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Dédouanement de Marchandises

PLAN

I. Notions de base liées au dédouanement de Marchandises

II. La Procédure de Dédouanement de Marchandise à


L’importation

III. Les Régimes Economiques en Douane (RED)

IV. La fiscalité Douanière

V. Etudes de cas
I. Notions de base liées au
dédouanement de marchandises
1. L’environnement d’une opération
douanière
La transaction commerciale
internationale
Vendeur / 1. Contrat Commercial Acheteur /
exportateur 2. Marchandise importateur
3. Documents
e nt
nem
oua
d

5-Ordre de Règlement
é

après dédouanement
4-D

marchandise
Autres
7-Règlement DOUANE
DOUANE intervenants

6-Règlement

Banque du vendeur Banque de l’acheteur


Dossier Commercial

1. Factures commerciales:
• Facture pro-forma
• Facture définitive

2. Titres de transport:
• Lettre de transport aérienne (LTA)
• Connaissement
• Feuille de route

3. Police d’assurance
Dossier Commercial

4. Titres d’importation:
• Engagement d’importation EI ou
• Licence d’importation LI ou
• Déclaration préalable d’importation DPI
• Demande de franchise douanière DFD

5. Documents déterminant les caractéristiques de marchandises:


• Certificat d’origine : Certificat EUR1; EURMED ; …
• Certificat sanitaire, vétérinaire et phytosanitaire,
Autorisation d’accès au marché, ….
• Liste de colisage …
Circuit de dédouanement de
Marchandises

 La conduite en douane Art. 46 à 60 du


CDII
 La mise en douane : Déclaration Sommaire (DS) ;

 Le dédouanement Proprement dit : Déclaration en détail (DUM)


Art. 65 à 113 du CDII
La conduite en douane

 A l’arrivée du navire le Transporteur achemine directement les


marchandises vers un bureau de douane géographiquement et
techniquement compétent pour y être déclarées.
 A quai, les marchandises sont pointées par les agents douaniers, au
vu d’un manifeste des marchandises
 Après débarquement, les marchandises sont prises en charge par le
dépositaire (MARSA MAROC) jusqu'à leur remise au porteur du
connaissement.
La conduite en douane

 Depuis le déchargement jusqu'à la prise en charge, le transporteur est


considéré comme responsable des marchandises.
 Dès réception de l’avis d’arrivée : il y a retrait, par le destinataire
des marchandises, des documents y afférents reçus (voie
bancaire/voie postale / cartable du bord ou pli cartable) dont
notamment :
̵ Le titre de transport (connaissement original pour les
marchandises transportées par la voie maritime).
̵ Les Factures.
̵ Tous documents prévus par le contrat commercial (certificat
d’origine, liste de colisage, ….
La mise en douane : Déclaration
Sommaire (DS)
 La mise en douane des marchandises est réalisée par le dépôt entre les
mains du service douanier d’une déclaration sommaire dont la charge
incombe au transporteur.
 La déclaration sommaire est constituée par la partie du manifeste
commercial concernant les seules marchandises à débarquer dans le
port d’escale. Elle doit être déposé à l’administration dans les 24
heures qui suivent l’arrivé de navire au port.
 Le transporteur remet un «bon à délivrer» au porteur du
connaissement signé après paiement du fret et frais connexes.
 Dans le cas des groupages il reçoit un « Contre-Bon » couvrant les
seules marchandises dont il est destinataire et qui est également revêtu
du visa « Bon à délivrer ».
Le dédouanement Proprement-dit :
Déclaration en détail (DUM)

 Le dédouanement de marchandise consiste au dépôt de la


déclaration en détail assigne aux marchandises un régime
douanier définitif (mise à la consommation, régimes économiques
etc, ). Cette déclaration, sert de support à l’accomplissement de
toutes les formalités douanières (et non douanières) auxquelles les
marchandises déclarées sont soumises.
Contrôle de marchandises à
l’importation

 Contrôle de commerce extérieur et de change

 Contrôle effectué dans le cadre des réglementations


particulières

 Contrôle douanier proprement dit


Contrôle de commerce extérieur et
de change

 Marchandises libres à l'importation (Engagement


d’importation)

 Marchandises soumises à Licence d'importation

 Marchandises soumises à Déclaration Préalable d'Importation

 Marchandises soumises à la Demande de Franchise Douanière


Marchandises libres à l'importation
(Engagement d’importation)
Pour les marchandises libres à l'importation, l’opérateur souscrit un
engagement d'importation.

L'Engagement d'Importation est établi en 5 exemplaires et doit être


accompagné d'une facture pro forma en 5 exemplaires précisant :

le prix unitaire exprimé en valeur départ usine, FOB, CIF;


la quantité exprimée en unités de mesures adéquates;
la désignation commerciale de la marchandise.

Sont dispensées de l'engagement d'importation les opérations d'importation


sans paiement
Marchandises prohibés
(Licence d'importation)

Sont soumises à la Licence d'importation les poudres et explosifs,


les pneumatiques rechapés ou usagés, la friperie et certains dérivés
halogénés des hydrocarbures (CFC), châssis usagers de véhicules
automobiles et roues équipées de pneus rechapés ou de pneus usagés,
Drones et objets volants, ….
Déclaration Préalable d'Importation

Sont soumises à la Déclaration Préalable d'Importation Les


importations de marchandises qui causent ou menacent de causer un
préjudice grave à la production nationale (importations massives,
importations de produits subventionnés par les pays exportateurs ou
importés au prix dumping)
Demande de Franchise Douanière (DFD)

La DFD est requise pour l'importation des marchandises libres à


l'importation, admises en franchise de droits de douane, dans le cadre
des conventions commerciales et tarifaires conclues entre le Maroc et
certains pays.
Contrôle effectué dans le cadre de l’application des
réglementations particulières
 Contrôle de conformité aux normes marocaines.
 Contrôle sanitaire vétérinaire
 Contrôle phytosanitaire
 Contrôle du ministère de santé
 Contrôle de l’Agence Nationale de Réseau et
télécommunication (ANRT)
 Contrôle du ministère de la communication.
 … Etc.
Contrôle douanier proprement dit

 Contrôle de l’espèce ;
 Contrôle de la quantité ;
 Contrôle de la valeur ;
 Contrôle de l’origine.
Régimes douaniers

Régimes Généraux

Régimes Economiques en Douane


Régimes

Régimes particuliers
Régimes Généraux

 La Mise à la Consommation : Le régime douanier qui permet aux


marchandises importées de demeurer à titre définitif dans le territoire
assujetti. Ce régime implique le paiement des droits et taxes
éventuellement exigibles et l’accomplissement de toutes les formalités
douanières nécessaires.

- Mise à la Consommation dans le cadre de Droit commun ;

- Mise à la Consommation dans le cadre préférentiel ;

 L’exportation simple : La sortie des marchandises du territoire assujetti


Régimes Economiques en Douane
Art. 114 à 163 du CDII
Art 75 à 173 de décret, n° 2-77- 862 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977) pour l’application du CDII

Les régimes économiques en douane permettent le stockage, la


transformation, l’utilisation et la circulation des marchandises dans
le territoire assujetti en suspension des droits et taxes et en levée des
prohibitions et restrictions commerciales à l’exception des
prohibitions absolues.
Régimes Economiques en Douane

 L’Entrepôt de Stockage ;
 L’Entrepôt Industriel Franc ;
 L’Admission Temporaire ;
 L’Admission Temporaire pour Perfectionnement Actif ; Régimes
suspensifs
 L’Exportation Temporaire ;
 L’Exportation Temporaire pour Perfectionnement Passif ;
 Le transit ;
 La transformation sous douane ;
 Le DRAWBACK Régime de
remboursement
Régimes Particuliers
Art. 164 à 166 du CDII
Art 174 à 205 de décret, n° 2-77- 862 du 25 chaoual 1397
(9 octobre 1977) pour l’application du CDII

Les régimes particuliers, désignent un ensemble de dispositions


légales et réglementaires qui dérogent, en tout ou en partie, au régime de
la mise à la consommation. Ces dérogations peuvent concerner :
 Les conditions de mise à la consommation de certaines marchandises
qui, en raison de leur destination privilégiée, vont bénéficier de la
franchise, totale ou partielle, des droits et taxes perçus à l'importation ;
 Les conditions de consommation, en dehors du territoire assujetti, en
exonération totale ou partielle desdits droits et taxes, de certaines
marchandises nécessaires à l'avitaillement de navires ou aéronefs
effectuant une navigation maritime ou aérienne à destination de
l'étranger ;
 La suspension des prohibitions ou restrictions d'entrée ou de sortie
pour les marchandises transbordées ;
Régimes Particuliers

 Importations en franchise des droits et taxes ;

 Avitaillement de navires ou aéronefs ;

 Régime d’investissement

 Transbordement ;

 Transport maritime intérieur.


Importation en franchise des droits et
taxes ;
 Marchandises et produits destines à S.M. LE ROI ;
 Marchandises destinées à l'administration de la défense nationale et aux
administrations chargées de la sécurité publique.
 Objets et marchandises en retour sur le territoire assujetti, originaires de
ce territoire ou nationalises par le paiement des droits et taxes.
 Envois destinés aux ambassadeurs, aux services diplomatiques et
consulaires et aux membres étrangers de certains organismes
internationaux siégeant au Maroc.
 Envois destinés à certaines ouvres de bienfaisance
 Envois exceptionnels dépourvus de tout caractère commercial.
 marchandises reçus à titre de dons par l'Etat marocain, les collectivités
locales, les établissements publics et les associations reconnues d'utilité
publique.
 …Etc
Régime d’investissement

 Les biens d'équipement, matériels et outillages à inscrire dans un


compte d'immobilisation et ouvrant droit à déduction conformément
à la législation relative à la taxe sur la valeur ajoutée, importées dans
les 24 mois de début d’activité de l’entreprise sont exonérés de ladite
taxe à l'importation.

 les biens d'équipement, matériels et outillages ainsi que leurs parties,


pièces détachées et accessoires, considérés comme nécessaires à la
promotion et au développement de l'investissement sont passibles
d'un droit d'importation à un taux minimum de 2,5 % ad valorem ou
à un taux maximum de 10% ad valorem.
Avitaillement des navires et Aéronefs

 les carburants, combustibles et lubrifiants, les vivres et


provisions de bord nécessaires aux navigations maritimes
ou aériennes à destination de l'étranger sont exempts des
droits de douane et des autres droits et taxes qui leur sont
applicables
Transbordement

 le transbordement est un régime douanier permettant le


transfert des marchandises, d'un navire à un autre navire ou
d'un aéronef à un autre aéronef en suspension :
- des prohibitions et des restrictions d'entrée et de
sortie autres que celles prévues à l'article 115 du
CDII ;
- des droits et taxes exigibles.
II. Les procédures de dédouanement
à l’import
Déclaration en détail (DUM)

 La déclaration en détail est l’acte par lequel une personne physique


ou morale manifeste, dans les formes et modalités prescrites, la
volonté d’assigner à une marchandise, un régime douanier
déterminé. Cette déclaration, sert de support à l’accomplissement de
toutes les formalités douanières (et non douanières) auxquelles les
marchandises déclarées sont soumises.

 La déclaration en détail et les documents y annexés constituent


un document unique et indivisible.
Dépôt de la Déclaration en détail

 La déclaration en détail doit être enregistré dans le système informatique


de l’administration.

 La copie écrite de la déclaration doit être déposée au bureau de douane


compétent, au plus tard le:

 5ème jour ouvrable suivant celui de l’enregistrement pour les


déclarations sous régimes économiques en douane ;

 15ème jour ouvrable suivant celui de l’enregistrement pour les


déclaration de cession sous régimes économiques en douane;

 le jour suivant celui de l’enregistrement pour les autres régimes.


Contenu de la Déclaration
en détail
Informations générales ( cases 1 à 27);
̵ sur la déclaration elle-même (régime douanier, n° d’enregistrement, date
d’enregistrement, …).
̵ sur les opérateurs concernés par la déclaration.
̵ sur le transport de la marchandise.
 Identification des éléments de l’assiette fiscale
̵ Valeur ;
̵ Origine ;
̵ Espèce tarifaire ;
̵ Quantité ;
 Autres renseignements que le déclarant doit fournir (case 38)
 Liquidation des droits et taxes (case B&C.)
 Engagement du déclarant, soumissionnaire, et la caution (cases 39,40 et 41)
 Cases à servir par la douane : recto A à E et verso F à H.
Contenu de la Déclaration
en détail
 Le formulaire DUM se présente sous forme d’une liasse de 6
exemplaires identiques numérotés de 1 à 6 et dirigés vers les
destinations suivantes :
Exemplaire n° 1 : Service de la Recette ;
Exemplaire n° 2 : B.A.E ; (Main levée ou Bon à
embarquer) ;
Exemplaire n° 3 : Service de la Visite ;
Exemplaire n° 4 : Service de la Valeur ;
Exemplaire n° 5 : Office des Changes ;
Exemplaire n° 6 : Redevable.
Documents à annexer à une Déclaration
en détail
 titre de transport (Connaissement ou LTA, feuille de route) ;
 Bon à délivrer ;

 Factures commerciales ;

 Certificat d’origine ;

 Titre d’importation ;

 Documents exigibles dans le cadre de concours avec les autres services

 Assurance ;

 Liste de colisage s’il y a lieu ;


Caractères de la Déclaration en détail

Caractère obligatoire de la déclaration en détail ;


Caractère portable de la déclaration en détail ;
Caractère écrit de la déclaration en détail ;
Caractère immuable de la déclaration en détail ;
Caractère obligatoire de la déclaration en
détail ;

Toutes les marchandises importées ou présentées à l'exportation


doivent faire l'objet d'une déclaration en détail leur assignant un
régime douanier. L'exonération des droits et taxes ne les dispense pas
de cette obligation.
La déclaration en détail est donc obligatoire, que la marchandise
soit soumise ou non au paiement des droits et taxes.
Caractère portable de la déclaration en
détail ;

La déclaration en détail doit être déposée exclusivement dans un


bureau de douane ouvert à l'opération envisagée
Elle doit être portée par le déclarant ou son représentant au
bureau compétent et ce, même en cas de dépôt par procédé
informatique, ce qui exclut l'envoi par la poste.
Caractère écrit de la déclaration en détail

La déclaration en détail doit être faite par écrit, signée par le
déclarant ou, le cas échéant, le soumissionnaire et la caution en cas
d'engagements souscrits (Cas de régimes économiques en douane).

Toutefois, les voyageurs et frontaliers peuvent être autorisés à


faire une déclaration verbale.
Caractère immuable de la déclaration en
détail
 Après leur enregistrement, les déclarations ne peuvent plus être
modifiées. L'exactitude ou la fausseté des énonciations est appréciée
d'après ce qui a été déclaré. L’enregistrement confère à la déclaration
en détail un caractère définitif.
 Toutefois, le jour même du dépôt des déclarations et avant le
commencement de la vérification des marchandises, les déclarants
peuvent rectifier en plus des éléments quantitatifs (valeur, quantité),
les éléments qualitatifs de la déclaration (origine, provenance, espèce)
et ce, avant délivrance de la main levée et à condition que
l'Administration n'ait pas informé le déclarant de son intention de
procéder à la vérification des marchandises ou qu'elle n'ait pas
constaté l'inexactitude des termes de la déclaration.
Annulation de la DUM
Art. 78 bis du CDII
 Marchandises présentées à l’exportation mais non effectivement exportées
 Marchandises importées et reconnues non conformes à la législation et à la
réglementation en vigueur, notamment, en matière sanitaire et de répression des
fraudes ;
 déclarées initialement pour la mise à la consommation alors qu’elles étaient
destinées à être placées sous un régime économique en douane sous réserve,
toutefois, que la mainlevée des marchandises n’ait pas été délivrée ;
 déclarées initialement sous un régime économique en douane alors qu’elles
étaient destinées à être mises à la consommation ;
 déclarées en cession sous un régime suspensif, sans que la cession envisagée
n’ait pu aboutir en raison de circonstances particulières ;
 déclarées initialement sous un régime suspensif alors qu’elles étaient destinées à
être placées sous un autre régime suspensif ;
 reconnues non conformes à la commande sous réserve que la mainlevée des
marchandises n’ait pas été délivrée et qu’aucune inexactitude des termes de la
déclaration n’ait été relevée par l’administration ;
 ….
Types de déclarations en détail

La déclaration provisoire;


La déclaration provisionnelle ;
La déclaration verbale ;
La déclaration occasionnelle ;
Autres déclarations.
Déclaration Provisoire

 Le déclarant n’est pas en possession des éléments nécessaires pour


établir sa déclaration.
 Il présente alors une déclaration provisoire en double exemplaire
qui ne peut en aucun cas le dispenser de l’obligation de la
déclaration en détail.
 A l’issue des formalités de dédouanement, un exemplaire de la
déclaration provisoire est annexé à la déclaration en détail
définitive.
Déclaration Provisionnelle

 La déclaration provisionnelle est une déclaration en détail dont :


 le dépôt est soumis à l'autorisation de l'administration ;
 l'espèce des marchandises est la seule énonciation obligatoirement
connue, un ou plusieurs éléments quantitatifs, peuvent ne pas être
déclarés ou sont indiqués à titre approximatif ;
 Les documents définitifs, reprenant les énonciations manquantes ou
indiquées à titre approximatif, sont joints à la déclaration
provisionnelle au fur et à mesure de leur production.
 Après détermination des énonciations concernées, les déclarations
sont rendues définitives et il sera procédé soit au remboursement du
trop perçu en cas de déficit soit à une liquidation supplémentaire en
cas d’excédent et ce, sans suites contentieuses
Déclaration Provisionnelle

 La déclaration provisionnelle est utilisée pour couvrir les opérations


suivantes :
 A l’importation : pour couvrir les marchandises en vrac, ainsi
que pour la mise à la consommation des produits pétroliers ayant
séjournés en entrepôt de stockage, faisant l’objet de chargement
étalés dans le temps et dont les quantités sorties ne seront connues
qu’en fin du processus ;
 A l’exportation : pour les primeurs, agrumes, fleurs, poissons
frais et congelés.
Déclaration Verbale

 Seuls les voyageurs et les frontaliers sont autorisés à faire une


déclaration verbale.
 La déclaration verbale est constituée par l'ensemble des réponses des
voyageurs et des frontaliers à la question habituelle des agents des
douanes : "avez-vous quelque chose à déclarer ?.
 La déclaration verbale est utilisée pour déclarer les marchandises,
denrées ou objets transportés par les voyageurs et les frontaliers, soit
sur eux-mêmes, soit dans leurs bagages et destinés à leur usage
personnel ou familial à l'exclusion de tout usage commercial.
Déclaration Occasionnelle

 En vue de faciliter et d'accélérer l'accomplissement des formalités douanières


aux personnes désireuses de procéder elles-mêmes au dédouanement des
marchandises visées ci-après tant à l'importation qu'à l'exportation,
l'administration les autorise à établir une déclaration succincte dite
occasionnelle sur des formulaires spéciaux qu'elle met à leur disposition. Il
s’agit du dédouanement :

 des bagages non accompagnés;


 des articles de mobilier, en suite d'opérations telles que changement de
résidence, héritage;
 des envois ne présentant aucun caractère commercial.
Autres déclarations

 Déclaration combinée ;
 Déclaration simplifiée d'importation et d'exportation d'échantillons
modèles, spécimens, et coupes types.
 Déclaration d'entrée et de sortie des bateaux de plaisance.
 Déclaration d’admission temporaire des moyens transport
appartenant a des non résidents, des véhicules a usage commercial
utilises en trafic routier international et des containers.
 …
Etapes de dédouanement

 Enregistrement de la DUM ;

 Dépôt physique de la DUM ;

 Étude documentaire de la DUM ;

 Vérification physique de marchandises : cas de visite physique ;

 Liquidation, ordonnancement et acquittement de droits et taxes ;

 Enlèvement de marchandises.
Contrôle documentaire

 Le Contrôle documentaire est obligatoire pour toutes les opérations de


dédouanement quelque soit le résultat de sélectivité, dans le but de s’assurer que
la déclaration en détail est correctement établie, que ses énonciations sont
cohérentes et que les documents justificatifs y sont joints.

 Le contrôle documentaire consiste également à l’examen des documents


annexés à la déclaration pour s’assurer de leur authenticité et la cohérence de leur
énonciations en relation avec l’opération considérée.

 En cas de doute fondé, notamment le manque de cohérence ou de


concordance entre les éléments déclarés et ceux contenus dans les documents
commerciaux, le service douanier peut procéder à la vérification physique.
Vérification physique de
la marchandises
 La vérification physique de la marchandise a lieu lorsqu’elle est décidé par le
système informatique de l’administration. Elle peut être décidé également par le
responsable du bureau de dédouanement sur la base de l’analyse des risques des
énonciations de la déclaration, quand bien même elle ait été admise pour conforme
par le système de sélectivité.

 Lors de la vérification physique, le service douanier doit s’assurer notamment


de l’espèce des marchandise, leur origine, leur quantité et leur valeur, ainsi que
leur conformité aux énonciations de la déclaration.

 La vérification physique peut être effectuée sur épreuve et, si cette dernière
révèle des discordances ou des doutes, elle pourra être intégrale.
Liquidation, ordonnancement et
acquittement des droits et taxes
les droits et taxes à percevoir sont ceux en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration en détail, sauf dans le cas de déclaration
déposée par anticipation prévue par l’article 66, 2° ou en cas d’application de la
clause transitoire prévue par l’article 13, ou du tarif plus favorable prévu par
l’article 90.
La liquidation de droits et taxes est effectuée sur la base des résultats de
l’étude documentaire et la vérification physique s’il y a lieu.
La fiche de liquidation est éditée en trois copies, une copie est jointe à
l’exemplaire recette, une deuxième est gardée dans le dossier à archiver et la
troisième est remise au redevable avec l’exemplaire B.A.E.
Une fois la fiche de liquidation établie, le redevable est tenu d'acquitter les
droits et taxes calculés avant enlèvement des marchandises
L’enlèvement de la marchandise

L’enlèvement des Marchandises ne peut être autorisé


qu’après le paiement ou la garantie des droits et taxes exigible
et après que la mainlevée des marchandises ait été accordée.

 Toutefois, l’administration peut autoriser l’enlèvement


des marchandises, après la vérification et avant liquidation et
paiement des droits et taxes, lorsque ledit paiement a été
garanti conformément aux dispositions des articles 96 et 98
La valeur en douane
Articles 20 à 20 duodecies

 La valeur en douane, telle qu’elle résulte des dispositions de l’article


20 du code des douanes est constituée par « la valeur
transactionnelle, c’est-à-dire le prix effectivement payé ou à
payer pour les marchandises lorsqu’elles sont vendues pour
l’exportation à destination du territoire assujetti après
ajustement conformément aux dispositions de l’article 20 ter.
 La valeur déclarée (transactionnelle) des marchandises
correspondant à la valeur CAF, augmentée des frais de déchargement
et de manutention connexes au transport des marchandises importées
jusqu’au lieu d’introduction dans le territoire assujetti ;
La notion de vente

 L’utilisation de la valeur transactionnelle implique obligatoirement que la


marchandise à évaluer ait fait l’objet d’une vente au moment de l’importation.
Ainsi, la valeur transactionnelle ne peut être appliquée dans les cas suivants :
 Les livraisons gratuites ;
 Marchandises importées par des intermédiaires qui ne les achètent pas et

les vendent après l’importation.


 Marchandises importées par des succursales qui n’ont pas la personnalité

juridique
 Marchandises importées en exécution d’un contrat de location ou de

crédit-bail.
 Marchandises qui ont été cédées en prêt en restant la propriété de

l’expéditeur.
Le Prix effectivement payé ou à payer

 Le prix effectivement payé ou à payer doit s’entendre du paiement total


déjà effectué au moment du dédouanement ou à effectuer après cette
date, par l’acheteur au vendeur, ou au bénéfice de celui-ci pour les
marchandises importées.
 Ce prix comprend tous les paiements effectués ou à effectuer comme
condition de la vente des marchandises importées, par l’acheteur au
vendeur, ou par l’acheteur à une tierce partie pour satisfaire à une
obligation du vendeur.
 Ce règlement peut être fait par tous moyens de paiement et peut
s’effectuer directement ou indirectement. Il y a lieu de considérer comme
paiement indirect, par exemple, le règlement total ou partiel par
l’acheteur d’une dette du vendeur.
Les ajustements à effectuer
Art. 20 ter du CDII
 Eléments supportés par l’acheteur mais non inclus dans le prix
effectivement payé ou a payer :
 Commissions et courtages à l’achat ;
 Coût des contenants et des emballages ;

 Produits et services fournis directement ou indirectement par l’acheteur sans


frais ou a cout réduit :
 Produits entrant dans la fabrication des marchandises importées ;
 Outils, matériels et objets similaires ;
 Travaux d’ingénierie, d’étude, d’art et de design, plans et croquis.

 Redevances et droits de licence ;


 Produit de revente ;
 Frais de transport et autres frais relatifs à la livraison des marchandises.
Autres méthodes d’évaluation des
marchandises à l’importation

 Valeur transactionnelle des marchandises identiques

 Valeur transactionnelle des marchandises similaires;

 Méthode déductive ;

 Méthode calculée ;

 Méthode de dernier recours.


Les règles d’origine

La convention de Kyoto sur la simplification et l’harmonisation des


régimes douaniers définit les règles d’origine comme étant les «
dispositions spécifiques appliquées par un pays pour déterminer l’origine
des marchandises et faisant appel à des principes établis par la législation
nationale ou par des accords internationaux ».

 Les règles d’origine non préférentielles ;

 Les règles d’origine préférentielles


Intérêts des règles d’origine

 L’octroi des préférences tarifaires ;


 L’imposition du droit antidumping ou droit compensateur ;
 L’application des mesures sanitaires et phytosanitaires ;
 L’élaboration des statistiques commerciales
 La délivrance des certificats d’origine.
Critères de l’obtention de l’origine

 L’entière obtention
+ Transport Direct
 La transformation suffisante
L’entière obtention

 Par marchandises entièrement obtenues dans un pays on entend :


 les produits minéraux extraits de son territoire ;
 les produits du règne végétal qui y sont récoltés ;
 les animaux vivants qui y sont nés et élevés;
 les produits provenant d’animaux vivants qui y font l’objet d’un
élevage ;
 les produits de la chasse et de la pêche qui y sont pratiquées ;
 ….
La transformation suffisante
 Le changement de la classification tarifaire du produit obtenu par rapport à
celles des matières non originaires mises en œuvre (généralement à quatre
chiffres du Système Harmonisé).
Exemple : « fabrication à partir de matières d’origine tierce de toute
position, à l’exclusion des matières relevant de la même position que le
produit. »
 La valeur ajoutée locale : Calculée en pourcentage ad valorem sur la base du
prix départ usine du produit.
Exemple : « fabrication dans laquelle la valeur de toutes les matières
d’origine tierce utilisées ne doit pas excéder 50% du prix départ usine
du produit
 Des opérations de fabrication ou de transformation bien déterminées :
Exemple : « Fabrication à partir de fils simples »
Transport Direct

 Le transport des produits originaires est considéré comme direct


lorsqu’il s’effectue sans emprunt de territoires de pays tiers.

 Toutefois, le transport de ces produits peut être effectué avec emprunt


de territoires autres que ceux des pays partenaires avec le cas échéant,
transbordement ou entreposage temporaire, sous réserve que ces
produits soient restés sous la surveillance des autorités douanières du
pays de transit ou d’entreposage, n’ayant pas été mis dans le
commerce ou à la consommation et n’ayant subi aucune manipulation
autre que le déchargement et le rechargement ou toute opération
destinée à assurer uniquement leur conservation en l’état.
Preuve de l’origine
 Le caractère originaire des produits échangés, notamment dans le
cadre préférentiel doit être attesté par un certificat d’origine dont le
modèle et le visa doivent être conformes aux spécimens arrêtés et
communiqués par les pays partenaires.
 Des tolérances sont parfois accordées pour que la preuve de l’origine
ne soit fournie que par une simple déclaration sur facture établie par
le fournisseur ou par des exportateurs préalablement agréés auprès
des autorités douanières du pays d’exportation.
 Des cas des exemptions de la preuve sont également prévus par
certains accords (Accord Maroc-USA)
le Système Harmonisé

Le SH est une nomenclature exclusivement numérique conçue


pour classer toutes les marchandises physiques transportables.

 1241 positions composées de plusieurs sous-positions


 regroupées en 97 chapitres,
 articulés en 21 sections.
le Système Harmonisé

 Les Règles Générales Interprétatives (RGI)

 Les notes de la section

 Les notes du chapitre

 Les notes de sous-position


Les Règles Générales Interprétatives
(RGI)
1. Le libellé des titres de Sections, de Chapitres ou de Sous-Chapitres n'ayant
qu'une valeur indicative, le classement étant déterminé d'après les termes
des positions et des Notes de Sections ou de Chapitres et d'après les Règles
suivantes :
2. a) Toute position du SH couvre aussi bien l’article complet, ainsi que
l’article incomplet ou non fini, à la condition qu’il présente, en l’état, les
caractéristiques de l’article complet ou fini. Ainsi, L’article fini ou complet,
présenté à l’état démonté à classer à la même position d’un article monté.
b) une position qui mentionne une matière déterminée, peut couvrir cette
matière qu’elle soit présentée à l’état pur, mélangée ou associée à
d’autres matières, dans ces deux dernières cas, les modalités de
classement de ces matières sont fixées par la RGI 3 suivante :
Les Règles Générales Interprétatives
(RGI)
3. Lorsque des marchandises paraissent devoir être classées sous deux ou
plusieurs positions, par application de la Règle 2 b) ou dans tout autre cas
le classement s'opère comme suit :
a) Dans la position la plus spécifique, toutefois, si deux ou plusieurs
positions peuvent être considérées également comme spécifiques (matières
mélangées, assortiments), le classement est opéré suivant la règle suivante:
b) Les marchandises présentées sous formes des matières mélangées ou
sous forme d’assortiments, doivent être classées d’après la matière, ou
l’article dominant, qui leur confère leur caractère essentiel.
c) Lorsque les règles 3a et 3b ne peuvent être appliquées, les marchandises
doivent être classées dans la position placée la dernière par ordre de
numérotation, parmi celles valablement prises en considération pour leur
classement.
Les Règles Générales Interprétatives
(RGI)
4. Les marchandises qui ne peuvent pas être classées en vertu des Règles
visées ci-dessus sont classées dans la position afférente aux articles les plus
analogues.
5. a) Les étuis pour appareils photographiques, pour instruments de musique,
pour armes, pour instruments de dessin, les écrins et les contenants
similaires, spécialement aménagés pour recevoir un article déterminé ou un
assortiment, susceptibles d'un usage prolongé et présentés avec les articles
auxquels ils sont destinés, sont classés avec ces articles lorsqu'ils sont du
type normalement vendu avec ceux-ci. Cette Règle ne concerne pas,
toutefois, les contenants qui confèrent à l'ensemble son caractère essentiel.
b) Sous réserve des dispositions de la Règle 5 a) ci-dessus, les emballages
contenant des marchandises sont classés avec ces dernières lorsqu'ils sont
du type normalement utilisé pour ce genre de marchandises. Toutefois,
cette disposition n'est pas obligatoire lorsque les emballages sont
susceptibles d'être utilisés valablement d'une façon répétée.
Les Règles Générales Interprétatives
(RGI)

6. Le classement des marchandises dans les sous-positions d'une même position


est déterminé légalement d'après les termes de ces sous-positions et des
Notes de sous-positions ainsi que d'après les Règles ci-dessus.
Droits et taxes perçus à l’importation
 Droits d’Importations (DI varie entre 2,5 % et 339%) ;
 Taxe Parafiscale à l’Importation (0,25%)
 TVA (20%, 14%, 10%, 7%, exonérée) ;
 Taxes sur le bois importé (12%) ;
 Taxes sur Vins et Bières : TVB (5 dirhams l'hectolitre volume) ;
 Taxe de magasinage (Exempt, 2%, 6%, 10%) ;
 Redevance sur l’utilisation par les usagers des systèmes informatiques de
l’administration des douanes et impôts indirects ;
 Taxe de commercialisation de la pulpe sèche de betterave (10 dirhams par
100 kg) ;
 Taxe spéciale sur les ciments (1000,00 DH par tonne) ;
 Autres droits et taxes perçus au titre du concours de l’administration aux
autres services (Taxes d’inspection sanitaire vétérinaire ; Taxe d’inspection
sanitaire des végétaux ; Droits de timbres, …).
Droits et taxes perçus à l’importation

 Taxe Intérieure de consommation (TIC)

 TIC sur Eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux de


table ou autres, limonades préparées avec du jus de citron ;
 TIC sur Vins ;
 TIC sur Bières ;
 TIC sur boissons alcoolisées spiritueuses ;
 TIC sur l’Alcool ;
 TIC sur les produits Energétiques ;
 Droits d’essai applicables aux ouvrages de platine, d'or ou d'argent ;
 TIC sur tabacs manufactures
Merci pour votre attention

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