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POMPES ET APPLICATIONS (LES FONDAMENTAUX)

 
HYDRAULIQUE, GÉNÉRALITÉS

I.1.1 RAPPEL HYDROSTATIQUE - HYDRODYNAMIQUE


 
I.1.1.1 LES FLUIDES

I.1.1.2 L’HYDROSTATIQUE

I.1.1.3 L’HYDRODYNAMIQUE: EQUATION FONDAMENTALE

I.1.2 PERTES DE CHARGES

I.1.3 LE CIRCUIT HYDRAULIQUE CIRCUIT OUVERT / FERMÉ


LES FLUIDES

Les fluides sont des corps dont les molécules sont très mobiles les unes par rapport
aux autres.
Ils se divisent en deux groupes :
les gaz qui sont très compressibles,
les liquides qui sont très peu compressibles. Cette particularité est utilisée en
hydraulique pour obtenir des pressions élevées.

Caractéristiques
Ils prennent la forme du récipient qui les contient. Les molécules fluides, bien que
très mobiles, sont liées entre elles par des forces de cohésion qui freinent leurs
déplacements.
Cette propriété est appelée viscosité.
L’HYDROSTATIQUE

L’hydrostatique est la science qui étudie les conditions d’équilibre des liquides et notamment
les propriétés des liquides au repos
. Elle étudie en particulier la transmission des pressions.
Remarque importante : Un liquide réel diffère du liquide idéal par sa viscosité. La
viscosité ne se manifeste que s’il y a un déplacement. En hydrostatique, le fluide est au
repos. Les lois du fluide parfait s’appliquent donc au fluide réel.
La pression est l’association d’une force avec une surface unitaire. Nous l’appellerons P,
c’est l’expression d’une force (F) par unité de surface (S). ()
La force exercée au sol par un corps est égale à son poids.
L’unité légale de pression est le pascal (Pa), c’est la pression exercée par une force de 1
Newton uniformément répartie sur 1 m².
1 pascal (Pa) = 1 newton/m² (N/m²)
LA PRESSION EST UNE FORCE DE POUSSÉE QUI ENGENDRE
L’ÉCOULEMENT DE L’EAU.

Les différentes pressions

En hydrostatique, nous rencontrons trois pressions différentes :


la pression atmosphérique qui s’exerce à la surface libre d’un liquide, elle varie autour
de 1033 millibars,
la pression dans un liquide au repos qui est due au poids de la colonne de liquide :
où:
- P = pression en pascal,
- ρ = masse spécifique en kg/m3,
- g = accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s/s,
- h = hauteur en mètres,
la pression due à une force extérieure est la pression dans un volume fermé lue sur un
manomètre et due à l’action d’une force extérieure venant s’appliquer sur la surface
du liquide
L’HYDRODYNAMIQUE: EQUATION FONDAMENTALE

L’hydrodynamique étudie les propriétés des fluides en mouvement. Un fluide en


mouvement est caractérisé par sa pression et son débit. La notion du mouvement
entraîne la notion de frottements et notamment la notion de frottements internes qui
interviennent chaque fois que des couches voisines de fluide se déplacent à des vitesses
différentes (viscosité).
Le débit est le volume V de fluide qui s’écoule au travers d’une section
droite S durant l’unité de temps t.
L’unité légale de débit est le mètre cube par seconde (m3/s).
En pratique, cette unité trop grande est remplacée par le mètre cube par heure (m3/h) ou par
le litre par minute ou décimètre cube/minute (l/mn) ou par le centimètre cube/seconde
(cm3/s).

Quantité d’eau écoulée : 10
litres.
Durée de l’écoulement : 20
secondes.
Débit
CONSERVATION DES DÉBITS

Principe
 
Le débit Q est constant en tous les points d’un circuit.
Les vitesses varient en fonction des sections.
Considérons un tuyau de diamètre variable « d » et de section de passage :
Dans ce tuyau circule une quantité déterminée de fluide « Q ».
Q = débit volumique (m3/s)
v = vitesse (m/s)
S = Section de passage (m²)
 
 
Equation de continuité :
Q = S1 v1 = S2 v2 = S3 v3 = Sv = Cte
L’énergie ne peut ni apparaître, ni disparaître.
Un système peut donc fournir ou recevoir de l’énergie lorsqu’il travaille.
Dans un liquide en mouvement, l’énergie se manifeste sous trois formes :
énergie de position,
énergie de pression,
énergie cinétique.
ENERGIE DE POSITION

L’énergie de position est l’énergie potentielle liée à une variation


d’altitude. Elle dépend du poids de la colonne de liquide par
rapport à la ligne de référence.
Wpos = m x g x h
Wpos = énergie (de position) en joules (J)
m = masse en kg
g = accélération de la pesanteur = 9,81 m/s/s (≈10)
h = hauteur en mètres
Exemple : une masse de 50 kg, placée à une hauteur de 3 mètres
représente
une énergie potentielle (de position) de :
W = m. g. h = 50 x 10 x 3 = 1500 J
ENERGIE DE PRESSION

Energie de pression
L’énergie de pression est l’énergie potentielle liée à une variation de la
pression sur le fluide en mouvement.
Wpres = P x S x L = P xV
Wpres = énergie (de pression) en Joules
P = pression en Pa
S = section en m²
L = longueur en m
V = volume en m3
Il est possible d’écrire :
avec m en kg et ρen kg/m3
donc :
ENERGIE CINÉTIQUE

Energie cinétique
L’énergie cinétique représente l’énergie emmagasinée
durant le déplacement.
Wcin = énergie cinétique en joules
m = masse en kg
v = vitesse en m/s
Equation de Bernoulli

Equation de base
Un système travaille lorsqu’il fournit ou reçoit de l’énergie. Si nous
considérons un système qui évolue entre l’état initial 1 et l’état final 2,
nous pouvons écrire que les variations d’énergie sont dues :
pour l’énergie de position (énergie potentielle) à la variation de la hauteur :

pour l’énergie de pression à la variation de pression :

,
pour l’énergie cinétique à la variation de vitesse :
et à l’équilibre (énergies exprimées en joule)
 

+ +

Variation Variation énergie Variation


énergie cinétique potentielle énergie potentielle
de position de pression
Notion de circuit
Nous venons de rappeler quelques unes des propriétés communes à la majorité
des fluides et nous avons évoqué les différents types d’écoulement. Cette
notion d’écoulement est directement liée à celle de circulation ou
d’alimentation. L’expérience prouve que le site utilisateur d’un fluide est
rarement à proximité du lieu de production ou de stockage. Qu’il s’agisse
d’eau ou de fluide industriel, le problème est le même.
 
Prenons le cas de l’eau. Nous constatons que celle-ci existe en de nombreux
endroits, à la surface du globe ou dans le sous-sol. Par contre, les lieux
d’utilisation sont parfois éloignés et il s’avère nécessaire de transporter, de
stocker et de redistribuer. Cette démarche entraîne la nécessité de créer des
réseaux ou circuits. Nous étudierons ultérieurement les différents types de
circuit.
 
Dans l’immédiat, intéressons-nous aux composants principaux qui participent à
cette entité :
un fluide à transporter qui doit être identifié,
une tuyauterie qui doit être déterminée,
un élément moteur qui doit être calculé.
I.1.2 PERTES DE CHARGES
 
I.1.2.1 Coefficient de perte de charge
 
Les facteurs d’un écoulement

le nombre de Reynolds.

 la vitesse d’écoulement v,
 le diamètre de la tuyauterie d,

 la viscosité cinématique du fluide 


Détermination de 
 
Définition Le coefficient de perte de charge  se détermine à
partir du nombre de Reynolds sur des courbes expérimentales
que nous devons à Nikuradsé.
 
Courbes de Nikuradsé
Ces courbes font apparaître 3 zones qui définissent des types
d’écoulement :
écoulement laminaire,
écoulement turbulent lisse,
écoulement turbulent rugueux.
 1 Circuit ouvert
 Circulation à partir d’un réseau de distribution
 L’installation comporte un réservoir (bâche ou château d’eau)
alimenté à partir d’un puisage ou d’un captage.
 Ce réservoir est placé en hauteur et alimente par gravité les
différents postes d’utilisation.
Circuit fermé
Le circuit fermé est utilisé dans les installations de
chauffage (circulation d’eau chaude) ou de climatisation
(circulation d’eau glacée).
L’eau passe dans les différents appareils, (échangeurs,
évaporateurs ou condenseurs) au travers d’un circuit
fermé, sous pression. Elle est constamment recyclée.
Le circuit est dit « fermé » car le liquide n’a aucun contact
avec l’extérieur.
Circuit semi-ouvert
L’eau circule dans un circuit dont l’un des éléments établit
un contact entre l’eau et l’atmosphère. C’est le cas par
exemple des tours de refroidissement d’eau à circuit
ouvert.
  Au niveau de la tour de refroidissement d’eau, il se
produit une évaporation. Il est donc nécessaire de
prévoir un apport d’eau d’appoint pour rétablir le niveau.
Courbes de(s) pompe(s) et réseau
 Définition Nous avons vu que la pompe est un outil
destiné à assurer le transfert d’un certain volume de
liquide. Pour cela, elle doit vaincre des pertes de charge
et à ce titre, consommer une énergie.
Une pompe sera définie parfaitement par les courbes :
débit/pression,
avec indication des puissances :
absorbées,
intensité,
rendement.
Courbes débit/pression Courbes d’intensité
Courbes de rendement

Par définition, le rendement d’une pompe est l’expression du


rapport qui existe entre :
le produit du débit par la hauteur manométrique totale (Q H),
la puissance fournie sur l’arbre moteur (Pa).
EXEMPLES
Couplage des pompes
La notion de couplage des pompes est liée à la nécessité
d’améliorer les performances soit :
en débit,
en hauteur manométrique,
en débit et hauteur manométrique
Pompes en parallèle
Lorsque deux pompes sont raccordées en parallèle, les
débits s’ajoutent, la hauteur manométrique ne varie pas.
Pompes en parallèle et de même débit

Pour une même hauteur manométrique, les débits s’ajoutent.

Pompes en parallèle et de caractéristiques différentes

Pour une même valeur de hauteur manométrique, les débits s’ajoutent.


Pompes en série
Lorsque deux pompes sont raccordées en série, les hauteurs
manométriques s’ajoutent.
Pompes en série de même débit

Les hauteurs manométriques s’ajoutent pour un même débit.

Pompes en série de caractéristiques différentes

Les hauteurs manométriques s’ajoutent pour un même débit.


Hydraulique en circuit de génie climatique et Surpression

 Détermination de la HMT pompe Débit / pression dans les


réseaux
 Courbes hydrauliques en variation de vitesse

 Expansion, principe et définition de matériel

 Conditions de bon fonctionnement des pompes


 Détermination de la HMT pompe Débit / pression
dans les réseaux
 Hauteur géométrique

Hauteur géométrique de charge hc


Hauteur géométrique de refoulement hr
 Longueur développée

 Hauteurs manométriques

Hauteur manométrique d’aspiration hma


Hauteur manométrique de refoulement hmr
Hauteur manométrique totale hmt
NPSH
NPSH sont les initiales de l’expression anglaise : « Net Positive Suction Head » dont la
traduction française est : Hauteur de charge nette absolue à l’aspiration
Le NPSH est :
la hauteur totale de charge à l’entrée de la pompe mesurée par rapport
au plan de référence (1),
augmentée de la hauteur correspondant à la pression atmosphérique,
diminuée de la hauteur correspondant à la tension de vapeur.
Le NPSH s’exprime en mètres de liquide.
Le NPSH caractérise l’installation et le fluide véhiculé.
Il y a lieu de distinguer :
le NPSH requis (2) qui est celui que demande le constructeur pour assurer un bon
fonctionnement de la pompe,
le NPSH disponible (3) qui résulte effectivement des conditions d’installation.
L’ensemble pompe + circuit fonctionne correctement si NPSHD> NPHSR(4)
(1) Plan de référence : toutes les hauteurs et le NPSH requis lui-même sont mesurés par
rapport à un plan de référence horizontal qui est défini comme suit (ISO/TC 115) :
« Le plan de référence est le plan horizontal passant par le centre du cercle décrit par un
point extérieur de l’arête d’entrée des pales. Pour des pompes à double aspiration, nous
prendrons le plan passant par le centre le plus élevé. »
Courbes hydrauliques et fonctionnement des pompes
La pompe seule
Pompe et vase sous pression
Vitesse de rotation
Lorsque la vitesse de rotation d’une pompe varie :
le débit pour le point de fonctionnement varie proportionnellement à la vitesse :
la hauteur manométrique varie proportionnellement au carré de la vitesse :

la puissance absorbée varie proportionnellement au cube de la vitesse :


 Le vase d'expansion
 Le vase d’expansion est un dispositif qui permet, dans une
installation à température variable, d’encaisser les variations
de volume liées à la dilatation du fluide, et de maintenir une
pression minimum constante dans le circuit.
 Nous distinguons deux types de vase d’expansion :

 le vase d’expansion ouvert,

 le vase d’expansion fermé.

Expansion, principe et définition de matériel


 Vases d’expansion fermé

 Les vases d’expansion fermés sont constitués d’une enveloppe


métallique dans laquelle est incorporée une membrane souple en
Néoprène permettant d’isoler la partie haute de l’appareil (remplie
d’eau) de la partie basse qui contient :
 de l’azote jusqu’à une pression maximale de 4 bar (installations
de petite et moyenne puissance),
 de l’air pour les systèmes de grande puissance. Généralement,
l’installation comporte un compresseur d’air et des soupapes. Cela
permet d’injecter de l’air sous la membrane lorsque la pression est
insuffisante ou de décharger ce compartiment lorsque la pression
est trop élevée.
Avant le remplissage, la pression initiale du vase est de 0,5,
1 ou 1,5 bar. La membrane reste contre la paroi. La pression
initiale dépend de la hauteur statique de l’installation.

En condition froide, la pression de remplissage de


l’installation doit être d’environ 0,2 bar plus haute que la
pression initial du vase.

Pendant la montée en température, l’eau comprime le


coussin d’azote. La pression augmente. Le vase recueille
l’eau de l’expansion (augmentation de volume due à
l’augmentation de température).

A la température la plus haute, la pression atteint 2 ou 2,5


bar. La soupape de sûreté ne fonctionne pas encore.

En cas de surchauffe, en cas de fuite à une température et


par conséquence à une pression plus élevée, la soupape
s’ouvre. L’énergie superflue est purgée sous forme d’air ou
de vapeur.
 Vase d’expansion avant ou après la pompe ?
 Si nous comparons les relations de pression dans une
installation dans laquelle le vase est côté de l’aspiration de la
pompe avec une installation dans laquelle le vase est côté du
refoulement il y a une différence de la pression moyenne,
comme indiquée dans les dessins ci-après.
 Ces dessins montrent clairement que la pression moyenne
dans le dessin de gauche est plus basse que dans celui de
droite. Comme les problèmes d’air et de bruit diminuent ou
disparaissent
 Conclusion :
 Dans les installations fermées, le vase d’expansion doit être
monté en principe à l’aspiration de la pompe.
Réservoirs à pression d’air avec compression préalable
SURPRESSEURS
 
Lorsqu’un ensemble de points d’utilisation est alimenté par une station de
pompage, nous avons :
une pompe de puisage avec un débit constant,
une consommation d’eau à débit variable (de 0 à la valeur maximale).
L’une des solutions consiste à utiliser un « ensemble de surpression » ou
(surpresseur) qui comporte :
un réservoir sous pression,
une pompe,
un dispositif de contrôle et d’automaticité.
Le surpresseur est donc un « système » qui permet d’assurer une alimentation
correcte du réseau (débit-pression) sans altérer le fonctionnement de la
pompe.
Nous nous intéresserons dans cette partie, à la régulation des surpresseurs, leur
raccordement sur réseau, leur dimensionnement et le cas particulier des
surpresseurs incendie.
 
Régulation
Régulation manométrique
Réservoirs à pression d’air sans compression préalable
 L’air et l’eau sont en contact direct.
Réservoirs à pression d’air avec compression préalable
Réservoirs à membrane

Nomenclature générale : Nomenclature équipement optionnel, avec niveau PN 16 :


1 - réservoir en tôle d’acier soudée 20 - pressostat
2 - couvercle d’orifice de visite, étanchéité par joint spécial 21 - manomètre
3 - patte d’élingage 22 - bras supérieur de niveau
4 - croix 15/21 femelle sur air ou azote 23 - garniture supérieure de niveau avec vanne de sécurité à bille
(sur air ou azote)

5 - valve de gonflage protégée 24 - tube de niveau


6 - vessie interchangeable (en butyl alimentaire pour eau 25 - garniture inférieure de niveau avec vanne de sécurité à bille
potable) (sur eau) et purge
7 - purge sur circuit air ou azote 26 - bras inférieur de niveau
8 - ensemble bride et contre-brides de serrage de la vessie
9 - orifice d’alimentation DN50 à 150 (standard ∅ 80 à bride)
10 - écrous M 10 borgnes et joints d’étanchéité
Rôle du ballon hydropneumatique
 Le ballon hydropneumatique à pour rôle de maintenir la pression dans le
réseau de distribution, dans une plage. Les pompes à débit fixe
fonctionnent alors par l’intermédiaire du réservoir hydropneumatique
suivant un seuil de pression d'enclenchement pour laquelle elles se
mettent en marche, et un seuil de pression de déclenchement pour
laquelle elles s'arrêtent.
  

E = 1bar (valeur de base)


BP : Pression de mise en marche des pompes.
HP : Pression d’arrêt des pompes
Pompe jokey
La pompe Jokey est une pompe de maintien de pression dont l'installation dans un
système d'extinction automatique à sprinkler, permet de d'éviter tout démarrage inutile
d'une de principale pompe du groupe incendie. Elle maintient la pression du système
au dessus des postes de contrôle dans le cas d'une alimentation en eau comme le
réseau d'eau public, sujet de fluctuation de pression.
La pompe fonctionne donc en maintien de pression (M), dans une plage de pression
de marche et pression d’arrêt.

E = 1bar (valeur de base)


BP : Pression de mise en marche des pompes.
HP : Pression d’arrêt des pompes
PM : Pression de maintien par les pompes dans l’installation, en tenant
compte de la pression à l’aspiration du surpresseur
Raccordement des surpresseurs au réseau d'eau
 
Le dessin indique le principe de branchement du groupe de
pompage suivant le système d’alimentation en eau.
Fourniture standard du module de base Fournitures obligatoires suivant alimentation
en eau et système de surpression

1 pompes verticales multicellulaires 8 réservoir monovessie 24 litres code 1 : 12/18 bar - code 2 :
16/24 bar

2 châssis support 9 réservoir monovessie 100 à 2000 litres code 3 : préciser


pression et capacité

3 vannes d'isolement à l'aspiration et au refoulement des pompes 10 pressostat manque d'eau - version "V"

4 clapets anti-retour au refoulement des pompes 11 interrupteur à flotteur - version "B"

5 collecteurs aspiration et refoulement 12 tuyauterie d'équilibrage pour bâche en aspiration

6 pressostat de commande pompes

7 armoire électrique d'automatisme

Fournitures facultatives
BP M manchettes anti-vibratoires
bipasse permettant l'alimentation en eau du bâtiment, sans l'aide du
module, lorsque la pression d'eau de ville est suffisante

CB (D) bride à visser et contre-bride à souder pour collecteurs


détendeur-stabilisateur de pression sur aspiration et refoulement
éventuellement
Dimensionnement, choix du surpresseur
 
Un surpresseur est une station de pompage comprenant une ou plusieurs pompes montées en parallèle. Il permet de distribuer,
sans intervention humaine, de l’eau à un débit et à une pression adaptés.
Tout surpresseur se sélectionne en fonction de deux critères essentiels :
Le Débit (désiré), ou Q.
En surpression sanitaire, le débit se détermine de deux façons différentes selon que le domaine d’application est domestique ou
collectif. Les deux tableaux ci-dessous vous seront nécessaires dans vos calculs.
La Hauteur Manométrique Totale, ou HMT.
Si le surpresseur est en charge
La source d’alimentation est le réseau d’eau de ville ou une réserve d’eau quelconque située au-dessus ou au même niveau que le
surpresseur.
HMT = Hgr + Jr + Js + Pr - Pa
Si le surpresseur est en aspiration
La source d’alimentation est une réserve d’eau quelconque située en dessous du surpresseur (puits).
HMT = Hga + Hgr + Jr + Js + Pr
 
Nous avons vu précédemment que pour obtenir le débit instantané de la pompe, il faut après avoir additionné les débits de chaque
appareil, multiplier le résultat par un coefficient de simultanéité K, variable suivant le nombre d'appareils. La valeur du
coefficient K est donnée par la formule ci-dessous.

Voir tableau __________________ pour les débit de base des appareils


 
Détermination du volume du ballon tampon
On prend en général 1/20 à 1/30 de la consommation journalière.
Dans les réservoirs à l'air libre, cette réserve correspond au volume du réservoir.
Dans le cas des réservoirs sous pression, le volume du réservoir dépendra des pressions de service.
Le tableau ci-dessous permet le choix du réservoir en fonction de la réserve d'eau utile et des pressions de service (mise en route-
arrêt pompe)
Pression d'enclenchement (mise en route) en bars
1,5 1,5 2 2 2 2,5 2,5 3
Pression de déclenchement (Arrêt) en bars
2,5 3 3 3,5 4 3,5 4 4
Réserve d'eau utile correspondante en litres

Capacité réservoir à vessie avec précompression


Capacité réservoir galva sans précompression

50 L 5,5 7,5 4 5,5 6,5 3 4 4


100 L 11 15 8 11 13 6 8 5
150 L 16,5 22,5 12 16,5 19,5 9 12 7,5 60 L
200 L 12 16 10
17 22,5 15 19,8 24 13 18 12
200 L 22 30 16 22 26
300 L 24 33 39 18 24 15 100 L
28,6 37,5 25 33 40 22 30 20
300 L 33 45
500 L 55 75 40 55 65 30 40 25
57,2 75 50 66,6 80 44,4 60 40 200 L
1000 L 110 150 80 110 130 60 80 50
85,5 112,5 75 100 120 66 90 69 300 L
GENIE CLIMATIQUE
Connaissance de l'application génie climatique
Les différents types de circuit de distribution, réseaux à collecteur /
bouteille

Les systèmes de tuyauterie d 'eau discutés ici sont divisés en types


de circulation unique et de recirculation. Dans un système
unique, l 'eau passe par l' équipement une seule fois et est
déchargée. Dans un système de recirculation, l'eau n'est pas
déchargée, mais circule dans un circuit répétitif de l'échangeur de
chaleur vers l'équipement de réfrigération et retour à l'échangeur
de chaleur.

 
 Réseau bitube
Le réseau mono-tube
La boucle de Tiechelmann
Notion d'équilibrage - Notion de régulation
Considérons un réseau bitube élémentaire composé de deux émetteurs
dont les débit d'irrigation Q1 et Q2 ont été déterminés. On souhaite
dimensionner la hauteur manométrique H du circulateur principal.
 

On note :
J0 la perte de charge dans la boucle B/D/A sous Q1+Q2;
J1 la perte de charge dans la boucle A/E1/B sous Q1;
J2 la perte de charge dans la boucle A/E2/B sous Q1
Les vitesse dans les nœud A et B sont séparé par :

Q1 VA2 Q1 VB1

Q1+Q2 Q2 Q1+Q2 Q2
VB
VA A VA2 B VB2
MAINTENANCE

 Maintenance Préventive
 Aucun entretien particulier en cours de fonctionnement. Maintenir
toujours la pompe et le moteur en parfait état de propreté. En cas
d’arrêt prolongé, il est déconseillé de vidanger la pompe. Le roulement
maintenant l’accouplement est graissé pour sa durée de vie et ne
nécessite donc pas de graissage. Il est fortement recommandé de
graisser le bout d’arbre moteur ainsi que l’alésage de l’accouplement
avec une graisse à forte adhérence (type D321R Molikote ou 8191
Loctite par exemple) à chaque montage ou remontage du moteur afin
de faciliter des démontages ultérieurs. Moteurs sans graisseurs : Les
roulements sont graissés pour leur durée de vie et ne nécessitent donc
pas de graissage. Moteurs avec graisseurs : Se reporter aux instructions
figurant sur le moteur. En leur absence, graisser toutes les 5 000 heures
à l’aide d’une graisse haute température. Garniture mécanique La
garniture mécanique ne nécessite pas d’entretien en cours de
fonctionnement
MAINTENANCE CURATIVE (ANOMALIE DE
FONCTIONNEMENT)
Les incidents de fonctionnement sont présentés sous forme de tableaux. Ils concernent :
 le débit :
 nul,
 faible,
 pulsatoire,

 la pression d’aspiration instable,


 la pression de refoulement :
 instable,
 trop importante,
 insuffisante,

 le débit et la pression trop faibles,


 la pompe :
 avec réservoir, démarre trop souvent,
 est bloquée,
 fait un bruit anormal,
 vibre,
 fuit,

 roulements détériorés :
 le moteur :
 ne démarre pas,
 disjoncte,
 absorbe une intensité trop forte,
 présente de l’eau (bornes, enroulements,…).

 
DEBIT
DÉBIT NUL

Pompes centrifuges Pompes volumétriques


Cause possible Vérification et remède Cause possible Vérification et remède
1. impossibilité - vérifier l’étanchéité 1 – mêmes causes que - mêmes vérifications
d’amorcer, de la tuyauterie, pour les pompes que pour les pompes
- vérifier l’étanchéité centrifuges, centrifuges,
du clapet de pied,

2. défaut d’amorçage, - vérifier qu’il n’y a 2. oubli du remplissage - remplissage initial ou


pas de rentrée d’air à initial de la pompe ou humidification de la
l’aspiration, d’humidification de pompe.
- contrôler que la celle-ci.
hauteur d’aspiration
n’est pas trop
importante,
- vérifier que la
crépine d’aspiration
est bien immergée,
- éviter les contrepentes
et points hauts
à l’aspiration,

3. obstruction de la - vérifier qu’un corps


pompe. étranger ne bouche
pas la crépine.
DÉBIT ET PRESSION
TROP FAIBLES

Pompes centrifuges Pompes volumétriques

Cause possible Vérification et remède Cause possible Vérification et remède


1 – l’impulseur est d’un - vérifier que la
diamètre inférieur à celui puissance absorbée
qui devait être monté est inférieure à celle
dans la pompe, prévue,
- remplacer
l’impulseur par un
impulseur de plus
grand diamètre,

2 – le NPSH disponible - se reporter au


de l’installation est paragraphe sur le
inférieur au NPSH NPSH,
requis,

3 – la pompe cavite. - vérifier la hauteur


d’aspiration et les
pertes de charge.
LA POMPE
POMPE AVEC RÉSERVOIR DÉMARRE TROP SOUVENT

Pompes centrifuges Pompes volumétriques

Cause possible Vérification et remède Cause possible Vérification et remède


1 – la capacité du - ajouter un réservoir 1 – mêmes causes que - mêmes vérifications
réservoir est trop faible ou changer de pour les pompes que pour les pompes
par rapport au débit réservoir pour un centrifuges. centrifuges.
soutiré, plus grand.

2 – le volume d’air dans - le gonfler à l’aide


le réservoir est trop d’un compresseur ou
faible (dans le cas d’un d’un dispositif de
réservoir à pression renouvellement d’air.
d’air). A l’enclenchement,
le volume d’eau doit
être égal à 10 % du
volume total au
dessus de la
tuyauterie d’arrivée
d’eau.
Moteurs et défauts électriques

Cause possible Vérification et remède


1 – réglage du contacteur manométrique, - augmenter la différence entre enclenchement et
déclenchement (la fourchette),

2 – électrodes de sécurité manquent d’eau, - vérifier si les électrodes sont bien installées. Relever l’électrode haute,

3 – réglage des autres appareils de commande. - vérifier le réglage de l’interrupteur à flotteur, de la


temporisation.
Cas des pompes de circulation DIL de SALMSON
Panne Cause Remède

La pompe ne démarre pas ou se désactive La pompe se bloque Mettre le moteur hors tension, éliminer la cause du blocage ; si le moteur est bloqué : réviser/remplacer le moteur/kit
embrochable

Borne de câble desserrée Vérifier toutes les liaisons de câbles

Fusibles défectueux Vérifier les fusibles, remplacer les fusibles défectueux

Moteur défectueux Faire vérifier et, si nécessaire, réparer le moteur par le service après-vente Salmson ou une entreprise spécialisée

La protection thermique moteur s'est déclenchée Réduire le fonctionnement de la pompe sur le débit volumé- trique nominal côté refoulement

Protection thermique moteur mal réglée Régler la protection thermique moteur sur le courant nominal de la plaque signalétique (voir plaque signalétique

Protection thermique moteur affectée par une température ambiante trop élevée Changer la protection thermique moteur de place ou la protéger à l'aide d'une isolation thermique Le déclencheur à
thermistance s'est déclenché

Contrôler la propreté du moteur et du capotage du ventilateur et, si nécessaire, nettoyer. Contrôler la température ambiante et, si nécessaire, régler une température ambiante ǵ 40 °C à travers une ventilation
forcée

La pompe fonctionne à puissance réduite Mauvais sens de rotation Contrôler le sens de rotation, modifier si nécessaire

Vanne d'arrêt étranglée côté refoulement Ouvrir lentement la vanne d'arrêt

Vitesse de rotation trop faible Corriger la mauvaise connexion des bornes (Y au lieu de ǧ)

Air dans la conduite d'aspiration Éliminer les défauts d'étanchéité des brides, purger la pompe, remplacer la garniture mécanique en cas de fuite visible

La pompe émet des bruits Cavitation due à une pression d'alimentation insuffisante Augmenter la pression d'alimentation, observer la pression minimale au niveau de la tubulure d'aspiration, vérifier le
robinet et le filtre côté aspiration et, si nécessaire, les nettoyer

Les paliers du moteur sont endommagés Faire vérifier et, si nécessaire, réparer la pompe par le service après-vente Salmson ou une entreprise spécialisée La roue
frotte

Contrôler les faces planes et les centrages entre la lanterne et le moteur ainsi que les espaces entre la lanterne et le corps Contrôler les surfaces d'ajustement de l'accouplement et de l'arbre, les nettoyer si nécessaire, et les huiler légèrement.
de pompe et les nettoyer le cas échéant.
CAS DES POMPES MULTI V
Panne Cause Remède

LA POMPE TOURNE MAIS NE DÉBITE PAS a) Les organes internes sont obstrués par des corps étrangers : a) Faire démonter la pompe et la nettoyer.

b) Tuyauterie d’aspiration obstruée : b) Nettoyer toute la tuyauterie.

c) Entrées d’air par la tuyauterie d’aspiration : c) Contrôler l’étanchéité de toute la conduite jusqu’à la pompe et étancher.

d) La pompe est désamorcée ou non amorcée : d) Réamorcer par remplissage pompe. Vérifier l’étanchéité du clapet de pied.

e) La pression à l'aspiration est trop faible, elle est généralement accompagnée de bruit de cavitation : e) Trop de pertes de charge à l’aspiration, ou la hauteur d’aspiration est trop élevée (contrôler le NPSH de la pompe installée).

f) Le moteur est alimenté à une tension insuffisante : f) Contrôler la tension aux bornes du moteur et la bonne section des conducteurs.

LA POMPE VIBRE a) Mal serrée sur son socle : a) Vérifier et visser complètement les écrous des boulons de scellement.

b) Corps étrangers obstruant la pompe : b) Faire démonter la pompe et la nettoyer.

c) Rotation dure de la pompe : c) Vérifier que la pompe tourne librement sans opposer de résistance anormale.

d) Mauvais branchement électrique : d) Vérifier les connexions au moteur de la pompe.

LE MOTEUR CHAUFFE ANORMALEMENT a) Tension insuffisante : a) Vérifier la tension aux bornes du moteur, cette tension doit se situer à ± 10% de la tension nominale (± 6 % si 60 Hz).

b) Pompe obstruée par des corps étrangers : b) Faire démonter la pompe et nettoyer..

c) Température ambiante supérieure à + 40°C : c) Le moteur est prévu pour fonctionner à une température ambiante maxi de + 40°C.

d) Erreur de couplage dans la boîte à bornes : d) Se conformer à la plaque moteur

LA POMPE NE DONNE PAS UNE PRESSION SUFFISANTE a) Le moteur ne tourne pas à sa vitesse normale (corps étrangers,...). a) Faire démonter la pompe et remédier à l’anomalie.

b) Le moteur est défectueux : b) Le remplacer.

c) Mauvais remplissage de la pompe : c) Procéder au remplissage de la pompe et purger jusqu’à complète disparition des bulles d’air.

d) Le moteur tourne à l’envers (moteur triphasé) : d) Inverser le sens de rotation en croisant 2 fils de phase au bornier du moteur ou du discontacteur.

e) Le bouchon de vidange-amorçage n’est pas vissé à fond : e) Le contrôler et le revisser.

f) Le moteur est alimenté à une tension insuffisante : f) Contrôler la tension aux bornes du moteur et la bonne section des conducteurs, ainsi que le couplage.

LE DISJONCTEUR SE DÉCLENCHE a) Valeur trop faible du relais thermique : a) Contrôler l’intensité à l’aide d’un ampèremètre, ou afficher la valeur de l’intensité inscrite sur la plaque moteur.

b) La tension est trop faible : b) Vérifier la bonne section des conducteurs du câble électrique.

c) Une phase est coupée : c) Le vérifier et changer le câble électrique si nécessaire..

d) Le relais thermique du discontacteur est défectueux : d) Le remplacer.

e) Un fusible a sauté : e) Le remplacer

LE DÉBIT EST IRRÉGULIER a) La hauteur d’aspiration (HA) n’est pas respectée : a) Revoir les conditions d’installation et les recommandations décrites dans ce manuel.

b) La tuyauterie d’aspiration est d’un diamètre inférieur à celui de la pompe : b) La tuyauterie d’aspiration doit être au moins de même diamètre que l’orifice d’aspiration pompe.

c) La crépine et la tuyauterie d’aspiration sont partiellement obstruées : c) Démonter et nettoyer

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