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REPUBLIQUE DU SENEGAL

UNIVERSITE GASTON BERGER


UFR SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
LICENCE PROFESSIONNELLE DE GESTION
LPG3-LPGIE3
Année académique 2013-2014
COURS DE FISCALITE DES AFFAIRES
FISCALITE DIRECTE 

 Impôt sur le revenu des personnes physiques (IR/salaires)


 Impôt sur les sociétés (IS)

Janvier 2014
Animateur : Monsieur Ismaila BA
Fiscaliste au Cabinet d’expertise fiscale FIDUSEN BSA, membre de
l’ordre national des experts et évaluateurs agréés du Sénégal
 
Syllabus
Intitulé du cours : Fiscalité Directe : impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés l’Impôt sur le revenu des personnes morales (IS) impôt sur le revenu des personnes physiques (IR)
Objectifs :
Au terme de ce cours les étudiants seront en mesure de :
Objectifs généraux 
Comprendre le nouveau dispositif fiscal en matière d’IR et d’IS avec la loi 2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code Général des Impôts
Comprendre les différents types d’impôt sur le revenu
Distinguer les revenus imposables et les non imposables

Objectifs spécifiques  :

Détermin er la b as e imp o s ab le à l’IR

Détermin er le n o mb re d e part p o u r le calcu l d u d ro it p ro g res sif

Calculer l’imp ô t su r le rev enu

Réin tégrer les ch arg es fis calemen t n o n d éd u ctib les à l’IS

Dédu ire d u b én éfice co mptab le les prod u its n o n impo s ab les à l’IS

Détermin er l’as siette et liq u id er le mo ntan t d e l’IS et de l’IR

Calculer le mon tan t d e l’IS et d e l’IR net à p ay er.

• Prés requis :

Des no tio n s en fis calité, en Dro it et en comp tab ilité gén érale

• Con trôle des conn aissances  :

•  

•  

Des ap p lication s p ratiq ues

Ev aluatio ns en fin d e cou rs (d ev oir et/o u examen ).

•  

• Durée du cours  :

•  

3 0 h eu res
Objectifs spécifiques :
Déterminer la base imposable à l’IR
Déterminer le nombre de part pour le calcul du droit
progressif
Calculer l’impôt sur le revenu
Réintégrer les charges fiscalement non déductibles à
l’IS
Déduire du bénéfice comptable les produits non
imposables à l’IS
Déterminer l’assiette et liquider le montant de l’IS et
de l’IR
Calculer le montant de l’IS et de l’IR net à payer.
Prés requis 

Des notions en fiscalité, en Droit et en


comptabilité générale
Contrôle des connaissances
 Des applications pratiques
 Evaluations en fin de cours (devoir et/ou
examen).
 Durée du cours :
 30 heures
1er partie : Impôt sur le revenu des personnes
physiques (IR/salaires)

 Champ d’application  
Sont imposables à l’impôt sur le revenu, les
traitements publics et privés, soldes, indemnités et
primes de toutes natures, émoluments, salaires et
avantages en argent ou en nature.  Sont également
imposables à cet impôt, les pensions et rentes
viagères.
La territorialité de l’IR sur salaires
 L’IR est établi, au profit du budget de l’Etat. Il
concerne les personnes physiques quelle que soit
leur nationalité ayant un domicile fiscal au Sénégal.
 Ces personnes sont soumises à l’IR, sur l’ensemble
de leurs revenus de source sénégalaise comme de
source étrangère sous réserve des dispositions des
conventions internationales relatives aux doubles
impositions.
 
SENEGAL
La territorialité : critère du domicile, critère du revenu

REVENUS Revenus de source Revenus de source


  FISCAL
DOMICILE
sénégalaise étrangère
Sénégalais ayant
son domicile fiscal IMPOSABLE IMPOSABLE *
au Sénégal
Etranger ayant son
domicile fiscal au IMPOSABLE IMPOSABLE*
Sénégal
Sénégalais ayant son
domicile fiscal à IMPOSABLE* NON IMPOSABLE
l’étranger
Étranger ayant son
domicile fiscal à
l’étranger
Imposable* Non Imposable
Les revenus imposables en totalité à l’IR sur salaires

selon la doctrine administrative sont notamment imposable :


 les aides scolaires ;
 l’indemnité transactionnelle ;
 l’indemnité de chômage technique ;
 les primes de bons résultats ;
 les primes de rendement et de fonction ;
 les primes d’intéressement et de responsabilité ;
 l’indemnité de fin de contrat ;
 les rappels de salaire ;
 les indemnités de logement ;
 l’indemnité de préavis et de congé payé ;
 les frais de scolarité ;
 les billets d’avion, les factures d’eau et d’électricité payés par la
société ;
 transport aérien : gratuité de billets d’avion.
Les rémunérations imposables partiellement
les allocations familiales (indemnités congé maternité,
accident du travail) : dans la limite des sommes versées
par la Caisse de Sécurité Sociale ;
 les allocations forfaitaires pour frais d’emploi
attribuées aux dirigeants
 les indemnités forfaitaires de transport (prime
de transport) dans la limite de 16 500 F par mois.
les indemnités kilométriques dans la limite de
50 000 F par mois, portée à 100 000 F pour les
représentants commerciaux) qui effectuent au
moins 500 kilomètres par semaine ;
Revenus imposables partiellement
 les indemnités de déplacement allouées conformément
à l’article 61 de la convention collective nationale
interprofessionnelle du Sénégal.
 les indemnités de licenciement dans la limite des
montants déterminés à partir du salaire moyen mensuel
des douze derniers mois d’activité, et du pourcentage
correspondant à chaque année d’ancienneté prévu par
le barème ci-après :
- 25% pour les cinq premières années ;
- 30% pour les cinq années suivantes ;
- 40% au-delà de la 10ème année.
Pour l’application du barème, il est tenu compte des
fractions d’année.
Indemnité de licenciement
Cas pratique 
Un contribuable qui a un salaire moyen mensuel des douze
derniers mois d’activité de 250 000 francs, et une ancienneté
de 20 ans 6 mois, a perçu une indemnité de licenciement de
2 000 000 francs.
TAF 
Calculer le montant des indemnités de licenciement imposables
à l’IR.
Résolution 
 Montant exonéré d’IR = (250 000 x 25% x 5) + (250 000 x
30% x 5) + (250 000 x 40% x 10,5) = 1 737 500
 Montant imposable à l’IR = 2 000 000 – 1 737 500= 262 500
Revenus imposables partiellement
 des indemnités légales de départ à la retraite dans la
même limite que les indemnités de licenciement 
 des indemnités de décès, dans la même limite que les
indemnités de licenciement;
 des indemnités de stage versées dans le cadre de la
convention Etat- Employeurs privés pour la promotion
de l’emploi des jeunes ;
 des indemnités de panier  dans la limite d’un montant
évalué à trois le SMIG horaire par panier : 343, 37 x 3
= 1030, 11 ;
 des primes de médaille du travail dans la limite du
salaire mensuel de base du bénéficiaire plafonné à 100
000 ;
Revenus imposables partiellement
 les primes octroyées au personnel à l’occasion du
pèlerinage aux lieux saints de l’Islam ou de la Chrétienté,
dans la limite du tarif officiel fixé par les pouvoirs publics ;
 des dons, versés à l’occasion de décès d’un employé ou d’un
de ses parents au premier degré dans la limite de 100 000
(arrêté n° 012912 MEF/DGID du 31 juillet 2013).
 de l’indemnité spéciale de licenciement économique dans la
limite d’un mois de salaire brut du bénéficiaire (article L 62
du code du travail) ;
Revenus imposables partiellement
des abondements ou versements complémentaires de
l’entreprise et les primes d’assurance versées à des
compagnies d’assurance agréées et établies au Sénégal
ou à la Caisse de retraite par répartition avec épargne de
l’UMOA en vue de couvrir, dans la limite de 10% du
salaire du bénéficiaire L'abondement est une aide
financière accordée par l'entreprise au salarié dans le
cadre d'un plan d'épargne d'entreprise, pour lui permettre
de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières, et
à terme, d’avoir une épargne conséquente lors de son
départ à la retraite. (circulaire d’application de la loi
2004-12 du 6 février 2004 portant CGI)
 
Revenus imposables partiellement
des plus-values réalisées sur les cessions
de titres, dans le cadre de la gestion d’un
fonds commun de placement, ou toute
autre forme de placement collectif agréée
par le Ministre chargé des Finances.
Les rémunérations exonérées

 des appointements des agents diplomatiques et


consulaires de nationalité étrangère pour l’exercice de
leurs fonctions sous réserve de réciprocité ;
 des frais réels justifiés inhérents à la fonction ou à
l’emploi effectivement utilisés conformément à leur
objet ;
 des indemnités versées à la suite d’un départ négocié,
consécutif à un plan social ou une restructuration de
l’entreprise considérée, dans des limites déterminées
conformément à la législation du Travail ;
 les frais médicaux et les primes d’assurance maladie des
travailleurs pris en charge par l’employeur
Les rémunérations en nature

Le principe : l’imposition intégrale


DOCTRINE
Les avantages en nature constituent des éléments imposables au titre
des
traitements et salaires, lorsque le bénéficiaire a la qualité de salarié.
Lettre n° 01150/DGID/leg2 du 08 décembre 1993.

L’exception : l’imposition forfaitaire


Arrêté n° 12914 du 31 juillet 2013 portant
Evaluation
mensuelle des avantages en nature compris dans la
base de l’impôt sur le revenu
Arrêté n° 12914 du 31 juillet 2013 portant Evaluation
mensuelle des avantages en nature

Nature Montant nouveau: évaluation


forfaitaire mensuelle

Logement
Dans la région de Dakar 33.500 F x nombre de pièces
principales
Dans les chefs-lieux de régions 20.000 F x nombre de pièces
autres que Dakar principales
Dans les autres localités 13.500 F x nombre de pièces
principales
Domesticité
Gardien ou jardinier 61.700 F
Cuisinier ou maitre 92.500 F
d’hôtel
Autres gens de maison 35.600 F

Charges de maison
Eau 10.500 F
Electricité 30.200 F
Téléphone 67.000 F
Nourriture Valeur réelle
Véhicule de fonction

Puissance fiscale ≤ 11 CV 26.000 F

Puissance fiscale > 11 CV 77.500 F


Les charges déductibles

Abattement pour diplomates et consuls


 l’abattement spécial de 10 % pour les diplomates
et consuls, portée à 20 % lorsqu’ils sont en poste
dans les pays hors zone CFA.
 
 Abattement pour retraite et frais professionnels
l’abattement forfaitaire de 30 % pour retraite et frais
professionnels plafonné à 900 000 francs ;

 Les indemnités kilométriques dans les limites


légales.
CALCUL DE L’IMPOT SUR LE SALAIRE
 
Le principe : L’impôt sur le revenu est
personnel et annuel.
Mais dans la pratique, l’impôt sur les
salaires est supporté par le salarié qui est
le redevable réel mais retenu
mensuellement à la source et versé (VRS)
à l’administration fiscale par le redevable
légal l’employeur.
Calcul de l’impôt sur salaire
L’impôt sur le salaire est calculé en trois
étapes :
a) Détermination du revenu net imposable
b)Imposition à l’IR au barème progressif
c) Réduction d’impôt pour charge de
famille
1 ère étape : détermination du revenu
salarial imposable
 L’impôt sur les salaires est calculé sur le
salaire net imposable qui est égal au
salaire brut imputer d’un abattement de 30
% limité à 900.000 F l’an soit 75.000 F
par mois
2ém étape : imposition à l’Impôt sur le Revenu au
barème progressif
 Pour le calcul de l’impôt, le revenu imposable, arrondi au millier de franc
inférieur, est soumis au barème progressif suivant :
Tranche de revenu Taux IR par IR cumule par
tranche tranche
- 630 000 0 0  0 0 -
- -

630 001 1 500 000 20% 869 999 174 000 174 000

1 500 001 4 000 000 30% 2 499 999 750 000 924 000

4 000 001 8 000 000 35% 3 999 999 1 400 000 2 323 999
8 000 001 13 500 000 37% 5 499 999 2 035 000 4 358 999
plus de 13 500 001 40%  
3 éme étape : Réduction d’impôt pour
charge de famille
détermination du nombre de part avec la situation de
famille
Chaque enfant à charge donne droit, de façon égale, à une
demi-part au profit de chacun des parents disposants de
revenus. Dans la mesure où un seul conjoint dispose de
revenus imposables, il lui est attribué une demi-part
supplémentaire. 
Dans tous les cas, le nombre de parts à prendre en
considération pour le calcul de l’imposition ne pourra en
aucun cas dépasser cinq (5). 
Le calcul de l’impôt :
La détermination du nombre de parts
 célibataire, veuf ou divorcé : 1
 marié : 1,5
 enfants mineurs ou infirmes ou âgés de –
de 25 ans et poursuivant leurs études : 0,5
Chaque enfant à charge donne droit, de
façon égale, à une demi-part au profit de
chacun des parents disposant de revenus.
 conjoint sans revenus 0,5 forfaitaire
Détermination du nombre de part
 Toutefois, le nombre de parts à prendre en
considération pour le calcul de l’impôt ne
pourra en aucun cas dépasser cinq (5).

 La situation à retenir est celle existant au


1er janvier de l’année de l’imposition ou
au 1er janvier de l’année de réalisation des
revenus, lorsque cette dernière est plus
favorable pour le contribuable.
Application
Un contribuable a 4 épouses dont une seule travaille, et
des
enfants âgés de 9, 11, 14, 16, 17, 21, 23, 25, et 27 ans.
Ils
poursuivent tous leurs études. Celle qui travaille est la
mère des enfants âgés de 9, 14 et 17ans

TAF : Calculer le nombre de parts.


- Mari : 1,5
- Épouses sans revenus :
0,5
- Enfants (9, 11, 14,16, 17, 21,23) soit 7 x 0,5 = 3,5
Total
= 5 ,5 plafonné à 5
Calcul du nombre de part
- Épouse : 1 ,5
 Enfants (9, 14, 17,) soit 3 x 0,5 = 1.5
Total = 3

REMARQUE
Si les enfants ne poursuivaient pas leurs
études, on prendrait à charge ceux qui sont
âgés de 9, 11, 14, 16 et 17 ans soit : 5 x 0,5 = 2,5 part.
réduction d’impôt pour charges de famille
Nomb
re de Taux Minimum Maximum
parts
1 0% 0 0
1,5 10% 100 000 300 000
2 15% 200 000 650 000
2,5 20% 300 000 1 100 000
3 25% 400 000 1 650 000
3,5 30% 500 000 2 030 000
4 35% 600 000 2 490 000
4,5 40% 700 000 2 755 000
5 45% 800 000 3 180 000
Bouclier fiscal

Toutefois, le montant de l’impôt ne peut excéder 40 %


du revenu imposable. 
 
Le paiement de l’IR/salaire

Le redevable légal 
 l’employeur : la retenue à la source ;
 le bénéficiaire si l’employeur est
domicilié hors du Sénégal ;
 la personne domiciliée au Sénégal qui
paie pour le compte d’un employeur
domicilié hors du Sénégal.
Les délais de paiement
 le principe : avant le 15 de chaque mois

 l’exception : dans les quinze (15)


premiers jours des mois de janvier, avril,
juillet et octobre, pour le trimestre écoulé
si le montant n’excède pas 20 000 FCFA
et pour les contribuables soumis au
régime du réel simplifié ou de la
contribution globale unique
Les sanctions 

Tout employeur qui n’a pas effectué les


retenues ou qui n’a opéré que des retenues
insuffisantes, devient personnellement
redevable du montant des retenues non
effectuées qu’il peut récupérer sur ses
salariés. Il est, en outre, passible d’une
pénalité égale à 50% des droits éludés
qu’il ne peut, en aucun cas, récupérer sur
les salariés
Taxe Rprésentative du Minumun Ffiscal
( TRIMF)

LES PERSONNES IMPOSABLES


La taxe est due par toute personne résidant
au Sénégal et bénéficiaire de traitements
publics ou privés indemnités,
émoluments, pensions et rentes viagères.
LES TARIFS DE LA TRIMF

0 - 599 999 = 900
 600 000 - 999 999 = 3 600
 1 000 000 - 1 999 999 = 4 800
 2 000 000 - 6 999 999 = 12 000
 7 000 000 - 11 999 999 = 18 000
12 000 000 et plus = 36 000
LE RECOUVREMENT DE L’IMPÔT

L’impôt est perçu par voie de retenue à la


source au moment du paiement du salaire.
Les retenues sont effectuées au nom du
salarié. Ce dernier est imposable au taux
prévu pour sa catégorie pour lui-même, et
son conjoint ne disposant pas de revenus.
Les enfants salariés d’au moins 14 ans
sont personnellement imposés
IMPOTS A LA CHARGE DE
L’EMPLOYEUR : LA CFCE
LES PERSONNES IMPOSABLES
Sont imposables à la contribution forfaitaire
annuelle, les personnes physiques et
morales, ainsi que les organismes établis
au Sénégal qui paient des traitements et
salaires.
L’assiette de la CFCE
La base de la contribution forfaitaire (CFCE)
est constituée par le montant total des
traitements et salaires, y compris les
sommes payées à titre d’indemnités de
congés payés, de gratifications, primes,
indemnités de toute nature, avantages en
argent ou en nature dont le travailleur a
bénéficié, à l’exclusion des sommes
représentant des remboursements de frais et
des prestations familiales.
La liquidation

La contribution forfaitaire est obtenue en


appliquant à l’assiette le taux de 3%
quelle que soit la nationalité du
travailleur.
DEUXIEME PARTIE

FISCALITE DIRECTE
Impôt sur les sociétés (IS)
Les principales caractéristiques de l’IS  :
 L’impôt est dû par certaines personnes morales,
particulièrement les SA et les SARL ;
 L’impôt frappe le bénéfice net annuel,  ;
 Le taux de l’impôt est proportionnel et est fixé à 30 %
du bénéfice imposable.
 L’impôt doit être payé spontanément par le
contribuable par voie d’acomptes provisionnels versés
le 15février et le 30avril de chaque année, et le
règlement du solde se fait le 15juin
Les Personnes Morales exemptées de l’IS
Aux termes de l’article 5 du Code Général des
Impôts, les sociétés et organismes suivants ne sont
pas dans le champ d’application de l’Impôt sur les
sociétés :
Les Groupements d’achat de consommation qui se
bornent à réunir les commandes de leurs adhérents
Les Caisses de crédit agricole mutuel
Les Organismes Coopératifs Agricoles et leurs
unions visés par la Loi portant statut général des
coopératives ; ……….
La Détermination de la Base
Imposable de l’IS

Il convient de retenir à ce titre que le bénéfice


imposable est le bénéfice tel qu’il est fourni par
la comptabilité, rectifiée par un certain nombre
de traitements extra comptables, pour tenir
compte des dispositions fiscales.
 
La Détermination de la Base
Imposable de l’IS
Le résultat fiscal est ainsi obtenu en
procédant à des réintégrations et
déductions.
Les réintégrations consistent
essentiellement à ajouter au résultat
comptable, des charges qui ont été
comptabilisées, mais qui ne sont pas
déductibles au regard des dispositions
fiscales.
La Détermination de la Base
Imposable de l’IS
Les déductions portent sur des sommes
comprises dans le résultat comptable et
qui ne sont pas imposables en raison de
dispositions fiscales spécifiques.
La Détermination du Bénéfice
Imposable
le résultat qui sert de base au calcul de
l’impôt est la différence entre les produits
bruts imposables et les charges déductibles.

Bénéfice fiscal = bénéfice comptable+ réintégration


- déductions
Les Produits Bruts Imposables

Les Ventes de Produits ou Services


Pour l’appréciation des produits, le prix
de vente s’entend généralement du prix
facturé, net de taxes collectées.
Les entreprises doivent à ce titre,
comptabiliser leurs ventes hors taxes.
La Règle de Rattachement de Créances

pour la détermination du résultat fiscal d’un


exercice, seuls sont pris en compte les produits
qui correspondent aux opérations ayant donné
naissance, au cours de la période d’imposition, à
des créances acquises, c’est-à-dire des créances
certaines dans leur principe et déterminées dans
leur montant, sans considération de la date
d’encaissement des sommes correspondantes.
 
Evaluation et Valorisation des Stocks

Les stocks sont évalués au prix de revient


ou au cours du jour à la clôture de
l’exercice, si ce cours est inférieur au prix
de revient.
Les Produits Accessoires ou
Exceptionnels
Les entreprises peuvent réaliser des
produits accessoires de natures diverses.
Tous ces produits sont en principe
imposables. Il s’agit entre autres des
revenus fonciers, des dégrèvements
d’impôts, des subventions, des
indemnités.
1 – Les Revenus Fonciers

Le loyer des immeubles figurant à l’actif


du bilan d’une entreprise entre dans son
bénéfice imposable. Les charges relatives
à ces immeubles sont en conséquence
déductibles suivant les principes généraux
de déduction des charges d’exploitation.
2 – Les Dégrèvements d’impôts

Un dégrèvement est une annulation totale


ou partielle d’une imposition. Il est
considéré comme un produit de l’année au
cours de laquelle il est accordé (sauf
en ce qui concerne le dégrèvement accordé sur
un impôt qui n’est pas admis dans les charges
déductibles).
3 – Les Subventions
Les subventions reçues, quelle qu’en soit
l’auteur et quelle qu’en soit l’objet
(subvention d’exploitation, d’équilibre ou
d’investissement) sont normalement
imposables. L’imposition se fait toutefois
suivant des modalités différentes.
Les subventions d’équilibre ou
d’exploitation sont imposables en totalité
et immédiatement.
4 – Les Indemnités

Les indemnités perçues en réparation d’un


préjudice subi (vol, inondation ou autre
sinistre) sont imposées normalement.
Les indemnités perçues suite à la
disparition d’une immobilisation suivent
toutefois le régime des plus-values. Le
montant de l’indemnité représente le prix
de cession.
II / Les Produits Financiers et Revenus
Assimilés
Le Régime des Revenus de Valeurs Mobilières
 1 – Les Dividendes
Le Dividende est la quote-part des bénéfices
réalisés par une société et attribuée à chaque
associé.
La loi Fiscale fait une distinction entre les
dividendes provenant d’une société non filiale et
ceux provenant d’une filiale.
a- Les Dividendes provenant d’une société non
Filiale
Les dividendes reçus d’une société non
filiale subissent une retenue à la source de
10% opérée par la société qui verse les
dividendes. Ils sont imposés entre les
mains de la société bénéficiaire. La
Retenue à la source de 10% constitue un
crédit d’impôt à déduire du montant de
l’Impôt sur les Sociétés dû par ladite
société.
a- Les Dividendes provenant d’une
société non Filiale
 Il est à préciser que l’article 25 du CGI dispose que les
produits bruts des participations d’une société-mère
dans le capital d’une société non filiale sont retranchés
du bénéfice net total, déduction faite d’une quote-part
représentative des frais et charges. Cette quote-part est
fixée uniformément à 40 % du produit brut des
participations sans pouvoir excéder, pour chaque
période d’imposition, le montant total des frais et
charges de toute nature exposés par la société
participante au cours de ladite période. 
Application 
Une SA a dégagé au titre de l’exercice N,
un bénéfice comptable de 25. 000. 000 Au
titre du même exercice, la SA a reçu
d’une société non filiale des dividendes
pour un montant de 14.400.000 F Calculer
le montant de l’impôt sur les sociétés que
la SA reste devoir payer au titre de
l’exercice considéré.
Résolution de l’Application 

 Pour l’exercice considéré, la société a reçu un dividende net de 14.400 000.


En considérant que ces dividendes proviennent d’une société non filiale et
ne sont imposables qu’à concurrence de 40% de leur montant brut, il
convient de déterminer ce montant brut qui a par ailleurs servi à la
détermination du montant de la retenue à la source, soit 14.4/0,9 =
16.000.000 F
 Pour le calcul du bénéfice fiscal, il convient de déduire du bénéfice
comptable un montant égale à 60% du montant brut (16.000.000 ), soit
9.600.000 F ce qui donne un bénéfice fiscal de 15.400.000 .
 L’IS correspondant est de 30 % de 15.400.000 , soit 4.620.000 Sur ce
montant, il faudra déduire le montant de la Retenue à la source qui
constitue un crédit d’impôt. La société restera devoir payer la différence,
soit 4.620.000 – 1.600.000 = 3.020.000
b- Les Dividendes reçus d’une Société filiale

Les dispositions de l’article 21 du CGI précisent que les


produits bruts des participations d’une société mère dans
le capital d’une filiale sont retranchés du bénéfice net
total, déduction faite d’une quote-part représentative des
frais et charges. Cette quote-part est fixée
forfaitairement à 5% du produit total des participations.
b- Les Dividendes reçus d’une
Société filiale
Exemple : Sur un dividende brut de
1 000 000, la filiale opère une retenue de
10%, soit 100 000 et verse à la société
mère 900 000.
La société mère doit inclure dans son
bénéfice imposable 5% de 1 000 000, soit
50 000. Les 95% sont exonérés d’impôt
sur les sociétés, et doivent être déduits des
bénéfices, soit 950 000.
- Les Plus-values

A / Fait Générateur
 En règle générale, une plus-value est imposable si elle est réalisée.
Elle est alors comprise dans les produits de l’exercice au cours
duquel elle est réalisée. Il y a réalisation lorsque l’élément auquel la
plus-value s’applique change de patrimoine par suite d’une vente,
d’une donation, d’un apport en société …
 B / Sort de la Plus-value au point de vue fiscal

Pour l’application des règles fiscales, il convient de distinguer :


Les plus-values réalisées en cours d’exploitation ;
Les plus-values réalisées à l’occasion de cessation totale ou partielle
d’activité ;
Les plus-values de fusion, scission ou apport partiel d’actifs ;
Les plus-values de réévaluation
1 – Les Plus-values réalisées en cours
d’exploitation
 
Les plus-values réalisées en cours d’exploitation
sont comprises en totalité dans les résultats de
l’exercice de leur réalisation.

Toutefois, les dispositions de l’article 10 du CGI


prévoient une possibilité d’exonération de ces
plus-values sous condition de Réinvestissement.
Cette exonération vise à donner aux entreprises
la possibilité d’entretenir et de reconstituer leur
potentiel économique
Les Conditions de l’Exonération
 Le Contribuable qui veut bénéficier de ce régime doit
prendre l’engagement de réinvestir dans les entreprises
qu’il possède au Sénégal, dans un délai de Trois (3) ans
à compter de la clôture de l’exercice au cours duquel la
plus-value est réalisée, un montant au moins égal aux
disponibilités provenant de l’élément cédé.
 Cet engagement de réinvestir doit être annexé à la
déclaration des résultats de l’exercice au cours duquel la
plus-value est réalisée.
 Il est à noter que les disponibilités provenant de
l’élément cédé correspondent au fonds d’amortissement
augmenté du prix de cession ou de la plus-value
dégagée, augmentée du prix de revient de l’élément
cédé.
Section 2 : Les Charges Déductibles
 Les charges à déduire des produits bruts imposables doivent satisfaire à un
certain nombre de conditions, à savoir :
 Etre exposées dans l’intérêt de l’entreprise ou se rattacher à la gestion
normale de la société.
 Correspondre à une charge effective et être appuyées de justifications
suffisantes.
 Se traduire par une diminution de l’actif net ou être destinées à parer une
diminution de l’actif net.
 Etre comprises dans les charges de l’exercice au cours duquel elles ont été
engagées;
 Etre engagées pour la réalisation de produits imposables. Les charges
déductibles doivent concourir à la formation d’un produit soumis à l’impôt
sur les sociétés.
 Les frais et charges à déduire du produit brut peuvent être classés en trois
(3) catégories : les Frais Généraux, les Charges Financières et les
Amortissements et Provisions.
I / Les Frais Généraux
Les frais généraux sont des dépenses faites pour la
marche générale de l’exploitation.
A / Les Dépenses relatives au Personnel et aux
Locaux
1 – Les Dépenses de Personnel
Les rémunérations directes ou indirectes, y compris
les indemnités, avantages en nature et
remboursements de frais, sont admises en
déduction des résultats, à condition qu’elles
correspondent à un travail effectif et ne soient pas
excessives, eu égard à l’importance du service
rendu.
Les Dépenses relatives aux Locaux
 La prise en location par une entreprise de locaux
utilisés pour l’exercice de la profession constitue
une charge déductible du bénéfice imposable. Aux
loyers bruts, il faut y ajouter les charges accessoires.
En ce qui concerne les entreprises qui logent leur
personnel dans des locaux pris en location, un arrêté
du Ministre chargé des Finances fixe une limite de
déductibilité des loyers. Ces derniers ne sont
déductibles qu’à concurrence de 100 000F par mois
et par pièce d’habitation principale sans pouvoir
excéder quatre (4) pièces principales.
 
B / Les Impôts

Sont déductibles les impôts à la charge de


l’entreprise mis en recouvrement au cours
de l’exercice, à l’exception de l’impôt sur
les sociétés, de l’impôt sur le minimum
fiscal, et de la taxe spéciale sur les
voitures particulières des personnes
morales.
NB :
Il convient de noter que la taxe sur la valeur
ajoutée non récupérable et les droits de
douane supportés sur les acquisitions
d’immobilisations doivent être compris
dans le prix de revient de celles-ci. Ils ne
viennent en diminution du bénéfice
imposable que par le biais des
amortissements.
Les Primes d’Assurance
Il convient de distinguer les assurances
contractées au profit de l’entreprise de
celles contractées au profit de tiers.
1 – Assurances contractées au profit de l’entreprise
elle-même
 Les assurances contractées au profit de l’entreprise
constituent des charges déductibles si les risques
couverts se rattachent à l’exploitation. Il s’agit
notamment des polices pour lesquelles la réalisation du
risque couvert se traduit par une diminution de l’actif
net de l’entreprise.
Assurances contractées au profit du
personnel
Les primes versées ne peuvent être considérées
comme des charges d’exploitation, et ne sont
donc déductibles que si les deux (3) conditions
suivantes sont remplies :
Le bénéficiaire doit être salarié de l’entreprise ;
Les primes versées doivent constituer un
élément imposable de la rémunération de
l’intéressé.
La prime d’assurance ne doit pas dépasser 10 %
du salaire brut du salarié
II / Les Frais Divers
1 – Les Dons
Dans le principe, les dons ne sont pas déductibles parce
qu’ils ne constituent pas des dépenses nécessaires pour
l’exercice de la profession, mais représentent plutôt des
libéralités.
Toutefois, l’article 8 du CGI pose le principe de la
déductibilité des versements effectués au profit
d’œuvres ou d’organismes d’intérêt général à caractère
philanthropique, éducatif, scientifique, social ou familial
désignés par arrêté du Ministre chargé des finances. La
déduction de ces frais est cependant limitée à 5 ‰ du
chiffre d’affaires.
La liste des œuvres ou organismes visés
(arrêté n° 12915 du 31 juillet 2013
la Fondation Nationale d’Action Sociale
(F.N.A.S.S)
l’Association Sénégalaise d’Assistance aux
Lépreux (A.S.A.L)
Caritas Sénégal
La Croix Rouge Sénégalaise
L’Union Nationale des Aveugles U.N.A.S)
Association Sénégalaise pour les nations Unies

 
Autre Don déductible
en cas de situation de catastrophe déclarée par
l’autorité publique, la totalité des aides
consenties sous forme de versements opérés
par les entreprises dans des comptes ouverts
au nom de l’Etat est sous réserve que soient
jointes à la déclaration des résultats les
pièces justificatives attestant de la date et du
montant de chaque versement ; 
Les Sommes versées à des tiers à titre
de Commissions et Courtage
Les sommes versées à des tiers non salariés
de l’entreprise (commissions, courtage,
ristournes, rabais, honoraires et autres
rétributions à des intermédiaires) sont
déductibles de l’assiette de l’impôt à
condition que l’entreprise qui les verse en
fasse la déclaration auprès de
l’Administration Fiscale (Article 185 du
CGI).
3 – Les Frais de Siège
Sont concernés, les entreprises qui exercent leur activité au
Sénégal et dont le siège social se trouve à l’Etranger.
Il convient de noter que la quote-part des frais de siège
déductible doit être calculée, sous réserve des
conventions internationales, au prorata du chiffre
d’affaires réalisé au Sénégal par rapport au chiffre
d’affaires global du groupe.
L’article 8, 4èmement du CGI dispose toutefois que cette
quote-part est déductible du bénéfice imposable dans la
limite de 20% du bénéfice comptable réalisé au
Sénégal avant déduction de la quote-part des frais de
siège.
Application
 Exemple : Montant total des frais de siège = 10 000 000 ; Chiffre
d’affaires de l’entreprise installée au Sénégal = 200 000 000 ;
Chiffre d’affaire total du groupe = 800 000 000.
 Le Montant de la quote-part des frais de siège déductibles est de :
 (10 000 000 x 200 000 000)/800 000 000, soit 2 500 000.
 Ce montant ne doit toutefois pas être supérieur à 20% du bénéfice
comptable avant déduction des frais de siège. Le cas échéant, il faut
retenir les 20% du bénéfice comptable comme charges déductibles
de l’assiette de l’impôt sur les sociétés.
 A supposer que le bénéfice comptable de l’entreprise sénégalaise
est de 9 000 000, le montant des charges déductibles serait de
20%(9 000 000 + 2 500 000) = 2 300 000. Il faudrait alors
réintégrer les 200 000.
II / Les Charges Financières

A / Le Principe
Les charges financières sont les intérêts,
agios, et autres frais supportés à
l’occasion de prêts, avances ou crédits
consentis à l’entreprise. D’une manière
générale, ce sont les intérêts alloués aux
capitaux investis dans l’entreprise.
B / Cas Particulier des Intérêts Versés en
Compte Courant
En ce qui concerne les sociétés, les intérêts
versés aux associés, à raison des sommes
avancées en compte courant constituent des
charges déductibles sous certaines limitations.
1 – Restriction Générale

Elle concerne toutes les sociétés et est relative au


taux d’intérêt maximum admis. Le taux
maximum des intérêts est limité à deux (3)
points au dessus du taux des avances de la
BCEAO.
application
 Exemple : Montant d’un compte créditeur d’associé =
30 000 000 ; taux d’intérêt versé par la société = 13% ;
taux de la BCEAO = 8%
 Le montant des intérêts non déductibles est de
30 000 000 x (13 – 11)% = 600 000
 Notons que chaque compte courant doit être considéré
isolément. Aucune compensation n’est possible entre un
excédant d’intérêt constaté pour un compte (taux
supérieur au maximum admis) et une insuffisance
d’intérêt pour un autre compte (taux inférieur au
maximum admis).
2 – Restriction Relative au Sociétés de
Capitaux
a- Conditions liées à la libération du capital (SA).
Les SA ne saurait déduire de leur résultat imposable, les intérêts
qu’elles versent au comptes courants d’associés tant que le capital
n’est pas intégralement libéré.
b- Les Conditions Liées au Montant des Avances en Compte
Courant
Ne pourront être déduits des résultats que les intérêts rémunérant des
apports en compte courant d’un total au plus égal au capital de la
société. Il apparaît ainsi que le montant total des sommes prêtées et
rémunérées par un intérêt ne doit pas excéder le montant du capital
social. Il s’agit d’un plafond global qui vaut pour le total des
avances des associés et non d’un plafond individuel qui serait
applicable à chacun séparément.
 
II / Les Amortissements et Provisions

A- LES AMORTISSEMENTS
◦ Généralités sur les amortissements
Au plan comptable, l’amortissement permet de
constater l’amoindrissement des éléments d’actif
immobilisé qui se déprécient par usure ou par
obsolescence.
Au plan financier, il permet de dégager les
« disponibilités » nécessaires à la reconstitution
de ces éléments ou, ce qui revient à peu près au
même, de répartir les dépenses de reconstitution
sur les années d’utilisation des éléments.
la technique d’amortissement
l’amortissement linéaire ou constant
C’est le régime fiscal normal d’amortissement.
L’annuité est constante et est égale au quotient
du prix de revient sur la durée probable
d’utilisation.

Annuité = Prix de revient


Durée d’utilisation
Les taux généralement admis au Sénégal par la pratique
comptable sont les suivants :

Immeubles bâtis 3 à 5%
Matériel lourd 10%
Matériel léger 15 à 20%
Matériel roulant 20 à 25%
d’utilisation urbaine

Matériel roulant utilisé 33%


en brousse
Mobilier et matériel de 10 à 20%
bureau
B - LES PROVISIONS
généralités sur les provisions
La provision est une déduction destinée à
faire face :
soit à une dépréciation d’un élément
d’actif
soit à une charge
Dépréciation ou charge qui est précise
quant à son objet, incertaine mais
probable quant à sa réalisation.
CONDITIONS D’ADMISSION DE LA
PROVISION
conditions de fonds
 Il faut :

◦ que la provision ait un objet nettement précisé


◦ que les événements en cours rendent probable la perte
ou la charge
◦ que la perte ou la charge ait son origine dans l’exercice
en cause
◦ que la perte ou charge envisagée soit déductible
 conditions de forme
 Pour être déductible, une provision doit avoir été
effectivement constatée dans les écritures de l’exercice et
avoir figuré sur le relevé des provisions qui doit être joint
à la déclaration des résultats souscrite dans le délai légal
La Détermination du Bénéfice net Imposable :
les reports déficitaires
Les Reports Déficitaires
 Le Déficit fiscal d’un exercice peut venir en déduction
des bénéfices ultérieurs dans la limite de trois (3)
exercices. La limitation du délai de report au troisième
exercice qui suit l’exercice déficitaire ne s’applique pas
aux amortissements comptabilisés en période déficitaire.
Il apparaît ainsi que dans le déficit d’un exercice, il faut
distinguer :
 Le déficit provenant de l’exploitation générale,
amortissements exclus ou Déficit Ordinaire ;
 Le déficit provenant des amortissements.
Application :
 Une société a dégagé au cours de l’exercice 2001 un
déficit fiscal de 128 754 500 dont 98 754 500
d’amortissements.
 Au cours des exercices suivants, elle a réalisé les
résultats ci-après :
 Exercice 2002 : 10 500 000 ;
 Exercice 2003 : 8 200 000 ;
 Exercice 2004 : 10 000 000 ;
 Exercice 2005 : 38 754 000.
 Déterminer le bénéfice imposable pour les exercices
considérés.
Solution :
 Puisque le délai de prescription de la déduction ne concerne que le Déficit
Ordinaire, il faut commencer, par souci de bonne gestion, à déduire le
montant correspondant avant la fin du délai si possible.
 Déficit Ordinaire = -128 754 500 + 98 754 500
 Exercice 2002 : BI = 10 500 000 – 10 500 000 = 0,
Alors Report de déficit ordinaire = 30 000 000 – 10 500 000 = 19 500 000.
 Exercice 2003 : BI = 8 200 000 – 8 200 000 = 0,
Alors Report de déficit ordinaire = 19 500 000 – 8 200 000 = 11 300 000.
 Exercice 2004 : BI = 10 000 000 – 10 000 000 = 0,
Alors Report de déficit ordinaire = 11 300 000 – 10 000 000 = 1 300 000. Ce
report est définitivement perdu parce que le délai de déduction expiré;
 Exercice 2005 : BI = 38 754 000 – 38 754 000 = 0,
Alors Report d’ARD = 98 754 500 – 38 754 000 = 60 000 500 déductible du
bénéfice des exercices à venir sans limitation de délai.
L’Impôt minimum forfaitaire IMF
 L’Impôt Minimum Forfaitaire sur les Sociétés est perçu
au profit du budget de l’Etat. Il est dû par toutes les
sociétés ou Personnes Morales déficitaires ou dont le
résultat fiscal ne permet pas de générer un impôt sur les
sociétés supérieur au montant de l’IMF.
 L’impôt minimum forfaitaire est dû sur le chiffre
d’affaires hors taxes réalisé l’année 
précédant celle de l’imposition, à raison de 0,5 %. (art
40 du CGI)

 En aucun cas, le montant dû ne peut être ni inférieur à


500.000 francs ni supérieur à 5.000.000 francs. 
 
MERCI DE VOTRE ATTENTION !!!!

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