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LES FINALITES DE

L’ENTREPRISE
Problématique : Les nouvelles finalités que l’on
assigne à l’entreprise sont-elles compatibles avec la
concurrence et la globalisation ?
Ethique et entreprise sont-elles des notions
compatibles ?
I L’entreprise et ses finalités
• A- Définitions de l’entreprise
• INSEE : Est entreprise toute activité qui a pour but de
produire un bien ou un servie destiné à être vendu sur le
marché des biens de consommation ou de production.
• Pareto (1909/1981) : “L’entreprise est l’organisation qui
réunit les éléments de la production et qui les dispose de
façon à l’accomplir. (…)
• L’entreprise est donc une organisation qui combine les
facteurs de production afin de créer des biens et des
services. On ne distingue pas les entreprises suivant leur
propriété ou suivant leur objectifs.
• B- Distinction entre finalités ,buts et objectifs
• La finalité correspond à la mission de
l’entreprise, sa raison d’être :
– ex : Satisfaire un besoin s’il s’agit d’une
finalité économique.
• Le but : résultat à atteindre.
– Ex :Se développer sur le marché international
• L’ objectif : Définit dans le temps et
quantifie le(s) but(s).
– Obtenir 10% de ce marché d’ici 3 ans.
• C. Les différentes finalités de l’entreprise

• 1.La finalité économique :


• Il s’agit de la finalité première de l’entreprise : la
création de richesses.
• Produire des biens et services de qualité afin de satisfaire les
besoins des clients et de la société en général (maximisation
du bien être par la consommation). Même si l’on peut douter
de l’utilité de certains magazines de TV et des ressources qui
y sont consacrées.
• Contribuer par l’effort de recherche au progrès technique et
organisationnel. Par l’innovation, accroître la valeur
(innovation-valeur) et économiser les facteurs de production.
• Contribuer au maintien des grands équilibres(prix, emploi,
croissance, équilibre extérieur)
– La seule responsabilité de l’entreprise pour les
libéraux est donc de combiner au mieux les facteurs
de production.
• 2.La finalité financière :
– L’entreprise doit rémunérer les apporteurs de
capitaux. Elle doit donc développer sa
rentabilité. Cependant il s’agit d’une finalité
seconde ainsi que le dit H. Ford : « 
L’entreprise doit faire des profits, sinon elle
mourra. Mais si l’on tente de faire fonctionner
uniquement une entreprise sur le profit, alors
elle mourra aussi car elle n’aura plus de
raison d’être »
• 3.La finalité sociale :
• L’entreprise est à l’origine de la redistribution
des richesses, la société attend d’elle :
– Des emplois : moyen de subsistance des
salariés
– Des conditions de travail satisfaisantes
– Une contribution à l’épanouissement du
salarié : formation, promotion sociale
L’emploi à vie a disparu, l’entreprise doit donc
former pour préserver l’employabilité des
salariés (adaptation, évolution des
qualifications…) :
- plans de formation, CIF (congés
individuel de formation)…
• Responsabilité quant à la participation du
personnel à la vie de l’entreprise (prise de
décision, droit d’expression des salariés…)
• l’épanouissement professionnel : permettre la
promotion interne (plans de carrière) et la
formation tout au long de la vie (DIF droit
individuel à la formation),
• 4.La finalité sociétale
• L’entreprise est un acteur à qui la société
demande de participer à la défense des
intérêts collectifs:
– Respect de l’environnement
– Participation à la préservation du patrimoine
par des actions de mécénat…
• Les problèmes d’environnement deviennent un souci
majeur des chefs d’entreprise.

L’écologie est à la fois :


• Créatrice de marchés nouveaux : dépollution, recyclage
des matériaux (le décret d’avril 1992 sur le recyclage des
emballages est une contrainte légale), nouveaux
matériaux…
• Source de préoccupations par les risques potentiels que
toute activité fait courir à l’environnement :

• pollution, destruction de la couche d’ozone par les CFC


(chlorofluorocarbones), effets négatifs de certains
produits chimiques (CFC, engrais, pesticides…)
• L’entreprise qui n’intégrera pas les
préoccupations écologiques dans sa réflexion
risquera de se heurter aux réactions agressives
d’une partie de ses clients et de l’opinion
publique (produits bio, refus des OGM..).

• Au contraire, celle qui en aura conscience et


trouvera des solutions au-delà de ce que la loi
exige, se créera une image d’entreprise
citoyenne toujours positive (ex. Leclerc qui a
incité les consommateurs à utiliser des sacs
réutilisables et a développé une campagne de
communication sur ce thème).
II LA RESPONSABILITE SOCIALE
DE L’ENTREPRISE
• A – La définition de la R.S.E
• La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est la
déclinaison des principes du développement durable à
l’échelle de l’entreprise. Elle signifie essentiellement que
les entreprises, de leur propre initiative, contribuent à
améliorer la société et à protéger l’environnement, en
liaison avec les parties prenantes
http://www.ecologie.gouv.fr/-Responsabilite-societale-des-
.html
• Les termes « responsabilité sociale des entreprises »
proviennent de la Commission européenne. Dans
l’acceptation européenne, le terme « sociale » est traduit
de l’anglais et doit être, en français, plutôt rapproché du
terme « sociétale » lequel inclut le volet environnemental.
• De plus en plus d’entreprises reconnaissent leur
responsabilité sociale et environnementale. Leurs
démarches sont encouragées par :

a) au niveau international :le Global Compact qui a été


lancé en 1999 sous l’impulsion de M. Kofi ANNAN. Cette
démarche vise à proposer aux entreprises d’adhérer à
dix grands principes dans les domaines des droits de la
personne, du travail et de l’environnement 
• b) au niveau communautaire :
• le conseil européen de Lisbonne qui a inscrit la RSE au
premier rang des priorités politiques  ;
• le livre vert sur la RSE publié le 18 juillet 2001 et la
communication de la Commission du 2 juillet 2002  ;
• Livre vert Commission Européenne «Promouvoir
un cadre européen pour la responsabilité sociale
des entreprises», 2001 définit le R.S.E comme :
•   «l'intégration volontaire des préoccupations
sociales et environnementales des entreprises à
leurs activités commerciales et leurs relations
avec leurs parties prenantes et ce, afin de
satisfaire pleinement aux obligations juridiques
applicables mais aussi d’aller au-delà et
d’investir dans le capital humain et
l’environnement».
• La définition européenne permet de mettre en valeur les
points suivants :
– La RSE couvre les matières sociales et
environnementales malgré le terme anglais de
corporate social responsibility
– la RSE n'est pas et ne devrait pas être séparée de la
stratégie et des opérations commerciales : puisqu'il
s'agit d'intégrer les préoccupations sociales et
environnementales dans ces stratégies et opérations.
– la RSE est un concept volontaire
– un aspect important de la RSE est la manière dont les
entreprises interagissent avec leurs parties
prenantes internes et externes (employés, clients,
voisins, ONG, autorités publiques, etc.).
• B. Les bénéfices d’une démarche RSE 

– L’amélioration de l’efficacité :
• Gains de productivité
• Réduction de coûts énergétiques, liés aux matières
premières, à la gestion des déchets
– L’anticipation de risques prévisibles : hausse du coût
énergétique
– L’anticipation des évolutions des  réglementations qui
verront le jour dans les années à venir dans le
domaine environnemental et social
– La création d’un avantage concurrentiel : innovations
permettant de se démarquer de la concurrence
• Produits (ex eco-conception)
– L’orientation d’une offre vers des activités nouvelles :
• segments de clientèle sensibles au Développement Durable
• produits correspondant aux nouvelles attentes
– L’amélioration de l’image de marque : diminution du
risque de réputation de l’entreprise
– L’amélioration de l’image auprès des investisseurs
– La mobilisation du personnel . Motivation autour de
valeurs partagées du Développement Durable
– Une actualisation (redéfinition ?) de sa stratégie au
travers du prisme du développement durable
– Une réflexion en profondeur sur le management dans
l’entreprise qui redonne du sens aux fonctions RH et
Achats  
Conclusion :
• L’entreprise influence donc la société et
aujourd’hui elle est considérée comme étant un
agent économique socialement
responsable : on parle d’entreprise
citoyenne.
• Problème :
– La R.S.E ne risque-t-elle pas d’être détournée et de
devenir un outil marketing ?
– N’est-elle pas un outil idéologique de plus pour
redorer une image de l’entreprise ternie par des
pratiques parfois douteuses ?
Les sites qui m’ont aidé

• http://www.ecologie.gouv.fr/-Responsabilite-societale-
des-.html

Projet PRISMA ESC Toulouse19 juin 2008 
– http://64.233.183.104/search?
q=cache:jiBw3n_ctg8J:www.esc-
toulouse.fr/download.asp%3Fdownload
%3Dstockfile/commun/recherche/2008/presprisma.pp
tm+LA+R.S.E&hl=fr&ct=clnk&cd=8&gl=fr