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AUDIT GENERAL

Dr. J. EL YAAGOUBI
semestre: 6
année universitaire : 2019/2020
Plan du cours
1. Les concepts
fondamentaux de
l’audit

4. Autres domaines Audit 2. Typologie et


d’audit (sujets de génér méthodologie
recherche) de l’audit
al

3. l’audit interne
et externe
1. Les concepts
fondamentaux
de l’audit
1. 1. Historique et évolution
de l’audit
1.2. Définitions de l’audit
1.3. Principes et finalités de
l’audit
La fonction de l’auditeur a évolué
progressivement d’une recherche spécifique des
fraudes dans les écritures comptables jusqu’à une
1.1. historique appréciation globale de la fidélité des rapports
émis par une agence économique et une analyse
et évolution de critique de la fiabilité des procédures et des
structures de celle-ci.
l’audit Nous allons illustrer dans le tableau ci-dessous les
étapes les plus significatives:
Période Prescripteur de Auditeurs Objectifs de
l’audit l’audit
2000 avant Christ à Rois, empereurs, Clercs ou écrivains Punir les voleurs
1700 eglises et etats pour les
détournements de
fonds. Protéger le
patrimoine.
1700 à 1850 Etats, tribunaux Comptables Réprimer les
commerciaux et fraudes et punir les
actionnaires fraudeurs. Protéger
le patrimoine.
1850 à 1900 Etats et actionnaires Professionnels de la Eviter les fraudes et
comptabilité ou attester la fiablité
juristes du bilan.
1900 à 1940 Etats et actionnaires Professionnels Eviter les fraudes et
d’audit et de les erreurs et
comptabilité attester la fiabilité
des états financiers
historiques.
Période Prescripteur de Auditeurs Objectifs de
l’audit l’audit
1940 à 1970 Etats, banques et Professionnels Attester la sincérité
actionnaires d’audit et de et la régularité des
comptabilité états financiers
historiques
1970 à 1990 Etats, tiers et Professionnels Attester la qualité
actionnaires d’audit et de du contrôle interne
comptabilité et de et le respect des
conseil normes comptables
et normes d’audit
A partir de 1990 Etats, tiers et Professionnels Attester l’image
actionnaires d’audit et du fidèle des comptes
conseil et la qualité du
contrôle interne
dans le respect des
normes. Protection
contre la fraude
internationale
Selon Le Petit Robert, le vocable « audit » tient son
étymologie du latin auditus « entendu » du verbe latin
audire qui signifie entendre, écouter.
Les Romains employaient ce terme pour désigner un
contrôle au nom de l’empereur sur la gestion des provinces.
Il fut introduit par les Anglo-Saxons au début du XIIIe

1.2. définitions
siècle pour la gestion. Le premier cabinet d’audit fut fondé
au XIVe siècle à Londres.

de l’audit Il y a au moins deux acteurs lors d’un audit. D’un côté,


celui qui formule des questions de façon impartiale, et
attend des réponses : l’auditeur ; de l’autre, celui qui
répond, et donc accepte le jeu questions-réponses :
l’audité.
Ce terme accepte plusieurs définitions, nous allons
présenter les principales définitions soulevées dans la
littérature:
Auteurs Définitions
Germond et Bonnault, 1987 L’audit se définit comme étant l’examen
technique rigoureux et constructif auquel
procède un professionnel compétent et
indépendant en vue d’exprimer une
opinion motivée sur la qualité et la fiabilité
de l’information financière présentée par
une entreprise au regard de l’obligation qui
lui est faite de donner en toutes
circonstances, dans le respect des règles de
droit et des principes comptables en
vigueur, une image fidèle de son
patrimoine, de sa situation financière et de
ses résultats.
M. Gervais L’audit est l’activité qui applique, en toute
indépendance, des procédures et des normes
d’examen en vue d’évaluer l’adéquation et le
fonctionnement de toute ou une partie des
actions dans une organisation par référence à
des normes
J. L’audit est défini comme un ensemble de
Raffegeau techniques d’informations et
d’évaluation mises en œuvre au sein
d’une démarche cohérente par un
professionnel afin de porter un jugement
par référence à des normes et formuler
une opinion sur une procédure ou les
modalités de réalisation d’une opération
J. Casta L’audit est défini en général comme étant
l’examen d’une information par un
professionnel indépendant utilisant une
méthodologie spécifique d’investigation mise en
œuvre par référence à des normes de travail dans
le but d’émettre une opinion sur cette
information
Burlaud L’audit est un examen, mené par un
professionnel indépendant, en vue de
donner, sur l’objet examiné, une opinion
sur la concordance de cet objet avec le
référentiel applicable
Bouquin L’audit est l’activité qui applique en toute
indépendance des procédures cohérentes et
des normes d’examen en vue d’évaluer
l’adéquation vécu, la pertinence, la sécurité
et le fonctionnement de tout ou parti des
actions menés dans une organisation par
référence à des normes.
Ainsi, de la prévention du fraude en passant par la détection des erreurs
comptables jusqu’au analyse actuelle sur l’efficacité et l’efficience, la notion
d’audit a considérablement évoluée. l’audit est :
- Un examen: donc un processus déterminé par les activités qui le
composent (contenu) et par comment ces activités sont réalisées
(méthodologie),
- Réalisé par un auditeur ou par une équipe d’audit (professionnel(s)
indépendant(s)),
- Qui porte sur un « objet »: c’est la réponse à la question « qu’est ce qui est
audité ? ». L’objet peut être les comptes ou états de synthèse d’une
entreprise, dans le cas de l’audit comptable et financier, ou tout autre
aspect de la gestion d’une entreprise,
- Dont le « output » ou produit est un jugement (une opinion) porté par
l’auditeur sur la conformité de l’objet de l’audit à un référentiel.
On parle généralement de « mission d’audit », qui a donc un début et une fin.
Chaque mission d’audit peut être gérée comme étant un « projet ».
Le résultat de l’audit (l’opinion émise par l’auditeur) peut, selon les cas,
intéresser l’entreprise et/ou des tiers comme, par exemple, les clients, les
investisseurs, et ceci pour la prise de décision.
Les dirigeants (qu’a-t-on fait? peut-on faire mieux?)
- Les actionnaires actuels (résultats, situation financière : peut-on faire
mieux?)
- Les actionnaires potentiels (doit-on acheter ou non?)
- Les salariés (suis-je dans une situation d’emploi précaire?)
- Les fournisseurs (puis-je traiter? serai-je payé? client solvable?)
- Les clients (puis-je traiter? serai-je servi durablement?)
- L’État (résultat fiscal?)
Deux principales qualités sont requises de l’auditeur:

- Compétence : Monopole de l’expert comptable : L’appartenance à un corps


professionnel, l’Ordre des Experts Comptables, chargé de la mise en œuvre
des normes de travail et de rapport, du contrôle de qualité, du respect de
l’éthique, apporte une garantie d’exécution de la mission avec
professionnalisme et responsabilité.
- Indépendance : L’auditeur ne doit pas s’immiscer dans la gestion et doit
respecter les règles d’incompatibilité qui risqueraient d’altérer son
objectivité. L’auditeur ne peut être chargé d’élaborer les comptes, lesquels
relèvent de la responsabilité des organes de gestion. C’est en effet le
Conseil d’Administration qui arrête les comptes, lesquels sont tenus et
élaborés par les services comptables et financiers sous la supervision
générale du Directeur Général. La responsabilité de l’auditeur est d’émettre
une opinion sur la base de l’audit de ces comptes. Il fait donc un constat.
1.3. principes
L’audit est fondé sur un certain nombre de principes qui en font
un outil efficace, pour aider à améliorer les performances de
l’organisme et aussi la satisfaction des clients.

et finalités de Pour que les conclusions soient pertinentes, les principes


doivent être respectés par les auditeurs afin de garantir que des

l’audit auditeurs travaillant de façon indépendante parviennent à des


conclusions semblables dans des circonstances similaires.
1.3.1. les principes de l’audit
Les principes suivants s’appliquent aux auditeurs :
- La déontologie : c’est le fondement du professionnalisme, qui
permet la confiance, l’intégrité, la confidentialité, et la discrétion ;
- L’impartialité : les constats d’audit, les conclusions, et les
rapports d’audit reflètent de manière honnête et précise les
activités d’audit ;
- La conscience professionnelle : les auditeurs agissent en accord
avec l’importance des tâches qu’ils réalisent et la confiance que
leur ont apportée les commanditaires. Il faut posséder les
compétences et l’expérience ;
- L’indépendance : les auditeurs sont indépendants de
l’activité auditée, ils n’ont ni parti pris ni conflit d’intérêts.
Les auditeurs conservent un état d’esprit objectif pour
s’assurer que les constats et conclusions sont fondés sur des
preuves d’audit ;
- L’approche fondée sur des preuves : les preuves d’audit
sont vérifiables, elles s’appuient sur des échantillons
d’informations disponibles. La confiance est liée à
l’utilisation appropriée de l’échantillonnage.
1.3.2. les finalités de l’audit
Pour une recherche de fournisseur, qui consiste donc à évaluer,
pour sélectionner avant contractualisation, une aptitude à
fournir de bonnes prestations, le commanditaire peut faire
réaliser un « audit de système de management ». Le rapport
d’audit lui montrera le niveau de maturité de la structuration de
l’organisme, les points à améliorer. Dans ce cas, il pourra
renseigner utilement les personnes qui participent à la sélection
des fournisseurs. Il est clair que si le fournisseur est déjà
certifié, ce type d’audit présente peu d’intérêt.
Si la contractualisation a déjà eu lieu, il conviendra de s’intéresser plutôt
au bon déroulement de la prestation ou du projet. Dans ce cas, un « audit
d’application de produit/projet » sera réalisé à une période appropriée,
pour que les éventuelles actions d’amélioration soient mises en œuvre
utilement. Pour un projet, on pourra se focaliser sur les domaines qui, a
priori, semblent perfectibles. Outre les performances, l’étude portera plus
précisément sur l’analyse des risques du projet, la maîtrise des coûts et des
délais. L’audit portera également sur l’application du plan de management
du projet donné, au sein du système de management de l’organisme.
Pour l’audité, l’audit est une occasion de se regarder et donc de voir ses
imperfections. À partir du moment où l’audité accepte le principe de
l’audit, il engage des actions préparatoires qui sont stimulantes, et
mieux reconnues que si l’audit n’avait pas eu lieu.
L’audité peut aussi ressentir le besoin de se regarder pour mieux
répondre au besoin d’un client, ou bien pour améliorer son propre
système de management de façon permanente. Dans ce cas, il s’agira
d’un « audit interne ». L’« audit interne » est sans doute l’avenir de
l’audit pour les organismes qui choisissent l’amélioration permanente.
Que ce soit pour un audit « système de management », ou un audit
«produit/projet » commandité par un tiers, externe ou non, l’audit est un
coup de fouet positif, pour un nouvel élan. C’est un instant privilégié
comparable à une photo : c’est l’arrêt sur image, on voit les bonnes
choses, mais aussi les moins bonnes.

Pour schématiser, l’audit est un instant privilégié, plus ou moins


solennel, pour faire progresser les audités, le commanditaire, les
auditeurs et accroître ainsi la confiance mutuelle avec les parties
intéressées.
2. Typologie et
méthodologie
de l’audit
2. 1. Typologie de l’audit
2.2. Méthodologie de l’audit
2.3. Les outils de l’audit
2.1.1. classification selon le statut de l’auditeur
2.1. Typologie 2.1.2. classification selon la nature de l’audit

de l’audit 2.1.3. classification par objectifs


2.1.4. classification par domaine d’application
2.1.1. classification selon le statut de l’auditeur
2.1.1.1. Audit légal

L’audit légal, qui est le commissariat aux comptes, est rendu obligatoire au
Maroc par le dahir du 11 août 1922.
Les missions d’un commissaire aux comptes peuvent se résumer comme
suit :
- Certification: les commissaires aux comptes certifient que les comptes
annuels sont réguliers, et donnent une image fidèle du résultat des
opérations de l’exercice écoulé ainsi que la situation financière et du
patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
- Certification: les commissaires aux comptes certifient que les comptes
annuels sont réguliers, et donnent une image fidèle du résultat des
opérations de l’exercice écoulé ainsi que la situation financière et du
patrimoine de la société à la fin de cet exercice.

- Contrôle de légalité : les commissaires aux comptes signalent à


l’assemblée générale les irrégularités et inexactitudes relevées par eux au
cours de leur mission ainsi que les infractions dont ils ont eu
connaissance.
2.1.1. classification selon le statut de l’auditeur
2.1.1.2. Audit contractuel

La révision légale des comptes n’est obligatoire que pour certaines


entreprises, or, toute entreprise a la faculté si elle le veut de s’adresser à un
professionnel indépendant pour que celui-ci révise ses comptes ou audite sa
situation. On parle donc d’audit contractuel (définit librement entre le
commissaire aux comptes et son client).
Il permet de procurer à l’entreprise des services à forte valeur ajoutée,
comme :

- Son évaluation dans le cadre de ses opérations de croissance externe ou de


restructuration,
- L’analyse de la qualité de son système d’information,
- L’évaluation d’actifs ou passifs : dans le cadre d’opérations ciblées de
rachat ou de cession d'activités,
- L’évaluation de risques spécifiques ...etc.
2.1.2. classification selon la nature de l’audit
2.1.2.1. Audit interne

Le contrôle interne est le processus mis en œuvre par le conseil


d’administration, les dirigeants et le personnel d’une organisation, destiné à
fournir l’assurance raisonnable quant aux objectifs suivants: la réalisation et
l’optimisation des opérations, la fiabilité des opérations financières, la
conformité aux lois et aux réglementations en vigueur.
L’objectif principal du contrôle interne et d’analyser, de surveiller, de
détecter et de prévenir les risques auquels les entreprises sont confrontées
Son rôle de conseil auprès de la Direction générale et des directions
opérationnelles et fonctionnelles, qui s'exerce dans le cadre de normes
particulièrement exigeantes, contribue grandement à créer de la valeur
ajoutée.

L'Audit Interne est une activité indépendante et objective qui donne à


une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations,
lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la
valeur ajoutée.
2.1.2. classification selon la nature de l’audit
2.1.2.2. Audit externe
Il se définit selon C. Herbert comme étant « une fonction indépendante de
l’entreprise dont l’objectif est d’examiner une opinion motivée sur la
régularité et la sincérité des comptes annuels, son rapport de certification est
généralement destiné aux tiers. L’auditeur externe émet parfois des rapports
à l’attention de la direction sur la qualité du contrôle interne de l’entreprise,
car celui-ci, quand il est conçu et appliqué, constitue une sécurité quant à la
fiabilité des informations financières ».

C’est le fait de soumettre les comptes à la vérification d’experts étrangers à


l’entreprise.
2.1.3. classification par objectifs
2.1.3.1. Audit de régularité

Pour Ravelec : « l’audit de régularité consiste à vérifier la bonne application


des règles, des procédures, description de postes, organigrammes, systèmes
d’information ... ».
Il s’agit donc de comparer la règle à la réalité, c'est-à-dire, ce qui devrait
être et ce qui est.
L’audit de régularité porte essentiellement sur la conformité des documents,
situations, structures par rapport à des normes ou référentiels internes et
externes à l’entreprise. Sa mission est d’informer sur tout ce qui devrait
être.
2.1.3. classification par objectifs
2.1.3.2. Audit d’efficacité

Il sert à examiner la pertinence des organisations et des méthodes,


l’adéquation des moyens mis en œuvre par rapport aux objectifs fixés, et la
rigueur de la gestion et la qualité du management.

L’auditeur ne doit pas seulement émettre une opinion sur la bonne


application des règles, mais également sur leur qualité : telle méthode est-
elle efficace ?...
2.1.3. classification par objectifs
2.1.3.2. Audit de management

Il consiste à observer les choix et les décisions arrêtées par le top


management afin de les comparer et d’en évaluer la pertinence eu égard aux
moyens et objectifs fixés ainsi que d’attirer l’attention sur les risques ou les
incohérences.

Il peut s’agir de la vérification de :


- De la conformité de la politique de chaque function par rapport à la
stratégie de l’organisation ou aux politiques qui en découlent;

- De la façon dont les politiques sont conçues, transmises et exécutées


tout au long de la chaîne hiérarchique;

- De l’élaboration de la stratégie de l’organisation. Il peut être utilise


dans les services déconcentrés pour s’assurer du respect du processus
stratégique édicté par le central.
2.1.3. classification par objectifs
2.1.3.2. Audit stratégique

Il comprend une analyse des éléments stratégiques, opérationnels,


techniques et budgétaires existants et valide si ceux-ci sont bien en ligne
avec les stratégies et objectifs de l’organisation.

Il identifie les points faibles de l’organisation et propose des


recommandations, tel que les suivantes :
- Une meilleure définition des objectifs stratégiques pour qu’ils soient
clairs, mesurables et réalisables;

- L’élaboration d’un modèle de gouvernance adéquat;

- La révision de la structure organisationnelle, des processus et


méthodes de travail afin qu’ils supportent mieux la mission et les
capacités de l’organisation.
2.1.4. classification par domaine d’application
2.1.4.1. Audit comptable et financier
IFAC "L’audit financier a pour objectif de
(International Federation of permettre à l’auditeur d’exprimer
Accountants) une opinion selon laquelle les états
financiers ont été établis, dans tous
leurs aspects significatifs,
conformément à un référentiel
comptable défini."
U.E.C (Union Européenne des L’objet de l’audit des comptes
Experts comptables) annuels est d’exprimer une opinion
sur le fait de savoir si ceux-ci
traduisent fidèlement la situation de
la société à la date du bilan et de ses
résultats pour l’exercice examiné,
en tenant compte du droit et des
usages du pays où l’entreprise a son
siège.
2.1.4. classification par domaine d’application
2.1.4.2. Audit de performances

Il peut se définir comme celui de la


performance globale de l’entreprise,
Burton
qui prédit un accroissement des
besoins d’évolution de la gestion
chez les actionnaires.
l’audit de performances est celui de l’économie, de
l’efficacité et de l’efficience d’une fonction ou d’une
organisation. Il propose de partir de critères de
performances existants et définis par l’entreprise elle-
Morse même, d’en juger la pertinence et si nécessaire des
critères plus opératoires.
2.2. 2.2.1. Phase de préparation
2.2.2. Phase de réalisation
méthodologie 2.2.3. Phase de conclusion
de l’audit
2.1. Phase de préparation

1. Le déclenchement de la mission : L’auditeur doit recevoir le


mandat d’effectuer la mission « un ordre de mission » . Il
s’agit généralement d’un document d’information court (une
page) qui indique : le prescripteur, le destinataire et l’objet de
la mission, objectifs généraux, le lieu et périmètre de la
mission,
2.1. Phase de préparation

2. La prise de connaissance : La prise de connaissance de l’entité auditée, permet à


l’auditeur de se familiariser avec la structure et / ou la fonction qu’il va auditer.
L'auditeur dans cette démarche d’apprentissage, va donc utiliser un questionnaire, c’est
le « questionnaire de prise de connaissance (QPC) » récapitulant les questions
importantes dont la réponse doit être connue .
Le questionnaire de prise de connaissance (QPC) oriente l’auditeur dans sa collecte
d’informations pertinentes, dans le but de bien cerner le champ d’investigation de sa
mission et pour organiser son travail.
2.1. Phase de préparation

3. L’identification et l’évaluation des risques: Dans cette étape, l’auditeur cherche à


identifier les « endroits où les risques les plus dommageables sont susceptible de se
produire ». Ces « endroits » sont communément appelés « les zones à risques ».
Cette identification permettra à l’auditeur d’organiser sa mission et de concentrer ses
efforts sur « les risques significatifs ».
2.1. Phase de préparation
3. L’identification et l’évaluation des risques:

Pour appréhender de façon réaliste cet ensemble complexe, l’auditeur va concevoir


un document : « le tableau des risques ». Le tableau des risques significatifs est
appelé également tableau des forces et faiblesses apparentes (TFFA) qui présente de
manière synthétique et argumentée les présomptions ou l’avis de l’auditeur sur
chacun des thèmes analysés.
2.1. Phase de préparation
3. L’identification et l’évaluation des risques:

Tâches Objectifs Risques Evaluation des Dispositif du


significatifs risques contrôle interne
Indiquer les tâches Indiquer les Indiquer les risques Indiquer Indiquer le
ou les operations objectifs assignés à encourus si les l’appreciation dispositif du
élémentaires. chaque tâche. objectifs ne sont sommaire des contrôle interne
pas réalisés. risques associés à que l’auditeur
chaque tâche: devrait trouver
important, moyen pour maitriser les
ou faible. risques encourus et
signaler s’il existe
ou non.
2.1. Phase de préparation

4. La définition des objectifs dans un rapport d'orientation: A partir du tableau des


risques découle le rapport d’orientation. Il s’agit d’un document à destination des
audités dans lequel l’auditeur synthétise les conclusions qu’il a pu faire sur les zones
de risques, les difficultés envisagées, rappelle les objectifs généraux et spécifiques,
propose les services et les divisions qui seront audités, définit la nature et l’étendue
des travaux à réaliser. Si les orientations proposées par l’auditeur sont acceptées, le
rapport d’orientation devient un document contractuel et engage les deux parties.
2.2. Phase de réalisation

1. La réunion d’ouverture : C’est que cette réunion marque non pas le début de la
mission mais le commencement des opérations de réalisation et on ne peut la tenir tant
qu’il n’y a pas de « programme » à présenter à l’audité. Cette réunion réunit les
auditeurs et les audités autour des points essentiels suivants : Rappeler les objectifs
généraux de l’audit ; Examiner en commun le rapport d’orientation.
2.2. Phase de réalisation

2. Élaboration du programme d’audit : s’appelle aussi « Programme de vérification » ou


encore « planning de réalisation » : c’est un document dans lequel on va procéder à la
détermination et à la répartition des tâches. Il doit contenir les éléments suivants : La
répartition des tâches et les délais de réalisation (selon un découpage des fonctions) ;
l’indication des travaux préliminaires à accomplir (Inventaire, rassemblement de
document…etc.) ; l’identification des questions clés à ne pas omettre dans le questionnaire
de contrôle interne; l’indication des outils d’appréciation de Contrôle Interne.
2.2. Phase de réalisation

3. Le questionnaire de contrôle interne (QCI) : est une grille d’analyse dont la finalité est de
permettre à l’auditeur de porter un diagnostic sur le dispositif de contrôle interne de l’entité
ou de la fonction auditée. Ce questionnaire va donc être le guide de l’auditeur dans la
démarche qui sera la sienne pour réaliser son programme .
Le QCI est composé d’une liste de questions n’admettant en principe que les réponses « oui
» ou « non », qui servent à recenser les moyens en place pour atteindre les objectifs de
contrôle interne. Les cinq questions fondamentales : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ?
2.2. Phase de réalisation

4. Révélation et analyse des anomalies : C’est la partie la plus répétitive de la fonction.


Elle fait appel à des techniques (interviews, observation physique, sondages, examen
analytique, narration, «flow chart », grille d’analyse des tâches) et à des moyens
(questionnaire de contrôle interne, tableaux de risques, feuille de révélation et d’analyse
des problèmes).
2.2. Phase de réalisation
4. Révélation et analyse des anomalies

Muni de son QCI, l’auditeur se lance dans une enquête de terrain, à la recherche des :
anomalies, erreurs, dysfonctionnements, irrégularités, omissions, insuffisances, lacunes,
négligences, malversations,…etc.
Chaque dysfonctionnement constaté débouche sur l’établissement d’une feuille de
révélation et d’analyse des problèmes (FRAP), La FRAP est un document dans lequel
l’auditeur transcrit : l’anomalie relevée, les faits qui prouvent l’anomalie (événement,
incident, accident,…etc.), les causes de l’anomalie et ses conséquences et enfin, les solutions
préconisées par l’auditeur.
2.3. Phase de conclusion

1. Rédaction de rapport préliminaire d’audit :L’auditeur se base sur les FRAP et les


papiers de travail pour conclure sa mission d’audit. Le projet de rapport n’est pas le
rapport final pour trois raisons :
- L’absence de validation générale,
- L’absence des réponses des audités aux recommandations,
- L’absence d’un plan d’action : deux pratiques existantes dans ce domaine; soit la remise
du rapport final sans attendre le plan d’action, soit l’association du plan d’action au
rapport final.
2.3. Phase de conclusion

2. La réunion de clôture: À l’instar de la réunion d’ouverture, la réunion de clôture se


déroule chez l’audité et réunit auditeurs et audités et répond au double objectif
suivant : D’une part, permettre aux auditeurs d’exposer les anomalies relevées, les
points forts constatés et les améliorations proposées ; D’autre part, permettre aux
audités de contester les analyses, de proposer des corrections et de poser des questions.
2.3. Phase de conclusion

3. Rédaction d'un rapport final d’audit: Ce rapport fait apparaître les mentions suivantes :
- Une page de garde,
- Un ordre de mission,
- Un sommaire,
- Une introduction,
- Une note de synthèse,
- Le corps du rapport,
- Une conclusion du rapport d’audit,
- Le plan d’action,
- Les annexes.
2.3. Phase de conclusion

L’opinion exprimée par l’auditeur prend une des formes suivantes:


•  Certification pure et simple
• Certification avec réserve (pour raison de désaccord ou de limitation)
• Refus de certifier (pour raison de désaccord important, de restriction à l’étendue des
travaux ou d’incertitudes multiples).
Exemple 1:

Les états de synthèse de la société X au terme de l’exercice précédent ont été audités par
un autre auditeur dont le rapport en date du JJ/MM/AAAA exprime une opinion avec
réserve du fait de l’insuffisance de provisions pour créances douteuses.

Les créances évoquées ci-dessus étaient toujours impayées au terme du présent exercice et
aucune provision pour dépréciation n’a été enregistrée dans les comptes.

En conséquence les prévisions pour créances douteuses pour cet exercice et le précédent
devraient être augmentées de X Dh et le bénéfice net pour l’exercice précédent, ainsi que
la situation nette au JJ/MM/AAAA devraient être réduits de X Dh ;
2.3. Phase de conclusion

4. Suivi des recommandations: consiste à contrôler la réalisation de recommandations


inscrites sur le rapport d’audit final.
2.3.1. Outils de collecte d’informations

2.3. outils 2.3.2. Outils descriptifs


2.3.3. Outils de diagnostic
de l’audit 2.3.4. Outils de validation
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
Cette catégorie d’outils est utilisée tout au long de la mission et
comprend:
2.3.1.1. L’entretien d’audit,
2.3.1.2. L’observation physique,
2.3.1.3. Les questionnaires.
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.1. L’entretien d’audit

L’entretien d’audit comprend différentes étapes :


1- La préparation de l’entretien, qui a lieu, évidemment, avant la
rencontre avec la personne avec qui l’entretien sera réalisé. La
préparation consiste à :
- Prendre rendez-vous: ceci permet de s’assurer de la disponibilité de
l’interlocuteur. Il est préférable de prévoir une heure de début et de
fin,
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.1. L’entretien d’audit

- « Connaître » son interlocuteur: collecter les informations pertinentes sur


cette personne dans le contexte professionnel, c’est dire ses fonctions, sa
position hiérarchique, l’information qu’il pourrait détenir et fournir, etc

- Préparer son sujet et ses outils: lire et comprendre l’ensemble des éléments
inclus dans le dossier permanent se rapportant au sujet de l’entretien; fixer les
objectifs à atteindre; prévoir un guide d’entretien.
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.1. L’entretien d’audit

2- L’entretien à proprement parler, durant lequel il est


recommandé de:

- Se présenter, si nécessaire (première rencontre avec


l’interlocuteur), préciser le but de l’entretien (ceci permettra à votre
interlocuteur de juger quelle information pourrait vous être utile) et
confirmer la durée prévue,
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.1. L’entretien d’audit
- Ecouter attentivement, demander l’illustration des dires par des
exemples, s’assurer de comprendre ce que dit l’interlocuteur:
résumer ou reformuler, de temps en temps, les informations
recueillies,

- Recentrer la discussion si nécessaire (si elle s’éloigne du but de


l’entretien),
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.1. L’entretien d’audit

- Rester neutre (même si l’interlocuteur sollicite l’avis de l’auditeur),

- Prendre des notes, ce qui permet de: (i) ralentir si nécessaire le flux
d’information (ii) conserver une trace du déroulement de l’entretien et des
points essentiels évoqués,
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.1. L’entretien d’audit
- Varier la forme des questions : ouvertes ou fermées, alternatives,
suggestives, factuelles (qui ? quoi ? où ? comment ?). Ceci
contribue à maintenir l’attention de l’interlocuteur et à lui éviter
l’ennui.

- Remercier l’interlocuteur en lui indiquant que l’équipe d’audit


pourrait, éventuellement, avoir des questions complémentaires par la
suite.
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.1. L’entretien d’audit

3- La suite de l’entretien, qui consiste à:


Formaliser les notes prises et les exploiter.

Attention : La formalisation des notes et l’exploitation de l’information obtenue doivent


se faire à chaud, c’est à dire immédiatement après l’entretien.
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.2. L’observation physique

Il s’agit de l’observation directe, sur le terrain de la réalisation d’une activité,


le suivi d’un processus, la constatation d’une réalité. Cet outil de collecte de
données sert à mieux comprendre les procédures étudiées; il permet de suivre
sur le terrain le cheminement de certaines procédures. Il permet aussi de
constater si les procédures sont effectivement appliquées ou, éventuellement,
les différences entre ce qui doit se faire (conception) et ce qui se fait (mise en
œuvre).
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.2. L’observation physique

Parmi les avantages de l’observation physique on trouve, qu’ils peuvent


permettre à l’auditeur de:

- S’apercevoir si dans les explications (recueillies pendant l’entretien) une


partie de la procédure a été omise,

- S’assurer de la bonne compréhension de l’ensemble des procédures ou de


l’environnement (fonction, ou système) étudié,
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.2. L’observation physique

- Constater des problèmes qui ne sont pas connus ou


impossible de déduire de l’information écrite,

- Bénéficier d’une source riche d’exemples spécifiques utiles à


l’illustration des conclusions générales.
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.2. L’observation physique

Parmi les limitations de l’observation physique on trouve:

- Elle n’est pas toujours possible (ceci dépend par exemple de la nature de
l’activité dont l’auditeur veut observer l’exécution),
- Une observation physique ou directe ne permet pas de généraliser; en plus
l’observation requiert du temps et le nombre d’observations doit alors être
limité,
- Les personnes peuvent se comporter différemment de l’habituel quand
elles sont observées.
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.3. Les questionnaires

Il existe différents types de questionnaires, parmi lesquels on


trouve:

-  Questionnaires ouverts ou fermés,


-  Listes de vérifications (check-lists),
-  Questionnaire de contrôle interne.
2.3. Outils de l’audit
2.3.1. Outils de collecte d’informations
2.3.1.3. Les questionnaires

Parmi les bonnes pratiques pour l’utilisation de cet outil figurent:

- Utiliser le questionnaire en tant que guide de l’entretien; le


questionnaire ne doit pas emprisonner l’auditeur et son interlocuteur,

-  Eviter que le questionnaire soit rempli par l’interlocuteur et qu’il se


substitue ainsi à l’entretien.
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs

Cette catégorie d’outils sert à donner forme, à structurer et/ou à résumer


les informations collectées. Ces outils sont de quatre types qui,
généralement, se complètent :
2.3.2.1. Les organigrammes
2.3.2.2. Le narratif
2.3.2.3. Les diagrammes
2.3.2.4. Les grilles de séparation des tâches
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.1. Les organigrammes

Selon le dictionnaire Larousse, un organigramme est un «Graphique de la


structure d'une organisation complexe (entreprise, groupement, etc.),
représentant à la fois les divers éléments du groupe et leurs rapports
respectifs ».

Les organigrammes permettent donc de décrire et de comprendre les


responsabilités respectives des membres du personnel; leurs fonctions et
leur autorité formelle.
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.1. Les organigrammes

Il est important de noter la possibilité d’existence de différences non


négligeables entre l’organigramme officiel et les responsabilités réelles. Par
exemple, une personne peut exécuter dans la réalité des tâches qui ne font
pas partie de ses responsabilités formelles indiquée dans l’organigramme.

L’auditeur est souvent ramené à mettre à jour les organigrammes (s’ils ne


reprennent pas les derniers changements) et/ou à rajouter ces propres
commentaires (pour les ajuster à la distribution réelle des responsabilités ou
pour clarifier certains aspects qui requièrent des précisions).
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.2. Le narratif

Il s’agit de décrire une réalité au moyen de texte écrit, d’une narration.

Avantage: il est à la portée de tous.

Inconvénient : présente le risque de lourdeur et de manque de rigueur;


l’auditeur se retrouve face à la question « jusqu’où aller dans les détails ? »

Pour compenser les limitations du narratif, il est judicieux d’y recourir en


complément des diagrammes.
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.2. Le narratif

Exemple :
Système de ventes

SERVICE EXPEDITION

Lorsque la marchandise est expédiée, le Service Expédition prépare un document de ventes (DV) en trois
exemplaires ;
1. Au client ;
2. Au service facturation (voir – après) ;
3. Au comptable (voir – après).
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.2. Le narratif
SERVICE FACTURATION
A réception du DV :
-  préparation de la facture en deux exemplaires ;
-  classement du DV par ordre numérique ;
-  envoi de la facture :
1. au client
2. au comptable.

-  COMPTABLE
• Rapproche le DV et la facture
• Comptabilise la vente dans le livre auxiliaire des comptes à recevoir
• Classe le DV et la facture par ordre alphabétique de client.
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.3. Les diagrammes

Le diagramme est un descriptif normalisé (c’est-à-dire, réalisé selon des


normes) d’un circuit d’informations ou d’une procédure.

Il s’agit d’un outil de visualisation et de synthèse offrant la possibilité de


haute précision; il est utilisé pour faciliter et accroître la compréhension d’un
processus.
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.3. Les diagrammes
En pratique, dans le cas de processus complexes, il est possible de faire un
diagramme de synthèse, qui montre l’ensemble du processus, puis de faire
un diagramme de chaque service et chaque partie du processus.

Parmi les règles à respecter pour la bonne lisibilité des diagrammes figurent
celles relatives à:
-  Subdiviser les diagrammes si la procédure est complexe,
- Respecter la chronologie des opérations (c’est-à-dire leur cheminement
dans le temps) et ne pas hésiter à mettre en évidence les « documents en
attente »,
2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.3. Les diagrammes

- Ne pas laisser les documents sans sources et sans destination,


- Utiliser une colonne commentaires qui permet de ne pas surcharger le
diagramme.

Il convient aussi de confirmer l’ensemble du diagramme avec l’interlocuteur.


2.3. Outils de l’audit
2.3.2. Outils descriptifs
2.3.2.4. Les grilles de séparation des tâches

Ces grilles complètent les autres outils descriptifs.


Elles permettent de visualiser les différentes tâches et fonctions réalisées
pour chaque procédure par les différents intervenants.
Exemple de grille de séparation de tâche :

R. Magasin R. Achat Comptable Directeur


Réception X X
Contrôle de la X
qualité
Rapprochement X
facture/BC/BR
Comptabilisation X
Etablissement X
chèque
Signature chèque X
2.3. Outils de l’audit
2.3.3. Les outils de diagnostic

Les outils de diagnostic sont utilisés surtout, mais non exclusivement,


pendant la phase de prise de connaissance de l’entité auditée et celle de
l’évaluation du contrôle interne. Ces outils permettent de :

- Situer l’activité, son contexte et son évolution et donc comprendre l’impact


que peut avoir le contexte sur le mode d’exécution de l’activité et comment
ces aspects changent au cours du temps,
2.3. Outils de l’audit
2.3.3. Les outils de diagnostic

- Evaluer les enjeux et les risques en procédant à :

• Etablir des comparaisons dans le temps et dans l’espace,


• Repérer les tendances, les variations anormales ou atypiques.
2.3. Outils de l’audit
2.3.3. Les outils de diagnostic

Les techniques utilisées sont :

-  Décomposition de l’information (pour en réduire la complexité et


étudier séparément les diverses composantes),

-  Utilisation de ratio d’analyse financière (en considérant les tendances),

- Examen analytique.
2.3. Outils de l’audit
2.3.3. Les outils de diagnostic

L’examen analytique peut être défini comme étant un ensemble de


techniques visant à faire des comparaisons entre les données figurant dans
les états de synthèse et des données antérieures et prévisionnelles de
l’entreprise, faire des comparaisons entre les états de synthèse de l’entité et
des données d’entreprises similaires, analyser les fluctuations et tendances,
étudier et analyser les éléments ressortant de ces comparaisons.
2.3. Outils de l’audit
2.3.3. Les outils de diagnostic

Ces techniques permettent d’évaluer le contrôle interne à travers, le plus


souvent, le questionnaire de contrôle interne structuré par section des états
financiers ou par cycle d’activité. Il s’agit, alors, pour chaque objectif
d’évaluation, de répondre à des questions préétablies qui explicitent les
principaux contrôles que devrait comporter la procédure.
2.3. Outils de l’audit
2.3.3. Les outils de diagnostic
Ces questions servent de guide à l’auditeur, mais ne sont jamais exhaustives.
Elles permettent à l’auditeur de :

-   S’assurer de la qualité de l’évaluation du système (guide et document


de synthèse),
-   Améliorer l’efficacité de la vérification,
-  Permettre facilement la revue de l’évaluation des procédures par le
responsable de mission,
-  Améliorer les services rendus par l’auditeur aux dirigeants de
l’entreprise, en mettant en évidence les faiblesses du contrôle interne.
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation

Ces outils sont utilisés en phase finale mais aussi pour tester les forces apparentes du
contrôle interne; ils permettent d’obtenir une assurance raisonnable de la validité des
informations obtenues.

Parmi ces outils figurent:

2.3.4.1. Contrôles arithmétiques et évaluations,


2.3.4.2. Contrôle de documents,
2.3.4.3. Confirmation des tiers.
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.1. Contrôles arithmétiques et évaluations

Cette technique consiste à :

- Vérifier les additions, multiplication, etc.

- Faire des estimations sur les calculs de coûts de revient, les


amortissements, la rotation des stocks.
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.1. Contrôles arithmétiques et évaluations

Il est nécessaire de pratiquer des rapprochements. Un rapprochement est la


comparaison entre deux chiffres de sources indépendantes, ou de la
comparaison entre un chiffre soit avec sa source ou avec des normes
préétablies.

Parfois, selon le jugement de l’auditeur, il est même nécessaire de faire des


reconstitutions. Il s’agit de recalculer certains chiffres après vérification des
éléments qui permettent de les obtenir.
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.2. Contrôles de documents

L’auditeur doit essayer de rechercher les preuves afin de valider les soldes
des comptes et classifier les informations dans un ordre de force probante
croissante :
-   Information verbale
- Examen de documents internes
- Examen de documents émanant d’un tiers (c’est-à-dire de source
externe indépendante)
-   Confirmation directe d’un tiers
-   Observation physique, réalisée par l’auditeur.
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.3. Confirmation des tiers

Appelée aussi « circularisation », elle consiste à demander la


confirmation d’une donnée relative à un chiffre ou à une situation (par
exemple, des litiges) à des tiers, c’est-à- dire à des personnes ou à des
entités autres que les dirigeants ou employés de l’organisation auditée.
Les principaux tiers concernés sont: les clients, les fournisseurs, les
banques, les avocats,...
Du fait de son caractère externe à l’entreprise, la confirmation fait
partie des éléments les plus probants.
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.3. Confirmation des tiers

L’auditeur doit exposer à l’entreprise les motifs du recours à cette


procédure (respect des normes et information du client lui-même) et ses
modalités. Il est indispensable d’obtenir l’accord de l’entreprise sur le
principe même d’une demande de confirmation, car les lettres sont
émises sur le papier à en-tête de l’entreprise.
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.3. Confirmation des tiers

Les demandes de confirmations peuvent être relatives, entre autres, à :

-  Une position à une date donnée (le solde du compte à une date donnée);
-  Les opérations d’une période (livraisons, factures, recouvrements
concernant un client);
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.3. Confirmation des tiers

- Les litiges en cours;


- Les signatures autorisées.

Les demandes de confirmation peuvent être fermées (exemple: fournir un


chiffre et demander sa confirmation) ou ouvertes (exemple : demander quel
est le chiffre...).
2.3. Outils de l’audit
2.3.4. Outils de validation
2.3.4.3. Confirmation des tiers

Sauf cas exceptionnel, il n’est pas envisageable de demander une


confirmation directe à tous les tiers de chaque catégorie. L’échantillon choisi
doit être représentatif de la population concernée.

Dans le choix des tiers, l’auditeur tiendra compte :


-  des soldes des comptes (valeur relativement importante) ;
- du volume des transactions traitées (ex. : chiffre d’affaires important,
mais solde nul) ;
- des anomalies apparentes (soldes clients créditeurs, d’éléments
anciens,...).
3. Audit interne
et audit externe
3.1. Audit
interne 3.2.
Audit externe
3.1. Audit 3.1.1. Définition et objectifs
3.1.2. Audit interne et contrôle interne
interne
3.1. Audit interne
3.1.1. Définition et objectifs

L’audit interne est une fonction qui présente de grandes spécificités et


caractéristiques. Elle dispose en fait des caractéristiques d’une profession
normée à l’échelle internationale: même définition, même standards
professionels, même code de déontologie.
L’audit interne fat partie intégrante de l’entreprise et exerce son activité
dans le cadre des politiques définies par la Direction Générale et le conseil
d’administration.
3.1. Audit interne
3.1.1. Définition et objectifs

L'audit interne est une activité d'assistance et de conseil à la gestion qui


a beaucoup évolué et touche aujourd'hui toutes les activités de l'entreprise
et assure par conséquent une grande variété de services d'audit et de
conseil.
3.1. Audit interne
3.1.1. Définition et objectifs

Selon le conseil d’administration de l’IFACI :


 
« L'audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une
organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses
conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette
organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et
méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de
gouvernement d'entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur
efficacité. »
3.1. Audit interne
3.1.1. Définition et objectifs

Alors l’audit interne peut être vu comme une activité:


 Indépendante
 Objective
 D’assurance
 De conseil
 D’évaluation indépendante
 D’assistance du management
 D’appréciation du contrôle interne
3.1. Audit interne
3.1.1. Définition et objectifs

Il y a lieu de signaler que l’audit n’est pas:


- L’audit interne n’est pas une inspection
- L’audit interne n’est pas une certification: La certification se prononce sur la validité des
comptes (portée juridique) alors que l’Audit donne une assurance raisonnable sur la
qualité des comptes (préalablement à leur certification).
- L’audit interne n’est pas une étude ou une expertise: Il n’intervient pas préalablement à la
mise en place d’une procédure, mais au contraire il l’évalue a posteriori.
l’audit interne agit comme un organe consultatif pour le management
3.1. Audit interne
3.1.1. Définition et objectifs

En définitive, l’audit interne est une fonction ayant pour but de déceler les
principales faiblesses au niveau de management de risque (est ce que les
risques sont correctement identifiés? Est ce que le bilan sur la gestion des
principaux risques est dressé? Etc.), de contrôle ainsi que la gouvernance
de l’entreprise, determiner les causes, évaluer les conséquences, formuler
des recommandations et convaincre les responsables d’agir, ce qui permet
de réaliser les objectifs de l’entreprise.
3.1. Audit interne
3.1.1. Définition et objectifs

Les objectifs de l’audit interne:

- S’assurer de l’existence d’un système de contrôle interne qui permet de


maitriser les risques;
- Veiller de manière permanente à l’efficacité de son fonctionnement;
- Conseiller le management et l’accompagner;
- Instaurer la culture de contrôle et prévenir l’entreprise des difficultés
pouvant la menacer.

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