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LA FONCTION

POMPAGE
 La circulation de la boue dans un forage nécessite
l’utilisation de pompes puissantes (figure 1). Une
bonne installation de pompage doit assurer :
 une vitesse de remontée des déblais suffisante pour
éviter leur décantation,
 une pression de refoulement suffisante pour vaincre
les pertes de charges dans le circuit.
 En dehors de sa puissance et son débit, une pompe
doit être souple, robuste et facile à entretenir. Les
pompes de forage peuvent être de type duplex à
double effet ou triplex à simple effet.
 Partie mécanique d’une pompe de forage
 C’est la partie qui assure la transmission de
la puissance du moteur d’entraînement au
piston de la pompe.
L'arbre grande vitesse

 C'est l'arbre d'entraînement de la pompe. Il


est supporté par deux paliers à roulements et
entraîne, par l'intermédiaire du pignon à
denture oblique (en chevrons), la roue dentée
de l'arbre petite vitesse (vilebrequin).
L'arbre petite vitesse ou
vilebrequin

 Cet arbre a une forme coudée (excentrique) pour permettre le


décalage des courses des pistons dans les chemises, de 120°
pour les pompes triplex et de 90° pour les duplex.
 Le diamètre de la roue dentée de cet arbre est égal à 5 ou 6 fois
celui du pignon de l’arbre d’entrée, ce qui fait qu'elle tourne 5 à 6
fois moins vite.
 Ainsi par exemple pour une vitesse à l'entrée de 300 trs/mn, la
vitesse de l'arbre petite vitesse sera de 60 tours/mn.
 Le rapport donné par le constructeur est celui entre le nombre de
coups de la pompe et la vitesse à l’entrée de la pompe. Il est
compris entre 3 et 5.
 Un rapport de 3,44 par exemple signifie que pour 96
coups/minute au piston, l'arbre grande vitesse tourne à 96 x 3,44
= 330 tours/minute
Système bielle - manivelle

 Sur le vilebrequin sont montées deux ou trois bielles selon le type


de pompe (duplex ou triplex). Les têtes des bielles sont montées
sur le vilebrequin, les pieds sur les crosses.
 L'articulation des têtes de bielle sur le vilebrequin et des pieds sur
les crosses se fait par l'intermédiaire de roulements.
 Cet ensemble forme un système bielle - manivelle qui transforme
le mouvement de rotation de l'arbre petite vitesse en un
mouvement alternatif de l'extrémité de la bielle articulée à la
crosse ; celle-ci coulisse dans une glissière et est prolongée par
la rallonge de crosse sur laquelle vient se fixer la tige du piston.
 La fixation des rallonges de crosses aux tiges de pistons se fait
par l'intermédiaire de colliers de serrage pour les pompes triplex,
ou par vissage pour les pompes duplex.
Le bâti ou carter

 Il est en acier moulé ou en tôle d'acier assemblé par mécano –


soudure. Dans ce dernier cas, le skid et le bâti sont
généralement intégrés. Le bâti sert de carter pour l'huile de
graissage. Il doit donc être étanche et permettre un contrôle
rapide du niveau et une vidange facile de l'huile. La lubrification
est en général réalisée par barbotage.
 L'étanchéité côté rallonge de crosse est assurée par un boîtier
de presse-étoupe et son joint.
 Un couvercle supérieur et des portes de visite latérales
permettent d'effectuer rapidement et facilement l'inspection ou
les réglages nécessaires.
Le système d'entraînement

 Par moteurs électriques :


 Deux moteurs (figure 2) sont montés sur le skid de
la pompe et entraînent par l'intermédiaire de
pignons et de chaînes l'arbre grande vitesse. Les
pignons et leurs chaînes sont enfermés dans des
carters étanches, un système de lubrification par
pompe entraînée par moteur électrique assure le
graissage par arrosage de l'ensemble.
Par poulies et courroies

 Sur l'arbre grande vitesse est clavetée une


poulie à gorges pour courroie trapézoïdale.
Elle est entraînée par une poulie de même
type, plus petite pour respecter un rapport de
vitesse donné, située sur le compound (figure
3).
 C'est le système d'entraînement utilisé sur les
appareils mécaniques ou sur les unités de
pompage indépendantes.
Partie hydraulique des pompes
de forage

 La partie hydraulique est constituée de deux (duplex) ou trois


cylindres (triplex) identiques. Dans chaque cylindre se trouve
une chemise dans laquelle coulisse un piston prolongé par une
tige qui le relie à la rallonge de crosse.
 Au bout des cylindres se trouvent les clapets : un clapet
d’aspiration et un de refoulement pour chaque cylindre dans
une pompe triplex, et deux clapets d’aspiration et deux de
refoulement pour chaque cylindre dans une pompe duplex.
Chaque clapet repose sur son siège.
 Dans les pompes duplex, un presse-étoupe assure l'étanchéité
sur la tige de piston et isole ainsi l'intérieur du corps de pompe
de l'extérieur
Pompes duplex à double effet 
 Ce sont des pompes qui comportent deux pistons à double effet, c'est-à-dire
que chaque piston aspire et refoule des deux côtés. Deux clapets (un pour
l’aspiration et un autre pour le refoulement) sont placés à l’arrière de chaque
cylindre, et deux autres à l’avant (figure 5).
 Initialement, le piston est placé au début de sa course, à l’arrière de la
chemise, elle-même remplie de boue. Lorsque le piston avance, il aspire la
boue par le clapet d’aspiration arrière, ce qui remplit la chemise derrière lui,
tout en poussant la boue initialement dans la chemise, qui est refoulée par le
clapet de refoulement avant, et sort vers la conduite de refoulement. Le clapet
de refoulement arrière et celui d’aspiration avant sont maintenus fermés par la
pression créée par le déplacement du piston en avant.
 En reculant, le piston refoule la boue par le clapet de refoulement arrière et
l’aspire par celui d’aspiration avant. Les autres clapets sont maintenus fermés
par la pression créée par le déplacement du piston.
 Ainsi, pendant un aller et retour du piston, c'est-à-dire un tour complet de
l'arbre petite vitesse, un piston refoule deux fois le volume de la chemise
correspondant à sa course.
 Le même cycle se produit par l'autre piston avec un décalage de 1/4 de tour.
Pompes triplex à simple effet 
 :
 Ce sont des pompes qui comportent trois cylindres dans lesquels
coulissent trois pistons à simple effet, c'est-à-dire que chaque piston
aspire et refoule d’un seul côté (figure 7). Chaque cylindre comporte un
clapet d’aspiration et un autre de refoulement à l’avant seulement.
 Lorsque le piston se déplace vers l’arrière, le clapet d'aspiration s’ouvre
et celui de refoulement se ferme, la chemise se remplit de boue.
 Lorsque le piston arrive en fin de course et revient vers l’avant, le clapet
d'aspiration se ferme et celui de refoulement s'ouvre, et la boue est
ainsi refoulée dans la conduite de refoulement.
 Ainsi, pendant un aller et retour du piston, c'est-à-dire un tour complet
de l'arbre petite vitesse, un piston refoule une seule fois le volume de la
chemise correspondant à sa course.
 Le même cycle se produit par les autres pistons avec un décalage de
1/3 de tour.
aspiration

refoulement
Evolution du débit instantané

 Les pompes de forage sont des pompes alternatives.


 Dans chaque cylindre, le piston démarre avec une vitesse
nulle, passe par une vitesse maximale au milieu, puis termine
sa course avec une vitesse nulle. Il revient alors sur lui-même
avec une vitesse qui suit la même évolution.
 Le débit instantané par cylindre suit la même évolution que la
vitesse (figure 8).
 Le débit instantané par cylindre à l’aller est le même quelle que
soit la pompe ; celui de retour est nul pour la pompe triplex, et
plus petit que celui de l’aller pour la pompe duplex, puisque le
volume de la tige de piston est retranché de celui de la
chemise.
duplex

0 90° 180° 270° 360° 0 90° 180° 270° 36

triplex
Évolution du débit
 Le débit instantané de la pompe est la
somme des débits instantanés des cylindres,
mais il dépend du mode de calage des
pistons l'un par rapport à l'autre : 90° pour les
pompes duplex et 120° pour les pompes
triplex.
 On appelle cycle d'une pompe, la loi de
variation de son débit instantané pendant une
révolution de l'arbre petite vitesse.
duplex

90° 180° 270° 360°


triplex

0 120° 180° 240° 300° 360°


 Les variations des débits instantanés dans les cylindres
entraînent des fluctuations importantes et relativement
irrégulières du débit instantané de la pompe.
 L'importance de ces variations provoque souvent, aux vitesses
élevées, des cognements hydrauliques.
 Ces cognements sont plus importants pour les pompes duplex
tandis qu’elles le sont moins pour les pompes triplex, du fait que
le débit varie régulièrement.
 Ces cognements, qui se traduisent par des vibrations
importantes de tout le circuit de refoulement, impose
l’utilisation d’amortisseurs de pulsations.
Avantages et inconvénients des
pompes

 Pompes duplex
 Les pompes duplex, malgré qu’elles soient simples et
robustes, sont lourdes et leur entretien est difficile. Leur
domaine d'utilisation est limité puisque le chemisage minimal
est limité (déséquilibre dû au cycle double effet) et la vitesse
inférieure doit être suffisante pour assurer un graissage correct
de la partie mécanique (35 à 40 coups/mn minimum).
 Le presse-étoupe est un organe délicat et cher.
 Les pompes duplex puissantes ne peuvent donc être utilisées
ni en carottage ni pour les phases de forage à faible diamètre,
opérations pour lesquelles le débit requis est limité.
Avantages et inconvénients des
pompes
 Pompes triplex
 Avantages :
 Facilité d'entretien et de surveillance. Les chemises
sont apparentes, toute fuite aux pistons est vite
décelée. Les interventions sur la pompe sont faciles
et rapides du fait du faible poids des pièces d'usure,
de l'absence du presse-étoupe et de la simplicité du
joint de chemise.
 Souplesse dans l'utilisation qui permet :
 des débits importants à des pressions non négligeables,
 des débits faibles ou moyens à des pressions élevées.
 Faible poids et encombrement.
Avantages et inconvénients des
pompes
 Inconvénients :
 Suralimentation nécessitée par le mauvais
remplissage (sièges et clapets très petits et
battements très rapides). Il est donc
indispensable d'avoir une pompe centrifuge
de suralimentation.
 Nécessité de refroidissement et lubrification
de la chemise et de l'arrière des pistons.
Composants de la partie
hydraulique

 Pompes duplex
 Le piston et sa tige
 Le piston de la pompe duplex est constitué d’un corps et de
deux garnitures en caoutchouc maintenues sur ce corps par
une coupelle métallique et bloquées par un circlips (figure 9).
Le piston est maintenu dans la tige par un écrou de retenue.
 Les garnitures en caoutchouc forment des joints étanches
entre le piston et la chemise. Il existe des garnitures en matière
synthétique utilisées pour le pompage de la boue à l'huile qui
détériore rapidement les garnitures en caoutchouc.
Composants de la partie
hydraulique
Composants de la partie
hydraulique
 Les garnitures de piston doivent être stockées debout sur un
support pour ne pas être déformées ou abîmées.
 La tige de piston est en acier traité. L'étanchéité entre le piston et
sa tige résulte du contact des surfaces coniques des deux pièces
réalisé par l'écrou de serrage.
 A l'autre extrémité de la tige se trouve un filetage qui permet de
la connecter à la rallonge de crosse. Au niveau de cette
connexion, un déflecteur assure la protection de la partie
mécanique des projections éventuelles de la boue.
 Les tiges de piston haute pression comportent une gorge de
décharge avant la partie conique. De ce fait, le piston pénètre
plus en avant sur la tige, ce qui donne une meilleure étanchéité.
 Le corps de piston possède une gorge d'usure qui signale le
moment de son changement.
Composants de la partie
hydraulique
 Le presse étoupe de la tige de piston
 Utilisé dans une pompe duplex, il est composé de
garnitures à lèvres soumises à la pression de
refoulement de la pompe, qui assurent l'étanchéité
entre la tige de piston en mouvement et le corps de
la pompe (figure 10).
 Ces garnitures sont logées dans un boîtier
interchangeable qui est lui-même une pièce d'usure.
Il y a toujours un joint d'étanchéité entre ce boîtier et
le corps de la pompe.
 En plus des garnitures d’étanchéité, le presse étoupe comprend
une bague de fond et un ou plusieurs anneaux de serrage.
Toutes ces pièces sont en bronze.
 Le chapeau et l'anneau de serrage est muni d'orifices permettant
la circulation de fluide pour le refroidissement de la tige de
piston.
 Les joints sont généralement fendus en biais de façon à pouvoir
être placés sur la tige sans les enfiler par les extrémités, pour
éviter de les abîmer par passage sur les filetages.
 Les tiges de piston s'échauffent en passant dans le presse-
étoupe ; on les refroidit et on les nettoie en permanence en
faisant couler un filet d'eau ou d'huile, juste au point de sortie.
 Quand il s'agit d'huile, elle circule en circuit fermé grâce à une
pompe de circulation.
 Remarques :
 Lorsque l'on change un presse-étoupe, il est
préférable de changer le jeu de garnitures complet.
 La bague de fond et l’anneau de serrage sont des
pièces d'usure en bronze qui doivent être changés
dès que le jeu sur la tige est trop important.
 Le refroidissement et la lubrification de la tige de
piston et du presse-étoupe sont réalisés soit avec
un mélange de 10 parts de gasoil ou 20 parts d'eau
et 1 part d'huile SAE 40.
Les chemises

 Ce sont des cylindres d’usure amovibles qui couvrent les


cylindres alésés dans les corps de la pompe pour éviter leur
usure (figure 11). En plus, les chemises permettent l’utilisation
d’une grande gamme de diamètres de pistons (diamètre intérieur
de la chemise) afin d'obtenir les débits et pressions exigés par le
forage.
 La paroi intérieure de la chemise est traitée pour lui donner une
grande dureté superficielle et la résistance à l'usure désirée.
 Le diamètre intérieur est normalisé par l'API entre 4"3/4 et 8"1/2
de 1/4" en 1/4".
 Pour extraire la chemise on doit se servir d'un arrache chemise.
Les chemises
Le clapet et son siège

 L’ensemble comprend le siège et le clapet composé


du corps, de la garniture et de son système de
fixation, un ressort de rappel et deux guides, l’un en
haut et l’autre en bas (figure 12). Le guide inférieur
du clapet est à une ou plusieurs branches, ou
simplement cylindrique en fonction du type de siège.
 L'étanchéité est assurée par une portée conique du
clapet et du siège ; une garniture en caoutchouc
complète l'étanchéité. Cette garniture se trouve soit
sur le clapet, soit sur le siège. Le fonctionnement du
clapet se fait par la différence de pression. Le ressort
facilite le retour du clapet sur son siège.
 Les sièges sont engagés dans leur logement dans le corps de la
pompe, avec un jeu et une conicité très faibles, ce qui permet d'assurer
leur étanchéité sans l'utilisation de joints ; cet emmanchement conique
nécessite, pour arracher le siège, d'exercer des efforts considérables
(plusieurs tonnes), ce qui nécessite l’utilisation d’un arrache-siège,
conçu de façon à permettre d'exercer ces efforts sans risquer d'abîmer
les logements des sièges. Ils peuvent être à coins ou à vérin
hydraulique.
 Le siège neuf doit, avant sa mise en place, être très légèrement graissé
extérieurement avec de la graisse au plomb que l'on répartit
uniformément en faisant tourner le siège dans son logement.
 Avant de placer les clapets d'aspiration, il faut remplir le corps de la
pompe avec de l'eau (ou mieux avec de la boue) jusqu'au niveau des
sièges. Une fois ces clapets mis en place, on remplit jusqu'au niveau
des clapets de refoulement, on place alors ces derniers et on finit de
remplir complètement la pompe avant de placer les couvercles pour
éviter les poches d'air qui causeraient des difficultés au démarrage.
Le clapet et son siège
Pompes triplex

 Le piston et sa tige
 Le piston comporte une seule garniture (cycle
simple effet). Le corps du piston possède un
alésage cylindrique qui permet un montage et un
démontage aisés (un simple joint torique assure
l'étanchéité).
 La tige de piston est courte et légère. Elle ne
possède pas de cône et est connectée à la
rallonge de crosse par un collier.
Les chemises

 De petite taille comparativement à celles des


pompes duplex, elles sont faciles à monter, à
démonter et à entretenir.
 Elles sont montées par l'arrière ou par l'avant
sans emmanchement ni centrage.
 Un système d'arrosage permet la lubrification
et le refroidissement de l'arrière du piston et
de la chemise.
Le clapet et son siège

 Ils ont la même forme que ceux des pompes


duplex mais sont plus petits.
 Le guidage des clapets dans leurs sièges se
fait par des ailettes.
Maintenance des pompes de forage

 Les pompes à boue sont soumises à un fonctionnement


intensif, il est donc nécessaire de les surveiller en permanence
afin de déceler une anomalie, et remplacer les pièces d’usure
défaillantes.
 On surveillera également la régularité de la pression de
refoulement.
 Avant de travailler sur une pompe et pour éviter tout accident
de personnel, il faut s'assurer que :
 la pompe est bien isolée du circuit haute pression,
 les vannes à l'aspiration sont fermées, sinon risque de perte
importante de boue,
 la pression du circuit de refoulement a bien été purgée,
 la pompe ne peut être embrayée accidentellement (couper ou
verrouiller le système d'embrayage) et placer un panneau sur
la commande au tableau de commande.
Maintenance des pompes de forage

 Avant de sortir une porte de fond de cylindre, il faut dévisser le


dispositif de blocage des chemises et celui de serrage des joints,
 bien vérifier les portées (sur le corps de pompe) des chemises et
des joints,
 vérifier que l'alésage se trouvant en face de l'anneau lanterne de
la chemise n'est pas bouché,
 graisser tout l'ensemble chemises et joints avant leur introduction
dans le corps de pompe,
 le montage tiges et pistons doit se faire à sec après dégraissage
des portées coniques,
 les corps de piston ont une gorge d'usure. Selon la profondeur
de cette gorge, le piston doit être changé,
 lors d'un changement de siège, les portées coniques doivent être
parfaitement nettoyées et séchées. Le siège doit être emmanché
à sec,
Maintenance des pompes de forage

 certains sièges ont une portée conique traitée (parkérisation) et


couverte d’un film protecteur qu’il ne faut pas gratter. La portée
sur le corps de pompe doit être propre et sèche,
 le guide supérieur du clapet doit être vérifié,
 lorsque l'on change un presse-étoupe, il est préférable de
changer le jeu de garnitures au complet,
 si dans certains types de presse-étoupe les garnitures sont en
deux pièces il ne faut surtout pas faire de mariages. La garniture
est coulée d'une seule pièce et coupée par la suite,
 après avoir placé un jeu de garniture neuf, il faut le serrer
modérément, attendre la remise en pression de la pompe et
serrer à nouveau si nécessaire.
Anomalies de fonctionnement

 Les cognements : correspondent à des chocs de pièces


métalliques. Ils peuvent entraîner la rupture de diverses pièces
ou même du bâti.
 Les coups de bélier : produisant un bruit sourd, ils sont souvent
dus au mauvais remplissage des cylindres ou aux entrées d'air
par les couvercles des clapets ou des portes des cylindres.
Ceci entraîne une usure anormale des paliers et des
articulations de la partie mécanique de la pompe.
 Les sifflements : dus au passage de la boue sous pression
dans des passages étroits (soupape ou joint non étanche,
etc…).
 Peuvent entraîner l’érosion des clapets et leurs sièges, du bâti
si la fuite se produit entre siège et bâti, des cylindres, etc…
Remèdes
Cognements
 Vérifier que :
 la pompe est bien amorcée,
 les pièces changées sont correspondantes et montées correctement,
 le jeu des clapets est correct,
 le serrage des chemises, qui doit se faire dès la mise en marche de la
pompe avec le côté du fond de cylindre sous pression, est correct,
 la fixation de la tige du piston sur la rallonge de crosse et le serrage du
contre-écrou correspondant sont corrects,
 la fixation du couvercle du presse-étoupe et le serrage de sa garniture
sont corrects,
 la fixation du piston sur sa tige, le serrage de l'écrou et l'état de son
filetage sont corrects.
Remédes Coups de bélier

 Les coups de bélier sont généralement dus au mauvais


remplissage des cylindres. Dans son mouvement dans un
cylindre partiellement vide, le piston a tendance à accélérer et il
vient cogner contre le liquide en fin de course. I1 faut vérifier
l'aspiration et le refoulement.
 Quand le flexible de refoulement fouette exagérément, c'est
généralement du côté refoulement qu'il faut d'abord chercher.
 Les vannes et crépines d'aspiration et de refoulement peuvent
être partiellement bouchées et créer ce phénomène.
flexibles
 Le flexible de refoulement fouette violemment sans que la pompe cogne
 L’amortisseur de pulsations présente des fuites ou la pression de gaz
est trop faible.
 Le flexible de refoulement fouette violemment et la pompe cogne
 Ceci est dû en général à la présence de gaz dans la boue ou à une
entrée d'air sur la conduite d'aspiration. Cela peut être dû aussi à une
poche d'air sur un point haut de la conduite d'aspiration et disparaît
alors, en général, au bout d'un moment. Il est préférable de disposer la
conduite d'aspiration de façon qu'il n'y ait pas de point haut.
 Dans le cas des pompes triplex, le même phénomène se produit en cas
de mauvais fonctionnement de la pompe de suralimentation.
 Le flexible d'aspiration seul fouette
 Ceci est dû, en général, à la présence de gaz en faible quantité dans la
boue.
Remédes Sifflements

 Si la pression de refoulement est anormalement basse et il n'y a


pas de cognements, mais des sifflements : ceci est dû
généralement à des fuites à l'intérieur de la pompe (clapets,
piston) ; on les décèle à l'oreille. Si le sifflement est continu il
s'agit probablement d'une fuite à la garniture du piston. La boue
passe alors d'un côté à l'autre du piston.
 Si on n'entend aucun sifflement, cela peut être dû soit à la
crépine de refoulement partiellement bouchée (le manomètre sur
lequel on se base étant situé après la crépine) soit à des fuites
dans le train de tiges.
 Si La pression de refoulement a des variations très amples ou
irrégulières : si ces variations dépassent 10 bar, ceci est dû, en
général, à des fuites aux pistons et se reconnaît aux sifflements.
Si ce n'est pas le cas, il faut vérifier s'il y a des sifflements aux
clapets.

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