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I-‘’DROIT SOCIAL’’

I-Les branches du droit composant le droit social:


Le droit social est composé de deux branches du droit:
-le droit du travail;
-et le droit de la sécurité sociale.
II-Des liens entre le droit du travail et le droit de la sécurité sociale:
1-Nature du droit au travail et du droit de la sécurité sociale:
Référence:Loi n°16-01 du 06 mars 2016 portant révision constitutionnelle(jora n°14 du 07 mars 2016).
Ces deux droits sont d’ordre constitutionnel.
Article 69,alinéa 1:
‘’Tous les citoyens ont droit au travail’’.
Article 69 alinéa 4:
‘’Le droit du travailleur à la sécurité sociale est garanti par la loi’’.
Article 73:
‘’Les conditions de vie des citoyens qui ne peuvent pas encore, qui ne peuvent plus ou qui ne pourront
jamais travailler, sont garanties’’.
NB: Nous verrons ultérieurement que les travailleurs devenus inaptes au travail vont bénéficier d’une
pension d’invalidité qui se reconvertira en pension de retraite quand ils atteindront l’âge légal de la retraite.
2-Point commun entre le droit du travail et le droit de la sécurité
sociale:
Leurs règles générales relèvent du domaine de la loi.
Article 140:
‘’Le parlement légifère dans les domaines que lui attribue la
Constitution, ainsi que dans les domaines suivants:
(17) Les règles générales relatives au droit du travail, à la sécurité
sociale et à l’exercice du droit syndical’’.
3-Le lien entre la qualité de salarié et la qualité d’assuré social:
Une fois recruté, avec contrat écrit ou non écrit et ce comme le permet la loi (art
8,loi 90-11) ,le candidat acquiert la qualité de salarié et peut prouver la relation de
travail qui le lie à son employeur par tout moyen, comme on le verra plus loin. Il est
alors soumis au même titre que son employeur aux règles relatives au droit du
travail.
L’employeur doit procéder à son affiliation à la sécurité sociale dans un délai de 10
jours à compter de la date de son recrutement sous peine de sanction pécuniaire
(art 10,loi 83-14 du 2 juillet 1983 relative aux obligations des assujettis à a sécurité
sociale):il acquiert alors la qualité d’assuré social et il va bénéficier des différents
droits consacrés par le droit de la sécurité sociale.
Le salarié jouit simultanément alors d’ une double qualité: salarié et assuré social.
4-Point commun en matière de contentieux du droit du travail et du droit de
la sécurité sociale:
Agissant en tant :
*que salarié contre son employeur;
*qu’assuré social contre son organisme de sécurité sociale:
les juridictions compétentes sont, après mise en oeuvre des procédures
préalables la saisine de la justice:
-la section sociale (tribunal);
-la chambre sociale de la cour (appel);
-la chambre sociale de la Cour suprême (pourvoi en cassation).
II-LES SOURCES DU DROIT:
On distingue habituellement:
*les sources étatiques;
*les sources internationales;
*les sources professionnelles.
A.1-Les sources étatiques:
1-La Constitution: loi 16-01 du 6 mars 2016 portant révision constitutionnelle (jora
n°14 du 7 mars 2016).
12ème paragraphe du Préambule:
*Elle est au dessus de tous; elle est la norme fondamentale qui garantit les droits
et libertés individuelles et collectives, protège le libre choix du peuple ,confère la
légitimité à l’exercice des pouvoirs et consacre l’alternance démocratique par la
voie des élections libres et régulières’’.
13ème paragraphe du Préambule:
*Elle permet d’assurer la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice
(….).
2)La législation:
2.1-Lois ou lois ordinaires:
votées par le Parlement et dont les domaines sont définies par la Constitution (art 140);
2.2-Lois organiques : (art 141)votées par le Parlement et dont les domaines sont définies par la Constitution (art 141):
*l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics ;
*le régime électoral;
*la loi relative aux partis politiques;
*la loi relative à l’information; votées par le Parlement et dont les domaines sont défiSnies par la Constitution (art
140);
*le statut de la magistrature et l’organisation judiciaire;
*la loi relative aux lois de finances.
NB:La loi organique est :
*adoptée à la majorité absolue des députés et des membres du Conseil de la Nation;
*soumise à un contrôle de conformité par le Conseil Constitutionnel avant sa promulgation.
2.3-Les décrets législatifs(DL):
Ils ont vu le jour à l’époque ou notre pays n’avait pas d’Assemblée Nationale
Populaire(APN) suite à l’arrêt du processus démocratique et à la ‘’ démission’’ du
Président Chadli.
A l’époque, à la place:
1- du Président de la République , il y avait le Haut Comité d’Etat(HCE);
2-de l’APN , il y avait le Conseil National de Transition (CNT).
Parmi ces DL toujours en vigueur , on peut citer du JORA n°34/1994:
*le DL 94-09 du 26 mai 1996 relatif à a compression d’effectifs;
*le DL 94-10 du 26 mai 1996 relatif à a retraité anticipée;
*le DL 94-11 du 26 mai 1996 relatif à l’assurance chômage.
2.4-Ordonnances:
a-Le Président de la république légifère par voie d’ordonnances prises en Conseil des
Ministres (art 142):
*en cas de vacance de l’APN ou durant les vacances parlementaires ,sur des questions
urgentes, après avis du Conseil d’Etat (art 142,1er alinéa) qui est purement consultatif en
l’absence du terme ’’conforme’’.
*lorsque le pays est menacé d’un péril imminent dans ses institutions , dans son
indépendance ou dans son intégrité territoriale (art 186-107).
b-Il soumet les textes qu’il a pris à l’approbation de chacune des deux chambres du
Parlement, à sa prochaine session.
c-Sont caduques ,les ordonnances non adoptées par le Parlement (art 142,2ème et 3ème
alinéas) .&
5-La réglementation :
Dont on retiendra notamment:
*les décrets présidentiels(compétence du Présisdent de la République);
*les décrets exécutifs (compétence du 1er ministre);
*les arrêtés interministériels (compétence d’au moins 2 ministres);
*les arrêtés ministériels (compétence du ministre dans son domaine).
A.1.1- La règle de la hiérarchie des normes:
En résumé , chaque norme doit dans cette hiérarchie:
-d’une part, être conforme à la norme qui lui est supérieure ;
-d’autre part, être respectée par la norme qui lui est inférieure (Sur la hiérarchie des actes administratif, cf
Ahmed Mahiou,COURS D’INSTITUTIONS ADMINISTRATIVES, 2ème Edition avec complément 1979 p 203).
NB:
En application de cette règle, le jugement qui a donné la primauté d’un décret sur la loi dont il a été pris
pour son application a été cassé et annulé par la Cour suprême (dossier n°264463,arrêt du
09/02/2002,RCS n°2/2002 p 232).
A.1.2-La règle du parallélisme des formes:
Cette règle concerne l’acte administratif qui intervient en vue de supprimer ou de modifier un acte
antérieur. Cet acte contraire doit émaner de la même autorité et être de même nature que l’acte initial’’,Cf
A.Mahiou, op cité p 210.
A.2-Les sources internationales :
1-Des sources:
Il s’agit des traités, accords et conventions.
2-Ratification
a-Principe:
Ratification par le Président de la République.
b-Exception: Ratification sous condition
Ratification par le Président de la République après accord express des deux chambres du Parlement de
certains traités, accords et conventions cités à titre limitatif (art 149 ,Constitution).
c-Matérialisation de la ratification:
Par voie de décret présidentiel publié au JORA.
d-Conformité de la source internationale à la Constitution: Si le Conseil Constitutionnel juge qu’un traité,
accord ou convention internationale est anti-constitutionnel, il ne peut être ratifié (art 191,Constitutionnel).
A.3-Relation entre les sources internationales avec la Constitution et la loi algérienne:
a-Relation entre la Constitution et la source internationale:
1-Principe:Constitution > à la source internationale.
2-Fondements Constitutionnels:
12ème paragraphe du Préambule:*Elle est au dessus de tous; elle est la norme fondamentale qui garantit les droits et libertés individuelles et
collectives, protège le libre choix du peuple ,confère la légitimité à l’exercice des pouvoirs et consacre l’alternance démocratique par la voie des
élections libres et régulières);
13ème paragraphe du Préambule:*Elle permet d’assurer la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice (….).
Article 191,Constitution:
Si le Conseil Constitutionnel juge qu’un traité, accord ou convention internationale est anti-constitutionnel, il ne peut être ratifié (art
191,Constitutionnel).
b-Relation entre la source internationale et la loi algérienne
1-Principe: Source internationale > à la loi.
2-Fondement:
Les conventions ratifiées dans les conditions fixées par la Constitution sont supérieures à la loi(art 150,Constitution).
NB: Cf –Décision du Conseil Constitutionnel (CC)de 1989:
Décision n°1-D-L du 20 août 1989 relative au code eléctoral prise sur la base de l’article 123,Cobstitution de 1989. Dans cette décision le CC a
précisé que ‘’Tout citoyen peut se prévaloir de la convention internationale ratifiée et publiée devant les juridictions algériennes’’.
A.4-Les sources professionnelles:
-la convention collective;
-l’accord(s) collectif(s);
-le règlement intérieur;
-le contrat de travail;
-l’usage(cf DE 97-474 du 8 décembre1997 relatif au travail à domicile,
l’usage en matière de rémunération).
B-Conflit entre les sources légales et professionnelles ou entre sources professionnelles: Application de la source
la plus favorable au travailleur:
NB:
Il y a conflit de normes quand deux sources traitent d’un même point mais de façon différente ou contradictoire
1-Conflit entre une source légale (loi) et une source professionnelle (règlement intérieur)
Fondement:
*Article 78,loi 90-11:
‘’Les clauses du RI qui supprimeraient ou limiteraient les droits des travailleurs tels qu’ils résultent des lois, des
règlements et des conventions ou accords collectifs en vigueur sont nulles et de nul effet’’.
NB: A contrario , les clauses du RI dérogeant favorablement au travailleur par rapport aux autres sources sont
valables.
Cour suprême:
Application de l’article 95 du RI qui qualifie le refus d’exécuter les instructions de l’employeurs comme une faute du
2ème degré au lieu de l’article 73 de la loi 90-11 qui le considère comme grave , le RI étant plus favorable pour le
travailleur que la loi (arrêt de 1997 de la Cour suprême 11/07/1997,RCS n°1/1997 p 63).
2-Conflit entre une source légale(loi) et une source professionnelle
(convention collective):
Application de la convention collective d’entreprise accordant 2 mois
de salaire par année de travail sans plafonnement aux travailleurs objet
de compression d’effectifs au lieu du DL n°94-09 qui accorde 3 mois de
salaire.
• Cour suprême:
Application de la convention collective au lieu de la loi lorsqu’elle est
plus favorable que la loi (arrêt du 07-01-1997,dossier n°386846,RCS
n°1/2008 395;arrêt du 07-01-1997,RCS n°1/2008 p 255).
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3-Conflit entre une convention collective (CC) ou accord collectif (AC)et le
contrat de travail:
*Principe:
La CC ou l’AC ne remet pas en cause les clauses favorables contenues dans le
contrat de travail.
*FONDEMENT:
Art 118,loi 90-11:‘’Les dispositions les plus favorables contenues dans les
différentes CC et AC auxquels l’organisme employeur a souscrit ou adhéré
s’imposent à lui et s’appliquent aux travailleurs de l’organisme employeur
concerné sauf dispositions favorables contenues dans les contrats de travail
avec l’entreprise’’.
4-Conflit en règle générale entre deux sources professionnelles:
Le juge appliquera la règle la plus favorable au travailleur lorsque les
conditions sont réunies.
C-Conflit entre un texte à caractère général(TACG) et texte à caractère
spécial (TACS):
NB:
Il y a conflit entre un TACG et un TACS lorsqu’ils traitent d’un même
aspect mais de façon différente ou contradictoire.
a-Conflit entre deux textes légaux: TACG et TACS:(EXEMPLES):
1-Application du code communal de 1969 qui fixe un délai de 10 jours à l’agent communal pour
attaquer un acte administratif lui faisant grief devant le juge administratif (TACS)au lieu du code de
procédure civile de 1966 qui fixe de façon générale un délai de 30 jours dans le même domaine
(TACG);
2-Application de l’article 142 du statut général du travailleur de 1978 (SGT) qui donne privilège au
salaire sur les créances du trésor (TACS) au lieu de l’article 993 du code civil (TACG)qui prévoit le
contraire.
3-Application du code des procédures fiscales (TACS) au lieu du code de procédure civile et
administrative (arrêt n° du Revue du Conseil d’Etat n° p);
4-Application de la loi relative à la commune et non la loi n°84-17 du relative aux lois de finances en
matière de prescription des créances de l’administration(arrêt n° du Revue du Conseil d’Etat n° 6 p);
b-Conflit entre le code civil (TACG) et le décret 76-147 du 23/10/1976 définissant
les droits et obligations de l’OPGI en tant que bailleur et de ses locataires:
Application décret n°76-147 du 23 octobre 1973 en matière de maintien des
ayants droit dans les lieux en cas du décès du locataire légitime (TACS ) au lieu du
code civil (TACG) car le logement litigieux est une propriété de l’OPGI.
NB:
Le DE n°90-290 concernant le régime spécifique des relations de travail des cadres
dirigeants prévoit par son article 14 des réparations civiles à leur profit en cas de
rupture de leur contrat de travail de façon abusive contrairement à l’article 73 -4
de la loi 90-11 qui prévoit la réintégration des travailleurs en cas de licenciement
abusif.
II-Application sous conditions de l’article 106 du code civil en droit du travail:
On peut soutenir que le contrat du travail est la loi des parties dans les 3 cas de figure
suivants:
a)lorsqu’il est conforme à la législation ,la réglementation , la convention ou accord collectif
et au règlement intérieur: c’est-à-dire qu’il consacre les règles minimales fixées en faveur du
travailleur par ces différentes sources: le contrat ne peut pas déroger défavorablement au
travailleur;
b)lorsqu’il traite d’un aspect qui n’est pas régi par la loi : l’exemple du reçu de solde de tout
compte examiné plus haut et qui devait être dénoncé dans le délai de 2 mois à compter de
sa signature comme convenu entre les parties et non pas après 7 mois;
c)lorsqu’il consacre des droits et avantages plus favorables au travailleur que ceux consacrés
par les autres sources du droit sans toucher aux règles constitutives de l’ordre public.
III-BREVE RAPPEL DE L’EVOLUTION HISTORIQUE
DU DROIT DE TRAVAIL ALGERIEN.
1-Sous la colonisation à la veille de l’indépendance:

Application du droit français en Algérie.


2-Au lendemain de l’indépendance:
Reconduction de la législation française en Algérie, à l’exception des
dispositions portant atteinte à la souveraineté nationale.
Adoption en 1963 de la 1ère Constitution consacrant le socialisme.
3-1963-1964:
Adoption des textes relatifs à l’autogestion.
4-1966 :
*Adoption du 1er statut général de fonction publique (ord n°66-133 du 8
juin 1966)dont notamment les personnels militaires de la défense
étaient exclus de son champ d’application;
5-1969:
*Adoption de l’ordonnance n° 69-89 du 31 octobre 1969 portant statut
des officiers de l’active de l’Armée Nationale Populaire;
*Adoption de l’ordonnance n° 69-90 du 31 octobre 1969 portant statut
des sous-officiers de l’active de l’Armée Nationale Populaire.
6-1970-1971 :
Adoption des textes relatifs à la gestion socialiste des entreprise:
Ordonnance n°71-74
7-1975:
*Ordonnance n°75-31 du 29/04/1975 portant conditions générales de
travail dans le secteur privé;
*Ordonnance n°75-32 du 29/4/1975 relative à la justice du travail;
*Ordonnance n° 75-33 du 29/04/1975 relative à l’inspection du travail;
*Ordonnance n° 75-34 du 29/041975relative aux rémunérations.
8-1976:
Adoption de la :
*Charte Nationale prônant le socialisme;
*Constitution optant également pour le socialisme.
9-1978- 1987:
Adoption du statut général du travailleur (loi 78-12 du 5 août 1978, jora n°32/1978).
1-Objectif:
*unifier le régime juridique applicable aux travailleurs quel que soit le secteur
d’activité auquel ils appartiennent (à l’exception de certaines catégories de
fonctionnaires).
*Résultats:
-les salariés du secteur socialiste et les fonctionnaires sont soumis au même régime
juridique (exception faite toujours des personnels de la défense nationale;
-l’ordonnance 75-31 (conditions de travail dans le secteur privé) n’a été abrogée
qu’en 1990 (art 157,loi 90-11).
10-1988:
*Janvier 1988:
1-Adoption d’une série de lois annonçant l’autonomie des entreprises :
-loi n°88-01 (orientation sur les EPE);
-loi 88-02(planification);
-loi 88-03 (fonds de participation);
loi 88-04 ( code du commerce);
loi 88-05 (lois des finances);88-06 ;
-(régime des banques et crédit)
2-Promulgation de la loi 88-07 du 27 janvier 1988 relative à l’hygiène, à la sécurité et à la médecine du travail suivi de deux DE
d’application:
-DE n°91-05 du 19 janvier 1991 relatif aux prescriptions générales de protection applicables en matière d’hygiène et de sécurité en
milieu de travail;
-DE n°93-120 du 10 mai 1993 relatif à l’organisation de la médecine du travail;
*Octobre 1988:
Evénements du 5 octobre 1988.
11-1989:
Adoption de la Constitution qui opta pour un régime libéral,
abandonnant ainsi le socialisme qui était considéré comme un option
irréversible du peuple algérien (art 10,Constituion 1976).
Conséquence:
Il fallait inévitablement abroger toute la législation du travail prise sous
le régime du socialise d’où les réformes de 1990.
12-1990:
Les réformes de 1990 ont abouti à la promulgation des textes suivants:
*loi 90-02 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs du travail et à l’exercice du droit de
grève,
*loi 90-03 relative à l’inspection du travail;
*loi 90-04 relative au règlement des conflits individuels de travail;
*loi 90-11 relative aux relations de travail;
*loi 90-114 relative aux modalités d’exercice du droit syndical;
*DE n°90-290 du 28 septembre 1990 fixant le régime spécifique des relations de travail concernant les cadres
dirigeants.
NB:
Le législateur a accordé par la loi 90-11 un domaine très vaste à la négociation collective: depuis l’employeur
et les représentants des travailleurs pouvaient légiférer par voie de convention ou accord collectif dans un
grand nombre de domaines relevant du droit du travail.
13-1994:
Au jora n°34/1994 ont été publiés à la même date du 26 mai 1994,trois
décrets législatif (DL) à savoir:
• DL n°94-09 relatif à la compression d’effectifs;
• DL n°94-10 instituant la retraite anticipée (toujours en vigueur);
• DL n°94-11 instituant l’assurance chômage ,modifié et complété en 1998.
Ces textes ont été imposés par le FMI eu égard à la situation économique de
notre pays qui prévalait à cette époque.
Depuis, nombreux textes concernant le monde du travail ont vu le jour dont
notamment:
14-1997:
*Ordonnance n°97-02 du 11 janvier 1997,modifiant et complétant la loi
90-11;
*Ordonnance n°97-03 du 11 janvier 1997fixant la durée légale du
travail;
*Décret exécutif (DE) n°97-473 du 8 décembre 1997 relatif au travail à
temps partiel;
*DE n°97-474 du 8 décembre 1997 fixant le régime spécifique des
relations de travail concernant le travail à domicile.
15-1999:
*Loi n°99-07 du 5 avril 1999 relative au moudjahid et au chahid.
NB:
Concernant les aspects du droit de travail et de la sécurité sociale , cf
articles 38,39,40,41.
16-2001:
*Ordonnance n°01-04 du 20 août 2001 relative à l’organisation , la
gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques.
17-2004-
*Loi n°04-19 du 25 décembre 2004 relative au placement et au contrôle
de l’emploi
18-2005:
*DE n°05-102 du 26 mars 2005 fixant le régime spécifique des relations
de travail concernant les personnels des navires de transport maritime,
de commerce et de pêche (pris en application de l’article 4 de la loi 90-
11).
19-2008:
*Loi n°08-09 du 23 avril 2008 portant code de procédure civile et
administrative (ses articles 40-8- 500 à 510 concernent la section
sociale du tribunal);
*DE n°08-140 du 10 mai 2008 du fixant le régime spécifique des
relations de travail concernant les journalistes. Ce décret a été pris en
application de l’article 4 de la loi 90-11 et de l’ordonnance 90-07
relative à l’information, abrogée en 2006 par la loi organique n°12-06.