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ELABORATION DES ETATS FINANCIERS

Formation comptabilité – Formations pratiques aux métiers de la Finance


Infoline : (+225) 44 13 07 98 – Email : ohada.finance@gmail.com – Abidjan Vallon
SEKA DALLE – Manager – Responsable contrôle interne groupe / Industrie
Introduction
Ce guide a été conçu de manière à fournir aux praticiens un aide
mémoire des règles comptables à observer par cycle d'opérations
homogènes, dans le cadre de l’élaboration des états financiers.

Il comprend l'essentiel des travaux à dérouler : Inventaire


physique (stocks, immobilisations, caisse), ajustement des
comptes à l'inventaire, les principaux points de contrôle,
d’analyse, de régularisations, de reclassement des comptes afin de
s’assurer de leur cohérence et fiabilité. Enfin nous dresserons une
liste des écritures comptables usuelles.

Nous espérons que ce guide vous sera de la plus grande utilité.


Introduction
La comptabilité enregistre au jour le jour les opérations
réalisées par l’entreprise à partir des documents comptables

Les opérations comptables sont de deux sortes. Les opérations


courantes achats, ventes, trésorerie, paie, déclarations fiscales et
sociales, états de rapprochement bancaire etc. et les opérations
relatives à la technique comptable approfondies : augmentations
de capital, fusion, opération en devises étrangères etc.

A la fin de l’exercice, et avant d’établir les états de synthèse,


l’entreprise doit effectuer un certain nombre de travaux appelés :
Les travaux de fin d’exercice ou travaux d’inventaire
Principes juridiques
Article 8 : Les états financiers annuels comprennent le Bilan, le
Compte de résultat, le Tableau financier des ressources et des
emplois, ainsi que l’État annexé. Ils forment un tout indissociable
et décrivent de façon régulière et sincère les événements,
opérations et situations de l’exercice pour donner une image fidèle
du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’entreprise.

Article 11 : Les états financiers annuels sont rendus obligatoires,


en tout ou en partie, en fonction de la taille des entreprises
appréciée selon des critères relatifs au chiffre d’affaires de
l’exercice. Toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille,
soumise au " Système normal " de présentation des états financiers
et de tenue des comptes.
Principes juridiques
Article 11 : Toutefois, si le chiffre d’affaires ne dépasse pas
100.000.000 (cent millions) de francs CFA, l’entreprise peut
utiliser le " système allégé ".

Article 12 Dans le Système normal est rendu obligatoire


l’établissement d’un état fournissant des informations
additionnelles, dénommé " État supplémentaire statistique ".

Article 13 :Les très petites entreprises, dont les recettes annuelles


ne sont pas supérieures aux seuils fixés à l’alinéa 2 du présent
article, sont assujetties, sauf utilisation de l’un des deux systèmes
prévus à l’article 11 ci-dessus au Système minimal de trésorerie.
Principes comptables
Principe de spécialisation ou d’indépendance des exercices :
Le compte de résultat récapitule les produits et charges de
l’exercice sans qu’il soit tenu compte de leur date d’encaissement
ou de paiement.

Principe de non-compensation : Aucune compensation ne peut


être opérée entre les postes d’actif et de passif du bilan ou entre
les postes de charges et de produits du compte de résultat.

Principe de permanence des méthodes : la présentation des


comptes annuels comme les méthodes d’évaluation retenues ne
peuvent être modifiées d’un exercice à l’autre.
Principes comptables
Principe de régularité, de sincérité et d’image fidèle : Les
comptes annuels doivent être réguliers, sincères et donner une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat
de l’entreprise.

Principe de continuité de l’exploitation : Pour l’établissement


des comptes annuels, le commerçant, personne physique ou
morale, est présumée poursuivre ces activités.
Principe de prudence : La comptabilité est établie sur la base
d’appréciations prudentes, pour éviter le risque de transfert, sur les
périodes à venir, d’incertitudes présentes susceptibles de grever le
patrimoine et le résultat de l’entreprise.
La balance avant inventaire
La balance avant inventaire établie, le comptable contrôle
L'égalité des mouvements et des soldes de la balance. et la stricte
concordance entre le total des mouvements de la balance et le total
des mouvements du journal général.

Une fois ces égalités fondamentales vérifiées, la balance est dite


exacte ; il y a alors une forte présomption que le traitement des
enregistrements comptables soit correct sur le plan arithmétique.

Toutefois, la balance ne permet pas de déceler toutes les erreurs ;


il faut alors une vérification et un pointage des comptes dans le
grand livre pour déceler les erreurs qui auraient pu être commises
et procéder aux redressements nécessaires.
La balance avant inventaire
Une balance arithmétiquement exacte ne permet pas de déceler
toutes les erreurs, mais elle est nécessaire pour le commencement
des travaux de vérification et d'analyse des comptes.

Ces travaux sont souvent d'une ampleur considérable. Aussi, pour


les mener à bien, convient-il d'être méthodique et bien organisé.

La qualité de la comptabilité n'étant en dernière analyse que le


reflet du degré d'organisation de l'entreprise, de la culture et de la
compétence de ses dirigeants, une bonne organisation comptable
et de bonnes procédures administratives sont de nature à aider le
comptable dans l'exécution de ses travaux et confèrent à ces
derniers le maximum de sécurité et d'efficacité.
La balance avant inventaire

Les travaux permettant l'élaboration des états financiers vont donc


conduire le comptable à procéder à des investigations dans tous
les comptes pour s'assurer de leur réalité.

Ils aboutissent à l'établissement des états justificatifs qui


fournissent les informations financières détaillées destinées à
appuyer et compléter les informations groupées dans les états
financiers de synthèse.
Travaux d’inventaire
En raison de leur portée et de leur étendue, les travaux
d’inventaire nécessitent une attention particulière de la part des
responsables, en vue d'établir des états de synthèse conformément
au Syscohada et à la fiscalité, selon les exigences de régularités et
de sincérité.

De ce fait, il est particulièrement important de réaliser des


contrôles de cohérence des comptes permettant de relever toute
anomalie et de procéder à son redressement.

Afin de permettre de dérouler à bien cette opération le présent


séminaire traite des travaux d'arrêté des comptes sous un angle
pratique.
Travaux d’inventaire

L’objectif principal des travaux d’inventaire pour l’entreprise est de


déterminer le bénéfice ou la perte réalisée pendant l’exercice
comptable. Enfin déterminer le plus objectivement possible une image
fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats des
exercices écoulés.

Les principaux travaux d’inventaire réalisés par l’entreprise sont


L’inventaire extracomptable, Les écritures de régularisation, Les
écritures de regroupement.

Les travaux de fin d’exercice se feront au 31 décembre de chaque


année, une fois les opérations usuelles de l’exercice comptabilisées.
Cela suppose que la comptabilité soit à jour avant le début des travaux
d’inventaire.
Travaux d’inventaire
L’inventaire extracomptable :Il s’agit de recenser et à évaluer
tous les éléments du patrimoine de l’entreprise, faire une liste des
biens et des dettes de l’entreprise de façon physique, en dehors
des informations de la comptabilité. On trouve parfois des
différences entre ce qui existe réellement et ce qui est enregistré
par la comptabilité.

Les écritures de régularisation : Ou les appelle encore les


écritures de redressement ou de correction. Ce se sont des
écritures comptables enregistrées à la fin de l’exercice pour
constater les éventuelles différences entre la valeur réelle des
biens à la fin de l’exercice comptables et les soldes des comptes
correspondants.
Processus élaboration
Phase 1 : mise en ouvre d’un inventaire extra comptable (ou
inventaire physique) pour dénombrer et évaluer les éléments de
patrimoine : immobilisations incorporelles et corporelles, titres,
stocks, disponibilités et dettes.
Phase 2 : enregistrement comptable d’ajustements rendus
nécessaires par l’inventaire extra comptable (amortissements,
provisions, régularisation des charges et des produits courants,
régularisation des cessions des éléments d’actifs)
Phase 3 : écritures de regroupement de charges et de produits en
vue de l’établissements des comptes annuels (compte de résultat,
bilan, annexe etc.)
Phase 4 : établissement des comptes annuels (compte de résultat,
bilan, annexe). Et clôture de l’exercice comptable
Travaux d’inventaire
Les écritures de regroupement :Il s’agit des écritures
comptables qui permettent de regrouper les comptes en poste, afin
établir les états de synthèse. Dans les états de synthèse ne demeure
que les comptes de situation. Les comptes de gestion sont soldés
pour la détermination du résultat de l’exercice

Pour résumé, les travaux d’inventaire comprennent donc un aspect


de nature extra comptable ( inventaire immobilisations, stocks,
caisse ) et un aspect de nature comptable consistant à traduire dans
les comptes, selon les règles comptables en vigueur, les différents
éléments recensés, notamment 
Travaux d’inventaire
Les traitements comptables de fin d’exercice revêtent une grande
importance de par leur caractère réglementaire obligatoire, sur le
plan fiscal et comptable.

Par la présentation de documents de synthèse fiables et destinés à


l’information des tiers :dirigeants, associés, actionnaires, banques,
personnel etc.

L’établissement de documents d’analyse de gestion : Bilan,


Compte de résultat, le tableau de financement, le tableau des flux
de trésorerie, état annexé etc.

L’appréciation sur l’évolution de l’activité, de la rentabilité afin


d’aider à la prise de décision.
Travaux d’inventaire
l'essentiel des travaux à dérouler lors de l'ajustement des
comptes à l'inventaire dans l'objectif de :

vérifier que les enregistrements effectués au jour le jour


correspondent à la réalité des existants physiques (inventaire des
biens possédés et des dettes) ;

répartir les charges et les produits dans le temps : en effet, pour


connaître le résultat d'un exercice, il faut y rattacher les charges et
les produits le concernant, sans tenir compte du fait que les dettes
et les créances correspondantes sont ou non payées ou encaissées ;
Travaux d’inventaire
porter un jugement sur l'avenir en constituant, si nécessaire, des
provisions lorsque des événements en cours rendent probables
certaines dépenses ou certaines pertes.

apprécier, en fonction de l'évolution des faits économiques, les


augmentations de valeur ou les dépréciations subies qu'il faut
constater au cours de la période où elles se sont produites.

Les travaux d’inventaire se manifeste dans le détail


principalement par  : la comptabilisation des stocks de clôture,
dotations aux amortissements, des provisions pour dépréciation,
des provisions pour risques et charges, le rattachement des charges
et produits aux exercices concernés en vertu du principe de
spécialisation des exercices, les rapprochements bancaires, les
analyses de soldes etc
Balance après inventaire
le comptable procède à l’analyse des comptes à partir du grand
livre afin de déceler d’éventuelles erreurs. Une fois, ce premier
niveau de contrôle effectué, une balance provisoire est éditée.

Le comptable devra s’assurer que l’équilibre fondamental entre les


débits et les crédits est vérifié, que les soldes des comptes du
grand livre ont été correctement reportés dans la balance, que les
comptes devant être soldés à la clôture le sont effectivement. En
outre, il peut en effet y découvrir une erreur d’addition.

Après vérification de la balance, le comptable lance l’édition de la


balance définitive. Vérifier les soldes des comptes qui
n’apparaissent que sur la balance d’un seul exercice. Ils sont peut
être la conséquence d’un oubli ou d’un mauvais classement.
Détermination du résultat
Les résultats : la détermination du résultat comptable de
l’exercice, la détermination du résultat fiscal de l’exercice, le
calcul et la comptabilisation de l’impôt à payer ,la détermination
du résultat net de l’exercice.

Compte des charges et produit : L’ensemble des comptes de


gestion (classes 6, 7,8 ) sont soldés soldé lors de la détermination
du résultat pour le compte 1301-Résultat en instance
d’affectation ( bénéfice) ou 1309-resulat en instance
d’affectation perte. Il n’y a pas de continuité dans le temps, d’un
exercice à un autre des comptes de gestion.

Comptes de situation : seuls restent les comptes de situation qui


doivent être clôturés à la fin de l’exercice et recouverts au début
de l’exercice suivant.
Traitements fiscaux
le résultat imposable: n’est autre que le résultat comptable revu
et corrigé. En cours d'exercice, les opérations sont enregistrées en
appliquant uniquement les règles comptables sans se préoccuper
des règles fiscale

Résultat Fiscale : La détermination du résultat imposable est


une opération extra comptable qui s’effectue après détermination
du résultat comptable. ces rectifications se font hors comptabilité
(extra- comptable) sur un imprimé fiscal. Il s’agira de corriger le
résultat comptable par la réintégration (en plus) des charges non
déductibles et par la déduction (en moins) des produits non
taxables, pour tenir compte des règles spécifiques à certaines
charges et produits.
Traitements fiscaux
La réintégration concerne des charges qui ont été comptabilisées
et qui ont contribuées à la diminution du résultat, alors que ces
charges ne concourent pas à l’exploitation de l’entreprise et ne
sont pas exposées dans son intérêt.

La déduction concerne les produits comptabilisés mais qui sont


exonérés de l’impôt BIC soit totalement, soit partiellement, ils
seront cependant totalement ou partiellement déduites

Résultat Comptable (RC) = Produits – Charges


Résultat Fiscal (RF) = RC + Réintégrations - Déduction
Traitements fiscaux

Résultat Comptable (bénéficiaire ou déficitaire)


+ Réintégrations
- Déductions

= Résultat Fiscal de l’exercice


- Report déficitaire des cinq derniers exercices
- Amortissements réputés différés des exercices antérieurs

= Résultat Fiscal avant article 110 du CGI


-Quotités Déduction des investissements sous art. 110 du CGI

= Résultat Fiscal Imposable


Traitements fiscaux
Taux d’imposition : L’impôt sur le bénéfice est déterminé en
appliquant au résultat fiscal le taux d’imposition correspondant.
25 % pour les personnes morales, 20 % pour les personnes
physiques.

Impôt minimum forfaitaire : Les contribuables assujettis à


l’impôt sur les BIC ou BA sont redevables d’un impôt minimum
forfaitaire (IMF) lorsque le montant de l’impôt BIC calculé au
titre du même exercice lui est inférieur ou lorsque les résultats de
ces contribuables sont déficitaires. Les taux de l’IMF varient selon
le régime d’imposition. 0,5 % du chiffre d’affaires toutes taxes
comprises de l’exercice pour les sociétés au réel normal et 2%
pour les sociétés au réel simplifié. Ne pas oublier que les
entreprises au synthétiques sont dispensées de BIC.
Traitements fiscaux

Dépôt de la déclaration de résultat imposable : Au plus tard le


20 avril suivant la date de clôture de l’exercice comptable, au
moyen d’un imprimé prescrit par l’Administration.

Paiement de l’impôt : L’impôt BIC/BA ou l’IMF déterminé au


titre d’un exercice est payable en trois fractions égales au cours de
l’année suivante.1er tiers : 20 avril ; 2ème tiers : 20 juin ; 3ème
tiers : 20 septembre. L’article 42 du CGI.

Dépôt des états financiers : Au plus tard le 30 avril suivant la


date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises qui
réalisent un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de francs.
Traitements fiscaux
Dépôt des états financiers : Au plus tard le 30 mai suivant la
date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises qui
réalisent un chiffre d’affaires de moins d’un milliard de francs ou
au régime du réel simplifié.

Modalités déclarations : Ils sont à fournir en cinq exemplaires


destinés respectivement à l’Administration fiscale, à l’Institut
national de la Statistique, à la Comptabilité nationale et à la
Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Les
contribuables qui réalisent un chiffre d’affaires hors taxes
supérieur à un milliard de francs sont tenus de fournir également
les états visés à l’alinéa premier ci-dessus, au moyen d’un support
magnétique ou par voie d’internet.
Traitements fiscaux
Vérifier que toutes les déclarations fiscales mensuelles
obligatoires ont été déposées dans les délais. . En cas de résultats
fiscal déficitaire, différer les amortissements comptabilisés
période déficitaire.

En cas de résultat fiscal bénéficiaire, procéder à l’imputation des


déficits antérieurs en commençant par les plus anciens.
Traitements Fiscaux
Après avoir déterminé le résultat imposable, le comptable procède
au calcul du montant de l'impôt compte tenu des taux d'imposition
en vigueur.

Vérifier le calcul de la provision pour IS et pointer les acomptes


versés avec les quittances délivrées par l’Administration.

Impôt minimum forfaitaire : Sont passible d’IMF les personnes


assujetties à l’IBIC selon le régime des bénéfices réels. 0 ,5% du
chiffre d’affaire . Il existe un montant minimum et maximum de
L’IMF actualisé chaque année dans l’annexe fiscale. Toujours
calculer l’ IMF et le comparer au BIC. Le montant le plus élevé
est dû à l’administration fiscale.
Montage des états financiers
La liasse fiscale est composée de 39 tableaux dont : Les tableaux
comptables (états financiers) et les tableaux fiscaux.

Le remplissage des tableaux de la DSF peut se faire manuellement


ou automatiquement à l’aide des progiciels conçus avec Microsoft
Excel.

L’acte uniforme OHADA à publier un tableau de correspondance


permettant de remplir les principaux tableaux constituant les états
financiers que sont : le bilan et le compte de résultat. Il s’agit des
tableaux 1 à 6. De même les tableaux qui composent le TAFIRE
comportent des indications qui facilitent sa construction. Les états
financiers se remplissent à l’aide du tableau de correspondance
postes/comptes.
Montage des états financiers
IL ne reste plus qu’à regrouper les soldes de la balance générale
et à les inscrire dans les bonnes catégories du passif et de l’actif .
Par principe les soldes débiteurs sont présentés à l’actif, et les
soldes créditeurs au passif. Ainsi les comptes créditeurs relatif au
personnel seront inscrit au passif, et les soldes débiteur relatifs au
personnel à l’actif.

Les comptes de passif regroupe les soldes débiteurs à l'exception


des comptes d’amortissement et de dépréciation qui présente des
soldes créditeurs à l’actif, en diminution des valeurs brutes dans
une colonne qui leurs est réservée.

Les comptes de capitaux propres présentent un solde créditeur et


figurent au passif même si leurs solde est débiteur. Dans ce cas ils
seront affectés d’un signe négatif au passif du bilan.
Montage des états financiers
Montage du bilan : le résultat de l’exercice doit figurer au bilan
dans les capitaux propres. Dans le cas contraire celui-ci sera
déséquilibré. Une fois le résultat de l’exercice ajouté sur la ligne
consacrée le total du passif sera égal au total de l’actif. Vérifier
que le solde de la balance avant le montage est nul avant de
débuter.

Montage du compte de résultat : il se construit à partir du solde


des comptes de la classe 6, 7, 8 à l’exception du compte 87-
participation des travailleurs et 89 – impôt sur le résultat. Ces
comptes sont mouvementés lors de la comptabilisation de l’impôt
et solder lors des écritures d’affectation du résultat dans les
capitaux propres.
Montage des états financiers
Montage du compte de résultat : les comptes de charge sont de
nature débiteurs, les comptes de produits sont de nature créditeurs
à l’exception parfois des comptes de variation de stock ( 6019 –
6029 / 6031- 6032 – 6033 )

Les comptes de charge 6 créditeurs seront présentés dans la


rubrique des charges en négatif. Les comptes débiteurs de la classe
7 seront présentés du côté des produits, mais en négatif. Utiliser
enfin le tableau de concordances poste/rubriques du syscohada
pour monter le compte de résultat.

Le résultat de de l’exercice du compte de resultat est la différence


entre les produits et les charges. Le chiffre obtenu doit être
identique à celui figurant au bilan dans les capitaux propres.
Clôture des comptes

L’ensemble des comptes de gestion (classes 6, 7 et 8) a été soldé


lors de la détermination du résultat. Seuls restent les comptes de
situation qui doivent être clôturés à la fin de l’exercice et
reouverts au début de l’exercice suivant.

Pour arrêter un compte, on totalise ses débits et ses crédits, le


solde est reporté sur l’exercice suivant. C’est le solde à nouveau.
Lors des écritures de clôture les comptes présentant un solde
débiteur sont crédités, ceux présentant un solde créditeur sont
débités. La procédure de clôture des comptes se fait
automatiquement lors de la création du nouvel exercice sur sage.
Aucune écriture de contre passation n’est à comptabiliser. Les
soldes à nouveau ou reportés se trouve dans le journal RAN.
Clôture des journaux
Après la clôture des comptes qui consiste à permettre de retrouver
le solde des comptes en début de période sur le nouvel exercice,
la clôture des journaux a pour objectif de boucler les travaux
d’inventaire . Il est impossible de saisir de nouvelle données sur
les journaux après la clôture des journaux.

Il est possible de créer un nouvel exercice, y faire des saisies sans


pour autant clôturer les journaux et l’exercice sujet aux états
financiers. Cette méthode est plus avantageuse. Le report des
soldes du bilan de l’ancien exercice peut se faire sur le nouvel
exercice sans avoir besoin de le clôturer. Ce report peut se faire à
tout moment et autant de fois souhaité.
Réouverture des comptes
On procède à l’affectation du résultat. Dans Les entreprises
individuelles, le résultat est viré dans le compte 104-compte de
l’exploitant après prélèvement éventuel d’une part des bénéfices

Dans les entreprise de personne morale, le résultat net est viré au


compte résultat en instance d’ affectation en attendant la réunion
de l’assemblée ordinaire des associés pour décider de l’affectation
définitive des résultats.

Les pertes sont virées dans un compte débiteur Report à nouveau


ou imputées sur les réserves, ou sur le capital.

La réouverture des comptes correspond à la création du nouvel


exercice et aux saisies des données comptables sur N+1.
Capital social
Obtenir le PV de l’assemblée générale statuant sur le résultat de
l’exercice, son affectation, les modifications sur le capital dans le
but de vérifier que les décisions du conseil ont été correctement
respectées et enregistrés au niveau des capitaux propres.

S’assurer à partir du PV d’AG que le résultat de l’exercice


précédent a été affecté conformément à l’AG dans les compte
suivants : 11-reserve, 12-report à nouveau, 46- Associés
dividendes à payer. A l’issue de cette écriture le solde du compte
résultat en instance d’affectation doit être nul.

Dans les sociétés, les comptes annuels doivent être soumis aux
associés dans les 6 mois de la clôture de l’exercice ;
Capital social
Vérifier que toutes les pertes antérieures sont inférieures à 50%
du capital + Réserves. Si ce n’est pas le cas, il y un problème de
continuité d’exploitation . L’entreprise doit convoquer la tenue
d’une AG pour décider de la continuité de l’entreprise ou non

Réaliser un tableau de variation des capitaux propres et analyser


les composantes des différents montants.
Capital social
En cas d'augmentation de capital, comptabiliser la prime
d'émission (différentiel entre le prix d'émission et la valeur
nominale des titres émis). notamment : virement de la prime de
fusion à la réserve légale, prélèvements sur la prime d'apport ou
de fusion en vue de la constitution de réserves.

vérifier que les charges engagées suite à l’opération de


modification du capital soient comptabilisées au compte des
charges à repartir sur plusieurs exercices et amortis sur 5 ans. que
les actes correspondants ont été soumis à l'enregistrement dans le
mois qui suit. Le cas échéant, constater en dettes provisionnées le
montant des droits correspondants (principal + majorations).
Capital social
Vérifier que le solde créditeur du compte 101 correspond bien au
capital social de la société.

La vérification doit s'intéresser aux mouvements (en hausse ou en


baisse) ayant affectés le capital de la société. les actes relatifs aux
augmentations et réductions du capital ont été bien enregistrés
dans le mois qui suit leur conclusion et les droits
d’enregistrements acquittés

Lors de la création d'une entreprise, vérifier les écritures relatives


à la souscription du capital et vérifier que : l'intégralité du capital
a été souscrite et les règles de forme des actions et parts sociales
ont été respectées, le capital social est égal au minimum légal, les
règles de publicité ont été respectées.
Les réserves
Les réserves :Elles sont en principe des bénéfices nets affectés
durablement à l'entreprise jusqu'à décision contraire des organes
compétents.

La réserve légale (111) est la fraction du bénéfice net de


l'exercice, diminué des pertes antérieures, prélevée à hauteur de
5% au moins destinée à la formation d'un fonds de réserve dans la
limite de 10% du capital social dans les sociétés anonymes et 20%
dans les autres sociétés.

La réserve statutaire (112) est la réserve dont la constitution est


rendue obligatoire par les statuts de l'entreprise ou de clauses
contractuelles.
Les réserves
La réserve facultative (1181) est dotée librement sur décision des
organes compétents.

Points de contrôle : Vérifier que la dotation de la réserve légale


est conforme aux prescriptions de la loi. S'assurer que la réserve
légale n'est pas distribuée. S'assurer de la comptabilisation de
l'affectation du résultat de l'exercice précédent relative aux
réserves

S'assurer que la société a réalisé le prélèvement au titre de l’IRVM


sur les distributions de réserves.
Résultat en instance d’affectation
Ce compte enregistre les résultats des exercices antérieurs non
encore affectés par les organes compétents à la date de clôture de
l'exercice.

S'assurer de la justification du solde notamment par la bonne


comptabilisation de la décision d'affectation des résultats.

Les comptes particuliers


1301 Résultat en instance d’affectation : bénéfice
1302 Résultat en instance d’affectation : Perte
131 Résultat net : bénéfice
139 Résultat net : perte
Les reports à nouveau
Le report à nouveau : C'est le résultat net ou la partie du résultat
net dont l'affectation a été reportée par les organes compétents qui
ont statué sur les comptes de l'exercice ou ceux des exercices
précédents. Il est constitué par la somme des bénéfices nets et des
pertes nettes des exercices antérieurs non encore affectés.
Comptes particuliers :
121 report à nouveau créditeur ( bénéfice )
1291 Perte nette à reporter ( perte )
1292 Perte – amortissements différés ( perte )

Ce compte n'est pas en principe mouvementé à l'arrêté des


comptes, mais à L’ AG statuant sur les comptes. S'assurer de la
justification du solde notamment par la bonne comptabilisation de
la décision d'affectation des résultats.
Emprunt
Le compte 16 enregistre les emprunts non courants dont
l'échéance est supérieure à une année dits à moyen et long termes.
Le fait générateur de l'enregistrement comptable d'un emprunt est
son encaissement effectif.

Contrôle : le solde de ce compte doit correspondre au montant à


rembourser à la banque. Consulter l’échéancier annexé au contrat
de prêt. Vérifier que la partie mensualité a été remboursée au débit
de ce compte à l’exclusion des intérêts et autres frais qui doivent
eux être passés en charges.

Si les charges d’intérêt sur l’exercice écoulée n’ont pas encore


étés débités sur el relevé bancaire, les provisionne en charges à
payer.
Emprunt
Le comptable examine les contrats et les tableaux
d'amortissement financier (tableau détaillant les échéances de
remboursement et les intérêts à payer) délivrés par les organismes
prêteurs. Il s'assure de leur exactitude et de leur concordance avec
la comptabilité.

Les intérêts doivent aussi être rattachés à l'exercice. Lorsque les


intérêts sont payés à l'échéance, il convient de vérifier que tous les
intérêts relatifs à l'exercice ont été pris en compte

vérifier l'exactitude de comptabilisation : seuls les intérêts sont


enregistrés dans les charges (pas les annuités d'amortissement )
qui eux sont imputés sur la dette. Rapprocher aussi les intérêts sur
emprunts aux contrats.
Immobilisations
Les charges immobilisées - classe 20 : Elles sont classées en
deux catégories selon leur origine ou nature. On distingue ainsi :

les frais d’établissement - compte 201 : Frais de constitution


(honoraires, droits d’enregistrement, frais de formalités légales, de
publicités, de lancement ) ou dans le cadre de modification du
capital ( fusions, scissions etc. )

les charges à repartir sur plusieurs exercices- compte 202 :


charges différées (concernent plusieurs exercices ) ou frais
d’acquisition d’ immobilisations non incorporables au cout (les
droits de mutation, les honoraires, les frais d’actes, droits
d’enregistrement ). Ces dernières peuvent toutefois rester dans les
comptes de charges par nature.
Immobilisations
Traitement comptable des charges immobilisées : Les charges
immobilisées sont enregistrées lors de l’engagement des dépenses
dans les comptes de charges par nature, concernés. En aucun cas,
elles ne peuvent être directement portées au compte 20.

A l’arrêt des comptes : les charges qui remplissent les conditions


pour être immobilisées sont transférées au débit du compte 20 par
le crédit du compte 78 « Transfert de charges »

Les charges immobilisées sont ensuite ramenées au résultat sur


une durée de 2 à 5 ans par le système d’amortissement direct qui
consiste à créditer directement le compte 20 par le débit du
compte 6811 « Dotation aux amortissements des charges
immobilisées ».
Immobilisations
Amortissement des charges immobilisées : elles sont à amortir
sur 5 exercices au maximum. Avant toute toute distribution de
dividendes, s’assurer de l’amortissement intégral des frais de
constitution.

Cessions - retraits des immobilisations Vérifier les documents


justificatifs( acte notarié, facture, autorisation, encaissement du
prix, certificat de destruction…). Vérifier que la valeur brute et les
amortissements ont été sortis des comptes et du fichier. Au cas où
il y a eu des cessions d’immobilisations, s’assurer que les plus ou
moins-values dégagées sont comptabilisées correctement. En cas
de cession d’un bien immobilisé ayant ouvert droit à déduction,
vérifier le reversement de T.V.A.
Immobilisations
Le fichier des immobilisations : Le soldes comptes
d’immobilisation doit correspondre au solde du fichier des
immobilisations. Le fichier des immobilisations est un document
extra comptable ( Excel ) qui qui dresse l’ensemble des
immobilisations de l’entreprise. Il permet de faire un contrôle avec
les immobilisations enregistrées en comptabilités. Tous les
mouvements des immobilisations doivent être enregistrées non
seulement en comptabilités, mais également dans le fichier des
immobilisations (entrées, sorties, dotations etc.)

Contrôle du fichier des immobilisations: S'assurer que les soldes


au fichier des immobilisations correspondent aux totaux inscrits
sur le compte du grand-livre. Tester l'exactitude des calculs
arithmétiques du fichier des immobilisations.  Vérifier l'exactitude
des totaux du tableau des mouvements (brut et amortissement).
Immobilisations
Contrôle : le solde des comptes d’immobilisations dans la
balance générale doit correspondre au solde du fichier des
immobilisations. Si ce n’est pas le cas, vérifier que les nouvelles
immobilisations enregistrées en comptabilités ont été enregistrées
dans le fichier des immobilisations et vice versa. Vérifier que les
immobilisations cédées ont bien étés sorties pour leur valeur
d’origine et non pour leur prix de vente.

Amortissements non déductibles : Amortissement non déductibles


fiscalement . La réintégration des amortissements concerne les
biens qui ne sont pas liés à l’exploitation (ces biens ne devraient
même pas figurer au bilan de l’entreprise) et, la fraction
excédentaire des dotations d’amortissement sur le taux prescrit par
l’article
Immobilisations
Amortissement réputés différés en période déficitaire : Les
amortissements différés du point de vue fiscal en cas de déficit
( les amortissements doivent être dans tous les cas comptabilisés),
peuvent être imputés sur les bénéfices des exercices suivants, sans
limitation de durée, contrairement au reste du report déficitaire qui
n’est déductible que sur 4 ans. Il est à noter que la déduction
ultérieure doit être pratiquée dans les résultats des premiers
exercices bénéficiaires.
Immobilisations
Tenue du fichier des immobilisations : le fichier des
immobilisations est un outil permettant de contrôler l’exhaustivité
des enregistrements en comptabilité. Il doit donc être lui-même
vérifié par un inventaire physique au moins une fois par an. Il sert
de base de données à l’établissement du tableau des mouvements
des immobilisations.

Tableau de mouvement des immobilisations : c’est un tableau


qui permet de faire un rapprochement entre la comptabilité et le
fichier des immobilisations. Le but est de s’assurer que tous les
mouvements des immobilisations de la période ont été
comptabilisés.
Immobilisations
Procédure du tableau de mouvement des immobilisations :
Les soldes d’ouverture des valeurs brutes et des amortissements
ont pour données la balance d’ouverture de l’exercice. Les
mouvements ( acquisition, cessions, mise en rebut) de la période
ont pour données le fichier des immobilisations. Les soldes de
clôture de notre tableau des mouvements doivent correspondre au
solde de notre balance au 31 décembre.

Résultat du test :Si les soldes ne concordent pas, cela signifie


que certains mouvements relatifs aux immobilisations n’ont pas
été enregistrés en comptabilité. Toutefois la pertinence de cette
conclusion repose sur la fiabilité du fichier des immobilisations
lui-même.
Immobilisations
Contrôle des acquisitions: Obtenir le grand livre des
immobilisations sur la période comptable. Rapprocher les
mouvements comptables des pièces justificatives. S’assurer que
pour chaque transaction il existe au moins une facture. Dans une
certaine mesure un bon de commande, un bon de livraison.

Contrôle des cessions : Vérifier les cessions de l'exercice avec les


documents justificatifs (facture, autorisation de cession,
encaissement du prix, certificat de destruction ...). Vérifier que la
valeur brute et les amortissements ont été sortis des comptes et du
fichier des immobilisations. S’assurer que les écritures de cession
ont été correctement comptabilisées. Vérification de l'imposition
éventuelle des cessions à la TVA
Immobilisations

Contrôle des couts d’acquisition: il comprend le prix d'achat +


frais accessoires ( Taxes non récupérables, frais de transport, de
commissions, d’assurance, les frais de montage, d’installation et
de mise en état d’utilisation ). A l’exclusion des droits de
mutation honoraires, frais d’actes maintenus en charge ou
comptabilisées en charges immobilisées et amortis sur une durée
maximale de 5 ans.

Charges d’entretien, réparation, mise en état : engagées sur


des biens déjà immobilisés, Elle sont à immobiliser dans le
compte d’immobilisation par nature si elles aboutissent à accroitre
leur valeur, créer un élément d’actif nouveau ou prolonger de
manière durable leur durée normale d’utilisation
Immobilisations
Charges d’entretien, réparation, mise en état –( 624 ) Revoir
et examiner les justificatifs des charges importantes d'entretien et
de réparations, dans le but de vérifier si certains montants
comptabilisés en charges n'auraient pas dû être immobilisés. Ex:
importants travaux de modernisation su un immeuble vétuste.
Distinction claire entre charge et immobilisation: passer en
revue les immobilisations de la période et le poste petits matériel
et outillage dans les comptes de charge (6056 et 6058) afin de
s'assurer de que des éléments immobilisés n’auraient du être
passés en charge, et que des charges n’auraient pas du être
immobilisées.
Critères de distinction : Le droit comptable se base sur la durée
d’utilisation ( supérieure à un an ) et le droit fiscal le montant ( à
partir de 300 000 FCFA).
Immobilisations
Amortissements : Vérifier que les méthodes d'amortissement sont
pratiquées de manière constante. Vérifier que les taux pratiqués
conformes aux prescriptions fiscales. Signaler tout changement
dans l’état annexé.

s'assurer que l'entreprise ne pratique pas d'amortissement au titre


des immobilisations en cours. vérifier que les amortissements
constatés concernent des biens inscrits en comptabilité.

Vérifier que les biens sont amortis à partir du premier jour du


mois d'acquisition ou de leur mise en service. Vérifier que
l’amortissement est pratiquée sur la durée de vie du bien. En cas
de cession, constater la dotation complémentaire. Annuler le
cumul des amortissements pratiqués.
Immobilisations
Immobilisations non amortissables : Immobilisations
corporelles ( terrains ), immobilisations incorporelles ( brevet,
marque, fond commerciale ), immobilisations financières. ils ne
contrairement aux terrains, les bâtiments sont amortissables.
Constater une provision pour dépréciation éventuelle de la valeur
pour ces éléments non amortissables.

Contrôle des amortissements : vérifier que le cumul des


amortissements pour chaque immobilisation est inférieur ou égal
à la valeur d’entré. Vérifier que les immobilisations en non
valeurs totalement amortis sont annulées dans la comptabilité.

Comptabilisation : vérifier que les acquisitions sont enregistrées


pour le bon montant et dans le bon compte prévu par le syscohada.
Immobilisations
 Fiscalité des immobilisations : vérifier que les acquisitions de
terrains et de constructions ont été soumises aux droits
d'enregistrement. Vérifier le calcul et la correcte comptabilisation

Vérifier que les immobilisations produites par l'entreprise pour


elle-même ont été imposées à la TVA. Vérifier que cette Tva a été
récupérée le mois suivant pour les opérations respectant le droit à
déduction.

Vérifier que la TVA sur les véhicules de tourisme (charge utile < à
3,5 tonnes), le mobilier de bureau, dépenses relatives aux biens
n’ayant pas ouvert droit à déduction n'a pas été récupérée. Vérifier
que la facture est normalisée. Les biens doivent être acquis pour
les besoins de l’entreprise ou de l’exploitation.
Immobilisations
Logiciels : Le comptable s'assure que les conditions de prise en
compte des logiciels sont réunies. Les logiciels acquis se vérifient
à partir des pièces justificatives. Si elles ont un caractère durable
alors elles sont passées en immobilisations incorporelles. Dans le
cas contraire elles sont passées en charge. En revanche, les
logiciels développés par l'entreprise sont pris en compte par le
crédit du compte. «721 Production immobilisée - Immobilisations
incorporelles».

Production immobilisée : Les immobilisations produites par


l'entreprise pour elle même sont comptabilisées à leur coût de
production :Matières premières, Coût de main-d'œuvre directe
Autres coûts directs, Juste part des coûts indirects incorporables
Immobilisations
Les irrégularités principales sont : les erreurs d'imputations
volontaires ou involontaires dans le mauvais compte ou pour le
mauvais montant. Comptabilisation de l'acquisition d'un
investissement au niveau d'un compte de charges.
L'enregistrement de biens n'appartenant pas à l'entreprise. La non
comptabilisation des cessions. Les omissions de livraisons à soi-
même.

S’assurer que le compte « immobilisation en cours » ne contient


pas des actifs déjà en service. S'assurer que les constructions
destinées à la revente sont inscrites en stocks et non en
immobilisations. S’assurer que Le petit outillage s'usant
rapidement et devant être fréquemment renouvelé est porté en
charges.
Stock
La valeur du stock au bilan est constitué de deux composantes.
Valeur = Quantité X Cout unitaire. En fin d’exercice les quantités
utilisées pour déterminer la valeur du stock final doivent résulter
d’un inventaire physique. Le cout unitaire est déterminé selon la
méthode de valorisation de stock retenue : CUMP ou FIFO

S'assurer de la mise en place d’une procédure écrite d’ inventaire


physique des stocks et du respect de la procédure d inventaire.
S’assurer de l’arrêt des mouvements de stocks et d’une procédure
de double comptage. Troisième comptage systématique en cas
d’écart avec les quantités théoriques du fichier des stocks.
Stock

S’assurer de la correcte application du principe de valorisation


des stocks, de leur conformité avec les règles édictées par le
syscohada, ainsi que de leurs permanence.

Dans la pratique Les stocks sont suivis au moyen de logiciel ou de


fiches de stock tenues par le gestionnaire de stock. Les entrées
sont valorisées au moyen des dossiers d’achats (factures
principales, factures des frais accessoires obtenues des services
Achats) pour les marchandises et matières. Pour les produits finis
à partir des fiches de production du directeur de l’usine.
Stock

Valorisation des stocks - Test de validité : pointer les entrées


avec les factures correspondantes pour la valorisation du stock de
marchandises ou de matières premières. s’assurer que tous les
éléments constitutifs du cout d’achat ont été pris en compte. Pour
les produits finis, s’assurer que le cout de production de la période
a été correctement déterminé.

Valorisation des stocks - Test d'exhaustivité : utiliser les bons d


entrées et de sorties de stocks de la période pour s'assurer que
tous les éléments devant être pris en compte dans la valorisation
l’ont été. ce dernier test mettant éventuellement en évidence des
entrées pour lesquelles les factures n on pas été reçues, il faut
donc provisionner la charge et les inclure dans la valorisation.
Stock
Mouvement comptable des stocks – méthode intermittente :
les achats et les ventes sont régulièrement enregistrées mais les
stocks ne sont pas mis à jour. En fin de période On annule le stock
initial et on comptabilise le stock final.

l'annulation du stock initial et la constations du stock final se font


par le biais du compte variation de stocks par le biais de deux
écritures en utilisation le compte variation de stock. on peut aussi
ajuster directement en comptabilisant toujours par le biais du
compte variation de stock juste le montant nécessaire pour passer
du stock initial au stock final : une seule écriture.

Le compte de variation des stocks est le 603 pour les marchandise


et matières, le 703 pour les produits fabriqués.
Stock
Mouvement comptable des stocks – méthode permanente : en
inventaire permanent les comptes de stock sont automatiquement
mis à jour par le biais du compte variation de stocks des entrées et
des sorties.  L’inventaire permanent permet de connaître à tout
moment les quantités en stocks et leur valeur au bilan.

En fin d exercice plus besoin de passer des écritures d’ajustement


du stock à moins que le quantité physique réelle soit différente de
la quantité théorique du fichier des stocks. Les entrées sont
valorisées au cout d achat par E = prix achat + frais accessoires
d’achat. Après chaque entrée la valeur du stock est valorisée et
connue. Les sorties sont valorisées par S = dernier cout unitaire
valorisé. L'inventaire permanent est pratiqué pour les entreprises
qui ont un logiciel de valorisation des stocks.
Stock
La plupart des entreprises valorises leur stock de fin d’exercice
selon le mouvement comptable intermittent et la méthode CUMP.
Nous présentons donc comment le stock final doit être valorisé.

Stock final de marchandises = quantités inventaire X Cout


unitaire moyen pondéré ( théorique) après valorisation

CUMP (théorique ) = Stock initial + E1 ( achat + frais accessoires


) + E2 ( Achat + frais accessoires )+ E3 (achat + frais accessoires )
/ Q initial + Q1 + Q2 +Q3.

E = entrées. Q = quantités. Remarque : on ne tient pas compte des


sorties, puisque la méthode du CUMP consiste a repartir les cout
d’achat ou de production de la période sur l’ensemble du stock.
Stock
Nous présentons la méthode de valorisation du stock de produit
fini, selon le mouvement comptable intermittent et la méthode de
valorisation CUMP. Méthodes les plus utilisées :

Stock final de produits finis = quantités inventaire X Cout de


production unitaire ( théorique) après valorisation

CUMP (théorique ) = Valeur Stock initial + Cout de production


de la période / Q initial + quantités produites sur la période.

Q = quantités. Remarque : on ne tient pas compte des sorties,


puisque la méthode du CUMP consiste a repartir les cout d’achat
ou de production de la période sur l’ensemble du stock.
Stock
Méthode CUMP : Les entrées sont valorisés au cout d’achat
( Prix achat + frais accessoires. Elle permet d'ajuster les couts d
achat sur l'ensemble des articles de manière uniforme. Il ne tient
pas compte de l’ordre des entrées et des sorties, mais valorise le
stock final au cours moyen des achats de la période. ( méthode
Fifo de fin de période ).

Méthode FIFO : la méthode du premier entré premier sortie,


repose sur une consommation séquentielle et chronologique des
lots entrés dans les magasins. Le lot entré en premier sera
consommé le premier. Elle consiste a considérer que le stock est
constitué des derniers articles achetés. Chaque entrée en stock est
valorisée au cout d’achat ou de production. Chaque sortie de stock
est valorisée au cout d’achat ou de production du lot auquel elle
appartient.
Stock
Méthodes de valorisation du stock:
 CUMP (valeur du stock initial + valeur entrées de la
période ) / (quantité du stock initial + quantité entrées de la
période)
 FIFO : premier entré, premier sorti ( au cout historique du
lot )

Contrôle des stocks : s’assurer que le solde des stocks au bilan


correspond bien aux états d’inventaire. Les erreurs les plus
fréquentes à repérer sont les suivantes : Facture d’achat
enregistrée à tort dans un compte de stock, oubli de l’annulation
du stock initial;
Stock

Comptabilisation : Vérifier l’annulation du stock initial. Vérifier


la constatation du stock final, et se procurer le PV d’inventaire du
stock au 31/12/2012.

Fichier des stocks :Les données de l’inventaire physique


reproduites au niveau des feuilles d’inventaire sont rapprochées
des fiches de stocks ou de l’état informatique des stocks. Mettre a
jour les quantités théorique du fichier en cas d’ecart avec
l’inventaire physique.

En principe s’il n existe pas d’écart entre l’inventaire physique et


les quantités théoriques du fichier la valeur du stock final sera égal
a la valeur du stock théorique du fichier des stock
Stock

Contrôle des mouvements de stocks : Mise en œuvre par


l’entreprise d’un rapprochement entre bon d’entrée, bon de sortie
et fiche de stock. Pour s’assurer de l’exhaustivité et de la validité
des mouvements relatifs aux stocks.

Faire le bouclage des stocks en quantité et en valeur pour les


matières et produits fabriqués. S’assurer qu' on a l' égalité SI +
Entrées = sorties + stock final. La vérification du bouclage se fait
à partir de la fiche de stocks.

Si cette égalité n'est pas vérifiée, cela permettra de prétendre à la


présence d'irrégularités dont il faut chercher l'explication et la
preuve au niveau des stocks comme au niveau des achats et
ventes.
Stock
Cout achat des marchandises: il est constitué du prix d’achat
hors TVA déductible, des frais accessoires d’achat (droit de
douane, frais de transport, frais d’assurance transport, commission
et courtage…), des frais d’approvisionnement, les charges
financières si celles-ci sont « directement rattachables à
l’opération d’achat » et le décompte (intérêt) doit s’arrêter à la
date d’entrée du bien dans le patrimoine.

Cout de production produits finis : il est constitué du coût


d’acquisition des matières et fournitures consommées pour la
production du bien, charges directes de production (salaires
ouvriers, amortissements machine), charges indirectes de
production, les charges financières rattachables
Stock
Provisions pour dépréciation des stocks : elles concernent les
stocks à rotation lente, les éléments de stocks abîmés ou
incomplets et les produits périmés. Ne pas omettre de tenir
compte, en outre, des perspectives de vente (risque
d’obsolescence, durée d’écoulement lente…..).

Enregistrer les annulations et diminutions de provisions dans un


compte de « provisions pour dépréciation » ou « reprises sur
provisions pour dépréciation »

Vérifier que la doctrine administrative fiscale en matière de


déduction de la provision a été respectée, à savoir l'évaluation du
stock au cours du jour qui s'entend de la valeur que l’entreprise
retirerait de la vente effectuée dans des conditions normales à la
date de l’inventaire.
Comptes clients
Analyse des soldes comptables : Des créances restées longtemps
impayées peuvent entraîner des difficultés de trésorerie. Des
rappels envoyés aux clients ayant déjà réglé leur facture nuisent à
l’image de l’entreprise. Des factures comptabilisées en double
faussent les états financiers. Des factures doublement réglées sont
préjudiciables à la situation financière de l’entreprise.

Pour toutes ces raisons non exhaustives, il est important de faire


le suivi et l’analyse des comptes clients et fournisseurs afin de
détecter des erreurs, des anomalies, des fraudes, s’assurer de la
fiabilité des états financiers.
Comptes clients
Procédure analyse des soldes : Elle consiste à justifier les soldes.
Faire un rapprochement entre une facture et son règlement ou son
encaissement. Ce pointage peut être fait de manière manuelle ou à
l’aide de la fonction lettrage d’un progiciel de gestion comme
sage.

S’assurer que tous les soldes clients  sont débiteurs. Pour les
soldes créditeurs, vérifier leur virement au compte Client avance
et acomptes.
Comptes clients

Lettrage des comptes : Il consiste à pointer les mouvements de


sens opposé. C'est à dire les mouvements débiteurs et créditeurs
d’un compte. Vous pouvez ainsi pointer factures et avoirs, factures
et règlements, factures et acomptes. En fin de lettrage, il ne reste
plus qu’à pointer le solde non apuré du compte avec les pièces
justificatives : factures, contrat, livre de paie, convention de
compte courant etc.

Sage comptabilité : il suffit juste de cliquer sur les onglets


suivants : Menu traitement / Interrogation tiers. Renseigner le
compte tiers concerné. sélectionner la dette/ créance et le
règlement correspondant. Cliquer enfin sur l'onglet Lettrer/pointer,
le quatrième onglet de la gauche vers la droite
Comptes Clients

Revue de la balance client : identifier les comptes ayant des


libellés anormaux, des soldes incohérents. Procéder à la revue
analytique, analyser les variations de solde entre N et N-1.

Comptes clients créditeurs : ces soldes s'expliquent normalement


par des avances reçues à valoir sur des commandes futures.
Toutefois, ils peuvent dissimuler des ventes non comptabilisées.
Investiguer ces comptes. Il peut s’agir d’avoir émis au bénéfice du
client, d’acomptes reçus, ou d’erreurs : double comptabilisation
d’un règlement, facture non comptabilisée etc.

Cohérence balance : éditer la balance auxiliaire client. S’assurer


que son solde concorde avec le solde client à la balance générale.
Comptes Clients
La clôture de l’exercice est l’occasion de constater des provisions
pour dépréciation des comptes clients en vertu du principe de
prudence selon lequel toute baisse éventuelle d’un élément du
patrimoine doit être prise en considération avant qu’elle ne
devienne effective. procéder à la constitution de provisions pour
créances devenues irrécouvrables pouvant résulter notamment : de
relances infructueuses, de la disparition d'un client du résultat
négatif des poursuites engagées ou de l'action d'un contentieux.

Rechercher les éventuelles provisions complémentaires à


constituer. Passer en revue la balance âgée (montant, date
d’échéance, date de facture…) et identifier les créances dont la
durée de recouvrement excède la durée moyenne appliquée par
l’entreprise (de façon générale plus de 90jours = 3mois).
Comptes Clients
Procéder à une estimation, de manière individuelle par créance,
d'une provision pour dépréciation pour le montant du risque
estimé de non-recouvrement, en vertu du principe de prudence.

Réajuster les provisions pour créances douteuses constituées au


cours des années précédentes en fonction des informations
récentes sur la situation des clients et des règlements effectués en
cours d'exercice. S’assurer que les créances irrécupérables ont fait
l’objet d’enregistrement en pertes.

Etablir un tableau de variation de la provision pour créances


douteuses au cours de l'exercice et apprécier les variations
(dotations, reprises) et justifier les mouvements de l'exercice.
Comptes Clients
Clients douteux ou litigieux ( 416) : il s'agit des créances dont le
recouvrement (en partie ou en totalité) apparaît incertain, pour des
raisons diverses ou avec lesquels l'entreprise est en litige.
Lorsqu'une créance devient douteuse ou litigieuse, le montant total
de la créance est viré dans ce compte. Le virement se fait pour le
montant TTC. Ce compte est débité pour le montant total des
créances que l'entreprise possède. Une partie est ensuite
provisionnée sur le montant de la facture, sur la fraction
susceptible de ne pas être recouvrée.

Balance âgée client : éditez la balance âgée client, c’est-à-dire


une balance dans laquelle les factures sont classées par date
d’échéance. Passer des provisions pour dépréciation pour les
créances échues de plus de 3 mois.
Comptes Clients
Comptabilisation : le traitement comptable des clients douteux se
fait en deux étapes. On transfert d’abord la créance qui risque de
ne pas être recouvrée pour son montant TTC dans le comptes des
créances douteuses (416). La partie non susceptible d’être
recouvrée est ensuite provisionnée dans les comptes de dotation
aux provisions (69) en contrepartie du (499).

Par la suite si les évènements présentent une perte définitive de la


créance, sortir la créance douteuse (416) de l’actif en contrepartie
du compte perte sur créance irrécouvrable (654).

Toutefois si le client présente des perspectives de recouvrement,


la créance est transférée en comptes client (411). On constate
ensuite une reprise de provision par le débit du (499) et le crédit
du (79) reprise sur provision
Comptes Clients
Fiscalité des créances douteuses : Les créances devenues
douteuses font l’objet d’une provision pour dépréciation,
déterminée TVA comprise. En faite, dans la pure logique
comptable, la provision devrait être constatée pour le montant de
la vente hors taxe puisque la TVA collectée pour le compte de
l’Etat, doit être reversé à l’entreprise en cas de défaillance du
client concerné. Mais le CGI, préconise le remboursement de cette
TVA qu’en cas de cessation d’activité. L’entreprise fonctionnant
sur un principe de continuité d’exploitation, il est donc judicieux
de se couvrir contre le risque de défaillance du client en
constituant une créance TTC.
Comptes Clients

Procédure de circularisation : Elle consiste à obtenir directement


auprès des tiers ( clients, fournisseurs, avocats etc ) les
confirmations sur le solde de leurs comptes avec l’entreprise ou
sur les opérations effectuées avec celle-ci. Un extrait de compte
est obtenue du client et rapproché avec l’extrait de compte en
comptabilité.

Contrôle global : contrôle de la séquence numérique des


factures émises avec le service commercial. S’assurer qu’elles ont
toutes étés comptabilisées. Pour celles qui n’ont pas encore été
établis, mais dont la prestation ou la livraison a été délivrée. Les
provisionner dans les produits à recevoir à payer.
Comptes Fournisseurs
Analyse des soldes comptables : Des factures comptabilisées en
double faussent les états financiers. Des factures doublement
réglées sont préjudiciables à la situation financière de l’entreprise.

Pour toutes ces raisons non exhaustives, il est important de faire


le suivi et l’analyse des comptes fournisseurs afin de détecter des
erreurs, des anomalies, des fraudes, s’assurer de la fiabilité des
états financiers.

Lettrage des comptes : Lettrer systématiquement tous les


comptes individuels permet de préciser la composition du solde.
Une fois la composition des soldes déterminée, pointer avec les
pièces justificatives. Pour la procédure de lettrage, voir les
comptes clients.
Comptes Fournisseurs
Soldes débiteurs : ils peuvent s’expliquer par des avoirs reçus ou
des acomptes versés. Il peut également s’agir d’erreurs : facture
non enregistrée ou règlement comptabilisée deux fois. S’assurer
que tous les soldes fournisseurs  sont créditeurs. Pour les soldes
débiteurs, vérifier leur virement au compte Fournisseur avances et
acomptes

Les factures échues depuis plusieurs mois et toujours pas réglées


doivent également être analysées. Elles cachent peut être un litige
à provisionner ou l’omission de l’enregistrement d’un règlement.

Passer en revue les factures reçues après la clôture. Vérifier leur


fait générateur. Si la livraison ou la réalisation de la prestation est
intervenue sur l’exercice précédent, alors elle doit faire l’objet
d’écriture pour factures non parvenues.
Comptes Fournisseurs

S'assurer de la séparation des exercices en examinant les factures


fournisseurs, les bons de réception sur des périodes avant et après
la date de clôture.

Passer en revue la balance fournisseurs et identifier les soldes


ayant des libellés anormaux, des mouvements incohérents,

Procédure de circularisation : Elle consiste à obtenir


directement auprès des tiers ( clients, fournisseurs, avocats etc )
les confirmations sur le solde de leurs comptes avec l’entreprise
ou sur les opérations effectuées avec celle-ci. Un extrait de compte
est obtenue du client et rapproché avec l’extrait de compte en
comptabilité.
Comptes Fournisseurs
Dettes en devises étrangères : En cas de réalisation des achats à
l'importation ,s'assurer Que la dette est enregistrée au cours de
change commercial à la date de la facture

A la date de paiement, le compte correspondant est soldé par la


constatation des éventuels gains ou pertes de changes résultants de
la différence entre le montant payé et celui enregistré.

A la clôture, les soldes du compte sont évalués au cours


commercial de la date de clôture, et les fluctuations sont
constatées aux comptes des écarts de conversion actif-passif.
Comptes Fournisseurs
Contrôle global : contrôle de la séquence numérique des factures
reçues au service courrier. S’assurer qu’elles ont toutes étés
comptabilisées. Pour celles qui n’ont pas encore été reçues,
utiliser le tableau de bord ou les informations reçues du chef de
service achat afin d’identifier les prestations et services délivrées
pour lesquelles les factures n’ont pas encore été reçues. Les
provisionner dans les charges à payer. Etablir la même procédure
pour les charges récurrentes dont les factures n’ont pas été reçues
au 31 décembre. Comptabilisation en charges à payer.
Caisse
Procédure de contrôle : Effectuer un inventaire physique de la
caisse. Comparer le solde au solde comptable. Ce inventaire
physique doit être matérialisé par un PV signé. En cas d’écart, le
solde d’inventaire est celui qui devra figurer au bilan de clôture.

Solde créditeur : En situation normale, le solde du compte caisse


ne doit être créditeur. s’assurer que la caisse est toujours débitrice
dans le grand livre comptable, jour par jour durant toute l’année

Examiner le journal de caisse. Identifier les décaissements en


espèces relatifs à des achats d'un montant supérieur à 250 000
FCFA. S’assurer qu’ils n’ont pas ouvert droit à déduction de la
TVA.
Banques
Des états de rapprochement bancaires doivent être effectués pour
toutes les banques au 31 décembre. Ils sont destinés à justifier, à
faire concorder la différence entre le solde des comptes banques
tenus en comptabilité et celui des relevés bancaires envoyés par la
banque. Des écarts peuvent apparaitre pour les raisons suivantes :
** Les chèques émis et non encore débites par la banque
**  les chèques remis à l’encaissement et non encore crédités
** Des erreurs sur les sommes commises par la banque
** Des Virement ont été reçus pas la banque, mais l’entreprise ne
dispose pas de ces informations à la date d’arrêté des comptes

A l’issue du rapprochement bancaire, comptabiliser les éléments


pris en compte par la banque et non par la société : virements
clients, agios, intérêts etc.
Banques
S'assurer que les états de rapprochement bancaires sont effectués,
signés et contrôlés par un responsable hiérarchique. S'assurer du
bien fondé des éléments en rapprochement. Il doit être signé par le
comptable, le chef comptable et le directeur financier.

Contrôle des rapprochements bancaires : celui qui les établit


doit s’assurer que le solde rapproché est de même montant de par
et d’autres du tableau de rapprochement, mais de sens opposé
( débiteur pour l’un et créditeur pour l’autre ). Celui qui les
contrôle doit ponter les soldes initiaux avec le solde au relevé
bancaire et le solde comptable du compte banque. Effectuer un
contrôle arithmétique des éléments en suspens. Pointer ensuite les
éléments en suspens avec les pièces justificatives.
Banques

Ne pas faire de compensation entre les soldes bancaires débiteurs


et créditeurs. Au cours du montage du bilan, les soldes banques
débiteurs doivent figurer a l’actif , les soldes crediteurs au passif

Convertir au cours de change les éventuelles disponibilités en


devises existant à la clôture de l'exercice sur la base du dernier
cours de change. Comptabiliser les écarts de conversion constatés
à cette occasion dans les résultats de l'exercice.

S’il y a des opérations en suspens figurant sur les rapprochements


bancaires depuis plus d’un an, demander l’origine des opérations à
la comptabilité. Prévoir la possibilité d’extourner l’opération en
annulant le chèque auprès de la banque. La dette doit ensuite être
repositionnée.
Banques

Traitement des Chèques: S’assurer que les chèques reçus des


clients, pas encore déposés en banque sont portés au débit du 513
– chèques à encaisser. Lors de la remise en banque au débit du
compte 514 – chèque à l’encaissement. Lors de leur mention sur
le relevé bancaire au débit du compte 521.

Vérifier la cohérence avec les frais financiers passés en charge sur


le relevé bancaire. Vérifier la cohérence des produits financiers en
cas d'existence de comptes rémunérés.
Banques
Compte de virement interne (585) : : Il s'agit d'un compte de
passage pour la comptabilisation des mouvements de fonds entre
plusieurs comptes de trésorerie. S'assurer que ce compte est soldé
en fin d'exercice. En cas de solde résiduel, Ce compte doit être
lettré et pointé afin d’identifier les opérations non dénouées.

Avec le responsable du service trésorerie, investiguer pourquoi


ces montants n’ont pas été soldés en fin d’exercice et justifier leur
maintien en compte. Vérifier au grand-livre de la période
subséquente que ces comptes sont soldés.
Chiffre d’affaires
Validation du CA : Valider le chiffre d'affaires avec le service
commercial. Contrôle de la séquence Numérique des Factures de
Vente afin de s’assurer qu’elles ont toutes été comptabilisées.
Faire un rapprochement entre le solde du fichier des ventes du
service commercial et le chiffre d’affaire comptabilisé.

Fichier des ventes : S’entretenir avec les personnes impliquées


dans la confection de cet état pour apprécier sa fiabilité (collecte,
centralisation, validation des informations. Faire des tests
arithmétiques (totalisation, ventilation) sur l’état extracomptable
avant son rapprochement avec les données comptables. Analyser
et justifier les ecarts.
Chiffres d’affaires
vérifier que les factures portent les mentions obligatoires requises
par la réglementation (facture normalisée).

Mise en œuvre par l’entreprise de rapprochement entre bon de


livraison, bon de commande, facture et bon de sortie des sortie.

S’informer sur le régime d’imposition du chiffre d’affaires (nature


de l’impôt, assiette, fait générateur, exigibilité). S’assurer que les
transactions respectent les dispositions fiscales.
Chiffres d’affaires
 Test de cut-off : S ’assurer que la séparation des exercices est
correctement respectée. Valider que les ventes du mois précédant
et suivant la clôture sont rattachés au bon exercice. Contrôle des
faits générateurs à partir des pièces comptes. Analyse des factures,
Bons de livraison envoyés et comptabilisés avant et après la date
de clôture.
 Procédure : Réalisation de tests à partir des journaux de vente
(des mois précédant et suivant la clôture: sélection des montants
significatifs. Remonter aux factures et contrôler le fait générateur
en le justifiant : remonter au bon de réception ou à la date de
réalisation de la prestation. S’assurer que le produit est rattaché
sur la bonne période comptable.
Charges d’exploitation
Contrôle globale: Un rapprochement doit être fait les données
issues du tableau de bord tenu par le service achat. Exemple :
achat de cacao, cas d’une société de négoce.

Le total des achats du tableau doit correspondre au solde du


compte achat. Un éventuel écart peut s’expliquer par une
livraison pour laquelle la comptabilité n’a pas reçu la facture en
comptabilité. Dans ces conditions, il faut s’assurer que ces achats
ont été provisionnés (utilisation du compte de charge à payer).

Vérifier que le solde des charges récurrentes ( loyer, prestations,


honoraires ) est conforme au montant annuel du contrat. Pour les
charges dont la dernière facture comptabilisée s’étale sur
l’exercice N et N+1, passer la charge relative à l’exercice suivant
en charges constatées d’ avance.
Charges d’exploitation
Jetons de présence (compte 633) : Ce compte spécifique aux
sociétés anonymes est vérifié à partir du procès-verbal de
l'assemblée générale des actionnaires qui en a fixé le montant. les
jetons de présence constituent une rétribution reçue par un
membre d'une assemblée ou d'un conseil présent à une séance.
rémunération forfaitaire annuelle fixé en assemblée générale
ordinaire

Charges financières (compte 66) : Pour les charges d'emprunt, il


est possible de vérifier le montant de la charge portée dans ce
compte après examen des contrats en recalculant le montant de la
charge annuelle. charge financière : Capital disponible x nombre
de jours x taux d'intérêt
Charges d’exploitation
 Test de cut-off : S ’assurer que la séparation des exercices est
correctement respectée. Valider que les achats du mois précédant
et suivant la clôture sont rattachés au bon exercice. Contrôle des
faits générateurs à partir des pièces comptes. Analyse des factures,
Bons de livraison reçues et comptabilisés avant et après la date de
clôture.
 Procédure : Réalisation de tests à partir des journaux d ’achats
(des mois précédant et suivant la clôture: sélection des montants
significatifs. Remonter aux factures et contrôler le fait générateur
en le justifiant : remonter au bon de réception ou à la date de
réalisation de la prestation.
Charges d’exploitation

Exemple 1 : Les Factures comptabilisées en N+1 avec un fait


générateur relatif à N ? Ont-elles été comptabilisées en factures
non parvenues à la date d ’arrêté des comptes. Si oui = cut off
validé. Si non = Ajustement avec impact résultat ( sous évaluation
des charges de N ).

Exemple 2 : Factures comptabilisées en N avec un fait générateur


relatif à N+1 Ont-elles été comptabilisées en charges constatées
d ’avance à la date d ’arrêté des comptes. SI oui = Cut-off validé.
Si non ajustement avec impact résultat. Sur évaluation des
charges.
Débiteurs et créditeurs divers

Comptes courant : Il faut demander s’il existe une convention


qui lie les parties ; s’il y a des intérêts sur les comptes, ils seront
frappés par l’impôt sur les revenus de créances (12%) à reverser à
l’Etat. vérifier si l'entreprise rémunère un compte courant
d'associé, que le capital social est totalement libéré et les taux de
rémunérations plafonnés. 
Provisions
Le principe de prudence oblige à donner au moment de
l’établissement du bilan, l’image la plus précise possible de la
situation patrimoniale de l’entreprise. Aussi, toutes les
dépréciations doivent être calculées et enregistrées avant
l’établissement des comptes annuels.

Selon le droit comptable « Une provision est la constatation


comptable d'un amoindrissement qui n'est pas jugé irréversible, de
la valeur du patrimoine de l'entreprise. »

Les provisions pour risques et charges et les provisions pour


dépréciation de l’actif sont liées aux principes de prudence et
d'autonomie de l’exercice
Provisions
Contrôle des provisions : s’assurer que le solde des provisions
au bilan correspond bien au montant estimé du risque à la date de
clôture. Vérifier que la reprise des provisions devenues sans objet
n’a pas été omise : analyser le fait générateur des dotations
passées. Vérifier qu’une dotation n’a pas été comptabilisé sur
l’exercice clos pour l’intégralité d’un risque sans tenir compte des
montants déjà provisionnés les années suivantes.

Formalisation du contrôle : faire apparaitre pour chaque risque


provisionné, le montant de la provision figurant au bilan de
l’exercice précédent, le montant des dotations comptabilisées
durant l’année écoulée, le montant des reprises durant l’année
écoulée, le montant de la provision à la clôture de l’exercice
calculée à partir des trois rubriques précédentes.
Provisions pour risques et charges
En application du principe de prudence, la loi comptable prévoit
la prise en compte des risques et charges nés au cours de l'exercice
ou d'un exercice antérieur, même s'ils sont connus entre la date de
clôture de l'exercice et celle de l'établissement des états de
synthèse (événements postérieurs à la clôture).

Les provisions durables pour risques et charges doivent être


destinées à couvrir l’entreprise contre des risques et charges dont
le délai de réalisation est supérieur à douze mois à la clôture de
l’exercice (principe de prudence).

Elles correspondent à une augmentation du passif exigible à plus


ou moins long terme, généralement à plus d'un an.
Provisions pour risques et charges
Elles traduisent l'existence de risques de débours prévisibles à la
clôture de l'exercice, mais comportant un élément d'incertitude
quant à leur montant ou à leur réalisation. Les provisions
constatent des dettes potentielles de l’entreprise

Ajuster les provisions antérieurement dotées en fonction de


l'évolution de la situation litigieuse. Maintien de la provision au
passif jusqu'au règlement du litige (décision judiciaire,
transaction...) ou tant que le délai d’action en justice n’est pas
prescrit. Reprise de la provision devenue sans objet

Indemnités, litiges avec tiers ( salariés, fournisseurs, etc ),


réparations, garanties données aux clients, pertes de change.
Provisions pour risque et charges
charges à répartir sur plusieurs exercices correspondant à des
charges prévisibles, telles que les frais de grosses réparations ne
pouvant pas être assimilées à des frais courants d’entretien et de
réparation et qui ne sauraient normalement être rattachés au seul
exercice au cours duquel elles sont engagées : Remise en état des
sites, Réfection de la toiture de bâtiments industriels.

Constituer une provision pour charges à répartir par étalement sur


la période précédant l’engagement des dépenses pour grosses
réparations. Etablir pour chaque dépense d'entretien une
programmation préalable en fonction de la fréquence des grosses
réparations envisagées. Reprendre la provision lorsque la charge
est constatée ou lorsqu'elle devient sans objet (abandon du
programme, …).
Provisions pour dépréciation
Les Provisions pour dépréciation : Diminution probable de
valeur d'un bien, dépréciation des stocks, dépréciation des
comptes clients, dépréciation des immobilisations financières, des
immobilisations incorporelles ( fonds commercial),
immobilisations corporelles ( Terrains). Il faut donc faire attention
à ne pas comptabiliser de dotation aux amortissements sur ces
éléments

Le comptable constate au fur et à mesure de l'avancement de ses


travaux les provisions nécessaires, annule ou ajuste les provisions
devenues sans objet ou dont le montant doit être révisé.
Comptes de personnel
Le PCA n’est pas membre du personnel. Il perçoit des indemnités
et non salaire. S’il reçoit une avance, elle sera traitée en compte
courant PCA.

Pour le solde des prêts, le comptable s'assure que les bénéficiaires


font toujours partie du personnel de l'entreprise et que les
montants ne datent pas des exercices précédents.

Le solde du compte «422 Personnel - rémunérations dues» ne doit


comprendre, en principe, que les salaires à payer du dernier mois
de l'exercice. Mais, il peut comprendre des salaires non réclamés.
Comptes de personnel
Contrôle de cohérence : Rapprocher le solde globale des charges
de personnel (66) avec le livre de paie. S’assurer de leur
concordance. Justifier le solde du compte 422 - rémunérations
dues. En principe il doit présenter un solde nul à la date de clôture
si les salaires ont été réglés. En cas de solde résiduel, analyser,
justifier le solde.

Rapprocher la liste des prêts, avances accordés au personnel avec


les comptes de personnel. S’assurer qu’ils ont été imputés au
salaire mensuel conformément au plan de remboursement.
S'assurer que les avances et acomptes n'ont pas fait l'objet de
comptabilisation en charges et qu'ils ont été déduits du montant du
salaire à payer.
Comptes de personnel
Compte personnel charges à payer ( 428) : Ce compte enregistre
à la clôture de l'exercice le montant des dettes de personnel
potentielles et rattachables à cet exercice, dont le montant est
suffisamment connu et évaluable, telles que les indemnités pour
congés payés, les gratifications et primes prévues pour être
versées l'année suivante ( prime sur objectif, prime de bilan etc)

Ne pas oublier d’enregistrer les cotisations fiscales et sociales sur


ces primes en 438- organismes sociaux charges à payer. Ne pas
oublier d’établir les régularisations annuelles sur les salaires :
Disa et l’état 301. Comptabiliser les ajustements relatifs à ces
déclarations dans les charges à payer.
Comptes de personnel
Contrôle : Si les salaires sont réglés à la fin du mois, le solde de
ce compte doit être nul en principe au 31 décembre. Si ce n’est pas
le cas, pointer et lettrer les comptes qui s’annulent pour trouver
par différence la cause de ce écart. Risque d’erreur
:comptabilisation du salaire net à la place du salaire brut en 422 –
personnel.

Revue analytique des salaires : Corroborer l'évolution de la


masse salariale avec l'évolution des effectifs et les variations du
salaires. Si aucun changement ( augmentation de salaire, avances
et prêts, remboursement, congés payés, départ du personnel) n’est
intervenu d’une période à une autre, le salaire brut ou le salaire net
doit être le même d’une période mensuelle à une autre.
Comptes de personnel

Concernant en particulier l'indemnité pour congés payés,


effectuer, en nombre de jours, un inventaire des congés à payer en
vue de faire apparaître la totalité des droits acquis et non utilisés
par les salariés à la date du 31 décembre. Il s'agit des congés payés
échus (c'est à dire des droits acquis par les salariés et non encore
pris )

Si des écarts persistent, éditer les grands livrent et pointer les


écritures qui s’annulent pour identifier les écritures à la. Ce
compte enregistre les cotisations salariales et patronales au crédit
et s’annulent avec les règlements inscrits au débit.
Comptes de personnel
Personnel extérieur : En application du principe de prééminence
de la réalité économique sur l’apparence juridique, le personnel
extérieur facturé à l’entreprise sont analysées comptable ment
comme des charges de personnel.

Par conséquent, en cours d’exercice ces charges sont enregistrées


dans le compte 637 «  rémunérations de personnel extérieur à
l’entreprise » puis viré en fin d’exercice au compte 667
« rémunération transférée de personnel extérieur ». Il faut
s’assurer que ce compte est soldé en fin d’exercice et justifié par
des pièces (factures).
Etat Impôts et taxes
44 - Etat, impôts et taxes : Le solde de chaque compte doit
correspondre à la dernière déclaration fiscale de l'exercice à la
date de clôture. Si l’impôt a été payé avant le 31 décembre, ce
compte doit présenter un solde nul.

Si des taxes dues n'ont pas été payées dans les délais impartis, il
convient de rattacher les pénalités encourues à l'exercice par une
provision dans les comptes de charges à payer.

Etat impôt sur les bénéfices ( 441) : Ce compte enregistre les


acomptes provisionnels versés au titre de l'impôt sur les sociétés.
A l’ arrêté Solder ce compte par imputation des acomptes versés
au cours de l'exercice sur le montant de l'impôt sur les sociétés dû.
Etat Impôts et taxes
S'assurer que les acomptes provisionnels sont correctement
calculés par référence à l'impôt de l'exercice précédent : vérifier
que le taux de l'impôt appliqué pour le calcul de la base
correspond à celui de calcul de l'impôt de référence.

Vérifier dans le cas où la société s'est dispensée de paiement d'un


ou plusieurs acomptes, qu'elle a produit dans le délai légal l'option
de dispense de paiement prévue par la loi

S'assurer que la déclaration du résultat fiscal a été faite d'après les


données comptables et suite aux retraitements divers prévus au
titre du passage du résultat comptable au résultat fiscal, ainsi que
la détermination de la base imposable de l’ IMF.
Etat Impôts et taxes
Si la société a subi un contrôle fiscal au cours de l'exercice ou si
un contrôle fiscal est en cours, vérifier les provisions
éventuellement constituées et déterminer s'il y a lieu de constituer
des provisions complémentaires (pénalités, intérêts de retard,
redressements contestés
Etat Impôts et taxes
S’assurer que les taxes étatiques concernent l’exercice clos le 31
Décembre ont été déclarées et payées selon leurs échéances. le cas
échéant, les pénalités pour défaut de déclaration et de paiement
ont été correctement provisionnées. D’une façon générale, tout
autres pénalités prévisibles sont provisionnées.

De même que les cotisations sociales, le solde des comptes de


dettes fiscales doit correspondre aux dernière déclarations

Le compte 441 – impôt sur les bénéfices : les acomptes


provisionnel du BIC sont enregistrées au débit et l’impôt du au
titre de l’exercice au crédit. Le solde de ce compte reflète donc la
somme restant à payer s’il est créditeur, ou le trop versé à se faire
rembourser s’il est créditeur.
Etat Impôts et taxes
vérifier que les impôts et taxes pour l’exercice écoulé dont les
avis d’imposition ou les déclarations n’ont pas encore été reçues
ou effectuées ont été estimées et passées en charges à payer
TVA
Principe de la TVA : Le montant de la TVA à payer est égal en
principe à la différence entre la TVA collectée et la TVA
récupérable du mois qui précède celui de la déclaration (principe
de décalage d’un mois). Déduction faites de toutes les TVA
retenues à la source et du crédit de TVA du mois précèdent.
TVA

En matière de la TVA, la vérification portera principalement sur les


éléments suivants : S'assurer que les immobilisations produites par
l'entreprise pour elle même ont été imposées 

En cas de retrait d'un bien immobilisé, dans le délai de cinq (5)


ans, vérifier que le reversement de la TVA correspondante à la
fraction restante a été effectué 

S'assurer que la TVA déduite sur les achats est faite au prorata des
déductions applicable par l'entreprise. S’assurer que les
déductions de la TVA a été faite selon les conditions de fond et de
forme.
TVA
vérifier que la TVA afférente aux immobilisations non rattachées à
des opérations imposables ou exonérées sans droit à déduction,
n'est pas déduite. vérifier que l'entreprise n'a pas déduit la TVA
relative à l'achat des véhicules de transport autres que ceux utilisés
pour le transport de personnel ( véhicule de tourisme, mobilier de
bureau etc. )

Vérifier que les déclarations produites par la société sont


conformes aux données comptables. Tableau de cadrage de la Tva

S'assurer que la société respecte la réglementation en vigueur en


matière de T.V.A. (règle de déduction, prorata d'assujettissement,
règles de territorialité).
TVA
si l'entreprise est soumise au régime de la TVA à l'encaissement,
s’assurer que le fait générateur est respecté. le jour de
réception pour les recettes en espèce. La date d'encaissement
effectif pour les chèques.

En cas de vente sans facturation de la taxe, sont produites les


attestations d'achat en exonération au nom du client concerné, ou
soit justifié par la nature de l'opération.

Obtenir et vérifier le rapprochement entre le chiffre d'affaires tel


qu'il apparaît en comptabilité et le chiffre d'affaires déclaré pour le
paiement de la TVA. Obtenir ou effectuer un rapprochement entre
les déclarations mensuelles de la TVA et la comptabilité sur
l’exercice : tableau de cadrage de la TVA. Pointer le montant de la
TVA due avec la déclaration du dernier mois de l'exercice
TVA
En cas d'application d'un prorata  de déduction, déterminer le
prorata définitif de l'exercice.

Procéder à la correction de la valeur d'entrée des immobilisations


et des amortissements correspondants en fonction du prorata de
déduction.

S'assurer que l'ensemble des activités de la société est


correctement soumis à la TVA : procéder au recensement de ces
activités et vérifier l'application des règles correspondantes
(taxation à la TVA, bases et taux appropriés, …).

Vérifier le caractère déductible de la TVA récupérable en fonction


de la nature de l'achat, prestation et du régime fiscale du
fournisseurs.
TVA
Vérifier si la société est tenue d'appliquer un prorata de déduction.

Vérifier la réalisation du reversement de TVA dans les cas prévus


par la loi : suite à une cession d'immobilisation. suite à des
destructions, disparitions de biens non justifiées.

S'assurer que la société "retient la TVA à la source sur les


rémunérations de personnes non-résidentes effectuant des
prestations de service en côte d’ivoire mais domiciliées à l
étranger au taux des retenues BNC de 7,5%

Examiner le journal de caisse. Identifier les décaissements en


espèces relatifs à des achats d'un montant supérieur à 250 000
FCFA. S’assurer qu’ils n’ont pas ouvert droit à déduction de la
TVA.
TVA
Les comptes de TVA collectée et déductible doivent en principe
être soldés être soldés à la clôture de l’exercice pour le compte
TVA à payer, à l’exception de la TVA sur les encaissement
correspondant à des factures non réglées par les clients ou payées.

Le montant de la Tva due sur la déclaration de décembre doit


correspondre au solde créditeur due compte 4441 – Etat Tva due
s’il reste une somme nette à payer aux impôts. Il doit correspondre
au solde débiteur du 4449 – crédit de Tva à reporter s’il s’agit
d’un crédit de TVA

S'assurer que les livraisons à soi même sont taxées à la TVA selon
les règles applicables à ces opérations. S'assurer que les conditions
prévues en matière de facturation sont respectées (mentions
obligatoires sur les factures).
Organismes sociaux
Organismes sociaux : Le solde doit correspondre aux dernières
déclarations de l'exercice et aux règlements du début de l'exercice
suivant. Le contrôle de ces comptes doit se faire en parallèle avec
le compte des charges de personnel. S’assurer que les cotisations
sociales ont été calculées sur les charges à payer relatives au
personnel : congés payées, primes de bilan, primes d’objectif

Organismes sociaux - charges à payer et produits à recevoir :


Sont notamment rattachées à ce compte, les charges sociales
relatives aux congés à payer
Comptes associés
Compte courant associés (46) : Ce compte enregistre le montant
des fonds déposés ou laissés temporairement par les associés à la
disposition de l'entreprise. Ne pas omettre d'enregistrer les intérêts
courus à verser par la société aux associés.

S'assurer du bon traitement fiscal des opérations intergroupe,


notamment la limite de déductibilité des intérêts versés aux
associés, la retenue à la source IRC, et la déclaration annuelle des
intérêts versés.
Comptes d’attente
Débiteurs et créditeurs divers (47) : le compte 47 et ses
subdivisons est utilisé pour enregistrer les flux dont on ne connait
l’origine ou la destination ( virement clients, décaissements en
attente de facture, facture mal identifiée, écart inexpliqué etc ). Il
est soldé au fur et à mesure de l’obtention des informations
correctes nécessaires à son enregistrement. En fin d’année son
solde doit en principe être nul.
Les régularisations
Charges constatés d’avance ( 476 ) : Certaines charges
comptabilisées durant l’exercice sont imputables à l’exercice
suivant en totalité ou en partie. La pièces justificative ( factures,
déclarations fiscales ou sociales, livre de paie, contrat etc. ) a été
reçue et comptabilisée en N, mais la livraison/prestation s’étale
sur les deux exercices.

Ce compte permet donc de rattacher à l'exercice uniquement les


charges qui le concernent effectivement en respect du principe de
séparation des exercices. La comptabilisation se fait pour le
montant HT. On transfert la charge dans un compte d’attente du
bilan ( 476) en attendant de l’imputer sur l’exercice suivant. En
début de l’exercice suivant ce compte d’attente est contrepassé
pour le compte de charge concerné.
Les régularisations
Charges constatés d’avance ( 476 ) : Toute charge
comptabilisée dont l’entreprise n’a pas reçu les biens ou la
prestations à la clôture de l’exercice, Toute charge comptabilisée
et se rapportant à l'exercice suivant totalement ou en partie doit
être traitée comme une charge constaté d’avance à la clôture de
l’exercice.

Pour se faire, il est important d’ identifier les principales charges


répétitives de la société telles primes d'assurance, loyers,
redevances, charges financières, honoraires, frais de maintenance,
frais financiers qui sont susceptibles de s’étendre sur l’exercice en
cours et l’exercice suivant.
Les régularisations
Produits constatés d'avance (477 ):  Ce compte permet d'affecter
à l'exercice intéressé, les produits qui le concernent effectivement,
en application du principe de séparation des exercices.

Factures de ventes comptabilisées mais dont la livraison ou la


prestation n’a pas encore été effectuée à la date du 31/12. Les
produits financiers comptabilisés mais se rapportant à l'exercice
suivant.

Les écritures de régularisation passées à la clôture de l'exercice


par le biais des comptes 47 sont en principe contrepassées à
l'ouverture de l'exercice suivant. Néanmoins, il est aussi admis de
comptabiliser directement la charge ou le produit sur la base de la
pièce justificative définitive en soldant directement le compte de
régularisation
Les régularisations
Les Charges à payer (408) : Une charge à payer est une charge
connue et imputable à l’exercice N mais dont mais la pièce
justificative n’a pas encore été reçue à la clôture au 31 décembre.
La pièce justificative sera reçue en N+1.

Pour enregistrer les charges à payer, il faut tenir compte des


documents reçus tels que : les bons de livraisons et prestations
effectuées dont la facture arrivera après la fin de l’exercice N ;
les tableaux d’amortissement des emprunts précisant la
période des intérêts….

La charge est régularisée pour son montant TVA comprise.


Lorsque la TVA est récupérable, elle est portée au débit du compte
de TVA récupérable.
Les régularisations
Les Charges à payer (408) : Frais d'entretien, Primes
d'assurance, Marchandises reçues avant la clôture alors que les
factures correspondantes ne sont pas encore parvenues ou sont
datées après clôture, Loyer, Electricité à payer, Honoraires à
payer, Commissions à payer, Redevances à payer, Remboursement
de frais de transport et de déplacement, Redevances de téléphone
du dernier trimestre, Charges d'intérêts courus, Primes sur salaires,
congés payés, charges fiscales et charges sociales sur congés à
payer, Les jetons de présence à payer. Indemnités de licenciement,
de départ à la retraite.
Avoirs, rabais, remises et ristournes promises au client mais pas
encore établies et envoyées à la date de clôture. les ajustements
sur déclaration de fin d’exercice ( Disa, etat 301 ) doivent être
provisionnés en charges à payer.
Les régularisations
Produits à recevoir (418) : Livraisons de biens non encore
facturés aux clients, RRR à obtenir des fournisseurs. L'application
de la règle de rattachement des produits conduit à porter dans ce
compte, pour un montant toutes taxes comprises, les créances dues
sur les prestations de services rendues au cours de l'exercice
lorsque la facture n'est pas encore établie.

Tel est le cas notamment des prestations de services discontinues à


échéances successives échelonnées sur plusieurs exercices
(travaux réalisés par les entreprises de construction, prestations de
services rendues, …).
Les régularisations

Contrôle des régularisations : Etablir une liste des charges


constatées d’avance et vérifier que leur total correspond au solde
du compte 476. Etablir une liste produits constatés d’avance et
s’assurer que leur montant correspond au solde du compte 477.
vérifier enfin que les soldes d’ouverture ont été annulés et passés
dans les comptes de charges ou de produit de l’exercice suivant.

Se rapprocher du service achat afin d’identifier les achats livrés


pour lesquels la facture ou pièce justificative n’a pas été reçue à la
date de clôture, les avoirs et remises promises au client et dont les
factures correspondantes n’ont pas encore été établies. Les passer
en charges à payer. Se rapprocher du service commercial pour
identifier les ventes livrées pour lesquelles les factures n’ont pas
été établies. Les passer en produits à recevoir.