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PROJET PLAN D’EXPERIENCE

Ichrak HAKIM
Samia SOUIIFI
Ghassen CHEFFAI
Amine CHERNI
MÉTHODOLOGIE DES
SURFACES DE RÉPONSES,
PLAN BOX-BEHNKEN
PLAN: 01 INTRODUCTION

02 MÉTHODOLOGIE DES SURFACES DE


RÉPONSES

03 PLAN BOX-BEHNKEN

04 EXEMPLE

05 CONCLUSION
01 INTRODUCTION:

Un plan de surface de réponse est un ensemble de technique de plan d’expériences qui


nous permettent de mieux comprendre et d’optimiser la réponse . La méthodologie du
plan de surface est souvent utilisée pour mettre au point des modèles suites à la
détermination de facteurs importants à l’aide de plans de criblage ou de plans factoriels .
Parmi les deux types principaux de plans de surface de réponse , on va traiter dans cette
présentation le cas des plans de box-behnken . À ce propos , on peut s’interroger : Qu’est
ce que une méthodologie du plan de surface? En quoi consiste exactement les plans de
box-behnken?
02 MÉTHODOLOGIE DES SURFACES
DE RÉPONSES

LES PLANS POUR SURFACES DE REPONSE


Les plans du second degré ou plans pour surfaces de réponse [10] permettent
d'établir des modèles mathématiques du second degré. Ils sont utilisés pour les
variables continues. Pour deux facteurs, on a
y 111211222110 2 aaaaaa 222 2 ++++++= exxxxxx {19}
Ces plans sont utiles à chaque fois que l'on se trouve près d'un maximum ou d'un
minimum. La théorie développée au cours de la première partie de cet article
s'applique à ces plans. A la fin des essais, on a un système d'équations dont les
coefficients sont obtenus grâce à la relation {4}
ˆ = )( '-1' yXXXa
Il existe plusieurs types de plans du second degré dont les principaux sont décrits cidessous.
La méthode des surfaces de réponse est un ensemble de technique mathématiques qui se base sur la
conception expérimentale pour déterminer la portée des variables d’entrée indépendantes. Cette méthode
permet, grâce à des modèles mathématiques empiriques, de déterminer une relation d’approximation entre
les réponses de sortie et le variables d’entrée pour optimiser les paramètres du procédé afin d’atteindre
des réponses souhaitables. Dans cette méthode, la réponse peut s’écrire sous la forme suivante :
y = f(X1, X2, X3 … … … … … . . Xk)+ ε
où f est la fonction-réponse qui dépend des variables aléatoires xi indépendantes ; ε est un terme qui
représente d’autres sources de variabilité.
LES PLANS POUR SURFACES DE REPONSE

Ces plans sont les plus employés car ils permettent le criblage des facteurs et conduisent parfois à des
modélisations simples mais suffisantes. Pourtant, il existe de nombreux cas où il est nécessaire d’avoir
une bonne modélisation des phénomènes étudiés et où il faut passer à des modèles mathématiques du
second degré. On fait alors appel aux plans pour surfaces
de réponse.

Ces plans utilisent des modèles polynomiaux du second degré. Nous


étudierons les trois plus importants plans de ce type : les plans composites, les plans de Box-
Behnken et les plans de Doehlert.

Le modèle mathématique postulé utilisé avec les plans pour surfaces de réponse est
un modèle du second degré avec interactions d’ordre 2 :

–pour deux facteurs :


y = a0 + a1x1 + a2x2 + a12x1x2 + a11 + a22 + e
– pour trois facteurs :
y = a0 + a1x1 + a2x2 + a3x3 + a12x1x2+ a13x1x3+ a23x2x3 + a11 + a22 + a33 + e
Il existe plusieurs types de plans du second degré dont les principaux :

• Les plans composites


• Les plans de Doehlert
• Les plans de Box-Behnken
• Les plans hybrides
• Les plans de Mozzo

Dans ce projet on va s’intéresser aux plans de Box-Behnken


03 PLAN BOX-BEHNKEN

Présentation des plans de Box-Behnken

Box et Behnken ont proposé en 1960 ces plans qui permettent d’établir directement
des modèles du second degré. Tous les facteurs ont trois niveaux : -1, 0 et +1. Ces
plans sont faciles à mettre en œuvre et possèdent la propriété de séquentialité. On
peut entreprendre l’étude des k premiers facteurs en se réservant la possibilité d’en
ajouter de nouveaux sans perdre les résultats des essais déjà effectués.
Le plan de Box-Behnken pour trois facteurs est construit sur un cube. Pour quatre
facteurs ce plan est construit sur un hypercube à quatre dimensions. On place les
points expérimentaux non pas aux sommets du cube ou de l’hypercube, mais au
milieu des arêtes ou au centre des faces (carrés) ou au centre des cubes. Cette
disposition a pour conséquence de répartir tous les points expérimentaux à égale
distance du centre du domaine d’étude, donc sur une sphère ou sur une hypersphère suivant le nombre de
dimensions. On ajoute des points au centre du
domaine d’étude
Le plan de Box-Behnken pour trois facteurs est illustré par la figure 9.2. Le cube
possède 12 arêtes.
On a l’habitude d’ajouter des points d’expériences au centre du domaine d’étude, en général trois.
Le plan de Box-Behnken pour 3 facteurs possèdedonc 12 + 3 essais, soit 15 essais.
On pourra remarquer qu’avec 4 points au centre
au lieu de 3, on obtient un plan qui répond au critère de presque-orthogonalité.
Les plans de Box-Behnken
Les points expérimentaux sont au milieu des arêtes de chacun des côtés du cube
Ce plan comporte douze essais auxquels on peut ajouter un (ou
plusieurs) point central. La matrice du Tableau 14 indique ces douze essais
accompagnés d'un seul point central. Dans la pratique on réalise souvent 3 ou 4
points au centre.
Les plans de Box-Behnken [12] répondent à un critère d'optimisation particulier :
l'erreur de prévision des réponses est la même pour tous les points d'une sphère (ou
une hyper sphère) centrée à l'origine du domaine expérimental. C'est le critère
d’isovariance par rotation. Le plus connu des plans de Box-Behnken est celui qui
permet d'étudier trois facteurs
Présentation des plans de Box-Behnken

Le plan de Box-Behnken pour trois facteurs est illustré par la figure.


Le cube possède 12 arêtes.

On a l’habitude d’ajouter des points d’expériences au centre dudomaine d’étude,en général trois.

Le plan de Box-Behnken pour 3 facteurs possèdedonc 12 + 3 essais, soit 15 essais.

On pourra remarquer qu’avec 4 points au centreau lieu de 3,


on obtient un plan qui répond au critère de
presque-orthogonalité.
EXEMPLE DE PLAN DE
04
BOX-BEHNKEN:
(UN YOGHOURT DOUX)
Dans un laboratoire industriel un chercheur est chargé d’étudier l’influence de
plusieurs facteurs susceptibles de diminuer l’acidité des yoghourts. L’acidité est
produite par les ferments lactiques qui transforment le lactose en acide lactique.
C’est la forte concentration de cet acide qui donne le goût particulier des
yoghourts bulgares. L’objectif de l’étude est de diminuer le goût acide de ces laits
fermentés. À cet effet, on prépare un lait stabilisé à partir d’un stabilisant naturel
qui atténue les variations d’acidité du produit final, le yoghourt, malgré la présence
des ferments lactiques.
La première étape du procédé (Figure 9.13) consiste à diluer le lait brut par de
l’eau, opération nécessaire pour pouvoir traiter ensuite le lait brut.
La seconde étape du procédé est une concentration qui élimine une partie du lactose
et de l’eau. Ayant moins de lactose à leur disposition, les ferments produiront
moins d’acide lactique. Les deux premières étapes ont modifié le lait qui doit être
stabilisé. C’est pourquoi le lait subit un nouveau traitement. On injecte un stabilisant. Cette
injection ne modifie pas le volume du lait traité. On obtient, en fin de
procédé, un lait stabilisé et prêt à l’emploi
Les facteurs:
Les trois facteurs retenus par l’expérimentateur sont :
– Facteur 1 : taux de dilution. C’est le rapport volume d’eau ajoutée/volume de
lait brut.
– Facteur 2 : pH lié à l’injection de stabilisant. On ajoute la quantité nécessaire de
stabilisant pour obtenir un pH donné en fin d’injection. C’est le pH qui est
contrôlé.
– Facteur 3 : taux de concentration du lait. C’est le rapport volume de lait brut/
volume de lait stabilisé. Le volume de lait stabilisé est inférieur au volume de
lait brut. Ce rapport est donc plus grand que l’unité.
Domaine d’étude :
Les niveaux haut et bas de chaque facteur sont définis comme l’indique le tableau
Réponses
La réponse choisie par l’expérimentateur est l’« appauvrissement acide » qui mesure
la perte en acide lactique. L’appauvrissement acide est d’autant meilleur que sa
valeur est plus élevée. On cherchera donc des conditions de préparation du lait qui
conduisent à une forte valeur de cette réponse. L’objectif est d’obtenir un lait stabilisé
ayant un appauvrissement acide au moins égal à 48.
Choix du plan expérimental
L’expérimentateur s’attend à des variations de la réponse correspondant à un
modèle du second degré. Après avoir examiné son problème en détail, il retient un
plan de Box-Behnken qui permet d’établir le modèle désiré et ne nécessite qu’un
nombre restreint d’essais.
Expérimentation
Les résultats des essais sont rassemblés dans le tableau 9.10. Les essais ont été
reclassés dans l’ordre classique de présentation du plan de Box-Behnken. Les chiffres entre parenthèses
indiquent l’ordre d’exécution des essais. Par exemple, l’essai
n˚ 1 (5) est l’essai n˚ 1 du plan classique de Box-Behnken et il a été exécuté en
cinquième.
Interprétation des résultats du plan
Modélisation
Le modèle mathématique postulé est un modèle du second degré :
y = a0 + a1x1 + a2x2 + a3x3 + a12x1x2 + a13x1x3 + a23x2x3 + a11 + a22 + a33 + e
L’interprétation commence par le calcul des coefficients du modèle (Tableau 9.11).
Ces coefficients permettent d’établir le modèle du second degré (R2 = 0,9968) :
yˆ = 50,1 – 0,07x1 – 0,11x2 + 0,06x3 + 4,22x1x2
– 0,32x1x2 + 2,2x2x3 + 0,07 – 3,55 – 9,1
Les répétitions au centre permettent de calculer une estimation de l’erreur expérimentale (erreur pure).
La somme des carrés de l’erreur expérimentale est 0,98 avec
deux degrés de liberté (Tableau 9.12). On trouve un écart-type de 0,7.
La somme des carrés due au manque d’ajustement est de 0,3825 avec trois degrés
de liberté. L’erreur d’ajustement est de 0,357, elle est donc plus faible que l’erreur
pure. On ne pourra pas, statistiquement parlant, différencier ce modèle d’autres
modèles mathématiques ayant, eux aussi, une erreur d’ajustement de l’ordre de
grandeur de l’erreur expérimentale
Analyse des résidus : la dispersion des résidus ne présente pas vraiment de tendance
particulière (Figure 9.14). Rien de spécial n’apparaît sur ce graphique et les résidus
semblent bien répartis au hasard

Le modèle que nous avons établi explique bien les résultats expérimentaux. Tous les
tests d’évaluation le confirment. Mais, avant d’utiliser ce modèle, il faut le valider
Interprétation des résultats
L’objectif est d’obtenir un appauvrissement acide supérieur à 48. En regardant le
modèle, on voit immédiatement que cet objectif peut être atteint dans le domaine
d’étude puisqu’au point central l’appauvrissement est de 50. On recherche la région
du domaine d’étude où cette condition est respectée.
D’un point de vue économique, on a intérêt à choisir la dilution la plus faible
possible, niveau -1. C’est, en effet, pour ce niveau que l’on ajoute le moins d’eau
pour une quantité donnée de lait brut. Par conséquent, les frais de fabrication
seront moins élevés puisqu’il y aura moins d’eau à extraire. La dilution choisie est
donc 0,5.
Pour trouver le pH et la concentration, regardons la figure 9.15. Les courbes
d’isoréponses indiquent qu’il y a une réponse maximale. Les coordonnées de ce
maximum sont obtenues avec un logiciel de plans d’expériences :
La réponse prédite en ce point est 51,60.
Si l’on revient aux grandeurs naturelles, les conditions optimales sont les suivantes :
– Le taux de dilution sera réglé à 0,5 (niveau -1). Cela signifie que l’on ajoutera,
en début de traitement, un volume d’eau égal à la moitié du volume de lait brut.
– Le pH sera fixé à 5,8 (niveau -0,61). On ajoutera la quantité nécessaire de
stabilisant pour obtenir un pH de 5,8 en fin d’injection.
– Le taux de concentration du lait sera presque 2 (niveau -0,05). Le taux de
concentration du lait est défini par le rapport (volume de lait brut/volume de lait
stabilisé). Le volume de lait stabilisé sera égal à la moitié du volume de lait brut.
Conclusion de l’étude
Le lait stabilisé aura le meilleur appauvrissement acide possible si :
– on dilue le lait brut aux proportions suivantes : un volume d’eau pour deux
volumes de lait brut ;
– on arrête l’injection de stabilisant à pH = 5,8.
Dans ces conditions, on obtiendra un volume de lait stabilisé pour deux volumes
de lait brut et l’appauvrissement acide sera au moins de 50.
05 CONCLUSION:

Un plan de Box-behnken est un type de plan de surface de réponse qui ne contient pas un plan
factoriel fractionnaire ou un plan factoriel imbrique .
De plus ,ils permettent une estimation efficace des coefficients de premier et de seconde ordre
plus précisement d’obtenir des modelés de seconde ordre très détaillés . Dans ce cadre on peut
poser le question : Quel sont les autres types des plans de surface de réponse et Quels sont ses
caractéristiques ?
MERCI POUR VOTRE ATTENTION
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