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Master : Droit privé comparé

Espace Afrique francophone et Commonwealth

 Matière: Relations Economiques Internationales

Exposé sous le thème:

Relations Economiques Internationales


entre le Maroc et Burkina Faso
Présenté par: Encadré par:
Mohamed BOUNNIT Professeur Mohamed
YAOUHI
Abdellah DIHAJ
Introduction
La politique africaine du Maroc constitue un volet de sa politique étrangère et,
par conséquent, elle obéit à la nécessité d’une définition des objectifs et à la
détermination des moyens pour atteindre ces objectifs. Si l’action d’un Etat sur
la scène internationale dépend de la réunion de ces deux conditions (objectifs-
moyens), elle tient également compte de diverses variables telles que la
situation interne du pays, ses ressources (naturelles, humaines, matérielles…),
sa position géostratégique, ainsi que les milieux régional et international dont
fait partie cet Etat et dans lesquels il choisit de jouer un rôle ou bien d’être un
acteur passif.
Le renforcement des liens de coopérations économiques et commerciale avec
les pays de l’Afrique sub-sahariens a toujours occupé une place centrale dans
les options économiques choisis par le Maroc. Autrefois, le Maroc entretient
des relations commerciales avec quelques pays situés à l’ouest du continent,
parmi lesquelles on retrouve la Burkina-Faso. L’avènement de la mondialisation
marqués par l’ouverture des frontières et l’intensification de la concurrence sur
les marchés à donner un coups d’accélérateur à ses échanges commerciaux.
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A cet effet, Le Burkina est une ancienne colonie française qui a


accédé à l’indépendance le 05 Août 1960. C’est un pays où le
contexte socioculturel du Burkina est marqué par une diversité de
groupes ethniques ou socioculturels estimés à une soixantaine. Il
s’agit d’un dualisme juridique où le Droit étatique ou Droit moderne a
tendance à être concurrencé par les règles coutumières et les règles
religieuses.
Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique subsaharienne, à faible
revenu et aux ressources naturelles limitées. Sa population, qui croît
au rythme annuel moyen de 3,1 %, était estimée à près de 18,6
millions en 2016. L’économie est fortement dominée par l’agriculture
qui emploie près de 80 % de la population active. Le coton est la
culture de rente la plus importante, même si les exportations
aurifères ont pris de l’importance ces dernières années.
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L’étude théorique de notre exposé portera sur le


modèle de la coopération établit entre le Maroc
et le Burkina Faso, des relations et partenariats
entre ces pays africains dans le cadre de leurs
bloc régionale commun, ainsi que les possibilité
de coopération à venir en vue de valoriser et
développer l’économie des deux pays.
• Sur le plan économique est-ce que les relations
Maroc-Burkina Faso sont aussi intenses? A
travers la coopération sud-sud, les deux pays
sont-ils de bons partenaires ?
I/ L’économie et les atouts de Burkina Faso

A. L’économie de Burkina Faso


• L’économie du Burkina Faso est basée principalement sur
l’agriculture (près d'un tiers du PIB) ;
• Le pays est le 4 éme producteur d’or au monde.
• Le Burkina Faso a connu une forte croissance économique, soutenue
par la production aurifère et cotonnière.
• L'activité économique a repris en 2016 et 2017 avec une croissance
de 5,9% puis 6,4% (FMI).
• L’économie du pays cependant freinée par ses infrastructures
défaillantes, y compris son infrastructure électrique. La Banque
Mondiale soutient divers investissements qui pourraient remédier à
cette situation.
• L'inflation a été maîtrisée en 2017 (1,5%) et devrait rester modérée en
2018.
• D'un autre côté, le déficit budgétaire a nettement augmenté en 2017
pour atteindre 7,7% du PIB à cause d'une hausse marquée des
dépenses publiques, alors qu'il se tient en général entre 2% et 4% du
PIB.
• Un programme soutenu par le dispositif de facilité de paiement
élargie (FEC) du FMI a pour but de ramener le déficit à 3% d'ici 2019,
en accord avec les critères de convergence de l'Union économique et
monétaire ouest-africaine (UEMOA).
• Au premier trimestre 2018, le FMI a également approuvé un
arrangement de trois ans dans le cadre de la FEC pour un montant de
157,6 millions de dollars. Dans le même temps, le Burkina Faso s'est
entendu avec le Mali et la Côte d'Ivoire pour mettre en place des
zones économiques spéciales communes
• Les principaux défis du pays seront la modernisation de ses
méthodes de gestion des affaires publiques.

• Le réajustement de ses finances publiques,

• L’augmentation de ses dépenses au niveau des infrastructures


de base et du secteur social,

• La réforme de son système financier et l’amélioration de son


climat des affaires.

• Le Burkina Faso est un pays très endetté, et reste extrêmement


dépendant de l’aide étrangère. 
B. La valorisation et développement des atouts de Burkina Faso

• L’industrie compte pour 23 % du PIB et emploie moins 10 % de la


population active. Les deux principales activités industrielles sont la
manufacture et la production minière. La manufacture reste à un stade
embryonnaire et n’emploie que 1 % de la population active. Les politiques
industrielles ont principalement visé à exploiter les ressources minières du
pays. La première production minière est l’or, viennent ensuite le cuivre, le
fer et le manganèse.
• Le secteur agro-sylvo-pastoral représente 35 % du PIB burkinabè, et
emploie 82 % de la population active. Sur les 11,8 millions hectares de
terres à potentialités agricoles, seuls 5,7 millions d’hectares sont cultivés.
• Le coton domine les exportations agricoles, La production céréalière (mil,
sorgho, maïs, riz et fonio) s’élève en moyenne à 4,2 millions tonnes
• L’élevage est le troisième poste d’exportation du pays après l’or et le
coton. Le Burkina Faso possède un cheptel de 30 M de têtes (chiffre de
2009) varié (bovins, ovins, caprins, porcins, camelins, équins).
• Le secteur des services occupe 43 % PIB et emploie environ 11 % de la
population. Le secteur financier, le tourisme et la téléphonie mobile sont
les postes les plus importants du secteur.
II- Le modèle de l’implication du Maroc sur le
plan économique au niveau d’afrique
A- Le modèle de la coopération Maroc-Burkina Faso
Le Burkina Faso apprécie énormément l’implication du Maroc sur le plan économique. A
ce niveau, on peut scinder l’approche en deux.
• D’une part il y a l’approche investissement, donc une présence économique marocaine
très forte. Il s’agit du secteur bancaire, des télécoms, l’assurance et nous avons même une
présence qui est unique, me semble-t-il, avec des investissements dans la presse écrite et
la radio. Parmi les gros investissements aussi, il faut citer le ciment avec une grande
cimenterie déjà opérationnelle à Ouagadougou et une autre qui est en cours de
construction à Bobodioulasso, la deuxième grande ville du pays.
 En matière de télécommunications, Maroc télécom a marqué son entrée au Burkina Faso
par l’acquisition de 51% du capital d’Onatel en décembre 2006.
 Dans le secteur minier et de l’énergie, l’ONA, à travers sa filiale minière ‘‘Managem’’,
détient plusieurs gisements de minerais au Burkina Faso.
 Dans le secteur des services, Attijariwafa bank, BOA, et Banque Atlantique, les
entreprises marocaines s’activent également dans les assurances avec Saham, ou
encore dans l’immobilier et la cimenterie à travers le groupe Addoha.
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• D’autre part, il y a la présence des produits marocains qui sont présents dans
les principales grandes surfaces du pays et il y a une forte demande de tout ce
qui est marocain au Burkina Faso. A titre d’exemple les diplômes marocains
sont très demandés, puisque la coopération dans le domaine de la formation
marche bien.
En effet, l’objectif est à présent de renforcer les investissements et les
échanges. A travers un projet de la négociation de la suppression du visa
d’entrée entre les deux pays. Car, il faut rappeler que les citoyens burkinabè
sont les rares de la sous-région qui sont obligés d’avoir un visa pour entrer au
Maroc.
Le mardi 4 septembre 2018 à Ouagadougou, le ministre marocain de la
Justice, Mohamed Auajjar, a indiqué qu'avec l'autorité burkinabè, ils ont
passé en revue les relations bilatérales «qui sont très bonnes» et le niveau de
coopération «satisfaisant» entre les deux pays.
Il s'agit de trois accords bilatéraux portant sur l'extradition des criminels
présumés entre les deux pays, l'entraide pénale et la coopération entre
l'Institut supérieur de la magistrature du Maroc et son équivalent au Burkina
Faso, l'ENAM.
Au Burkina, quels secteurs ont le plus besoin d’investissements,
notamment de la part des entreprises marocaines ?

L’agriculture est le secteur qui intéresse les burkinabés le plus. Nos pays ont de
nombreuses similitudes, comme par exemple la rareté des pluies. Malgré tout, le
Maroc a réussi à développer une agriculture performante, qui assure les besoins
du marché marocain. Ce développement agricole démontre le travail important
qui a été fait au Maroc. Aujourd’hui, le Burkina a besoin de suivre le même
chemin. En effet le Maroc est prêt à aider dans la mise en place d’aménagements
agricoles dont le Burkina en a besoin et l’expérience marocaine serait bénéfique
à ce niveau. Il à noté que nos deux pays collaborent déjà depuis 15 ans sur les
techniques de provocations des pluies artificielles.
Aussi dans le Cadre des coopération entre nos deux états, l’investissement des
petites entreprises figure parmi nos priorités, l’objectif est d’intéresser davantage
d’investisseurs afin d’accroitre les investissements dans notre pays et c’est
réciproques.
le modèle de coopération sud-sud en matière d’énérgie
renouvelables
Bien que le volume des échanges commerciaux entre le Burkina Faso et le Maroc ait
sensiblement augmenté, passant de 24,4 millions de dollars américains en 2012 à près
de 47 millions en 2016, ces chiffres restent largement en deçà des potentialités des
deux pays.
Le Burkina Faso compte tirer profit de l'expérience marocaine dans le domaine des
énergies renouvelables. A l'occasion du récent séjour au Maroc du ministre burkinabé de
l'Énergie, le Burkina Faso et le Maroc ont signé une convention-cadre de coopération dans
le domaine des énergies renouvelables, un accord qui vient renforcer le partenariat existant
déjà entre les deux pays et qui porte sur le partage d'informations, d'expériences et
d'expertise dans le domaine des énergies renouvelables. Ainsi, le Burkina Faso compte tirer
profit de l'expérience marocaine dans le domaine des énergies renouvelables pour porter la
part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à des niveaux appréciables.
B- Maroc-Burkina Faso : Critiques et perspectives
d’avenir
L’analyse des relations commerciales entre le Maroc et Burkina Faso, en
particulier les exportations, a montré qu’elles demeurent relativement faibles,
balbutiantes même pour certains secteurs. En dépit des progrès réalisés au cours
des dernières années, la percée marocaine sur ce marché n’a pas permis
d’améliorer sensiblement la part de marché du Maroc comparativement à certains
pays concurrents aussi bien étrangers qu’africains. Les raisons sont diverses,
allant de l’institutionnel à l’économique et au logistique.
En effet, la politique africaine du Maroc n’est plus confinée à des relations
d’amitié et de voisinage mais s’étends à une multitude de conventions signées et
d’accords de coopération, dans lesquels le Maroc a pris part, soit par son expertise
soit par des fonds, il n’en demeure pas moins que des efforts sont encore à
déployer pour exploiter pleinement le potentiel de coopération entre le Maroc et
l’Afrique subsaharienne, renforcer les liens commerciaux et faire de la
coopération économique le cheval de bataille de la politique africaine du Maroc.
Parmi ces principales actions, nous citons :
• Cibler les partenaires prioritaires en fonction des potentialités des différents
pays africains : (la taille du marché, le potentiel de complémentarité, le revenu
par habitant….)
• Améliorer le cadre juridique et réglementaire des accords en vigueur et
conclure des accords de commerce et d’investissement avec les communautés
économiques régionales et les économies locomotives au niveau des sous-
régions.
• Assurer une offre croissante d’exportation adaptée à la demande et aux
spécificités de l’économie de Burkina Faso;
• Coordonner les stratégies aussi bien des pouvoirs publics que des opérateurs
privés marocains au niveau de cette région;
• Mettre en place des lignes aériennes et maritimes régulières et renforcer
l’infrastructure routière. Dans le même sens, améliorer la communication et
encourager les échanges commerciaux.

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