSa/Sa +…….……..nGot/Got )
0 0

Terme
I=Indice matériaux actuel I0= initial
fixe matériaux
Paramètre salaire
(Base main d’œuvre)
Les coefficients a+b+c+d+
……..n=1
H
H == paramètre
paramètre des
des salaires,
salaires, ilil prend
prend
trois
trois formes
formes

suivant
suivant le
le niveau
niveau dede la
la variation
variation des
des
salaires,
salaires, i.e
i.e la
la valeur
valeur de
de S-S
S-S00
SS00

S-S
S-S00>>ouou==àà5%5% S-S
S-S00>> àà5%5% Baisse
Baissedes
dessalaires
salaires
SS00 SS00
H=
H=SS00+SK+SK H=
H=S(1S(1+K)-0,05S
+K)-0,05S00 H=
H=S(1
S(1+K)
+K)
SS00(1+K
(1+K00)) SS00(1+K
(1+K00)) SS00(1+K
(1+K00))
La révision tient compte aussi de certains
évènements imprévisibles qui entrainent des
variations économiques du marche.

théorie de théorie des Sujétions


techniques imprévues théorie fait du Prince,
l’ imprévision
Contenu de la théorie de l’ imprévision

La théorie de l'imprévision a été fixée dans l'arrêt


« Compagnie générale d'éclairage de Bordeaux »
du Conseil d'État du 30 mars 19161. Son fondement est
l'intérêt général.

 L'événement doit être étranger à la volonté des parties,


contrairement au cas envisagé par la théorie du fait du
Prince.

 Il doit être également anormal et imprévisible lors de la


conclusion du contrat. Comme son effet est temporaire, il
ne constitue pas un cas de force majeure qui entraînerait la
fin du contrat( Il peut s'agir d'un aléa économique ou de
l'intervention d'un tiers).
Jurisprudence
 Dans le cas de l'arrêt Compagnie générale d'éclairage de Bordeaux, cette
compagnie, concessionnaire de la Ville de Bordeaux pour l'éclairage public
(à cette époque l'éclairage fonctionnait au gaz dit « de houille ») avait subi
du fait de la guerre une augmentation du prix du charbon de plus de cinq
fois, totalement imprévisible lors de la signature du contrat de concession.

 Le Conseil d'État considéra que ce quintuplement du prix du charbon était


totalement imprévisible et extérieur à la volonté des parties. Il décida donc,
que la Ville de Bordeaux doit une indemnisation des conséquences de cette
situation.

 Depuis cet arrêt la jurisprudence administrative a précisé cette théorie qui


ne saurait se résumer à l'indemnisation d'un simple manque à gagner ou
être confondu avec le fait du prince ou la stricte force majeure.
Sujétions techniques imprévues

Sujétions techniques pour lesquelles


le titulaire d’un marché a droit à être indemnisé
par la personne publique. (Doit être intégralement
indemnisé.)

Ce sont des cas pour lesquels le marché ne peut pas


être exécuté dans ses conditions initiales.

Elles peuvent engendrer le versement d’une


indemnité ou une modification du contrat.  
Sujétions techniques imprévues

Pour pouvoir être qualifiées comme telles, ces sujétions doivent être
extérieures aux parties, avoir un caractère imprévisible et entraîner
un bouleversement de l’économie du marché.

 Les conditions ont été définies comme suit (Source : Conseil d'Etat,


30 juillet 2003, , n° 223445, Commune de LENS).

Ne peuvent être regardées comme des sujétions techniques imprévues:

- des difficultés matérielles rencontrées lors de l’exécution d’un marché


présentant un caractère exceptionnel
- imprévisibles lors de la conclusion du contrat
- et dont la cause est extérieure aux parties.
C’est donc une théorie d’origine jurisprudentielle, mais le CMP en fait
mention.
LA THEORIRIE DU FAIT DU
PRINCE
dans le langage courant ,le fait du Prince,, désigne
un acte arbitraire du gouvernement

En droit administratif français, designe une


mesure prise par l'administration qui a un impact
sur un contrat auquel elle est partie.
La théorie du fait du Prince prévoit que le cocontractant de
l'administration a droit à une indemnisation intégrale
des frais causés par cette mesure, si cette mesure a perturbé la
réalisation des travaux prévus par le contrat.

 Une telle mesure n'est pas considérée comme un fait du


Prince si elle entre dans le cadre des pouvoirs traditionnels de
l'administration en termes de contrat administratif : pouvoir
de contrôle, pouvoir de modification et de résiliation
unilatérales.

 La théorie du fait du Prince ne s'applique donc que pour des


mesures prises par l'administration à titre extra-contractuel.
Il peut s'agir par exemple de mesures de police administra-
tive indépendantes du contrat mais qui ont un impact sur les
conditions de son exécution.
349

LE Contrôle des
marches publics
le contrôle des marchés publics se caractérisé par
son étendu et sa diversité, il se manifeste à tous
les niveaux et à travers des phases différentes à
savoir :

avant la passation après la


lors de l’exécution
du marché, réalisation

*Contrôle externe a priori


*contrôle a priori
Les différentes
types de contrôles
A.B
Art.120et suivant

LE CONTROLE
LE CONTROLE INTERNE: COP et EXTERNE
CEO

Le Contrôle
Le Contrôle externe à priori
Le Contrôle
externe a ou contrôle
à posteri :
priori : les administratif:
IGF, CDC
commissions CF, tresore,
de marche wali,tuelle
Les différends organes de contrôle

352
*Contrôle externe a priori
a)Les Commissions nationales des marchés (C.N.M) (art.126):

commission nationale des marchés de travaux


commission nationale des marchés de fournitures,
commission nationale des marchés études et de
services
b) Les commissions des marchés des services contractants:

1) la commission ministérielle des marchés comprend ( art.119)

2) la commission des marchés des établissements publics,


centres de recherche et de développement ou des entreprises
publiques.

3) la commission des marchés de wilaya) .

4) la commission des marchés de la commune.

5) la commission des marchés de l’établissement public local .


Le contrôle a priori

Contrôle administratif (de légalité)

a) Contrôle financier (engagements)

b) Contrôle de tutelle

c) Le contrôle effectué par le comptable public


Contrôle à posteriori

a) Inspection générale des finances (I.G.F)

b) Contrôle juridictionnel de la cour des comptes (C.D.C.)


356

 LE CONTROLE INTERNE
LE CONTROLE INTERNE

LA COMMISSION permanente
D’OUVERTURE DES PLIS
(art 121 à 124)

LA COMMISSION permanente
D’EVALUATION DES OFFRES
( art 125)
LA COMMISSION D’OUVERTURE
DES PLIS (art. 122 )

La COP se réunit valablement quel que soit le


nombre des membres présents.(art.124)

Missions (art. 122

3
2 Dresse une
1 Dresse la liste des
Constate description
soumissions dans détaillée des
l’enregistremen l’ordre d’arrivée
t des offres sur pièces
..avec , avec l’indication
un registre ad du contenu, des montants
constitutives de la
hoc des propositions et des soumission;
rabais éventuels
LA COMMISSION D’OUVERTURE DES PLIS (suite )

5 6
4
Dresse séance Dresse le cas échéant le d’inviter les
procès verbal
tenante, le procès soumissionnaires à
d’infructuosité signé par les
verbal signé par membres présents. Le compléter leurs offres
tous les membres procès-verbal doit contenir
les réserves éventuelles techniques, dans un
présents de la
commission;
formulées par les membres délai maximum de dix
de la commission. (10) jours, sous peine
de rejet de leurs offres
par les documents
manquants exigés
359
LA COMMISSION D’OUVERTURE DES PLIS
(suite )Art. 123

Ouverture publique des plis techniques


et financiers , à la date et à l’heure prévus

Dans le cas du
concours, l’ouverture
des plis des prestations
n’est pas publique.
Dans le cas de la procédure
de consultation sélective
, l’ouverture des plis
techniques finaux et des
Les plis financiers du concours ne
plis financiers se déroule
sont ouverts qu’à l’issue du résultat
en deux phases.
de l’évaluation des prestations par.
Ils doivent être mis en lieu sur jusqu'
à leur ouverture
Dans le cadre du concours

Première phase
les candidats sont invités , à remettre uniquement
une offre technique,

ouverture des plis des offres techniques par La


commission d’ ouverture
et évaluation par la commission d’ évaluation

candidats pré qualifiés, dont le nombre ne doit


pas être inférieur à trois (3), sont invités à remettre
les plis des prestations et de l’offre financière

SUITE
Concours suite

ouverture des plis des prestations par la commission d’


ouverture des plis ( ouverture non public)

évaluation des prestations par le jury telle que prévue à l’article 34.

Le procès-verbal du jury, accompagné de son avis motivé, faisant ressortir,


éventuellement, la nécessité de clarifier certains aspects liés aux prestations, est
transmis, par son président, au service contractant.

la commission d’ évaluation des offres propose au service


contractant la liste des lauréats retenus.

Leurs offres financières son ensuite examinées pour retenir,


conformément au cahier des charges, l’offre économiquement la plus
avantageuse.
Les prestations du concours sont évaluées par un jury
composé de membres qualifiés dans le domaine
considéré et indépendants des candidats.
La composition du jury est fixée par décision du
ministre ou du wali concerné.
 Le service contractant peut verser des primes au(x)
lauréat(s) du concours, conformément aux
propositions du jury, selon des modalités fixées par
arrêté conjoint du ministre concerné et du M.F
Dans le cadre de la
consultation sélective

La présélection des candidats est mise en 0uvre par le service contractant pour le
choix des candidats à mettre en compétition à l’.occasion d’opérations complexes
et/ou d’ importance particulière.

la consultation sélective s’opère sur la base :

*de spécifications techniques détaillées ou


de performances à atteindre ; D’ une consultation directe
* exceptionnellement, d’ un programme d’opérateurs économiques qualifiés et
fonctionnel, si le service contractant n’est inscrits sur une short List, qu’il a
pas en mesure de définir les moyens dressée sur la base d’une présélection,
techniques pour répondre à ses besoin

la présélection doit
être renouvelée tous
les trois (3) ans.
Dans le cadre de la consultation
sélective

La consultation sélective doit s’adresser à un minimum de trois (3)


candidats présélectionnés

Dans le cas où le nombre de candidats présélectionnés est


inférieur à trois, le service contractant doit relancer l’appel à la
présélection.
Procédure de la consultation
sélective

Première phase
(Art. 32)

Appel à
présélection

ouverture des plis des offres technique


préliminaire par la commission d’ ouverture
des plis

Examen par la
commission d’ évaluation
des offres

jugées conformes au cahier des charges, Jugées non conformes au cahier des
charges,
Procédure de la consultation
sélective
jugées conformes au cahier des charges,

* la commission d’évaluation , par l’intermédiaire du service contractant, peut


demander, par écrit, aux candidats des clarifications ou des précisions sur leurs offres.

* Des réunions de clarification des aspects techniques des offres des candidats
peuvent être organisées, si nécessaire, par le service contractant, en présence des
membres de la commission d’évaluation des offres, élargie éventuellement à des
experts, de préférence nationaux, dûment désignés à cet effet.

Ces réunions doivent faire l’objet de procès-verbaux signés par tous les membres

*La demande de clarification ou de précision ne doit pas aboutir à une modification


fondamentale de l’offre.

Les réponses écrites des candidats et le contenu des procès-verbaux de réunions font
partie intégrante de leurs offres.
Aucune information relative au contenu de l’ offre d’un candidat ne doit être révélée.

A l’ issue de la première phase, élimination des offres des candidats qui ne


répondent pas aux exigences du programme fonctionnel, aux
prescriptions techniques ou aux performance à atteindre prévues dans le cahier des
Procédure de la consultation
sélective

Deuxième phase
Les candidats présélectionnés sont invités ,par lettre de consultation, à remettre
une offre technique finale et une offre financière sur la base d’un cahier des
charges, modifié si nécessaire, et visé par la commission des marchés compétente,
suite

ouverture des plis des offres technique


finales par la commission d’ ouverture des
plis articles 121
Examen par la
commission d’ évaluation
des offres articles 125
Dans le cas d’une consultation sélective sur la base d’ un programme fonctionnel, le
service contractant peut verser des honoraires aux candidats, selon des modalités
fixées par arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du ministre concerné.
La liste des projets qui peuvent faire l’objet d’une consultation sélective est fixée, pour
chaque secteur, par arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du ministre
REGISTRE D’OUVERTURE DES PLIS (*)-

N° Opération / programme …………………OBJET : …...

Intitule (E) : ………………………………SEANCE DU : …………………

DATE DE L’avis de publicité ou de la lettre de consultation : ….

Date limite de DEPOT des offres ou de prix : …………………………

Prorogation (EVENTUELLE) :……………………………………………….
ADRESSE
Date de
adresse Documents constitutifs de la Observation
dépôt Soumissionnaire soumission
N° date

369
Quel que soit le mode de passation retenu le service
contractant doit vérifier les capacités des soumissionnaires
à réaliser le marche
LA COMMISSION permanente D’EVALUATION
DES OFFRES
371
(art.125)

*Composée de membres *La qualité de membre de


qualifiés choisis en raison la commission d’évaluation
de leur compétence, pour des offres est incompatible
analyser les offres en avec celle de membre de la
vue de dégager la ou les commission d’ouverture des
proposition(s) à soumettre plis
aux instances concernées. .

Le service contractant peut faire appel, sous sa responsabilité, à


toute compétence qui sera chargée de l ’élaboration du rapport
d’analyse des offres, pour les besoins de la commission d’évaluation
des offres.
LA COMMISSION permanente D’EVALUATIONDES OFFRES
(art.125)

Missions

* Elimine les offres non


conformes à l’objet du
marché et au contenu du
cahier des charges.

Elle procede en 2 phases à l’ analyse sur la base


de critères et de la méthodologie prévus dans le
cahier des charges.

2 eme phase
1ere phase
Examen les offres financières
élimine les offres qui n’ont des soumissionnaires pré-
pas obtenu la note qualifiés
minimale prévue au cahier
des charges. * Soit l’offre la moins-disante, lorsqu’il s’agit
de prestation courantes
*soit l’offre économiquement la plus
avantageuse, lorsque le choix est
essentiellement basé sur l’aspect technique des
prestations.
LA COMMISSION permanente D’EVALUATIONDES OFFRES
(art.125) suite

Dans le cas de la procédure


de consultation sélective Dans le cas de la procédure
,
les offres financières de concours ,
pré-qualifiés techniquement la commission d’évaluation
sont, dans une deuxième des offres propose au service
phase ,examinées pour contractant la liste des
retenir, conformément au lauréats retenus.
cahier des charges, l’offre
économiquement la plus
Leurs offrespour
examinées sontretenir,
ensuite
avantageuse. conformément au cahier des
charges l’offre économi-
quement la plus avantageuse.
Les plis financiers des offres
techniques éliminées sont
restitués à leur titulaire, sans
être ouverts.
LA COMMISSION permanente D’EVALUATIONDES OFFRES
(art.125) suite

La commission d’analyse des Si l’offre financière de


offres peut proposer, au l’opérateur économique,
service contractant, le rejet de retenu provisoirement
l’offre retenue si elle établit , paraît anormalement
que l’attribution du projet basse, le service contractant
entraînerait une domination du peut la rejeter, par décision
marché par le partenaire retenu motivée, après avoir demandé,
ou fausserait, de toute autre par écrit, les précisions qu’il
manière, la concurrence dans le juge utiles et
secteur concerné.
1ere phase
375

ELIMINATION DES OFFRES NON CONFORMES A


L’OBJET DU MARCHE ET AUX DISPOSITIONS DU
CAHIER DES CHARGES

Quels sont les


éléments qui
doivent être pris en
compte pour l’
élimination des
offres ?
A TITRE D’EXEMPLE /
le 1er dirigeant n’a pas été pas été condamné à une peine
d’exclusion des marchés publics (casier
376 judiciaire sauf pour
les étrangers non résident en Algérie)

l'entreprise doit être en possession du


certificat de qualif.et de classif.(agrément
ou inscriptible à l' ordre des architectes..)

l’entreprise doit être à être à jour du paiement de ses impôts


et de ses cotisations de sécurités sociales (dans le cas de
marche de travaux les attestations fiscales et d’organisme
de sécurité sociale peuvent être fournies après remise des
offres avec l’accord du service contractant mais avant la
signature du marché( art.45).

l’entreprise ne doit pas être


en liquidation judiciaire ……;

376
2ere phase
377

on procède à l’analyse des offres restantes


en deux(2) étapes, sur la base des critères
et de la méthodologie fixée par le cahier des
charges .

1ere étape :
Evaluation technique proprement dite

analyse des capacités professionnelles


des candidats 

Destinée à ne retenir que les candidat présentant


les garanties professionnelles suffisantes pour
réaliser les prestations demandées.
analyse des capacités professionnelles des candidats 

On distingue les critères de sélection des candidats des


critères d’ attribution du marche
Les critères de sélection des candidats
(art.56)

se rapportent à la
situation de l’ et à la fois à ses
entreprise au regard capacités techniques
des règles fiscales et et financières à
sociales qui lui sont réaliser le marche
applicables

OBLIGATIONS REGLEMENTAIRES
LES OBLIGATIONS REGLEMENTAIRES

OBLIGATION de OBLIGATION de
fixer Les vérifier les OBLIGATION
critères de choix capacités d’attribuer le
d’
et la techniques, marché à
méthodologie financières et
dans le cahier l’entreprise jugée
commerciales
des charges des candidats apte à l’exécuter
(art 56) (art.36). ( art.35)
LES CRITERES DE CHOIX SONT INDISPENSABLES

381

Pour le Service Pour les Candidats


contractant  soumissionnaires

Indicateurs permettant d'assurer la


transparence Répondre au mieux aux
Garantir le même traitement à tous les
besoins du service contractant
candidats
Outils permettant d'écarter les offres
 Présenter une offre
insuffisantes
concurrentielle
Évaluer au mieux les capacités
humaines, techniques et financières du
candidat
 S’engager en connaissance
de cause
Choisir objectivement l'offre

économiquement la plus avantageuse


SUR QUELS CRITERES DOIT
S’APPUIERLE CHOIX DU CANDIDAT ? (ART 56)

382

 Conditions de
 L’origine Algérienne L’aspect technique
financement offertes
ou étrangère du
par les E/E des propositions
produit
 Les garanties (choix des BET)
 les Garanties AUTRES (à fixer
techniques et
commerciales dans le cahier des
financières
 Le prix, la qualité et charges: coût
 les conditions de
les délais d’exécution d’utilisation,
soutien aux produits
 L’intégration à confort, sécurité,
l’économie nationale fonctionnalité,
 Service après vente
 L’importance des durabilité, caractère
lots ou produits
 Maintenance et esthétique, produit
sous-traités sur le
formation (mesures
marché national. éco label … )
d’accompagnement
PHYSIONOMIE DES CRITERES

383

CRITERE
CRITERES
ECONOMIQUE (LE NON
PRIX) ECONOMIQUES
1°LE CRITERE ECONOMIQUE (LE PRIX)

 Le prix d'achat ne prend


pas en compte le coût
 Utilisé dans la quasi-
d'utilisation
totalité des marchés,
 Le prix n'est adapté que
 L’un des critères les
pour les prestations très
plus objectifs (unité de
standardisées,
valeur)
LIMITES  Permet de faire un
 Critère qui répond à
classement plus aisé
l'exigence d'utiliser au
mais ne prend pas en
mieux les deniers
compte les écarts de prix
publics
 Favorise le dumping en
absence de l'estimation
administrative

 Risque d'occulter le
paramètre qualité
2°LES CRITERES NON ECONOMIQUE

 les critères de valeurs techniques permettent


de pallier les limites du critère économique,
ces critères sont très variés : l'analyse de ces
. La qualité, critères présente
. Le caractère esthétique et fonctionnel, quelques
. Les performances en matière de protection de difficultés eu
l’environnement, égard à la
LIMITES
. Les performances en matière d'insertion subjectivité liée à
professionnelle, certains critères
. La rentabilité sociale (externalités positifs),
. Le caractère innovant (recherche),
. Service après-vente,
. L'assistance technique,
. La date de livraison ou d'exécution.
 Ils permettent réellement d'améliorer la
qualité du service public,

le service contractant doit connaître les


éléments techniques les plus importants et
doit le faire connaître aux candidats dont le
CDC
3° LA COMBINAISON DES CRITÈRES L'OFFRE
ÉCONOMIQUEMENT LA PLUS AVANTAGEUSE(art.125)

A.B

définies comme Elle répond au mieux


étant le meilleur aux besoins du service
RAPPORT contractant sur le plan
QUALITÉ-PRIX technique
(apprécié à partir de et elle
critères respecte le souci de
économiques et rationalisation de la
qualitatifs) dépense publique
ANALYSE DES CAPACITES PROFESSIONNELLES ET
FINANCIERES

Le service contractant s’informe par tout moyen


sur les capacités et références des entreprises
candidates auprès:

des
des
des représentations
services
banques Algériennes à
contractant
l’étranger

A.B
LES REPERES POUR L’ ANALYSE DES
CAPACITES PROFESSIONNELLES

certificats de qualification agrément pour les contrats


et de classification d’études
professionnelles
(décret 93-289 du 28-11-93)

liste, profils des postes de


références professionnelles travail et niveau de qualification
(certification, attestation des personnels étrangers
d’exécution des prestations engagés dans des contrats
similaires, CV des d’assistance techniques (art. 57)
intervenants dans le projet…)

 statut de l’entreprise

 registre de commerce

 casier judiciaire (entreprises


étrangères non résidantes) A.B
Les pièges à éviter

Juger les Introduire de Introduire de


offres en nouveaux
nouveaux
bouleversant critères de critères de
l’ ordre des jugement au jugement au
critères moment de l’ moment de l’
indiqués dans évaluation. évaluation.
le cahier des
charges .
Négociation
Art. 58

Aucune négociation n’est autorisée avec les


soumissionnaires après l’ouverture des plis et
durant
l’évaluation des offres pour le choix du partenaire
cocontractant,, sauf dans les cas prévus par les
dispositions du présent décret.
L’ Avis d’attribution du marché
(art.49)
Avis d’attribution du
marché

art.49)

•Publié dans les mêmes organe ayant servi à l’ insertion de l’ l’avis d’appel
d’offres.

* l’ avis d’attribution provisoire doit en préciser le prix, les délais de


réalisation et tous les éléments qui ont permis le choix de l’attributaire du marché
ainsi que la commission de marché compétente(art.114).

* Il doit aussi préciser les numéros d’ identification fiscale

Pour les autres soumissionnaires, le service contractant est tenu d’inviter, dans le
même avis, ceux d’entre eux qui sont intéressés, d au plus tard trois (3) jours à
compter du premier jour de la publication de l’attribution provisoire du marché, à
prendre connaissance des résultats détaillés de l’évaluation de leurs offres
techniques et financières
( art.125 al.14).
Avis d’attribution du marché
(art.49)

Le soumissionnaire qui conteste le choix dispose d’ un délai de 10 jours, à


compté de la date de publication de l’ avis d’ attribution, pour introduire un
auprès recours de la commission des marchés compétente qui se réunit en
présence du service contractant avec voix consultative

En cas de recours, le projet de marché ne peut-être soumis à l’examen de la


commission des marchés compétente qu’au terme d’un délai de trente (30) jours à
compter de la date de publication de l’avis d’attribution provisoire du marché,
correspondant aux délais impartis,
La commission donne un avis dans un délai de(15) jours à
compter de l’expiration du délai de 10jour qui est notifié au
service contractant et au requérant

pour les marchés relevant de la commission des marchés des


établissements publics, des centres de recherches et de
développement ou des entreprises publiques, le recours est
introduit :

Auprès de la commission
Auprès de la commission
ministérielle
de wilaya

L’annulation, par le service contractant, d’une procédure de passation


d’un marché ou de son attribution provisoire, est soumise à l’accord
préalable du ministre du responsable de l’institution nationale autonome
ou du wali concerné.
 l’annulation ou l’infructuosité de la procédure de passation d’un marché
se fait dans les mêmes formes que la publication de l’attribution provisoire
du marché.
395

La commission d’évaluation des offres est composée de membres qualifiés


choisis en raison de leur compétence.

La qualité de membre de la commission d’évaluation des offres est


incompatible avec celle de membre de la commission d’ouverture des plis.
CONTRÔLE EXTERNE a priori (art.126)
Dispositions communes
CONTRÔLE EXTERNE (art.126):

Le contrôle externe a pour finalité de vérifier la


conformité des marchés, à la législation et à la
réglementation en vigueur.

Il vise également à vérifier si l’engagement du


service contractant correspond à une action
régulièrement programmée.
CONTRÔLE EXTERNE (art.126):

1 exercé par des organes dénommés commissions des


marchés.
2. organe de décision en matière de contrôle des marchés
publics.
3. apportent leur assistance dans la préparation et la
formalisation des documents contractuels.
• Le travail des commissions est matérialisé par l’octroi
d’un premier visa après examen du CDC et d’un 2ème visa
après examen du projet de marché
2. Elles sont habilitées à faire appel à des experts
susceptibles d’éclairer leurs travaux, notamment à l’occasion
de certains dossiers complexes (art 137) .
CONSEQUENCE: aucun marché ne peut être mis en vigueur
sans son accord obligatoire et préalable, (sauf art. 170 à 172)
CONTRÔLE EXTERNE (art.126):

6. L’exercice du Contrôle est sanctionné par un visa émis selon, le cas


dans, au plus tard les 45j (CNM)ou 20 J (C. S/C)
7. Le visa accordée est global. Il s’impose à toute les partie

8. En cas de constations d’anomalie par VISA du CF, celui-ci


informe
par note d’observation le Ministre .chargé du budget, la commission
compétente et l’ordonnateur concerné (art. 7 in fine du D.E n°09-374 du
16/11/09)

• La renonciation à la passation d’un marché visé doit être portée à la


connaissance de la commission compétente

• Dépôt d’une copie de la décision de visa du marché ou de l’avenant,


dans les quinze (15) jours qui suivent sa délivrance, auprès du fisc et de la
sécurité sociale.
Conditions communes de fonctionnement des
commissions

La commission des marchés se réunit à l’initiative de son président


Une fiche analytique et un rapport de présentation sont communiqués
aux membres de la commission 08j avant la séance
Elle siège valablement en présence de la majorité absolue de ses
membres.
Si le quorum n’est pas atteint, la commission se réunit de nouveau dans
les huit (08) jours qui suivent et délibère quelque soit le nombre.
Désignation par le président d’un membre pour la présentation d’un
rapport d’analyse du dossier (transmis 08j avant la séance)
Les décisions sont prises à la majorité des membres présents.
Le vote du président, en cas de partage des voix, est prépondérant
Composition du dossier

1. Pour l’examen des cahiers des charges :

* le projet de cahier des charges de l’appel d’offres,


* l’estimation administrative du projet,

* un rapport de présentation.
Composition du
dossier…………..suite

2. Pour l’examen du projet de marché :

*le cahier des charges de l’appel d’offres visé ou celui de la consultation le cas
échéant,
*l’avis AO publié au BOMOP et au moins dans deux organes de presse
(quotidiens),
*les P.V respectifs de la C.O.P et de la C.E.O
-l’avis d’attribution provisoire,
-l’avis de la commission compétente, émis éventuellement en cas de recours
précontractuel,

-le projet de marché comportant l’ensemble des pièces le constituant.


-Un rapport d’analyse du dossier préparé par un membre de la commission
désigné par le président ( son économie générale et les différentes informations
y afférentes)
*la fiche d’individualisation du projet et la décision de financement
correspondante le cas échéant,
*une fiche analytique du projet de contrat,
*un rapport ou une note de présentation du dossier résumant le projet du
marché ou de *l’avenant,
*Les projets d’avenants sont accompagnés de toutes les pièces justificatives à
*l’exception de celles jointes au dossier du contrat de base
OBLIGATIONS DES
MEMBRES

1. participer personnellement aux réunions de la commission


(représentés éventuellement par leurs suppléants )

2. Le rapporteur désigné est tenu de présenter un rapport d’analyse


du dossier (transmis 08j avant la séance)

3.Toute personne siégeant à la commission est tenue au secret


professionnel

4.Obligation d’accorder le visa en cas de conformité du dossier à la à


la législation et réglementation en vigueur

5.Obligation de refus de visa en cas de non-conformité à la législation


et réglementation en vigueur

6. Obligation de donner un visa avec réserves non suspensives


lorsqu’elles s’attachent à la forme du marché
OBLIGATIONS DES MEMBRES des commissions …..suite

7 Obligation de vérification de l’apurement des réserves


émises
8-Obligation de motiver sans refus le cas échéant
9-Obligation d’accorder le visa dans les délais
réglementaires
10-Après expiration des délais limite de visa et après
saisine du S/C, 11-obligation de réunir la commission
dans les 08j qui suivent cette saisine et de statuer
séance tenante, à la majorité des membres présents
SECRETARIAT PERMANENT de la commission
(art. 169)

1.Vérification que le dossier soumis est complet

2.Enregistrement des dossiers en délivrant des accusé de réception

3.Établissement de l’ordre de jour

4.Convocation des membres et des consultants éventuellement

5.Transmission des dossiers au rapporteurs

6.Transmission de la fiche analytique et du rapport d’analyse aux membres

7.Rédaction des décision de visas et PV de séance

8.Établissement des rapport trimestriels d’activités

9.Donner accès aux membres de la commission pour


10.avoir les informations et documents

11. Le suivi, en relation avec le rapporteur, de

12. l’apurement des réserves


Démarche de contrôle

Présentation d’un dossier complet:

Visa avec Refus


visa de visa
réserves

Complément Passer outre


d’information Mesuré 144
Les COMMISSIONS
DE MARCHES
(art. 128)
Les COMMISSIONS DE MARCHES

Organismes interministériels charges de vérifier la


régularité des projets de marches au regard de la
réglementation des marches publics.
Elles émettent des :

réserves et des avis


défavorables qui oblige le
Avis favorables qui permettent
service contractant à
au service contractant de
modifier son projet pour de
mettre éventuellement en
conformer à la
exécution le marche
réglementation ou « à passer
outre «
Les COMMISSIONS DE MARCHES

Les Commissions nationales des


marchés (C.N.M) (art.149à 156):

commission nationale
commission
des marchés études
nationale
et de services
des marchés
de travaux

commission
nationale
des marches
de fournitures
Les COMMISSIONS DE MARCHES

Ces commissions ont pour attributions :


de participer à la programmation et à l’orientation des commandes
publiques,

de participer à la réglementation des marchés publics,


de participer à la régularité des procédures de passation et d’attribution
des marchés d’importance nationale
Dans ce cadre
* Elle participe aussi à l’élaboration de la réglementation des marches
Publiques et propose dans ce cadre toute mesure de nature à améliorer
les conditions de passation des marches.
* Elle formule tout avis sur les projets des indices de salaires et
matière.
* Elle examine tout recours introduit par le cocontractant avant toute
action en justice, sur les litiges nés à l’ occasion de l’ exécution du
marché .
* En outre elle veille à l’application uniforme des règles édictées par
la R.M.P
Les COMMISSIONS DE MARCHES

Elles adoptent , élaborent et proposent un règlement intérieur-type


régissant le fonctionnement des commissions des marchés,

Examiner les projets de cahiers de charges relevant de leurs


compétences ;
 Examiner les projets de marches et d’ avenants relevant de leurs
compétences
Les membres et leurs suppléants - choisis en raison de leur compétence -
sont désignés nommément par arrêté du ministre chargé des finances, sur
proposition du ministre dont ils dépendent ,pour une durée de trois (3)
ans ; renouvelable par un tiers (1/3) tous les trois (3) ans.

Le nombre maximum de mandats est fixé à trois Art. 153.


COMPETENCE DES commissions nationales( CNM)

commission nationale
des marchés de travaux

compétente

Tout contenant la
clause prévue à tout avenant qui
- pour tout marché de
l’article 106 et dont l’ porte le montant de
travaux dont le montant
application est marché de base à
est supérieur à 600.000.000 DA
susceptible de porter
600.000.000 de DA et
le montant initial à
tout avenant à ce marché
ceux du seuil
précité(20%)
COMPETENCE DES CNM

commission nationale
des marchés de fourniture

compétente

tout marché contenant


pour tout marché de tout avenant qui
la clause prévue à
porte le montant de
travaux dont le montant l’article 106 et dont l’
marché de base à
est supérieur à application est
100.000.000 DA
100.000.000 de DA et susceptible de porter le
tout avenant à ce marché montant initial à ceux
du seuil précité
COMPETENCE DES CNM

La commission nationale
des marchés d’ études et de services

compétente

-pour tout marché de services -pour tout marché d’ études dont le


dont le montant est supérieur à montant est supérieur à
100.000.000 de DA et tout 60.000.000 de DA et tout avenant
avenant à ce marché à ce marché

- tout avenant qui porte le -tout avenant qui porte le montant


montant de marché de base à de marché de base à
100.000.000 DA 60.000.0000.DA
tout marché contenant
la clause prévue à
l’article 106 et dont l’
application est
susceptible de porter le
montant initial à ceux
COMPETENCE DES CNM
Sanction du contrôle des commissions

*attribution d’un visa, d’un refus de


visa ou d'un report pour complément visa peut être
éventuellement affecte
d’information émis dans les 30 jours de réserves :
à compte du dépôt du dossier
Dans tous les cas le visa est donné , au
plus tard dans les huit (8) jours après
la tenue de la séance,
Suspensives: Non suspensives
concernent le liées à la forme du
fond du marche. marche.

Le refus, celui-ci doit être motivé : (Tout manquement à la législation et/ou à la


réglementation en vigueur)
COMPETENCE DES CNM

Une copie de la décision de visa du marché ou de l’ avenant est déposée


obligatoirement, contre accusé de les réception, par le
service contractant, dans les quinze (15 ) jours qui suivent
sa délivrance, auprès des services territorialement compétents de
l’administration fiscale et de la sécurité sociale.

La mise en vigueur du marché ou de l’avenant visé doit


intervenir au plus tard dans les trois (3) mois qui suivent la
date de délivrance du visa.

Passé ce délai, ledit marché ou avenant est soumis de


nouveau à l’examen de la commission compétente
(art.165 in fine ).
le ministre concerne peut, par décision motivée, passer outre. Une
copie du passé outre est transmise à la cours des comptes et au
ministre des finances
La décision de passer outre ne peut intervenir après un délai de
quatre-vingt-dix (90) jours, à compter de la date de notification du
refus de visa(art.172)

Le visa délivré par les commissions des marchés est global, et,
s’impose au contrôleur financier, au comptable assignataire ainsi
qu’ au service contractant.

Les décisions des C.N.M doivent être notifiées au service


contractant dans les 8 jours de la tenue de la séance.

Si le visa n’est pas émis dans le délai limite (de 30jours), le
président est saisi pour réunir la commission dans les huit (8) jours.
Celle-ci
 statue séance tenante à la majorité simple des membres
présents(art.168).

L’exécution du marché ou de l’avenant doit avoir lieu dans les trois
(03) mois qui suivent la date de délivrance du visa; passé ce délai, un
réexamen du marché ou de l’avenant par la commission s’impose.
Les commissions des marchés
des services contractants
La commission des marchés apporte son assistance en matière
de préparation et de formalisation des marchés publics, et
donne un avis sur tout recours introduit par le
soumissionnaire qui conteste le choix opéré par le service
contractant. Art. 130

Examine dans les (45) jours du dépôt les projets de cahier des charges de
l’appel d’offres, suivant une estimation Administrative Art.132.

Cet examen donne lieu à une décision (visa), valable pour une durée de trois (3)mois à
compter de sa signature.
Passé le trois (3)mois ce délai, les cahiers de charges sont soumis de nouveau à l’examen de
la commission des marchés compétente.

Le service contractant s’assure que la commande n’est pas orientée vers un produit
ou un opérateur économique déterminé.
Un cahier des charges types , pour les opérations à caractère répétitif et/ou de
même nature, peut être adopté
1) la commission ministérielle des marchés
( art 133)

composée
-Du ministre ou son représentant président
-Du représentant du service contractant
-Du représentant du ministre du commerce,
- De représentants 02representants du ministre
des finances, services du budget et du trésor.

Compétente pour examiner les marchés passés par l’administration centrale :


-inférieur à 600.000.000.DA et tout avenant à ce marché
pour les marchés de travaux

-inférieur à 150 .000.000.DA pour les marchés de


fournitures et tout avenant à ce marché

--inférieur à 100.000.000.DA pour les marchés d’études et


tout avenant à ce marché.

-Inferieur 60.000.000 DA pour les marches de services et


tout avenant à ces marchés.
2) la commission des marchés des établissements
publics, centres de recherche et de développement
ou des entreprises publiques (art.134) :
 un représentant de l’autorité de tutelle, président,
 du directeur général ou du directeur d’établissement ou de l’entreprise,
 d’un représentant du Ministre des travaux publics,
 d’un représentant du Ministre des ressources en eau,
 d’un représentant du Ministre de l’ habitat,

 d’un représentant du Ministre du commerce,


 de deux (02) représentants du ministre des finances , services du budget et du trésor.

Compétente pour examiner les marchés :


-inférieur à 600.000.000.DA et tout avenant à ce marché pour les
marchés de travaux

-inférieur à 150 .000.000.DA pour les marchés de fournitures et


tout avenant à ce marché

--inférieur à 100.000.000.DA pour les marchés d’études et tout


avenant à ce marché.

-Inferieur 60.000.000 DA pour les marches de services et tout


avenant à ces marchés.
3) la commission des marchés de wilaya (135)

 du wali ou de son représentant,


 de 3representants de l A.P.W,
 du contrôleur financier et du trésorier de wilaya,
 du directeur de l’ hydraulique
 du directeur des travaux publics
 du directeur du commerce
 du directeur du logement
 du directeur technique concerné par la prestatio

Compétente pour examiner les marchés de Wilaya:


-inférieur à 600.000.000.DA et tout avenant à ce marché
pour les marchés de travaux

-inférieur à 150 .000.000.DA pour les marchés de


fournitures et tout avenant à ce marché

--inférieur à 100.000.000.DA pour les marchés d’études et


tout avenant à ce marché.

-Inferieur 60.000.000 DA pour les marches de services et


tout avenant à ces marchés.
3) la commission des marchés de wilaya (135)

2° Compétente pour examiner les marchés passée


- par la commune
- et les établissements publics locaux à caractère
administratif dont le montant est :
= ou > à 50 million TTC pour les travaux et
fournitures,
et = ou> à 20millions TTC pour les études et services
4)LA commission des marchés de la
commune

- du PAP ou de son représentant, président


- de deux élus 2 représentants de l’assemblée populaire communale
-de deux élus 2 représentants du ministre des finance

-d’ un représentant du service technique intéressé par la prestation

Compétente pour examiner les marchés de la


commune :
- inferieur à 50millions pour les travaux et les
fournitures,
- inferieur à 20 millions pour les études et les
services.
5) la commission des marchés de l’établissement public local, de la
structure de concentre de l’ établissement public national à caractère
administre se compose

 un représentant de l’autorité de tutelle, président,


 du directeur général ou du directeur d’établissement ou de l’entreprise,
 d’un représentant élu de l’ assemblée de la collectivité territoriale concerné du Ministre
des travaux publics,
 de deux (02) représentants du ministre des finances, services du budget et de la
comptabilité.
 D’ un représentant du service technique intéresse par la prestation

Compétente pour examiner les marchés :


- inferieur à 50millions pour les travaux et les fournitures,
- inferieur à 20 millions pour les études et les services.
Dispositions communes aux commissions des marches des
services contractant

•Peuvent faire appel, à titre consultatif, à toute personne experte susceptible


d’éclairer ses travaux.
* Siéger valablement qu’en présence de la majorité absolue de ses
membres.
•Quand ce quorum n’est pas atteint, elle se réunit à nouveau dans les huit
(8) jours qui suivent et délibère valablement, quel que soit le nombre des membres
présents.

*Décisions sont prises à la majorité des membres présents.

*Un membre de la commission est désigné en vue de la présentation à


la commission d’un rapport d’analyse du dossier.
l’ensemble du dossier lui est transmis au moins huit (8) jours avant
tenue de la réunion
LE CONTRÔLE ADMINISTRATIF

 LE CONTRÔLE DE LEGALITE DES DELIBERATIONS DES A.P.C


EST EXERCE PAR LE WALI (Art.41 du C.C)
 En cas d’irrégularités constatées, le wali peut annuler la
délibération en question par arrêté motivé, publié dans le
recueil des actes administratifs de la wilaya

 L’annulation de la délibération peut être demandée par toute


personne intéressée auprès du T.A (1mois après affichage
au siège APC).
LE CONTRÔLE
FINANCIER
Cheminement de
LA DEPENSE PUBLIQUE

La gestion des deniers publics fait appel à différents agents et à des


procédures particulières.
codifié par la loi  90-21 du  15 Août 1990, relative à la comptabilité
publique .

Elle «  …a pour objet de définir les dispositions générales d’exécution


applicables aux budgets et opérations financières de l’Etat, du Conseil
Constitutionnel, de l’Assemblée Populaire Nationale, de la Cour des
Comptes, des budgets annexes, des collectivités territoriales et des
établissement publics à caractère administratif.
Elle détermine les obligations et les responsabilités des ordonnateurs
et des comptables publics.
Ces dispositions portent également sur l’exécution et la réalisation des
recettes et des dépenses publiques, des opérations de trésorerie et sur
le système de leur comptabilisation ».
L’exécution de la dépense publique se fait
en 02 phases :

1ere phase 2eme phase


administrative  comptable 
Intervention de l’ordonnateur qui Intervention du comptable qui joue
procède par étape à : un double rôle :
*l’engagement- *celui de payeur
*la liquidation. *celui de caissier.
*l’ordonnancement ou le
mandatement.
1erephaseadministrative

L’exécution d’une dépense


Publique
Est subordonnée à 02
conditions :

l’autorisation annuelle donnée par l


budget concerné (condition de forme)
l’existence d’une dette
(condition de fond). «  les opérations de dépenses
consistent en l’utilisation des
crédits autorisés … ».Article 11
2eme phase comptable
  : le paiement.

«  Le paiement est l’acte libératoire de la dépense publique » CF Art  22 de la loi  90-21


relative à la comptabilité publique.

Le paiement est du ressort exclusif du comptable conformément au principe de


séparation des ordonnateurs et des comptables.

Le rôle du comptable en matière de paiement ne se limite pas un simple


décaissement, il va opérer un véritable contrôle de la régularité de la dépense (rôle
de payeur) pour enfin procéder au règlement (rôle de caissier).

Toute dépense publique doit le comptable caissier :


s’assurer:
« Après avoir satisfait aux obligations
des articles …et 36 le comptable public
*de la qualité de l’ordonnateur doit procéder au paiement de la dépense
*de la disponibilité des crédits … dans les délais fixés par voie
*que la créance n’est pas atteinte par réglementaire » Art  37 de la loi  90- 21
relative à la comptabilité publique.
une déchéance ou opposition
*du caractère libératoire du paiement Le règlement peut se traduire par un
*des visas des contrôles prévus décaissement (dans la limite des
montants autorisés par la règlementation)
ou par un virement.
LE CONTRÔLE FINANCIER ou contrôle
préalable des dépenses engagées

 nomme par arrêté et rattachés à la direction


générale du budget ;
 présent auprès de chaque ministère et institution
de l’Etat et dans chaque wilaya

 Dispose d'une totale indépendance et


sont protégés contre toute pression

 susceptible d'encourir des sanctions et


des poursuites en cas de non respect
des règles de discipline budgétaire et
financière

 Le contrôle préalable des dépenses engagées est régi par les dispositions du décret exécutif n°92/414 du
14-11-1992 relatif au contrôle préalable des dépenses engagées, mod. et compl.par décret exécutif n°.9-
374 du 16 nov.2009 pris en application de la loi n°90/21 du 15-8-1990 relative à la comptabilité publique,
notamment ses articles 58, 59 et 60.
Missions du contrôleur financier

434

1- Veille à la régularité de 2-d'empêcher, au stade de


l'emploi des crédits l'engagement de la dépense
budgétaires mis à la publique, que les
disposition de irrégularités ne produisent
l'ordonnateur leurs effets.

Contrôle s’applique
aux :

budgets des
budgets des
établissements budgets comptes
institutions et budgets
publics à des spéciaux
administration annexes.
caractère wilayas ; du trésor
s de l’Etat ;
administratif
CONTENU DU CONTROLE
(9 et 23 du décret exécutif n°92/414)

qualité de
l’ordonnateur
435

la conformité des engagements et des


actes avec les lois et règlements en
vigueur
disponibilité des crédits
budgétaires

disponibilité des postes budgétaires

régularité de l’imputation de la
dépense

régularité de l’imputation de la
dépense ; des visas ou des avis
existence
prescrits

concordance du montant de l’engagement avec


les documents justificatifs.
1) La qualité de l’ordonnateur

Défi: Est ordonnateur toute personne habilitée pour effectuer les opérations de Constatation,
de liquidation des recettes, de l’engagement, de la liquidation et de L’ordonnancement (ou
mandatement) des dépenses publiques.

les autorités qualifiées( d’ ordonnateur) sont accréditées auprès du contrôleur financier (et
auprès des comptable publics assignataires),auxquelles les crédits ont été ouverts ou
délégués.

 L’accréditation consiste en la Communication de l’acte de nomination et au dépôt du


spécimen de Signature.

L’ accréditation prend fin à la cessation de fonction de l’ordonnateur .

Les ordonnateurs sont:

1. soit des ordonnateurs primaires ou principaux,


2. soit des Ordonnateurs secondaires,
3. soit des ordonnateurs uniques.
 les suppléants et délégués des ordonnateurs sont
accrédités auprès des contrôleurs financiers sur
production de l’acte de délégation de signature pour les
seconds.

 L’accréditation du suppléant ou du délégué prend fin en


même temps que cessent les fonctions de l’ordonnateur
ou du délégataire.
2)La conformité des engagements
et des actes avec les lois et règlements

* Consistant à garantir l’emploi régulier des crédits budgétaires,.

* interdiction d’ engagement de dépenses qui ne résulterait pas de


l’application des lois et règlements en vigueur ou qui ne serait pas justifié.
3) La disponibilité des crédits budgétaires

 Consiste à faire respecter le principe selon lequel, aucune


dépense ne peut être effectuée:

1. sans disponibilité de crédits ou en dépassement des dotations limitatives

2. les crédits ouverts ou délégués au titre d’un exercice budgétaire ne créent


aucun droit de reconduction
 
 4) La disponibilité des postes budgétaires

 signifie qu’aucune prise en charge ne peut être prononcée si le


poste budgétaire n’est pas vacant.
 
 Le contrôle de la disponibilité des postes budgétaires s’appuie
sur :

• le « plan annuel de gestion des ressources humaines » ;

• l’état comportant la répartition des effectifs budgétaires par


ordonnateur et par poste de travail ;

• la comptabilité des effectifs budgétaires.


5)L’imputation régulière de la dépense

  Principe :les crédits budgétaires ne constituent pas une masse


globale permettant de faire face indifféremment aux dépenses, mais
une série de crédits dont la répartition correspond un objet
déterminé( principe de la spécialité des crédits).

Ce principe implique :

en matière de budget en matière de budget


en matière de budget d’équipement les de la wilaya
de fonctionnement les dépenses ne sont les crédits budgétaires
dépenses doivent être imputées que sur les ne peuvent, :
Imputées aux chapitres crédits d’engagement d’une part, servir qu’aux
et articles budgétaires dépenses pour lesquelles
affectés, à une ils ont été ouverts
pour lesquels elles ont Opération Individualisée: et, d’autre part, ne doivent
été prévues et que ces se traduite par une en aucun cas assurer la
dépenses sont bien décision d’inscription (ou couverture des dépenses
effectuées au profit des
inscrites au budget ; d’individualisation) prise moyens humains et
par le responsable matériels des services
concerné déconcentrés de l’Etat.
6)L’existence des visas ou des avis prescrits par la réglementation

 
 On entend par visa et avis les mentions ou cachets accompagnés d’une
signature(ou paraphe) qu’on appose sur un document pour le rendre
valable.

 le contrôleur financier doits’ assurer de l’existence de visas ou des avis


préalablement délivrés par une autorité administrative habilitée à cet effet,
lorsqu’un tel visa ou avis est prescrit par la réglementation en vigueur

par exemple:

*le visa délivré par les organes de contrôle a priori des marchés publics
dans le cadre de la mise en vigueur du marché ;

*l’avis préalable de l’Administration des domaines sur le prix au titre des


d’acquisitions d’immeubles par les institutions et administrations
publiques).
7) La concordance du montant avec les documents
justificatifs
 

* Consiste a vérifier l’exactitude de l’évaluation de la


dépense par rapport aux documents fournis par
l’ordonnateur.

* Dans ce cadre, le contrôleur financier se chargera de


procéder à la vérification arithmétique des montants
proposés à l’engagement qui doivent, en outre, être en
conformité avec les pièces justificatives produites par
l’ordonnateur.
LA PROCEDURE DE CONTRÔLE
PREALABLE DES DEPENSES ENGAGEES
La procédure s’ impose

à l’ordonnateur au contrôleur financier.

Elle portent
sur :

1 - engagement de la dépense ;

2 - la fiche d’engagement ;

3 - Les pièces justificatives ;

4 - les délais d’exécution du contrôle ;

5 - a clôture des engagements.


1° L’engagement de la dépense

acte par lequel est constatée la naissance d’une


446
dette

Pour l’Administration,
Pour le créancier,
C’ est une promesse C’ est la consignation d’un
d’être payé crédit

L’engagement financier:
• l’engagement juridique: c’est la traduction en
acte ou fait impliquant la comptabilité de cet acte ou
dépense fait.

L’engagement n’est budgétairement valable qu’après


enregistrement dans la comptabilité des dépenses
engagées et visa du contrôleur financier.
 
2°La fiche d’engagement

document identifiant la dépense engagée et le


suivi des crédits budgétaires.

Etablie en deux Doit accompagnée des


exemplaires. signée et pièces justificatives de la
datée par l’ordonnateur dépense.
qui y appose son sceau.

Apposition d’ un visa sur la


fiche d’engagement et, le
conservation d’ une copie de la
cas échéant, sur les pièces
fiche d’engagement et des
justificatives.
pièces justificatives par le
 
contrôleur financier.
3° Les pièces justificatives

pièces par lesquelles les ordonnateurs justifient


la régularité de leurs448
opérations et qui varient
selon la nature de la dépense .

Pour les dépenses de


fonctionnement : Pour les dépenses d’équipement et
d’investissement :
projets de marchés, projets
d’avenants, bons de commande, devis, factures
visas écrits de la Commission des pro forma, projets de marchés,
marchés public, bons de projets d’avenants, visas écrits de
commande, la commission des marchés
devis ou factures pro forma, publics,
états de paiement des agents ordres de services, etc.).
vacataires,
états de frais de déplacement, etc
4° La clôture des engagements

Dates prescrites au contrôleur financier


d’arrêter de réceptionner
449
les dossiers
d’engagements de dépenses, à l’issue de
l’exercice budgétaire.

L’ordonnateur doit soumettre au visa du contrôleur financier les dossiers


d’engagements, avant la date de clôture de l’exercice budgétaire.

449
LES SANCTIONS DU
CONTROLE PREALABLE
DES DEPENSES
ENGAGEES

Octroi d’un visa pour les


dépenses régulières refus de visa dans le cas contraire

visa :acte par lequel le Acte écrit(note de rejet)


contrôleur financier appose son refusant l’admission d’un
cachet et sa signature (ou engagement pour cause
paraphe) sur les documents d’irrégularité.
portant engagements des
dépenses pour certifier leur
régularité. rejet rejet
provisoire définitif
• sur la fiche d’engagement ;
• sur les pièces et documents
justificatifs ;
• comptabilisation del
’engagement
rejet

provisoire définitif

•proposition d’engagement • la non conformité des propositions


entachée d’irrégularités d’engagement aux lois et règlements en
susceptibles d’être corrigées ; vigueur ;

• absence ou insuffisance des • l’indisponibilité des crédits ou des


pièces justificatives requises ; postes budgétaires ;
 
• omission d’une mention • le non respect par l’ordonnateur des
substantielle sur les documents y observations consignées dans la note de
annexés. rejet provisoire.
rejet
copies des décisions de rejets 452
définitifs sont
transmises, sous huitaine, à la direction générale du
budget (direction de la réglementation et du
contrôle).

Commentaire du contrôleur
financier pour justifier sa
position sur l’engagement
litigieux.

Permettront à la direction générale du budget


d’apprécier la validité des décisions de passer
outre qui pourraient être éventuellement prises
par les ordonnateurs.
«Passer outre »

453
Def.: décision écrite et motivée par laquelle
l’ordonnateur oblige le contrôleur financier à
viser un acte d’engagement de dépenses ayant
fait l’objet d’un rejet définitif.

ordonnateur substitue sa responsabilité


à celle du contrôleur financier.

*copie de la décision de passer outre est transmise au


ministre des finance(+dossier) et selon le cas,
 *au ministre ou l wali concerné,

les institutions spécialisées de contrôle sont rendues destinataires


d’une copie du dossier par le ministre des finances.
 
Pas de passer outre en cas de rejet définitif en raison de :

454

.la qualité de l’ordonnateur ;


• l’indisponibilité de crédits ou de postes budgétaires ;
• l’absence des visas ou des avis préalables prévus par la
réglementation en vigueur ;
• l’absence des pièces justificatives relatives à l’engagement ;
• l’imputation irrégulière d’un engagement dans le but de dissimuler
soit un dépassement de crédits, soit une modification des crédits ou de
concours budgétaires.
 

• les actes de nomination, de


confirmation, ainsi que les actes
concernant la carrière et la
rémunération des fonctionnaires ;
• les états nominatifs ;
• les états matrices.
 
AUTRES FONCTIONS DU CONTROLEUR
FINANCIER

455

la fonction de
comptable ;
la fonction
d’informateur du
ministre des le contrôle a
finances ; posteriori
la fonction de
conseiller de
l’ordonnateur
1° LA FONCTION COMPTABLE
 

Le CF tient deux types de comptabilité :


456

la comptabilité des et La comptabilité


engagements de des
dépenses Effectifs budgétaires.
 
* Permet de détermine le
montant des engagements et le
montant des soldes disponibles retrace la situation des
* Et de s’assurer en permanence effectifs, par ordonnateur et
que les engagements demeurent par chapitre budgétaire.
dans la limite des crédits
ouverts
La comptabilité des engagements permet : le contrôleur financier
* de suivre l’utilisation des crédits budgétaires.
*de retracer les crédits ouverts ou délégués par transmet au ministre
chapitre et article ; des finances des
*les rattachements de crédits ;
*les transferts et virements de crédits ; situations périodiques
* les délégations de crédits accordées aux ordonnateurs retraçant l’évolution des
secondaires ;
les engagements effectués ; effectifs budgétaires.
*les soldes disponibles.
2° La fonction de conseiller de l’ordonnateur

457

 Le contrôleur financier assiste les ordonnateurs en vue de la bonne


exécution du budget annuel.

 Il les aide, par ses conseils et observations, dans les aspects


financiers de sa tâche.
 
3° le contrôle «spécifique»

458

contrôle dit un contrôle dit


«a posteriori «approprié».
»

*Ces contrôles s’appliquent à certaines dépenses et


s’effectue en deux phases :

1ere phase: prises en charge de la dépense sous forme


d’engagement provisionnel dans la limite des crédits
alloués ;

2eme phase: ensuite, à l’échéance de chaque semestre et


de chaque trimestre budgétaire considérée, un contrôle
sur pièces est effectué ,sanctionné par un visa de
régularisation.
LA RESPONSABILITE DU CONTROLEUR FINANCIER
 Le contrôleur financier est responsable des visas qu’il délivre et des rejets qu’il notifie à
l’ordonnateur.
 

460

En cas d’ irrégularités il est sanctionné par la Cour des


comptes pour:
 

accord de visas
entraves imputables
refus de visas dans des
aux organes de
non fondé ; conditions
contrôle préalable
irrégulières.
 

Le montant de l’amende est fixé au double, en


, la Cour des comptes peut prononcer des .
violation d’une disposition législative ou
amendes dont le maximum correspond à réglementaire et en méconnaissance de ses
la rémunération annuelle brute allouée au obligations, dans le but de se procurer à lui
contrôleur financier à la date de la même ou à autrui un avantage substantiel
commission de l’infraction. injustifié, pécuniaire ou en nature, au détriment
de l’Etat ou d’un organisme public
La fiche d’engagement
 
 document d’ identification de la dépense engagée et du suivi des
crédits budgétaires: La dépense à engager doit être inscrite en chiffres
et en lettres, sans blanc, ni rature ni surcharge

 Etablie en deux exemplaires. par l’ordonnateur ( signée , datée et


apposition de son sceau.

 Elle est accompagnée des pièces justificatives de la dépense.


 
 Lorsque l’engagement est régulier, le contrôle est sanctionné par un
visa apposé sur la fiche d’engagement et, le cas échéant, sur les
pièces justificatives.
 
 A l’issue de l’accomplissement des formalités de visa, un exemplaire
de ces documents envoie à l’ordonnateur. U

 ne copie de la fiche d ’engagement et des pièces justificatives sont


conservées par le contrôleur financier.
3° Les pièces justificatives

Documents Par lesquelles les ordonnateurs justifient de la régularité de


leurs opérations .

*varient selon la nature de l’opération

A -Les dépenses de
fonctionnement : B. Les dépenses C. Les dépenses
d’équipement effectuées par les
Il s’ agit projets de et d’investissement :
marchés, projets régies
d’avenants, visas écrits de les bons de commande,
la commission des marchés devis, factures pro concernant les
public, bons de commande, forma, projets de remboursements de
devis ou factures pro forma marchés, projets Frais et les charges
mentionnant, états de d’avenants, visas écrits annexes ,sont
paiement des agents de la commission des
vacataires, les états de marchés publics,
justifiées par des
frais de déplacement, etc ordres de services, etc.). factures définitives.
 
AUTRES MISSIONS DU
CONTROLEUR FINANCIER

(4)quatre fonctions
essentielles

1° 3°
fonction fonction
de comptable d’informateu
r du ministre
des finances 4°
2° contrôle a
fonction posteriori
de conseiller de
l’ordonnateur
1°fonction de comptable
A pour objet de déterminer à tout moment ;

* le montant des engagements effectués sur les crédits inscrits au


budget de fonctionnement ou à l’autorisation de programme et le
montant des soldes disponibles

* Et de s’assurer en permanence que les engagements demeurent dans


la limite des crédits ou autorisations de programme ouverts ou délégués.
 
La comptabilité des engagements permet :
 
 de suivre l’utilisation des crédits budgétaires.
 de retracer les crédits ouverts ou délégués par chapitre et article ;
 les rattachements de crédits ;
 les transferts et virements de crédits ; • les délégations de crédits
accordées aux ordonnateurs secondaires ;
 les engagements effectués ;
 les soldes disponibles.
 Sur la base de cette comptabilité, le contrôleur financier transmet au
ministre des finances des situations périodiques retraçant l’évolution des
engagements de dépenses.
engagements de dépenses.

En matière de dépenses
d’équipement et d’investissement
La comptabilité des effectifs
la comptabilité des engagements budgétaires
retrace pour chaque opération
Retrace la situation des effectifs,
• les autorisations de programme et, par ordonnateur et par chapitre
le cas échéant,l es réévaluation budgétaire.
successives ;  
le contrôleur financier transmet au ministre
-les délégations d’autorisation de des finances des situations périodiques
programme ; retraçant l’évolution des effectifs budgétaires.

• les soldes disponibles.


engagements de dépenses.

3) le contrôle « spécifique»
2) fonction de conseiller de
l’ordonnateur
Le contrôleur financier exerce
  également un contrôle spécifique :
 Le contrôleur financier
assiste les ordonnateurs en  dit contrôle «a posterio »
vue de la bonne exécution  dit contrôle «approprié
du budget annuel.

 Il les aide, par ses conseils


et observations, dans les Ces contrôles s’appliquent à certaines
aspects financiers de sa dépenses,(nomenclature est fixée par arrêté
tâche. interministériel,)
engagées par les établissements
publics à caractère scientifique,
culturel et professionnel (par exemple,
  l’Université , les établissements des
secteurs sanitaires)
 
Ces dépenses s’effectue en deux phases

1 ère phases 2eme phases

prises en charge de la dépense Ensuite, à l’échéance de chaque


sous forme d’engagement semestre, un contrôle sur pièces est
provisionnel dans la limite des effectué ,sanctionné par un visa de
crédits alloués régularisation
Le contrôle
de la cours des comptes
Historique
Histoire
 Le premier corps de contrôle des finances royales est la
Curia regis du Moyen Âge (en 1318).
 Sous l'Ancien Régime, des chambres des comptes sont
créées.
 Après la Révolution, le Bureau de comptabilité créé
par la Constituante, transformé en Commission de la
comptabilité sous la Convention, garantir la régularité
des fonds publics.
 La loi du 16 septembre 1807 crée alors la Cour des
comptes, un corps unique centralisé de contrôle des
comptes publics.
 La Cour des comptes Algérienne est une
juridiction administrative chargée principalement:

la Cour des Comptes a été érige, par La Constitution


de 1976 , en une Institution supérieure chargée du
contrôle a posteriori des finances publique

1. de juger la régularité des comptes publics,


2. De contrôler l'usage des fonds publics par les
ordonnateurs, les entreprises publiques, ou même
les organismes privés bénéficiant d'une aide de
l'État,
3. d'informer le Parlement, le Gouvernement et
l'opinion publique sur la conformité des comptes.
 la Cour des Comptes ,mise en place en 1980, est
actuellement régie par l´ordonnance n° 95-20 du
17 juillet 1995 qui détermine ses attributions, son
organisation et son fonctionnement ainsi que la
sanction de ses investigations

 .En moins de 20 ans les textes regissant le


fonctionnement de l'institution ont changes à trois
reprise (lois 80-O5, 90-32 , 95-2)
Loi fondamentale du 8 décembre 1996: (JO
N°76 du 8 décembre 1996) modifiée par la loi de
révision N° 02-03 du 10 avril 2002
(JO N°25 du

Adresse: 38, avenue Ahmed GHERMOUL, Alger


-ALGERIE
Organisation de la cour des comptes
 La Cour des comptes est organisée en
chambres à compétence nationale (au
nombre de huit), et en chambres à
compétence territoriale (au nombre de
neuf) et une chambre de discipline
budgétaire et financière.
 Elle est dirigée par un Président nommé
par le Président de la République, assisté d
´un vice-président.
 
 Le rôle du Ministère public au sein de la
Cour des comptes est assure par un Censeur
Général assisté de censeurs.
 
 Elle dispose également d´un  greffe confié à
un greffier principal assisté de greffiers.
1-Les huit chambres nationales
 
Les chambres à compétence nationale sont chargées
du contrôle des comptes et de la gestion financière:

 des ministères, le contrôle des établissements et


organismes publics de toute nature dépendant d
´un ministère ou recevant des subventions
inscrites à son indicatif ,

 des entreprises publiques économiques dont l


´activité est liée au secteur couvert par ledit
ministère. 
 
2-Les neuf chambres territoriales

Chaque chambre est compétente pour exercer son contrôle sur les
collectivités locales, les établissements et organismes locaux
implantées sur un ensemble de Wilayas, bénéficiant d’un concours
financier total ou partiel de l’Etat inscrit à leur indicatif.

 facultativement, pour les autres organismes qui reçoivent des fonds


publics ,
- organismes charges de la gestion des participations publiques,

- organismes dans lesquels les collectivités détiennent une


partie du capital social, ou qui gèrent des régimes obligatoires
d’assurance et de protection sociales,

- organismes qui font appel à la générosité publique pour des


causes humanitaires, éducatives ou scientifiques.                  
CHAMBRES  TERRITORIALES
Wilayas         
Annaba, Skikda et El-Taref Guelma, Souk-Ahras,
Annaba Tébessa, Oum El Bouaghi
Constantine, Mila, Jijel Batna, Biskra, Sétif,
Constantine Khenchla,
Tizi-Ouzou, Bejaia, Boumerdès, Bordj Bou
Tizi-Ouzou Arréridj, M’sila, Bouira
Blida, Ain Défla, Médéa, Chlef, Djelfa, Tissemsilt
Blida
Alger, Tipasa.
Alger
Oran, Mostaganem, Relizane, Mascara, Saida
Oran
Tlemcen, Sidi Bel abbés Ain-Temouchent, Tiaret,
Tlemcen Naâma,

Ouargla Ouargla, Ghardaia, Laghouat. Illizi, El oued,


Tamenghasset
Béchar Béchar, Tindouf, Adrar, El bayadh
3-La chambre de discipline budgétaire et
financière
 
La CDBF est compétente pour juger et sanctionner
certaines fautes ou irrégularités commises par les
gestionnaires publics et agents assimilés ayant
causé un préjudice certain au trésor public ou au
patrimoine des organismes publics.
4- Le Censorat général

Le Censorat général exerçant le rôle de Ministère


public.

Il est dirigé par un Censeur Général assisté de


censeurs et a pour mission de suivre les
attributions juridictionnelles de la Cour des
comptes et, de veiller à la bonne application au sein
de l´institution des lois et règlements en vigueur.
5-  Le  greffe central
 
 La Cour des comptes dispose d´un greffe dirigé par
un greffier principal chargé:

- de recevoir et d´enregistrer les affaires de l


´Institution ,

- et d´une part de préparer matériellement les


audiences de la Cour des comptes siégeant toutes
chambres réunies d´autre part.
6-Le bureau des rapporteurs généraux
 
 Auprès du Président de la Cour des comptes, IL est crée un bureau
des rapporteurs généraux (au nombre de trois)

 Ces trois rapporteurs généraux sont chargés respectivement;

- des travaux liés à la préparation du projet de rapport annuel,

- du projet d´appréciation sur l´avant projet de loi de règlement


budgétaire

- et de l´avant- projet de programme annuel d´activité de la Cour


des comptes et de son bilan.
 
7-Les services administratifs et techniques

structures de soutien dont l´animation, le suivi et la


coordination sont assurés, sous l´autorité du
Président de la Cour, par le Secrétaire
Juridiction de contrôle à posteriori des
finances publiques le contrôle de la C.D.C
tend principalement à s’assurer de :
 l’utilisation régulière et efficiente des deniers
publics et à promouvoir

 l’obligation de la reddition des comptes ainsi que la


transparence dans la gestion des finances de l’État.
En vue de réaliser ces objectifs, la C.D.C. Est
dotée de compétences
administratives et juridictionnelles.
1) Attributions administratives

* La cour des comptes est chargée du


contrôle, du bon emploi des ressources,
fonds, valeurs et moyens matériels publics
par les organismes soumis à son contrôle.

* Elle apprécie la qualité de la gestion au


plan de l’efficacité, de l’efficience et de
l’économie.
2) Attributions juridictionnelles

*Les prérogatives juridictionnelles et financières sont


exercées par la C.D.C. les chambres territoriales des
comptes et la chambre de discipline budgétaire et
financière.

* La C.D.C et les chambres territoriales des comptes sont


appelées à examiner la gestion des comptables publics en la
forme juridictionnelle,

C’ est à dire qu’elles règlent et apurent leurs comptes de


gestion à travers des jugements.

 Dans ce cadre, elle dispose d’un pouvoir propre de


sanction.

*soit décharger les comptables publics de leur gestion


annuelle.

* soit Mettre en jeu leur responsabilité


La responsabilité civile des comptables
publics est mise en jeu par un arrêt par
débit :

- à hauteur des dépenses irrégulièrement


acquittées,

- ou des recettes qui n’ont pu être


recouvrées faute de diligences adéquates.
 La C.D.C et les chambres territoriales des
comptes sont appelées à examiner la
gestion ordonnateurs

 Leur responsabilité peut être mise en jeu


devant la chambre de discipline budgétaire
et financière pour violation des règles
d’exécution des recettes ou des dépenses
publiques.

 Elle peut aboutir à des sanctions


disciplinaires ; pécuniaires et/ou pénales en
cas d’irrégularité.
Procédure devant la CDBF
Commission d ’une faute contraire aux règles de la DBF
1

Rapport circonstancié
2

Communication au censeur général


5 3
10 9

Conclusions écrites
7
Saisine de la CDBF Classement du dossier par
6
décision motivée
11
4
Ouverture d ’une Désignation d ’un
instruction magistrat
Susceptible d ’annulation
7 12 devant une formation
spécialisée
Rapport (conclusions et Audience publique
résultats) Transmis au et délibération
président de la Cour
13 Notification

Procureur
LA COUR DES COMPTES

- Contrôle de la comptabilité du comptable


- Pièces justificatives de la dépense
Contrôle sur - Tout document permettant l’exercice du contrôle
LES CONTRÔLES INTERNES ET

pièces administratif sur les gestionnaires et comptables sur les


payeurs

- Entretien, enquête, visite,...


- Questionnaires, fiches, formulaires,…
Contrôles sur - Comptabilité matière (stock physique, par ex)
place

Ni immixtion sur le terrain de l’opportunité, ni remise en


EXTERNES

cause des politiques publiques.

492
l'Inspection générale des finances
l'Inspection générale des
finances
 l'Inspection générale des finances, dont la
création remonte à 1980, s'est vue définir de
plus larges attributions à travers le décret
exécutif 08-272 du 6 septembre 2008 (Journal
officiel du 7 septembre).

 Ce texte de 28 articles répond:

- au souci d'une part, de clarifier la


mission de l'inspection définie par un texte
similaire datant de février 1992,

- et de l'autre, de l'adapter aux exigences


définies par le décret exécutif 07-364 de
novembre 2007 portant l'organisation de
l'administration centrale du ministère des
Finances.
L’inspection générale des finances (I.G.F)
est un organisme permanent de contrôle,
placé sous l’autorité directe du Ministre
chargé des Finances.
 Le champ d'intervention de l'IGF est précise à l'article 2

Cet article énonce que le contrôle s'exerce sur la gestion


financière et comptable des services de l'Etat, des
collectivités territoriales, des institutions, organes et
établissements soumis aux règles de la comptabilité
générale.

Ce contrôle concerne également les établissements à


caractère industriel et commercial et les organismes de
sécurité sociale.

 l’ article 3 précise que le contrôle de l'IGF s'exerce aussi


sur toute personne morale bénéficiant du concours
financier de l'Etat.

Ce contrôle peut également s’ étendre à l'utilisation des


ressources collectées à l'occasion de campagnes de
solidarité par des organismes ou associations quel que soit
leur statut juridique.
 l'article 4 détermine les interventions de l'IGF va
de l'évaluation des performances des systèmes
budgétaires jusqu'à déterminer le niveau de
réalisation par rapport aux objectifs fixés en
passant par des audits, des expertises financières
etc...
 l'évaluation et l'expertise peuvent concerner:
- le fonctionnement du contrôle interne et
l'efficacité des structures d'audit mises en place,
- le niveau d'application de la législation
financière et comptable,
- la passation et l'exécution des marchés et
commandes publiques
- ou encore la conformité des dépenses
effectuées par rapport aux objectifs poursuivis par
l'appel à la générosité publique.
 A partir de l'article 7, il est définit les prérogatives de
l'IGF en cas de constatation de lacunes ou de retards
importants.

les gestionnaires concernés sont appelés à entreprendre,


sans délais, les travaux de mise à jour ou de remise en
ordre de cette comptabilité.
par ex:inexistence de la comptabilité,
par ex;situations exigeant l'implication des autorités
hiérarchiques ou de tutelle afin d'apporter des correctifs.

 Dans tous ces cas de figure, l'IGF est tenue informée en


continu et notamment sur les mesures prises.
 Dans son article 13 dispose que les opérations de
contrôle de l'IGF sont fixées dans un programme
annuel établi et soumis au ministère de tutelle
durant le 1er trimestre.

 Ce programme est défini par rapport à des


objectifs déterminés et en fonction des demandes
exprimées par les membres du gouvernement.

 l'article 26 précise que les opérations de contrôle


sont synthétisées dans un rapport annuel adressé
au premier argentier du pays.
L’organisation de l'IGF est fixée par un autre texte
publié dans le même Journal officiel daté du 7
septembre

10 inspections régionales sont mises sur pied et


chacune d'elle aura à gérer un nombre défini de
wilayas qui lui sont rattachées.
L’I.G.F effectue des missions de vérification et enquêtes
portant sur :

 Les conditions d’application de la législation financière et


comptable

 ainsi que des dispositions légales et réglementaires ayant


une incidence financière directe ;

 L’exactitude, la sincérité et la régularité des comptabilités ;

 La conformité des opérations contrôlées aux prévisions des


budgets et programmes d’investissements ;

Les vérifications et enquêtes de l’IGF


s’effectuent sur place et sur pièce, après
notifications préalables ou d’une manière
inopinée.
L'INSPECTION GÉNÉRALE DES FINANCES

- Evaluation des performances des systèmes


LES CONTRÔLES INTERNES ET

budgétaires
- Evaluation économique et financière d’une activité
Types d’interventions - Audit, étude, enquêtes, expertise éco, comptable et
financière
- Evaluation de la gestion des SP concédés
- Evaluation des conditions de mise en œuvre des
politiques publiques
- Etudes comparatives et évolutives
- Etude de réalisation des objectifs de performance
EXTERNES

503
L'INSPECTION GÉNÉRALE DES FINANCES

- Fonctionnement du contrôle interne


LES CONTRÔLES INTERNES ET

- Application de la législation financière et comptable


- Gestion financière, comptable et patrimoniale
Points de contrôle - Passation et exécution des marchés et commandes
- Exactitude, sincérité et régularité des comptabilités
- Mesure de l’atteinte des objectifs
- Conditions de mobilisation des ressources financières
- Gestion des crédits budgétaires
- Conditions d’octroi et d’utilisation des subventions
EXTERNES

504
L'INSPECTION GÉNÉRALE DES FINANCES

- Contrôle des caisses, fonds, valeurs, liquidités


LES CONTRÔLES INTERNES ET

- Tout document, pièces justificatives, rapports


- Toute demande verbale ou écrite
Documents et - Contrôle sur place ou sur pièces
informations - Accès à tout fichier numérique ou non
- Droit de rectification de tout document
- Possibilité d’associer des agent ou expert à ses travaux
- Gestion des crédits budgétaires
- Conditions d’octroi et d’utilisation des subventions
EXTERNES

Respect de la règle du contradictoire dans les rapports

505
507

La mise en vigueur du contrat.


508

Les ordre de service ( ODS)

LES AVENANTS
Les ordres de service(Ods)

 Moyens de communication entre le service contractant (ou son


représentant le cas échéant) et le cocontractant ;

 Ce moyen matérialise les fonctions de direction et de contrôle qu’exerce


le maître de l’ouvrage et qui permet à la personne publique de prendre
des décisions de façon unilatérale.
 
 Aussi, l’ordre de service n’est pas discutable, il est notifié par le maître
de l’ouvrage ou son représentant, il est exécuté par le cocontractant sous
peine de sanctions qui peuvent aboutir, dans un cas extrême, à la
résiliation unilatérale.
Le maître d’œuvre est le conseiller technique du maître d’ouvrage .
 Il jouer un rôle déterminant quant à la conduite des travaux : il
est le représentant du maître de l’ouvrage et de ce fait il exercera
son autorité par le moyen des ordres de service.
 
 Ainsi les ordres de service qui sont obligatoirement écrits,
numérotés, signés, enregistrés et classés, constituent le moyen
légal et réglementaire dont dispose le maître d’œuvre, qui de ce
fait et pour l’occasion est dépositaire d’une portion de puissance
publique déléguée par le maître de l’ouvrage, afin de contraindre
le cocontractant dans le cadre de l’exécution du marché.
 
 Il est à noter que les ordres de service doivent être contresignés
par le maître de l’ouvrage CF Art 10 de l’arrêté interministériel
du 15/05/1988, portant modalités d’exercice et de rémunération
de la maîtrise d’œuvre en bâtiment.

 
LES ODS

Document écrit par lequel le service contractant ou son représentant


notifie à son partenaire cocontractant les instructions relatives à la mise
en œuvre et à l’exécution du marché.

Le contenu de l’O.D.S. peut concerner plusieurs aspects, et les plus


courants sont :

•ODS contenant
•ODS •ODS •ODS les injonctions
d’arrêt ou de du service contractant
De notification du de commencement
reprise des ODS pour contraindre le
marché approuvé des prestations du titulaire du marché
marché prestations du de à se conformer aux
marché révision dispositions légales et
contractuelles liées à
du l’exécution du marche
planning
L’O.D.S est établi par le service contractant ou son représentant dûment désigné et signé
par la personne habilitée, puis notifié au partenaire cocontractant.
Ce dernier prend acte de la notification par retour du talon daté et signé.

 Le partenaire cocontractant est tenu d’exécuter les prescriptions de


l’ODS.
 Toutefois, lorsqu’il juge que les prescriptions de l’O.D.S dépassent les
obligations du marché, il est tenu d’aviser le service contractant sans
un délai de dix (10) jours conformément aux dispositions du C.C.A.G.
 
 Il est à signaler que la pratique des O.D.S provisoires est interdite.

 Toutefois en cas d’urgence et suite à une décision motivée du Wali,


les prestations peuvent commencer, à charge pour le service
contractant d’établir un marché de régularisation dans un délai de
trois mois à compter de la date de commencement des prestations
 
Mentions obligatoire
de l’ ODS

Etablit en plusieurs exemplaires

*date d’établissement (de signature par le service contractant)

*date de notification (de signature par le partenaire cocontractant)

•numéro d’ordre chronologique par rapport au marché ;

*numéro d’enregistrement sur le registre spécial des O.D.S

•références du marché et/ou de l’avenant ;

*objet et le contenu exact de la prescription de l’O.D.S

* raison sociale et le domicile du partenaire cocontractant destinataire


de l’O.D.S
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de la construction
Direction de l’habitat, de l’urbanisme et de la construction de la wilaya de ….

N°………ordre de registre
Opération n°….
Décision inscr. n°………
OBJET (rappel marché)

ORDRE DE SERVICE A L’ENTREPRENTEUR

Monsieur :……………………………….Est invité :(OBJET DE L’ODS)………………………….

Fait à………………………..,le………………..

LE DIRECTEUR DE L’H.U.C.

_____________________________________________________________________________________..........................................
...............
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de la construction
Direction de l’habitat, de l’urbanisme et de la construction de la wilaya de ………………

N°………………ordre de registre
NOTIFICATIO N°……………………
Opération N°….
Décision inscr. N°…

OBJET : (RAPPEL MARCHE)

Je soussigné………..déclare avoir remis à Mr…….représentant de l’entreprise ….la copie


certifie conforme à L’ordre de service N° ……………en date du ……………inscrit au registre sous le N°
………
Fait à…... le………………
le cocontractant
Note : ce bulletin de notification doit être obligatoirement détaché de l’O.D.S et retourné à la direction de L’H.U.C
515

les avenants
516

Le service contactant peut recourir à la conclusion d’avenants

au marché dans le cadre du présent décret »


article 102

Toute modification apportée au contrat initial par le service


contractant, doit donner lieu à la conclusion d’un avenant
indiquant de façon précise les modifications à ce contrat.
textes applicables en matière d’avenants

arrêté du 517
21.11.1964
portant
décret
approbation du code civil ( articles
présidentiel 10-
CCAG 106, 107 et 560,561)
236 du
applicables aux
07/10/2010)
marchés de
travaux. (articles
29 à 32)

Autres : - Circulaire interministérielle n ° 015/MDB du 07/01/1992


portant vulgarisation de la règlementation des marchés publics.
- note n° 1464/MF/DRC du 08.04.1997
- note n° 5232 MF/DGB/DRC du 25.09.2007

517
Définition de l’ avenant:
document contractuel accessoire par lequel les
parties apportent des modifications d’ordre
technique, administratif ou financier au marché
initial

Avenant
avenant
de
d’augmentation
Transfert…..

avenant avenant Avenant


de des de
avenant travaux clôture:
modification
de complément
des clauses du
diminution aires
CPS
objet de avenant

avenant d’augmentation
519

Il a pour objet la prise en compte de la majoration des


prestations prévues au marché de base.
- si la masse des travaux est inférieure à 20 %
l’entrepreneur ne peut refuser d’exécuter les travaux
- si la masse des travaux est supérieure à 20 %
l’entrepreneur a droit à la résiliation sans indemnité
(art.30 du CCAG)
- Dans les marchés à prix unitaires : si les travaux
dépassent 35 % des quantités prévues au DQE,
l’entrepreneur peut demander une indemnité
proportionnellement au préjudice causé par les
modifications survenues
(art.32 du CCAG)

519
objet de avenant

520

avenant de diminution
Il a pour objet la prise en compte de la minoration des prestations
prévues au marché de base.
- si la masse des travaux est inférieure à 20 %
l’entrepreneur ne peut refuser d’exécuter les travaux

- si la masse des travaux est inférieure à 20


l’entrepreneur peut demander une indemnité
proportionnellement au préjudice causé par les modifications.

A défaut d’entente, l’indemnité est fixée par le tribunal


administratif
(art.31 du CCAG)

520
objet d’un avenant (suite)

avenant de modification des clauses du CPS

Porte sur l’introduction et/ou la modification d’une ou


plusieurs clauses contractuelles autres que celles relatives
aux délais d’exécution

521
L’objet d’un avenant (suite)

avenant des travaux complémentaire


522

Il a pour objet, l’introduction de nouvelles prestations non


prévues au contrat initial, qui sont en rapport avec l’objet du
marché

De nouveaux prix peuvent être fixés. (art.29 du CCAG)

L’avenant doit être soumis à l’examen de la commission des


marchés compétente, quelqu’en soit son montant.

522
L’objet d’un avenant (suite)

523

Avenant de clôture :

.Conclu à titre exceptionnel en vue de clôturer


définitivement un marché, peut être soumis à la
commission des marchés après les délais
contractuels d’exécution.

• Il est précédé par l’établissement d’un DGD

11
L’objet d’un avenant (suite)

524
Avenant de transfert:
  (en cas de changement de l’une des parties)

Sa conclusion est subordonné aux conditions suivantes :

 De prendre en compte les questions liées au nantissement et au


cautionnement,
 D’arrêter les comptes et établir un PV de réception des travaux réalisés,
 De prendre en charges le problème des responsabilités liées aux
prestations réalisées
 L’aptitude du nouveau titulaire à passer des marchés publics
(qualification professionnelle, obligations fiscales et sociales)

12
L’ avenant
Conditions de passation

l’avenant peut couvrir des ne peut modifier, de


opérations nouvelles
manière essentielle obéit aux
entrant dans l’objet global
du marché(103 al1 ). l’ économie( l’objet) conditions
du marché (sauf économiques de
sujétion technique base du marché
imprévue ) (art.104)
Dans le cas ou il ne peut art. 103al.in fine
être tenu compte des prix
contractuels fixés au
marché( pour les opérations
nouvelles prévues dans un avenant),

de nouveaux prix peuvent


être fixés.
Princip
e

L’ avenant doit être conclu et


soumis à l’organe de contrôle
externe des marchés
compétent dans la limite des
délais contractuels
d’exécution

dérogations
dérogations

Passation d’avenant en hors


délais dans les trois (3)
527

Lorsqu’il est sans


Lorsque des bouleversements
incidence financière Lorsqu’il a pour ayant un caractère
et porte sur objet exceptionnel et imprévisible
l’introduction et/ou la déséquilibrant l’économie
modification d’une ou
exceptionnellement générale du marché et/ou
la clôture définitive entraînant le déplacement du
plusieurs clauses délai contractuel.
contractuelles autres du marché.
que celles relatives
au délai d’exécution.

Le recours à ce type d’avenant est exceptionnel. Il se


justifie en cas de :
 Abandon du projet ou de report à une décision
d’administration ;
 Règlement amiable d’un litige ;
 Cas de force majeure ;
 Désengagement de travaux non exécutés.
Examen de l’ avenant par la
commission des marchés
compétente

528

2) Lorsqu’il a pour objet la


Lorsque son montant ou le montant modification :
cumuler des différents avenants :
*Est augmenté ou diminué de  Des délais contractuels
20%du marché initial pour les
contrats relevant de la
compétence de la commission  De la dénomination des
des marchés du service contractuels
contractant ;
* Est augmenté ou diminué de plus
 Des garanties techniques
de 10% du marché initial pour et financière
les contrats relevant de la
compétence des commission
nationale de marché

L’avenant est automatiquement soumis à


l’examen de la commission nationale des
marchés compétente lorsqu’il porte le
montant du marché aux seuils de
compétence de ladite commission .
529

Les garanties
Les garanties
530
Art. 92. — Le service contractant doit veiller à ce que
soient réunies les garanties nécessaires permettant les
meilleures conditions de choix de ses partenaires et/ou les
meilleures conditions d’exécution du marché.

les garanties Doivent être prévues dans les cahiers des charges
ou dans les dispositions contractuelles du marché par référence
aux dispositions légales ou réglementaire sen vigueur.

Les assurances Les cautions


Les garanties

Peuvent être de nature gouvernementale


(art.93) ou revêtir la forme de caution
bancaire
Ces garanties concernent que les entreprises (art.97 à 101).
étrangères et sont:
•Dispositions entrant dans le cadre de
l’utilisation de la ligne de crédit résultant
d’accords intergouvernementaux ;
• de garanties d’institutions bancaires ou
d’assurances à caractère public ou parapublic.

La priorité dans le choix des


partenaires cocontractants
étrangers est accordée à celui
qui présente les garanties
susvisées.
Les assurances
Les assurances

articles 534 à 557 du Code533 Civil


et
 articles 175 à 183 de l’ordonnance 95-07 du 25
janvier 1995 relative aux assurances

b)
a) C)
Assurance
Assurance Responsabilité
civile
chantier civile décennale
professionnelle
Assurance chantier

 L’assurance chantier est une assurance qui


regroupe sous une même couverture les
entreprises qui participent à la réalisation d’un
ouvrage.

 Ce assurance a pour objet de couvrir sur un espace


délimité appelé chantier tous les dommages que
puissent subir les biens faisant partie de l’ouvrage
en cours de construction.

 cette assurance n’est pas obligatoire.


Assurance civile professionnelle
 Cette assurance a pour objectif de garantir l’assuré contre les conséquences pécuniaires
de la responsabilité civile professionnelle qu’il Peut encourir en vertu des dispositions
du code civil 619 de l’ordonnance  75-58 du  26/09/75, et la loi n°95.07 du 25 janvier 1995
relative aux assurances( articles 175 à 177):

 Le maître d’œuvre et l’entrepreneur doivent souscrire une assurance


couvrant leur responsabilité civile professionnelle du fait :
------------------
 des études et conceptions architecturales.

 de l’exécution des travaux dans les corps d’états ayant trait à la solidité, la
stabilité ou ceux pouvant compromettre la sécurité de l’ouvrage.
 de la surveillance continue de la qualité des matériaux et l’exécution des
travaux.
 des contrôles techniques de la conception des ouvrages.

 du suivi des chantiers de construction, de restauration et de réhabilitation


d’ouvrage. 
 L’assurance de responsabilité civile professionnelle prend effet à
compter de la date d’ouverture du chantier jusqu’à la date de
réception définitive de l’ouvrage.

 En cas de responsabilité commune ou solidaire avec d’autres


intervenants, la garantie ne serait acquise à l’assuré qu’au prorata
de sa participation dans l’opération exercée en leur collaboration.

Cette couverture est obligatoire.  


 A partir de la réception définitive, une autre assurance va se
substituer à celle couvrant la responsabilité civile
professionnelle : l’assurance couvrant la responsabilité
décennale.

 L’article 554 de l’ordonnance  75-58 du  26/09/75, portant


code civil stipule que : le maître d’œuvre et l’entrepreneur
répondent solidairement, pendant dix (10) ans de la
destruction totale ou partielle des travaux de constructions
immobilières ou des autres ouvrages permanents et ce, alors
même que la destruction proviendrait de vices de sol.

 Cette assurance s’étend aux défauts existant


dans les constructions et ouvrages et pouvant
menacer leur intégrité (solidité et sécurité).
 
le décret  96-49 du  17/01/96 détermine en ses articles 1 et 2 la nomenclature
des ouvrages publics dispensés de la production des 02 assurances :

les ponts. les ports.


les tunnels. les quais.
les barrages. les ouvrages de

les aqueducs. protection.


les routes.
les autoroutes. les adductions d’eau.
les retenues les lignes ferroviaires.
collinaires. les pistes
les jetées. d’atterrissages.
Responsabilité civile décennale
Elle garantit l’assuré contre les conséquences pécuniaire de
la responsabilité civile décennale qui lui incombent.

L’assurance décennale couvre Les risques de destruction


totale ou partielle, des travaux de constructions
immobilières ou des ouvrages permanents, ainsi que les
défauts qui menacent la solidité et la sécurité de
l’ouvrage, entraînant la responsabilité civile de l’assuré
après la réception définitive.

L’architecte , l’entrepreneur et le CTC sont


solidairement responsables pendant 10 ans.
La garantie étanchéité

couvre les travaux de revêtement,cuvelages,


cuves et réservoirs étanche.

 La nomenclature des ouvrages non soumis à


cette garantie est fixée par le D.E. n° 96.49 du
17 janvier 1996.
541

 LES CAUTIONS
Principe
542

• le service contractant doit réunir les garanties


nécessaires à l’exécution du marché aux meilleures
conditions.
LES CAUTIONS
543
le cautionnement est destiné à protéger le service
contractant contre les risques de défaillance éventuelle
de son partenaire en cas de:

Imperfections
Retrait anticipé inexécution
ou
ou
dégradations
exécution
constatées
imparfaite
durant la
Non du marché
période de
remboursement
garantie
des avances
perçues;
543
LES CAUTIONS
544

La caution La caution La caution La caution


de de restitution de bonne de
soumission d’avances exécution
(art.51) (art.75) garantie.
art.97
(art.98)

544
cautionnement

definition

article 644 du Code civil : le cautionnement est un contrat


par lequel une personne garantie l’exécution d’une obligation
en s’engageant envers le créancier, à satisfaire à cette
obligation si le débiteur n’y satisfait pas lui-même

En matière de marchés publics, le


cautionnement est destiné à protéger
le service contractant contre les
risques de défaillance éventuelle de
son partenaire dans le cadre de
l’exécution du marché.
cautionnement
1 - La caution de soumission
(art.51)
.
546
acte d’engagement garantissant les droits éventuels
du service contractant contre le soumissionnaire en
cas de retrait anticipé, de modification de l’offre ou
s’il est déclaré adjudicataire, du refus de signer le
contrat ou de produire la caution de bonne
exécution .

*Son aux ne doit en aucun cas être


inférieur à 1%du montant de l’offre.
*Elle est obligatoire pour les
marchés de travaux et de
fournitures relevant de la
compétence des commissions
nationales.
La caution de soumission (art.51…….suite )
.

Dans le cas de la procédure de consultation sélective, la


caution de soumission est inséré, dans une enveloppe
fermée
portant la mention« caution de soumission à n’ouvrir qu’à
l’occasion de l’ouverture des plis financiers ».

Pour l’entreprise étrangère la caution de


soumission
doit être émise par une banque de droit algérien,
couverte par une contre garantie émise par un
banque
étrangère de premier ordre.
caution de soumission……suite
.
Libération de la caution de soumission

1- La caution du 2- La caution du
soumissionnaire soumissionnaire non
non retenu, et qui retenu, et qui 3- La caution de
n’introduit pas de introduit un recours, soumission de
recours, est est restituée, à la l’attributaire du
restituée un jour notification de la marché est
après l’expiration décision de rejet du libérée après la mise
du délai de recours. en place de la
recours. caution de bonne
exécution ;
2 - La caution de restitution d’avances

Dans le cadre des opérations préparatoires à


l’exécution d’un projet, des 549
’avances forfaitaires et sur
approvisionnements peuvent être octroyées au
partenaire cocontractant.
A la condition que le
cocontractant a préalablement
constitué une caution de
restitution d’avance d’égale
valeur.

Avance “sur
avances " forfaitaires
« approvisionnement".

fixée à un maximum
e quinze pour cent (15% )
du prix initial du marché.
caution de restitution d’avances……….suite

Lorsque les règles de paiement et/ou de Financement consacrées sur

le plan international sont telles que leur refus par le service contractant, à
l’occasion de la négociation d’un marché, entraîne un préjudice certain
pour leservice contractant, celui-ci peut consentir exceptionnellement et
après accord exprès du ministre de tutelle, du responsable de
l’institution nationaleautonome ou du wali, selon le cas, une avance
forfaitaire supérieure au taux fixé à l’article 77.

Cet accord est donné après avis de la commission des marchés


compétente.

Art. 79 — L’avance forfaitaire peut être


versée en une fois. Elle peut être
également versée en plusieurs tranches
dont
l’échelonnement est prévu dans le
marché.
caution de restitution
d’avances……….suite

Art. 82.Le montant cumulé de l’avance


forfaitaire et des avances sur
approvisionnement ne peut dépasser, en aucun
cas, cinquante pour cent (50%) du montant
global du marché.

Les avances forfaitaires et sur approvisionnement sont récupérées


par
voie de retenues opérées sur les sommes payées à titre
d’acomptes ou
de règlement pour soldes.

Elles sont remboursées à un rythme fixé contractuellement par


déduction sur les sommes dues au titulaire du marché, à partir du
paiement de la première situation ou facture.

En tout état de cause, le remboursement doit être terminé lorsque


le
montant des sommes payées atteint quatre-vingt pour cent (80%)
du
montant du marché.
3 - La caution de bonne exécution et
caution de garantie
552

 C’ est un acte d’engagement garantissant pécuniairement la


bonne exécution du marché.

Son montant est compris


entre 5 et 10% du prix
global du marché.

 Elle est constituée dès la


notification du marché et
au plus tard à la date à
laquelle est présentée la
première demande
d’acompte.
 Le cocontractant peut être dispensé
de cette caution si le délai
d’exécution ne dépasse pas trois
(03) mois.
caution garantie

Lorsqu’un délai de garantie est prévu au marché une caution


garantie est exigée à la réception provisoire.
Elle est constituée soit par une garantie bancaire, soit par la
transformation de la caution de bonne exécution.

 Pour certains types de marchés d’études et de services, la


caution de bonne exécution est remplacée par des retenues
de bonne exécution constituées par des prélèvements opérés
sur chaque paiement effectué, à l’exception de ceux relatifs
aux avances.

 La caution de bonne exécution est libérale à la réception


provisoire.

 La caution de garantie ou les retenues de bonne exécution


sont libérales dans un délai d’un mois à compter de la date
de réceptiondéfinitive des travaux, fournitures ou services.
GARANTIES DES ENTREPRISES ETRANGERES
art.94à 96

554

 Garanties de nature gouvernementale


concernant les entreprises étrangères:

- Prévues par le contrat au titre de


l’utilisation d’une ligne de crédit Cautions émises par une banque
résultant d’accords étrangère de premier ordre «
intergouvernementaux. premier rang » agréée par la
banque algérienne compétente.
- Mise en œuvre du concours (articles95)

d’institutions bancaires ou
d’assurances à caractère public ou
parapublic.
Chronologie dans la mise en place des cautions internationales

Règlement Réception Réception


Clôture Choix du Signature et
Lancement de du contrat provisoire définitive
des offres vendeur entrée en
l’appel d’offres
adjudicataire vigueur du
contrat

Risque que
l’adjudicataire Non respect Obligation
refuse de signer contractuelle
Typologie par le vendeur
le contrat selon d’assurer le
des risques de ses
les termes de service
pour l’acheteur l’offre obligations
contractuelles après-vente et
(montage, donc de
livraison…) respecter
la période de
garantie

Axe des temps

Types de Caution de soumission Caution de


caution Caution de bonne exécution garantie

Caution de
Restitution
d’avances
Désignation Nature de la garantie Libération

Soumissionnaires:

Caution de soumission (art.45 - Retrait ou 556


- N’ayant pas introduit de
du DP n°02-250) modification
recours (un jour après
Taux: Sup.1% de l’offre durant
publication A.A.P.)
la période de
validité
Marchés, fourn. / Travx - Ayant introduit un recours
compétence CNM - Adjudicataire (Notification par C.M décision
rejet du recours.)
refusant de
Caution de restitution signer le contrat
- Attributaire
d’avances ou mettre en Au remboursement de
Garantie (Mise en place de la B.E)
place la de
CBE la totalité de l’avance
- A.F remboursement perçue
- Approvisionnements

(art.45 du DP n°02-250) • A la réception provisoire


- Risques d’inexécution
• En cas de délai de garantie
• Caution de bonne ou d’exécution
transformées selon le cas:
exécution imparfaite (durant la
période de réalisation) -En caution de garantie
• Retenue de bonne -En retenues de garantie
exécution
- Imperfections ou
(art 85 et 86 du DP n°02-250)
« Pour certains marchés dégradations (durant
d’études ou de services » la période de garantie) • Restitution: 01 mois après
réception définitive (art 88 du DP
557

NANTISSEMENT
Dans le cadre d’un marché public, le partenaire
cocontractant peut recourir

ou remettre en gage un
exemplaire spéciale de son
marché qui lui permettra
Aux emprunts bancaires pour d’encaisser éventuellement a sa
financer son marché, place les sommes dues par
l’administration .
QU’EST QU’UN NANTISSEMENT ?

provient du verbe nantir , qui


signifie garantir une dette par un
bien en

Le nantissement est
une sûreté réelle,

C’est un contrat par lequel un


débiteur remet un bien incorporel
à son créancier pour garantir sa
dette.
L’exemplaire du marché

Copie intégrale du marché, remise par le service contractant au


cocontractant, revêtu d'une mention spéciale indiquant que ladite
copie formera titre en cas de nantissement(Alinéa 2)
.

Si la remise est impossible (en


raison d’ un secret)

un extrait signé du marché , portera la mention spéciale et


contenant les indications compatibles avec le secret exigé,
équivaudra à la remise de l’ exemplaire intégral

Le fonctionnaire chargé de fournir des renseignements relatifs


au marché, est désigné dans le marché.
Notification
561

texte juridique signé par le banquier et


l’entreprise ( enregistré auprès de l’
inspection des impôts)

au comptable désigné dans


le marché
Cas de pluralité des bénéficiaires

Si le nantissement a été constitué au profit de plusieurs


bénéficiaires, ceux-ci devront se constituer en
groupement à la tête duquel sera désigné un chef de
file.
Privilèges Alinéa 11

Les droits des bénéficiaires de nantissement ne seront primés que par les
privilèges suivants :

• privilège des frais de justice ;

• privilège relatif au paiement des salaires et de l'indemnité de


congés payés en cas de faillite ou de règlement judiciaire tel
qu'il est prévu par la loi sur les relations de travail sus visée.

• privilège des salaires des entrepreneurs effectuant des


travaux ou des sous-traitants ou sous - commandiers agréés
par le service contractant ;

• privilège du Trésor ;

• privilège des propriétaires des terrains occupés pour cause


d'utilité publique.
nantissement
Cas des sous-traitants :

peuvent donner en nantissement à concurrence de la valeur


des prestations qu'ils exécutent tout ou partie de leurs
créances dans les conditions ci-
ar
t1
2.

Remise d’ une copie certifiée conforme à l'original du


marché et, le cas échéant, de l'avenant à chaque sous-
traitant.
nantissement

565

ENTREPRISE 1 DDE DE NANTISSEMENT ADMINISTRA -


(Cèdent) ou S/T TION (MO)

REMISE EXEMP UNIQUE 2

3 7

REMISE
EXPLAIRE MANDATEMENT
UNIQUE
FINANCEMENT

REQUE RIR LE DECOMPTE


DES DROITS CONST ATES

4
6
ETAB. DE NOTIFICATION DE NANTISS. CPLE PUBLC
CREDITS 5 (Tiers détenteur)
(Cessionnaire) VERSEMENT DES FONDS
8
MAI N LEVEE (extinction de la dette)
9
566

La caisse de garantie des


marchés publics:
CGMP décret exécutif n° 98-67 du 21 février 1998
La caisse de garantie des
marchés publics:
CGMP publics(Article 98 RMP).
567

institution financière spécialisée chargée de faciliter la


réalisation des projets d’investissement et toutes commandes
publiques initiés par l’État et ses démembrements. Elle permet
aux entreprises :

D’obtenir toutes De bénéficier des


cautions ou D’obtenir les avances
garanties leur garanties contractuelles
exigées par les destinées à couvrir les
permettant de dépenses prévues
services
participer à la contractants ; dans le cadre de la
réalisation des réalisation des
marchés ou marchés ou
commandes publics ;
commandes publics
La caisse de garantie des marchés publics:
CGMP

D’obtenir des garantir


des avances
D’obtenir le paiement des exceptionnelles
consenties sur
situations et/ou factures, au nantissement des
titre de la mobilisation des marchés passés par les
créances des entreprises entités prévues à
titulaires de marchés l'article 2 du présent
décret.
publics(Article 98)

- D’obtenir
préfinancement
du marché avant
que le service
contractant ne lui
reconnaisse des
droits à paiement
pour améliorer sa
trésorerie
NANTISSEMENT
CAISSE DE GARANTIE DES MARCHES PUBLICS

569

ORGANISATION DE LA CGMP

TUTELLE

C D’ADM
DIRECTION
SG
GENERALE

D. ENGAG . D. ORG. ET INF D. FIN. C P T D D.


PERS ET MO

D.R ALGER D.R ORAN D.R CONST D.R SUD

ANTENNE AU NIVEAU
DE CHAQUE WILAYA
LE SUIVI DE L’EXÉCUTION DU MARCH

Le service contractant doit assurer le suivi


administratif et technique du marche ,
notamment :

1° Contrôler l’ 3° Procéder à des


avancement des 2° Vérifier le respect vérifications intermédiaires
prestations et des délais d’ sur chantier ou en usine: Un
s’assurer que le exécution ,des suivi régulier des prestation
titulaire s’ acquitte spécifications permet d’ apprécier
de toute les techniques et de la correctement l’ état d’
obligations prévues méthodologie. avancement du marche et
dans le cahier des faciliter la détermination des
charges . sommes dues au
cocontractant au fur et à
mesure de la réalisation du
Les questions à se
poser

571

Quelles seront
les personnes * Quel sera Selon qu’ elle
chargées de le point de périodicité et
procéder au départ du sur quelle base
contrôle de ou des appréciera-t-
l’exécution délais? on
des d’exécution l’avancement
prestations ? du marche ?
Les pièges à éviter

572

•Attendre le Attester de l’
dépassement du avancement des •Négligera le suivi
délai d’ exécution prestations sans technique du marche
pour accorder une avoir vérifier les en laissant le titulaire
•prolongation de justificatifs s’ écarter du cahier
délai produits par l’ des charges .
entreprise

572
Ce qu’il faut faire

573

1° Etablir ,en 2° Choisir les 3° Rappeler


accord avec les périodicités des au
services les contrôles cocontractan
modalités de intermédiaires à t ses
suivi l’ effectuer pendant l’ obligations
exécution des exécution du marche en lui
prestations et définir avec adressant, le
techniques précision les cas
opérations de échéant ,
vérification des mises en
demeures

573
A- LE RÈGLEMENT FINANCIER DU MARCHÉ

la réglementation des574
marches publics
prévoit que les marches publics donnent lieu
à des versements :

Le payement
avances acomptes pour solde
a- Les avances

575

Définition Caractéristique
essentielle Conséquence
toute somme versée L’avance
l’avance n’est
avant exécution des n’exonère pas le
pas un
prestations, objet du cocontractant
paiement
contrat et sans d’exécuter
définitif
contrepartie d’une Sa prestation
exécution physique de intégralement,
la prestation (art. 62, loyalement et
Décret présidentiel 24 conformément aux
juillet 2002 modifié en cahiers des charges
2003 et 2008)
1. VERSEMENT DE L'AVANCE
(art. 63)
DÉPÔT PRÉALABLE D’UNE GARANTIE) de
restitution d’avances d’égale valeur, émise :

576

*soit par une banque


algérienne
*soit par la Caisse de
garantie des marchés
publics
*Soit par une banque
étrangère agréée par une
banque algérienne
2 Les différents types d’
avances

Avance« forfaitaire » Avance sur «approvisionnement »


représente au
maximum 15 % du versée sur justifications de contrats ou
prix initial du marché commandes confirmées de matières ou
 Dérogation :
de produits indispensables à l’exécution
–Règles de paiement et/ou de financement consacrées sur le plan
international
du marché.
–Refus manifesté par l’acheteur en cours de négociation •représente au maximum 35°/°du
d’appliquer ces règles de paiement montant du marche.
–Préjudice certain pour l’acheteur

Conséquence : octroi d’une avance supérieure à 15 %’, si


accord du ministre ou wali

après avis préalable de la Commission des marchés


compétente.

Elle versée :
-En une seule fois
--ou en plusieurs tranches dont
l’échelonnement est prévu au marché
3 - LA RÉCUPÉRATION DES AVANCES

Principe
Le montant cumulé de l’avance forfaitaire et des
avances sur approvisionnement ne peut excéder, à
aucun moment, 50 % du montant global du marché

Elles sont
Le
récupérées
remboursement
par voies de
doit être terminé
retenues Le marché lorsque le
opérée par le fixe Le montant des
service rythme de sommes payées
contractant récupératio atteint 80 % du
sur les n montant du
acomptes ou
marché
sur Le
montant de
règlement
pour solde :
b- LES ACOMPTES
579
Définition
Montant versé au cocontractant d’un
marché qui justifie avoir exécuté des
prestations dans le cadre d’un :
*Marché de travaux
ou
*marché de services
Le titulaire d’un marche de travaux peut bénéficier d’ acomptes
sur approvisionnement de produits rendus sur chantier s’ il n’ a pas
perçu d’ avance sur approvisionnements , et ce, dans la limite de
80 %du montant de ces produits

Valable uniquement pour les


approvisionnements acquis en Algérie
1-LE VERSEMENT DES ACOMPTES

Principe: Versement
mensuel
580

Documents pouvant être exigés :


*PV ou relevés contradictoires
de prise d’attachements
*Etat détaillé des fournitures,
approuvé
par le service contractant
*Etat des salaires conforme à la
réglementation en vigueur ou de
charges sociales, visé par la
caisse de sécurité sociale
compétent
2 -AVANCE SUR ACOMPTES

Accordée à titre exceptionnel,, aux


conditions suivantes :

–Avance

–Dépassemen plafonné –Cumul avec


t du délai e les autre avances,
contractuel de à 80 % plafonné à 70 %
règlement de du du montant total
la demande Montant du march
d’acompte de

l’acompt
e
Règlement se fait dans les délais et
selon les procédures les plus diligentes
C- Attachement de travaux
CF Art  39/A du  CCAG.

*document établi à partir de constatations


582 faites sur le chantier des
éléments qualitatifs de travaux réellement exécutés et/ou
approvisionnements réalisés conformément aux spécifications
techniques contenues dans le marché.

•L’alinéa 3 du même article « les attachements sont pris, au fur et


à mesure de l’avancement des travaux, par l’agent chargé de la
surveillance de ceux-ci, en présence de l’entrepreneur convoqué à
cet effet ou de son représentant agrée et contradictoirement avec
lui….. ».

•Les attachements sont la base d’ élaboration des décomptes

 
 Il est à noter, que l’arrêté du  21/11/1964 portant
approbation du CCAG lie la notion « d’attachements »
exclusivement aux travaux exécutés suivant les pratiques du
génie civil.
 
 Ainsi l’attachement est donc un constat sur place
(chantier) des travaux effectués, de leur évolution (métré),
rapporté aux dispositions contractuelles (quantités et prix
prévus au sein du marché ).
 Ce constat, s’il y a acceptation de part et d’autre, servira de
base à l’établissement du décompte qui induira un
versement d’acompte au cocontractant.
 
d-les Situations des travaux
art  39/B du  CCAG.

584

Selon l’alinéa 1 de l’article  39/B du  CCAG : « les situations sont établies par
l’entrepreneur et remises, périodiquement et chaque fois qu’il sera nécessaire, à
l’ingénieur d’arrondissement ou à l’architecte qui les fait vérifier et y apporte les
rectifications qu’il juge nécessaires ».

L’alinéa 5 « En cas de retard de l’entrepreneur, la situation peut être établie


d’office par l’administration aux frais de celui-ci ».
 
L’alinéa 7 de l’article  39/B du  CCAG indique que « les situations sont décomposées en
trois parties : travaux terminés, travaux non terminés, approvisionnements, elles
mentionnent sommairement à titre de récapitulation, les travaux terminés des situations
précédentes.
Elles servent de base à l’établissement des décomptes ».
 
Il est à noter que le CCAG associe la notion de « situations » aux travaux exécutés
suivant les pratiques du bâtiment

584
les situations sont classées en quatre catégories :
 
 les situations mensuelles : elles sont établies par
l’entrepreneur et remise au maître d’œuvre le mois suivant
les travaux qui y sont décrits.
 les situations annuelles : au cas où le cahier des
prescriptions communes (CPC) ou le cahier des
prescriptions spéciales (CPS) Le prévoit, le cocontractant
adresse à la fin de chaque année au maître d’œuvre, une
situation détaillée des travaux effectués depuis le début du
marché, cette situation reprendra les travaux dont le métré
a pu être définitivement fixé ainsi que les ouvrages ou
portions d’ouvrages dont l’évaluation quantitative n’est que
provisoire.
 les situations partielles : elles sont établies dans le cas où le
maître d’ouvrage use du droit de prendre possession de
certaines parties d’ouvrages avant l’achèvement complet
des travaux.
 Une réception provisoire, précédera cette prise de possession, et elle sera
consacrée par l’établissement d’une situation récapitulative détaillée des
travaux exécutés depuis le début du marché qu’adressera l’entrepreneur au
maître d’œuvre.
 
 les situations récapitulatives : cette situation qui récapitule de manière
complète et détaillée tous les travaux exécutés est adressée par le
cocontractant au maître d’œuvre dans les six semaines qui suivent la
réception provisoire de l’ouvrage.
 
 Au plan formel, la situation se présente comme un document divisé en
quatre (04) parties :
▪ une partie réservée à l’entreprise.
▪ une partie réservée au maître de l’ouvrage.
▪ une partie réservée au comptable (organisme payeur).
▪ une partie rejet.
 
 Enfin, les situations sont les documents à l’appui desquels sont établis les
décomptes provisoires.

 
e-Décompte provisoire
CF Art  40 et 41 du 
CCAG.

587

Les décomptes sont des pièces indiquant le


détail des travaux exécutés et le montant des
sommes dues par le service contractant au
partenaire cocontractant.
Ils sont établis à partir des situations (ou
des attachements) admises par le service
contractant, et servent de base aux
versements des acomptes.
On distingue généralement quatre (04)
types de décomptes  CF Art  40 et 41 du 
CCAG.
*

587
f-LE PAIEMENT DU SOLDE:

588
intervient après l’ exécution complété du marche

définition
Versement au cocontractant des sommes dues au
titre de l’exécution normale des prestations
contractuelles, déduction faite:

S’il s’ agit du solde provisoire,


-De la retenue de garantie éventuelle
-Des pénalités restant à la charge du cocontractant,
le cas échéant,
-Des versements à titre d’avances et acomptes de
toute nature non encore récupérés par le service
contractant

S’ il s’ agit du solde définitif, de le restitution des


retenues de garantie et le cas échéant, mainlevée des
cautions constituées par le partenaire cocontractant
 les décomptes mensuels provisoires : sauf stipulation contraires du CPC ou
du CPS, il est dressé mensuellement et à partir des attachements ou des
situations admis par l’administration un décompte provisoire des travaux
effectués et des approvisionnements réalisés valant procès-verbal de
service fait et servant de base aux versements d’acomptes à l’entrepreneur.
 les décomptes annuels : lorsque la durée contractuelle des travaux est
supérieure à dix-huit (18) mois, il est dressé à la fin de chaque année
calendaire, un décompte de l’entreprise.
 les décomptes partiels définitifs : établis sur la base des situations
partielles, ils correspondent à la situation ou le maître d’ouvrage use du
droit de prendre possession de certaines parties d’ouvrages avant
l’achèvement complet des travaux. Le décompte général et définitif devra
reprendre tous les aspects quantitatifs et financiers du marché, il devra
intégrer les pénalités, les intérêts moratoires, les révisions de prix, les
travaux supplémentaires et les travaux complémentaires…….. 
 Il fait apparaître par comparaison avec les décomptes provisoires le solde
dû à l’entreprise et, finalement il permet de mettre fin au marché. 
 L’entrepreneur est invité, par ordre de service, à se présenter chez le
maître d’œuvre pour prendre connaissance des divers décomptes et les
signer ce qui vaudra acceptation de sa part.
 
590

Circuit de paiement
Quelles sont les personnes qui
interviennent dans le paiement ?


Le service contractant
(ordonnateur) qui,
après contrôle et
vérification, de la
conformité de la
2° situation procéder au
du maître de mandatement

Le partenaire l’œuvre
cocontractant
 


L’ organisme payeur

Le partenaire
cocontractant

•établir mensuellement un
décompte provisoire des •établir mensuellement un
travaux réalisés, sur la décompte provisoire des travaux
base des attachements réalisés, sur la base des
contradictoires effectués attachements contradictoires
avec le maître d’œuvre ou effectués avec le maître d’œuvre
le maître d’ouvrage (au ou le maître d’ouvrage (au cas ou
cas ou ce dernier est ce dernier est également maître
également maître d’œuvre d’œuvre du projet).
du projet).

du maître de
l’œuvre

•après réception de la •certifier la conformité de la


situation de travaux présentée situation et du décompte
par l’entreprise, il doit provisoire établis par
s’assurer de sa conformité l’entreprise et déposer avec
avec les attachements accusé de réception, le
contradictoires (qu’il établit dossier auprès du maître de
mensuellement et l’ouvrage.
contradictoirement avec le
cocontractant).

Le service contractant
(ordonnateur)

1) le contrôle réglementaire :
• s’assurer de la conformité de la 2) le contrôle arithmétique et
situation présentée, par rapport : comptable :
d’une part aux clauses du •vérifier que les prix unitaires
marché et avenants éventuels. indiqués sur le décompte
d’autre part, aux dispositions de provisoire joint à la situation sont
la réglementation des marchés identiques à ceux prévus dans le
publics marché et avenants éventuels.
• déterminer le montant des pénalités
•s’assurer que le montant, des
de retard, dans le cas de
dépassement des délais travaux facturés correspond bien
contractuels imputable à au produit des quantités portées
l’entreprise. sur la situation par les prix
• vérifier la conformité des unitaires ; après les vérifications
remboursements d’avances nécessaires, le maître de l’ouvrage
effectués par l’entreprise au regard ordonne le paiement et dépose,
des clauses contractuelles du avec accusé de réception, le
marché.
• déduire éventuellement, les
dossier auprès de l’organisme
diverses retenues de garantie payeur.
réglementaires prévues au marché.

L’ organisme payeur

Dés réception du dossier, l’organisme payeur (comptable


public ou autre) effectue les vérifications et contrôles
classiques prévus en la matière, à cet effet, il devra :
•vérifier l’habilitation de l’ordonnateur.
•contrôler sur pièces les conditions d’exécution du marché
(contrat, avenants éventuels, ordre de service, visas….).
•procéder à la vérification arithmétique de la situation
présentée.
•s’assurer de la disponibilité des crédits nécessaires au
paiement.
•procéder au paiement de la situation et en informer le maître
de l’ouvrage, en lui précisant notamment les références du
paiement, ce dernier en avisera à son tour l’entreprise.
 la situation devra être présentée en quatre (04) exemplaires par l’entreprise, chaque intervenant
conservera un exemplaire à son niveau.
 Les attachements contradictoires doivent comporter obligatoirement les noms et
qualités des signataires, représentants désignés de l’entreprise ou du maître de
l’œuvre 
* la correction en rouge de la situation devra se faire par le maître d’œuvre, le

maître d’ouvrage ainsi que l’organisme payeur en cas d’erreur arithmétique et/ou
d’oubli de déduction des différentes avances accordée à l’entreprise.
 Cette correction en rouge : sera également effectuée sur le mandat par l’organisme
payeur qui devra procéder au paiement dans la limite du montant retenu après
correction.
 Dans cette hypothèse, ce dernier devra faire retour d’un exemplaire du mandat
rectifié au maître de l’ouvrage, lequel informera à son tour l’entreprise.
* en cas de rejet d’une situation pour un motif autre, celle ci doit être retournée par

le dernier intervenant à celui qui l’a immédiatement précédé aux fins de corrections
nécessaires par l’intervenant concerné.
 Dans cette hypothèse, les délais impartis à chaque intervenant sont réduits de
moitié par rapport à ceux prévus précédemment :
- 5 jours pour le maître de l’œuvre.
- 5 jours pour le maître de l’ouvrage.
- 10 jours pour l’organisme payeur.

 
Le décret  93-46 du  06 Février 1993 quant à lui, et en conformité
avec les règles édictées par la loi 90-21 du  15Aout 1990 relative à la
comptabilité publique, prévoit en son 1er chapitre pour ce qui
concerne les délais de paiement que :

◊ Les ordonnances et mandats de paiement sont émis et transmis


par les ordonnateurs entre le 1er et le 20 ème jour de chaque mois, aux
comptables publics chargés de procéder à leur admission en
dépense.
◊ Les ordonnances et mandats de paiement émis par l’ordonnateur,
sont admis en dépense par les comptables publics dans un délai
maximum de dix (10) jours à compter de la date de leur réception, ils
sont comptabilisés au titre du mois de leur émission.
◊ En cas de non conformité de l’ordonnance ou du mandat de
paiement avec les dispositions législatives et réglementaires en
vigueur, les comptables publics signifient aux ordonnateurs par
écrit dans un délai maximum de vingt (20) jours à compter de la date
de réception de l’ ordonnance ou du mandat, leur refus de payer
dûment motivé.
◊ Après admission en dépense, un exemplaire de l’ordonnance ou
du mandat revêtu de la mention de règlement est transmis par les
comptables publics aux ordonnateurs.
LE
MANDATEMENT(art.77)
Délai 598
:
–30 j maxi à compter de la réception de la facture ou de la
situation
–2 mois maxi pour le mandatement du solde de certaines
catégories de marchés

Indication du délai de mandatement dans le


marché
Au jour de l’émission du mandat, le jour du
mandatement est porté à la connaissance du
cocontractant par le service contractant
Le défaut de mandatement fait
courir des intérêts moratoires
LES INTÉRÊTS MORATOIRES( art.77)

Principe Particularité:

Le défaut de dans le cas où le mandatement


mandatement dans les est effectué après le délai de quinze
délais réglementaires
fait courir de plein (15) jours fixé, et que les intérêts
droit au bénéfice du moratoires n’ont pas été mandatés
cocontractant des en même temps que l’acompte et
intérêts moratoires que la date du mandatement n’a pas
(IM) à partir du jour
suivant l’expiration été communiquée au cocontractant,
dudit délai jusqu’au 15 les intérêts moratoires sont dus
ième jour inclus jusqu’à ce que les fonds soient mis à
suivant date du la disposition du cocontractant
mandatement de
l’acompte
–Le défaut de mandatement de tout ou partie des IM lors
du mandatement de l’acompte entraîne une majoration de
Défaut 2 % du montant des IM par mois de retard
de
mandatement
des IM : –Toute période inférieure à un mois est comptée pour un
mois entier

–Une seule fois avec notification par LRAR au cocontractant


au moins 8 j avant expiration du délai
–Explication du refus de mandat et signification des pièces à
compléter ou à fournir
Suspension –Délai maxi pour mandater à compter de la fin de suspension
: 15 j
du délai
–Possibilité d’un mandat sur une base provisoire si désaccord
de mandatement sur le montant d’un acompte ou du solde et IM éventuels sur
la différence entre ce qui a été payé et ce qui est
effectivement dû au cocontractant
Mode de calcul des intérêts moratoire

• Assiette HT
601
• Taux: taux d’intérêt bancaire à court terme (en vigueur)
• Formule de calcul:

T (N+15)
I =M
100 360

M : montant sit HT
T/100: TIBCT
N: nbre de jrs de retard
15:forfait de 15 jrs
360: année commerciale
INTERETS MORATOIRES(01)

602

Réceptionsituat. Date limite mdt Virement

1 5 2 3 4

Délai de mandatement 30jPériode de retard Temps ducptble Circuit bq

5jrs

Émis
de sion
la situation assiette IM crédit du compte de l’entreprise

1er CAS : Pas d’intérêts moratoires


2éme CAS : intérêts moratoires (01 jour de retard = 15 jours
de retard)
3éme CAS : intérêts moratoires (nombre de jours de
retard jusqu’à mandatement)
4éme CAS : intérêts moratoires jusqu’à la mis à disposition
des fonds
5éme CAS : exception : suppression du délai réglementaire
MOBILISATION DE CREANCES
603
Les pièges à éviter en matière de mandatement

604

Prétendre ne pas avoir Attendre que l’ S’abstenir d’ envoyer


reçu la facture pour entreprise formule au titulaire un avis de
différer le point de des réclamations mandatement afin
départ du délai de pour mandater les que celui- ci ne puisse
mandatement IM contrôler le délai de
mandatement effectif
Ce qu’ il faut faire en matière de mandatement

605

3° Ne pas hésiter à
1°Mettre en place en 2° Calculer
suspendre le délai de
interne des procédures spontanément les
mandatement par lettre
permettant de intérêts moratoires
recommandée avec accuse
maitriser le délai de en cas de retard de
de réception , si le la
mandatement . mandatement .
demande présentée par le
titulaire est incomplète .
606

Les pénalités contractuelles


607

Les pénalités de retard


Les pénalités de retard

Somme due en
Elles sont appliquées
cas de Retard
dans •clause pénalité sans mise en demeure
l’exécution du est à prévoir préalable ,sur la Simple
marché par le obligatoirement confrontation de la date
au marché. d’expiration des délais
cocontractant
…. contractuels d’exécution,
assortie des éventuelles
le taux des pénalités ;les prolongations
modalités de leur calcul et les
conditions de leur application ou
la spécification de leur exemption
doivent être prévus au marche.
La dispense de paiement des pénalités de retard

relève de la seule
responsabilité609
du
service contractant.
elles intervient
généralement:

En cas de retard
non imputable au En cas de force
Cocontractant majeure

Délais suspendus

délivrance d’ordres de service d’arrêt et


de reprise ;
 établissement d’un certificat
administratif.
La clause de pénalité de retard donne au service contractant, le droit de
déduire ,à titre compensatoire, un certain montant des paiements
effectués au titre du contrat par jour ou par semaine de retard.

Le montant généralement exprimé en pourcentage du montant


contractuel est plafonné assez souvent à 10%.

Le montant des pénalités est déduit sur les


décomptes de l’entrepreneur, dans la mesure
où il est inférieur aux sommes dues.
Le cas échéant, il est prélevé sur le règlement pour
solde.

suite
Au cas ou le montant plafonné serait dépassé, le maître
d’ouvrage est libre de faire exécuter
611 à ses propres
moyens ou aux moyens d’autres entreprises les travaux
afin d’ activer l’avancement du projet.

Les frais correspondants à l’utilisation de ces


moyens sera en totalité à la charge de
l’entrepreneur.

le maître de l’ouvrage pourra, en outre, sans


porter atteinte à ses droits, résilier le marché aux
torts exclusifs de l’entrepreneur.
Formule
de
pénalités
de
612
retard :

P = MxN
10XD
P : Montant total des pénalités
M : montant du marché augmenté
d’éventuels avenants
N : nombre de jours de retard
D :délai d’exécution exprimé en jours
calendaires
LE CONTRÔLE DE LA TUTELLLE

 Le contrôle de tutelle est exercé par l’autorité de


tutelle
 Finalité de vérifier la conformité des marchés passés
par le service contractant (aux objectifs d’efficacité
et d’économie)
 Opération objet du marché entre dans le cadre des
priorités et des programmes assignés au secteur.
 Le contrôle s’exerce généralement par les I.G ( celles
des Wilayas pour la locale et celles des ministères
pour la centrale et les services déconcentrés)
LE CONTRÔLE DE REGULARITE

 Le contrôle de régularité est exercé par les comptables


assignataires
 vérifier que les règles fondamentales de la comptabilité
publique sont respectées (loi n°90/21 du 15 Août 1990
relative à la comptabilité publique)
 Le contrôle est sanctionné par une admission de la dépense
ou par un rejet motivé.
 En cas de refus de paiement, l’ordonnateur peut requérir,
conformément aux dispositions contenues dans le décret
exécutif n° 91.314 du 7 septembre 1991, le comptable
public.( sauf absence de crédits)
LE CONTRÔLE
de la cours
deS comptes
Historique
Histoire

 Le premier corps de contrôle des finances royales est la


Curia regis du Moyen Âge (en 1318).

 Sous l'Ancien Régime, des chambres des comptes sont


créées.

 Après la Révolution, le Bureau de comptabilité créé par la


Constituante, transformé en Commission de la comptabilité
sous la Convention, garantir la régularité des fonds publics.

 La loi du 16 septembre 1807 crée alors la Cour des comptes,


un corps unique centralisé de contrôle des comptes publics.

La Cour des comptes Algérienne est une juridiction administrative régie par l´ordonnance
n° 95-20 du 17 juillet 1995
La Cour des comptes est une juridiction
administrative érige, par La Constitution
algérienne de 1976
Mise en place en 1980

1° de juger la
régularité des 3° d'informer le
comptes publics, 2°De contrôler Parlement,
l'usage des fonds le Gouvernement
, publics et l'opinion
publique sur
la conformité
des comptes.

Adresse: 38, avenue


Ahmed GHERMOUL,
Alger -ALGERIE
Organisation de la cour des comptes
Organisation de la cour des comptes
620

Neuf chambres à Une chambre de


Huit chambres à compétence discipline
compétence nationale territoriale budgétaire

*dirigée par un Président nommé par le Président de la


République, assisté d´un vice-président.
 
*Le rôle du Ministère public au sein de la Cour des comptes
est assure par un Censeur Général assisté de censeurs.
 
* le greffe est confié à un greffier principal assisté de
greffiers.
1-Les huit chambres nationales sont chargées
du contrôle des comptes et de la gestion
financière:
621

des ministères, des


établissements et des entreprises
organismes publics de publiques
toute nature dépendant économiques dont l
d´un ministère ou ´activité est liée au
recevant des secteur couvert par
subventions inscrites à ledit ministère. 
son indicatif ,
2-Les neuf chambres territoriales

Chaque chambre est facultativement, pour les autres


compétente pour exercer organismes qui reçoivent des fonds
son contrôle sur les publics
collectivités locales, les
établissements et - organismes charges de la gestion des
organismes locaux participations publiques,
implantées sur un - organismes dans lesquels les
ensemble de Wilayas, collectivités détiennent une partie du
bénéficiant d’un concours capital social, ou qui gèrent des
financier total ou partiel régimes obligatoires d’assurance et de
de l’Etat inscrit à leur protection sociales,
indicatif. - organismes qui font appel à la
générosité publique pour des causes
humanitaires,éducativesscientifiques.
               
CHAMBRES  TERRITORIALES
Wilayas         
Annaba, Skikda et El-Taref Guelma, Souk-Ahras,
Annaba Tébessa, Oum El Bouaghi
Constantine, Mila, Jijel Batna, Biskra, Sétif,
Constantine Khenchla,
Tizi-Ouzou, Bejaia, Boumerdès, Bordj Bou
Tizi-Ouzou Arréridj, M’sila, Bouira
Blida, Ain Défla, Médéa, Chlef, Djelfa, Tissemsilt
Blida
Alger, Tipasa.
Alger
Oran, Mostaganem, Relizane, Mascara, Saida
Oran
Tlemcen, Sidi Bel abbés Ain-Temouchent, Tiaret,
Tlemcen Naâma,

Ouargla Ouargla, Ghardaia, Laghouat. Illizi, El oued,


Tamenghasset
Béchar Béchar, Tindouf, Adrar, El bayadh

623
624
3-La chambre de discipline budgétaire et
financière

 
La CDBF est compétente pour juger et
sanctionner certaines fautes ou irrégularités
commises par les gestionnaires publics et
agents assimilés ayant causé un préjudice
certain au trésor public ou au patrimoine des
organismes publics.
4- Le Censorat général

Le Censorat général exerce le rôle de Ministère


public.

Il est dirigé par un Censeur Général assisté de


censeurs et a pour mission de suivre les
attributions juridictionnelles de la Cour des
comptes et, de veiller à la bonne application au
sein de l´institution des lois et règlements en
vigueur.
5-  Le  greffe central
 

La Cour des comptes dispose d´un greffe dirigé


par un greffier principal chargé:

- de recevoir et d´enregistrer les affaires


de l´Institution ,

- et d´une part de préparer


matériellement les audiences de la Cour des
comptes siégeant toutes chambres réunies d
´autre part.
6-Le bureau des rapporteurs généraux

 
Auprès du Président de la Cour des comptes,
IL est crée un bureau des rapporteurs généraux
(au nombre de trois)

Ces trois rapporteurs généraux sont chargés


respectivement;

- des travaux liés à la préparation du


projet de rapport annuel,

- du projet d´appréciation sur l´avant


projet de loi de règlement budgétaire

- et de l´avant- projet de programme


annuel d´activité de la Cour des comptes et de
son bilan.

 
7-Les services administratifs et techniques

629

structures de soutien dont l´animation, le suivi


et la coordination sont assurés, sous l´autorité
du Président de la Cour, par le Secrétaire
Missions de la CDC

630

De s’ assurer de
De s’assurer de l’obligation de la reddition
l’utilisation régulière et des comptes ainsi que la
efficiente des deniers transparence dans la
publics et à promouvoir gestion des finances de
l’État.

RAPPEL CONCERNANT
LA DEPENSE
PUBLIQUE :
*La gestion des deniers publics fait appel à différents agents et à
des procédures particulières.
codifié par la loi  90-21 du  15 Août 1990, relative à la comptabilité
publique .

La loi  90-21 relative à la comptabilité publique édicte en son


article 1 qu’elle «  …a pour objet de définir les dispositions générales
d’exécution applicables aux budgets et opérations financières de
l’Etat, du Conseil Constitutionnel, de l’Assemblée Populaire
Nationale, de la Cour des Comptes, des budgets annexes, des
collectivités territoriales et des établissement publics à caractère
administratif.
Elle détermine les obligations et les responsabilités des
ordonnateurs et des comptables publics.
Ces dispositions portent également sur l’exécution et la
réalisation des recettes et des dépenses publiques, des opérations de
trésorerie et sur le système de leur comptabilisation ».
LA DEPENSE PUBLIQUE :

se fait au travers de 02
phases 

Phase comptable
Phase
administrative 

Intervention du
Intervention de l’ comptable
ordonnateur

De payeur. De caissier

engagement liquidation ordonnancemen


t ou le
mandatement
1° Phase administrative :

L’exécution d’une
dépense publique est
subordonnée à 02
conditions :

Condition de
condition de fond forme( l’autorisation annuelle
(l’existence d’une dette ) donnée par le budget concerné )

 «  les opérations de dépenses consistent en


l’utilisation des crédits autorisés … ».
Article 11 de la loi  90 -21
2° la phase comptable 

le paiement. Le règlement

rôle de
caissier
du ressort exclusif du comptable
«  acte libératoire de la conformément au principe de
dépense publique » Art  22 séparation des ordonnateurs et
de la loi  90-21 relative à la
comptabilité publique. des comptables.
Le rôle du comptable en matière de
paiement consiste à opérer un
véritable contrôle de la régularité de
la dépense:
décaissement
* conformité de l’opération avec les lois et les règlements en vigueur. (dans la limite
* qualité de l’ordonnateur ou de son délégué.
*régularité des opérations de liquidation de la dépense. des montants
*disponibilité des crédits. autorisés par la
*que la créance n’est pas atteinte par une déchéance ou frappée
d’opposition. règlementation)
*du caractère libératoire du paiement. ou virement.
*des visas des contrôles prévus par les lois et règlements en vigueur.
*de la validité de l’acquit libératoire. » CF Art  36 de la loi  90-21. 
Les compétences administratives et juridictionnelles.
1° Attributions administratives

La cour des comptes est


chargée du contrôle, Elle apprécie la qualité
du bon emploi des de la gestion
ressources, fonds, valeurs au plan de l’efficacité, de
et moyens matériels publics l’efficience
par les organismes soumis
et de l’économie.
à son contrôle.
2° Attributions juridictionnelles

Examen de la gestion des comptables Examen de la gestion ordonnateurs


publics en la forme juridictionnelle:
C’ est à dire qu’elles règlent et
apurent leurs comptes de gestion à mise en jeu de leur responsabilité
travers des jugements.
devant la chambre de discipline
budgétaire et financière pour
violation des règles d’exécution des
dispose d’un pouvoir propre de sanction.
recettes ou des dépenses publiques.
*soit décharger les comptables publics
de leur gestion annuelle.
* soit Mettre en jeu leur responsabilité
par un arrêt par débit :
- à hauteur des dépenses sanctions disciplinaires ;
irrégulièrement acquittées, pécuniaires et/ou pénales
- ou des recettes qui n’ont pu en cas d’irrégularité
être recouvrées faute de
diligences adéquates
Procédure devant la CDBF
Commission d ’une faute contraire aux règles de la DBF
1

Rapport circonstancié
2

Communication au censeur général


5 3
10 9

Conclusions écrites
7
Saisine de la CDBF Classement du dossier par
6
décision motivée
11
4
Ouverture d ’une Désignation d ’un
instruction magistrat
Susceptible d ’annulation
7 12 devant une formation
spécialisée
Rapport (conclusions et Audience publique
résultats) Transmis au et délibération
président de la Cour
13 Notification

Procureur
LES CONTRÔLES INTERNES ET EXTERNES LA COUR DES COMPTES

- Contrôle de la comptabilité du comptable


- Pièces justificatives de la dépense
Contrôle sur pièces - Tout document permettant l’exercice du contrôle
administratif sur les gestionnaires et comptables sur les
payeurs

- Entretien, enquête, visite,...


- Questionnaires, fiches, formulaires,…
Contrôles sur place - Comptabilité matière (stock physique, par ex)

Ni immixtion sur le terrain de l’opportunité, ni remise en


cause des politiques publiques.

639
l'Inspection générale des finances
l'Inspection générale des finances
l'Inspection générale des finances

642

organisme permanent de
Créée en 1980: contrôle, placé sous
Décret exécutif 08-272 du 6 l’autorité directe du
septembre 2008 (Journal officiel Ministre chargé des
du 7 septembre).
Finances.

Contrôle la gestion financière et


comptable des services de Contrôle également les établissements
l'Etat, des collectivités à caractère industriel et commercial et
territoriales, des institutions, les organismes de sécurité sociale.
organes et établissements
soumis aux règles de la
comptabilité générale.
contrôle aussi sur toute personne morale
bénéficiant du concours financier de l'Etat.
Ce contrôle peut s’ étendre à l'utilisation des
ressources collectées à l'occasion de campagnes de
solidarité par des organismes ou associations quel
que soit leur statut juridique.
 l'article 4 détermine les interventions de l'IGF va de
l'évaluation des performances des systèmes budgétaires
jusqu'à déterminer le niveau de réalisation par rapport
aux objectifs fixés en passant par des audits, des
expertises financières etc...

 l'évaluation et l'expertise peuvent concerner:


- le fonctionnement du contrôle interne et l'efficacité
des structures d'audit mises en place,
- le niveau d'application de la législation financière et
comptable,
- la passation et l'exécution des marchés et commandes
publiques
- ou encore la conformité des dépenses effectuées par
rapport aux objectifs poursuivis par l'appel à la générosité
publique.
 A partir de l'article 7, il est définit les
prérogatives de l'IGF en cas de constatation de
lacunes ou de retards importants.

les gestionnaires concernés sont appelés à


entreprendre, sans délais, les travaux de mise à
jour ou de remise en ordre de cette comptabilité.
par ex:inexistence de la comptabilité,
par ex;situations exigeant l'implication des
autorités hiérarchiques ou de tutelle afin
d'apporter des correctifs.

 Dans tous ces cas de figure, l'IGF est tenue


informée en continu et notamment sur les
mesures prises.
les opérations de contrôle de l'IGF

645

fixées dans un programme Ce programme est défini par


rapport à des objectifs
annuel établi et soumis au déterminés et en fonction des
ministère de tutelle durant demandes exprimées par les
le 1er trimestre. membres du gouvernement.

les opérations de contrôle sont


synthétisées dans un rapport annuel
adressé au premier argentier du pays.
organisation de l'IGF

10 inspections régionales qui gèrent


un nombre défini de wilayas

les missions de vérification et enquêtes portant sur :

De La conformité des
opérations
Les conditions De L’exactitude, de la contrôlées aux
d’application de la sincérité et de la prévisions des
législation régularité des budgets et
financière et comptabilités ; programmes
comptable d’investissements 

Ces vérifications et enquêtes s’effectuent sur


place et sur pièce, après notifications
préalables ou d’une manière inopinée.
L'INSPECTION GÉNÉRALE DES
FINANCES
LES CONTRÔLES INTERNES ET EXTERNES

- Evaluation des performances des


systèmes budgétaires
- Evaluation économique et financière
d’une activité
- Audit, étude, enquêtes, expertise éco,
comptable et financière
Types d’interventions - Evaluation de la gestion des SP
concédés
- Evaluation des conditions de mise en
œuvre des politiques publiques
- Etudes comparatives et évolutives
- Etude de réalisation des objectifs de
performance
L'INSPECTION GÉNÉRALE DES
FINANCES
LES CONTRÔLES INTERNES ET EXTERNES

Fonctionnement du contrôle interne


- Application de la législation financière et
comptable
- Gestion financière, comptable et
patrimoniale
- Passation et exécution des marchés et
commandes
Points de contrôle - Exactitude, sincérité et régularité des
comptabilités
- Mesure de l’atteinte des objectifs
- Conditions de mobilisation des
ressources financières
- Gestion des crédits budgétaires
- Conditions d’octroi et d’utilisation des
subventions

648
L'INSPECTION GÉNÉRALE DES
LES CONTRÔLES INTERNES ET EXTERNES FINANCES

- Contrôle des caisses, fonds, valeurs, liquidités


- Tout document, pièces justificatives, rapports
- Toute demande verbale ou écrite
Documents et - Contrôle sur place ou sur pièces
informations - Accès à tout fichier numérique ou non
- Droit de rectification de tout document
- Possibilité d’associer des agent ou expert à ses travaux
- Gestion des crédits budgétaires
- Conditions d’octroi et d’utilisation des subventions

Respect de la règle du contradictoire dans les rapports

649
la prévention et le règlement des litiges

650
Pour éviter au maximum les litiges qui peuvent apparaître lors de
L’exécution (Litiges qui sont généralement sources de blocage et
de
Surcoût), il est recommandé de consacrer beaucoup de temps aux
étapes de maturation des projets et de préparation du dossier
d’appel d’offres.

La R.M.P des marches publics prévoit un dispositif particulier de


Règlement des litiges afin de trouver un arrangement entre les
parties.

Ce dispositif s'applique aux litiges:

1° nés avant la mise en exécution du marche, c.a.d lors


de
l'attribution provisoire du marche,

2° nés durant l'exécution du marche, notamment cas de


manquement par l'une des parties de ses obligations
contractuelles,

3°le règlement des litiges avec les partenaires étrangers,


c.a.d le recours à l'arbitrage
651
1 – Le cadre juridique de règlement de litiges
2- Les modes de règlement de litiges
3- Les différents types de recours en matière marchés publics.
4 – Le règlement de litiges nés avant l’exécution des marchés
5- Les litiges nés à l’occasion de l’exécution des marchés
6 - Le recours du cocontractant devant les commissions nationales des
marchés: délais et portée de la décision
7- Le règlement des litiges par voie judiciaire: les tribunaux compétents.

652
LE CADRE JURIDIQUE DU REGLEMENT
DE LITIGES

LE CODE DES MARCHES LE CODE DE PROCEDURES


PUBLICS CIVILES

Les articles: Les articles:


99, 100, 101 et 102 9, 169 bis, 1006 et suivants

653
LES MODES DE REGLEMENT DE
LITIGES

LE REGLEMENT JUDICIAIRE
LE REGLEMENT AMIABLE

LE REGLEMENT ARBITRAL

654
I – LITIGES NES AVANT LA MISE EN EXECUTION DU
MARCHE.
Le recours précontractuel ou reglement des litiges nes de l'
attribution provisoire.

a) raison de la création du recours precontactuel

-Souci de rétablir un équilibre entre les parties (les


soumissionnaires exercent désormais un contrôle indirect sur
l'administration),

-Economie de marche implique la nécessite de donner des


garanties aux partenaires étranges (suppression de tous
recours à des instances Administratives pour régler un litige
--recours gracieux, hiérarchique et Comite consultatif--)
-,
-Renforcer le principe de la publicité (lors du lancement de
l'appel d' offre et moment de l'attribution),

- Moyen d'information des citoyens sur la dévolution des


marches.

655
b) Déroulement de la procédure
Le choix du partenaire cocontractant est porté à la connaissance du
Public par voie de presse
Ce choix peut faire l’objet d’une contestation par un ou plusieurs
Soumissionnaires dans les dix (10) jours qui suivent la date de

Publication portant attribution provisoire du marché (art. 101 du décret


présidentiel n° 02.250 du 24 Juillet2002).

Le recours (litige) est introduit auprès de la commission des


marché compétent.

Cette dernière doit se prononcée dans les quinze jours à compter de la


date sa saisine.
Elle rend un avis qui est notifie aux parties dans les cinq (5) jours qui
suivent.

Cet avis n'a aucun caractère obligatoire : Autrement dit il ne s'impose pas
aux parties. Quel est sont intérêt ?

656
- Si le service contractant obtient gain, il poursuit la
procédure
à charge pour le requérant d'introduire un recours auprès
de la C.N.M.
-Si le soumissionnaire obtient raison le service
contractant
peut poursuivre la procédure (mais il devra en répondre
devant la
commission lors de l'examen marche) ou bien l'annuler et la
refaire.

657
Le système du recours préalable existait en France : il
permettait à l' entreprise s'estimant victime d' un manquement
-- aux obligations publicité ou de mise' en concurrence-- de
l'administration de lui adresser une mise en demeure afin de se
conformer aux dites obligations.

Cette formalité avait été introduite afin de permettre à


l'administration de rectifier d'elle-même les manquements avant
que le juge ne soit saisi.

En pratique, la collectivité des réception de la mise en demeure


procédait aussi que possible à la signature du marche : Le juge
du réfère saisi déclarait la requête irrecevable ou bien
prononçait le non lieu à statuer.

Pourquoi cette décision?

Le juge des réception de requête "peut enjoindre de différer la


signature du marche jusqu'au terme de la procédure qui ne
devait dépasser 20 jours".

La procédure du recours préalable a été supprime en 2000.


L'entreprise s'estimant victime d'un manquement et ayant
intérêt à la signature du contrat peut saisir directement le
658
président du tribunal administratif ;
LE REGLEMENT AMIABLE DES LITIGES

PRIVILEGIER
LE REGLEMENT AMIABLE
•Retrouver un équilibre des charges
incombant à chacune de parties
• Aboutir à une réalisation plus rapide
Conditions de l’objet du marché
(Article 115 RMP) • Obtenir un règlement définitif plus
rapide et
moins onéreux.
•Décision du Ministre, Wali,
Accord des parties Président
(Article 115) de l’assemblée Populaire
Communale

Nature de la décision • Exécutoire nonobstant l’ absence du visa


(Article 102/4 RMP) • se la commission des marches

659
Typologie des litiges
Litige précontractuel Lancement d’
d’un A A O

Ouverture et évaluation

Avis d’
d’attrib.
attrib. provisoire

Recours auprè
auprès de la CM

Service contractant Avis

Poursuite Refaire Requérant


de la procéd l’AO

660
II- Litiges nés de l’exécution du marché

A)Solution à l’amiable

Dès la naissance du litige, il est conseillé de recourir à la


recherche de solution amiable chaque fois que cette dernière permet:

- de retrouver un équilibre des charges entre les deux parties;


parties,

- d’obtenir un règlement définitif plus rapide et moins onéreux.


-de réaliser plus rapidement l’objet du marché

En cas d’accord des deux parties, celui-ci fera l’objet d’une


Décision du ministre, du wali ou du président de l’APC.

661
Il y a lieu de souligner que CCAG prévoit une procédure de
règlement des litiges mais qui est contraire à la RMP

-Etablissement d' un procès verbale de contestation par le


service contractant;

-Ledit procès verbal est notifie à l'entrepreneur

-L' entrepreneur a la possibilité de présenter ses observations

-En cas de désaccord des parties le ministre compétent est saisi

Si dans un délai de quatre (4) mois; le ministre n'a pas


répondu ou s'il a émis un avis défavorable , le juge administratif est
saisi.

662
B) Recours auprès de la CNM

Le partenaire cocontractant peut introduire un recours


auprès de la CNM qui donne lieu, dans les trente (30) jours à
compter de son introduction, à une décision.

Cette décision s’impose au service contractant MAIS PAS AU


SOUMISSIONAIRE

663
Typologie des litiges (suite)
 Litige lors de l’exécution (amiable)
Contestations et réclamations

Naissance d’un litige

Décision exé
exécutoire accord désaccord

Recours auprès de la CNM

Recours en
désaccord Décision exé
exécutoire
justice

664
C) Recours en contentieux

Lorsque les tentatives du règlement à l’amiable n’ont pas


abouti à une solution qui arrange les deux (2) parties ou si la
décision prise par la CNM n’agrée pas le titulaire du marché, ce
dernier peut engager une action en contentieux.

Le recours en contentieux est introduit auprès du tribunal


administratif dans un délai ne dépassant pas quatre (04) mois à
compter de la date de notification de la décision contestée.

a)Saisine du juge administra

b) - SAISINE EN REFERE

665
LE REGLEMENT JUDICIAIRE DES LITIGES

Introduction d’une action judiciaire

Où, Chambre administrative près la cour


(Article 07 CPC) territorialement compétente

Délais 04 mois de la date de la notification


(Article 169 bis CPC) ou la publication de la décision attaquée

Conditions
(Article 169 CPC) Accompagner la requête de la décision
attaquée

666
666 666
RECOURS JURIDICTIONNEL
Décision contesté
contestée
.
recours

Chambre administrative

décision

Sce contractant Entreprise coco

appel

Conseil d’
d’E

667
III -Litiges avec les cocontractants étrangers

Les litiges nés de l’exécution des marchés conclus avec des


partenaires étrange sont réglés selon:

-le droit en vigueur applicable au marché


et/ou selon
- la pratique de l’arbitrage régissant les relations commerciales
internationales, à savoir l’arbitrage AD-HOC ou Institutionnel.

Ce dernier intervient selon le règlement :

•De la chambre de commerce internationale


•De la chambre Euro Arabe
•De la chambre d’arbitrage de Moscou

Bien avant la création de l'Etat, les hommes ont éprouves le besoin de


designer, parmi les sages de la tribue, une personne( ARBITRE ) devant
laquelle ils exposait la contestation qui les opposaient e en s'en remettantà la
solution proposée.
La peur d'en courir la réprobation du clan les amenait à exécuter la
decision rendue( sentence arbitrale).

668
On retrouve cet arbitrage dans le CORAN à propos du divorce pour
mésentente conjugale.
Un membre pris dans la famille de chaque époux observait le COUPLE
Pendent une période déterminée, à l'issue de laquelle les deuxReprésentants
se réunissaient pour décider s'il y a lieu ou non de dissoudre le ménage.
.
Pendant très longtemps, l'article 442 du code de procédure civil
Interdisait aux personnes morales de droit public de compromettre.
pourqoui cette interdiction?

On justifiait cette interdiction par le fait que la solution d'une question


Litigieuse ne pouvait pas remise aux mains d'arbitres car cela équivaudrait
à déroger la compétence des juridictions administratives qui est d' ordre
Public.

L'article 442 sera abroge et remplace par les dispositions du décret


législatif n° 93-09 du 25avril 1993. Il précise que :

"Toute personne peut compromettre sur les droit dont elle a la libre
disposition.
On ne peut compromettre sur les obligations alimentaires, les droits
Successoraux, de logement et de vêtement, ni sur les questions Concernant
l'ordre public, l'état et la capacité des personnes.
669
Les personnes morales de droit public ne peuvent
compromettre sauf dans leurs relations internationales

« Est international, l'arbitrage qui connaît des litiges relatifs à


des intérêts du commerce international et dont l'une des
parties au moins a son siège Ou son domicile à l'étranger »

670
Contenu de la convention d' arbitrage

La convention d'arbitrage doit obligatoirement revêtir la forme d'un écrit à


peine de nullité.

Elle concerne aussi bien les litiges futures les litiges déjà nés.

Pour être valable la convention d'arbitrage doit répondre aux conditions


de fond que pose le droit choisi par les parties soit:

- le droit régissant l' objet du litige et notamment le droit


applicable au contrat principal;

- le droit algérien;

Elle doit en outre prévoir la désignation du ou des arbitre(s) ainsi que


Leur remplacement ou leur révocation.

671
A défaut, la partie la plus diligente pourra demander la désignation soit;

- au tribunal désigne par la convent si l'arbitrage se situe en


Algérie;
- au président du tribunal d'ALGER si les parties ont prévu l'
application de la loi de procédure Algérienne

Les arbitres jugent sur ce qui a été produit par les parties : Les preuves
sont présentées sous formes de mémoires et développes
éventuellement au cours des débats.

Ils peuvent ordonner toute mesure d'instruction qu'ils jugent utiles.

Néanmoins, les arbitres doivent statuer selon les règles de droit


sauf si une clause leur donne le pouvoir d'amiable compositeur:
C.A.D prendre une décision selon l'équité au mépris des règles de droit
à la condition que les parties en aient décide ainsi

672
Délibération des arbitres

Les arbitres confrontent leurs opinions et adopte une solution :

La solution de la majorité constitue la décision finale ou


sentence Arbitrale.

L'arbitre minoritaire peut toutefois faire figurer son avis sur la


sentence

Mais la décision doit être signée par tous les arbitres : Si l' un
d'entre eux refuse, mention en est faite.

Cependant, LA DECISION PRODUIT LES MEME EFFET QUE


SI ELLE A ETE SIGNEE PAR TOUS LES ARBITRES

673
La sentence arbitrale doit être :

- écrite;
- motivée C. A.D LES ARBITRES DOIVENT REPONDRE AUX
QUESTIONS POSEES
- localisée et datée : La date permet de déterminer si les Arbitres se
sont prononces dans les délais impartis

AUSSITOT RENDUE LA SENTENCE ARBITRALE :

- dessaisit le tribunal arbitral


-revêt l'autorité de la chose jugée (uniquement pour le litige
Qu'elle a juge)

- peut être exécuté volontairement

A défaut d'exécution volontaire celui qui s'en prévaut doit établir


son existence (en produisant l'original de la sentence et la convention)

La sentence est alors rendue exécutoire par ordonnance du


président du tribunal compétent
674
VI – MESURES DE PREVENTION DES LITIGES

les litiges dans les marchés publics sont dus généralement :

•Aux insuffisances des moyens humains, matériels. et techniques

•nécessaires à l’exécution du marché (cause de retard et de surcoût)

•Fluctuations économiques bouleversant l’équilibre général du


marché

Pour prévenir
ces litiges

675
LORS DE LA CONSTRUCTION DU CONTRAT
• L’insertion de clauses visant à écarter le litige,
interdisant à l’une ou à l’autre partie la faculté se
plaindre sur des points déterminés;
• L’insertion de clauses visant à assurer
l’adaptation du contrat aux nouvelles situations
techniques et financières notamment;
Eviter le reproduction de contrats types;
• Procéder à un examen minutieux et rigoureux
des contrats par les services financiers juridiques
et techniques.
• Se couvrir de toutes les garanties légales et
usuelles pour contraindre le partenaire à honorer
ses engagements contractuels.

676
LORS
LORSDE
DEL’EXECUTION
L’EXECUTIONDU
DUCONTRAT
CONTRAT
••Veille
Veilleau
aurespect
respectdu
duplanning
planningde
deréalisation
réalisation
arrêté;
arrêté;
••Réagir
Réagirimmédiatement
immédiatementààtouttoutmanquement
manquement
contractuel et appliquer les sanctions
contractuel et appliquer les sanctions
correspondantes
correspondantesprévues
prévuesdans
dansle
lecontrat;
contrat;
••Procéder
Procéderrégulièrement
régulièrementau aucontrôle
contrôlepériodique
périodique
de
de l’exécution des prestations suivantles
l’exécution des prestations suivant les
spécifications techniques et les normes
spécifications techniques et les normes
quantitatives
quantitativeset
etqualitatives
qualitativesarrêtées
arrêtées
contractuellement;
contractuellement;
••Gérer
Gérerefficacement
efficacementles
lescontestations
contestationset
et
réclamations du partenaire;
réclamations du partenaire;
••Conduire
Conduirele
leplutôt
plutôtpossible
possibleles
lesnégociations
négociationsvisant
visant
ààtrouver une solution au litige.
trouver une solution au litige.

677
678

résiliation unilatérale
la résiliation unilatérale

679
 L’ article 112énonce que le service contractant
peut procéder à la résiliation unilatérale du marché
en cas « d’inexécution par le cocontractant de ses
obligations ».
 Par ailleurs, le C.C.A.G prévoit cette sanction
lorsque« l’entrepreneur ne se conforme pas, soit
aux dispositions du marché, soit aux ordres de
services qui lui sont donnés ».
Ces deux dispositions permettent de dégager les
éléments constitutifs de la résiliation unitaire, à
savoir :
 Une faute contractuelle :carences ou défaillances imputables
au cocontractant,
 Un dommage affectant la réalisation du projet. Toutefois, la
non réalisation du dommage ne constitue pas un obstacle à la
résiliation unilatérale.

 Comme pour la résiliation amiable, le C.C.A.G.


énumère d’autres
cas pouvant entraîner la résiliation unilatérale et
notamment :
Exemple de cas de
résiliation unilatérale

dissimulation divulgation par


, Sous-traitance des
ou apport sans actes de le
autorisation du cocontractant
impossibilité malveillance ou par ses
d’agréer le service de la part des sous-traitants
remplaçant du contractant cocontractants des parties du
partenaire ou de ses marché ayant
cocontractant sous-traitants un caractère
ou lorsque la confidentiel,
proposition de
remplacement
n’est pas formulée
dans les délais 
Le service contractant peut-être amené à résilier
de plein droit le marché , notamment dans les cas
suivants :

681

décès de
l’entrepreneur, sauf
lorsque
l’administration
accepte la
continuation des
travaux avec les
héritier ;

Le service contractant peut néanmoins


accorder la continuation de l’ exécution
du marché lorsqu’il accepte les offres
faites par le syndic dûment habilité par
le tribunal compétent.
Procédure de résiliation unilatérale

mise en demeure au partenaire


cocontractant défaillant par lettre
recommandée avec682 accusé de réception
et publiée dans les quotidiens de presse
nationaux et au B.O.M.O.P. sous peine de
nullité,

doit obligatoirement contenir certaines mentions  :

Désignation et adresse Sanctions


du service contractant Désignation en cas de
et du partenaire et référence refus
du marché
cocontractant ; d’exécutio
n.

la mise en demeure doit mentionner avec précision ce qui est attendu du


partenaire cocontractant et notamment s’il est tenu de 
résorber le retard accusé dans l’exécution du marché,
reprendre l’exécution des prestations du marché, en cas d’interruption ;
de manière générale, se conformer aux dispositions contractuelles et/ou
aux O.D.S prescrits.
 le service contractant doit mettre en exécution la
mise en demeure dans un délai d’ un mois à compter
de la date de réception de sa notification par le
partenaire cocontractant.

 La résiliation unilatérale peut être suivie par un


nouvel appel d’offres.

 La différence de prix entre le nouveau et l’ancien


marché sera supporté par le prélèvement des
sommes éventuellement dues et, en cas
d’insuffisance,par voie judiciaire pour réparation du
dommage causé.

 Par contre, si le montant du nouveau marché,


l’entreprise défaillante ne peut prétendre à aucune
indemnité ou compensation.
la fin du marché 
Les prestations, objet du marché, peuvent connaître
un achèvement normal, auquel cas un acte de
reconnaissance doit être effectué par le maître
d’ouvrage (la réception),

ils peuvent également connaître un achèvement


anticipé (du fait du service contractant, du
cocontractant ou des deux parties au contrat
concomitamment), auquel cas peuvent intervenir
plusieurs actes, la résiliation (contractuelle ou
unilatérale), la mise en régie.
a- l’achèvement normal des relations contractuelles 

LES MODALITÉS D’ACCEPTATION DES PRESTATIONS

la réception
La réception des prestations

Définition
 
« acte par lequel le maître d’ouvrage déclare
accepter l’ouvrage avec ou sans réserves », c’est
à dire lorsque le maître d’ouvrage accepte la
prestation objet du marché, à l’issue d’une
vérification de sa conformité qualitative et
quantitative aux stipulations du marché ».

Autrement dit , la réception est l’acte unilatéral par lequel le maître


d’ouvrage approuve les travaux effectués par l’entrepreneur.
Les types de réceptions

La réception va différer selon l’objet sur lequel elle porte :


•travaux.
•fournitures.
•services.
•Il existe deux(2) types de réceptions
réception unique,
Utilisée notamment double réception,
pour les marchés de opérée en deux
fournitures et de temps : une
service de type réception provisoire
courant ne puis une réception
nécessitant pas un définitive.
délai de garantie
La réception de fournitures

2- réception en trois(3) phases


,réception unique -1 si les fournitures concernent des
si les fournitures équipements ou sont caractérisées
par une certaine complexité, des
concernent des biens délais : de vérification de leur
consommables, de type conformité, de mise en service voire
courant, la constatation de bonne fonctionnalité peuvent être
de la conformité, nécessaires ; dans ce cas la
réception, même si elle est unique, ne
pouvant s’accommoder pourra être prononcée qu’à l’issue
de l’absence d’un délai de la réalisation de tous ces
de garantie, se fera hic contrôles à la charge du maître de
et nunc, la réception .l’ouvrage
sera immédiate et
.unique
Les réceptions ( suite )

•la réception des services :


Selon la nature des services, la réception pourra être
partielle, notamment dans le cadre des marchés d’études ou les différentes phases vont
rythmer et segmenter la réception.
unique, notamment quand il s’agira de prestations intellectuelles où l’approbation du
service contractant tout en valant acceptation n’en constituera pas moins une réception.

La réception dans les marchés de services


En général, la réception des prestations intellectuelles se fait en un seul
temps dès l’approbation par le client des prestations objet du marché.

La réception dans les marchés d’études : des


réceptions partielles par phases sont souvent
prévues :
 
la réception dans les marchés de
travaux:
s’ effectuée par trois étapes successives 

La réception des travaux et ouvrages, de par les conséquences qu’elle


peut engendrer, constitue un acte responsable et complexe à la fois.

Pour ce faire, les marchés de travaux prévoient quasi ;


systématiquement un délai de constatation, d’observation : le délai de
garantie (souvent d’une durée d’une année).

L’existence du délai de garantie va scinder la réception en

réception provisoire (au début du délai) et en réception définitive (à la fin


du délai de garantie) CF Art  46 et 47 du  CCAG.
•la réception provisoire :
 L’article  47 Alinéa  2 du  CCAG prévoit que :
«  A défaut de stipulation expresse dans le cahier
des prescriptions communes ou le cahier des
prescriptions spéciales, ce délai est de six mois à
dater de la réception provisoire pour les travaux
d’entretien, les terrassements et les chaussées
d’empierrement, et d’un an pour les autres
ouvrages ».
 L’alinéa 3 du même article précise que :
« Pendant la durée de ce délai, l’entrepreneur

demeure responsable de ses ouvrages et est tenu


de les entretenir ».
les opérations préalables à la réception
provisoire

   elles doivent être contenues dans le cahier des


prescriptions spéciales (C.P.S.).

Ces opérations préalables consistent 


1. la reconnaissance des ouvrages exécutés
2. les épreuves éventuellement prévues
3. la constatation éventuelle de l’inexécution des prestations
prévues au marché
4. les constatations d’imperfections ou de malfaçons
5. les constatations de repliement des installations de chantier et
de remise en état des lieux 
6. Les constatations relatives à l’achèvement des travaux.
 
 Ces vérifications sont faites parle maître d’ouvrage (ou son
représentant) ou par le maître d’œuvre lorsqu’il est prévu,
en présence du partenaire cocontractant et donnent lieu à
l’établissement d’un procès verbal.
La réception provisoire

La réception provisoire est effectuée à la demande de l’entrepreneur par


lettre recommandée, dès l’achèvement des travaux.

  
• Elle est constatée par procès verbal signé contradictoirement par les
parties au contrat.

* elle implique les conséquences suivantes :


 
1. le règlement à l’entrepreneur du solde
2. Le début de la période de garantie ;
3. L’entrepreneur est libéré de ses obligations
contractuelles, sauf celles relatives à la période de
garantie.

*le maître d’ouvrage peut procéder à des réceptions partielles


lorsqu’il use de son droit de prendre possession anticipée de
certains ouvrages.
La réception définitive

La réception définitive est effectuée à l’issue de la période de garantie fixée


généralement à une année(1) pour les ouvrages et à six(6) mois pour les
travaux d’entretien et de réparation, sauf dispositions contractuelles
contraires.

Durant cette période de garantie, l’entrepreneur est tenu d’entretenir son


ouvrage et de procéder à la correction des éventuelles malfaçons constatées.

 la réception définitive est constatée par procès verbal signé


contradictoirement par les parties au contrat.
La réception définitive implique les conséquences suivantes : 

Le transfert de la propriété de l’ouvrage au maître d’ouvrage ;


L’entrepreneur est libéré de ses obligations contractuelles ;
 
Levée des garanties de bonne exécution
 
 Commencement du délai de la garantie décennale.
La réception peut se faire sous différentes
formes à savoir :

La réception sans réserves :Prononcée lorsque la prestation est exécutée


suivant les spécifications du marché.

Il est alors procédé à la signature contradictoirement de la réception.

La réception avec réserves :Prononcée lorsque la prestation réalisée peut


être mise en service malgré certains insuffisances ne remettant pas en cause
l’utilisation normale du bien réceptionné ;

De ce fait, il est procédé contradictoirement à la réception.

Les carences et compléments sont consignés sur le procès verbal de


réception sur lequel un délai est fixé pour la levée de la réserve.
Le refus de réception peut être décider par le service contractant s’il
juge que l’objet du marché n’est pas rempli.

la réception avec réfaction. Le maître de l’ouvrage peut décider de


réceptionner l’ouvrage malgré certaines malfaçons on
imperfection .

cette réception est toutefois assortir d’une réfaction (d’une ponction


) à prélever sur le solde à payer
LE BILAN DE CLOTURE

A la clôture d’un marché public, la réglementation fait obligation au


service contractant d’établir un bilan sur l’état d’exécution du projet,
objet du contrat.

Ce document, destiné à la tutelle ainsi qu’à la commission des


marchés compétente, est un rapport d’évaluation à établir à la
réception définitive du projet.

Il est à noter, qu’il n’existe aucune forme particulière du bilan de


clôture.

Cependant, les indications essentielles que doit contenir ce document


doivent répondre aux exigences du contrôle et particulièrement :
Les modalités de passation ;
 Le coût global du projet par rapport à l’objectif initial
 L’évolution éventuelle du délai d’exécution
OPERATIONS DE CLOTURE D’UN MARCHE
(CAS SPECIFIQUE D’UN MARCHE DE TRAVAUX )

 RECEPTION PROVISOIRE
A la demande de l’entrepreneur par lettre recommandée dès
l’achèvement des travaux (délais à prévoir dans les marchés)

 opérations préalables

 PV de réception provisoire (avec ou sans réserves)

 AVENANT DE CLOTURE (s’il y a lieu): permet d’arrêter et de


réajuster de manière définitive les prestations réellement
exécutées.
En outre IL assainit la situation financière du programme ce qui
justifie la possibilité de sa passation en hors délai.

Le recours à ce type d’avenant est exceptionnel. Il se justifie en cas


de :

 Abandon du projet ou de report à une décision d’administration ;


 Règlement amiable d’un litige ;
 Cas de force majeure ;
 Désengagement de travaux non exécutés.
DECOMPTE GENERAL ET DEFINITIF (D.G.D.)
 décompte final qui détermine le montant total du marché.

 Il récapitule l’ensemble des travaux réalisés et des révisions de prix. Il fait apparaître par comparaison avec le
montant des décomptes provisoires, le solde dû à l’entrepreneur.

 Sauf stipulation contraire dans le cahier des prestations spéciales (C.P.S.), le décompte général et définitif est
modifié par ordre du service à l’entrepreneur dans les trois mois qui suivent la réception provisoire.

Classeur n° :………………………..………
Attachement N° :………………..…………
Budget de l’Exercice200……….…………
Chap. :……………………Art. :………………
Sous-Art.N° :…………………………………

MONTANT DU DECOMPTE
…………………………………………………
Budget : ……………………………………………………………………
Opération N° : …………………………………………………………….
Intitulé : ……………………………………………………………………..
Marché N° : ………………………………………………………………..
Approuvé le : ………………………………………………………….....
Réceptionné provisoirement le :……………………………………….
Objet : ………………………………………………………………………
M : …………………………………………………………………….........
Entrepreneur : ……………………………………………………………

DECOMPTE GENERAL ET DEFINITIF


(Des ouvrages exécutés)
…………………………...................
REGLEMENT POUR SOLDE PROVISOIRE

 A pour objet lorsqu’il est prévu dans le marché le


versement au cocontractant des sommes dues au titre
de l’exécution normale des prestations contractuelles
après déduction :

 Des pénalités de retard éventuelles restant à la


charge du partenaire cocontractant ;

 Des avances ou acomptes non encore récupérés


par le service contractant.
RECEPTION DEFINITIVE

A l’issue de la période de garantie


fixée à 6 ou 12 mois, selon le cas.

PV de réception définitive


RELGEMENT POUR SOLDE DEFINITIF

 A l’issue du délai de garantie et de la


réception définitive (après apurement des
réserves éventuelles) un décompte en
vue du règlement du solde définitif est
établi.

 Le règlement par solde définitif entraîne


la restitution de la mainlevée de la
caution constituée par le cocontractant.
LE BILAN DE CLOTURE

 A la clôture du marché public, la réglementation fait obligation


au service contractant d’établir un bilan sur l’état d’exécution
du marche.

 Ce document, destiné à la tutelle ainsi qu’à la commission des


marchés compétente, est un rapport d’évaluation établi à la
réception définitive .

 Il est à noter, qu’il n’existe aucune forme particulière du bilan


de clôture.
Cependant, les indications essentielles que doit contenir ce
document doivent répondre aux exigences du contrôle et
particulièrement :

- Les modalités de passation ;


- Le coût global du projet par rapport à l’objectif initial
- L’évolution éventuelle du délai d’exécution
- La qualité de la prestation.
GARANTIE
DECENNALE

code civil loi 95 du décret exécutif


25.1.1995 96/49 du
art.554 et relative aux assurances
suivants article 178 à 188 17/01/1996

 L’article 554 du code civil dispose que « l’architecte et


l’entrepreneur répondent solidairement pendant dix ans de la
destruction totale ou partielle des travaux de construction
immobilière ou des autres ouvrages permanents et ce, alors
même que la destruction proviendrait des vices du sol »

La garantie prévue par l’alinéa précédent s’étend aux


défauts qui existent dans les constructions et ouvrages qui
menacent la solidité et la sécurité de l’ouvrage.

Le délai de dix ans commence à courir à compter de la date


de réception définitive de l’ouvrage.

Le décret exécutif 96.49 du 17.1.1996 fixe la nomenclature


des ouvrages publics dispensés de l’obligation d’assurance
de responsabilité décennale.
LE RISQUE PÉNAL
DANS LES MARCHÉS PUBLICS
LES PRINCIPAUX
DELITS
dans les marches publics
OBJECTIFS

Principaux facteurs de
se prémunir contre la
risques
survenance du risque
Connaitre les erreurs pénal
susceptibles d’attenter
aux principes d’ordre
public de la RMP
connaitre les
principales infractions
liés aux marchés
publics -Les différentes formes
de corruption
Principaux facteurs de risques

Multitude d’ intervenants
•Foisonnement de la Loi

Evolutions du
Jurisprudence en construction.
contrat(aléas,modifications,
Textes de références

Loi n° 06-01 du
20/02/2006 relative à •Autres : (contrôle
Code pénal
la lutte et à la des changes, code
(ordonnance n°
prévention contre la
66-156 du des douanes,
corruption
8/06/1966,
modifiée et environnement, cour
complétée. des comptes,……)
La loi n°06-01,mod.et compl. par ord. 10-05 du 25 /08/2010

OBJECTIF

Renforcer Faciliter et appuyer la


les mesures
coopération et
visant Promouvoir
à prévenir et à l’intégrité, la l’assistance technique
combattre aux fins de
responsabilité et la
la corruption prévention et de lutte
transparence dans la
gestion (publique et contre la corruption

privée)

Création d’ un office centrale chargé de la répression de la


corruption
LA CORRUPTION

Consiste à rémunérer une personne pour


qu’elle accomplisse un acte qui relève de
ses fonctions ou qu’ elle ne l’ accomplisse
pas

L’ infraction suppose la
collusion(complicité )entre deux
personnes: l’ une ,le corrupteur
qui , en échange , promet d’ accomplir
ou de ne pas accomplir un acte de sa
fonction et l’ autre le corrompu
LES DIFFERENTES FORMES DE CORRUPTION

Corruption
Corruption
passive(art.27)
Active(art.26)

Agissement par lequel un tiers


Agissement par lequel un agent public
obtient ou essaie d’obtenir ,
sollicite ou accepte, directement ou
moyennant des dons ou des
indirectement, un avantage indu, pour lui
promesses, d’un agent public qu’il
ou pour un tiers, en vue d’accomplir ,ou
accomplisse ou s’abstient
de s’abstenir d’accomplir un acte
d’accomplir un acte dans l’exercice
relevant de ses fonctions
de ses fonctions
Infractions propres aux marchés publics

1. Dans le périmètre 2. Limitrophes

-La corruption -La concussion


passive -Le trafic d’influence
-L’octroi -Le conflit d’intérêt
d’avantages -La prise illégale d’intérêts
injustifiés
INFRACTIONS PROPRES AUX MARCHES PUBLICS
Corruption passive Art. 27 loi n°06-01

Définition
Percevoir (ou tentative) une
rémunération ou tout autre avantage à
l’occasion de la préparation, de la
négociation, conclusion, exécution
marché, contrat, avenant

Personnes visées
Tout agent public

Peine
10 à 20 ans et 1 à 2 million da.

Dans Le délit de corruption passive la


personne investie d’ une fonction profite de
cette fonction en sollicitant ou en acceptant
des dons ou des promesses en vue d’
accomplir ou de s’ abstenir d’ accomplir tel
ou tel acte de sa fonction ou facilité par
cette fonction .
Octroi d’avantages injustifiés Art. 26 de la loi n° 06-01

Définition
Passer, viser ou réviser un contrat, une convention,
un marché en violation de la Loi en vue d’octroyer à
autrui un avantage injustifié

Personne concerné
Tout agent public

Peine
2 à 10 ans et 200.000DA à
1 M da.
Eléments communs à la corruption et à l’octroi
d’avantages injustifiés dans les MP

Qualité de l’auteur: tout agent public

Personne détenant un mandat (législatif, Personne investie d’une fonction


exécutif, administratif, judiciaire) ou au ou d’un mandat, même temporaires,
niveau d’une assemblée populaire rémunérée ou non, et concourt, à ce
locale élue, nommée ou élue, à titre titre, au service d’un organisme
permanent ou temporaire, et quelque public ou d’une EP ou dans toute
soit son niveau hiérarchique ou son autre entreprise dans laquelle l’Etat
ancienneté détient tout ou partie de son capital
ou tout autre entreprise qui assure un
service public.
Toute personne définie comme agent public ou
qui y assimilée conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur.
Eléments constitutifs
du délit d’octroi d’avantages injustifié

Pour l’avantage injustifié : Pour la corruption


Passation, visa et révision Préparation, négociation
d’un contrat, convention, conclusion et exécution
marché –convention contrat, convention,
ou avenant marché ou avenant
Eléments de différenciation

Corruption : lien Avantage injustifié : violer


De causalité entre la législation et la
l’acte (ou l’abstention)et Réglementation applicable
la rémunération ou l’avantage)
INFRACTIONS LIMITROPHES
La concussion: (Art. 30 loi n° 06-01)

Définition
agissement par lequel un agent public
sollicite, reçoit, exige ou ordonne de
percevoir un indu à lui-même, à
l’administration ou aux parties pour
lesquelles il perçoit.

Répression
Emprisonnement de 2 à 10 ans et
amende de 200.000 DA à 1.000.000
DA
Le trafic d’influence : Art. 32 de la loi n°06-01

Définition
Le fait pour un agent public ou tout autre
personne de solliciter ou d’accepter un
avantage indu, pour lui ou pour un tiers, afin
d’abuser de son influence réelle ou supposée en
vue d’obtenir d’une administration ou d’une
autorité publique un avantage indu

Donc , il y a trafic d’ influence lorsque la personne


coupable abuse de son influence , réelle ou
supposée , en vue d’ obtenir au profit de l’
interlocuteur certaines faveurs et cela auprès d’
autorité sur lesquelles doit s’ exercer l’ influence.
Le trafic d’influence : Art. 32 de la loi n°06-01

En outre, le pacte de corruption entraine souvent


une succession d’ autres infraction pour
permettre la réalisation du délit ( fausse factures,
abus de biens sociaux ,faux et usage de faux ..)

L’ incrimination concerne toute les personnes pouvant être visée


par le risque pénal dans les marches publics .

Le coupable sollicite ou d’accepte un avantage indu.

La sollicitation implique une démarche de l’ intéressé .


Le délit est consommé des l’ émission de la sollicitation .

Il est sans importance que l’ avantage promis soit versé ou non

Répression
Emprisonnement de 2 à 10 ans et amende
de 200.000 DA à 1.000.000 DA.
Conflit d’intérêt
Art. 34 de la loi n°06-01

Définition
Non respect par l’agent public des
dispositions de l’article 9 de la loi n° 06-01

la transparence, la concurrence loyale et des critères objectifs, fondées sur :

• diffusion d’informations concernant les procédures de passation


• établissement préalable des conditions de participation et de sélection
• critères objectifs et précis
• exercice de toute voie de recours.

Répression

Emprisonnement de 6 mois à 2 ans et


amende de 50.000 DA à 200.000 DA.
Prise illégale d’intérêt Art. 35 de la
loi n°06-01

Définition
fait pour un agent public de prendre, de recevoir ou
de conserver un intérêt dans les actes,
adjudications, soumissions, entreprises dont il
avait, au temps de l’acte en tout ou en partie
l’administration ou la surveillance,
ordonnancement ou liquidation du paiement.
Répression
Emprisonnement de 2 à 10 amende de
200.000 DA à 1.000.000 DA.

ISGP
/SG /
MP
Prise illégale d’intérêt Art. 35 de la
loi n°06-01

Eléments constitutifs de l’ infraction:

1° élément matériel

* La qualité de l’ auteur : toutes les personnes pouvant être concernées par les
marches publics. Mais particulièrement les personnes ayant une fonction
élective

Ex: un dirigent de PME élu maire d ‘une commune avec laquelle sont
entreprise est en relation contractuelle pour comprendre que des cas de
conscience peuvent se poser.
Toutefois , les personnes visées sont uniquement celles qui ont eu la charge
d’ assurer la surveillance , l’ administration , la liquidation ou le paiement
de certains actes ou opération à l’ occasion desquelles elles seraient
susceptible d’ être poursuivies pour ingérence.
* Exigence légale d’ une surveillance

la surveillance : il vaut que le coupable ait participé à la gestion


d’une société. Au moment ou s’ est produit l’ acte, le coupable
avait un pouvoir de surveillance, d’ administration ou charge de
la liquidation ou de l’ ordonnancement .

Ex: la participation d’ un conseille d’ une collectivité locale à un


organe délibérant de celle-ci ,lorsque la délibération porte sur une
affaire dans laquelle il a un intérêt , vaut surveillance ou
administration de l’ opération

En effet , il importe peut que la personne en cause possédée un


pouvoir de décision ou de prérogatives propres ou même qu’elle
est jouée un rôle modeste
*La prise d’ intérêt: prendre, recevoir ou conserver un intérêt

Il n’ est pas nécessaire que le coupable ait retiré de l’ affaire un quelconque


bénéfice financier , ni que la collectivité ait souffert d’ un quelconque préjudice

Un simple intérêt moral suffit à caractériser la prise illégale d’ intérêt , comme par
ex la présence du fils d’ un élu dans une société attributaire d’ un marche public
2° L’ élément moral

Le coupable doit avoir pris sciemment un intérêt dans une affaire soumise à
surveillance , même s’ il n’ avait pas voulu tirer profit de son immixtion

L’ élément moral se déduit de la situation de l’ intérêt attache à l’ existence


d’ un lien familiale ou amical reconnu

La prescription court à compter du jour ou le prévenu a reçu ou pris un


intérêt dans l’ affaire
les délits connexes dans les marches public
Pour réaliser un actes frauduleux , il
est souvent nécessaires d’ accomplir
d’ autres
Exemple: Une actesveut
entreprise répréhensibles
corrompre un
fonctionnaire pour obtenir un marché .
Pour ce faire , elle prendra contact directement avec une
personne ( corruption active) qui acceptera de recevoir
une
somme d’ argent ( corruption passive pour le
fonctionnaire et
abus de biens sociaux pour l’ entreprise ) pour rédiger
un
rapport d’ analyse des offres en sa faveur( délit de
favoritisme )
, après avoir modifié le bardeau des prix de cette
entreprise( faux en écriture public) au regard d’
autres offres .
En outre le fonctionnaire profitera de la passation du
marche d’ ordinateurs pour en prendre un à
la maison(abus de fonds publics ).

Enfin le directeur de l’ entreprise veille à ce que ses


concurrents proposent des offres non
concurrentielle pour augmenter sa chance
de remporter le marché ( délit d’ entente )
Le délit de soustraction et de détournement de
biens et fonds publics

la passation de marche publics peut être l’ occasion de s’ enrichir de


prestations et matériels achètes par
l’ administration à cette occasion( détournement d’ ordre matériel )

Le délit de détournement est rarement isolé .


Il s’ accompagne très souvent de corruption , de faux , de recel et d’ abus de
biens sociaux.
Le délit d’ entente

l’ ordonnance relative à la concurrence sanctionne les positions dominantes et les pratiques


anticoncurrentielles.

A l’ occasion d’ appel d’ offres , des entreprises abusent de leur position dominante ,d’ autres s’ entendent pour
se repartir le marché . L’ administration peut être victime de telles agissements( offres artificiellement
élevées ou anormalement bas).

L’ article 110 de la RMP énonce que « …la commission d’analyse des offres peut proposer, au service
contractant, le rejet de l’offre retenue, si elle établit que l’attribution du projet entraînerait une
domination du marché par le partenaire retenu ou fausserait, de toute autre manière, la concurrence
dans le secteur concerné. »

Les actes relevant du délit d’ entente sont les plus divers : échange d’informations sur les prix, sur les candidats
au marché, entre maire d’ œuvre et une entreprise , entre soumissionnaire et clients communs ou rendre
une offre viciée par une erreur grossière de nature à la rendre irrecevable( acte d’ engagement non signé,
bordereau des prix incomplet ….)

La participation à une entente peut s’ accompagner du délit de favoritisme et de complicité de corruption


Le faux et usage de faux

Les faux peuvent émaner soit des agents soit d’


entreprises soumissionnaires pour contourner le
contrôle de la recevabilité de leur candidature ou
pour fournir des informations douteuses.

Le faux peut être matériel ou instinctuelle. Il résultera


souvent d’ un écrit ou de tout support de pensée y
compris informatique : attestation tronquées ,faux
certificats , fausse signature .
le délit d’ abus de biens
sociaux

L’ abus de biens sociaux a pour vocation de réprimer les


actes commis contre les intérêts de la société et ceux
des associes ou actionnaires par les dirigeants à qui ils a
été remis un grand pouvoir de gestion.
Ce délit ne concerne pas directement les marche publics ; il
justifiera les condamnation (à travers le délit de recel)
de tous ceux qui ont bénéficies des largesses dépassant
les intérêts propres de la société
Le délit d’ escroquerie.

Il concerne les agissement contraires à l’ honnêteté .


l’ incrimination peut être mise en œuvre à la lumière
des cas de fausses déclarations , de fausses
factures, d’ erreurs sur la qualité des choses
livrées…)
Le délit d’ escroquerie.

Il concerne les agissement contraires à l’ honnête .

l’ incrimination peut être mise en œuvre à la lumière


des cas de fausses déclarations , de fausses
factures, d’ erreurs sur la qualité des choses
livrées…)
Le délit d’ abus de
confiance

Ce délit permet de réprimer les


malversation qui pourront être
commises à l’ occasion de la
passation d’ un marche public. Le
délit suppose la remise de fons ,
valeurs ou biens
Le délit de recel

Il a pour vocation d’ incriminer ceux qui bénéficient d’ un crime ou


d’ un délit.

Sont particulièrement visées les personnes qui bénéficient de


largesses de sociétés désireuses d’ obtenir des marchés avec
l’ administration et qui à ce titre peuvent offrir des voyages,
des cadeaux …

Sur la base de l’ incrimination de biens sociaux comptes tenu des


dépenses excédant l’ intérêt sociale l’ entreprise , seront
considères comme receleurs les personnes ayant bénéficies
des dépenses réalisées .
Eviter le risque pénal au cours de la passation des marchés publics
Le premier risque pénal de la commande publique
auquel on peut se heurter est le délit de
favoritisme ( violation des dispositions législatives et
réglementaires ).

Aussi, à chacune des phases ,à chaque stades des


procédures de passation des marchés publics ,
Le risque pénal doit être identifie.
Le non respect des principes fondamentaux de la
commande publique: égal accès , égalité de
traitement et transparence

Ces principes doivent guider la commande publique et le


Non respect conduira à des incriminations pénales

Le risque pénal dans la définition des besoins

La définition des spécifications techniques du marches peut être


l’ occasion de favoriser des entreprises , soit parce que grâce à
des contacts préalables , une entreprise a directement
influencé sur des spécifications , soit , ce qui est souvent le
résultat de la première démarche , les clauses sont rédigées
de telles manières qu’ une seules ou très peut d’ entreprises
peuvent répondre correctement l’ appel d’ offres réduisant
ainsi considérablement le champ de la concurrence
Le risque dans le choix des procédures

Le choix des procédures et fondamental puisqu’il va déterminer les


règles de mise en concurrence et de publicité.

Pour déterminer qu’ elle procédure utiliser il faut regroupera les


prestations en un ensemble homogène dont les montant
doivent être additionnes pour définir le seuil de passation.

ISGP
/SG /
MP
Le gré à gré et le risque pénal
Le recours illégal à une procédure de gré à gré entraine des
condamnations : le recours abusif à la procédure négociée
prétendument justifiée par la technicité du projet , le recours non
justifié à l’ urgence.

Cette catégorie de marche « se caractérise par un risque d’ utilisation


frauduleuse »
Le traitement des candidats

Les cas de violation de l’ égalité de traitement des candidatures


sont nombreux

ex: - défaut de publicité notamment par absence de publicité au


BOMOP
- Admission de candidature au delà du délai prévu
- admission d’ un candidat ne disposant des qualification
professionnelles nécessaires pour garantir une bonne exécution
des prestation
- composition irrégulière des commissions internes
- choix d’ une offre sur des critères non prévues au cahier des
charges…
L’ engagement de l’action pénale
La plainte adressée au procureur de la république

Toute personne intéresse peut adresser une plainte au procureur de la république prés du
tribunal territorialement compétent.

Ce dernier apprécie les suite à donner. Il pourra enclencher une enquête ou classer sans
suite.

Dans le cas ou le procureur décide de poursuivre il peut:

1° procéder à une enquête préliminaire dont le but est de vérifier les faits et diligenter les
poursuites.

2° demander une instruction préparatoire au juge d’ instruction afin d’ approfondir l’


enquête .l’ ouverture d’ une instruction permettra de lancer des perquisition , de saisir
des documents ….
La plainte adressée au doyen des juges

Les victime d’ une infraction


peuvent saisir le doyen des juge
avec constitution de partie civile
..Le juge d’ instruction saisit n’ a
pas la possibilité de classer , il doit instruire .
L’ information du parquet

La moyen le plus courant pour la victime est de se


rendre au commissariat de police ou la
gendarmerie nationale pour déposer plainte .

Cette plainte est transmise au procureur


Les institutions de contrôle

l’Inspection générale
la Cour des Comptes
des finances
Rôle de la Cours des Comptes

Mission essentielle (*) :

Vérifie les conditions d’utilisation et appréciation de la gestion des


ressources, moyens et fonds publics par les organismes publics et
s’assure de la conformité de leurs opérations financières et
comptables aux lois et règlements.

(*) Ordonnance n° 95-20 du 17 juillet 1995


Rôle de la Cour des Comptes dans la recherche des
infractions

753
Rôle de la Cour des Comptes dans la recherche des
infractions liées aux MP

Pour les ordinateurs

Infractions à la discipline
budgétaire (Art. 88):

non respect dispositions RMP :


sanction pécuniaire

Amende (jusqu’au salaire brut annuel,


calculé au moment de la commission de
l’infraction)

Infractions à la discipline budgétaire (Art. 91):


octroi avantages injustifiés à soi même ou à
autrui : sanction : double du salaire annuel brut
754
Pour les comptables

Arrêt de débet à concurrence du


montant irrégulièrement payé

755
Procédure devant la CDBF
Commission d ’une faute contraire aux règles de la DBF
1

Rapport circonstancié
2

Communication au censeur général


5 3
10 9

Conclusions écrites
7
Saisine de la CDBF Classement du dossier par
6
décision motivée
11
4
Ouverture d ’une Désignation d ’un
instruction magistrat
Susceptible d ’annulation
7 12 devant une formation
spécialisée
Rapport (conclusions et Audience publique
résultats) Transmis au et délibération
président de la Cour
13 Notification

Procureur
LE DEVELOPPEMENT
757
DURABLE
DANS LES MARCHES PUBLICS
PROGRAMME

758
1 - la définition du développement durable

2 - la différence entre critères de choix des offres et conditions d’exécution du


marché

3 - la rédaction des clauses contractuelles relatives à la protection de


l’environnement

 le cas des opérations de construction de bâtiment publics

 le cas des opérations de génie-civil

4 - la mesure et la sanction des clauses de protection de l’environnement

758
DÉFINITIONS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
« Sustainable development »

1- « Un développement qui répond aux besoins du


présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondreaux leurs. »

rapport (brundlhand) 1987 « notre avenir à tous »

2- « une croissance du PIB accompagnée d’exclusion sociale, de


déculturation et d’une dégradation du milieu n’est pas un
développement »

759 René Passet


DÉFINITIONS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

le développement durable est la recherche d’un cercle vertueux entre les trois sphères

760
TRANSPOSITION DU DD DANS LES MARCHES PUBLICS

les services contractants sont Appelés à mettre en œuvre le

DD dans les marchés publics conformément à la stratégie

nationale de l’environnement et du développement

durable (SNE-DD et PNAE-DD)

761
TRANSPOSITION DU DD DANS LES MARCHES PUBLICS

 L’Algérie est signataire d’une trentaine de conventions et protocoles


internationaux dans le cadre de l’environnement et du DD

 La loi n° 03-10 du 19 juillet 2003 relative à l’environnement et au


développent durable (PSE-DD et PNAE-DD)

 D.P N°02-250 du 24.07.2002, modifié et complété portant réglementation


des marchés publics

 Autres textes:
 Loi relative n° 01.20 du 12. 12.01 à l’aménagement et au DD du territoire;
 Loi n° 90.29 du 01. 12.90 relative à l’aménagement et l’urbanisme;
 Loi n° 99.09 du 28. 07.99 relative à la maîtrise de l’énergie
 Loi n°01.19 du 12. 12.01 relative à la gestion et au contrôle et à l’élimination des
déchets
 Loi n° 83.17 du 16. 07.83 portant code des eaux
 La loi d’orientation pour la promotion de la ville
 Loi n° 90.25 du 18. 11.90 d’orientation foncière
 Loi n° 02.02 du 05.02.02 relative à la protection et à la valorisation du littoral …
TRANSPOSITION DU DD DANS LES MARCHES PUBLICS

LOI 03 -10

PRINCIPES: PRINCIPE D’INTEGRATION

• De la Préservation de la « Les prescriptions en matière de l’environnement et


diversité biologique
du DD doivent être intégrées dans l’élaboration
• De Non-dégradation des et la mise en œuvre des plans et programmes
ressources naturelles sectoriels »

• De substitution

• D’intégration

• D’action préventive et
corrective

• De précaution
PRINCIPE DE SUBSTITUTION

• De pollueur payeur remplacement d’une action présentant un risque ou


un danger par une autre moins préjudiciable
• D’information et de écologiquement, même si, celle-ci entraîne des
participation coûts plus élevés
TRANSPOSITION DU DD DANS LES MARCHES PUBLICS

DP 02-250
L’EXIGENCE ENVIRONNEMENTALE
« Tout marché doit viser la législation et la réglementation
• article 50 en vigueur ainsi que le présent décret. Il doit notamment,
contenir les mentions suivantes: … Les clauses relatives
à la protection de l’environnement… »

L’EXIGENCE SOCIALE
« Tout marché doit viser la législation et la réglementation
en vigueur ainsi que le présent décret. Il doit notamment,
• article 09 contenir les mentions suivantes:
- Les clauses de travail garantissant le respect de la
• article 50
législation du travail…
- les clauses relatives à l’utilisation de la main d’œuvre
locale »
LES POSSIBILITES DE MISE EN ŒUVRE DES OBJECTIFS DU DD

ANALYSE FONCTIONNELLE Spécifications techniques

CONDITIONS D’ACCES Avis d’appel à la concurrence

CONDITIONS DE SELECTION Règlement particulier de l’AO

CONDITIONS D’EXECUTION CPS


CONDITIONS D’ACCES

paramètres limite conséquence

VE Contrat de performance environnemental


RT
certification Critères peu
répandus
Produit éco label

Procédé de construction ou de fabrication propre


risque
S Degré d’intégration au dispositif du pré emploi (DE
d’atteinte
n° 08.126 du 19.04.2008)
O à l’égalité
C Degré d’intégration au dispositif d’aide à l’insertion
Missions de traitement
professionnelle
I relevant du des candidats
(DE n° 09.402 du 02.12.98)
AL service
Degré d’intégration au dispositif d’apprentissage public
(DE n° 98-149 du 13.05.98)
Recrutement de la main d’œuvre locale
CRITERES DE CHOIX DEDIES AU DEVELOPPEMENT DURABLE

« La documentation relative à l’appel d’offres … contient tous


les renseignements nécessaires leur permettant (candidats)
de présenter des soumissions acceptables, notamment : (...)

- la description précise de l’objet des prestations


Article 42 demandées ou de toutes exigences y compris les
spécifications techniques, la certification de
conformité et les normes auxquelles les produits
ou services doivent satisfaire

«Les critères de choix du cocontractant et leurs poids respectifs


doivent être obligatoirement mentionnés dans le cahier des
charges de l’avis d’appel d’offres.

Article 47 Ce choix doit s’appuyer, notamment, sur : (…)

-D’autres considérations peuvent entrer en ligne de compte,


à condition qu’elles soient spécifiées dans le cahier des charges
de l’avis d’appel d’offres.
CRITERES DE CHOIX DEDIES AU DEVELOPPEMENT DURABLE

 Être le résultat logique du processus de


l’analyse Fonctionnelle

 Être nécessairement lié à l’objet du marché


Pour que le
Critère vert ne  Être Spécifique et objectivement quantifiable et
soit pas Mesurable
subjectif,
Il doit:  Être Expressément prévu et pondéré

 ne pas avoir un d’effet discriminatoire


CONDITION D’EXECUTION DU MARCHE

CONDITIONS D’EXÉCUTION AVANTAGES

V Conformité aux conditions d’hygiène et de sécurité du chantier et


gestion écologique des déchets de chantier
E
R Respect des spécification tech relatives aux matériaux et aux SYSTEME
produits propres QUALITE
T
Maîtrise de l’utilisation de l’énergie (HPE)
CONDITION D’EXECUTION

E
S Respect des procédés de construction non polluant

S Respect du dispositif du pré emploi


O (DE n° 08.126 du 19.04.2008)
C Respect du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle RELATION
I (DE n° 09.402 du 02.12.98) gagnant/
Respect du dispositif d’apprentissage gagnant
A
L (DE n° 98-149 du 13.05.98)
E Recrutement de la main d’œuvre locale
S
REDACTION DES CLAUSES CONTRACTUELLES RELATIVES A LA PROTECTION
DE L’ENVIRONNEMENT

Terminologie en usage

PRODUITS: Écoproduit, produit respectueux de l’environnement,


produit écoresponsable, produit de qualité écologique, produit
vert…

ACHAT: écologique, solidaire, éthique …


LIGNES DIRECTRICES

Conditions préalables

• Connaissance du marché et veille stratégique (écolabel, procédé)


• S’enquérir des expérience passées (retour d’expérience);
• Recueillir l’avis des professionnels;
• Favoriser la démarche participative et pluridisciplinaire dans
l’expression des besoin;
REDACTION DES CLAUSES CONTRACTUELLES RELATIVES A LA PROTECTION
DE L’ENVIRONNEMENT

Typologie des clauses

• Durabilité,
• consommation énergétique réduite,
• Produits réutilisables,
• économe en eau
• recyclable
• biodégradable,
• réduction des déchets,
LIGNES DIRECTRICES

• non toxicité et non nocivité…

Pièges à éviter
(cdc et cps)

 Spécification d’une marque donnée


 Choix d’un écolabel peu répandu
 Option pour une forme de certification
 Introduction de critères flous ou clauses types
 choix en absence de référentiel normatif
 Absence de mesures de sanction
CAS DES OPERATIONS DE CONSTRUCTION DE BATIMENTS PUBLICS

 l’écologie de l’immeuble (énergie, eau,


assainissement, verdure…)

 les caractéristiques physiques des matériaux de


construction (confort , thermique, ventilation…)
Les clauses
QUELQUES REPERES

environnementales
 la qualité des locaux à l’intérieur
peuvent se
(lumière naturelle)
Rapportées sur
 l’écologie urbaine ( architecture paysagère,
espace libre, espace vert..
CAS DES OPERATIONS DE CONSTRUCTION DE BATIMENTS PUBLICS

CLAUSES THERMIQUES (DE n°2000-90 du 24.04. 2000)


désignation caractéristiques mesure

Isolation Les déperditions calorifiques doivent être inférieures à une DTR


thermique limite appelée « déperdition de référence »

Les apports calorifiques doivent être inférieurs à une limite


appelée “apport de référence”

Débit de doit être inférieur à une limite appelée « débit d’air neuf de DTR
renouvelleme référence»
nt
D’air doit être supérieur ou égal à une limite appelée « débit d’air
EXEMPLE 1

minimal de référence»

Système de chauffage Modalité


régulation fixées par
température arrêté
climatisation interminis
CAS DES OPERATIONS DE CONSTRUCTION DE BATIMENTS PUBLICS

CLAUSES ENERGITIQUES (DE n° 04-149 du 19. 05. 2004)


PROGRAMME ECO-BAT (LOGEMENTS HPE)
(Action prévue au titre de la 2ème tranche 2008)

Réalisation de 600 lgts HPE

 Assiette: 210 000 DA ( surcoût représentant 15% du coût du lgt


de 70m2 sur la base d’un prix de 20 000 DA)
 Mode de financement : aide FNME 80% de l’assiette,
soit 168 000 DA/lgt HPE
EXEMPLE 2

 Assiette: 315 000 + 10 500 DA/ lgt DA ( surcoût représentant 15% du


coût du lgt de 70m2 sur la base d’un prix de 30 000 DA/ m2 + 0,5%
Rémunération de la M OE)
 Mode de financement : aide FNME 80% de l’assiette,
soit un financement supplementaire de 262 027,5DA/lgt HPE
CAS DES OPERATIONS DE GENIE-CIVIL

 consommation d'énergie
 Utilisation de matériaux naturels,
Les impacts sur
 production de déchets,
l'environnement
d'un chantier de
 actions sur l'eau et les sols,
travaux publics  émissions de poussières,
sont multiples :  nuisances sonores,
 bouleversement des paysages
DIAGNOSTIC
CAS DES OPERATIONS DE GENIE-CIVIL

TYPOLOGIE DES CLAUSES ENVIRONNEMENTALES TP


TYPE AVANTAGES

Enrobés basse température pour les "petits


éco énergie 48%.
chantiers"

Réutilisation des déblais en remblais après chaulage diminution de


30,5% CO2

énergie
utiliser la voie ferrée ou le transport fluvial quand
c’est possible
Chauffe eau solaire pour les locaux Éco d’énergie
EXEMPLE 1.1

Panneaux solaires pour les chantiers


CAS DES OPERATIONS DE GENIE-CIVIL

TYPOLOGIE DES CLAUSES ENVIRONNEMENTALES TP


Cible Sous cible AVANTAGES

Produit de - Collecte et utilisation des eaux pluviales Économie


substitution d’eau
- Nettoyage sans eau (haute pression)
nuisances - utilisation d’un enrobé spécial permettant réduction
sonores d'absorber une partie du bruit généré par le émissions de
trafic routier bruit de 20
- installation des silencieux sur ses foreuses décibels.
Paysages et - Reboisement
biodiversité - la protection de la flore et les espèces animales
EXEMPLE 1.2
CAS DES OPERATIONS DE GENIE-CIVIL

TYPOLOGIE DES CLAUSES ENVIRONNEMENTALES TP

cible Sous cible AVANTAGES

Poussières - Réduire les émissions de poussières par Réduction de la


méthode de brumisation et bâchage des pollution
camions
-Terrassement à l’aide d’une excavatrice-
aspiratrice
-l'engazonnement des surfaces travaillées

Organisation et optimisation du tri des déchets Réduction


EXEMPLE 1.3

Déchets pollution
MESURE ET SANCTION DES CLAUSES DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

 Mise en demeure
 injonction de réparation
 Pénalité financière
Mesures cœrcitives  Mise en régie
 Procédure d’achat par défaut
 Payement après réfaction
MESURE ET SANCTION

 Résiliation au torts exclusifs


Mesures résolutoires  Résiliation à la folle enchères