Vous êtes sur la page 1sur 75

1ERE PARTIE

II Cadre conceptuel et états financiers


Cadre conceptuel et
présentation des états
financiers IFRS
Le cadre conceptuel
• Définition et champ d’application
• Conventions comptables de base
• Définition des actifs, passifs, capitaux
propres, charges et produits
Définition et champ d’application
• La comptabilité est un système d’organisation
de l’information financière permettant de
saisir, classer, évaluer, enregistrer des données
de base chiffrées ou non correspondant aux
opérations de l’entité et de présenter des états
financiers donnant une image fidèle de la
situation financière, de la performance et des
variations de la situation financière de l’entité
à la date de clôture des comptes.
Définition et champ d’application
• Le cadre conceptuel comptable est un instrument
qui permet de comprendre les normes
• Il décrit les objectifs de base assignés à
l’information financière
• Il introduit les concepts fondamentaux que sont :
– Les conventions comptables de base
– Les caractéristiques qualitatives de
l ’information financière
– principes comptables fondamentaux
Définition et champ d’application
• Il constitue une référence pour l’évolution de
la normalisation
• Il facilite l’interprétation des règles et
l’appréhension des transactions ou évènements
non prévus par les normes comptables
Conventions comptables
• L’entité : est un ensemble autonome distinct :
Les états financiers prennent en compte uniquement l’effet de
ses propres transactions et des seuls événement qui la
concerne
• L’unité monétaire :
• Seule les transactions et événement quantifiés monétairement
sont comptabilisés
• Une unité de mesure : la monnaie
• Les informations non quantifiées pouvant avoir une incidence
financière sont mentionnées dans les états financiers
Conventions comptables
• Comptabilisation sur la base des droits
constatés (comptabilité d’engagements):
A la date de survenance et non au moment des flux
monétaires
• Continuité de l’exploitation :
L’entité poursuivra ses activité dans un avenir
prévisible
Caractéristiques qualitatives de
l’information
• Intelligibilité
• Pertinence
• Fiabilité
• Comparabilité
Intelligibilité
 une qualité essentielle de l'information fournie
dans les états financiers est d'être
compréhensible immédiatement par les
utilisateurs. A cette fin, les utilisateurs sont
supposés avoir une connaissance raisonnable
des affaires et des activités économiques ainsi
que de la comptabilité.
Pertinence
• l'information possède la qualité de pertinence lorsqu'elle
influence les décisions économiques des utilisateurs en les
aidant à évaluer des événements passés, présents ou futurs ou
en confirmant ou corrigeant leurs évaluations passées. La
pertinence de l'information est influencée par sa nature et son
importance relative.
– Importance relative : l'information est significative si son omission ou
son inexactitude peut influencer les décisions économiques que les
utilisateurs prennent sur la base des états financiers. L'importance
relative dépend de la taille de l'élément ou de l'erreur, jugée dans les
circonstances particulières de son omission ou de son inexactitude. En
conséquence, l'importance relative fournit un seuil ou un critère de
séparation plus qu'une caractéristique qualitative principale que
l'information doit posséder pour être utile.
Fiabilité
• Fiabilité : l'information possède la qualité de fiabilité quand
elle est exempte d'erreur et de biais significatifs et que les
utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une
image fidèle de ce qu'elle est censée présenter ou de ce qu'on
pourrait s'attendre raisonnablement à voir présenter.
– Image fidèle : pour être fiable, l'information doit présenter une image
fidèle des transactions et autres événements qu'elle vise à présenter ou
dont on s'attend raisonnablement à ce qu'elle les présente.
– Prééminence de la substance sur la forme : si l'information doit
présenter une image fidèle des transactions et autres événements qu'elle
vise à présenter, il est nécessaire qu'ils soient comptabilisés et
présentés conformément à leur substance et à leur réalité économique
et non pas seulement selon leur forme juridique.
Prééminence de la substance sur la forme

• Les traitements comptables doivent traduire le


plus fidèlement possible les opérations en tirant
toutes les conséquences des droits et
obligations issus des contrats sans s’attacher à
la forme juridique apparente
• Les liens entre différentes transactions
apparemment dissociés doivent être analysés
dans leur ensemble et au niveau consolidé.
Illustrations du principe de la prééminence de la substance
sur la forme en IFRS

• Obligation de consolider toutes les entités


contrôlées de fait
• Retraitement obligatoire comme une
acquisition financée par emprunt de toutes les
locations financières
• Comptabilisation à la valeur actualisée des
créances et dettes à long terme ne portant pas
intérêt.
Illustrations du principe de la prééminence de la
substance sur la forme en IFRS

• Réintégration au bilan des éléments juridiquement cédés


mais qui ne répondent pas aux critères de sortie du bilan
(Contrats de cession-bail, opérations de titrisation, in-
substance defeasance)
• Obligation de retraiter les acquisitions inversées.
Fiabilité (Suite)
– Neutralité : pour être fiable, l'information contenue dans les états financiers
doit être neutre, c'est-à-dire sans parti pris. Les états financiers ne sont pas
neutres si, par la sélection ou la présentation de l'information, ils influencent
les prises de décisions ou le jugement afin d'obtenir un résultat ou une issue
prédéterminée.
– Prudence : la prudence est la prise en compte d'un certain degré de précaution
dans l'exercice des jugements nécessaires pour préparer les estimations dans
des conditions d'incertitude, pour faire en sorte que les actifs ou les produits ne
soient pas surévalués et que les passifs ou les charges ne soient pas sous-
évalués. Cependant l'exercice de la prudence ne permet pas, par exemple, la
création de réserves occultes ou de provisions excessives, la sous-évaluation
délibérée des actifs ou des produits, ou la surévaluation délibérée des passifs
ou des charges, parce que les états financiers ne seraient pas neutres, et, en
conséquence, ne possèderaient pas la qualité de fiabilité.
– Exhaustivité : pour être fiable, l'information contenue dans les états financiers
doit être exhaustive, autant que le permettent le souci de l'importance relative
et celui du coût. Une omission peut rendre l'information fausse ou trompeuse
et, en conséquence, non fiable et insuffisamment pertinente.
Comparabilité
 l'évaluation et la présentation de l'effet financier de
transactions et d'événements semblables doivent être
effectués de façon cohérente et permanente pour une
même entreprise et de façon cohérente et permanente
pour différentes entreprises. Parce que les utilisateurs
souhaitent comparer la situation financière, la
performance et la variation de la situation financière
d'une entreprise au cours du temps, il est important
que les états financiers donnent l'information
correspondante des exercices précédents.
Évaluation
• L'évaluation est le processus consistant à déterminer les
montants monétaires auxquels les éléments des états
financiers vont être comptabilisés et inscrits au bilan et
au compte de résultat. Ceci implique le choix de la
convention appropriée d'évaluation, qui peut être :
 le coût historique ;
 le coût actuel ;
 la valeur de réalisation ou de règlement ;
 la valeur actuelle (c'est-à-dire la valeur actualisée des
entrées ou des sorties nettes futures de trésorerie).
Objet et composantes des états
financiers
Les états financiers sont une représentation structurée de
la situation financière et de la performance financière
d’une entité.
• Composantes du jeu complet d’états financiers :
– un bilan
– un compte de résultat
– un état de variation des capitaux propres indiquant :
• soit les variations des capitaux propres
• soit les variations des capitaux propres autres que celles résultant des
transactions sur le capital avec les actionnaires agissant en leur qualité
d’actionnaire
• un tableau des flux de trésorerie
– et les notes comprenant un résumé des méthodes comptables
significatives et les autres notes explicatives
Image fidèle et conformité aux IFRS
• Les états financiers doivent présenter une image fidèle de la situation
financière, de la performance financière et des flux de trésorerie d’une
entité
– L’image fidèle exige une présentation fidèle des transactions et autres
événements conformément aux définitions et aux critères de comptabilisation
exposés dans le Cadre conceptuel
– L’application des IFRS est présumée conduire à des états financiers qui
donnent une image fidèle
• Les traitements comptables inappropriés ne sont corrigés ni par l’indication
des méthodes comptables ni par des notes annexes
• Mention explicite et sans réserve dans l’annexe de la conformité à toutes
les dispositions des IFRS. Cette conformité est la condition pour déclarer
que les états financiers sont conformes aux IFRS.
Image fidèle et conformité aux IFRS
• Dérogation exceptionnelle aux IFRS
– Si l’application d’une disposition IFRS
conduit à des états financiers ne donnant pas
une image fidèle, l’entité peut y déroger mais
:
• Cas extrêmement rares en pratique
• Les autorités de régulation compétente
doivent autoriser ou exiger une telle
dérogation
Image fidèle et conformité aux IFRS
• Informations à fournir en annexe sur :
– Le fait que la direction estime qu’avec cette dérogation, les
états financiers donnent une image fidèle de la performance et
des flux de trésorerie de l’entité
– Le fait que l’entité a appliqué toutes les normes et
interprétations à l’exception de la disposition visée pour
atteindre l’objectif d’image fidèle
– Le nom de la norme ou interprétation dont l’entité s’est
écartée, la nature de l’écart y compris le traitement imposé par
la norme et la raison pour laquelle appliquer cette disposition
ne permettrait pas d’atteindre l’objectif d’image fidèle
– Pour chacun des exercices présentés, l’impact de la non
application de cette disposition
Continuité d’exploitation
• Les états financiers sont préparés selon une hypothèse de
continuité d’exploitation sauf si la direction a l’intention ou
n’a pas d’autre solution réaliste que de liquider l’entité ou
cesser son activité
• Toutes les incertitudes relatives à la continuité d’exploitation
de l’entité doivent être indiquées
• Lorsque les états financiers ne sont pas établis sur une base
de continuité d’exploitation, l’entité doit indiquer :
– Ce fait et les raisons pour lesquelles la base de continuité
d’exploitation n’a pas été retenue
– La base alternative sur laquelle sont établis les états financiers
Comptabilité d’engagement et
permanence de la présentation
• Une entité doit établir ses états financiers selon la
méthode de la comptabilité d’engagement, sauf pour
les informations relatives aux flux de trésorerie
•  La présentation et la classification des postes dans
les états financiers doivent être conservées d'un
exercice à l'autre sauf :
– Changement dans la nature des activités de l’entité
– Nouvelle norme ou interprétation
Importance relative et
regroupement
• Chaque catégorie significative d’éléments
similaires doit faire l'objet d'une présentation
séparée dans les états financiers
• Les éléments de nature ou de fonction
dissemblables doivent être présentés
séparément à moins qu’ils soient non
significatifs
Compensation
• Les actifs et passifs, les produits et les charges ne
doivent pas être compensés à moins que ce ne soit
imposé ou autorisé par une Norme ou une interprétation
• Les produits et les charges doivent être compensés
lorsque :
– Cette présentation reflète la substance de la transaction ou de
l’événement ou
– Les profits et les pertes dégagés sur un ensemble de
transactions similaires ne sont pas significatifs
Informations comparatives
• Informations chiffrées
– Des informations comparatives au titre de l'exercice précédent
doivent être présentées pour tous les montants figurant dans les
états financiers
– Lorsqu'une entité modifie la présentation ou la classification
d'éléments dans les états financiers, elle doit reclasser les
montants comparatifs correspondants à moins que cela ne soit
impraticable
• Informations narratives et descriptives
– Doivent être incluses lorsque cela est nécessaire à la bonne
compréhension des états financiers de l'exercice
Autres considérations générales
• Identification des états financiers
– Les états financiers doivent être clairement identifiés et doivent se
distinguer des autres informations figurant dans le même document
publié
–  Chacune des composantes des états financiers doit être clairement
identifiée et les informations suivantes fournies :
• le nom ou tout autre mode d'identification de l’entité présentant les
états financiers
• le fait que les états financiers concernent l’entité seule ou un groupe
d’entités
• la date de clôture de l'exercice ou l'exercice couvert par les états
financiers
• la monnaie de présentation des états financiers
• le niveau d’arrondi retenu
Autres considérations générales
• Les états financiers doivent être présentés au
minimum une fois par an
• L’entité doit indiquer :
– la durée de l'exercice couvert par les états financiers
– la raison l'ayant conduite le cas échéant à utiliser une durée
d'exercice plus longue ou plus courte qu'une année
– le fait que les chiffres comparatifs du compte de résultat, du
tableau de variations des capitaux propres, du tableau des flux
de trésorerie et des notes annexes liées ne sont pas
complètement comparables
Présentation du bilan
• Une entité doit :
– présenter séparément au bilan ses actifs courants et non-courants et
ses passifs courants et non-courants sauf si une présentation selon le
critère de liquidité fournit une information fiable et plus pertinente
• IAS 1 présuppose que cela peut être le cas des institutions financières
• Dans les deux cas, l’entité doit indique les montants qu’elle
s’attend à recouvrer ou à régler :
– Pas plus de 12 mois après la clôture
– Plus de 12 mois après la clôture
Les actifs sont…
• des ressources contrôlées par l’entité
du fait d’évènements passés et dont elle
attend des avantages économiques
futurs.
Les actifs courants sont …
– l’actif que l’entité s'attend à pouvoir réaliser, vendre
ou consommer dans le cadre de son cycle
d'exploitation normal
– l’actif qui est détenu essentiellement pour être vendu 
– L’actif que l’entité s'attend à réaliser dans les douze
mois suivant la date de clôture
– l’actif qui est de la trésorerie ou un équivalent de
trésorerie non soumis à restrictions (au sens d’IAS 7
Tableau des flux de trésorerie)
Le cycle d’exploitation
• Le cycle d’exploitation est la période
s’écoulant entre l’acquisition des
matières premières ou des
marchandises entrant dans le
processus d’exploitation et leur
réalisation sous forme de trésorerie.
Les actifs non courants sont …
• Tous les autres actifs qui ne sont pas des actifs
courants
Un passif est
• une obligation actuelle de l’entité
résultant d’évènements passés et dont
l’extinction devrait se traduire pour
l’entité par une sortie de ressources
• Une obligation consiste dans le devoir ou la
responsabilité d’agir ou de faire quelque chose
d’une certaine façon.
Notion d’obligation
• Elle peut être juridiquement exécutoire :
– contrat irrévocable
– disposition statutaire
• Elle peut naître de :
– la pratique commerciale normale
– des usages
– du désir de conserver de bonnes relations d’affaires
– d’agir de façon équitable
Les passifs courants sont…
– Le passif que l’entité s’attend à régler dans le cadre de son
cycle d'exploitation normal
– Le passif détenu essentiellement pour être vendu 
– le passif qui doit être réglé dans les douze mois après la date
de clôture
– Le passif pour lequel l’entité ne dispose pas d’un droit
inconditionnel pour en différer le règlement au moins douze
mois après la date de clôture
• Tous les autres passifs doivent être classés en tant que
passifs non-courants.
Dettes à long terme
• Une entité classe ses passifs financiers en tant que
passifs courants lorsqu’ils doivent être réglés dans
les douze mois après la date de clôture même si :
– l’échéance d'origine était fixée à plus de douze mois ; et
– un accord de refinancement ou de rééchelonnement des
paiements sur le long terme est finalisé après la date de
clôture de l’exercice et avant la date d’autorisation de
publication des états financiers.
Dettes à long terme
• Si une entité envisage ou a la discrétion de refinancer ou de
renouveler une obligation pour au plus tôt douze mois après la
date de clôture en vertu d’une facilité de prêt existante :
– elle classe cette obligation en élément non-courant,
– même si celle-ci doit normalement arriver à échéance dans un
délai plus court.
• Cependant, lorsque le refinancement ou le renouvellement
d’une obligation ne relève pas de la seule discrétion de l’entité
(par exemple, il n’y a pas d’accord de refinancement), le
potentiel de refinancement n’est pas pris en compte et
l’obligation est classée en élément courant.
Dettes à long terme
• Lorsqu’une entité n’a pas respecté un engagement prévu dans le cadre
d’accords d'emprunts à long terme avant ou à la date de clôture, avec
pour effet de rendre le passif remboursable à vue, ce passif est classé :
– en tant que passif courant même si le prêteur a accepté après la date
de clôture et avant la date d’autorisation de publication des états
financiers, de ne pas exiger le paiement suite à ce manquement
– en passif non-courant si le prêteur a accepté à la date de clôture
d’octroyer un délai de grâce prenant fin au plus tôt douze mois
après la date de clôture, période pendant laquelle l’entité peut
remédier à ses manquements et le prêteur ne peut exiger le
remboursement immédiat de l’emprunt
Les capitaux propres
• Les capitaux propres sont définis comme étant
une résultante. Il s’agit de excédent des actifs
de l’entité sur les passifs courants ou non
courants. Les capitaux propres sont l’intérêt
résiduel dans les actifs de l’entreprise après
déduction de tous ses passifs.
Les charges
• Diminutions d’avantages économiques au
cours de la période sous forme de
consommations, de sorties, de diminutions
d’actifs ou de survenance de passifs.
• Elles diminuent les capitaux propres autrement
que par distributions
Les produits
• Accroissement d’avantages économiques au
cours de l’exercice sous forme d’entrées ou
d’accroissement d’actifs ou de diminution de
passifs.
• Ils augmentent les capitaux propres autrement
que par des augmentations provenant des
apports des participants aux capitaux propres
Conséquences
• La définition des actifs ne correspond pas au droit de
propriété habituel. L’évaluation des actifs procède d’une
vision plus globale incorporant tous les décaissements
présents et à venir.
• La définition des passifs procède d’une vision différente
intégrant entre autres les obligations implicites.
• Les capitaux propres ne sont qu’un élément résiduel et ont
un caractère éminemment variable qui est fort loin du
principe de fixité du capital.
Conséquences
• Distinction entre passifs et capitaux propres En
IFRS, il n’existe pas de rubrique intermédiaire.
 Les instruments composés (tel que Obligations
Convertibles en Actions) sont défalqué en une partie
passif et une partie Capitaux Propres.
 Les subventions d’investissements sont inscrites en
produits constatés d’avance et non en capitaux
propres.
Informations à présenter au bilan
• immobilisations
immobilisations corporelles
corporelles  Autres actifs financiers
• immeubles
immeubles de de placement 
placement   provisions
• immobilisations
immobilisations
incorporelles
incorporelles  fournisseurs et autres
• participations créditeurs
participations
comptabilisées
comptabilisées selon
selon la
la  Passifs financiers
méthode
méthode de de la
la mise
mise en
en
équivalence
équivalence  actifs et passifs d’impôt
• actifs
actifs biologiques 
biologiques  exigible
• stocks
stocks  actifs et passifs d’impôt différé
• clients
clients et
et autres
autres débiteurs
débiteurs  intérêts minoritaires (dans les
• trésorerie
trésorerie et
et équivalents
équivalents de
de capitaux propres)
trésorerie
trésorerie
 capital émis et réserves
attribuables aux porteurs de
capitaux propres de la société
mère
Informations sur le capital
• Description de la nature et de l'objet de chacune des réserves
figurant dans les capitaux propres
• Pour chaque catégorie du capital social :
– le nombre d'actions autorisées
– le nombre d'actions émises et entièrement libérées et le
nombre d'actions émises et non entièrement libérées
– la valeur nominale des actions ou le fait que les actions n'ont
pas de valeur nominale
– un rapprochement entre le nombre d'actions en circulation
au début et en fin d'exercice
Informations sur le capital
– les droits, privilèges et restrictions attachés à cette catégorie
d'actions, y compris les restrictions relatives à la distribution
de dividendes et au remboursement du capital
– les actions de l’entité détenues par elle-même ou par ses
filiales ou entreprises associées
– les actions réservées pour une émission dans le cadre
d'options et de contrats de vente d’actions, y compris les
modalités et les montants
– Une description de la nature et de l’objet de chacune des
réserves figurant dans les capitaux propres
Résultat de la période
• Tous les éléments de produit et de charge
comptabilisés au cours d’une période doivent
être inclus dans la détermination du résultat de
la période, sauf si une Norme ou une
Interprétation impose un autre traitement
Compte de résultat
• Au minimum, le compte de résultat doit présenter :
– produits des activités ordinaires
– charges financières
– quote-part dans le résultat des entreprises associées et des
coentreprises comptabilisées selon la méthode de la mise en
équivalence
– Profit ou perte avant impôt comptabilisé lors de la sortie d’actifs
ou le règlement des passifs attribuables à des abandons d’activité
– charge d'impôt sur le résultat
– résultat de la période
• Ventilation entre
– intérêts minoritaires et
– Porteurs de capitaux propres de la société mère
Compte de résultat (suite)
• Certains éléments de produits et de charges significatifs peuvent être
indiqués séparément :
– Dépréciation des stocks à la valeur de réalisable nette ou des
immobilisations corporelles à la valeur recouvrable
– Coûts de restructuration
– Sorties d’immobilisations corporelles et de placements
– Les abandons d’activité
– Règlements de litiges et autres reprises de provision…

• Aucune indication dans la norme ne permet de conclure où ces éléments


doivent être présentés

• Résultat par action (IAS 33) à présenter sur la face du compte de résultat
pour les sociétés cotées (résultat de base et résultat dilué)
Compte de résultat (suite)
• Informations à présenter soit dans le compte de résultat
soit dans les notes
– Analyse des charges selon une classification établie par nature
ou par fonction (coûts des ventes)
– En cas de présentation des charges par fonction, présentation
d’informations supplémentaires sur la nature des charges y
compris les dotations aux amortissements et les frais de
personnel
• Informations à présenter soit dans le compte de résultat,
soit dans l’état de variation des capitaux propres, soit dans
les notes
– Montant des dividendes comptabilisé au cours de la période et
montant correspondant par action
Autres composantes des états financiers
(suite)
• L’état de variations des capitaux propres : l’entité doit indiquer,
dans une composante séparée de ses états financiers, un état
présentant :
– le résultat de la période
– chacun des éléments de produits et de charges comptabilisés
directement dans les capitaux propres, comme imposé par d’autres
normes ainsi que le total de ces éléments
– le total des produits et charges de la période (calculé comme la
somme de (a) et (b)), présentant séparément les montants totaux
attribuables aux porteurs de capitaux propres de la société mère et
aux intérêts minoritaires ; et
– pour chaque composante des capitaux propres, les effets des
changements de méthodes comptables et des corrections d’erreurs
comptabilisées conformément à IAS 8.
Autres composantes des états financiers
(suite)
• l’entité doit en outre présenter, soit dans cet état soit dans les
notes  :
– les montants des transactions avec des porteurs de capitaux
propres agissant en cette qualité, en présentant séparément les
distributions aux porteurs de capitaux propres;
–  le solde du report à nouveau (c'est-à-dire les résultats
accumulés non distribués) en début de période et à la date de
clôture ainsi que les modifications en cours de période ; et
– un rapprochement entre la valeur comptable en début et en fin de
période de chaque catégorie de capital apporté et de chaque
réserve, en indiquant chaque élément de variation séparément.
Autres composantes des états financiers (suite)
• Tableaux de flux de trésorerie : voir IAS 7
• Notes annexes aux états financiers doivent
– présenter des informations sur la base d’établissement des états
financiers et sur les méthodes comptables spécifiques choisies et
appliquées aux transactions et événements importants 
– indiquer les informations imposées par les IFRS qui ne sont pas
présentées par ailleurs dans les états financiers et
– fournir des informations supplémentaires qui ne sont pas présentées dans
le corps des états financiers mais qui sont nécessaires à une image fidèle

Les notes annexes aux états financiers doivent faire l'objet d'une présentation
organisée de façon systématique. Chacun des postes du bilan, du compte de résultat
et du tableau des flux de trésorerie doit renvoyer à l’information correspondante
dans les notes annexes
 
IAS 7 Tableau des flux de trésorerie
• La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue.
• Les équivalents de trésorerie sont les placements à court
terme, très liquides qui sont facilement convertibles en un
montant connu de trésorerie et qui sont soumis à un risque
négligeable de changement de valeur. Ils sont détenus dans le
but de faire face aux engagements de trésorerie à court terme
plutôt que pour un placement ou d'autres finalités. Un
placement ne sera normalement qualifié d'équivalent de
trésorerie que s'il a une échéance rapprochée, par exemple
inférieure ou égale à trois mois à partir de la date d'acquisition.
IAS 7 Tableau des flux de trésorerie
• Les activités opérationnelles sont les principales activités
génératrices de produits de l'entreprise et toutes les autres
activités qui ne sont pas des activités d'investissement ou de
financement.
• Les activités d'investissement sont l'acquisition et la sortie
d'actifs à long terme et les autres placements qui ne sont pas
inclus dans les équivalents de trésorerie.
• Les activités de financement sont les activités qui résultent des
changements dans l'importance et la composition des capitaux
propres et des emprunts de l'entreprise.
IAS 7 Tableau des flux de trésorerie
Notes aux états financiers : Composantes de la
trésorerie et des équivalents de trésorerie
• L'entreprise doit indiquer les composantes de la trésorerie et
des équivalents de trésorerie et doit présenter un
rapprochement entre les montants de son tableau des flux de
trésorerie et les éléments équivalents présentés au bilan.
• L'entreprise doit indiquer le montant des soldes importants
de trésorerie et d'équivalents de trésorerie détenus par
l'entreprise et non disponibles pour le groupe et
l'accompagner d'un commentaire de la direction.
IAS 8 Méthodes comptables, changement
d’estimations et erreurs
• Les méthodes comptables sont les principes, bases,
conventions, règles et pratiques spécifiques appliqués par une
entité lors de l’établissement et de la présentation de ses états
financiers.
• Un changement d’estimation comptable est un ajustement de
la valeur comptable d’un actif ou d’un passif, ou du montant
de la consommation périodique d’un actif, résultant de
l’évaluation de la situation actuelle des éléments d’actif et de
passif et des avantages et obligations futurs attendus qui y sont
associés. Les changements d’estimations comptables résultent
d’informations nouvelles ou de nouveaux développements et,
par conséquent, ne sont pas des corrections d’erreurs.
IAS 8 Méthodes comptables,
changement d’estimations et erreurs
• Une erreur d’une période antérieure est une omission ou une
inexactitude des états financiers de l’entité portant sur une ou
plusieurs périodes antérieures et qui résultent de la non-
utilisation ou de l’utilisation abusive d’informations fiables :
• qui étaient disponibles lorsque la publication des états
financiers de ces périodes a été autorisée ; et
• dont on pouvait raisonnablement s’attendre à ce qu’elles aient
été obtenues et prises en considération pour la préparation et la
présentation de ces états financiers.
 Parmi ces erreurs figurent les effets d’erreur de calcul, les
erreurs dans l’application des méthodes comptables, des
négligences, des mauvaises interprétations des faits et des
fraudes.
IAS 8 Méthodes comptables,
changement d’estimations et erreurs
Sélection et application des méthodes comptables
 En l’absence d’une norme ou d’une interprétation spécifiquement
applicable à une transaction ou à un autre événement, la direction
devra faire usage de jugement pour développer et appliquer une
méthode comptable permettant d’obtenir des informations
pertinentes et fiables
• Pour exercer le jugement décrit au paragraphe précédent, la
direction doit faire référence aux sources suivantes, énumérées par
ordre décroissant, et considérer leur possibilité d’application :
• les dispositions et les commentaires figurant dans les normes et
interprétations traitant de questions similaires et liées ;
et
• les définitions, les critères de comptabilisation et d’évaluation des
actifs, des passifs, des produits et des charges énoncés dans le cadre
conceptuel.
IAS 8 Méthodes comptables,
changement d’estimations et erreurs
Changements de méthodes comptables
• Une entité ne doit changer de méthodes comptables que si le
changement :
• est imposé par une norme ou une interprétation
ou ,
• a pour résultat que les états financiers fournissent des informations
fiables et plus pertinentes sur les effets des transactions ou autres
événements, sur la situation financière, la performance financière ou
les flux de trésorerie de l’entité.
 Lorsqu’une entité change de méthodes comptables lors de la
première application d’une norme ou d’une interprétation qui ne
prévoit pas de dispositions transitoires spécifiques applicables à ce
changement, ou décide de changer de méthodes comptables, elle
doit appliquer ce changement de manière rétrospective.
IAS 8 Méthodes comptables,
changement d’estimations et erreurs
Changements d’estimations comptables
• L’effet d’un changement d’estimation comptable doit être
comptabilisé de manière prospective et inclus dans la
détermination du résultat.
• Par exemple, des estimations des éléments suivants peuvent
être requises :
• les créances douteuses ;
• l’obsolescence du stock ;
• la juste valeur d’actifs ou de passifs financiers ;
• les durées d’utilité ou le rythme attendu de consommation des
avantages économiques futurs procurés par un actif
amortissable ; et
• les obligations de garantie.
IAS 8 Méthodes comptables,
changement d’estimations et erreurs
Erreurs
• Une entité doit corriger de manière rétrospective les erreurs
significatives d’une période antérieure dans le premier jeu
d’états financiers dont la publication est autorisée après leur
découverte comme suit :
• par retraitement des montants comparatifs de la ou des
périodes antérieures présentées au cours desquelles l’erreur est
intervenue ;
• si l’erreur est intervenue avant la première période antérieure
présentée, par retraitement des soldes d’ouverture des actifs,
passifs et capitaux propres de la première période antérieure
présentée.
Principaux apports en matière de
présentation des états financiers
• Le choix entre une présentation par nature et une
présentation par destination du compte de résultat n’est pas
libre, la norme IAS 1 impose aux sociétés de retenir la
présentation la plus fiable et la plus pertinente au regard de
leurs activités et de leurs caractéristiques.
• La distinction classique entre le résultat courant et le résultat
exceptionnel du compte de résultat disparaît en IFRS au
profit d’une distinction obligatoire entre le résultat des
activités poursuivies et le résultat des activités terminées
(activités cédées ou abandonnées et en cours de cession)
Principaux apports en matière de
présentation des états financiers
• La norme IAS 1 rend obligatoire la
distinction au bilan entre éléments courants et
non courants sauf si une présentation en
fonction de la liquidité des actifs et passifs
fournit une information plus pertinente
Principaux apports en matière de
présentation des états financiers
• Révision de l’IAS 1 (Présentation des états
financiers) : il s’agit d’imposer un compte de
résultat global comprenant non seulement les
charges et les produits devant figurer dans le compte
de résultat actuel mais également les éléments de
charges et de produits directement imputés en
capitaux propres (écarts de conversion sur filiales
étrangères, les écarts de réévaluation…)
Principaux apports en matière
d’informations à fournir
• Le volume des informations à présenter dans les
notes annexes aux Etats Financiers est globalement
plus étoffé et plus détaillé dans les normes IFRS.
Celles-ci sont spécifiées dans chaque norme
thématique. De plus le référentiel IFRS contient
des normes spécialement destinées aux
informations à fournir dans les notes annexes aux
états financiers et essentiellement les normes IFRS
8 « Segments opérationnels » (ayant remplacé la
norme IAS 14 Informations Sectorielles) et IFRS 5
« Actifs non courants détenus en vue de la vente et
activités abandonnées »
IFRS 8 Segments opérationnels
• Cette norme impose à une entité de publier des informations
financières et descriptives sur les segments qu'elle doit
présenter. Ces derniers sont des segments opérationnels ou des
ensembles de segments opérationnels qui remplissent certains
critères.
• Les segments opérationnels sont des secteurs d'une entité pour
lesquels une information financière distincte est disponible,
cette dernière étant évaluée de manière régulière par
un décisionnaire opérationnel qui détermine comment affecter
les ressources et évaluer les performances.
• En règle générale, l'information financière doit être publiée sur
la base sur laquelle sont réalisées, en interne, l'évaluation des
performances des segments opérationnels et la décision
d'affectation de ressources à ceux-ci.
IFRS 5 Actifs non courants détenus en vue de
la vente et activités abandonnées
• L’objectif de la présente norme est de spécifier la
comptabilisation d’actifs détenus en vue de la vente,
et la présentation et les informations à fournir sur les
activités abandonnées.
• En particulier, la présente Norme impose que les
actifs qui satisfont aux critères de classification
comme détenus en vue de la vente soient présentés
séparément dans le bilan et que les résultats des
activités abandonnées soient présentés séparément
dans le compte de résultat.
Exemple d’états financiers IFRS
• cf. Annexe

Vous aimerez peut-être aussi