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INTRODUCTION A TOXICOLOGIE

MÉDICAMENTEUSE

• ENCADRÉ PAR : PR SOBHI


• PRÉSENTÉ PAR : DALI BRAHAM
➔ Introduction
➔ Classification des médicaments pour l'étude toxicologique
➔ Démarche diagnostique lors des intoxications médicamenteuse
➔ Prise en charge des intoxications médicamenteuses
➔ Conclusion
Introduction
Les intoxications médicamenteuses sont dues à l’ingestion accidentelle ou volontaire
de médicaments. La voie orale demeure la voie d’absorption la plus utilisée, le risque
ou les conséquences dépendent de la quantité ingérée et de la nature des produits

Elles représentent l’une des premières causes de consultation aux urgences et


d’admission en réanimation et de déclaration aux Centres Antipoison dans le monde
Classification des intoxications aigües selon
leur circonstances et la nature du toxique
Types d’intoxication médicamenteuse

1-Les intoxications médicamenteuses involontaires


On parle d’intoxication médicamenteuse involontaire lorsque le sujet est intoxiqué par des médicaments
sans le vouloir
• Les intoxications médicamenteuses accidentelles proprement dites
• L'erreur médicamenteuse

2- Les intoxications médicamenteuses volontaires

On parle d’intoxication volontaire lorsque le sujet a intentionnellement ou volontairement ingéré des

substances dans le but de s’intoxiquer


• Empoisonnement suicidaire
• Toxicomanie

3- Les intoxication criminelle


Classes thérapeutiques les plus incriminées dans les
intoxications médicamenteuses

Autres
24%
Psychotropes
33%

Cardiotropes
5%

Hormones
5%

Antihistaminiques
6% Antalgiques
10%
Ains
7% Anti-infectieux
10%

Classes thérapeutiques les plus incriminées dans les intoxications médicamenteuses


Classification des médicaments pour l'étude
toxicologique

Traitement Pour lutter contre agent


psychiatrique infectieux

Médicament

Relatif à un
Relatif à un organe dysfonctionnement de
l’organisme
Traitement psychiatrique
(psychotropes)

★ Classification selon les effets


 
Classification des drogues psychotropes selon Lewin (1924)
Classification des agents psycothropes selon Delay et Deniker(1957)
Classification selon Pelicier et Thuillier (1991)
Classification selon Peters (1991)
 
★ Classification selon le danger
 
Classification de l’OMS (1971)
Classification du rapport Pelletier (1978)
Rapport Roques (1998) sur la dangerosité des drogues

★ Classification juridique
Classification scientifique
Psycholeptiques
Psychoanaleptique
  Sédatifs psychiques qui
↗l’activité
abaissent mentale.
l’activité mentale:

Thymoleptique
Nooleptiques
Stimulant de la Stimulants de s
vigilance l’humeur
↘ la vigilance et entraînent Dépriment l’humeur et créent un
le sommeil  (Hypnotiques). état d’indifférence psychomotrice
peu d’indication en (tranquillisants)
thérapeutique, ex: amphétamines antidepresseurs, exemple : IMAO,
antidépresseurs tricycliques, café,
vitamine c, acide glutamique
Hypnotiques vrais : Inducteur de sommeil :
barbituriques, carbamates,
benzodiazépines phénothiazines, BZD Tranquillisants mineurs Tranquillisants majeurs

neuroleptiques, anxiolytiq
ceux sont de psycho-relaxants.
ues, antipsychotiques.
Psychodysleptique Psychisoleptiques
Ceux ne sont pas des Ceux sont des normothymiques
médicaments. (thymorégulateurs), des
Ils entraînent une déviation régulateurs psychiques
ou perturbation de l’activité (stabilisants), ils ont une
mentale (dépersonnalisants action psycholeptique dans les
et délirogènes). états d’excitation, et une
Exemples : Hallucinogènes: action préventive dans les
mescaline, LSD.
dérèglements de
Stupéfiants: morphine, l’humeur. Exemples : Sels de
opiacés, cocaïne.  lithium, Dépamide,
Enivrants: alcool, éther. Carbamazépine; acide
Amphétamines (à forte valproique
dose).
Classification sanitaire
Selon le pouvoir « toxicomanogène » la classification de l’Organisation mondiale de la
santé (OMS) de 1971

Le tableau I : substances dont le potentiel d'abus présente un risque grave pour la santé
publique et dont la valeur thérapeutique est faible « Fentanyl »

Le tableau II : substances dont le potentiel d'abus présente un risque sérieux pour la


santé publique et ayant une valeur thérapeutique considérée comme faible à moyenne

Le tableau III : substances ayant un potentiel d'abus présentant un risque sérieux pour la
santé publique mais possédant une valeur thérapeutique moyenne à grande
« Buprénorphine  »

Le tableau IV : substances avec un potentiel d'abus présentant un risque faible pour la


santé publique mais présentant une valeur thérapeutique faible à grande
« Bromazépam »
Classification juridique

Nationale ou internationale, selon la reconnaissance d’une utilisation à


des fins médicales ou scientifiques, comme par exemple la classification
de l’Organisation des Nations Unies (ONU) de 1961 et 1976, reproduite
dans Rapports sur les toxicomanies.

C’est dans ce type de classification que sont introduites les notions de


drogues licites et de drogues illicites
Toxicité des psychotropes
Classification des médicaments pour l'étude
toxicologique

Traitement Pour lutter contre agent


psychiatrique infectieux

Médicament

Relatif à un
Relatif à un organe dysfonctionnement de
l’organisme
Médicaments dirigés contre un agent infectieux
* Antibiotiques : Sulfamides, pénicillines, tétracyclines , rifampicine.

* Antiviraux :   1er Cyclovir, En1986 contre herpès et varicelle.

*Antifongiques : Amphotéricine B et azolés….

*Antiparasitaire : Antipaludéens :quinine.

*Antiseptiques : Alcool éthylique, chlorhexidine, formol, teinture d'iode.


Médicaments Relatifs à un dysfonctionnement de l’organisme

*Diététique : anorexigènes;
*Hématologie :anticoagulants ;
*Cancérologie : antimitotiques ;
*Allergo-immunologie : antihistaminiques
*Hormones : Cortisone et ses dérivés, Insuline , Prostaglandines
*Métabolisme : carences vitaminiques, en fer, hypoglycémiants
Médicaments relatifs à un organe

*Cardiologie : antiarythmiques, antihypertenseurs *Gastro-entérologie :


antispasmodiques
*Pneumologie : bronchodilatateurs, antiasthmatiques
*Ophtalmologie, rhumatologie, stomatologie, urologie , dermatologie ………

• Effet stabilisant de membrane: Hypotension, collapsus, insuffisance cardiaque, coma, convulsions .


• Troubles neurologiques: confusion, convulsions, agitation.
• Troubles respiratoires : dépression respiratoire modérée →→→ apnée centrale (β-bloquants).
• Troubles cardiovasculaires :
✦ Antagonistes calciques : bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire ; état de choc cardiogénique
✦ β-bloquants : bradycardie ; arrêt cardiaque
• Troubles métaboliques : hypokaliémie+++ , hypoxie , acidose métabolique lactique, hypoglycémie
Démarche diagnostic lors des intoxications
médicamenteuse
1. Anamnèse

Toxiques Intoxiqué Intoxication

* La nature du toxique
* Quantité maximale *ATCs pathologiques,
*Circonstances
absorbée *ATCc médicamenteux
de l’intoxication
* Le délai de *âge et le poids
l'exposition (intérêts
dans le choix du
prélèvement).
*Voie de pénétration
Examens cliniques
• Les symptômes tous les organes et les fonctions.
• Il faut d’abord rechercher une défaillance vitale nécessitant un traitement
symptomatique immédiat : État respiratoire, neurologique, cardiovasculaire.
• L’approche clinique d’un sujet intoxiqué doit être orientée sur la recherche
des toxidromes.

Définition d’un toxidrome : Syndrome d’origine toxique


∑ symptômes cliniques, biologiques et/ou électrocardiographiques évocateur d’une
pathologie toxique.
Ces symptômes sont la conséquence directe de l’action toxicodynamique des
xénobiotiques
•Altération de la conscience
Syndrome
confusionnel •-Signes généraux
•Altération ( hyperthermie,
des fonctions déshydratation, pâleur intense, sueurs
cognitives

profuses, tachycardie,
•Distorsions
•sur le plan tachypnée)  
de la réalité.
psychique -Signesouneuromusculaires
: état confusionnel maniaque. (contractures,

Syndrome malin crampes,


•Troubles risque
•sur le plan de convulsion)  
somatiques
moteur -Troubles de lasigne
(fièvre, déshydratation,
: myoclonies, hypertonicité, conscience
d'appel-Signes
d'une
hyperréflectivité,
des neuroleptique
biologiques
maladie, etc.(augmentation
) déplacementsdes CPK, hyperleucocytose avec polynucléose,
tremblements, incessants, incoordination.

•troubles
peut
•sur
hydro électrolytiques)
le être
plan retrouvé dans tous
neuro-végétatif, les cas ou hypertension, diarrhée.
hypotension
Syndrome •Les critères majeurs sont : -Fièvre  -Rigidité -Augmentation des CPK
sérotoninergique •médicaments sérotoninomimétiques, à doses élevées et souvent en
••neuroleptiques
( anticholinergique)
association avec d'autres médicaments comme les inhibiteurs de la
• syndrome confusionnel, une tachycardie sinusale, des pupilles dilatées et

Syndrome monoamine oxydase


symétriques, et le
une soif, lithium.
une sécheresse cutanéomuqueuse, une rétention
atropinique
d’urines
•ADT, certains antiH, antiparkinsoniens, ou de solanacées (datura).
•dépression respiratoire, voire apnée, coma, bradycardie , hypotension
Syndrome opioide artérielle, myosis serré bilatéral,
• dérivés morphiniques : Morphine, Tramadol, Codein

•Agitation, des convulsions, une HTA le plus souvent (hypotension dans les
Syndrome
formes graves), une tachycardie, une hyperthermie, une hyperglycémie, une
adrénergique ou
sympathomimétique hypokaliémie .
•théophylline, les amphétamines ou la cocaine
Examens biologiques

• Bilan hépatique : transaminsae Paracétamole


• Bilan hémostase : TP ex: AVK, Colchicine, acide valproique
• Bilan rénal : FG, urines ( protéine BPM, HPM) ex : AINS, Nitrosuré
• Dosage du fer : médicament a base de fer
• Lactacte : hypogycémiant
• Ionogramme sanguin :Hyperkaliémie (digitalique), hypokaliémie (théophylline,
chloroquine..)
• Glycémie : insuline, hypoglycémiants
• Gazométrie artérielle : inducteur d’acidose ( salicylés )
Analyse toxicologiques
1- intérêt :
Volume (ml)
Prélèvement
L’analyse Modalités
toxicologique peut s’avérer extrêmement utile lorsque la nature de la substance est ignorée ou
elle n’explique pas le tableau clinique, mais elle n’est pas indispensable lorsque Demandé
le diagnostic estMinimal
évident
cliniquement (50).
Flaconnage en verre et en présence d’un
L’analyse toxicologique a pour objectif :
Sang et/ou
• Identifier (veineux) 10 5
doser le toxique ingéré afin de confirmer ou non l’hypothèse toxique
• Evaluer la gravité de l’intoxication anticoagulant
• Surveiller l’efficacité du traitement
• L'interprétation des résultats parFlacon ou tube
le clinicien sec (en
a l’intérêt pratique,
de savoir si l’intensité des symptômes est en
relation avec la concentration mesurée du toxique L’existence d’une discordance doit alors faire
rechercher l’ingestion d’autresutilisation
toxiques de flacon de type ECBU)

Urine Recueil rapide des urines avant 50 20

l’administration de substances actives


Analyse toxicologiques
Le dosage Le dépistage
(résultats (résultats qualitatifs ou
quantitatifs). semi-quantitatifs)

Méthodes séparatives : Méthodes immunologiques: Méthodes colorimétriques,


pour détecter, identifier et doser une Immunoanalyse par compétition enzymatiques
molécule toxique, regroupent réalisée est une méthode facile à se place dans un contexte
principalement les méthodes mettre en œuvre, automatisable et d'urgence et ne nécessite pas
chromatographies et plus récemment rapide. De nouveaux tests d'investissement spécifique en
électro phorétiques avec immunologiques, pour dépistage matériel.
l'électrophorèse capillaire et ses urinaire complètent cette offre : moins spécifiques (colorimétrique)
variantes permettant une première réponse
rapide face à une intoxication
aiguë
Analyse toxicologiques
Qualitative

- Dosage spectrophotométrique:
Quantitative
dans l’UV ou le visible qui consiste à mesurer l’ absorbance à
une longueur d’onde définie

- Immunodosage : Réaction d’Ag et Ac spécifique


- CCM : chromatographie sur couche mince
- HPTLC : (High Performance Thin Layer
• les méthodes en phase homogène EMIT, FPIA et KIMS
• Techniques en phase hétérogène RIA,IEA,ELISA.
Chromatography)
- HPLC : High Performance Liquide Avantages : méthodes souvent rapides.
Chromatography : techniques séparatives *Inconvénients : sensibilité variable, réactions croisées, coût
sur colonne qui, couplées à différentes élevé
méthodes de détection, permettent
d’augmenter la sensibilité et la spécificité. - Techniques Chromatographique :HPLC et CPG
 Avantages :couplées à différentes méthodes de détection,
très Sensibles et spécifique
 Inconvénients : Le délai d’obtention des résultats,
coûteux, nécessitent un personnel très spécialisé.
Prise en charge des intoxications médicamenteuses
Traitement
symptomatiqu • Maintien des fonction vital :( respiratoire, neurologique thermique,
e circulatoire) ==> Mise en ouvre systématique et précoce
• N’exige pas la connaissance de l’étiologie ( traiter le patient et pas
le poison

Traitement Objectif : éliminer les toxiques non encore absorbés (prévenir


évacuateur l’absorption ⇒ ↓ biodisponibilité)
Mises-en œuvre : après traitement symptomatique
Protocoles différents selon mode exposition : digestive, cutanée ou
oculaire
Mise en :œuvre
vomissement,
: lavage gastrique, irrigation intestinal, laxatif
Traitement -Après traitement symptomatique
épurateur -Différents modes : E. pulmonaire
E. rénale
E. extra-rénale
action spécifique Ne
( soit de modifier
peut assurer la
le cinétique
traitementduàtoxique,
lui seulsoit d’en
diminuer les effets au niveau de récepteurs ou de cibles spécifiques
Traitement
==> améliore le pronostic vital ou fonctionnel de l’intoxication.
antidotale
*Ex: - Flumazénil ==> BDZs - Naloxone ==> opiacés -Atropine ==>
parasympathomimitique
Conclusion

Le médicament est l'agent le plus fréquemment responsable des intoxications

Le pronostic des patients intoxiqués a bénéficié des progrès de la réanimation. La


connaissance des toxidromes et des facteurs pronostiques spécifiques est
essentielle.
L’analyse toxicologique est un complément dans la prise en charge des
intoxications médicamenteuses et constitue la clé de voûte du raisonnement
clinique.

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