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cours réseaux chapitre 2

la couche
physique

1
La couche physique
Les bases de la transmission

La transmission filaire (guidée)


La transmission sans fil (non guidée)

Le réseau téléphonique commuté (RTC)


Le réseau numérique à intégration de services
(RNIS bande étroite et large bande - ATM)

Les satellites de télécommunications

Les systèmes de téléphonie mobile (voix … et données)

D’autres réseaux câblés ...


2
La couche physique du modèle OSI

ISO 10022 & UIT X211


7 application
6 présentation • transmission des bits sur un circuit de communication
5 session
• aspects physiques des connexions :
4 transport • maintien / désactivation des connexions
• transmission d’éléments entre entités
3 réseau
• éléments de la couche physique :
2 liaison • support physique
1 physique • codeurs, modulateurs
• multiplexeurs, concentrateurs

3
Explication « avec les mains »

4
Communication : cadre général

Perturbations

Canal de Transmission
DTE 1 DCE 1 DCE 2 DTE 2

DTE = Data Terminal Equipment


DCE = Data Communication Equipment
15 février 2008
5
Nature des Informations
pendant la communication

Canal de Transmission
DTE 1 DCE 1 DCE 2 DTE 2

0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0
Numérique Analogique Numérique
15 février 2008
6
Notion de bande passante

• Valeur caractéristique de tout canal de


communication
• Dépend de la réponse fréquentielle
Atténuation

Bande Passante

Fréquence
FMin
15 février 2008 FMax 7
Exemples de bande passante

Médium Bande Passante

Téléphone 3 KHz

Paires Torsadées 100 KHz

Câble coaxial (télévision) 100 MHz

Fibre Optique 1 GHz

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Caractéristiques Fréquentielles

• Un signal binaire a de très mauvaises


caractéristiques :
– Nombreuses composantes fréquentielles
– Composante continue non nulle

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9
Détérioration du signal par le canal
• Fmin = 40Hz
– Les signaux lents sont supprimés

15 février 2008
10
Détérioration du signal par le canal
• Fmax = 3000Hz
– Les signaux rapides sont supprimés

15 février 2008
11
Détérioration du signal par le canal
• Bande Passante globale : 40Hz – 3000Hz

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Elimination des basses fréquences
• Utiliser un signal de moyenne nulle: Pas de
composante continue

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Problème : les hautes fréquences
• Signal carré
– Signal « pur », facile à décoder
– Nombreuses composantes
– Hautes et Basses fréquences
• Sinusoïde
– Une seule composante
– Fréquence connue à l’avance
– Comment représenter le signal ?

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14
Une solution : La modulation

• Utilisation d’une onde porteuse


– S ( t ) = A . sin( 2.f.t +  )
– Caractéristiques compatibles avec le médium
– Modulation de la porteuse  Signal
• Plusieurs possibilités
– Modulation d’amplitude
– Modulation de fréquence
– Modulation de phase

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15
Modulation d’amplitude

• Variation de la « force » de la porteuse


• Très simple à mettre en œuvre




0  0 
1  1 
0  1 
0  0
 Problème de l’atténuation
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16
Modulation de fréquence

• Variation de la « vitesse » de la porteuse



0 0 1 1 0 1 0 0
   
   

Très robuste au bruit


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17
Modulation de phase

• Variation du décalage de la porteuse



0 0 1 1 0 1 0 0
   
   

Relativement robuste au bruit


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18
Débit d’un canal

• 1 baud = 1 modulation / seconde


• 1 modulation = q bits
Bits Amplitude Phase
– Exemple : 2 amplitudes
4 phases 000 10 V 0
• Modem 9600 bauds 001 10 V π/2
– 2 Amplitudes 010 10 V π
– 12 Phases
011 10 V -π
• Protocole 16QAM
100 20 V 0
– 4 Amplitudes
– 8 Phases 101 20 V π/2
110 20 V π
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111 20 V -π19
Notion de Multiplexage

• Multiplexage =
Transmission simultanée de plusieurs signaux
• Optimise l’utilisation de Bande Passante
– Ex : Fibre Optique : W ≥ 1 GHz
– Communication téléphonique ~ 30 Kb/s
–  999970 Kb/s perdus !
• Plusieurs Variantes :
– Multiplexage temporel
– Multiplexage fréquentiel
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20
Multiplexage Temporel

• On alterne les signaux sur le canal

AAAAAA

BBBB AA BB CC; AA BB CC; AA .. CC

CCCCCC

Un canal inutilisé consomme de la BP.


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21
Multiplexage Temporel Statistique
• Alternance des signaux sur le canal,
allocation selon les besoins !

aaaaaa

bbbb A : aa, B : bb, C : cc, A : aa, B : bb, C : cc, A : aa, C : cc

cccccc

 Créneaux inoccupés  Récupérés


 Transmission du numéro de canal avec chaque
15 février 2008
donnée 22
Multiplexage Fréquentiel

• 1 canal physique  n bandes distinctes


– Ex : Télévision  Plusieurs Chaînes

AAAAAA
A, A, A, A, A, A
BBBB B, B, B, B
C, C, C, C, C, C
CCCCCC

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Numérisation du signal

Echantillonage

Signal Analogique 3 3 3 2 2 0 0 1
1111111010000001
Signal Numérique
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Quantification 24
fin de l'explication « avec les mains »

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Les media de transmission

les supports magnétiques,


les câbles électriques à paires torsadées,
Le filaire les câbles coaxiaux,
les fibres optiques,

le spectre électromagnétique,
les ondes radio - les micro-ondes,
Le sans fil les ondes infrarouges et millimétriques,
les ondes lumineuses.

Les satellites de télécommunications


Des réseaux variés : RTC, RNIS, GSM, CPL, UMTS, ... 26
Les supports métalliques
• Fils simples : distance courte. Problème de parasitage
• Paire de fils torsadés: 2* 1 mm de cuivre isolé, résiste mieux aux interférences extérieures
– Réseau téléphonique (boucle locale en paire torsadé)
– Modem Au départ 9,6 kbit/s à 56 kbit/s (norme V90 avant l’ADSL)
– RNIS: Réseaux National à Integration de service (Numéris 1990)
• Deux canaux numériques à 64 Kbit/s pour la voix numérisée ou les données (trame
de 125 microsecondes),
• un canal 16 ou 64 kbit/s pour la signalisation hors bande
• Prix: abonnement + 2* tarif communication Téléphone. Pour 2*64kbit/s
– ADSL (Assymetric Digital Subscriber Line)
• Débit réception (descendant) >> débit émission (montant)
• Débits effectifs jusqu’à : Réception 20 mégabit/s / Emission 1 Mégabit/s
• Bande passante dépend de l’éloignement aux centres de commutations

27
Réseaux locaux en paires torsadées

• UTP3 puis UTP5 (Unshielded Twisted Pair) non blindée


• Prise RJ45
• Ethernet à 10 Mégabit/s (10baseT), 100 Mégabit/s (100baseTX) et
depuis peu 1 Gigabit/s (1000 base T)
• 4 paires dans le même câble (dont 2 utilisées en simplex pour le
10baseT et le 100base TX)
• Ethernet 100 base T4 utilise 4 paires torsadées au lieu de 2
• UTP5 (cablage actuel) : jusqu’à 1 Gigabit/s
• Longueur maximale d’un brin en 10baseT et 100 baseT: 100 m

28
Supports métalliques (2)
• Les câbles coaxiaux :
– Ame en cuivre -isolant - tresse métallique- gaine de protection
– Résistant aux bruits
– Mieux que la paire torsadée sur longue distance
• “Bande de base”
– 1km -> 1 giga bit/s
– Très utilisé pour longue distance du réseau téléphonique
– Utilisés en réseaux locaux mais supplantés par la paire torsadée en local et par
la fibre optique en longue distance
• “Large bande”
– Fréquence plus grande
– Transmission par modulation
– Télévision câblée, accès à Internet 29
Fibres optiques
• Tube en verre très fin (1 cheveu) recouvert d'une gaine isolante à la lumière
• en simplex (2 fibres)
• Pas de lumière : 0 logique, Impulsion lumineuse : 1 logique
• Utilisées en LAN (FDDI) et WAN
• Ethernet 100 base FX, 1000 base SX et 1000 base LX
• < 100 km : Plusieurs Gigabit/s (109 bits)
• Limitation due au passage de l’optique à l’électrique
• Optique pure 50 000 Gigabit/s

30
Les ondes lumineuses

• rayons infra rouges


– faible portée : télécommande de TV
– Facile à mettre en oeuvre
– omnidirectionnelles
– Peu utilisés car supplantés par ondes radio
• rayons lasers
– peu coûteux, large bande passante
– très directif -> pas d'interception
– sensible aux intempéries (chaleur)
– Utilisé ponctuellement pour applications spécifiques
31
Ondes radio

• Grandes distances (>100 km) et très grande distance avec les sattellites
• Débit dépend de la plage de fréquence utilisée (100 Mhz à 1 GigaHertz)
• Très utilisé pour la télévision et les artères principales du téléphone
• Fort déploiement pour les réseaux locaux (Wi-Fi)
• Limitation de l’allocation des plages de fréquences
• Réseau à diffusion : problème de confidentialité -> cryptage des données
transportées (IPsec)
• Mise en place moins coûteuse que la fibre optique
• Tours Hertziennes, antennes et paraboles : souvent moins onéreux que de
creuser une tranchée pour mettre une fibre optique

32
Supports de transmission
types bande passante utilisation
paire torsadée > 100 KHz téléphone, LAN

câble coaxial > 100 MHz télévision, LAN, MAN

fibre optique > 1 GHz LAN, MAN, WAN

faisceau hertzien variable LAN, MAN


X canaux
satellites WAN
( > 10 MHz )

vide et air : la lumière à 300 000 km/s


vitesses de métal : le courant électrique à 220 000 km/s
propagation (69 à 77 % de 300 000)
fibre optique : la lumière à 220 000 km/s
33
Débit / Temps de propagation (1/2)

• Une onde possède une vitesse qui dépend du support


• Le temps de propagation dépend de la vitesse v de l’onde et la longueur l
du support : l/v
• Le débit d’une ligne est défini par le nombre de bits émis par seconde sur
le support
• Débit et vitesse sont complètement indépendants
• Exemple du satellite :
– l=36000 km, v= 3.108 m/s : T. propagation= 0,12 s
– Message de 10 kbits à 1 méga bits/s: T. d’émission= 0,01s
• Exemple du réseau local sur fibre optique :
– l=200m v=200.106m/s: T.propagation = 10-6s
– Message de 10 kbits à 1 méga bits/s: T. d’émission= 0,01s
34
Débit / Temps de propagation (2/2)

A B

temps de propagation
Temps de transfert
temps d 'émission

35
Définitions (1)
Bande passante (Hz) :
• caractérise tout support de transmission, c’est la bande de fréquences dans laquelle
les signaux sont correctement reçus
W = Fmax - Fmin
• l’oreille humaine est sensible dans la bande 15 - 15 000 Hz
• les fréquences qui passe par le téléphone sont dans l’intervalle : [300Hz, 3 400Hz]
• la bande passante du téléphone est égale à : W = 3400 - 300 = 3100 Hz = 3,1Khz

Débit binaire (bit/s ou bps) cf. formule de Shannon :


• caractérise une liaison ; c’est une fonction directe de la bande passante (W) :
D = W log2 (1 + S/N) S/N = signal / bruit
• c’est la quantité maximale d’information transmissible sur une voie
ex. : W = 3 100 Hz, S/N = 1 000, D = 30 000 bit/s environ

Unités : Hertz (Hz) :


• la fréquence d’un signal, exprimée en Hz, est le nombre de périodes (ou
d’oscillations) par seconde ; kHz, MHz, GHz, ... 36
Définitions (2)

Support
Entrée Sortie
signal signal
Ps F, Pe F, Ps
Pm Bande passante (Hz) :

W = f2 - f1
Pe/2

W F (Hz)
f1 f2
37
Théorie : Analyse de Fourier

38
Modulation d’un signal (1)
Le spectre du signal à transmettre doit être inclus dans la bande passante du
support physique.
Rôle des techniques de modulation et de multiplexage :
- adaptation des signaux au support
- rentabiliser l’utilisation du support
Un signal est caractérisé par :
son amplitude A, sa fréquence f, sa phase , tel que

y(t) = A * sin (2  f t + ) f=1/T


T = période

Le signal est transporté sous la forme d’une onde faisant varier une des
caractéristiques physiques du support :
courant électrique
onde radio-électrique
intensité lumineuse (fibre optique)

39
Modulation d’un signal (2)
Le signal se présente sous la forme d’une onde de base régulière : porteuse
p(t) = Ap cos (2  f tp +  p)
On fait subir des déformations (ou modulations) à cette porteuse pour distinguer
les éléments du message. La modulation est la transformation d’un message à
transmettre en un signal adapté à la transmission sur un support physique
• transposition dans un domaine de fréquences adapté au support de
transmission
• meilleur protection du signal contre le bruit
•transmission simultanée de messages dans des bandes de fréquences
adjacentes : meilleure utilisation du support

 4 types de modulation :
• modulation d’amplitude
• modulation de fréquence
• modulation de phase (synchronisation)
• modulation combinée (ex. : d’amplitude et de phase)

Nombre de modulations / s = f(W) du canal de transmission 40


Modulation et débit binaire (1)

Rapidité de modulation = le nombre de changements d’état physique par unité


de temps (signal numérique)
Rm (bauds) = 1 / T (secondes) T : intervalle de modulation

Un signal numérique dont la durée de chaque élément binaire est 

Modulation de la porteuse en fréquence :


a) avec 2 valeurs de fréquence (0, 1)
l’intervalle de modulation T = transport d’un élément binaire (bit)
 Rm (bauds) = 1 / T = D (bit/s)

b) avec 4 valeurs de fréquence (00, 01, 10, 11)


l’intervalle de modulation T = transport de 2 bits
 Rm (bauds) = 1 / T et D (bit/s) = 2 * 1 / T

41
Modulation et débit binaire (2)

• d’une façon générale, on a : D (bit / s) = Q * Rm


• Q = nombre bits / intervalle de modulation
(valence du signal = 2 **Q)

• remarque : lorsque Q = 1 (modulation simple), le débit binaire (bit/s) est égal à


la rapidité de modulation (bauds)

• par abus de langage (et par erreur), on peut parler de débit en baud (avec Q 
1).
• rapidité de modulation maximale admissible : théorème de Nyquist :

• si W est la largeur de bande d’un support, alors la rapidité de modulation est


limitée par : Rmax (baud) = 2 * W
•Le théorème d'échantillonage de Nyquist établit qu'un signal analogique peut
être reconstruit à partir des échantillons numérisés si la fréquence d'échantillonage
est au moins deux fois la bande passante du signal original.
42
Résumé des limitations

• Support = filtre passe-bas


• forte distorsion au dessus de fc
• " Baud : rapidité de modulation
• débit (bps) = Baud * Log2 V (b)
• " Théorème de Nyquist :
• débit maximum = 2 fc Log2 V (bps)
• " Théorème de Shannon :
• débit max sur canal bruité = fc Log2 (1+S/B) (bps)

43
Multiplexage
• Objectif : Optimiser l’usage des canaux de transmission
 transit simultané du maximum d’informations
• Principe : Traiter le signal pour concentrer des flux d’origines diverses
sous forme d’un signal composite unique
 signal multiplex
• Trois techniques coexistent :
multiplexage par répartition de fréquences ({sous-bandes})
variante (fibre optique : WDM : multiplexage en longueur d’onde)

multiplex temporel (TDM : Time division multiplexing)

multiplex temporel statistique : récupérer la bande passante des voies


inactives (mais obligation de transmettre l’adresse de la voie émettrice).
Utilisation d’une voie d’acheminement du signal composite dont le débit (Dt) est
inférieur à la somme des débits des voies reliées au multiplexeur ( Di), il y a
sur-allocation. Le rapport  Di / Dt est couramment de 4 à 5.
 très utilisé pour les lignes spécialisées permanentes.
44
Types de transmissions

• Transmission analogique :
signal analogique (radio, téléphone)
signal numérique (ordinateur)

• Transmission numérique :
signal numérique (bande de base)
signal analogique (MIC *)
nécessite la numérisation du signal
© Jean Seguin ENSSAT

*MIC = modulation par impulsion et codage


45
Transmissions analogiques
(ou transmissions par modulation d’une onde porteuse)

Le spectre des signaux modulés est centré sur la fréquence porteuse :


largeur du spectre = largeur du spectre à transmettre
 transmission par transposition de fréquence

Le rôle de la porteuse transporter les signaux dans la bande passante du support ;


elle ne véhicule en elle-même aucune information, seule sa modulation a une
signification.

L’opération de modulation / démodulation est réalisée par un modem (ou ETCD).


Utilisation des différentes modulations :
Modulations d’amplitude : radiodiffusion mono et stéréophonique, téléphonie
Modulations de fréquence : radiodiffusion stéréophonique, télédiffusion,
téléphonie
Modulations de phase : transport des signaux numériques sur les circuits
téléphoniques, faisceaux hertziens, liaisons satellites
46
Transmissions numériques
• Un signal en bande de base (BdB) ne subit pas de transposition, l’ETCD est
un simple codeur (codeur BdB).

• Technique utilisable seulement sur les supports n’introduisant de décalage en


fréquence.

• Le signal occupe toute la bande passante disponible.

• Avantages : simplicité et faible coût.


(pas de phase de modulation / démodulation)
fonction de codage
suite de symboles suite de symboles
binaires codeur BdB transformés
de durée T de durée 

47
Codage d’un signal

• La transmission directe de la suite des symboles binaires n’est pas


possible :

• limitation de la bande passante vers les fréquences extrêmes de


nombreux supports de transmission
• nécessité de transmettre le rythme d’horloge pour pouvoir
reconstituer la séquence des données reçues
• la déformation des signaux transmis augmente avec la largeur de la
bande de fréquence utilisée

• Les fonctions de codage permettent d’adapter le signal au support de


transmission
• Codages à 2 (-a, +a) ou 3 (-a, 0, +a) niveaux

48
Exemples de fonction de codage

Codages à 2 niveaux : (codage en bande de base)


codage NRZ (No return to zero)
0-a et 1  + a
la suite binaire 01011000 est représentée par :
On montre que le spectre de
puissance du signal NRZ est
concentré au voisinage des basses
fréquences
 mauvaise transmission
par le support
Problème de synchronisation
émetteur /récepteur : séparation de
plusieurs valeurs identiques à la
suite 49
Codage à 2 niveaux

Codage de Manchester (biphase) (toujours en bande de base):


consiste à introduire dans le signal des transitions au milieu
de chaque intervalle (ex. : 0  front montant, 1  front descendant)
La même suite binaire 01011000 est représentée par :
On montre que le spectre de puissance
du signal Manchester s’étale sur la bande de
fréquences [0, 2 ]
 bien adapté à un support à bande
passante assez large
Intérêt: Une transition pour chaque bit. Permet
une meilleure synchronisation du récepteur
mais le débit est divisé par 2 par rapport au
NRZ
50
Autres codages
• Codage à 2 niveaux :

* code de Manchester (biphase) différentiel :


ai-1 - ai vaut 0  front montant
ai-1 - ai vaut 1  front descendant

* code de Miller = codage de Manchester en supprimant une


transition sur deux

• Codage à 3 niveaux :

* code bipolaire simple :


signal transmis vaut 0 si la donnée vaut 0
signal transmis vaut alternativement +a ou -a si la donnée vaut 1

* BHDn = variantes du code bipolaire simple destinées à limiter le


nombre de zéros successifs (n+1ième non nul)
51
Définitions temporelles des signaux
(transmission en mode …)

Anisochrone : quelconque ; écart entre 2 signaux (bits) sans exigence ni


relation avec l'écart entre 2 autres signaux : RAS.

Asynchrone : inverse de synchrone ; pas d'écart constant entre 2 signaux


(bits) : transactionnel, transfert de fichiers, interconnexion de LAN.

Isochrone : égal ; écart constant entre 2 signaux (bits) en rapport avec un


intervalle unitaire de base (Tu = temps unitaire ; écart entre 2 signaux = Tu ou 2Tu
ou 3Tu, etc.) : voix, vidéo.

Plésiochrone : près de ; fréquences de signaux proches mais non identiques :


hiérarchie PDH.

Synchrone : ensemble ; écart constant entre 2 signaux (bits), même cadence :


hiérarchie SDH.
52
Synchronisation des transmissions (1)

Transmissions synchrones :
Une suite de données est synchrone quand le temps qui sépare les
différents instants significatifs est un entier multiple du même intervalle de
temps T.
Les caractères se suivent sans séparation.
Un signal de base de temps (ou d’horloge) est toujours associé aux
données.

= 53
Synchronisation des transmissions (2)

Transmissions asynchrones :
Une suite de données à instants aléatoires est plutôt transmise caractère par
caractère.
 succession de trains de symboles binaires séparés par des intervalles
quelconques.
La transmission asynchrone des données nécessite l’adjonction à chaque
caractère déléments de repérage : Start et Stop bits.
La durée du Start bit = durée de 1 bit du caractère (déclenchement de l’horloge
locale).
La durée du Stop bit = 1, 1.5 ou 2 bits du caractère (arrêt de l’horloge).

54
Exemple de numérisation : le MIC
PCM = MIC = modulation par impulsion et codage
amplitude

échantillonnage

quantification

codage

55
Numérisation de la voix
• La voix :
fmax = 4 000 Hz
fech = 2 * 4 000 Hz échantillonnage = 125s
débit = 64 kbit/s (pour un échantillonnage sur 8 bits)

• Hi-fi :
fmax = 20 000 Hz = 20 kHz
débit = 700 Kbit/s (pour un échantillonnage sur 16 bits)

• (5 gammes de qualité pour la voix et l’audio) :


bande téléphonique 300 - 3 400Hz parole intelligible, naturel perturbé
bande élargie 50 - 7 000Hz parole avec naturel respecté
bande HiFi 20 - 15 000Hz excellent pour parole et musique
bande stéréo 20 - 20 000Hz qualité CD
bande stéréo 20 - 48 000Hz qualité parfaite, studio, cinéma, DVD
56
Eléments de transport de l’information

ETTD A ETTD B

canal de
transmission

(ou support
physique)

terminal terminal
ou ou
ordinateur ordinateur
ETTD = équipement terminal de transmission de données

57
Constitution d’un circuit de données

ETTD A ETTD B
ETCD ETCD
support de
communication

communication
transmission
contrôleur de

contrôleur de
techniques de
transmission
modem modem

circuit de données terminal


terminal
ordinateur
ordinateur liaison de données

V24, X21
58
Nature de l’information transportée

ETTD A ETTD B
ETCD ETCD
support de
transmission

modem modem

numérique analogique numérique

Interfaces V24, X21, …


59
Réseau téléphonique : les principes du RTC

RTC = PSTN

commutateur
commutateur

commutateur

Principe d’une communication point-à-point


60
Topologie d’un réseau téléphonique

commutateur

commutateur
commutateur

commutateur
commutateur

commutateur
61
Réseau téléphonique : quelques définitions

CL commutateur local.
CAA commutateur à autonomie d'acheminement.
CTS commutateur de transit secondaire.
CTP commutateur de transit primaire.

ZA zone locale
ZAA zone à autonomie d'acheminement.
ZTS zone de transit secondaire.
ZTP zone de transit primaire.

62
Architecture du RTC (1) : une ZAA simple

CTS

CL

CL
CAA
faisceau
CL

abonné CL
boucle locale
63
Architecture du RTC (2) : une organisation
hiérarchique de zones

ZTP

ZAA

ZAA ZTS
CTS

CTP
ZAA

ZTS
ZTS CTP

64
Le RTC en France

05 ZTP
39 ZTS
1500 ZAA
CAA CTS CTP
6000 ZL
CL

10 000 abonnés / ZL
RTC : réseau téléphonique commuté

65
Le RTC - les commutateurs

Commutateurs d’abonnés Commutateurs de transit

CAA fonction de routage CTP classe 1, reliés


ex: E10B3, AXE10 2à2
classe 2, liaisons
ne peut analyser les CTS entre CAA de la
CL
numéros / URAD ZTS ou externes
ajouter les commutateurs CTU liaisons entre
CAA d’une ZAAU
d’abonnés auxiliaires qui font
de la concentration de lignes

66
Le RTC - les différentes zones locales

CAA CAA
CAA CAA

ZAAS : zone à autonomie ZAAM : zone à autonomie


d’acheminement simple d’acheminement multiple

CTU
CAA CAA

ZAAU : zone à autonomie


d’acheminement urbaine
67
Le RTC - la connexité

CTP CTP faisceau obligatoire

faisceau transversal
CTS CTS
Règles:
-acheminement pas-à-pas
CAA CAA -indépendance de l’amont

-1/ écoulement maximum du trafic


CL CL -2/ faisceau hiérarchique
-3/ renvoi sur tonalité

68
Le RTC - les liaisons internationales

CITP

international CTP CTP international

CIA

CTS CTS
CITP : commutateur
international de transit
principal CAA CAA
CIA : commutateur
international automatique
CL CL
69
Liaison entre 2 ordinateurs ou 2
téléphones avec le réseau téléphonique
*codec = codeur-décodeur
CL ou CAA *modem = modulateur-démodulateur

boucle locale CTS


modem* codec*
OU
CTP

artère à haut-débit

FAI
OU
CTS
modem*
* modem
faisceau ou CL ou CAA boucle locale
2*28Kbit/s
artère
principale
70
Liaison entre 1 ordinateur et 1 fournisseur
d’accès Internet avec le réseau téléphonique

CL ou CAA

CTS
modem* codec
OU Internet
CTP

artère à haut-débit
?
CTS
*modem FAI : fournisseur d’accès
faisceau ou CL ou CAA
2*28Kbit/s
artère
principale
71
L’ADSL (1) : Liaison entre 1 ordinateur et 1
fournisseur d’accès Internet

CL ou CAA CTS
téléphonie
modem* (1) codec via le RTC
ET ET
DSLAM*
Internet
Internet
vi trafi
au c
n I nt
r é er
se ne
ADSL au t
(3
)
3 questions :
1- quel abonnement téléphone ?
FAI : fournisseur d’accès (2)
2- quel fournisseur d’accès ?
3- quel réseau ? *DSL access multiplexer
72
L’ADSL (2)

Asymmetric Digital Subscriber Line


Puissance

Téléphonie Données Données


analogique montantes descendantes

0 4 kHz Fréquence (Hz)


2 idées fondamentales :
• exploiter toute la bande passante du RTC
• séparer les données montantes et descendantes
73
L’ADSL (3)

Bande passante ADSL avec DTM (Discrete Multitone Modulation)

Canaux inutilisés à cause de la 4,3 kHz


qualité de la ligne
puissance

fréquence
0 26 kHz 200 kHz 1.1 MHz
4 kHz
Données montantes : Données descendantes :
Téléphonie
24 canaux 217 canaux
analogique
74
L’ADSL (4) : bande passante et distance

Affaiblissement (dB) débit distance


0
1 Km
20
2 Km
40 4 Km
3 Km
60

80
10 KHz 100 KHz 1 MHz Fréquences (Hz)

75
Les xDSL (asymétriques)
• ADSL : Asymetric Digital Subscriber Line
– débit 1.544 à 9 Mb/s en descendant
– débit 16 à 640 Kb/s en montant
– distance maximale de 5,4 km à 1,5 Mb/s
• RADSL : Rate-Adaptative Digital Subscriber Line
– débit 640 Kb/s à 2.2 Mb/s en descendant
– débit 272 Kb/s à 1.088 Mb/s en montant
– distance maximale de 5,4 km à 1,5 Mbit/s
• VDSL / VDSL+ : Very-high-data-race Digital Subscriber Line
– 2.9 à 52.8 Mb/s (à 300 m) en descente seule ou 1.5 à 2.3 Mb/s dans les 2
sens, distance maximale de 1,5 km à 13 Mb/s

(selon qualité ligne, diamètre du fil, …)

76
Les xDSL (symétriques)

• SDSL Single-line Digital Subscriber Line :


– distance maximale de 7 km à 128 Kb/s, de 3 km à 2.048 Mb/s
– remplacée par HDSL2

• SHDSL Symmetric High bit rate Digital Subscriber Line :


– débit 192 Kb/s à 2.3 Mb/s

• HDSL / HDSL2 High-Data-rate digital Subscriber Line :


– débit 2.048 Mb/s (3 paires torsadées), 1,5Mb/s (2 paires)
– distance maximale de 7 km

(selon qualité ligne, diamètre du fil, …)


77
Historique des supports de liaison

• Multiplexage fréquentiel
– brins FDM: groupes primaires, secondaires...
• Codage PCM (fin des années 60)
– BP [300-3400Hz], 8kHz, 8 bits, canaux numériques à 64 Kbit/s

• Multiplexage temporel
– brins TDM (MIC synchrone)
• Hiérarchie plésiochrone (1970 à 1985)
– brins PDH
• Hiérarchie synchrone (depuis 1984)
– brins SDH (SONET)

78
Trame E-1 (MIC - G732)

Trame de 256 bits (125 s)

canal 0 canal 1 canal 2 canal 16 canal 31

Canal 0 : octet de synchronisation


Canal i : 8 bits par voie et par échantillon
Canal 16 : octet de signalisation des 30 voies

Débit E-1 = ( 32 x 8 ) / 125 s = 2,048 Mbit/s

79
TDM : T-n (USA…) / E-n (Europe…)

• Système T
– T1 : 1,544 Mbit/s, trame DS1 [24 canaux], T1c
– T2 : 6,312 Mbit/s, trame DS2 [96 canaux]
– T3 : 44,376 Mbit/s, trame DS3 [672 canaux]
– T4 : 274,176 Mbit/s, trame DS4 [4030 canaux]
• Système E
– E1 : 2,048 Mbit/s [30+2 canaux]
– E2 : 8,448 Mbit/s [120 canaux]
– E3 : 34,368 Mbit/s [480 canaux]
– E4 : 139,264 Mbit/s [1920 canaux]
– E5 : 565,148 Mbit/s [7680 canaux]

80
Hiérarchie E-n (Europe…)
Système E (Europe, ++…)
E1 : 2,048 Mbit/s [30+2
E5 canaux]
E2 : 8,448 Mbit/s [120
canaux]
E4 E4 E4 E4 E3 : 34,368 Mbit/s [480
canaux]
E4 : 139,264 Mbit/s [1920
E3 E3 E3 E3
canaux]
E5 : 565,148 Mbit/s [7680
canaux]
E2 E2 E2 E2 Système T (USA, Japon, …)
T1 : 1,544 Mbit/s, trame DS1 [24 canaux]
T2 : 6,312 Mbit/s, trame DS2 [96 canaux]
E1 E1 E1 E1
T3 : 44,376 Mbit/s, trame DS3 [672
canaux]
30 +2 canaux 64 kbit/s T4 : 274,176 Mbit/s, trame DS4 [4030
canaux] 81
Organisation de la hiérarchie : PDH
• PDH
– Plésiochronous Digital Hierarchy
– décalage des horloges entre systèmes distants
• Transmission numérique téléphonique
– composer à partir de multiplex d’un débit donné un multiplex de
débit supérieur
• Débits normalisés
– débit de base : 1 voie 64 Kbit/s
– 5 ordres de multiplex de E1 à E5

82
PDH peu flexible

• Difficulté pour les multiplexeurs


– il n’est pas possible d’identifier un multiplex particulier dans le
brin porteur : nécessité de multiplexer (et dé-) à plusieurs niveaux

83
Hiérarchie numérique synchrone SDH / SONET

• Synchronous Digital Hierarchy


– débits de transmission élevés : jusqu’à 10Gb/s
– fonctions plus simple qu’en PDH d’accès et de retrait
des canaux « add and drop »
– disponibilité aisée, réaction simple à la demande
– sécurité, mécanismes de récupération
– support idéal pour des services de téléphone classique
aux accès LAN
– standard, interconnexion plus simple… (SDH/SONET)
– SONET: USA, Canada, Japon / SDH : le
reste...
84
Le modèle SDH

RTC/RNIS ATM IP
couche VC-12

couche VC-4

section de multiplexage

section de régénération

interface physique

VC : conteneur virtuel, charge utile en extrémité des multiplexeurs


VC-4 : prise en charge signaux à 140 Mb/s ou ATM
VC-12 : prise en charge des signaux à 2 Mb/s
85
Désignation des sections SDH

multiplexeur multiplexeur multiplexeur


répéteur SDH répéteur SDH
SDH
PDH PDH
IP ATM
ATM IP

section section section section


lien direct lien direct lien direct lien direct

section de multiplexage / section de multiplexage /


ligne ligne
chemin / conduit

86
Elément SDH : le multiplexeur
PDH
Fonction d’un multiplexeur :
Multiplexeur STM-N
combinaison de signaux PDH et SDH
terminal d’une hiérarchie inférieure pour
SDH
composer une hiérarchie STM-N

STM-N STM-N
Add / Drop
Multiplexeur Fonction d’un ADM : insertion ou
suppression d’un flux PDH ou SDH à
partir d’une hiérarchie supérieure
PDH SDH

87
Elément SDH : le commutateur DXC

DXC : brasseur numérique


VC : conteneur virtuel (données utilisateur + POH)
STM-16 STM-16
STM-4 STM-4
STM-1 STM-1

140 Mbit/s 140 Mbit/s


34 Mbit/s 34 Mbit/s
2 Mbit/s 2 Mbit/s

Fonction d’un DXC : mapping des signaux


PDH dans des VC et commutation des VC

88
Elément SDH : la trame élémentaire STM-1

• Synchronous Transport Module - 1


– débit de 155,52 Mb/s, ITU-T G.707
– premier niveau de la hiérarchie synchrone
• Description
– matrice de 9 lignes par 270 colonnes, 125 s
– chaque octet « utile » représente un canal 64kb/s
1 9 270
SOH 1

AU pointer charge utile / capacité


LOH 9
SOH : surdébit de section
LOH : surdébit de ligne
POH : surdébit de conduit 89
Placement des charges utiles

9 octets 261 octets


SOH unité administrative précédente
9 lignes

AU pointer
Trame 1

temps
unité administrative
LOH

POH 1
(info utile)
SOH
9 lignes

Trame 2 AU pointer POH 2

LOH
surdébit

90
Principe de la hiérarchie

• « Conteneur, C-n »
• A chaque signal plésiochrone correspond une unité de base: C-n
• « Conteneur virtuel, VC-n »
• Un VC est composé d’une unité C-n et d’un POH
• le VC est transmis de bout-en-bout donc ne change pas sur un
conduit
• « Unité administrative de niveau n, AU-n »
• pointeur sur le début du POH dans la trame STM
• STM-N
• plusieurs AU-n = AUG (groupe d ’-)

91
Hiérarchie

Unité d’affluent niveau N


Conteneurs
POH Groupe d’affluents niveau N
Conteneur virtuel niveau N
pointeur Unité administrative
Unité d’affluent niveau N
Groupe d’unités administratives
SOH

STM-1
92
Multiplexage PDH vers STM-1

PDH

AUG AU-4 VC-4 C-4 140

x3 TUG-3 TU-3 VC-3

AU-3 VC-3 C-3 45/34

TU-2 VC-2 C-2 6


x7 TUG-2
x3
Sonet 2
TU-12 VC-12 C-12
Europe x4
TU-11 VC-11 C-11 1,5
Général

93
Niveaux de multiplexage SDH/SONET

SONET SDH Débits (Mbit/s)


STS-1/OC-1 51,84
STS-3/OC-3 STM-1 155,52
STS-9/OC-9 STM-3 466,56
STS-12/OC-12 STM-4 622,08
STS-18/OC-18 STM-6 933,12
STS-24/OC-24 STM-8 1244,16
STS-36/OC-36 STM-12 1866,24
STS-48/OC-48 STM-16 2488,32
STS-192/OC-192 STM-64 9953,28

STS : Synchronous Transport Signal


OC : Optical Carrier
STM : Synchronous Transport Module
94
Réseau téléphonique RNIS - ISDN

• Réseau numérique
• Intégré = transmission + commutation
commutateur

FDM
FDM

FDM

FDM
commutateur commutateur
analogique analogique analogique

Réseau non-intégré
TDM/PCM

TDM/PCM
commutateur commutateur commutateur
numérique numérique numérique

Réseau intégré
95
Réseau numérique à intégration de services
• 1968 : Groupe de travail du CCITT sur le « numérique »
• 1972 : G.702 concept du réseau numérique intégré
• 1976 : spécifications SS7
• 1980 : G.705 première recommandation RNIS
• Années 80 : RNIS / ISDN
– accès « intégré » à tous les services, accès numérique de bout-en-bout
– premières spécifications / implantation
– Ensemble d’interfaces d’accès
– Permet la commutation de circuits et paquets
– Signalisation SS7

96
Architecture RNIS

ATM

X25 / FR
Switch Switch Fournisseur
RNIS RNIS de service
PDH/SDH
© Jean Seguin ENSSAT

SS7

97
Types de canaux et Interface d’accès RNIS
• Canal B transport de la voix ou des données
– 64 Kbit/s
• Canal D signalisation / transport de données par commutation de
paquet
– 16 ou 64 Kbit/s
• Canal H débits supérieurs
– H0 (384 Kbit/s), H11 (1536 Kbit/s), H12 (1920 Kbit/s)

• Interface d’accès de base : interface S BRI : Basic Rate Interface


– 2B+D = 2x64 + 16 = 144 Kbit/s
• Interface d’accès primaire : interface T PRI : Primary Rate Interface
© Jean Seguin ENSSAT

– 23B+D = 23x64 + 64 = 1,536 Mbit/s (T1)


– 30B+D = 30x64 + 64 = 1,984 Mbit/s

98
Points de référence RNIS

UNI : Interface usager réseau


opérateur
S T U
TE1 NT2 NT1
R
TE2 TA NT2 NT1

TE1 ou TE2+TA NT1-2

R : Rate, RS-232… NT1 = TNR = terminaison numérique de réseau


S : System NT2 = TNA = terminaison numérique d’abonné
T : Terminal TE1 = terminal RNIS
U : usager TE2 = terminal non RNIS
TA = adaptateur de terminal
99
RNIS Service deVisiophonie H320 :
(1) tramage et synchronisation de flux
RNIS : 2 canaux B : 128 Kbit/s

audio : 16 Kbit/s G711


vidéo : 94,4 Kbit/s H261, H263
données : 14,4 Kbit/s T120
tramage : 2*1,6 Kbit/s H221
pilotage du service, multipoint, signalisation hors bande

100
RNIS Service de Visiophonie H320 :
(2) tramage et synchronisation de flux
RNIS : 6 canaux B : 384 Kbit/s

audio : 56 Kbit/s G722 (bande élargie 7 KHz), G711


vidéo : 249,6 Kbit/s H261
données : 32 Kbit/s T120
tramage : 6*1,6 Kbit/s H221
pilotage du service, multipoint, signalisation hors bande 101
Raccordement RNIS (1) chez le particulier

terminaux RNIS de l ’abonné

Interface S ou T

Interface U
TNR
ch éq
ez u
l’a ipe
bo me
nn nts
é de
l ’
o pé
ra
te ur Centre de raccordement RNIS
102
Raccordement RNIS (2) dans l’entreprise

interface S terminaux RNIS


ada
p tate
ur interface S
terminaux interface T
non RNIS
p ta teur TNA
ada
RLE PABX interface U

TNR
éq
u i pe
ch me
ez nts
l’a
bo de
nn l ’
é op
é ra
te Centre de raccordement RNIS
ur
103
Spectre électromagnétique, supports appropriés
et gammes d’ondes associées

16 -> 20 KHz : ondes sonores parole, chant air


20 -> 100 KHz : ultrasons télécommande paires métalliques, air
30 -> 300 KHz : grandes ondes radio paires métalliques, air
0,3 -> 3 MHz : ondes moyennes radio coaxial, faisceau hertzien
3 -> 30 MHz : ondes courtes radio coaxial, faisceau hertzien
30 -> 300 MHz : hyperfréquences TV, télécoms espace, coaxial
0,3 -> 3 GHz : ondes radioélectriques radio, radar, télécoms espace, coaxial
3 GHz -> 3 THz : micro-ondes radio, radar, télécoms espace, coaxial
3 -> 400 THz : ondes infra-rouges optique, télécoms espace
400 -> 800 THz : lumière visible optique, télécoms fibre optique, espace
800 -> 3*103 THz : ultraviolet optique espace
106 THz : rayons X médecine, mécanique air, eau, métaux
<3*108 THz : rayons gamma nucléaire air, eau, métaux
104
Technologies du sans fil
les ondes radio - les micro-ondes,
Le sans fil les ondes infrarouges et millimétriques,
les ondes lumineuses.
La radio
- cadre réglementaire contraignant
- portée de 100 m à quelques kms
L’infrarouge
- ne traverse pas les parois opaques aux IR
- respecter les angles d’émission
Le laser
- débit important
- liaison point à point
Les satellites de télécommunications
Des réseaux variés (GSM, GPRS, EDGE, UMTS, ...
105
Le sans fil : Les modes opératoires

• Modes de fonctionnement infrastructure

Configuration minimum :

BSS = 1 point d’accès


relié à un réseau filaire +
ensemble de postes
réseau sans fil

Configuration étendue :
ESS = au moins 2 BSS

106
Le sans fil : Les modes opératoires

• Modes de fonctionnement ad hoc (point à point)

Configuration :
IBSS = aucun point
d’accès
Communication directe
entre plusieurs stations
sans fil 802.11

107
Le sans fil : La portée et les débits

• Le débit du WLAN dépend de plusieurs facteurs :

- le nombre d’utilisateurs,
- la portée des micro-cellules,
- les interférences,
- la propagation sur de multiples chemins,
- le support des standards,
- le type de matériel,
- les protocoles supplémentaires, les règles d'accès,
- la latence,
- les goulets d’étranglement.

108
Le sans fil : La portée et les débits

109
Le sans fil : La portée et les débits

Les interférences peuvent être liées à plusieurs facteurs :


– Propagation multiple : rebondissements de l’onde dus à un
environnement clos => effet de fading (affaiblissement) du signal
– Transmissions ISM : interférences avec des appareils utilisant la
bande des 2.4GHz (appareils radiophoniques et médicaux)
– Fours micro-ondes : émettent des radiations dans la bande des
2.4GHz

110
Les technologies du sans fil (1)

Honeywell, Mitsubishi, Motorola,


802.15.4 Philips et Samsung

802.15.1 Ericsson, IBM, Intel, Nokia et Toshiba


Harald Blåtand, dit Harald « les dents bleues », au Xe siècle, a
unifié le Danemark, la Norvège et les royaumes vikings

Home Radio Frequency


Intel, HP, Siemens, Motorola, Compaq et Proxim

802.11.x Wireless Fidelity


IEEE

HiperLAN High performance Radio Local Area Network


European Telecommunications Standards Institute (ETSI)
111
Les technologies du sans fil (2)
: promu par l'alliance WECA (Wireless Ethernet Compatibility Alliance) :
version de base : débit de 11 Mbits par seconde, portée : 100 mètres ;
évolutions : 802.11g affiche 54 Mbps sur la bande de fréquences des 2,4
GHz et 802.11a le même débit sur des fréquences de 5 GHz.

: lancé par Ericsson en 1994, conçu au départ pour permettre les échanges
de données entre les appareils numériques (assistant, téléphone, appareil
photo, portable...). Il offre des débits moyens (1 Mbits/s en théorie) sur un
rayon limité (10 à 30 mètres en pratique) sur la bande de fréquences des
2,4 GHz.

: lancé Compaq, HP, IBM, Intel et Microsoft, HomeRF a été imaginé


avant tout pour un usage domestique. Ses performances théoriques sont
semblables à celles de Wi-Fi (débit de 11 Mbits/s). En outre, un réseau
HomeRF permet aussi de soutenir des liaisons DECT, technologie de
transport de la voix en mode numérique sur les réseaux sans-fil.

112
Les technologies du sans fil (3)

: prolongement de la norme HomeRF qui a, depuis son lancement


en 1998, été dépassée par le Wi-Fi ; débits : entre 20 et 250
Kbits/s ; très faible consommation électrique : son atout principal ;
bande de fréquences des 2,4 GHz et sur 16 canaux ; portée de 100
mètres.

HiperLAN :exclusivement
élaborée sous la tutelle de l'ETSI, Hiperlan est une norme
européenne. Hiperlan1 apporte un débit de 20 Mbps
et Hiperlan2 de 54 Mbps sur un rayon d'action semblable à celui de
Wi-Fi et HomeRF (100 mètres). Originalité d'Hiperlan 1 et 2 : sa
gamme de fréquence de 5 GHz.

113
Bandes de fréquences pour les
communications par satellite

- bande L : 1,5 à 1,6 GHz terminaux mobiles, télé UHF,


téléphone cellulaire, liens télé-studios
- bande S : 1,9 à 2,2 GHz voir norme UMTS
- bande C : 4 à 6 GHz télévision, multimédia (pbs / météo)
- bande Ku : 11 à 14 GHz télévision, multimédia (pbs / météo)
- bande K : 18 à 26,5 GHz idem (pbs / météo)
- bande Ka : 26,5 à 46 GHz idem (pbs / météo)

Fréquence : qualité mobilité taille antenne

114
Interconnexion de réseaux : services
satellites GEO
GEO : orbite : 36 000 km
geosynchronous délai : 0,25 à 0,5 s
earth orbit
applications :
radiodiffusion, TV,
voix (fixe)
VSAT + hub

115
Interconnexion de réseaux : services
satellites MEO
MEO : middle earth orbit
applications :
GPS (24 satellites),
orbite : 5 000 à 18 000 km
pas télécoms
délai : 0,1 s

116
Interconnexion de réseaux : services
satellites LEO
LEO : low earth orbit
applications :
orbite : 450 à 1650 km voix (mobiles),
délai : 0,03 s données

117
Constellations de satellites

Téléphonie mobile :
- Iridium LEO, 66 satellites, L, 780 km
début 1998, 1628 cellules * 3840 canaux
- Globalstar LEO, 48 satellites, L et S et C

Internet haut débit :


- SkyBridge LEO, 80 satellites, Ku, 6K à 20Mbit/s

- Teledesic LEO, 30 satellites, Ka, 100M (voie montante)


à 720Mbit/s (voie descendante)

(évolutions en cours...)
118
Architecture d’un réseau GSM
MSC

NSS Réseau
Commuté
? Public
BSC
BSS
BTS
?

VLR
HLR AuC
Micro BTS

BSS - « Sous-système radio » NSS - « Réseau cœur »

119
Exemple de système cellulaire

B
B G C Diminuer la taille des
G C A cellules pour augmenter
A F D le nombre d’utilisateurs
F D E
E B
G C
A
F D
E

Pas de réutilisation d’une


même fréquence dans des
cellules adjacentes

120
Les différents types de réseau GSM

• GSM: Global System for Mobile communications


– Norme Pan-Européenne pour les communications mobiles adoptée par plus de
500 opérateurs dans plus de 200 pays
– permet de transporter la voix et les données à faible débit
• GSM 900 (Bandes de fréquences autour de 900 MHz)
– En France : Orange et SFR puis Bouygues
• GSM 850
– Principalement Asie et Amérique Latine
• GSM 1800
– En France : Bouygues puis Orange et SFR
• GSM 1900
– Variante du GSM 1800 en Amérique du Nord et du Sud

121
Interface radio GSM

GSM DCS

bande de fréquence (MHz) : 890-915 1710-1785


935-960 1805-1880
accès multiple : TDMA multiplexage fréquentiel et
temporel
pas du découpage en fréquences : 200 KHz
nombre d’intervalles de temps / trame TDMA : 8
écart duplex : 45 MHz 95 MHz
rapidité de modulation : 271 Kbit/s
débit de la parole : 13 Kbit/s
débit max de données (version de base) : 14,4 Kbit/s
rayon des cellules (km) : 0,2 à 30 0,2 à 4
puissance type des terminaux : 2W 1W
122
Architecture d’un réseau GPRS
Circuit MSC
Paquet
Réseau
Commuté
public
BSS

GSM+GPRS
SGSN HLR

GGSN
Réseau Internet
fédérateur
GPRS
Service Passerelle

Mobile
GPRS 123
Architecture d’un réseau UMTS
UTRAN Réseau Réseau
Terminal Cœur Commuté
multimode Node B RNC Circuit Circuit Public
UMTS
GSM/GPRS

Node B RNC
Paquet

Réseau Réseau
Cœur Internet
IP
Paquet

Node B

« Réseau d’accès radio UMTS » « Réseau cœur »

124
Du GSM au GPRS, EDGE et UMTS

messagerie informations vidéo


Système électronique et actualités
jeux images musiques
(MP3)
GSM
Oui (---) Non
< 9.6 kbit/s
GPRS
Oui Non
< 160 kbit/s
EDGE/GPRS
Oui (+) Oui (--)
< 384 kbit/s
UMTS
Oui (++)
< 2 Mbit/s

Adéquation des systèmes 2G, 2.5G et 3G avec différents services :

125
GSM, GPRS, EDGE et UMTS : exemples
• Téléchargement d'une carte (50 Ko) • 2 min 30 de musique MP3 (2,4 Mo)

GSM 42 s GSM 34
GPRS 6s mn
EDGE 1s GPRS 5
UMTS 0,2 mn
s EDGE 1
• Téléchargement d'un document Word • mn
Streaming Audio et Vidéo
UMTS 10 s
(500 Ko)
Avec toutes
les
GSM 7 mn
technologies
GPRS 1 mn sauf GSM
EDGE 10 s
UMTS 2s

126
Diversité des modes d’accès

WAN / IP téléphone

Réseau d’accès / interconnexion de réseaux

modem sans fil


analogique
xDSL satellite

127
Cours Réseaux

fin du chapitre 2

128

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