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ENTREPRENEURIAT

3EME ANNEE MASTER- ESC- TOUTES SPECIALITES


2018/2019

Dr.Berreziga Amina-Senouci
HDR- ESC KOLEA
Directrice des études- ENA- Alger
PROGRAMME DU COURS
Chapitre I: Le concept Chapitre II: l’Entrepreneur
d’Entrepreneuriat
 Auxdiverses définitions du  Les approches de
concept; l’entrepreneuriat;

 Les écoles entrepreneuriales;  Les caractéristiques de


l’entrepreneur;
 Aux origines historique;
 Les compétences de
 Les formes d’entrepreneuriat; l’entrepreneur;

 Lesparadigmes  Les motivations dans le


entrepreneuriaux; contexte entrepreneurial
Chapitre III: la création d’entreprise

Les modèles processuels ;

Le business plan;

Les facteurs clés de succès d’une création


d’entreprise

VH: 15H
Introduction au cours

1- Prononciation et écriture du concept;


2- Résumé du contenu du cours;
3-Finalités du cours;
E/N/T/R/E/P/R/E/N/E/U/R/I/AT

Entrepreneur/iat entreprenariat

ENTREPRENEURIAT
Entrepreneurship
‫المقاوالتية‬

1- PRONONCIATION ET ÉCRITURE DU CONCEPT;


La genèse de l’entrepreneuriat provient
du travail de plusieurs économistes et
chercheurs en la matière. Nous retenons
principalement les travaux qui se sont
concentrés sur l’étude des entrepreneurs.
L’entrepreneur en tant qu’acteur principal
a été pendant longtemps l’objet des
travaux des chercheurs.

2-
2- RÉSUMÉ
RÉSUMÉ DU
DU CONTENU
CONTENU DU
DU COURS;
COURS;
Au XVIIIe siècle, Richard Cantillon a fait
apparaître l’entrepreneur comme un individu
qui prend les risques afin de mener une
affaire à son propre compte selon une finalité
économique. Ici, Cantillon se concentre sur
le rôle que peut jouer l’entrepreneur dans la
dynamique économique. Dans la continuité
de ces travaux, Jean- Baptiste Say, insiste
sur le fait de prendre les risques ; donc il voit
que l’entrepreneur est un preneur de risques.

Suite…
 Dans l’école économique anglaise, Adam Smith et Alfred
Marshal voient que l’entrepreneur est aussi une personne
capable de hisser l’économie par l’enregistrement de
profits qui ne sont pas ordinaires (l’ouvrage de Smith « An
inquiry into the nature and causes  of the wealth of nations
», paru en 1776, insiste sur ce fait) ou parce qu’il est placé
dans la même catégorie de gens à gages incertains. Et
avec la pensée néoclassique, Joseph Schumpeter indique
que l’entrepreneur est vu comme un innovateur.
L’entrepreneur schumpétérien prend des risques pour
innover et réalise de nouvelles combinaisons. Ces
dernières existent sous cinq formes : la fabrication d’un
nouveau bien, l’introduction d’une nouvelle méthode de
production, l’ouverture de nouveaux débouchés, la
conquête d’une source nouvelle de matières premières ou
de produits semi-œuvrés, la réalisaion d’une nouvelle
organisation. Ainsi, l’innovation portée par les
entrepreneurs est la force motrice de la croissance
économique.
Suite…
Les économistes de l’école autrichienne
(F. Hayek, I. Kirzner) voient que
l’opportunité est au cœur de
l’entrepreneuriat. Cette dernière provient
d’un dysfonctionnement du marché qui
peut être exploité par un entrepreneur en
le ramenant à une situation d’équilibre par
la satisfaction d’un besoin qui était
auparavant insatisfait en créant un produit
nouveau.

Suite…
De nos jours, l’entrepreneuriat représente
une trilogie. Il représente un champ de
recherche, un domaine d’enseignement et
une pratique. L’entrepreneuriat ne saurait
être résumé simplement à un acte de
création d’entreprise. Il est plutôt assimilé à
un processus au cours duquel un ensemble
d’intervenants, d’actions et de décisions se
succèdent et s’enchaînent afin d’aboutir à un
acte entrepreneurial.
Aussi, l’acte entrepreneurial en question
est-il complexe. Cette caractéristique
renvoie à la notion de processus (qui est
lui-même complexe) et à l’existence de
plusieurs pratiques entrepreneuriales
telles que la reprise d’entreprise,
l’essaimage, la franchise, l’intrapreneuriat,
etc., d’où la difficulté de limiter cet acte
au seul acte de création d’entreprise.
Si on consulte la littérature relative au sujet, on remarque que
nombreux sont les chercheurs en entrepreneuriat qui placent
l’entrepreneur au centre de leurs préoccupations alors que
d’autres se focalisent sur l’acte en question. Ce constat est aussi
le résultat des approches entrepreneuriales qui ont examiné la
question d’entrepreneuriat sous deux angles. Le premier consiste
en une approche descriptive qui cherche à répondre à la
question : qui peut être entrepreneur ?La deuxième approche
dite « comportementale » cherche à répondre à la question : que
fait cet entrepreneur ? Donc les approches se sont penchées sur
l’acteur et sur l’action. C’est comme une phrase qui ne peut être
une phrase complète sans l’existence d’un verbe (dans notre
contexte, l’acte entrepreneurial) et d’un sujet (dans notre
contexte l’entrepreneur).

L’entrepreneur: un personnage unique


Ce constat a été renforcé par l’émergence
des écoles entrepreneuriales de J. Barton
Cunningham et Joe Lischeron en 1991
(principalement, l’école du surhomme, l’école
des traits distinctifs et des caractéristiques
psychologiques particulières et l’école
classique)  qui se sont aussi intéressées à
l’individu, c'est-à-dire l’entrepreneur comme
étant un homme dont les caractéristiques
sont particulières.

Suite…
La compréhension de l’entrepreneur a été abordée
pendant des siècles par de nombreux économistes,
philosophes et sociologues. Leurs recherches sont
parvenues à évoquer des caractéristiques de
l’entrepreneur telles que celles signalées par Adam Smith
qui conçoit l’entrepreneur comme un organisateur et un
coordinateur. J.B. Say, de son côté, insiste sur le fait de
prendre les risques ; il voit donc que l’entrepreneur est un
preneur de risque. Avec la pensée néoclassique,
Schumpeter lui attribue la fonction d’innovation : ainsi,
l’entrepreneur est un innovateur à travers l’exécution de
nouvelles combinaisons que nous développerons dans ce
document.


Qu’il soit vu comme coordinateur,
organisateur, preneur de risque,
innovateur, autonome, aimant le pouvoir
et la liberté, l’entrepreneur est aussi une
personne capable de hisser l’économie, et
ce par l’enregistrement de profits qui ne
sont pas ordinaires ou parce qu’il est placé
dans la même catégorie de gens à gages
incertains.


Dans une phrase que l’on prête à William Gartner,
« lookat the dance not at the dancer », il demande de
voir plus le déroulement de l’activité entrepreneuriale
que l’entrepreneur lui-même. Cela a été aussi
développé au début de la décennie 1990 qui a vu naître
l’approche processuelle afin de répondre à la question :
comment on entreprend?). Des paradigmes
entrepreneuriaux sont alors apparus afin d’expliquer
l’acte entrepreneurial. Nous y retrouvons quatre
principaux paradigmes : le paradigme d’opportunité
d’affaire, le paradigme de création de la valeur, le
paradigme d’innovation et le paradigme d’organisation.

L’odyssée des concepts centraux : paradigmes


et formes d’entrepreneuriat
Généralement, l’individu part d’une idée qu’il
développera en une opportunité d’affaire si une
occasion s’offre à lui sur le marché (paradigme
d’opportunité d’affaire); cette dernière ne va
motiver l’individu à la poursuivre que si elle
dégage une valeur (paradigme de création de
valeur qui est obligatoire dans toute activité
entrepreneuriale).Afin d’y arriver l’individu est
obligé de s’organiser (d’où le paradigme de
création d’organisation).


Le dernier paradigme est celui de l’innovation où l’école
néoclassique a concentré l’essentiel de ses travaux et où on
observe un paradoxe. D’une part, l’entrepreneuriat constitue
un formidable tremplin pour l'innovation technologique et la
diversification économique, ce qui nous amène à une
création de valeur hors du commun où tous les pays se
trouvent en perpétuelle concurrence ; ici, les chercheurs
admettent que l’innovation constitue une condition sine qua
non pour l’existence d’un acte entrepreneurial. D’autre part,
rares sont les activités entrepreneuriales qui comprennent
une innovation car nous remarquons un nombre important
de gens qui copient et qui créent dans des activités qui
existent déjà, d’où les notions d’entrepreneuriat familial et
traditionnel où l’innovation est nulle.


Ainsi, l’entrepreneuriat prend plusieurs
formes : l’entrepreneuriat collectif,
l’entrepreneuriat féminin,
l’entrepreneuriat solidaire et
l’entrepreneuriat immigré mais, sous
toutes ces formes, les actes
entrepreneuriaux se rejoignent dans des
visions et des principes unifiés qui
représentent les principaux paradigmes de
l’entrepreneuriat.


Le premier chapitre intitulé 
 « l’entrepreneuriat : compréhension du concept » retrace les
origines historiques du concept d’″entrepreneuriat″ à travers la
contribution de plusieurs chercheurs tels que A.Smith, L.Walras,
A. Montchrestien, R. Cantillon, J.B. Say et J .Schumpeter ; il
présente ensuite les six écoles de pensées issues des travaux de
J. Barton Cunningham et Joe Lischeron en 1991 et expose
diverses définitions qui reflètent la richesse du concept en
l’assimilant à l’acteur principal qui est l’entrepreneur, l’acte
principal qui est la création d’entreprises mais aussi à d’autres
concepts qui en sont proches tels que l’esprit d’entreprise,
l’innovation, l’opportunité d’affaire, la création de valeur, la
franchise, l’essaimage et la reprise d’entreprise. Nous
présentons aussi dans ce chapitre les paradigmes
entrepreneuriaux, à savoir l’innovation, l’opportunité d’affaire, la
création de valeur et la création d’organisation et enfin, nous
exposons les formes les plus connues en entrepreneuriat.
Présentation des chapitres 
Le deuxième chapitre intitulé
« l’entrepreneur : un personnage unique »
se focalise sur les approches qui l’ont
abordé afin de mieux le comprendre et
cerner ses caractéristiques qui peuvent le
différencier d’un simple administrateur,
ses compétences qui peuvent être uniques
et enfin les principales motivations qui
l’on conduit à entreprendre.


Enfin, nous montrerons, à travers le
troisième et dernier chapitre, comment
l’entrepreneur procède à la création
d’entreprise en ayant recours aux :
- Modèles processuels ;
- Business plan ;
- Facteurs clés de succès


L’objectif principal de ce cours est d’offrir aux étudiants
un panorama de la littérature qui traite de la question
de l’entrepreneuriat afin de leur permettre un
élargissement de leurs connaissances (que veut dire
entrepreneuriat ? qui peut entreprendre ? quels sont les
formes d’entrepreneuriat ? etc.). Ce cours permettra
donc un élargissement des choix professionnels pour
corriger le manque de sensibilisation des universités au
domaine entrepreneurial. Enfin, il pourra susciter une
motivation entrepreneuriale chez les étudiants,
développer l’esprit d’entreprendre et surtout créer une
culture entrepreneuriale favorable à ce développement.

-Finalités du cours;
Enfin, l’enseignement de l’entrepreneuriat
s’avère important au sein d’une université
ou d’une grande école algérienne, surtout
dans un environnement ouvert à
l’international, vu l’importance cruciale
que peut jouer une structure académique
dans l’émergence de l’esprit
entrepreneurial chez les jeunes étudiants.


Le challenge est que l’étudiant en fin de
cursus universitaire puisse envisager
l’entrepreneuriat comme une possibilité de
carrière qui s’offre à lui, au même titre
que le salariat. Le choix se fera à partir de
ses caractéristiques intrinsèques, de ses
compétences, de ses rêves et de
l’environnement général.


I. AUX DIVERSES DEFINITIONS
(VOIR FICHE1)
II. LES ECOLES ENTREPRENEURIALES
(VOIR FICHE 2)
III. AUX ORIGINES HISTORIQUES
 Des recherches américaines ont fleuri ce champ
par leur contribution et en France, de nombreux
chercheurs ont consacré leurs travaux doctoraux
en modélisation de l’entrepreneuriat à savoir : C.
Bruyat 1993, A .Fayolle 1996 ,S. Marion 1999, P .
Senicourt 1997, T .Verstraete 1996. En effet, de
nombreux chercheurs se sont intéressés au champ
de l’entrepreneuriat connu aussi sous le nom
anglophone de Entrepreneurship.
L’histoire fait référence aux écrits de A .Smith,
L .Walras, A. Montchrestien, R. Cantillon, J.B.Say
et J .Schumpeter qui ont aussi décrit l’acteur
principal de l’entrepreneuriat qui est
l’entrepreneur à travers ses principales
caractéristiques et ses principales fonctions. Dans
ce qui suit, nous retraçons l’évolution du concept à
travers les écrits de ces auteurs.
Le champ de recherche en entrepreneuriat s’est développé
après la deuxième guerre mondiale à travers le Centre de
Recherche en Entrepreneuriat créé en 1948 par les
historiens d’Harvard. L’entrepreneur cherche à enregistrer
des profits à travers l’investissement de son capital. A ce
sujet, A. Smith note que l’entrepreneur enregistre des
profits qui ne sont pas ordinaires et il réalise une activité
dont le profit va rehausser l’économie.
L’entrepreneur est confronté aux trois autres
personnages : le propriétaire foncier, le travailleur et le
capitaliste de façon à représenter tantôt l’acheteur et
tantôt le vendeur. Il représente un acheteur lorsqu’il
utilise les facteurs de production (terre, travail et le
capital) qu’il aura tiré des trois personnages pour
produire ses biens et services ; et dans ce cas, il est
demandeur de facteurs de production nécessaires à son
activité. D’un autre côté, l’entrepreneur sera vendeur une
fois qu’il aura finalisé sa production et proposera ses
différents produits et services aux propriétaires fonciers,
aux travailleurs et aux capitalistes.
Antoine de Montchrestien attribue à l’entrepreneur la
fonction d’utilisation des contrats. L’entrepreneur est vu
comme  un individu qui passe pour assurer la réalisation
d’une mission quelconque.

De son côté, Say cite trois intervenants économiques : le


savant, l’ouvrier et notamment l’entrepreneur. Ici et
comme Walras, Say représente la relation entre ces trois
acteurs. L’entrepreneur effectue l’opération de production
en bénéficiant de l’apport du savant à travers ses
connaissances et aussi profite du travailleur qui gère et
accomplit le processus de production et offre notamment
le facteur travail. Ici, l’entrepreneur est coordinateur et
organisateur entre les connaissances et savoirs du savant
et le travail offert par le travailleur. Le but ultime de cet
entrepreneur est de maximiser son utilité. L’entrepreneur
est aussi un administrateur ou, peut-on dire un
coordinateur qui va acheter les matières premières, réunir
des ouvriers et chercher des consommateurs. Say attribut
aussi le risque à la fonction d’entrepreneur.
D’un autre côté, pour bien déterminer la place de
l’entrepreneur dans la société ; R. Cantillon fait la
distinction entre les « gens à gages certains » et
« les gens à gages incertains ». Dans son ouvrage
« Essai sur la nature du commerce en général », il
considère qu’il peut diviser les habitants en « deux
classes, à savoir en entrepreneurs et en gens à
gages ; et que les entrepreneurs sont comme à
gages incertains, et tous les autres à gages
certains pour le temps qu’ils en jouissent, bien que
leur fonction et leur rang soient très
disproportionnés » (Cantillon, 1997, p 195).
Cantillon classe l’entrepreneur dans la deuxième
catégorie car il voit que ses profits sont incertains
et le classe dans la même catégorie que le fermier,
le marchand, le boucher et l’artisan. La notion du
risque est fortement engagée dans l’activité de
l’entrepreneur.
Avec la pensée néoclassique, Schumpeter voit que
l’entrepreneur est une personne très importante dans
l’économie. Cette importance revient à l’attribution de la
fonction innovation à l’entrepreneur comme étant principale.
Schumpeter met l’entrepreneur au cœur de sa réflexion, il
explique comment une économie peut devenir riche et
évoluer sans l’influence de facteurs exogènes mais en
introduisant et en donnant une grande importance à
l’innovation qui est l’exécution de nouvelles combinaisons.
 D’après J. Schumpeter (1979, p462), les combinaisons
existent sous cinq formes :
La fabrication d’un nouveau bien ;
L’introduction d’une nouvelle méthode de production ;
L’ouverture de nouveaux débouchés ;
La conquête d’une source nouvelle de matière première ou
de produits semi- œuvrés ;
La réalisation d’une nouvelle organisation.
Marshall attribue à l’entrepreneur des qualités telles que le
savoir d’organiser des relations avec son entourage et
surtout l’habilité à diriger la production. L’entrepreneur de
Marshall est un organisateur, directeur et coordinateur.
Plusieurs écoles de pensées issues de
différents courants de recherche ont
décrit l’entrepreneur. Nous décrivons
six écoles de pensées issues des
travaux de J. Barton Cunningham et
Joe Lischeron en 1991 .
La première école : the "Great
Person  school of
entrepreneurship" : «  l’école du
surhomme » :
Cette école admet qu’il existe un sixième sens
chez l’entrepreneur qui est indispensable pour
entreprendre. D’après cette école, la réussite
des grands entrepreneurs revient à leur
faculté intuitive. Cette école s’intéresse à voir
est-ce que l’individu peut naître
« entrepreneur », c’est ce qu’on appelle
« l’entrepreneur inné » ; ou peut-on lui
apprendre à devenir entrepreneur ou un
manager. «Des fréquentes biographies
d’entrepreneurs soulignent la capacité
instinctive de ces hommes, hors du commun à
reconnaître des opportunités inaccessibles à la
majorité d’entre-nous et à prendre les bonnes
décisions ».
La deuxième école :" The
Psychological Characteristics School
Of Entrepreneurship" (traits
distinctifs et des caractéristiques
psychologiques particulières) :
Cette école décrit les caractéristiques de
l’entrepreneur, ses valeurs, ses attitudes
ainsi que ses besoins. Ces caractéristiques
qui sont uniques ont été décrites par
plusieurs chercheurs tels que « 
l’optimisme, l’atypisme, la flexibilité, la
persévérance, la tolérance, l’ambigüité,
l’incertitude, la confiance en soi,
l’implication à long terme, le lieu de
contrôle interne, l’auto-efficacité et la
prise de risque ».
La troisième école : l’école
classique "The Classical School Of
Entrepreneurship" :

Cette école attribut deux fonctions


principales à l’entrepreneur à savoir :
l’innovation et l’identification des
opportunités d’affaires.
Laquatrième école : l’école de
management "The Management
School Of Entrepreneurship" :
L’orientation stratégique : alors que l’entrepreneur est stimulé par
toute opportunité d’affaires nouvelle, l’administrateur est guidé,
principalement, par le contrôle des ressources ;
Le délai de réaction vis-à-vis des opportunités : pour l’entrepreneur,
il est extrêmement court, parce que ce dernier est très orienté vers
l’action alors que pour l’administrateur, ce délai est très important, en
raison de la recherche permanente d’une réduction des risques ;
L’investissement en ressources : l’entrepreneur utilise d’une façon
optimale les ressources qu’il a pu réunir ; il le fait dans un processus
comprenant de nombreuses étapes et avec des risques minimaux à
chaque fois. L’administrateur n’utilise qu’une seule étape, avec un
investissement global correspondant à l’ensemble des ressources
nécessaires à la transformation de l’opportunité ;
Le contrôle des ressources : l’entrepreneur utilise ponctuellement et
avec beaucoup de flexibilité des ressources qui, en règle générale, ne lui
appartiennent pas, alors que l’administrateur, pour des raisons de
coordination des activités et d’efficacité, est propriétaire des ressources
utiles (humaines, matérielles, financières …) ;
La structure de l’entreprise : l’entrepreneur met en place des
structures horizontales avec de nombreux réseaux informels ;
l’administrateur s’appuie sur une structure très hiérarchisée et beaucoup
plus bureaucratique.
La cinquième école : L’école du
leader "The Leadership School Of
Entrepreneurship" :
L’entrepreneur est un leader, il guide un groupe
d’hommes et les conduit pour atteindre un objectif.
L’entrepreneur est plus qu’un manager c’est un « leader
of people ».

Ici,les entrepreneurs ont comme mission la motivation,


la direction et la gestion d’un groupe. L’entrepreneur
doit être un leader capable de définir une vision de ce
qui est possible et d’attirer les gens à se rallier autour
de cette vision et la transformer en réalité.

Les entrepreneurs doivent être efficaces dans le


développement et l’encadrement des personnes pour ce
qui est de la gestion d’un groupe. Cette école voit
l’entrepreneur comme un leader qui est un mentor
expérimenté, il est plus qu’un gestionnaire c’est un chef
de file.
La sixième école : l’école de
l’intrapreneur : " The Intrapreneur
School Of Entrepreneurship"
L’intrapreneuriat est le développement
des comportements entrepreneuriaux au
sein des entreprises existantes. Ces
comportements entrepreneuriaux peuvent
être individuels ou collectifs et leur but est
de saisir une opportunité d’affaire,
innover, développer ou diversifier leurs
activités afin de créer de nouveaux
produits ou marchés.