Vous êtes sur la page 1sur 15

Accélérations et vibrations

©CISPN – École de l’air FH 8 1/16


Circonstances d’apparition
des accélérations
 Démarrage
 Décollage
 Mise en pallier
 Virage
 Turbulence
 Affichage de la puissance
 Sortie des volets
 Sortie du train
 Atterrissage (dur…)
 Freinage
 Et pour les militaires:
voltige, combat ou évasive.

©CISPN – École de l’air FH 8 2/16


Définitions

Le vol expose l’organisme à des accélérations


complexes et qui s’exercent selon trois axes:
Gx: avant-arrière
Z Gy: droite-gauche
Gz: tête-pieds

Il existe aussi des accélérations angulaires: dans ce


cas il y a rotation autour d’un axe passant par le
corps humain.

Une accélération instantanée dure moins d’une


X seconde, tandis qu’une longue durée la dépasse.
Y
On mesure une accélération en multiple de g,
correspondant à l’attraction terrestre.

Le JOLT est l’augmentation de l’accélération que


peut subir le pilote par seconde. Il s’exprime en g/s.

©CISPN – École de l’air FH 8 3/16


Effets des accélérations

 Les accélérations radiales et


angulaires (surtout en Gz) peuvent
avoir des répercussions
physiologiques.
 Sur l’axe Gz: tout se passe comme si,
d’un côté, la distance entre le cœur et
les pieds, et de l’autre côté, la
distance entre le cœur et la tête
augmentaient. De fait le cœur
rencontre des difficultés à pomper et
à faire remonter le sang des jambes
au cerveau.
 Les accélérations peuvent aussi créer
des illusions sensorielles.

©CISPN – École de l’air FH 8 4/16


Effets des accélérations en Gz+

EFFETS CARDIO VASCULAIRES EFFETS OBJECTIFS DES


FORTES ACCÉLÉRATIONS
+2Gz Sensation de compression
Tête et membres lourds • Déplacement ou déformation des
Mobilité plus difficile organes mous ou mobiles vers le bas,
+3Gz Sensations précédentes accentuées • Modification de la ventilation
Augmentation des fréquences pulmonaire,
cardiaque et respiratoire • Augmentation des pressions sanguines
au-dessous du coeur,
+4Gz Perte de la vision périphérique • Baisse des pressions sanguines au-dessus
(voile gris) du coeur,
+5Gz Perte de la vision (voile noir) • Désaturation du sang en oxygène.

©CISPN – École de l’air FH 8 5/16


Effets des accélérations en Gz-

 En situation de G négatifs les symptômes peuvent être


plus désagréables que ceux ressentis en Gz+
 Les organes sont poussés vers le haut et le sang remonte
à la tête.
 L’individu ressent des difficultés respiratoires, le visage
est boursouflé, et les yeux s’injectent de sang pouvant
amener au voile rouge.
 Le rythme cardiaque se ralentit et les vaisseaux des
parties basses de l’organisme se dilatent.
 La pression sanguine étant plus forte au niveau de la tête,
des petits vaisseaux au niveau du visage ou des yeux
peuvent rompre faisant apparaître des marques rouges
appelées pétéchies.

©CISPN – École de l’air FH 8 6/16


La perte de connaissance

 Le G-lock: lorsque
l’accélération en Gz+ est
élevée et instantanée
(jolt élevé), le sang
présent dans le cerveau
descend rapidement
sans que l’organisme
n’ait le temps de
compenser: la perte de
connaissance est
immédiate, sans signe
annonciateur.

©CISPN – École de l’air FH 8 7/16


La perte de connaissance
 L’effet pousser-tirer ou push-pull effect:après une
accélération négative ou nulle de longue durée, si le pilote
effectue aussitôt une manœuvre en G+ même de faible
intensité, l’organisme n’a pas eu le temps de se réadapter: une
fréquence cardiaque trop faible et des vaisseaux dilatés au
niveau des jambes accroissent le débit sanguin vers le bas. Une
perte de connaissance peut se produire dans le domaine de vol
d’un Cesna, ex: le pilote subit -0,5 g pendant quelques instants
et tire aussitôt + 2 g lors d’une manœuvre d’évitement. Le voile
noir est soudain et peut s’accompagner d’une perte de
connaissance.
 Il est vital de connaître ces phénomènes: beaucoup
d’accidents avec décès ont pour origine un G-lock ou un
pousser-tirer.

©CISPN – École de l’air FH 8 8/16


Les facteurs affectant la tolérance
aux accélérations.
 L’hypoxie
 L’hyperventilation
 L’hypotension
 Le stress
 La fatigue
 La chaleur
 Taux de sucre faible dans le sang
 Le tabac
 L’obésité
 L’alcool
 Physiologiquement les personnes grandes et au long cou résistent
moins bien qu’une personne petite et trapue.
 Une femme indisposée ou un pilote souffrant d’hémorroïdes ne devrait
pas faire des missions ou des facteurs de charge sont prévus.

©CISPN – École de l’air FH 8 9/16


Les facteurs augmentant la
tolérance aux accélérations.
 Un individu standard résiste en moyenne jusqu’à +3,5 g
avant de subir les effets sérieux comme le voile gris.
 La position corporelle: en se recroquevillant, on diminue
les distances cœur-tête et tronc jambe, donc la pompe
cardiaque alimente mieux la tête, et le sang est mieux
retenu dans les parties hautes.
 L’inclinaison du siège: cela permet de diminuer
artificiellement la distance cœur-tête selon l’axe vertical
de l’avion.
 Des manœuvres volontaires avant la prise de facteur de
charge: contracter les abdominaux ainsi que les
muscles des jambes, augmenter sa fréquence
respiratoire en petite amplitude (comme un chien
haletant en été). Le sang reste en haut plus longtemps.

©CISPN – École de l’air FH 8 10/16


Les facteurs augmentant la
tolérance aux accélérations.
 Des équipements particuliers comme le pantalon anti-G:
tolérance accrue entre +1.5 à 2 G.
 Mettre l’Oxygène sur 100% avant une voltige ou un
combat.
 Dans l’absolu, lorsque le pilote de chasse dispose de
tous les éléments et effectue les manœuvres
appropriés, il peut encaisser des facteurs de charge
allant jusqu’à 12 G en instantané, mais la fatigue doit
être prise en compte. Les avions actuels sont
volontairement limitées à + 9G.
 Un pilote entraîné et habitué aux accélérations
supportera davantage les accélérations. (pilote de
voltige par exemple).

©CISPN – École de l’air FH 8 11/16


Les accélérations d’impact.

 Le corps peut encaisser jusqu’à :


 +25 g sur l’axe Gz.
 45 g sur les autres axes.

 Des accélérations d’impact supérieures peuvent


causer des dégâts corporels sérieux voire la
mort.

 Les sièges éjectables montent entre 19 et 23 g.

©CISPN – École de l’air FH 8 12/16


Les illusions sensorielles

 Les accéléromètres
Gz physiologiques sont des
détecteurs à inertie.

 Les accélérations
d’intensité inférieure au
seuil de détection
peuvent entraîner des
illusions sensorielles.

©CISPN – École de l’air FH 8 13/16


Effets des vibrations

 Fréquences de résonance:
Effets des vibrations mécaniques
de 4 à 6 Hz:
 basse estomac
fréquence (1cœur
à 50 Hz)
 4 à 8 Hz:
dépassant le foie
0,1g :
 6 à 12 Hz:
troubles deles reins
la coordination
 8 à 12 Hz:
troubles decolonne
la visionvertébrale
 20
mauxà 30
deHz:
têtela tête
 60 à 90 Hz:
douleurs les yeux et
thoraciques
abdominales
 troubles des rythmes
respiratoire et cardiaque

©CISPN – École de l’air FH 8 14/16


Conclusion
 Retenir les valeurs suivantes:
 Accélérations de longue durée (t>1s)
 +3.5 G chez un individu détendu
 +7 à +8G chez un individu préparé et utilisant pantalon anti-
G et les manœuvres appropriées.
 -3 G sur une courte période.
 Accélérations d’impact:
 +25 g sur l’axe Gz.
 45 g sur les autres axes.

 Les effets des accélérations sont principalement cardiovasculaires


et pulmonaires mais peuvent aussi produire des désordres dans la
perception et donc des illusions sensorielles.
 Les accélérations et les vibrations sont source de fatigue et doivent
être intégrées dans la gestion de la vie professionnelle.
©CISPN – École de l’air FH 8 15/16