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LES STADES SELON

PIAGET
Les stades : des moments
d’équilibration, des paliers dans le
développement de l’intelligence
QU’EST CE QU’UN STADE DANS LA THÉORIE DE
PIAGET ?

 L’enfant traverse ces stades dans l’ordre et ne peut pas en sauter


un ; ce qui ne veut pas dire pour autant que tous les enfants
traversent les stades à la même vitesse ni que tous les enfants
effectuent la transition d’un stade à l’autre au même âge.
 D’autre part, la transition d’un stade à un autre se fait lentement :
les enfants peuvent tout à fait mettre en œuvre des comportements
caractéristiques du stade X tout en mettent aussi en œuvre des
comportement du stade X-1. Ces stades constituent des marches
vers une structure d’équilibre spécifique à chacun d’eux : dès que
l’équilibre est atteint point, la structure est intégrée dans un
nouveau système jusqu’à un nouvel équilibre plus stable.
 L’intelligence se développe parce que le sujet est confronté à des
situations nouvelles qui provoquent un déséquilibre des
structures établies et l’obligent à rechercher un nouvel équilibre.
Chaque stade peut être caractérisé par la nature des opérations que
l’enfant maitrise alors.
LES REFELXES ARCHAIQUES :
INVOLONTAIRES ET NORMAUX
 Historiquement ils sont prévus pour permettre au tout petit de se débrouiller
seul après sa naissance et de s’adapter à son nouvel environnement. Ils sont
mis en place au cours de la trentième semaine de développement in utero et
restent présents jusqu’au cinquième mois environ après la naissance.
 Le Grasping Reflex : bébé s’agrippe et serre très fort ses doigts ;
 La succion qui lui permet de téter ;
 La marche automatique : bébé, maintenu sous les bras par le pédiatre,
avance ses jambes comme pour faire des pas ;
 Le réflexe des points cardinaux : caressez-lui la joue et il tourne sa tête
du même côté ;
 Le réflexe tonique du cou : bébé redresse légèrement son cou et son dos
lors d’un examen pratiqué à la maternité par le pédiatre ;
 Le réflexe d’allongement croisé : lorsque l’on chatouille le pied du
nourrisson, il allonge l’autre ;
 Et enfin, le réflexe de Moro qui vient en réponse à un stimulus
inconfortable
LES REFLEXES ARCHAIQUES
 Réflexe de Moro, comment se manifeste-t-il ?
 Entendant un bruit fort, positionné dans une
posture inconfortable ou en présence d’un
mouvement trop soudain pour lui, bébé
déclenche ce réflexe en réponse à une
stimulation désagréable. Cela se manifeste par
une ouverture soudaine de ses jambes, bras et
doigts puis à leur retour dans leur position de
départ, ramenés et serrés le long de son corps.
Des cris et des pleurs peuvent également se
manifester en parallèle, seule forme de
communication disponible pour lui à cet âge.
LE STADE SENSORI-MOTEUR 
Les progrès psychomoteurs de l’enfant lui permettent de découvrir le monde… et donc de
construire son intelligence.
Entre 0 et 2ans l’intelligence de l’enfant est principalement sensorielle (on dit d’ailleurs
que le bébé est une véritable éponge sensorielle : il absorbe, de façon néanmoins
intelligente, toutes les informations qui parviennent à sa vue, à ses oreilles…) et
motrice ; d’où le terme intelligence sensori-motrice ou stade sensori-moteur. C’est une
intelligence essentiellement pratique, sans langage (proprement dit) ni possibilité de se
représenter mentalement les objets absents.
 1. De 0 à 1 mois : les réflexes : l’enfant est égocentrique, exclusivement centré sur

son propre corps, son activité est essentiellement réflexe. Il ne peut pas encore
coordonner ses actions avec l'information qui vient de ses sens (il ne peut pas encore
saisir avec sa main une chose qu'il voit).

 2. 1-4 mois : Les réactions circulaires primaires, L'enfant commence à coordonner


l'information sensorielle ; il reproduit des comportements (une réaction circulaire est
une action que le bébé répète) d'abord survenus par hasard mais qu'il trouve agréables.
l’enfant répète des actions simples essentiellement centrées sur son corps.
 3. 4-9mois Les réactions circulaires secondaires. L'enfant répète des actions qui
produisent des résultats qui l'intéressent (par exemple, il fait bouger un mobile
avec ses pieds). Il s'intéresse davantage à son environnement. Il n'a pas encore
d'objectif et n'a pas encore acquis de permanence de l'objet. Si on cache un objet
qui l'intéresse, il s'en désintéresse, comme si cet objet n'existait plus pour lui.
L’enfant agit de façon répétitive sur son environnement et en tire les leçons
LE STADE SENSORI-MOTEUR
 4.La coordination des schèmes secondaires, de 9 à 12 mois. Le schème de la 
permanence de l'objet se développe. Le comportement devient délibéré et orienté
vers un but. Il y a prise de conscience de la présence des personnes et d’objets
c’est ce qu’on appelle en langage psychologique « la permanente de l’objet ».

 5. Les réactions circulaires tertiaires, de 12 à 18 mois. Le jeune enfant explore,


découvre intentionnellement son environnement, et essaie des activités nouvelles
avec curiosité. Par exemple dans son bain, il éclabousse, joue avec l'eau ou verse
l'eau dans différents contenants.
 6. Les combinaisons mentales, de 18 à 24 mois. L'enfant peut représenter

mentalement certains comportements et peut prévoir certains événements sans


avoir besoin de faire l'action correspondante (mettre un objet d'une certaine forme
dans le trou correspondant à la même forme). l’enfant s’est construit une idée
cohérente du monde qui l’entoure et explore le nouvel espace qui s’offre à lui.
s’effectue la transition entre l’intelligence sensori-motrice et l’intelligence
représentative avec l’apparition de la fonction symbolique. L’enfant peut imaginer
la trajectoire invisible d’une balle, il imite les gens. A ce stade apparait aussi un
mécanisme fondamentale dans le développement : l’imitation différée ; l’enfant
grâce à la formation d’images mentales, imite les modèle en son absence. L’enfant
est donc capable alors de différencier le signifiant (le représentation) et le signifié
(action représentée) ; cette différentiation est décisive pour la suite du
développement ; elle déterminera toutes les activités symboliques : langage,
dessin…
LE STADE DE LA PENSÉE PRÉ-OPÉRATIONNELLE (2 À 7
ANS)
 C’est le stade l'intériorisation des schèmes d'action. Ceux-ci sont acquis et
coordonnés dans la pensée sous forme d'image mentale (représentation).
L'action peut être effectuée en parole ou par imitation en dehors de la
présence d'objet:

Ce stade comporte 2 sous-stades :


 la fonction symbolique, de 18 mois à 4 ans, (5 conduites: imitation différé, le
jeu symbolique, le dessin, l'image mentale et le langage),
 la pensée intuitive de 4 à 6/7ans.

L'intelligence est irréversible : incapacité de faire de l'action A-B, l'action B-A.


Par exemple, on place un enfant devant une maquette sur une table comportant
3 montagnes de taille différentes (l'endroit où est assis l'enfant sera le point
A). 3 poupées sont assise en face, à droite et à gauche de l'enfant (point B, C
et D) On lui demande alors ce que voit chacune des poupées en lui présentant
différentes images. Ce n'est qu'à partir de 7/8 ans que l'enfant arrivera à
coordonner toutes les transformations et à deviner l'image que voit la poupée.
Par exemple on présente à l'enfant une boule de pâte à modeler, on la
transforme devant lui en un long bâton, l'enfant est incapable de retransformer
le bâton en une boule : irréversibilité de l'action.
LA CENTRATION SUR LE POINT DE VUE

 L'égocentrisme : le test des 3 montagnes


 On demande à l'enfant d'indiquer ce que la poupée
voit. La fillette en phase préopératoire pense que la
poupée voit la scène telle que elle, elle la voit. Selon
l'enfant, la poupée voit la petite maison (qui est bien
sûr cachée).

 L'enfant en phase préopératoire n'a pas encore la


notion qu'il est possible d'avoir un autre point de vue
que le sien.

 L'enfant au stade préopératoire est encore prisonnier


de ses perceptions immédiates. Il n'est pas encore en
mesure de faire la distinction entre ses perceptions du
monde et la réalité.
LE STADE DE LA PENSÉE PRÉ-
OPÉRATIONNELLE (2 À 7 ANS)
 Au cours de cette période, l’accès aux symboles
permet à l’enfant de passer des schèmes sensori-
moteurs aux schèmes conceptuels. Il construit sur le
plan de la pensée ce qu’il avait construit au stade
sensori-moteur.
 Apparition de la représentation symbolique qui
consiste à élaborer « en pensée » des images à partir
des objets ou des mouvements du monde réel. Elle
s’achève par la pensée intuitive qui se caractérise
par la concentration de l’enfant sur l’apparence des
choses et par l’absence de raisonnement logique.
Cette possibilité de représenter symboliquement les
choses transparait à travers des activités suivantes :
LE STADE DE LA PENSÉE PRÉ-
OPÉRATIONNELLE (2 À 7 ANS)
 le langage, apparition entre 2 et 4 ans
permet un développement cognitive très
important : l’enfant différencie les objets et
leur fonction ; leur dénomination est par
conséquent, de plus en plus précise ;
 le jeu symbolique ou jeu de fiction( jouer à
la poupée; faire semblant de dormir ; boire
dans une tasse vide…) et enfin le dessin
constitue aussi une activité privilégiée à
travers laquelle on peut évaluer à la fois
l’évolution de la fonction symbolique et la
structuration cognitive de l’espace.
 La fonction du jeu chez l’enfant
 Pour tout le monde, mais particulièrement pour l’enfant,
vivre c’est agir. L’activité est un besoin impérieux pour son
corps comme pour son esprit. Cette activité, pour l’enfant
se traduit dans le jeu. Quand il joue, il ne s’ennuie pas, il
est occupé, il est heureux. « Un enfant qui ne joue pas,
n’est pas point un enfant normal, et son épanouissement
adulte en sera affecté. Vouloir réprimer l’activité ludique
de la jeunesse, sous prétexte qu’elle équivaut à une perte
d’énergie et de temps, c’est mettre obstacle à son
développement et à l’enrichissement dont elle a besoin au
rythme de sa vie. » (Defrance.).
 Le jeu est une activité à laquelle on s’adonne pour se
divertir pour en tirer un plaisir (d’après le petit Larousse).
 Le jeu est une activité de divertissement et aussi une
activité intellectuelle ou gestuelle qui n’a d’autre fin que
l’amusement de celui qui s’y livre (d’après Hachette
francophonie).
 Le jeu est aussi une activité éducative qui est un
exercice qui se réalise en classe dans un but
d’orthopédie mental, c'est-à-dire cet exercice lui
permet d’améliorer les perceptions, l’esprit
d’observation de développer le jugement, d’entraîner la
mémoire, de captiver l’attention mais aussi il augmente
le sens social des enfants.

 Au cour de la première année, le jeu est principalement


jeu d’exercice comparable à certaines activités
pouvant être observées dans le comportement animal et
dont le but est de permettre à l’enfant de s’adapter à
certaines situations ou de rechercher un plaisir. C’est
l’âge au cours duquel l’enfant répète par plaisir une
opération qu’il a expérimenté auparavant (secouer un
hochet, faire se balancer un objet pendu `a une ficelle
au dessus du berceau)
 Jeu symbolique : Le jeu dans lequel l’activité ou le jouet
renvoie à autre chose que lui-même.
 Vers 18 mois l’enfant joue à la poupée, il fait pleurer, marcher,
dormir son jouet, il fait comme s’il s’agissait d’un vrai bébé. Le
jouet représente autre chose que lui-même, il a valeur de
signifiant constitutif d’un monde imaginaire.
 Aux environs de 2 ans l’enfant a la capacité de transformer la
fonction d’un objet en l’as- simulant à un autre, il peut par
exemple utiliser un petit bâton comme s’il s’agissait d’un
crayon.
 Après 2 ans il effectue des combinaisons symboliques, il parle
`a sa poupée en faisant semblant de lui donner `a manger, de
lui donner un bain dans une eau imaginaire en faisant comme si
elle était trop chaude...
 Mais si le jeu est pour l’enfant une manière de s’assimiler le
monde il joue aussi une fonction fondamentale dans la
construction de la personnalité C’est ce que montre Piaget dans
les stades de l’évolution des combinaisons symboliques après 2
ans et Freud qui interprète le jeu comme une maîtrise de ses
pulsions par l’enfant.
 Le dessin chez l’enfant
 Le graphisme est aussi un moyen d’expression pour
l’enfant, mais pas dans le même sens que pour l’adulte
chez qui le geste graphique maîtrisé permet de manifester
une intention claire. Chez l’enfant le graphisme nécessite
deux conditions de développement. La maîtrise du corps
et des gestes, qui sont des révélateurs de la motricité. Ces
activités enrichissantes pour l’enfant sont à cultiver, car
elles permettent le développement de l’intelligence, la
projection du schéma corporel et l’expression de
l’affectivité. Le dessin est par définition une activité
significative. C’est tout d’abord un signe indiquant les
progrès du développement moteur de l’enfant. L’enfant
exprime également par le dessin la manière dont il se
représente son propre corps (le dessin du bonhomme est
révélateur du degré d’évolution du schéma corporel).
 Les progrès dans le dessin sont également
́ des indicateurs
du développement intellectuel de
 l’enfant il est également un révélateur de la personnalité
ainsi pour les psychanalystes le dessin est révélateur de
certains contenus inconscients et permet de se libérer du
refoulé en l’exprimant.
 Avant 3 ans, c’est le gribouillage, tout trait effectué par
l’enfant à l’aide de ses doigts qui se manifeste plus
spécialement avec crayon et feuille de papier, après 3 ans
l’enfant accède au dessin symbolique, il va donner du sens
à ses productions graphiques, ces dernières vont avoir
valeur de symboles, les dessins vont renvoyer à autre chose
qu’eux-mêmes. Le dessin sera souvent accompagné d’une
activité verbale, par exemple le dessin d’un cercle sera
accompagné de « roule, roule... ».
 Ce n’est pas pour autant que l’enfant veut représenter
quelque chose de précis, il veut simplement laisser une
trace sur le papier et son expression verbale manifeste la
manière subjective dont il éprouve le monde. C’est
pourquoi le dessin avant d’être représentation précise de
quelque chose est plutôt de l’ordre de l’idéogramme.
LA CONSERVATION DE LA MATIERE ET DES
QUANTITES
 Expérience de la conservation des liquides. On dispose de 2 verres
identiques A et B. On ne touche pas au verre A et on transverse le
verre B dans un verre C de forme différente. On demande à l’enfant
s’il y a toujours la même quantité d’eau dans les verres A et C. C’est
seulement vers 7 ans que l’enfant admet qu’il y a la même quantité
de liquide.
 Si l'enfant constate que les quantités sont différentes en répondant
qu'il y a plus de liquide dans le récipient A que dans le récipient C, il
est déclaré non conservant c'est-à-dire qu'il n'a pas atteint le stade
de la conservation des liquides dans son développement cognitif.
 Pour Piaget, l'apprentissage correspond au passage d'un stade de
développement à un autre. Dans le cas de l'expérience qui nous
occupe, cela implique que l'enfant puisse dépasser sa centration sur
la hauteur du liquide en prenant simultanément en compte la
hauteur et la largeur du récipient. Cette exigence, qui est contraire à
son comportement spontané, crée chez l'enfant un conflit cognitif
dont le dépassement impliquera l'intervention d'un processus de
rééquilibration qui conduira à la modification de sa structure
cognitive par accommodation.
LA CONSERVATION DE LA MATIERE ET DES
QUANTITES
 l'expérimentateur présente à l'enfant 2 boules de pâte à
farine 'ayant la même quantité de pâte, identique. La
boule A (témoin) est placée devant l'élève, la boule B
(Q1).
 les réponses:
 A 5 ans, l'enfant répond: il y a moins de pâte dans le
boudin. (la boule témoin est plus grosse)
 Il y a plus de pâte dans boudin parce qu'il est plus long...
 Vers 7 - 8 ans, les enfants affirment que la quantité est
identique "c'est la même chose, on a rien enlevé, on a
rien ajouté, si on refaisait la boule, on aurait la même
chose. A l’âge scolaire (vers 7 ans), l’enfant affirme
qu’il y a la même quantité et argumente : On peut
refaire la boule, On n’a rien changé, rien ajouté, rien
enlevé, c’est la Réversibilité
LA CONSERVATION DE LA MATIERE ET DES
QUANTITES

 La conservation du poids vers 9 – 10 ans.


 Expérience, on reprend l’expérience de la pâte à
modeler avec 2 boules de même quantité et de
même poids. On les met sur une balance. On
aplatit une des boules. De façon générale, à partir
de 7 – 8 ans, l’enfant répond correctement pour les
2 boules. Il a acquit la conservation de la matière
mais lorsqu’on opère les transformations alors qu’il
admettait l’invariance de la quantité de matière, il
ne comprend pas que le poids se conserve. Il faudra
attendre au moins 2 ans pour que l’enfant admette
l’invariance du poids. Les arguments utilisés seront
toujours les mêmes. On peut dire que l’enfant est
conservant lorsqu’il donne un argument.
LA CONSERVATION DE LA MATIERE ET DES
QUANTITES
La conservation du volume vers 11 – 12 ans.
 Pour tester la conservation du volume, l’expérimentateur prend 2
verres et fait constater l’égalité des niveaux par l’enfant. On prend 2
boules de pâtes à modeler identiques. On met une boule dans le verre
A et on demande ce qui va se passer si on met l’autre boule dans le
verre B. L’enfant vers 10 ans admet tout de suite qu’on doit arriver au
même niveau d’eau mais quand on opère des modifications de la
forme de la boule B, il recommence à être non conservant. C’est
seulement vers 11 – 12 ans à la fin du stade opératoire concret que le
raisonnement de l’enfant concernant le volume devient concret.
 Au stade pré opératoire, l’enfant croyait que la transformation avait
modifié toutes les propriétés de l’objet. L’enfant ne voit pas qu’un
élément au moins reste inchangé, c’est pour que cela que son
raisonnement est incorrect. Alors que le raisonnement de l’enfant plus
âgé est correct justement parce que l’enfant admet qu’il existe au
moins une propriété qui est invariante et qui permet le retour à l’état
initial. On dit que l’enfant d’âge scolaire fait preuve de décentration
puis qu’il arrive à prendre en compte plusieurs dimensions ou
caractéristiques de l’objet.
LA CONSERVATION DE LA MATIERE ET DES QUANTITES
 Les nombres
 On dispose un nombre de jetons blancs en ligne, un peu espacés, on demande à
'l'enfant de prendre autant de jetons rouges et de les placer en ligne sous la
première rangée.

 A 4/5 ans, l'enfant construit une ligne de jetons rouges aussi longue que la ligne de
jetons blancs mais en comblant les intervalles.

 A 5 - 6 ans, l'enfant dispose un jeton rouge sous chaque jeton blanc, en utilisant le
terme à terme, mais si l'observateur sépare un peu plus une des deux rangées,
l'enfant dit qu'il n'y a "plus la même chose de jetons".

 A 7 ans, la correspondance terme à terme est acquise, quelque soit l'arrangement


des jetons.
LES OPERATIONS CONCRETES
 Classification: l’enfant est capable
d’effectuer une classification selon des
critères simultanésVers l’âge de 7-8 ans,
l’enfant acquiert le principe de l’inclusion
des classesInclusion des classes: un même
objet peut appartenir à différentes
catégories à la fois; ces catégories ont un
rapport logique entre elles.
LES OPÉRATIONS CONCRETES
 Sériation: capacité d’ordonner les éléments
de manière séquentielleVers l’âge de 3-5
ans, l’enfant ne peut qu’effectuer une
sériation partielleC’est vers l’âge de 7-8 ans
qu’il développe l’utilisation de méthodes
systématiquesAu stade des opérations
concrètes, l’enfant développe la capacité
d’intégrer un nouvel élément dans une série
LES OPERATIONS CONCRETES
 Opérations sur les nombres:Application
avec constance des règles de l’addition et de
la soustractionLa compréhension
d’opérations mathématiques plus complexes
est rendue possible grâce à la classification
et la sériation
LES OPERATIONS CONCRETES
 Logique inductive: l’enfant développe sa
capacité à faire des liens et associer des
actions. La logique déductive est plus faible
chez les enfants dans la période des
opérations concrètes.
 Incapacité à passer du général au particulier.
Difficulté à manier mentalement des idées
 Induction: raisonnement logique permettant
de passer du particulier au général.
LES OPERATIONS CONCRETES
 DONC: les enfants apprennent beaucoup plus
facilement si la matière est présentée de
manière concrète, avec beaucoup
d’exemples et laissant place à
l’expérimentation
LE STADE DE LA PENSÉE
OPÉRATIONNELLE CONCRÈTE (7 À 12
ANS)
 C'est un stade ou les opérations concrètes se concrétisent.
Apparition d'opérations logiques de raisonnement portant sur des
objets présents ou immédiatement représentables. L'intelligence va
devenir réversible (possibilité de dérouler et d'utiliser les actions du
début à la fin et de la fin au début), ce qui va permettre les
opérations de conservation, de sériation, de classification, de
l'inclusion, de construction du nombre sur des objets perceptibles ou
susceptibles d'être produits mentalement.
 Les opérations logiques portent sur les données de la réalité.
 A ce stade non seulement l’action est intériorisée mais en plus elle
devient réversible.
 C’est le passage de l’intuition à l’opération, il reconstruit sur le
plan mental ce qui était déjà acquis en action. Ainsi il progresse
d’un état initial où tout est centré sur le corps et l’action propre à
un état de décentration par lequel il pourra imaginer, et anticiper
les objets et les évènements repérés dans l’univers. Il ne peut
raisonner que sur du matériel concret
LE STADE DE LA PENSÉE
OPÉRATIONNELLE CONCRÈTE (7 À 12
ANS)
 Un certain degré d’abstraction permet aussi
d’aborder des disciplines comme les mathématiques
où il devient possible pour l’enfant de résoudre des
problèmes avec des nombres, de coordonner des
opérations dans le sens de la réversibilité, mais
toujours au sujet de phénomènes observables.
 Cependant, à ce stade, si on lui pose verbalement un
problème qui implique la transitivité (et qui
nécessite par conséquent la maitrise des opérations
dites formelles) l’enfant est incapable de raisonner :
Neima est plus petite que Ali et Ali est plus petit
que Ahmed; Neima est-elle plus grande ou plus
petite que Ahmed
LE STADE DE LA PENSÉE OPÉRATIONNELLE
FORMELLE (12 À 16 ANS)

C’est le stade de la pré-adolescence entre 12 et 16


ans, l’enfant parvient à se dégager du concret et à
situer le réel dans un ensemble de transformations
possibles. Le développement intellectuel se poursuit
par une transformation de la pensée qui devient plus
abstraite.
LE FACTEUR SOCIAL DANS LE
DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT
 Dans les approches piagétiennes, les processus
constructeurs de l’appareil cognitif relèvent de
modèles explicatifs binaires (composé des deux
éléments) concernant les interactions
individu/objet.
 Mais pour Vygoskgy et les approches socio-
constructivistes, les processus constructeurs qui
relèvent de modèles explicatifs ternaires
(composé de 3 éléments) concernant les
interaction individu / objet /contexte social. Dans
cette perspective, la dimension sociale est
considérée comme étant inséparable aux
processus eux-mêmes.
 A partir de 6 mois, chaque bébé fait ses connaissances avec
ses voisins immédiats. La découverte de l’autre se
développe avec la locomotion vers 9 mois, l’enfant
commence à s’observer, se toucher, s’imiter, se tendre les
objets. Les jeux à 2 à cet âge, consistent en manifestations
affectueuses ou agressives. Mère et père influencent le
profil de comportement de l’enfant et les premières
années de la vie se révèlent capitales pour son élaboration.
Le développement social comme le développement moral,
se constitue donc en grande partie entre 0 à 3 ans en
moyenne et à partir de la relation aux parents.

 De 2 à 7 ans l’enfant a tendance à aller vers l’autre. A


partir de 4ans, les interactions se multiplient, les enfants
commencent à agir ensemble et à poursuivre des fins
constructives.
 L’enfant présente à partir de 6 ans des comportements
socialisés respects des autres, conscience de leurs
qualités, collaboration préoccupation d’autrui, etc. Vers 8
ans à 11 ans, l’enfant dépasse l’égocentrisme, il se met à
la place de l’autre dont il commence à saisir les intentions.
La coopération et l’autonomie existent, il développe le
sens de la justice. Le thème dominant de cette période est
la volonté d’apprentissage. Devant la quantité de
connaissances à acquérir, le problème est celui de devenir
et d’éviter le sentiment d’infériorité associé à l’échec (une
estime de soi suffisamment bonne et indispensable pour
poursuivre les apprentissages. En effet l’enfant peut avoir
plus confiance en lui grâce à ce qu’il apprend et réussit à
faire à l’école. Ou au contraire, il peut sentir incapable de
faire ce que l’école lui demande, développer un sentiment
d’infériorité et de ne plus oser essayer quoi que ce soit, de
peur de rater ce qu’il entreprend. Le résultat est alors
assez déterminant pour se sentir compétent ou non, face à
des nouvelles exigences.
LE DÉVELOPPEMENT AFFECTIF

 L’enfant se différencie peu à peu de sa mère et la relation


objectale (qui est extérieur de la personne) s’établit vers la
fin de la première année. Son développement comportes
trois stades :
 Stade non objectal : le nouveau né ne différentie pas le moi
et le non moi. Le nourrisson suit des yeux les mouvements
d’un visage et fixe le visage de sa mère durant la tétée
 Le sourire du 3ième mois (stade du précurseur de l’objet) :
entre 2 à 6 mois l’enfant sourit à n’importe quel visage
mobile représenté de face.
 L’angoisse du 8ième mois (stade de l’objet libidinal) : après 6
mois, l’enfant ne sourit plus à n’importe quel visage, il
distingue donc bien ses parents, puis les personnes amies,
des personnes étrangères. Bowlby étudie le lien qui unit
l’enfant et la mère : il s’appelle l’attachement
 Il consiste en une interaction une communication qui
vise à rapprocher la mère et l’enfant. Elle comporte
des signaux pour attirer et retenir l’attention de la
mère comme crier, sourire, bailler et des
comportements d’approche, chercher, suivre, sucer.
 Vers 3 ans il s’agit d’une sorte de formation objective
où la mère devient un objet indépendant, permanent
dans le temps et dans l’espace. L’affectivité
imprègne toute la personnalité de l’enfant de 3 à 6
ans. Sur le plan intellectuel, la représentation qu’il
se fait du monde, le prouve clairement. A cet âge,
l’enfant exprime surtout sa vie affective au travers
de sa motricité le dessin comme un bonhomme par
exemple et le jeu comme les personnages
représentant les membres de famille.
  
 Durant la période de 6 à 11 ans, ce sont les
amis, l’école, les connaissances en un mot, la
vie extra-familiale et sociale qui sont au
premier plan. L’enfant a pris momentanément
de la distance par rapport aux questions qu’il
s’est posées jusque-là : la place de chacun
dans la famille, la différence des sexes et des
générations, toutes ces préoccupations qui
étaient prépondérantes durant les années
précédentes passent au second plan. A partir
de 11ans et plus, le développement affectif
est caractérisé par la période de latence (fin
période du complexe d'oedipe et début de la
puberté) et la place génitale (Freud)