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fiscaux algérien, marocain et tunisien

Approche comparative des systèmes La concurrence fiscale intermaghrébine


A. Héritage juridique des systèmes fiscaux :
Il a lieu de préciser que les systèmes fiscaux mis en place en l’Algérie, au
Maroc et en Tunisie se sont inspirés du système fiscal mis en place par la
puissance coloniale.
Ces systèmes reposaient sur les impôts indirects, mais aussi dans une
proportion plus réduite sur quelques impôts directs, à savoir : l’impôt sur
le bénéfice des sociétés ainsi que d’autres impôts.
Ces systèmes au fil des années ont subi des aménagements et des
modifications pour répondre, d’une part, aux exigences d’un monde de
plus en plus ouvert, sans frontières et de plus en plus compétitif, et
d’autre part les adapter par rapport au modèle économique choisi, en
sachant que les trois pays ont confirmé leur volonté de passer d’une
économie planifiée à une économie de marché.
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Approche comparative des systèmes
B. Les réformes fiscales en Algérie, au Maroc et en Tunisie
Depuis leurs indépendances jusqu’aux années 1980, ces pays n’ont pas
procédé à de grands changements dans le domaine fiscal.
Les systèmes fiscaux légués par l’administration coloniale avaient gardé
leur nature ainsi que leur structure. Toutefois, les réformes fiscales ont été
engagées à partir de la deuxième moitié des années 80, notamment avec
l’application des plans d’ajustement structurel.
Ces plans avaient pour objectifs :
 La redistribution la plus équitable possible de la charge fiscale ;
 La stimulation de la production ;
 L’équilibre des finances publiques ;
 La baisse des taux d’imposition ;
 L’élargissement de l’assiette fiscale ;
 L’amélioration de rendement du système fiscal ;
 La réorganisation des modes de recouvrement ;
 La modernisation de l’administration fiscale.
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Approche comparative des systèmes
B. Les réformes fiscales en Algérie, au Maroc et en Tunisie
a) Réformes fiscales en Algérie
En Algérie, la réforme fiscale a été engagée en 1992. Les prémices de cette
réforme reviennent en 1986 lorsque le contre-choc pétrolier a entraîné une
baisse d’environ 50 % des termes de changes et des recettes budgétaires
provenant des secteurs des hydrocarbures. La réforme envisagée avait pour
objectif de rétablir la stabilité financière, d’une part, et d’autre part de soutenir
la mutation d’une économie planifiée vers une économie de marche dont les
bases sont issues du plan d’ajustement structurel.
Cependant pour relancer la croissance économique et sortir de la crise, le
choix était d’appel aux capitaux étrangers sous forme d’investissement direct
apparaît comme l’ultime solution recherchée par l’Algérie pour consolider les
équilibres financiers globaux et améliorer par voie de conséquence la situation
sociale et économique. La fiscalité est alors sollicitée pour mettre en place un
cadre juridique favorable à l’investissement. Dans ce but, la législation fiscale
algérienne a été modifiée à maintes reprises. L’importante modification
remonte au début des années 90. Le législateur algérien, à travers notamment
la loi de finances 1991, avait opté pour la notion de la TVA, adoption de l’IRG
pour les personnes physiques et l’IBS pour les personnes morales.
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Approche comparative des systèmes
B. Les réformes fiscales en Algérie, au Maroc et en Tunisie
b) Réformes fiscales au Maroc
On assiste à un mouvement généralisé de réformes fiscales, le Maroc s’est inséré dans ce
sillage avec la ferme volonté de rendre son système fiscal plus efficace que ses voisins.
Par ailleurs, dans un monde de plus en plus internationalisé, l’amélioration de
l’attractivité du pays devient un élément crucial auquel la fiscalité participe
incontestablement.
Ainsi, il est important de rappeler que le Maroc a connu sa grande réforme à partir de
1986 avec l’introduction de la taxe sur la valeur ajoutée, suivie de l’impôt sur les sociétés
en 1987 et de l’impôt général sur le revenu en 1990. Cette réforme résultait de la
politique d’ajustement structurel, imposée par la crise aigüe des finances publiques et la
nécessité de faire face aux charges de la dette extérieure. L’amélioration du rendement
fiscal constituait l’un de ses principaux objectifs. Parallèlement à ces réformes, d’autres
mesures incitatives ont été introduites telles que le réaménagement de code
d’investissement en 1988, puis en 1996 une charte des investissements, prévoyant des
mesures fiscales incitatives pour certains secteurs, a été adoptée.
Aussi, au fil des années d’autres changements importants ont été apportés au système
fiscal marocain. On peut citer, à cet égard, la refonte de droit d’enregistrement en 2004.
Ajoutons, également, la révision du barème de l’impôt sur le revenu qui a été décidée en
2007.
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B. Les réformes fiscales en Algérie, au Maroc et en Tunisie
c) Réformes fiscales en Tunisie
Pour ce qui concerne la Tunisie, le pouvoir public tunisien a commencé, dans une
première étape, par l’instauration d’un nouveau régime d’imposition indirecte en
1988. La seconde étape consiste à instaurer un impôt unique sur les revenus des
personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, remplaçant de nombreux impôts
dans l’ancien système (en 1989).
La troisième étape a pour cible de réformer les taxes d’enregistrement et des
timbres fiscaux et la révision de l’ensemble des exonérations et avantages fiscaux
accordés aux investissements. L’étape suivante consiste à continuer d’introduire
des réformes dans le système fiscal dans le sens d’avoir plus de transparence et
d’harmonisation entre les différents modes d’imposition et surtout de récompenser
la moins-value fiscale (baisse des recettes fiscales) causée par le démantèlement
des tarifs douaniers, suite à l’instauration d’une zone de libre-échange entre la
Tunisie et l’Union européenne. La diminution des recettes douanières est due
également aux exigences imposées par l’entrée de la Tunisie dans l’OMC.
(Organisation mondiale du commerce)
En effet, dans le but de stimuler le commerce international, la Tunisie a présenté
lors de son admission (1993) un accord relatif contenant les engagements à suivre
pour baisser progressivement ses taux des droits de douane.
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Approche comparative des systèmes
C. Les conventions fiscales comme facteur de promotion des IDE
les pays maghrébins ont conclu des conventions fiscales de non double
imposition dont le but essentiel est d’éviter que les avantages fiscaux
concédés au profit des investisseurs soient le motif de la délocalisation de
la base imposable mobile.
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Approche comparative des systèmes
D. Classement des systèmes fiscaux : algérien, marocain et
tunisien
■ le tableau ci-après illustre l’attractivité des systèmes fiscaux de
l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, pour les années 2011 et 2012.
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D. Classement des systèmes fiscaux : algérien, marocain et
tunisien
■ le classement global «Paying Taxes 2018»,

Pays Année Classement sur Nombre Taux d’imposition


190 pays d’heures total %
consacrées

Maroc 2018 25 155 49,8%

Algérie 157 265 65,6%

Tunisie 140 144 64,1%

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