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Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

République Algérienne Démocratique et Populaire


UNIVERSITÉ DJILLALI LIABES DE SIDI BEL ABBES
Faculté De Technologie

Stabilité
Stabilité sismique
sismique des
des pentes
pentes et
et talus
talus

Présenté Par Mme


SOUFI Soumia

Année universitaire :2018-2019


Année universitaire :2018-2019
Introduction

I . Description des glissements de terrain

SOMMAIRE
II. Causes de glissement

III. Méthodes de calcul de la stabilité des pentes

IV. Stabilisation des talus

Conclusion
Le glissement de terrain est une forme usuelle
de l’instabilité sismique d’un sol en pente. les
forces dynamiques induites par la secousse
INTRODUCTION
sismique modifient l’équilibre initial du massif et
engendrent ainsi des déformations plus au moins
importantes. La sécurité des ouvrages sur ou à
proximité d’un terrain en pente se trouve ainsi
affectée; et il est importe de s’assurer , par analyse
de stabilité ; que les contraintes et les déformations
engendrées ne portent pas de préjudice au
fonctionnement normal de l’ouvrage
Vitesse
Vitesseetet
durée
duréedes
des
mouvements
mouvements

I. Considération Générales
Classification
Classification
des
des
glissements
glissements
de
deterrain
terrain

Cinématique
Cinématique Forme
Formededelala
du
du surface
surfacede
de
mouvement
mouvement rupture
rupture
• Mise en mouvement brutale de masses de sol à
•l'état en mouvement brutale de masses de sol à
Mise"liquide".
• Lesl'état "liquide".
coulées sont caractérisées par :
• • Les coulées sont caractérisées par :
- Des matériaux meubles.
coulées
• Des matériaux meubles.
coulées
• - -Dépassement de la teneur en eau critique qui
- Dépassement de la teneur en eau critique qui
Les
•rend le matériau semi-fluide.
b)b)Les
• - rend le matériau
Des distances de semi-fluide.
déplacement importantes et des
• - Des distances
vitesses de déplacement
qui peuvent importantes
être extrêmement élevée. et des
vitesses qui peuvent être extrêmement élevée.
• Chutes soudaines de masses rocheuses.
Chutes
• •Les causes soudaines de masses
peuvent être internesrocheuses.
au massif
écroulements
Les causes
•(altération, accroissement internes
peuvent être de au massif
la pression
écroulements
(altération, accroissement
interstitielle) de la pression
ou externes (écroulement de masse
Les
interstitielle)
mises ou externes
en surplomb (écroulement
par érosion de masse
de masses ).
a)a)Les
mises en surplomb par érosion de masses ).
par « la brutalité » du phénomène :
peut conduire à distinguer 4 familles qui se différencient
L’évolution dans le temps d’un « glissement » de terrain
1. Vitesse et durée des mouvements
• Ces mouvements ont généralement lieu dans des
• Ces mouvements
terrains plus meubles généralement
ontque ceux affectés lieu
pardans
les des
terrains plus meubles que ceux affectés par les2
écroulements. Ils peuvent affecter plusieurs Km
• Lesécroulements. Ils peuvent
glissements peuvent êtreaffecter
plans ouplusieurs Km2
rotationnels
•. Les glissements peuvent être plans ou rotationnels glissements
• Ils. sont caractérisés par une surface de rupture
glissements
• Ils sont caractérisés par une surface de rupture
définie et identifiable. Leur phase de mouvements
Les
définie et identifiable. Leur phase mouvements
d)Les
d)
importants dure de quelques heuresdeà plusieurs
importants
semaines dure
et est généralement
de quelquesprécédée plusieurs
heures àd’une
semaines et est généralement précédée
phase de «préparation» pendant laquelled’une
le terrain
phase
subit «préparation»
desdemouvements pendant laquelle le terrain
lents.
subit des mouvements lents.
• celui-ci est lent et continu, de faible amplitude et se
•développe
celui-ci estdans et continu,
lentune de faible
zone dont les dimensions et se
amplitudesont
développe
mal définies.dans une zone dont les dimensions sont
fluage
• il mal
est difficile
définies.de mettre en évidence une surface de
Lefluage
c)c)Le
• il est difficile de mettre en évidence une surface de
rupture.
rupture.
GRUDEN et VARNES classent les glissements de terrain
selon la vitesse du mouvement du massif :

Classe Description Vitesse (Km/s)


7 Extrémement rapide 5 x 103
6 Très rapide 50
5 Rapide 0.5
4 Modéré 5 x 10-3
3 Lent 50 x 10-6
2 Très lent 0.5 x 10-6
1 Extrémement lent <
2. Cinématique du mouvement

On
Onpeut
peutclasser
classerles
lesterrains
terrainsselon
selonlala
cinématique
cinématiquedu dumouvement :
mouvement :

Chute
Chutedes
des Rupture
Ruptureau
au Glissement
Glissement Écoulement
Écoulement
blocs
blocs sommet
sommet du
duterrain
terrain (boue)
(boue)
3. Forme de la surface de rupture

La forme des surfaces de rupture dépend beaucoup des


caractéristiques du matériau. Dans les terrains plutôt rocheux, les
surfaces de glissement seront liées aux surfaces de discontinuité.
Dans des terrains plus meubles et homogènes, les surfaces de
rupture seront grossièrement des cercles en deux dimensions ou
des ellipsoïdes en trois dimensions.
Dans des terrains hétérogènes, les surfaces de rupture pourront
être une combinaison de surfaces circulaires et planaires, mais
cela pourra être une forme quelconque.
La surface de rupture, d’une manière générale, passera par les
zones de terrain dont les caractéristiques sont les plus faibles.
Une autre classification est celle de
la géométrie de la ligne de glissement : 

 Glissement plan Glissement circulaire 


Glissement circulaire 

Il se produit le plus Il se produit dans les


souvent dans les sols cohérents (argileux,
matériaux granulaires silteux…)
(ex : sable) (C=0). (C ≠ 0).
Les glissements de terrains peuvent se produire
lorsque le sol présente une dénivelée, ils sont liés à:

La hauteur du talus et sa géométrie.


Les caractéristiques géométriques du sol (C, φ).
Les écoulements d’eau.
II. Causes de glissement
L’homogénéité ou l’hétérogénéité du sol.
Le séisme et l’érosion.
Le déblaiement au pied du talus et la surcharge.

La rupture par glissement d'un talus se manifeste


habituellement par un déplacement en bloc d’une partie
du massif.
On peut dire que la stabilité dépend :
Des moments résistants (pris par rapport au centre
du cercle de rupture), dus à la résistance au
cisaillement le long de la ligne de rupture.
Des moments moteurs dus principalement au
poids du massif en déplacement.
Il y aura donc glissement si à un moment donné
les moments moteurs sont supérieurs aux moments
résistants.
Éléments
Élémentsde
debase
basede
decalcul
calcul
III. Méthodes de calcul de la stabilité des pentes

Notion
Notionde
decoefficient
coefficientde
desécurité
sécurité

Analyse
Analysede
delalastabilité
stabilité
1. Éléments de base de calcul

Pour calculer ou vérifier la stabilité d’un talus on est


obligé de déterminer les caractéristiques physiques et
mécaniques du sol de ce talus, pour cela nous sommes
appelés à faire une reconnaissance géologique,
géophysique et géotechniques et même hydraulique
concernant le sol ou les sols du talus :

Reconnaissance géologique
C'est l'identification du sol par observation visuelle
des différentes couches, confirmée par l'examen des
cartes géologiques.
Reconnaissance géophysique
Les méthodes de reconnaissance géophysiques permettent de
déterminer la nature des couches profondes en utilisant leurs
caractéristiques.

Reconnaissance géotechnique
Essais de laboratoire  Essais "in situ" 
- Teneur en eau naturelle. - Le pénétromètre dynamique.

- Analyse granulométrique. - Le pénétromètre statique.

- Les limites d’Atterberg. - Les sondages destructifs.

- Les essais de cisaillement.

- Les essais de compactage.

- L'essai oedométrique.
Reconnaissance hydrogéologie 
Étant donné le rôle primordial que joue l’eau dans les
instabilités de pentes, l’étude hydrogéologique est très
importante. Elle a pour but de connaître la répartition des
pressions interstitielles dans le sol, leur évolution dans le
temps . Les techniques utilisées sont le repérage des
niveaux d’eau dans les puits, les mesures de débits de
sources, le recueil des données météorologiques. Le suivi
de ces paramètres doit se faire pendant une année au
minimum, afin de disposer d’une image représentative des
conditions hydrogéologiques du site.

Une fois les caractéristiques précédentes déterminés,


on peut maintenant passer au calcul de Coefficient de
Sécurité (F) d’un talus ;
2. Notion de coefficient de sécurité
Un coefficient de sécurité permet d’apprécier la marge
de sécurité vis-à-vis de la rupture. Il existe plusieurs
définitions possibles du coefficient de sécurité ; chacune
présente des avantages et des inconvénients.
Nous citons ci-après un certain nombre de ces définitions :

 a. Définition de Bishop

max/
b.

Cette définition suppose que la surface testée est planaire.


c. Définition de Fröhlich

Cette définition suppose que la surface testée est circulaire.

d.
La première définition est couramment employée. Et toutes ces définitions conduisent à des
valeurs différentes pour une même géométrie, sauf dans le cas où l’on se trouve à la rupture
(f=1).

si
si FF << 11 :: Le
Le talus
talus est
est instable .
instable .

si
si FF == 11 :: État
État d'équilibre
d'équilibre limite.
limite.

si
si FF >> 1:
1: Le
Le massif
massif sera
sera stable.
stable.
Le
Le tableau
tableau ci-dessous,
ci-dessous, nous
nous donne
donne les
les valeurs
valeurs de
de FF en
en fonction
fonction de
de
l’importance
l’importancededel’ouvrage
l’ouvrageet
etdes
desconditions
conditionsparticulières
particulièresqui
quil’entoure :
l’entoure :
F Etat de l'ouvrage
<1 Danger
1.0-1.25 Sécurité contestable
Sécurité satisfaisante pour les ouvrages peu
importants
1.25-1.4
Sécurité contestable pour les barrages, ou bien
quand la rupture serait catastrophique
>1.4 Satisfaisante pour les barrages
3. Analyse de la stabilité
Il existe plusieurs dizaines de méthodes de calcul de stabilité
ayant toutes des avantages et des inconvénients. Aucune n'est
parfaite, car aucune ne tient compte de la déformabilité du sol.
Nous étudierons ci-après plusieurs méthodes de calcul mais la
confiance que l'on peut leur accorder sera essentiellement
fonction de l'expérience que l'on peut en avoir.
Nous envisagerons des méthodes de stabilité des milieux
homogènes. Dans le cas de massifs constitués de plusieurs
couches de nature différente, le problème est beaucoup plus ardu.
3.1. – Calcul des glissements plans
Pendant longtemps on a préféré croire (par simplicité
des calculs) que les surfaces de glissement étaient planes.
Or la simple observation sur le terrain prouve que les
surfaces sont courbes. Cependant dans des cas
particuliers, on peut admettre des rayons de courbure
infinis, ce qui nous amène à des glissements plans.
D'autre part, cette méthode est une bonne introduction
aux méthodes plus élaborées que nous verrons dans la
suite de ce chapitre.
Dans le cas des glissements plans, le calcul revient à
écrire que le coefficient de sécurité est égal à :

Avec

C : La cohésion.
: L’angle de frottement interne.

 : Le poids volumique.

: L’angle de pente de talus.

h : La hauteur du talus.


Examinons deux cas particuliers importants :

- Sol pulvérulent : c = 0 et φ ≠ 0
Dans ce cas, le coefficient de sécurité se réduit à :

- Sol cohérent : φ = 0
Le coefficient de sécurité est alors égal à :
3.2. – Calcul de la stabilité dans le cas d’un glissement
circulaire

Souvent le glissement plan


concerne les sols
granulaires pulvérulents
(c=o). Les glissements
circulaires (rotationnels) se
produisent dans les sols
fins, cohérents, silteux

(c ≠ 0 , φ ≠ 0).
3.2.a - Méthode des tranches
Parce que les sols ne sont pas toujours homogènes, ces
méthodes sont plus pratiques car on peut assimiler la base
des tranches à des segments de droite. Le choix des tranches
est fonction des dispositions des différentes tranches.
On utilise cette méthode lorsque le sol est stratifié même s’il
est homogène.

L’expression de coefficient de sécurité pour cette méthode est


donnée par la formule suivante :

 
F = Σ (li ci+Ni tgφ) / Σ Wi sinαi
. (o) Wi : Le poids de la tranche i
(∆) ti : La force de cisaillement mobilisée

bi
le long de la base.
X iR
Ti : La résistance au cisaillement.
EiR
XiL Ni : L’effort normal à la base de la
Pi R
EiL tranche.
Wi
Ui : La force de la pression de l’eau.
Pi L i :L’ inclinaison de la base de la

tranche.
Ei et Xi : Les forces normales et
li ti
i tangentielles inter-tranches.
Ti

Ni li : La longueur de la base de la

Ui
tranche.
Si le sol est homogène, c’est-à-dire c et φ sont constantes,
la formule précédente devient :

F = (C L + tgφ Σ Ni) / Σ Wi sinαi

Σ li ci= c Σ li = C L
Avec L est la longueur développée de la ligne de
glissement.
Parmi les méthodes des tranches , on peut citer :
Méthode de FELLENIUS 1937.
Méthode de BISHOP 1954.
Méthode de JUMBU.
Méthode de PETTERSON.
Méthode de FELLENIUS
C’est la méthode la plus simple pour l’analyse de
stabilité des talus. FELLINIUS suppose que le volume
de glissement délimité par la surface de glissement et
la topographie du talus est subdivisé en n tranches.
Chaque tranche est considérée comme un solide
indéformable, en équilibre sur la ligne de glissement.
FELLENIUS suppose que les forces inter-tranches
PLi et PRi  sont opposées et parallèle à la base de la
tranche.
F selon FELLNIUS :

F = Σ [ci li +(Wi cosi – ui li) tgφi ] / Σ Wi sinαi


Si c et φ sont constantes c’est-à-dire le sol est homogène, F
devient :

F = C L + tgφ Σ (Wi cosi – ui li) / Σ Wi sinαi

Méthode de BISHOP

La méthode de Bishop est une méthode itérative, elle


suppose que les composantes inter-tranches sont égales et
opposées. Alors que Fellenius suppose que les forces inter-
tranches sont opposées et agissent parallèlement à la surface
de la base de la tranche.
La formule détaillée de coefficient de sécurité selon
Bishop est donnée par :

Avec

Il est claire que c'est une méthode de calcul itérative car F


dépend de mα qui est lui-même dépend de F.
L'itération devient alors très facile. On introduit
dans le 2nd membre de la valeur de F donnée par la
méthode de Fellenius et on calcule une
nouvelle valeur de F par la formule, que l'on
réintroduit, et ainsi de suite où le critère d'arrêt si
lorsque| Fn- Fn-1| < 0.01.
Pour être certain de trouver le minimum de F, il
faut environ une centaine de cercles. Or le calcul à
la main d’un cercle pour 10 à 15 tranches demande
à peu près 3h pour un bon calculateur. La
détermination d'un coefficient de sécurité
demande donc 1 mois de travail.
On conçoit donc aisément que l'emploi de
l'informatique ne serait pas superflu.
3.2.b - Méthode globale
Ces méthodes ne font pas intervenir des tranches et
considèrent toute la masse du sol limitée par la surface
de rupture. Elles ne considèrent que des sols
homogènes.
pour cette méthode F est donnée par la formule
suivante :

L : La longueur développé de la ligne de glissement.


W.X= Σ wi xi
xi : La distance horizontale entre le centre de cercle de
rupture et le milieu de chaque tranche.
IV. Stabilisation des talus
Stabilisation
Stabilisation
des talus
des talus

Affutage du Mur de
Affutage Végétation Maçonnerie Drainage
talus du Végétation
Mur de
soutènement Maçonnerie Drainage
talus soutènement
La stabilité du talus est influencée par les facteurs
suivants:
L’approche adoptée pour calculer le coefficient de
sécurité.
L'état de contrainte dans le milieu (Méthode adoptée).
Les propriétés du milieu.
Conclusion
L’hypothèse de la forme de la surface de rupture.

L’estimation de la sécurité réelle vis-à-vis du risque de


rupture est une question complexe surtout dans le domaine
des données limitées ou peu connues.
Le rôle de l’ingénieur est de prédire d’éventuel
glissement du terrain en estimant sa stabilité. Dans le cas
d’un risque réel, l’ingénieur doit apporter des solutions de
confortement du talus.
Merci de votre attention