Vous êtes sur la page 1sur 6

2020

Lutte contre l’évasion


fiscale
•NOTE EXPLICATIVE
Le projet de Loi des Finances 2020, transféré lundi 14 octobre 2019 à l’ARP, sera examiné par le prochain
Parlement. Il comporte des mesures à caractère social et des dispositions fiscales, visant à poursuivre la
réforme fiscale, à lutter contre l’évasion fiscale, à améliorer le recouvrement, à renforcer la compétitivité des
entreprises et à encourager l’investissement.
Selon le document du projet de loi de finances, dont l’Agence TAP a reçu une copie, ce projet propose
l’imposition d’une partie des bénéfices provenant des prestations de services, au profit des sociétés
soumises à la législation régissant le secteur des hydrocarbures, à l’impôt sur les sociétés (IS) de 35%.
Le projet de LF pour le prochain exercice, stipule de clarifier les formules et les conditions d’imposition de
certaines activités qui ne répondent pas à la condition de substance économique, pour pouvoir bénéficier
d’un IS de 13,5%. Les sociétés dans ces activités, doivent atteindre un seuil minimum de charges annuelles,
et employer un nombre minimum de salariés permanents.
Cette disposition vise à aligner le régime fiscal tunisien, aux normes internationales relatives à la bonne
gouvernance en matière fiscale ainsi que d’éviter le classement de la Tunisie en tant que pays non coopératif
en matière fiscale.
Cette disposition concerne les services d’innovation dans l’informatique, le développement de logiciels, le
traitement des données et les sociétés de commerce international et de services logistiques groupés. Ce
chapitre a regroupé d’autres mesures visant à préciser les domaines permettant la suspension de
l’application de la TVA sur les achats financés par un don, dans le cadre de la coopération internationale.
Il s’agit, également, de faciliter les conditions permettant de continuer de bénéficier du régime forfaitaire
pour les personnes soumises à l’impôt sur revenu (bénéfices industriels et commerciaux), et pour les
personnes morales implantées dans les régions intérieures
TABLE DES MATI7RE

1. ÉVASION ET FRAUDE FISCALES .


2. FRAUDE AUX COTISATIONS SOCIALES .
3. AXE 1 : LA LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE .
1. ÉVASION ET FRAUDE FISCALES
La lutte contre l’évasion et la fraude fiscales est un enjeu majeur de souveraineté et de
redressement des comptes publics et à ce titre constitue une priorité de l'action publique.
Déclarer ses revenus, puis s'acquitter de la contribution aux charges publiques est, en
effet, l'expression concrète du consentement à l'impôt qui fonde le pacte républicain.
Appréhender l’ensemble des manquements à la loi fiscale permet de consolider le civisme
des contribuables face à des pratiques qui fragilisent le pacte social et portent atteinte
tant à la concurrence entre les acteurs économiques qu’aux recettes publiques. Garant du
civisme fiscal et de l’égalité devant l'impôt, le contrôle fiscal a vocation à appréhender
l’ensemble des manquements à la législation fiscale. Il a pour objectif de détecter et
rappeler les droits éludés, de sanctionner les pratiques illégales, ou d’en saisir le juge, et
de dissuader toute velléité de fraude. Il a également pour rôle de réparer les erreurs
commises de bonne foi par les contribuables. L'adoption récente des lois pour un État au
service d'une société de confiance (ESSOC) et de lutte contre la fraude ont consacré ce
paradigme entre, d'une part, la régularisation de l'erreur commise par le contribuable de
bonne foi et, d'autre part, la lutte contre l'évasion et la fraude fiscales.
Ces deux missions, qui recouvrent des finalités différentes, sont aujourd’hui menées par
les mêmes services de contrôle qui s’approprient progressivement ces évolutions pour
mieux adapter leurs réponses aux diverses situations rencontrées : des procédures plus
légères pour la rectification d’erreurs et des procédures plus lourdes ou judiciaires sur les
dossiers de fraude avérée.
• Le secteur de la sécurité sociale occupe une place importante dans la politique  sociale de  la Tunisie étant
donné  qu’il constitue l’un des vecteurs du développement  économique et social et l’un  des principaux
éléments pour la préservation de la paix sociale à travers la consécration des valeurs de solidarité et d’entraide
entre les générations et les différentes catégories socioprofessionnelles ainsi que l’amélioration du niveau de
vie des personnes et des ménages et la consolidation des fondements de la stabilité et de la cohésion sociale.

• La politique sociale en matière de sécurité sociale repose essentiellement sur les principes suivants :
1. L’extension de la couverture sociale à l’ensemble des catégories socioprofessionnelles tout en améliorant la
couverture réelle pour les catégories assujetties.
2. L’amélioration des prestations octroyées et le rapprochement entre les régimes de sécurité sociale tout en
préservant leurs équilibres financiers
3. La préservation du principe de la répartition solidaire.

Les organismes de sécurité sociale :


4.  La Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance sociale, chargée d’assurer la couverture sociale aux
fonctionnaires et aux agents du secteur public en général
5.  La Caisse Nationale de Sécurité Sociale qui veille à assurer la couverture sociale pour les travailleurs dans le
secteur privé (salariés et non salariés des différents secteurs d’activité)
6.  La Caisse Nationale d’Assurance Maladie, qui gère les différents régimes de couverture sanitaire des assurés
sociaux des secteurs public et privé, l’octroi des indemnités de maladie et de couche ainsi que les régimes de
réparation des préjudices résultant des accidents du travail et des maladies professionnelles
7.  Le Centre de Recherche et d’Etude en matière de Sécurité Sociale qui a pour mission l’élaboration des
recherches et des études afférentes aux régimes de sécurité sociale

Vous aimerez peut-être aussi