Vous êtes sur la page 1sur 139

ASSAINISSEMENT ET

DRAINAGE DES
AGGLOMÉRATIONS
Yao B. K (Maître de Conférences des Université// +225 07 271 713// yaomonie@yahoo.fr
Objectifs du cours:

Le présent cours à pour but de donner aux apprenants les outils de base leur permettant de
participer efficacement à la gestion de eaux usées et des eaux pluviales sur un territoire
donnée.

prérequis :

Mécanique des fluides, éléments de base de l’assainissement, hydrologie,


dimensionnement des ouvrages en assainissement

Possibilité d’emploi:
BAD, BOAD, ONG International, ONAD, SODECI ASSAINISSEMENT, Service technique des
Mairies, District autonomes, etc.
1- PROBLEME CAUSES PAR LE MANQUE D’ASSAINISSEMENT ET DE DRAINAGE

2 - NATURE DES EAUX À ÉVACUER


2.1 - Eaux pluviales et de ruissellement
2.2 - Eaux usées

3 - CARACTÉRISTIQUES DES EFFLUENTS
3.1 - Caractères qualitatifs
3.2 - Aspects quantitatifs
4 - CONSTRUCTION DES OUVRAGES D’ÉCOULEMENT
4.1 - Forme des ouvrages
4.2 - Calcul des ouvrages
4.3 - Construction des ouvrages
4.4 - Ouvrages annexes
4.5 - Épreuves

5 - OUVRAGES ANNEXES
6 - BASSINS DE RETENUE D'EAUX PLUVIALES
6.1 - Indications générales
6.2 - Calcul hydraulique des bassins de retenue
6.3 - Dispositions constructives pour digues
6.4 - Pollution et entretien

7 - BASSIN D’ORAGE SUR RÉSEAU UNITAIRE


7.1 - Principe général
7.2 - Fonctionnement
1 - NATURE DES EAUX À ÉVACUER

1.1 - Eaux pluviales et de ruissellement


2.2 - Eaux usées
Assainissement et drainage des agglomérations = évacuation
de l'ensemble des eaux pluviales et usées, ainsi que leur rejet
dans les exutoires naturels sous des modes compatibles avec
les exigences de la santé publique et de l'environnement.

Il faut distinguer fortement les eaux pluviales et les eaux


usées. Les équipements et infrastructures sépareront au
maximum les deux origines.
.

Eaux pluviales et de ruissellement =


C’est l’eau de pluie  qui a touché le sol, une surface construite ou naturelle
susceptible de l'intercepter ou de la récupérer (toiture, terrasse,
impluvium, arbre, etc.).
Elle peut faire l'objet d'une récolte et d'un stockage (bassin de rétention
des eaux pluviales, réservoir d’eau de pluie) en vue de son infiltration ou de son
utilisation ultérieure à des fins domestiques, agricoles ou industrielles

Eaux usées= effluents liquides = eaux polluées = constituées de toutes les eaux de nature


à contaminer, par des polluants physiques, chimiques ou biologiques, les
milieux dans lesquels elles sont déversées.
 Les eaux de pluie ne sont pas dépourvues de pollutions et peuvent constituer une cause
de pollution. Ces eaux se chargent :

-d’impuretés, au contact de l’air (fumées industrielles, résidus de pesticides…)

-de résidus déposés, en ruisselant sur les toits et les chaussées des villes (huiles de
vidange, carburants, résidus de pneus, métaux lourds…).
Lorsque le système d’assainissement est dit « unitaire », les eaux pluviales sont mêlées
aux eaux usées domestiques. En cas de fortes précipitations, les contraintes de préservation
des installations de dépollution peuvent imposer un déversement (délestage) de ce
« mélange » très pollué dans le milieu naturel.

Enfin, dans les zones urbaines, les surfaces construites rendent les sols imperméables et
ajoutent le risque d’inondation à celui de la pollution. Les eaux pluviales peuvent être
collectées en même temps que les eaux usées domestiques ou bien séparément. On parle
alors de réseau unitaire ou séparatif.
EAUX USÉES DOMESTIQUES

Elles proviennent des différents usages domestiques de l’eau et sont, essentiellement,


porteuses de pollution organique :

eaux ménagères (salles de bains et cuisines) sont généralement chargées de détergents,


de graisses, de solvants, de débris organiques…
eaux-vannes (rejets des toilettes) chargées de diverses matières organiques azotées et de
germes fécaux.
EAUX USÉES INDUSTRIELLES

Très différentes des eaux usées domestiques, leurs caractéristiques varient d’une
industrie à l’autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles
peuvent contenir :

des produits toxiques


des solvants
des métaux lourds
des micropolluants organiques
des hydrocarbures…

Certaines de ces eaux usées font l’objet d’un prétraitement de la part des industriels
avant d’être rejetées dans les réseaux de collecte.
2- PROBLEMES CAUSES PAR LE MANQUE D’ASSAI
NISSEMENT ET DE DRAINAGE DES EAUX PLUVIALE
S ET USEES DANS LES AGGLOMERATIONS
Débordements et inondations par les eaux usées putrides dans les
parcelles assainies de Dakar (Sénégal)

 L’Arrondissement des Parcelles Assainies,


est une banlieue nord de la ville de Dakar.

 Il appartient au grand ensemble des


Niayes
 Une visite de terrain en 2005 dans les Parcelles Assainies avait permis de constater
des indices extraordinaires de la défaillance actuelle du réseau d’assainissement.

 On enregistre une coupure totale, par débordements et inondations d’eaux usées


putrides sur la plupart des artères de grande circulation

a) Inondation d'eaux usées sur la voie à grande circulation devant le salon de coiffure SADIO création de l'unité
15 (b) Inondation d'eaux usées dans une rue à proximité de la résidence de PAPE Cissé de l'unité 15 à la villa 4
a) Inondation d'eaux usées
dans une dépression
fermée de l'unité 15 près
de la villa 39

b) Débordement de regard
dans une rue de l'unité 15
non loin de SADIO coiffure

c) Inondation d'eaux usées


dans une rue à l'opposé de
la résidence de PAPE Cissé
de l’unité

d) Inondation d’eaux usées


dans la rue longeant la
résidence de PAPE Cissé de
l’unité 15
Inondation d'eaux usées dans une chambre à coucher de la résidence de PAPE Cissé
de l'unité 15

Chez M. PAPE Cissé on pouvait constater la présence d’une foule d’enfants jouer dans les
boues puantes et avec les eaux usées et putrides sous les regards des plusieurs femmes.
a) Débordement et inondation d'eaux usées non épurées qui se jettent en mer sur la plage de DJILY
MBAYE
b) Débordement et inondation d'eaux usées non épurées sous forme de lagune sur une plage de l'unité 15
Débordement et inondation d'eaux usées non épurées sous forme de lagune sur une plage de
l'unité 15
Comportement et raz-le- bol des populations riveraines vis a vis des installations
techniques dans les parcelles assainies

 Lorsqu’on parcourt les unités des Parcelles Assainies, on constate assez


clairement dans les secteurs à problème que les populations se sentent
frustrées et incapables vis-à-vis du sort qui les frappe.

 En effet, sur plusieurs sites inondés, il n’est pas impossible de réaliser que ces
populations riveraines se sentent oubliées, désabusées et même quelques fois
trahis par les autorités compétentes et notamment par les hommes politiques
qui aiment à promettre le ciel et la lune pendant leur campagne.

 Ainsi, partout, c’est donc le raz le bol généralisé.


 Malgré tout, les populations qui sont victimes des désastres environnementaux liés aux
débordements et aux inondations d’eaux usées putrides dans les regards et les stations
de pompage en surcharge, continuent de manifester leur espoir de voir un jour cette
situation se réparer pour mettre fin à leur misère et à leur humiliation.

 A cet égard, notre visite a été souvent saluée dans les unités comme étant le début de
la satisfaction attendue.

 En conséquence, nulle part dans les Parcelles Assainies, il n’a été noté aucun
comportement malveillant contre les installations techniques dont l’importance avérée
n’est ignorée de personne.
 Partout, les installations sont dans les bonnes grâces des populations riveraines.

 En effet, les gardiens et les agents qui s’en occupent n’ont jamais signalé des cas
d’agression physique ou de soulèvement populaire contre les agents spécialisés et les
installations techniques.

 Même dans les situations les plus graves, on rencontre toujours l’équipe des agents se
débattre contre les inondations avec l’aide et le soutien des populations riveraines.

Intervention d'urgence des agents sur une voie de l'unité 15


Débordements et inondations par les eaux usées putrides à Abidjan
(Côte d’Ivoire)

Débordement d’eau usées à Koumassi


Débordement d’eau usées à Koumassi
 La situation du manque d’assainissement à Koumassi est triste et inspire la
pitié pour les automobilistes vivant dans cette commune.

 Circuler sur les routes de Koumassi est un parcours du combattant.

 Les 5 principales voies de cette cité sont quasiment abîmées, coupées. Les
routes secondaires et les ruelles également. La situation est très critique
dans la commune et suscite la grogne de ses habitants.

 A l'image de la dégradation sur près d'un kilomètre, de la voie de la ligne du


bus 11, précisément à l'école Baradji.
 Les caniveaux bouchés et les dispositifs d'assainissements non collectifs (Anc)
communément appelés ''regards'', aussi défaillants, ne permettent pas l'écoulement
des eaux usées qui stagnent sur les voies.

 Ces eaux remontent parfois même dans les habitations.

 La situation empire dès qu'une petite pluie s’abat sur la cité.

 Des opérateurs économiques se plaignent de cet environnement à la fois dégradant et


répugnant qui fait baisser leurs chiffres d'affaires. 

 Des riverains révèlent également que les voies dégradées sont des endroits pour
certains opérateurs de vidange pour déposer leurs déchets. 
 Les eaux usées qui stagnent sur la voie publique, on en trouve un peu partout dans
la commune de Koumassi, à l'image de cette zone où des populations sont
contraintes de marcher avec tous les risques de maladies que cela comporte.

 Ces eaux sales, qui dégagent des odeurs fétides, sont des gîtes larvaires de
moustiques.

 Ces vecteurs parasitaires du paludisme se développent et infestent les quartiers et


sites qui favorisent leur reproduction.

 On en trouve du côté de Koumassi Remblais, précisément au carrefour du sous-


quartier dénommé « sans fil ».
 L'air n'est pas du tout agréable à respirer, puisque toutes les voies de Koumassi
Remblais sont concernées.

 L'autre point critique qui suscite des inquiétudes est sur la ligne du bus 32,
précisément devant la pharmacie Saint-François.

 Idem pour l'axe situé à l'angle du cimetière municipal et même au niveau du grand
marché de la cité.

 Plusieurs véhicules tombent en panne et s’immobilisent sur ces routes, obligeant


leurs occupants à descendre dans la boue.

 Populations et conducteurs, tous grognent. Les uns redoutent d'arriver en retard à


leurs lieux de rendez-vous, les autres craignent pour l'état de leurs engins.
3 - CARACTÉRISTIQUES DES EFFLUENTS

3.1-Typologie des effluents


3.2 - Aspects quantitatifs
3.3 - Caractères qualitatifs
3.1 – TYPOLOGIE DES EFFLUENTS
Les effluents urbains comprennent :

les eaux résiduaires ou eaux usées ;


les eaux pluviales ou plus exactement les« eaux excédentaires de
temps de pluie » ;
les eaux parasites, eaux souterraines s’introduisant dans les réseaux
non étanches.

L’origine des eaux résiduaires urbaines est principalement domestique


(eaux « vannes », eaux « grises ») ; mais une part est d’origine
industrielle (très variable suivant les agglomérations).
3.2 - CARACTÈRES QUANTITATIFS DES
EFFLUENTS
3.2.1. EAUX USÉES
a) GENERALITES
Le volume d’eaux usées rejeté par habitant et par jour va généralement
croissant avec la taille de l’agglo­mération par suite de différences d’habitudes
de vie et d’une plus grande contribution des secteurs secon­daire et surtout
tertiaire.

Il varie aussi suivant les régions du globe et leur niveau de développement. Il
peut être influencé par le mode de tarification de la consommation d’eau
potable.

La production d’eaux usées urbaines varie tout au long de la journée. Dans les
petites agglomérations on constate souvent deux pointes de débit ; dans les
agglomérations plus importantes on n’en constate qu’une. L’évolution
sociologique conduit à la généralisation de ce dernier type de variation.
 Plus le réseau est court et la population desservie faible, plus la
pointe est importante. La présence de nombreux postes de
relèvement sur un réseau peut avoir un effet comparable.

 On constate d’une manière générale que les flux de pollution


varient plus amplement que le débit traduisant le fait que les
concentrations maximales sont atteintes pen­dant la pointe de
débit.

 Par ailleurs, même si les courbes ont une allure identique, chaque
pollution évolue de manière « autonome » et dans l’exemple de la
figure ci-dessous (très typique) leur rapport entre flux maximum et
flux mini­mum est différent (Tableau).
Figure . Variations journalières d'une eau usée d'une collectivité locale
Tableau :  Variations journalières des flux de pollution
b) CALCUL DU DÉBIT D'EAUX USÉES
Notion de nombre d'équivalent habitants (EH)

 L'équivalent-habitant (EH) est une unité conventionnelle de mesure de la


pollution moyenne rejetée par habitant et par jour.

 La charge polluante rejetée par les ménages, les industries, les artisans est
exprimée en EH, autrement dit une industrie de 100 EH pollue autant que
100 personnes.

 Suivant le type d'élément étudié (élément polluant - débit hydraulique...) les


valeurs peuvent variées. A titre d'exemple, on utilisera le tableau ci-dessous:
Calcul du débit d'eaux usées

Pour l'évaluation des débits maximaux, on se réfère à la consommation d'eau


par habitant et par 24 heures correspondant aux plus fortes consommations
journalières de l'année, estimées ou calculées à partir des volumes d'eau
produits, déduction faite des pertes et des volumes d'eau destinés à d'autres
usages (≈ 30%).

En règle générale, il convient de tenir compte :


- de l'accroissement prévisible de la population sur la zone concernée;
- du développement probable de la consommation des usagers.
Débit moyen
La consommation moyenne journalière prévisible se situe dans une fourchette
de 200 à 250 litres par habitant et par jour.
Soit un débit moyen à évacuer : 140 l/h.j ≤ qm ≤ 170 l/h.j
On en déduit le débit moyen en prenant en compte le nombre d'équivalent
habitants :
Qm = E.H*qm

Débit de pointe
Du fait des activités et des modes de vie, on constate que les débits d'eaux
usées se caractérisent par des pointes à certaines périodes de la journée.
On définit un débit de pointe : Qp = p*Qm
Avec :
Qm est exprimé en m3/s
Les valeurs de a et de b sont prises respectivement égales à 1,5 et 2,5.

Ce coefficient devant rester inférieur à 4


EAUX PLUVIALES
Le débit d’eaux pluviales dépend :
 de la pente et de la surface du bassin versant ;
 de son coefficient d’imperméabilisation ;
 de la pluviosité.

Des formules tenant compte de ces différents paramètres ont été proposées
dont celles de Caquot.

De plus en plus des modèles permettent non seulement de calculer les débits
engendrés par tout ou partie d’un bas­sin versant, mais aussi, en temps réel, de
donner les mêmes informations à partir de la hauteur de pluie réelle mesurée
par pluviomètre.
Caractéristiques des bassins versants
Paramètres d'étude
Le bassin versant se définit comme l'aire de collecte considérée à partir d'un exutoire,
limitée par le contour à l'intérieur duquel se rassemblent les eaux précipitées qui s'écoulent
en surface et en souterrain vers cette sortie.
Cette surface de collecte des eaux est constituées de différents matériaux :
sol végétal,
sol revêtu..., favorisant plus ou moins l'écoulement des eaux.
Suivant la taille, la forme, la pente moyenne de cette surface les eaux s'écouleront plus ou
moins rapidement.
En conséquence, il existe différents paramètres pour décrire un bassin versant :
Les paramètres descriptifs du bassin versant :
sa surface,
son coefficient de ruissellement,
la longueur du cheminement hydraulique,
sa pente moyenne et sa pente moyenne pondérée,
son temps de concentration.
La surface du bassin versant
Il s'agit de la surface en plan du bassin versant. Elle est généralement
déterminer soit à l'aide d'outils informatiques, soit de manière approchées
suivant un principe de quadrillage.

Les coefficients de ruissellement


Caractérisation
Le coefficient de ruissellement (Cr) est le rapport entre la hauteur d'eau
ruisselée à la sortie d'une surface considérée (dite “pluie nette”) et la hauteur
d'eau précipitée (dite “pluie brute”).
Ce coefficient est relativement complexe à définir. En effet, ce coefficient
dépend de la nature du sol(sableux, argileux, limoneux, ...), de sa couverture
(prairie, forêt, culture, ...), de sa pente, de l'intensité de la pluie et de son état
de saturation lié aux antécédents pluviométriques ...
Ce schéma met en évidence quatre modalités de pertes au ruissellment :
l'évaporation ;
la rétention d'eau ;
l'interception par la végétation ;
l'infiltration.
En première approximation on pourra se référer aux tableaux suivants.
Calcul du coefficient de ruissellement d'un bassin composé de
surfaces différentes :

Où Ci est le coefficient de ruissellement de la surface Ai


et A la surface totale du bassin
La longueur de cheminement hydraulique
La longueur L d'un bassin versant correspond au plus long cheminement
possible d'une goutte d'eau entre le s crête s du bassin et l'exutoire où l'on se
trouve.
Plus précisément, il s'agit du plus long parcours en temps d'écoulement et non
du plus long parcours métrique entre l'exutoire et les limites du bassin
versant.
Cette longueur peut être estimée à partir de la formule suivante : 

où A est exprimé en ha
Pente moyenne et pente pondérée
Cette pente est mesurée sur le cheminement hydraulique à partir duquel la
longueur L du bassin e st établie.
On parle soit de pente globale soit de pente moyenne pondérée.
La pente globale :
Pglobale = (Zamont-Zaval)/L
Zamont est la cote du point le plus élevé
Zaval est la cote du point le plus bas

La pente moyenne pondérée :

Pmoyenne pondérée=[Σ Lj/Σ (Lj/√pj)]²

Expression dans laquelle Lj est un tronçon de la longueur globale, et de pente


p
Temps de concentration
C'est précisément le temps que met une goutte d'eau à parcourir la longueur
du bassin versant.

Dans la théorie hydrologique, il faut qu'un épisode pluvieux dure au moins le


temps de concentration pour que l'ensemble de la surface du bassin versant
soit sollicité ce qui produit alors le débit maximum possible à l'exutoire.

Si l'épisode pluvieux dure moins que le temps de concentration, une partie


seulement de la surface du bassin versant contribuera au débit à l'exutoire
et si l'épisode pluvieux dure plus longtemps que le temps de concentration,
l'en semble de la surface du bassin versant réagira mai s alors le débit à
l'exutoire présentera un palier.
Il existe un grand nombre de formules permettant de calculer ce temps :

Dans de
nombreuses
études, les
projeteurs
prennent une
valeur moyenne
de ces diverses
formules ou
d'autres.

Il semblerait plus
judicieux
d'appliquer une
formule dont on
connaît les limites
de validité.
Étude des débits d'eaux pluviales

Intensité pluviale
Le calcul du débit d'eau pluvial à évacuer se calcule en fonction de l'intensité
pluviale (mm/h) d'un événement pluvieux :

où a et b sont les coefficients de Montana


et t le temps de concentration.

Cette intensité dépend principalement de deux facteurs :


la situation géographique du bassin étudié,
la période de retour.
Période de retour
La période de retour, ou temps de retour, caractérise le temps statistique entre
deux occurrences d'un événement naturel d'une intensité donnée.

Dans le cas du dimensionnement des réseaux d'eaux pluviales il s'agit des


événements orageux. Les valeurs des temps de retour préconisés sont les
suivants :
Situation géographique et coefficients de Montana
Des études statistiques des intensités pluviométriques, mesurées dans les
différentes stations météorologiques, ont permis de définir les coefficients
propres à chacune de ses stations.

On peut acheter auprès de Météo - France pour une station donnée les
valeurs de ces coefficients. On trouvera aussi sur internet les valeurs utilisées
dans une région donnée (à titre d'exemple ceux du Grand-Lyon :
A défaut
d'information, on
pourra se référer
aux valeurs définies
dans l'Instruction
Technique de 1977 
ci-dessous
4 - CONSTRUCTION DES OUVRAGES D’ÉCOULEMENT
4.1 - Forme des ouvrages
4.2 - Calcul des ouvrages
4.3 - Construction des ouvrages
4.4 - Ouvrages annexes
4.5 - Épreuves

5 - OUVRAGES ANNEXES
4.1 - Forme des ouvrages
Les canalisations d’écoulement de petit diamètre sont généralement circulaires. La
forme ovoïde qui permet, à pente et débit égaux, une vitesse plus grande n’est utilisée
que pour les ouvrages plus importants.

Dans les têtes de réseau, le diamètre ne peut être adapté au débit (la pente étant à
peu près fixée par la topographie).

Les diamètres minimaux sont déterminés pour limiter les risques d’obstruction :
 0,30 m pour les écoulements pluviaux ;
 0,20 m pour les eaux usées.

Le diamètre de 0,15 m qui a été souvent utilisé est abandonné, sauf pour les
branchements particuliers.
 La limite supérieure du diamètre est élevée (théoriquement 0,60 m), la forme circulaire
convenant bien à la préfabrication en usine, garantie d’une bonne qualité du tuyau.
Cette forme peut être conservée même pour des ouvrages importants, en réseaux
d’eaux usées où les dépôts sont remis en suspension chaque jour par les pointes de
débit, lorsqu’un flot permanent permet l’autocurage (émissaires) ou bien lorsque l’on ne
peut pas assurer l’autocurage pour les petits écoulements (égouts pluviaux).

 En système unitaire, au contraire, la grande variation de débit entre le temps sec et le


temps de pluie, ainsi que la possibilité de dépôts de sables, malgré des bouches
sélectives, justifie l’adoption, préconisée par les instructions françaises, au-delà de
0,60 m de diamètre, de sections ovoïdes où le flot de temps sec est mieux concentré.

 Pour permettre au personnel d’exploitation de circuler par temps sec dans les collecteurs
unitaires de grand diamètre, il peut être préférable de construire des collecteurs à
banquette, la cunette étant calculée pour l’écoulement du débit de temps sec...
http://lycee-
cherioux.fr/Mooc/reseaux_humides/dimensionnement/~gen/dimensionnement.publi/auroraW/co/dimensionnement_9.
html

NOTION DE TEMPS DE RETOUR

 En moyenne, l'événement se produit p fois par an et


sa durée de retour sera égale à T=1/p années.

 Il est alors possible de donner une interprétation plus concrète


au temps de retour : c'est la durée moyenne séparant
deux occurrences de l'événement.
OUVRAGES DE GESTION DES EAUX
PLUVIALES
 Ouvrages d'accès
 Equipements de sécurité
 Equipements de surface
 Branchements au réseau
 Ouvrages aériens de gestion des eaux
pluviales
 Ouvrages enterrés de gestion des eaux
pluviales
 Piezomètres
OUVRAGES D'ACCÈS
Les regards d'accès au réseau permettent d'accéder au réseau
d'assainissement afin d'y pénétrer si sa dimension est suffisante (ouvrage
visitable), ou simplement de l 'inspecter et d'assurer sa maintenance et son
entretien. On peut donc répertorier les regards :

- d'accès pour visite,


- d'entretien pour curage ou descente de matériel,
- d'aération (qui peuvent être de dimension inférieure).

Ils se composent d'un tampon, d'une cheminée et d'un branchement


d'accès. Ils sont le plus souvent matérialisés en surface par un tampon et
sont le lieu principal où les caractéristiques du réseau sont modifiées
(changement de pente, de direction).
CARACTÉRISTIQUES ET QUALITÉS PRINCIPALES
Les regards d'accès au réseau se composent d'un tampon, d'une cheminée, et d'un
branchement d'accès.
Les cheminées d'accès auront pour dimensions :
- Diamètre 1000 pour les collecteurs dans les cas généraux,
- Diamètre 1200 pour les collecteurs dans les cas particuliers si besoin
d'adapter au projet,
- Adapté au cas par cas pour les collecteurs > 800mm et pour ceux
présentant plus de 2 arrivées ou départs.

Les regards d'accès doivent dans certains cas comporter des équipements de
sécurité :
- Si la profondeur est > 2.5m, l'échelle est obligatoire,
- Si la profondeur est > 3m, d'autres équipements de sécurité seront
nécessaires,
- Si la profondeur est > 6m, la présence de pallier est obligatoire.
Les tampons qui équipent les regards d'accès au réseau doivent remplir les
conditions suivantes :
être en fonte DN250 sur trottoir et DN400 sur chaussée,
être estampillées Grand Lyon Métropole et mentionner la nature de l'euent
(eaux usées ou eaux pluviales),
être de dimension standard (600 ou 650) pour les bouches d'aération,
pour les chambres d'accès, ils seront de diamètre 800 avec assistance
mécanique à l'ouverture,
les tampons seront ajourés ou à grille sur le réseau unitaire et pluvial ; ils
seront pleins pour l'eau usée stricte,
 des tampons pleins doivent être posés en zone inondable
 être articulés (minimum 110°)
 offrir la possibilité d'installer un dispositif de verrouillage
 être usinés (avec un champfrein pour ne pas coller)
 les verrins à gaz doivent être évités, on leur préfèrera une assistance mécanique
(type verin à ressort)
 les tampons emplis de matériaux sont strictement proscrits, ils peuvent
néanmoins être décorés
 (fonderies décoratives)
 Être sécurisés et munis d'un joint anti-bruit entre le cadre et le couvercle
(pour neutraliser le bruit de circulation des véhicules).
ÉQUIPEMENTS DE SÉCURITÉ
 Les équipements de sécurité permettent de garantir la sécurité des
agents lors de leur descente en réseau.

 Ce sont des équipements indispensables dont la pose est bien souvent


règlementée et dont l'entretien doit être particulièrement surveillé.
Caractéristiques et qualités principales
Echelles, échelons et crinolines

Elles permettent de descendre en sécurité par les regards d'accès.


Des échelles en aluminium ou en matière composite armée équipées de double
crosse, seront installées dans les regards, si la profondeur est supérieure à 2,50 m, sauf
dans le cas d’ouvrages spéciaux.
La hauteur du 1er barreau devra être à 25 cm sous le niveau du tampon.
Les échelles seront privilégiées aux échelons qui ne seront tolérés que s'ils sont munis
de gardepied.
L'échelle devra être positionnée à l'opposé de l'articulation du tampon et devra être
parallèle au sens d'écoulement.
Pour les collecteurs visitables de diamètre supérieur à 1,2 m, on installera une échelle
dans les regards dont la hauteur intérieure est supérieure à 1,20 m.
Une crinoline est obligatoire si le diamètre du regard est supérieur à 1,2m et la
profondeur supérieure à 3m.
Garde-corps et mains courantes
Un garde-corps est un ensemble d'éléments formant une barrière de
protection placée an d'empêcher une chute accidentelle dans le vide. Il est
indispensable dès que le risque de chute existe.

La main-courante est la partie d'un garde-corps sur laquelle on pose la


main. Parfois dans le réseau, elles sont ancrées directement dans le mur et
permettent de se déplacer en sécurité sur les banquettes des collecteurs.
ÉQUIPEMENTS DE SURFACE
Les équipements de surface ont pour fonction de collecter les eaux de
ruissellement et de les raccorder à l'égout. Parmi ces équipements, on compte
les tabourets-grilles, les bouches d'égout, les puisards, etc...

Caractéristiques et qualités principales

On distingue 2 grandes familles d'équipements de surface :


Des ouvrages ponctuels :

1. Les bouches d'égout sont les éléments (ponctuels) d'un réseau


d'assainissement permettant l'introduction des eaux de ruissellement dans le
réseau. Elles peuvent être avec ou sans grille, avec ou sans puisard. La présence
ou non de grille est déterminée en fonction du débit d'eau à collecter, mais aussi
de la présence ou non de déchets végétaux.

En amont d'ouvrages sensibles (drain ou Structure Alvéolaire Légère), il est


envisageable de mettre des paniers sous les grilles pour piéger les flottants.
Cependant, leur entretien manuel est chronophage, ils sont donc à utiliser de
façon exceptionnelle. Les puisards sont de petits bassins de dessablement au
fond d'un regard, d'une bouche d'égout ou un petit ouvrage maçonné situé sous
le l d'eau d'un collecteur.
2. Les tabourets (ou regards de branchement) sont des dispositifs qui
permettent de raccorder les canalisations privatives d'eaux usées ou d'eaux
pluviales à la conduite de raccordement à l'égout public. Le tuyau de
branchement doit faire à minima 160mm de diamètre an de permettre le
curage et le passage caméra.

Des ouvrages linéaires :

Les caniveaux sont des équipements qui doivent permettre :


- la collecte des eaux de surface, y compris quand le ruissellement est fort,
- la non collecte des déchets,
- le non bouchage par des feuilles.
LES BRANCHEMENTS ET
RACCORDEMENTS AU RÉSEAU
Caractéristiques et qualités principales

Un branchement sous voie publique comprend d’aval en amont :


un dispositif permettant le raccordement sur l’égout public, une canalisation
de branchement, un ouvrage dit « regard de branchement », « tabouret de
voirie » ou « boite de branchement », placé en limite de propriété, sur le
domaine public ou exceptionnellement sur le domaine privé. Il doit demeurer
visible et accessible au service exploitant pour permettre un contrôle et
l’entretien du branchement.
OUVRAGES AÉRIENS DE GESTION DES
EAUX PLUVIALES
Les ouvrages aériens de gestion des eaux pluviales permettent de :
collecter et stocker temporairement à l’air libre les eaux de ruissellement,
limitant ainsi les risques d’inondation,
les traiter éventuellement (si les eaux sont polluées, suite au lessivage des
surfaces urbaines et chaussées…),
les évacuer, soit vers un exutoire (réseau, bassin, cours d’eau), soit par
infiltration dans le sol et évaporation.

Ces ouvrages aériens peuvent aussi jouer un rôle dans la composition de


l’espace en prenant la forme d’ouvrages surfaciques (bassins à ciel ouvert) ou
longitudinaux (noues ou fossés).
Les bassins à ciel ouvert
Caractéristiques et qualités principales

Les bassins à ciel ouvert sont des ouvrages de stockage, de décantation et/ou
d’infiltration des eaux pluviales. On distingue les bassins en eau permanente
(hauteur d’eau de 0,5 à 3m) des bassins secs, inondés ponctuellement en
fonction des pluies. Il peut s'agir aussi de zones humides. Les bassins à ciel
ouvert permettent, en plus de leurs fonctions hydrauliques, d’assurer le
piégeage de la pollution par décantation. Ils peuvent être ouverts au public et
assurer des fonctions de loisirs : promenade, terrain de sport occasionnel,
vélo cross... Enfin, ils peuvent être conçus comme des refuges de biodiversité
pour la faune et la ore.
Les noues et les fossés

Caractéristiques et qualités principales


Les noues et fossés sont des espaces de stockage (rétention), transport et/ou d’inltration
des eaux pluviales. L'eau y est collectée soit par des canalisations, soit directement après
ruissellement sur des surfaces adjacentes. En fonction de la nature des sols, l'eau est
évacuée vers un exutoire (réseau, bassin, cours d'eau) ou par inltration et évaporation.
Noues et fossés peuvent être totalement végétalisés, en partie ou totalement minérale.
Les noues et fossés enherbés permettent, en plus de leurs fonctions hydrauliques,
d’assurer le piégeage de certaines pollutions par décantation
et/ou ltration par le sol.

Les noues sont des dépressions larges et peu profondes avec des rives en pente
douce. Sur
site pentu, des cloisons peuvent être mises en place an d'augmenter le volume de
stockage et de réduire les vitesses d'écoulement.
Les fossés sont des dépressions profondes, étroites et continues. C'est un
LES TRANCHÉES D'INLTRATION ET STOCKANTES
Caractéristiques et qualités principales

Les tranchées sont des ouvrages longitudinaux, de faible profondeur dont la


surface peut être perméable ou non. Elles assurent essentiellement la fonction
d'infiltration, leur capacité de stockage des eaux pluviales est faible et
temporaire. Les tranchées n’ont pas de fonction de traitement de la pollution
des eaux pluviales. L'eau y est collectée soit par des canalisations, soit
directement après ruissellement sur des surfaces adjacentes ou via des
surfaces poreuses. En fonction de la nature des sols, l'eau est évacuée à débit
limité vers un exutoire (réseau, bassin, cours d'eau) ou par infiltration. Elles
peuvent venir en complément de dispositifs d’infiltration des eaux pluviales,
en particulier des puits.
OUVRAGES ENTERRÉS DE GESTION
DES EAUX PLUVIALES
Les ouvrages enterrés de gestion des eaux pluviales permettent de :
collecter et stocker temporairement dans des ouvrages souterrains les eaux
de ruissellement, limitant ainsi les risques d’inondation,
les traiter éventuellement (si les eaux sont polluées, suite au lessivage des
surfaces urbaines et chaussées…),
les évacuer, soit vers un exutoire (réseau, bassin, cours d’eau), soit par
infiltration dans le sol.
Ces ouvrages enterrés prennent une forme ponctuelle (puits d’infiltration),
longitudinale (tranchées) ou surfacique (structures réservoirs ou bassin de
rétention).

Ils peuvent se situer sous voirie ou espaces verts afin de réduire


considérablement l’emprise en surface en comparaison des ouvrages aériens
de gestion des eaux pluviales.

Le choix d’une technique par rapport à une autre se fait en fonction du


volume de rétention nécessaire et de l’espace disponible.
La capacité de stockage de ces ouvrages permet de les classer ainsi (par ordre
croissant) : les puits d’infiltration, les tranchées puis les structures réservoirs.

Ces ouvrages sont rarement visitables. Un collecteur surdimensionné, avec un


régulateur de débit en aval, peut jouer un rôle de rétention d’eaux pluviales : il
est dimensionné comme une structure réservoir / bassin de rétention (volume
à stocker).

Le surdimensionnement de réseau est adapté en milieu urbain dense. La


gestion est similaire à une canalisation (curage).
Les ouvrages enterrés diffèrent selon les critères suivants :

La structure :
- puits d’infiltration : ce sont des ouvrages ponctuels plus ou moins profonds,
jusqu’à 5m
- tranchées : ce sont des ouvrages longitudinaux de faible profondeur, c’est à
dire adaptés et
adaptables aux surfaces imperméabilisées linéaires (chaussées, trottoirs, pistes
cyclables, …).
- les structures réservoirs : ce sont des ouvrages volumiques, de géométrie
variable et adaptée à l’aménagement. Elles ont une emprise importante mais
peuvent supporter des usages en surface (chaussées, voies cyclables, parkings,
espaces verts, …).
Les revêtements de surface : ils dépendent du type d’ouvrage, de son mode
d’alimentation et des usages que l’on souhaite y pratiquer :

pour une alimentation directe par la surface, le revêtement doit être


perméable.

pour une alimentation indirecte par des grilles d'eaux pluviales, avaloirs et
drains, la surface peut
être imperméable.
La composition du massif du volume de stockage :

ce massif peut être vide comme dans le cas de réservoirs en bétons,
de tunnels en plastique extrudé ou de canalisations surdimensionnées.

ce massif peut être plein : les matériaux de remplissage sont alors
choisis en fonction de leurs caractéristiques mécaniques (résistance à la
charge) et hydrauliques (rétentions dans les vides laissés par le
matériau). En fonction du volume à stocker, on pourra choisir un
matériau de type grave ou galet (30% de vide) ou un matériau alvéolaire
à plus de 90 % de porosité : structures alvéolaires ultra légères (SAUL),
éléments préfabriqués en béton…
Les bassins enterrés

Caractéristiques et qualités principales


Les bassins de rétention et ou d’infiltration sont des espaces de stockage
(rétention) et/ou d’infiltration des eaux pluviales. La fonction de dépollution
n’est pas assurée par ces structures. L’ eau y est collectée par infiltration au
travers d’un revêtement perméable, ou si le revêtement est étanche, par
l’intermédiaire d’un système de collecte (avaloirs-canalisation). En fonction
de la nature des sols, l'eau est évacuée à débit limité vers un exutoire
(réseau, bassin, cours d'eau) ou par infiltration dans le sol. Cet ouvrage est
adapté à la gestion collective des eaux pluviales générées par le ruissellement
de surfaces imperméabilisées, que ce soit en milieu urbain dense ou péri-
urbain. Son caractère souterrain
les rend peu consommateur d’espace en surface. Il doit cependant être
Les puits d'infiltration
Caractéristiques et qualités principales

Les puits d'infiltration sont des ouvrages ponctuels, profonds ou non (en
moyenne entre 2,5 et 5m de profondeur). Ils assurent essentiellement la
fonction d'infiltration, leur capacité de stockage des eaux pluviales est
faible et temporaire. L'alimentation directe des puits est interdite : un
avaloir avec puisard sous les grilles de collecte est obligatoire pour limiter
le colmatage et le risque de pollution. Cette technique est adaptée pour la
gestion des eaux pluviales de petites surfaces imperméables (6 à 20m²), par
exemple le long d’un bâtiment, le long d’une voirie ou sur des parkings à
stationnement peu intense. Grâce à leur faible emprise foncière, ils
s’intègrent très bien en milieu urbain dense.
Toutefois, ce sont des ouvrages à très faible capacité de stockage et
sensibles au colmatage. Ils sont ainsi réservés aux espaces très restreints où
aucune autre technique alternative n’est possible. Par contre, ils peuvent
venir en complément de dispositifs de stockage et de traitement des eaux
pluviales (tranchée, fossé ou même bassin de rétention). Les puits
d'infiltration sont interdits en périmètre de protection rapprochée d’un
captage, dans les sols pollués et les zones à risque géotechnique avéré
(glissement de terrain, terrain argileux, cavités, …). Il est interdit de rejeter
les eaux pluviales à la nappe sans filtration au préalable. Les puits vides sont
interdits sur le Grand Lyon (respect d'une zone insaturée de 2m).
Schéma de principe d'un puit d'infiltration :
Les chaussées à structure réservoir

Les chaussées à structures réservoir permettent de :


• collecter et stocker temporairement dans des ouvrages souterrains les
eaux de ruissellement, limitant ainsi les risques d’inondation,
• les traiter éventuellement (si les eaux sont polluées, suite au lessivage
des surfaces urbaines et chaussées…),
• les évacuer, soit vers un exutoire (réseau, bassin, cours d’eau), soit
par infiltration dans le sol.
Ces chaussées à structures réservoir sont des ouvrages surfaciques.
Elles sont constituées d’une ou plusieurs couches poreuses en matériaux
granulaires ou alvéolaires. L’eau est injectée et évacuée dans le réservoir
via des ouvrages de diffusion et d’évacuation. Les réservoirs étant situés
sous les voiries ou leurs annexes, l’emprise en surface est
considérablement réduite (en comparaison des ouvrages aériens de
gestion des eaux pluviales).
Les revêtements de surface : ils dépendent du mode d’alimentation
recherché et des usages que l’on souhaite y pratiquer :
- pour une alimentation directe par la surface, le revêtement doit être
perméable.
- pour une alimentation indirecte par des grilles d'eaux pluviales (avaloirs et
drains), la surface peut être imperméable.

La composition du massif du volume de stockage :


Ce massif est généralement plein : les matériaux de remplissage sont alors
choisis en fonction de leurs caractéristiques mécaniques (résistance à la
charge) et hydrauliques (rétention dans les vides laissés par le matériau). En
fonction du volume à stocker, on pourra choisir un matériau de type grave ou
galet (30% de vide) ou un matériau alvéolaire à plus de 90 % de porosité :
structures alvéolaires ultra légères (SAUL), éléments préfabriqués en béton…
Caractéristiques et qualités principales

Les chaussées à structures réservoirs sont des espaces de stockage (rétention)


et/ou d’infiltration des eaux pluviales. L’eau y est collectée par infiltration au
travers d’un revêtement perméable, ou si le revêtement est étanche, par
l’intermédiaire d’un système de collecte (avaloirs-canalisation). En fonction de
la nature des sols, l'eau est évacuée à débit limité vers un exutoire (réseau,
bassin, cours d'eau) ou par infiltration. Cet ouvrage est adapté à la gestion
collective des eaux pluviales générées par le ruissellement de surfaces
imperméabilisées, que ce soit en milieu urbain dense ou péri-urbain. Son
caractère souterrain les rend peu consommateur d’espace en surface. Il doit
cependant être positionné sous des espaces publics pour permettre sa
surveillance régulière et son exploitation. Totalement intégrée à
l’aménagement de voirie, cette structure supporte parfois la circulation et le
stationnement.
Dans ce cas, la structure réservoir devra démontrer sa portance.
LES PIÉZOMÈTRES
Un piézomètre est un dispositif servant à mesurer la hauteur piézométrique
et à effectuer des prélèvements d’eau dans une nappe souterraine.

Il s’agit d’un sondage équipé d’un tubage, généralement de faible diamètre.

Les piézomètres construits à l’amont et/ou à l’aval des ouvrages de gestion


des eaux pluviales sont utilisés dans le cadre de l’auto-surveillance
règlementaire des ouvrages d’infiltration.

Ils permettent le suivi de l’impact de l’infiltration des eaux pluviales sur la


nappe sous-jacente (niveau piézométrique et qualité de l’eau).
Caractéristiques et qualités principales

Un piézomètre est un forage dont une partie est "aveugle" (tubage plein) et une
partie est "crépinée«  (tubage perforé de fentes pour laisser passer l’eau). Un
piézomètre doit être réalisé, suivi et abandonné selon la norme en vigueur. A ce
jour il s’agit de la norme AFNOR X10-999 d’avril 2007 "réalisation, suivi et
abandon d’ouvrages de captage et de surveillance des eaux souterraines
réalisés par forage".
Un piézomètre doit permettre :
- de mesurer la hauteur d’eau (niveau statique),
- d’introduire une pompe de prélèvement an de recueillir un échantillon
d’eau représentatif
(après purge de l’eau "stagnant" dans le piézomètre),
- de prélever de l’eau dans de bonnes conditions et en toute saison.

Un piézomètre doit avoir une profondeur et une colonne d’eau suffisante


pour permettre les mesures et les prélèvements en période d’étiage et de
supporter le rabattement en cours de pompage. La création d’un
piézomètre doit faire l’objet d’une étude réalisée conformément aux règles
de l’art et par un hydrogéologue.
OUVRAGES DE GESTION DES EAUX
USEES
L'égouttage
Dans la plupart des pays et en particulier dans les milieux urbanisés,
les eaux usées sont collectées et acheminées par un réseau d'égout
(ou réseau d'assainissement) jusqu’à une station de traitement
(station d’épuration).

De manière générale, le réseau d’égouttage démarre à la chambre de


raccordement des particuliers située à la limite du domaine public, et
comprend les canalisations d’égout, les déversoirs d’orage, les
bassins d’orage et de premières pluies, …jusqu’aux ouvrages de
collecte proprement dit (collecteurs).

Ces derniers démarrent au point de rejet des égouts dans le milieu


naturel et conduisent les eaux usées jusqu’à une station d’épuration.
Séparatif ou unitaire ?
La construction et l’exploitation des égouts ont été, de tous temps, de la compétence des
villes et communes.

Pour résoudre les problèmes de salubrité publique, les solutions adoptées dans les villes
européennes sont assez semblables.

Par le passé, on a généralement posé des égouts rassemblant à la fois les eaux de pluie et
les eaux usées pour les envoyer en traitement à la station d'épuration : il s'agit d'égouts
dits unitaires .

Les égouts dits séparatifs se caractérisent par un double réseau : les eaux pluviales d'un
côté et les eaux usées de l'autre. Chaque rue possède un double réseau d'égouttage et
chaque habitation possède donc un double raccordement : un pour les eaux de pluie et un
pour les eaux usées.
Les eaux pluviales sont conduites directement dans le milieu récepteur (rivière, lac, etc.).
Les eaux usées sont dirigées vers une station d'épuration.
Le système séparatif a l'avantage de ne pas surcharger les stations d'épuration avec des eaux
pluviales, en principe peu polluées. Il impose par contre que les eaux de ruissellement soient
aussi propres que possible afin de ne pas perturber le milieu récepteur.
Le système séparatif implique une vigilance accrue de la part des services communaux
chargés de contrôler le respect du raccordement au moment de la construction d'une
nouvelle habitation.

De même, il est également important que personne ne verse aucun liquide pollué dans les
avaloirs se trouvant sur la voie publique.
Au-delà de cette distinction, se profile aujourd’hui la question de la gestion et du traitement
des eaux de pluie.

En effet, quand il pleut, le débit dans les égouts augmente en raison du ruissellement des
eaux de pluie tombant sur les surfaces étanches (voiries, toitures, parkings, aires
industrielles, etc.). Lorsque le débit d’eau dépasse le débit accepté par le collecteur, les eaux
excédentaires (la surverse) sont rejetées dans le cours d’eau, avec ou sans traitement.
RÉSEAU EAU USÉE DE
LA VILLE D’ABIDJAN
CHOIX DE LA MÉTHODE DE DIMENSIONNEMENT

Deux méthodes sont les plus usitées pour le calcul des débits maximaux
de ruissellement: la méthode rationnelle et celle de Caquot.

1. La méthode rationnelle
Elle est simplement basée sur une estimation du débit maximal de
ruissellement qui arrive à l'exutoire comme étant un pourcentage de
l'intensité d'eau précipitée sur la surface du bassin versant.
Q = V*S

avec S : section mouillée de la canalisation


Coefficients de rugosité des écoulements dans les canalisations
Limites de la méthode rationnelle
2. La méthode superficielle: modèle de Caquot
C'est une dégénérescence de l'équation de conservation du volume
d'eau ruisselé durant le temps de montée (ou temps de
concentration), c'est-à-dire le temps écoulé entre le début de la pluie
et l'enregistrement d'un débit maximal au niveau de l'exutoire. Il se
présente sous la forme :
Dimensionnement des canalisations d'eaux usées
domestiques
Débit d'eaux usées
Étude de la vitesse d'écoulement des eaux usées
Dimensionnement des canalisations
Étude d'un réseau d'eaux usées
Dimensionnement des canalisations

En utilisant la formule : Q = V*S


avec S : section mouillée de la canalisation
On en déduit :

Dans cette expression :


Φ est exprimé en mètre ;
Q en m3/s
I en m/m ou en mm/mm
Caractéristiques du bassin versant
La surface du bassin versant repris par l'ouvrage est de 24,41 ha.
Le coefficient de ruissellement moyen avant aménagement vaut 0,20.
La pente moyenne de terrain est de 6,57%,
le temps de retour est de 20 ans → coefficient sur le débit décennal de 1,25
Les coefficients de Montana sont : a = 246 et b = -0,492

Longueur de cheminement
En utilisant la formule approchée suivante :
L= 100*(2A)^(1/2)
L : Longueur de cheminement
A : surface du bassin
déterminer la longueur de cheminement (en mètres) de l'eau pour le bassin étudié.

temps de concentration
On considère une longueur de cheminement de 700 m.
Dimensionnement de l'ouvrage hydraulique
Une solution par buse circulaire à été retenue pour la réalisation de l'ouvrage
hydraulique reprenant les eaux pluviales du bassin précédemment étudié.
La pente de cet ouvrage est de 2%.
Le volume à traiter est de 1140 l/s
Le coefficient de rugosité retenu est celui de l'instruction technique : 60
Coefficient de ruissellement dans le cas des régions agricoles
(Bernad et al. en 1935)

Type de surface Valeur du coefficient c’


Topographie  
Terrain plat, pente moyenne 0,30
Terrain vallonneux, pente 0,20
moyenne
Terrain montagneux, pente forte 0,10
Sol  
Argile compacte, imperméable 0,10
Mélange moyen d’argile et de loam 0,20
Loam sableux bien aéré 0,40
Couvert végétal  
DIMENSIONNEMENT D'UNE POMPE DE RELEVAGE

Le calcul de la puissance d'une pompe est déterminer par la puissance


nécessaire à évacuer un débit Q de matière : 

g = 9,81 m/s²
ρ : masse volumique du fluide (kg/m3)
Q : débit à évacuer (m3/s)
η : coefficient de rendement de la pompe