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LE SECRET MEDICAL

Introduction

• Le principe du secret médical est d’assurer tout individu qu’il recevoir quelque soit les
circonstances, les soins appropriées à son état de santé dans le respect de son intimité.
• Le respect du secret médical est ancré au plus profond de la tradition médicale et le
serment d’Hippocrate en formulait l’obligation.
• « Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe et ma langue
taira les secrets qui me seront confiés ».
• Bien que cette notion est connue depuis des siècles, la vivacité des débats contemporains
est là pour témoigner de son actualité.
• L’obligation de discrétion et de respect de la personne humaine repose sur multiples
fondements : moral, déontologique, juridique.
• Les trois dimensions de coïncident pas forcement, et il eu ressort des ambiguïtés
créateurs de polémiques, mais la finalité est la même c’est l’intérêt du malade.
Disposition légale et réglementaires
au secret médical

Les dispositions pénales

• Les règles sur le secret médical sont précisées


par l’article 301 du code pénal ; ainsi nous
dégageons les éléments constitutifs du délit
avant d’étalé les sanctions prévus par la loi,
Les éléments constitutifs du délit sont caractérisés par 05 éléments :

 La révélation du secret : cette révélation peut être totale au partielle par


n’importe qu’elle moyen que ce soit.
 La révélation portant sur un secret : révéler des renseignements d’ordre
médical, ainsi le secret couvre tout ce qui vient à la connaissance dans
l’exercice de ses fonctions c à d ce qui lui a été confié et ce qui a vu,
entendu compris ou début.
 Faire partie des professions concernées par le secret : le code pénal cité les
médecins, les chirurgiens et autres officier de la santé, ainsi que les sages
femmes et autre dispositions par état ou par fonction temporaire ou
permanente.
 Intention coupable : c’est l’élément moral de l’infraction. Elle une
divulgation volontaire en connaissance de cause.
 Absence de justification légale : concerne les dérogations absolues ou
relatives à divulguer le secret. Ces dérogations seront approfondies plus
loin.
La sanction :

 la violation du secret médical est punissable


d’emprisonnement de 01 à 06 mois et d’une
amande.
La loi sanitaire

Elle confirme la position du législateur et précise certaines situations


dérogatoires (Loi N° 18-11 du 02 juillet 2018 notament ses article
24 et 169).
 Toute personne a droit au respect de sa vie privée ainsi qu’au
secret des informations médicales la concernant.
 Le secret médical couvre l'ensemble des informations parvenues
à la connaissance des professionnels de santé.
 Le professionnel de la santé exerce sa profession à titre
personnel. Il est tenu au secret médical et/ou professionnel.

 Le secret médical, peut être levé par la juridiction compétente. Il


peut être également levé pour les mineurs et les incapables à la
demande du conjoint, du père, de la mère ou du représentant
légal.
Le code de déontologie médical

C’est intéressé au secret dans plusieurs thèmes :

• Article 36 : le secret s’impose à tout médecin et chir den sauf


dérogation légale.
• Article 37 : couvre l’étendu du secret (vu, entendu, compris ou on lui a
confié).
• Article 38 : faire respecter le secret aux auxiliaires médicaux.
• Article 39 : veiller à la protection des fiches cliniques et document
qu’il devient concernant des malades contre toute divulgation.
• Article 40 : les publications scientifiques ne doivent pas divulguer
l’identité du malade.
• Article 41 : le secret demeure après le décès du patient sauf pour faire
valoir des droits.
Les dérogations légales au secret
professionnel

 Le législateur s’engage de plus en plus nettement


dans la voie du secret relatif en multipliant les cas
dans lesquelles il donne l’ordre de parler ou accorde
aux dépositaires du secret lors permission de révéler
ce qu’ils savent :
Les dérogations absolues

 Signalement des services à enfant ou incapable majeur en vertu


de l’article 54 du CDM.
 Signalement des actes de tortures sur personnes privée de
liberté : Art 12 CDM.
 L’obligation de dénoncer aux autorités les crimes en
préparation tentés ou consommés. Art 181 du code pénal.
 Dénonciation des crimes contre la sûreté de l’état : Art 91 du
code pénal.
 La déclaration des maladies transmissibles en vertu de l’article
39 de la loi sanitaire. Cette déclaration doit être anonyme.
 Malades en hospitalisation d’office (160 de LS).
 Demande de pension militaire d’invalidité.
 Déclaration des accidents de travail et de maladies professionnelles. Loi du
02 Juillet 1983.
 déclaration aux autorités sanitaires, les effets indésirables secondaires à
l’administration des médicaments.
 Signalement à l’autorité sanitaire, tout incident ou risque d’incident
provoqué ou pouvant être provoqué par l’usage, à titre diagnostic,
thérapeutique ou prophylactique de dispositifs médicaux.
 Déclaration à l’autorité sanitaire, les cas d’intoxications aigues ou
chroniques et les effets toxiques potentiels ou avérés résultant de produits
ou de substances naturels ou de synthèse
 Déclaration de naissance : le médecin est obligé de déclarer la
naissance d’un enfant en verte de l’article 61- 62 du CEC.
 Déclaration de décès : le certificat médical doit comporter la
constance la réalité et la nature de la mort mais pas la cause de
la mort (Art 78 CEC).
Les dérogations relatives

La dénonciation n’est pas obligatoire mais permise.

 Médecin témoin : il peut révéler les faits concernés par le secret


que si le malade l’y autorise.
 Médecin expert ou requis : n’est pas lié au secret en ce qui
concerne l’objet de sa mission.
 Signalement des toxicomanies : d’après une circulaire N° 253 du
28 Décembre 1991 émanant du MSP.
 Avortement criminel : en vertu de l’article 301 du code pénal.
Cas particuliers

 Le secret partagé : la médecine est de plus en plus pratiquée en


équipe : plusieurs médecin travaillant ensemble et associent des
compétences complémentaires pour traiter un malade. A des titres
divers, ils ont besoins d’informations couvertes par le secret
médical pour remplir convenablement leur rôle. Cet échange
d’informations est autorisé par la loi entre praticiens contribuant a
une même œuvre de soins.
 Le secret entre médecins : entre les médecins qui ne participent pas aux soins, le
secret demeure.

 Secret médical et décès : Sauf volonté contraire exprimée par la personne de son
vivant, le secret médical ne représente pas un empêchement à l’information de la
famille d’une personne décédée, si toutefois celle-ci leur est nécessaire pour
connaître les causes du décès afin de défendre la mémoire du défunt ou de faire
valoir ses droits.

 Cas de diagnostic ou de pronostic grave : les membres de la famille de la personne


malade peuvent recevoir les informations nécessaires destinées à leur permettre
d’apporter un soutien à celle-ci, sauf opposition de sa part.

 Secret médical et mariage : lorsqu’on questionne un médecin sur un projet du


mariage, il ne peut rien révéler des antécédents pathologiques de son patient à la
future belle famille. Il peut seulement s’entretenir avec son patient et l’éclairer sur
ses responsabilités. Ce qui pose le problème des maladies transmissibles mortelles
tel que le sida.
 Secret médical et justice :

• Le médecin requis ou expert : il n’est pas tenu au secret en ce


qui concerne l’objet de sa mission. Ainsi, il ne doit révéler que
les éléments de nature à répondu aux questions posées par
l’autorité (106/04 de la loi sanitaire, 99 du CDM).

• Le médecin témoin : il est tenu au secret sauf si le malade l’y


autorise.

• Le médecin inculper : peut adopter deux attitudes.


 Soit plaider la légitime défense et révéler que les éléments
qui juge bons pour le disculper.
 Soit se faire et tenir au secret absolu.
 Médecin contrôleur des organismes sociaux : le médecin est
tenu au secret vis- à- vis de l’organisme qui l’emploie, auquel
il ne doit révéler que les conclusions sur le plan administratif,
sans indiquer les raisons qui les motivent (Art 91 CDM).

 Le médecin du travail : il doit se prononcer sur l’aptitude au


travail sans avoir à donner de diagnostic.