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La Médecine du XVIIIe

Pr Jamal MEHSSANI
 La première Appendicectomie est réalisé par Claudius Amyand
en 1735 .
 La première opération de la cataracte par ablation du cristallin
est réalisée en 1745 par Jacques Deviel. J. Macquer, invente le
tuyau en caoutchouc en 1768.
 L’eau de Javel est inventé par Jean Louis Berthollet en 1775
 En 1780 le calorimètre est crée par Lavoisier, il permet la
mesure des quantités de chaleur.
 1783 la montgolfière est inventée.
LA PREMIÈRE VACCINATION (1796)

 Voltaire, en 1727, écrit dans sa 11e lettre


philosophique: “Sur cent personnes dans le
monde, soixante au moins ont la variole; de
ces soixante, dix en meurent dans les
années les plus favorables, et dix en
conservent toujours les fâcheux restes. Voilà
donc la cinquième partie des hommes que
cette maladie tue ou enlaidit sûrement.”
 La variole ou petite vérole (ainsi nommée parce que certains de
ses effets cliniques peuvent évoquer la syphilis) est une maladie
connue en Chine, en Inde et en Arabie depuis environ 3.000 ans.
 En Europe, c’est au 6e siècle qu’une épidémie de variole est
attestée pour la première fois.
 Des épidémies de variole ont eu lieu pendant tout le Moyen Âge.
 Au 18e siècle les ravages ont été particulièrement grands : des
dizaines de milliers de morts par an rien qu'en Europe.
 Exemple célèbre : la descendance de
Louis XIV a ainsi été décimée par la variole en 1711-1712.
 maladie infectieuse d'origine virale, très contagieuse et épidémique, due à un
virus.
 Le mot variole vient du latin varus, i (qui signifie « pustule ») et de varius, a, um
(qui signifie « moucheté »).
 En
effet, la variole se caractérise en quelque sorte par un « mouchetage de pustul
es ».
 Elle a été totalement éradiquée le 26 octobre 1977grâce à une campagne de l'
Organisation mondiale de la santé (OMS) combinant des campagnes de
vaccination massive, dès 1958
 Au xxie
 siècle, seuls des échantillons de ce virus sont conservés à des fins de recherc
he par des laboratoires habilités par l'OMS
.
La variolisation.

 En dehors de l’Europe occidentale on avait appris à se protéger contre


le fléau par un procédé appelé variolisation.
 Elle consistait à inoculer à un sujet sain, plus ou moins directement
menacé par le fléau, une forme aussi bénigne que possible de la
maladie elle-même.
 La variolisation a été pratiquée bien avant le 16e siècle sur les bords
de la Caspienne.
 Elle se faisait en introduisant dans une narine un tampon de coton
imprégné de liquide provenant d’une pustule variolique.
 En fait, on sait que les anciens Chinois ont sporadiquement pratiqué la
variolisation en insufflant de la croûte varioleuse pulvérisée dans la
narine des enfants, narine droite pour les filles, narine gauche pour les
garçons (la narine gauche était considérée comme plus noble).
 Au début du 18e siècle, la variolisation a été
popularisée en Grande-Bretagne par Lady Wortley
Montagu (dont le mari était ambassadeur
d’Angleterre à Constantinople) qui avait fait “
varioliser ” son fils âgé de cinq ans, en 1718, par
Maitland, médecin de l’ambassade.
 Maitland tenta de répandre la variolisation en
Angleterre, sans grand succès d’ailleurs, car le
procédé n’ était pas sans danger.
 Il n’ était pas rare que des sujets variolisés succombent à la
maladie contre laquelle on essayait de les protéger de cette
façon.
 De plus, les sujets inoculés avec le «poison» variolique
pouvaient transmettre le «poison» dans leur entourage et
essaimer ainsi la variole.
 En France, les discussions étaient vives; la variolisation était
traitée de procédé diabolique et, malgré les efforts de ses
partisans, le procédé ne semblait pas voué à une grande
extension.
Le cow-pox et la variole.

 Dans le courant du 18e siècle, certaines observations avaient


été faites en Angleterre, dont celle-ci: les individus qui
contractent la maladie connue sous le nom de cow-pox ou
vaccine paraissent protégés contre la variole.
 Edward Jenner (1749-1823), médecin “ variolisateur ” dans son
district, n’ignorait pas ces observations. Il signale que des
personnes qui avaient contracté plus ou moins longtemps
auparavant le cow-pox, restent indemnes de variole, lorsque
plus tard, elles sont soumises à l’inoculation variolique.
 La vaccine, appelée aussi « variole de la
vache », est une maladie infectieuse des bovidés (Cowpox) et des
équidés (Horsepox).
 Le virus, proche de celui de la
variole, fournit un vaccin qui permet d'immuniser l'homme contre cette dernière.
 Le
vaccin de la vaccine n'est cependant plus utilisé de nos jours car la variole est
éradiquée depuis
1980.
 La vaccine est transmissible à l'homme, pour qui elle est le plus souvent
bénigne
 La constatation par
Edward Jenner que la vaccine bénigne protégeait ses porteurs de la
variole, maladie grave, par
immunité croisée, a conduit à l'utiliser dans la prévention de la variole (
vaccination) à la place de l'ancien procédé de
variolisation, qui consistait à contaminer le sujet avec une variole peu virulente.
La vaccination.

 En mai 1796, on présente à Jenner une jeune fille, Sarah


Nelmes, au service d’un fermier de la région. En soignant une
vache, elle a contracté à la main droite, sur une égratignure
qu’elle s’ était faite, un gros “bouton” pustuleux.
 Jenner pense qu’il se trouve en présence d’une manifestation
du cow-pox qui doit protéger de la variole.
 S’il en est ainsi, si le contenu des pustules est actif, il doit
montrer cette même activité sur un enfant encore épargné par
la variole.
 Le 14 mai, Jenner fait deux incisions superficielles au bras d’un jeune
garçon, James Phipps; il y insère une partie du liquide recueilli dans la
grosse pustule de Sarah Nelmes; il espère mettre ainsi à l’abri James
Phipps d’une atteinte ultérieure de la variole. Jenner surveille avec
attention son “ opéré ”. La réaction parait d’abord insignifiante; elle s’
atténue peu à peu. Au moment où il semble qu’elle va disparaitre, elle
se réveille, une pustule apparaît au niveau de l’inoculation, elle va se
développer. “Le septième jour, déclare Jenner, le jeune James Phipps
se plaignit d’une petite douleur au niveau des ganglions axillaires et, le
neuvième jour, il ressentait quelques frissons, perdait l’ appétit.
Pendant toute la journée, il continua à être indisposé. Le lendemain, il
était parfaitement bien portant. Au reste, le tout se dissipa sans laisser
ni à mon malade, ni à moi, la plus petite inquiétude.”
 Mais Phipps échappera -t-il aux atteintes de la variole? Jenner
l’ espère, il en a même l’intime conviction, cependant il lui faut
en administrer la preuve et une preuve incontestable.
 Le 1er juillet 1796, Jenner demande à l’ expérience de mettre
un terme à son attente, de lui fournir la réponse décisive: il
inocule la variole à James Phipps. L’attention, l’ inquiétude, les
espérances de Jenner redoublent. Les jours se succèdent,
James Phipps n’a présenté aucune réaction locale au point
d’infection variolique, il est réfractaire à la variole. Le cow-pox
l’a immunisé!