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Pathologies dermatologiques

(suite)

Dr Guemkam Georgette
CME/FCB
B. Maladies inflammatoires de la peau
Plan:
• Psoriasis
• Eczéma
• Urticaire
1. Psoriasis
Psoriasis
Psoriasis: inflammation chronique de la peau. Non contagieuse.
• Prédisposition génétique. Maladie imprévisible
• Clinique: plaque rouge bien délimitée au niveau des zones de
frottement coudes, genoux, recouvertes de fragments de peau
blanchâtre et sèche qui se détache (squame)
• Plusieurs formes: lésion en goutte, en plaques, du cuir chevelu,
psoriasis inversé (pli), psoriasis des muqueuses, pustuleux,
érythrodermie, palmo- plantaire…
• Diagnostic: clinique- biopsie cutanée
Psoriasis 1
Traitement
• Local: dermocorticoïde, corticoïde + vitamine D3, bains et produits
hydratants, acide salicylique
• Général: méthotrexate, ciclosporine
• Évolution: imprévisible, poussée isolée parfois nouvelles lésions
plusieurs années plus tard
2. Eczéma
Eczéma 1

* stigmates de la prédisposition endogène


- Eczéma atopique: tête+++: prurit, sécheresse
peau, début enfance, IgE ↑, transpiration…

* signes des facteurs environnementaux


- Eczémas de contacts: allergique 20%, irritatif 80%
- Produits usuels: parfum, médicaments, froid, acide…
Eczéma 2
Classification des eczémas:
• Eczémas „constitutionnels“ ou „endogènes“
- Eczéma atopique ; (e. séborrhéique)
- Facteurs environnementaux aggravants
- Facteur endogène persistant (atopie)
• Eczémas d‘origine „exogène“
- Eczéma de contact (irritatif ou allergique)
- Facteurs environnementaux prédominants
- Facteurs endogènes prédisposants (atopie, âge)
3. Urticaire
Urticaire +++
• Réaction cutanée liée à l’immunité. 4 types de réactions immunitaires
• Il existe des pneumallergènes: poussière de maison, acariens, pollens,
plumes, poils et squames d’animaux, moisissures et
• Des trophallergènes: protéines alimentaires: arachide, lait de vache,
fruit de mer, poisson noir, écrévisses…
• Médicaments: IEC..
• Venins d’hyménoptères et le latex.
Urticaire 1
• Définition: éruption cutanée qui se caractérise par de démangeaison
et l’apparition rouge en relief (papules), qui ressemblent aux piqures
d’orties
• Urticaire aigue: déclenchée par une infection. Elle peut toutefois
également être un symptôme d’une allergie, par exemple à un
aliment, à un poison d’insecte ou à un médicament
• L’anaphylaxie est une réaction d’hypersensibilité immédiate aiguë
systémique sévère, touchant deux organes ou plus, et engageant le
pronostic vital
Urticaire 2
• Accumulation de papules, de quelques mm à cm, accompagnés de
rougeur cutanée, prurit accentué si grattage. Les symptômes
surviennent dans les minutes suivant l’exposition à un facteur
déclenchant, allergène le plus souvent, qui peut être ingéré, respiré,
injecté, ou encore touché
Urticaire 3
• Signes respiratoires : la rhinite se manifeste pas des éternuements,
un prurit nasal et une rhinorrhée claire.
L’oedème de Quincke ou œdème laryngé se traduit cliniquement par
une dyspnée, une dysphonie et/ou une dysphagie. Il s’associe ou non à
un angioedème de la langue, de la luette, du visage ou du cou (fig. 2).
Le bronchospasme s’exprime cliniquement différemment suivant son
intensité : de la toux pour un bronchospasme mineur, jusqu’à l’arrêt
respiratoire avec intubation orotrachéale, impossible pour un
bronchospasme complet.
Urticaire 4
• Signes digestifs : ce sont les nausées, vomissements et diarrhées.

• Signes neurologiques : ce sont les céphalées, agitation,


désorientation jusqu’au malaise avec perte de connaissance.

• Signes cardiovasculaires : ils comprennent hypotension artérielle,


tachycardie ou bradycardie (notamment chez les patients sous
bêtabloquants).
Urticaire 5

• Choc anaphylactique : c’est le stade le plus grave avant l’arrêt cardio


-circulatoire. Il se manifeste par une hypotension artérielle avec
pression artérielle systolique inférieure à 80 mmHg , associée à des
signes cliniques d’hypo-perfusion tissulaire (oligurie, trouble de la
conscience) et à des signes de vasodilatation périphérique (chaleur
des extrémités et présence inconstante d’un érythème cutané
généralisé).
Urticaire 6

• Des signes cutanés s’associent parfois aux signes systémiques décrits


ci-dessus : prurit, très évocateur quand il prédomine aux paumes et
plantes, érythème généralisé, urticaire généralisée, angioedème sans
atteinte laryngée
Œdème de Quincke
Urticaire 7
• Diagnostic: test dermatologique/test sanguin
• Traitement:
- Si pas grave: antihistaminique, corticoïde per os
- Si grave:
• adrénaline: 0,05 à 0,1 mg/kg en IM, oxygène si besoin, désobstruction
des voies aériennes supérieures
• corticoïde injectable: dexaméthasone…
• Crème hydratante
• Prévention +++
C. Affections tumorales cutanées
Plan
1. Tumeurs bénignes
- Naevus
- Angiome
- Dermatofibrome: kéloïde
- Neurofibromatose
- Lipome
- kyste
Tumeurs bénignes de la peau 1
1. Naevus: lésion brune ou noire
• Plusiuers types+++
• Surveillance surtout forme géante ou malformative ou
• D’apparition à l’adolescence
• La plupart des nævus apparaissent dans l’enfance, mais leur nombre
final dépend de la génétique familiale et de l’exposition au soleil,
surtout celle reçue dans les premières décennies
Tumeurs bénignes de la peau 2
2. Angiome: agglomération de vaisseaux sanguins ou lymphatiques
réalisant une tuméfaction
Hémangiome:
• prolifération dermique
bénigne, clonale, de cellules
endothéliales avec
formation de néo-vaisseaux
Tumeurs bénignes de la peau 3
• Hémangiome suite: plus fréquents chez les prématurés. origine est
inconnue.
• Evolution: Elle est stéréotypée et constitue un
élément important du diagnostic. Les hémangiomes
sont absents à la naissance ;
• parfois précédés par des signes précurseurs
initiaux : zone de vasoconstriction (macule plus
pâle) ou au contraire zone de vasodilatation
(pseudo-angiome plan) ;
Tumeurs bénignes de la peau 4
• et passent par une phase de croissance suivie d’une phase
d’involution
• La majorité des hémangiomes régresse totalement sans séquelles et
ne nécessite aucun traitement.
• Complications liées au siège:
- Ulcération
- Amblyopie/ orbito- palpébrale
- Esthétique
- Malformative…
Tumeurs bénignes de la peau 5
3. Dermofibrome: kéloïde
• Plus fréquent sur peau pigmentée
• Tendance récidive après traitement
• Traitement: dermocorticoïde
• Kenacort pour infiltration++++
Tumeurs bénignes de la peau 6
4. Neurofibromatose
• Cette affection héréditaire se transmet selon le mode
autosomique dominant
• Son évolution est complètement imprévisible
• Il n'existe pas de traitement spécifique de cette maladie
• Il est primordial de surveiller le développement
neuro-psychologique des enfants de façon à pouvoir proposer des
mesures éducatives appropriées à leur état.ie
Tumeurs bénignes de la peau 7
5. Lipome
• Le lipome est une masse qui prend naissance dans les cellules
graisseuses
• Le lipome est une masse molle et caoutchouteuse. Les médecins ne
l’enlèvent habituellement pas
• Si besoin par excision chirurgicale.
Tumeurs bénignes de la peau 8
• 6. Kystes dermoïdes: sont des développements tissulaires
bénins, congénitaux caractérisés par la présence de
follicules pileux, de cheveux, de glandes sébacées,
matériel kératasique ou autres cristaux de
cholestérol.
• L'aspect clinique de ces tumeurs dépend
essentiellement de leurs localisations: extra orbitaire++++
Chirurgie+++
Tumeurs bénignes de la peau 9
7. Tâches mongoloïdes
Tumeurs bénignes de la peau 10
• La tâche mongoloïde = tâche mongolique, tâche bleue mongolique
ou tâche pigmentaire congénitale (TPC), est une mélanocytose
dermique (ou mélanose dermique) congénitale.
• Elle est constituée d'une tâche de taille variable, de couleur gris-bleu
ou gris-marron qui apparaît chez le nourrisson à la naissance ou plus
tard, et disparaît dans le courant de l'enfance.
• située le plus souvent au sommet du pli inter fessier, au niveau de la
région sacro-lombaire ou sacro-coccygienne.
• Elle est liée à un trouble de la migration de mélanoblastes pendant la
vie fœtale
Tumeurs malignes de la peau

2. Tumeurs malignes

- Mélanome: 0
- Lymphome de la peau: 0
Tumeurs malignes de la peau 1

1. Kératose solaire: épaississement de la couche cornée de l’épiderme


Due exposition excessive au soleil
Rare grâce aux crèmes solaires

2. Naevus mélanocytaires: problème de leur transformation en


mélanome malin d’où leur surveillance+++
Naevus acquis et congénital = surveillance
Syndrome du naevus dysplasique: dermatologue++++
il apparait vers 6 ans, à transmission autosomique
dominante, 1 cm, poly-chromique, inhomogène à contour
irrégulier, dont le nombre peut augmenter suivi de
mélanome malin.
Diagnostic: histologie
D. Autres affections cutanées de l’enfant
Acné infantile
• Affection très fréquente chez l’adolescent dont le diagnostic est facile,
mais la réponse au traitement lente, ce dernier est souvent mal accepté
et exécuté.
• Lésions sont inflammatoires (pustule, nodule, kyste) et non
inflammatoires (comédon ouvert: point noir; comédon fermé: microkyste;
papule)
• Causes
- acné néonatale: hormone maternelle
- acné grave: conglobata, fulminans
- acné médicamenteuse: vit B, isoniazide, barbiturique, iode…
Acné infantile 1
• Traitement: dérivé de la vitamine A per os: tératogène++++, en
topique: exfoliant; benzoate peroxyde est antiseptique;
érythromycine 2%
Dermite du siège
• Macération simple du siège: plis érythémateux
• Dermite séborrhéique: plis érythémato-squameux, squame du cuir
chevelu, plis faciaux: imidazolés

• Leiner moussous: dermatose séborrhéique


• Candidose: érythème péri- anal avec pustules satellites
• Psoriasis des langes: érythème bien limité, squames micacées
Dermatose plantaire: pulpite, eczéma dyshidrosique,
dermatose plantaire juvénile: pulpite sèche vernissée du tiers
antérieur de la plante du pied souvent entre 3 et 6 ans.
D’origine allergique+++, mycose, eczéma…
Recherche et éviction de l’allergène, froid, humidité, produits
caustiques ou aliments caustiques (tomate, ail, crustacés…)
Chéilite des lèvres: inflammation des lèvres d’aspect
blanchâtre et desquamatif, avec aspect de macération,
accompagnée de fissures transversales et d’une bordure
rouge vif sur la ligne de fermeture de la bouche avec
d’éventuelles croutes.
Carences en vitamine B2, fer..
• Autres affections parfois générales incluant la peau
1. Fièvres éruptives
• Rougeole
• Variole
• varicelle
• Scarlatine
• Rubéole
• Kawasaki
• Herpès
• Mégalérythème épidémique
• Exanthème subit et mononucléose infectieuse
Rougeole: 4 phases: invasion silencieuse, invasion avec
catarrhe fébrile, éruption dite morbiliforme suivie d’une
desquamation avec état de fatigue persistant
complication à craindre: encéphalite/ PESS
Variole: éliminée depuis 1978
Mouchetage de pustules , une seule poussée
Traitement symptomatique
Complication: surinfection, cicatrices visage, cécité,
déformation des membres …
vaccination dangereuse
Diagnostic différentiel: varicelle
Scarlatine: fièvre, langue framboisée. Exanthème maculo-papulaire
avec des éléments très petits et confluents, sans espaces de peau saine
entre les lésions. Débute sur le thorax, ensuite l’abdomen, cou, visage et
extrémités. Desquamation, fine ou lamelles commence entre 10 et 20
jours après le début des symptômes.
Traitement: pénicilline G, érythromycine ou clindamycine pendant 10
jrs
Rubéole: fièvre, mal de tête, légère conjonctivite parfois
douleur oculaire, adénopathie latéro-cervicale, retro-
auriculaire et occipitale, ainsi qu’un exanthème macro-
papulaire sur le visage, le cou, qui s’étend ensuite sur le
tronc. Il est de couleur saumonée et n’aboutit pas à une
desquamation à la fin.

Rubéole congénitale
Retard de croissance intra utérin, ictère, hépatomégalie,
SPM, purpura/pétéchie, éruption cutanée, chorio-rétinite,
calcifications intracrâniennes, anémie,
thrombocytopénie, cataracte, surdité, malformation
cardiaque, micro-crânie, lésions osseuses
***Maladie de Kawasaki
Fièvre au moins 5 jours, conjonctivite bilatérale, atteinte de la bouche,
rougeur palmo-plantaire, érythème polymorphe du tronc, ADP cervicale
> 1,5 cm, signe cardiaque…
Complication: anévrysme coronarien
Traitement: aspirine, immunoglobuline IV
Mégalérythème épidémique

• Il est lié à la diffusion systémique après contamination respiratoire, du


parvovirus B9.
• Incubation brève 10 à 12 jours= phase virémique, parfois frisson et
myalgie
• Invasion: muette (1 semaine) et la maladie se marque uniquement
par sa phase d’état, survenant 18 à 20 jours après le contage et
marquée de l’éruption. Celle-ci évolue en 3 stades: érythème maculo-
papuleux des joues « en paire de claques » macules rosées sur les
membres, en carte géographique ou en dentelle s’effaçant lentement
Traitement: symptomatique
Exanthème subit ou 6 ième maladie

• Incubation: silencieuse 3 à 5 jours


• Invasion: fièvre élevée pendant 3 jours, rougeur vésiculeuse du
pharynx et adénopathies cervicales
• Phase éruptive apparait au 3ième jour de la fièvre: celle-ci chute
brutalement et simultanément apparaissent sur le tronc et les
membres des macules ou maculo-papules rosées très pales
respectant la face. L’enfant recouvre un état général normal
• L’éruption ne dure jamais > de 48 heures et peut passer inaperçue
• Diagnostic clinique
• Traitement: symptomatique
Mononucléose infectieuse

• Due au virus EBV


• Fièvre + angine pultacée et syndrome lympho-ganglionnaire clinique
(ADP, SPM, élévation des enzymes hépatiques)
• Rash lors de la fièvre(macules ou maculo-papules)
• Diagnostic: anticorps anti-EBV
• Traitement: symptomatique
2. Terrain lié au vih
3. Infestations cutanées
• Gale
• Pédiculose
• Piqures d’insectes
• Onchocercose
• Larva migrans cutanée
• Loase
• Filariose lymphatique
Onchocercose: dermatite prurigineuse, nodules sous cutané, atteinte
oculaire
Traitement: ivermectine
Gale: prurit familial et nocturne++++
Nourrisson: lésions vésiculo-pustuleuses
palmo-plantaires et des papulo-nodules
axillaires
Enfant: lésions eczématiforme poignet, fesse,
OGE et axillaire
Traitement: Ascabiol crème et vêtements+++
Poux du cuir chevelu et du corps: contagieuse.
Cette infestation de la peau se manifeste essentiellement par des
sensations de grattage du cuir chevelu
Le rasage total du crâne est la méthode la plus radicale (efficace,
rapide). Usage du sèche cheveux
Diméthicone???
Refaire le traitement 10 jours plus tard pour tuer toutes les lentes
Piqures d’insectes
Myiase
Abeille
Moustique…
Larva migrans cutanée: lésion prurigineuse, serpigineuse. Guérison
spontanée en quelques semaines
Traitement: Thiabendazole crème ou Ivermectine 150 ug/kg en prise
unique
Loase: adolescent
Filariose lymphatique???
Conclusion
• Rôle protecteur de la peau
• Reconnaître la lésion élémentaire
• Pas de traitement intempestif car organisme en croissance
• Songer à référer ou prendre un avis spécialisé si dans le doute
• Bien s’hydrater régulièrement : boire > 1 l d’eau / jour…
• Fièvres «éruptives morbiliformes » sont: rougeole, rubéole,
exanthème subit, mégalérythème épidémique, MNI= maculo-
papuleux avec espace de peau saine

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