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Sujet : Fusion
PSA Peugeot et Citroën

Réalisée par :
Sana Hammouda

Adel Hedhli
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PLAN
1 - Motivation
2 - Présentation du groupe PSA PEUGEOT CITROEIN

3 - La mise en œuvre de synergies


4 – PSA après et avant la fusion
5 – Les avantages et les inconvénients
6 – Conclusion générale
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Introduction
 Les opérations de fusions au sens strict impliquent la confusion
des patrimoines et la mise en commun au sein d’une même
personnalité morale de l’ensemble de l’actif et du passif des
sociétés
 Dans la majorité des cas, les opérations de fusion concernent deux
sociétés qui décident de s’unir pour n’en former plus qu’une seule.
 Le choix de la fusion constitue un choix important pour les
différentes parties prenantes puisqu’il s’agit d’une mise en
commun de l’ensemble des moyens mais aussi, d’une évolution du
pouvoir de contrôle .
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1 – Motivation :
De nombreux motivations poussent en effet les entreprises à
fusionner, il peut s’agir de :
 Pénétrer de nouveaux marchés,
 Accroitre ses parts sur un marché existant,
 Réaliser des économies d’échelle,
 Limiter la concurrence par les prix,
 Accéder à de meilleurs financements,
 Contrôler l’amont ou l’aval,
 Diversifier les risques en diversifiant les activités,
 Se développer sur de nouveaux secteurs porteurs…..
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1 – Motivation :
Le premier choc pétrolier en (1973) a causé l’effondrement des
ventes chez Citroën.
Le président de Citroën et gérant de la Compagnie Michelin
annonce un trou de 500 millions de francs, trou qui devrait
doubler d’ici la fin de l’exercice.
Citroën est donc en situation de faillite. Michelin lui cherche
aussitôt un repreneur.
Le choix se porte naturellement sur PSA, et ce pour plusieurs
raisons :
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1 – Motivation :
 Les familles Michelin et Peugeot sont proches, et elles ont déjà
songé par le passé à une union de leurs marques automobiles,
sans toutefois y parvenir (1963-65),
 Un refus de Peugeot aurait pour conséquence soit :
 Le dépôt de bilan de Citroën, entraînant la faillite de
nombreux fournisseurs et de graves répercussions pour
l’industrie nationale,
 La venue d’un étranger,
 Une nationalisation par l’intermédiaire de Renault.
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2 - Présentation générale des entreprises :


 Citroën : est un constructeur automobile français fondé en
1919 par André Citroën qui fait partie du groupe PSA
Peugeot Citroën depuis 1974.
 Citroën a toujours été réputée pour ses technologies d’avant
–garde tant en matière de design que de processus
industriels et, a plusieurs reprises, a révolutionné le monde
de l’industrie de l’automobile. La marque a notamment créé
la traction avant en 1934, l’utilitaire H, les 2CV, DS, GS, BX,
SM, CX ou encore, la XM.

1919 : Lancement de la Type A,


première voiture Citroën
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2 - Présentation générale des entreprises :


 Peugeot : est un constructeur automobile français fondé en
1810.
L’entreprise, qui produit à l’origine des moulins de table, s’oriente
en partie vers les automobiles et produit en 1891 sa première
automobile devenant ainsi l’une des toutes premiéres entreprises
automobiles de l’histoire.
Suite à des dissensions familiales Armand Peugeot fonde en 1896
la «société des automobiles Peugeot», qui devient une marque
phare lors de l’engouement pour la voiture.
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2 - Présentation générale des entreprises :


 Peugeot produit essentiellement des véhicules
automobiles pour particuliers et utilitaires ainsi que des
deux –roues.
 En 2009, les ventes de l’entreprise se sont élevées à
prés de 1,52 million de véhicules automobiles dans le
monde, dont 1,12 million en Europe.
 Via son département Peugeot Sport, Peugeot a
également été engagé en compétition automobile et
notamment en endurance.
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3 - La mise en œuvre de synergies


L'acquisition de Citroën S.A. par Peugeot S.A. va engendrer des

synergies de direction et une modification de l'organisation.

Synergies opérationnelles :

 Plateformes communes aux deux marques,

 Usine unique pour la fabrication des boites de vitesses pour les trois

marques (économies d'envergure)

 Usine unique pour la fabrication des organes et pièces mécaniques

commune aux trois marques

 Usine de fabrication de moteurs a Tremper pour répondre a la

demande, engendre de fortes économies d'échelle


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3 - La mise en œuvre de synergies


Synergies Managériales :
 Organisation technique et industrielle harmonisée,

 Pilotage par projets,

 Alliances stratégiques nouées avec différents constructeurs

permettent d’améliorer les coûts de production comme de R&D (Fiat,

Général Motors, Dongfeng Motors pour l’assemblage des Citroën ZX

en Chine, BMW joint-venture pour les technologies hybrides…).


 Création d’une société générale d’achats pour l’ensemble du groupe

PSA,
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3 - La mise en œuvre de synergies


Synergies Financières
 S’appuyant sur une croissance solide pour se renforcer à

l’international, notamment dans les pays à forte croissance :

Chine, Brésil.
 Progression de la productivité en raison des allégements

d’effectifs engagés par Michelin, et coupure de quelques

branches mortes de PSA (moteur rotatif et la SM Maserati)


 Privilégiant des solutions d’autofinancement des

investissements pour préserver l’indépendance.


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4 - PSA avant la fusion:


En 1973, le groupe PSA est un holding familiale regroupe
essentiellement Cycles Peugeot, Acier & Outillages Peugeot et
Automobiles Peugeot qui représente la première activité de
l’ensemble et occupe le deuxième rang des constructeurs Français.
L’entreprise a profité de la période d’après la 2 ème guerre mondiale
pour changer de stratégie et passer du rang du spécialiste à celui
de généraliste en constituant progressivement une gamme de
véhicules, bâtie autour de berlines classiques (404, 504, 9/11 cv) et
de petit modèles moyens (204, 304, 6/7 cv) et un nouveau segment
de marché le M1.
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4 – PSA avant la fusion:


L’entreprise Peugeot jouit d’une excellente image : celle d’une firme
familiale connue pour obtenir chaque année les meilleurs résultats
financiers de la profession.
Ce visage traditionnel de l’entreprise masque pourtant deux évolutions
structurelles liées à la naissance :

 Du constructeur généraliste,

 Et la logique de la production de masse.

Le groupe s’est trouvé obliger de s’écarter du schéma


d’autofinancement de ses investissements pour chercher des
opportunités de développement externe par le biais d’opération de
fusion acquisition.
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4 – PSA avant la fusion:


L’opération de reprise de Citroën par Peugeot est longuement négociée entre
Michelin, PSA et les pouvoirs publics, et les banques.
Par prudence : plusieurs audits ; laisser du temps avant de donner une
réponse définitive.
En décembre 1974, le groupe Peugeot acquiert 38,2 % de Citroën, se donnant
le temps pour connaître « les résultats 1975 et les perspectives 1976»
Le 30 septembre 1976, les actionnaires ratifient la naissance de PSA Peugeot
Citroën. Grâce à l’échange de 6,25 actions Citroën SA contre une action
Peugeot SA, Michelin entre dans le capital de PSA à hauteur de 9,5 %, avec la
possibilité de monter à 12 % du fait des obligations convertibles.
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4 - PSA après la fusion:


 Les dirigeants de PSA préférant la création d’un groupe
automobile comptant deux marques distinctes, chacune
gardant son nom, sa personnalité et son réseau commercial.
 Progrès spectaculaires de Citroën, les comptes deviennent
bénéficiaires dès l’exercice 1976 !
 Avec une nette progression du chiffre d’affaires, la reprise de
Citroën est saluée comme un exemple de réussite.
 Le nouveau groupe double sa production et égalise la
production de la régie Renault.
 Réalisation d’économies d’échelle et des gains de productivité.
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4 – PSA après la fusion:


En 1978 PSA rachète sur fonds propres Chrysler Europe (UK et
España, et France).
Modification de l’actionnariat stable entre la famille Peugeot (41%),
Chrysler Corporation (15,5 %) et Michelin (7 %).
PSA devient le premier constructeur automobile européen avec
2,488 millions de véhicules, un chiffre d’affaires de 47,8 milliards
de francs, et un bénéfice de 1,4 milliard. Le groupe devient le
quatrième producteur automobile au monde.
Le groupe a établit des identités spécifiques aux trois marques – sérieux et tradition pour
Peugeot, technologie et avant-garde pour Citroën, luxe et sportivité pour Talbot (nouvelle
appellation de Chrysler Europe 1979).
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4 – PSA Aujourd’hui
Le Groupe PSA annonce la finalisation de l’acquisition d’Opel et
Vauxhall le 6 mars 2017.
Le nouvel ensemble positionne le Groupe PSA à la deuxième
place en Europe avec une part de marché de 17% en 2017.
PSA vise comme objectif le lancement d’une nouvelle voiture par
région, par marque et par an à partir de 2018.

S’appuyant sur le déploiement d’une stratégie produit ciblée

au niveau mondial, basée sur des programmes


multimarques et multi-régions.
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LES 6 RÉGIONS STRATÉGIQUES DU GROUPE PSA


Chine et Asie du Sud-est ; Eurasie ; Amérique latine ; Un constructeur
automobile européen ; Inde-Pacifique ; Moyen-Orient et Afrique
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5 - Les avantages et les inconvénients :


A - Les avantages :
 En reprenant Citroën, Renault assurerait 60 % de la production
française contre 20 % à Peugeot.
 La survie de Peugeot est en jeu.
 Nationalisation de Citroën : disparition de Peugeot dans les
cinq à dix ans qui viennent.
 Opération à caractère essentiellement défensif.
 Limiter les risques de nationalisation par l’introduction de
partenaire étranger, (en difficultés financières de Chrysler, n’a
pas les moyens de renforcer sa participation).
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A- Les avantages :
Les reprises de Citroën et Chrysler Europe ont entraîné PSA dans

des réformes importantes, voire visionnaires.

 Restructuration en deux niveaux,

 Le groupe se dote d’une direction de la division automobile, ,

 L’organisation de la fonction achats pour les diverses usines

européennes (direction hautement stratégique dans la triple logique de

l’abaissement des coûts, de la standardisation des pièces et de l’incorporation

de plus en plus importante d’éléments et de pièces achetés à l’extérieur)


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B – Les inconvénients :
Le président de PSA à partir de 1984, ne cessera d’insister sur l’effet Talbot.

Aux administrateurs, il explique qu’il «regrette la décision prise autrefois

d’acquérir les filiales européennes de Chrysler»

Aux actionnaires, il parle «d’une décision malheureuse, car prise à contre

cycle»

Aux parlementaires, il rappelle qu’avec «Chrysler Europe, Peugeot et Citroën

 Premiers constructeurs sur le papier…

 perte de marché pour l’ensemble constitué…

 Trop de ressemblance entre les réseaux et les voitures ou trop de

différences entre les statuts du personnel et l’informatique».


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6 – Conclusion générale :
 Acquisition de Citroën et de Chrysler Europe ne sont pas
opérations programmées, mais opportunités saisies par PSA,
(avec prudence, parfois résignation) !
 Profonde conviction dans l’avenir de l’automobile et de son
industrie conduisent les choix stratégiques de PSA.
 A l’époque, l’industrie automobile n’été pas concentrée, (six
groupes qui pèsent chacun 10 à 12 % du marché), PSA est en
retrait face à ses concurrents, isolé face à Volkswagen.
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6 – Conclusion générale :
L’opération (Citroën, Chrysler Europe), occasion de brusquer une situation
figée et incertaine, décision pour :
 S’adapter sans tarder à un environnement profondément modifié.
 Assurer la pérennité de l’entreprise,
 Préserver son indépendance
 Acquérir, par une dimension suffisante, les moyens de la compétitivité.

Aujourd’hui le Groupe PSA ambitionne de devenir le fournisseur préféré de


mobilité à l’échelle mondiale en 2030 (C’est la fin du « one size fits all)
Proposer aux clients, particuliers comme entreprises, l’ensemble de
solutions de mobilité le plus complet et pratique, au plus proche de leurs
besoins.
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MERCI POUR VOTRE


ATTENTION