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TROUBLES DU

RENOUVELLEMENT
CELLULAIRE ET TISSULAIRE
TUMEURS I
PLAN
 RAPPELS :
 CELLULE
 CYCLE CELLULAIRE
 TISSUS
 LES TROUBLES DU
RENOUVELLEMENT CELLULAIRE ET
TISSULAIRE
 LA NOTION DE TUMEUR
 LES TUMEURS BENIGNES
LA CELLULE : DEFINITION
 La plus petite unité fonctionnelle de
l’organisme, capable de se nourrir, croître
et se développer.

Il existe 2 grands types de cellule :


 Eucaryote : Cellule comportant un noyau.
 Procaryote : Cellule sans noyau (bactérie).
LA CELLULE : STRUCTURE
La cellule est composée de trois éléments
principaux :

 Le noyau

 Le cytoplasme

 La membrane plasmique
CYTOPLASME
Hyaloplasme  = milieu liquide visqueux,limité par la
membrane cellulaire dans lequel baignent :
 le noyau
 les organites cellulaires (mitochondries, reticulum
endoplasmique, ribosomes, appareil de Golgi,
lysosomes)
 le cytosquelette , véritable squelette de la cellule,
constitué de
 filaments d’actine et de myosine.
 microtubules.
 filaments intermédiaires(cytokératine, vimentine…)
 le centriole
CYTOSQUELETTE
= réseau de fibres intracellulaires, il est constitué de trois
grandes familles de protéines, très conservées dans
l'évolution :
 les filaments épais de tubuline ou microtubules
 les filaments fins d'actine ou microfilaments
 et les filaments intermédiaires.

Les microtubules et les microfilaments constituent deux


familles très homogènes, présentes dans toutes les
cellules, constitués des mêmes molécules constitutives.
Les filaments intermédiaires sont plus hétérogènes,
constitués de molécules qui diffèrent selon le type
cellulaire.
CELLULE
 Structure cellulaire complexe
 Cycle cellulaire dépendant de multiples
facteurs souvent intriqués
 Différenciation cellulaire à l’origine de
multiples tissus de l’organisme.
 Communication des cellules entre elles et
avec le milieu extra-cellulaire
LE CYCLE CELLULAIRE
Division cellulaire
 Les cellules humaines se multiplient par division après
duplication de ses organites et chromosomes, répartis
avec une égale distribution entre les 2 cellules filles.

 L’ensemble des processus, séparant deux divisions


cellulaires, constituent le cycle cellulaire.
LE CYCLE CELLULAIRE

Le cycle cellulaire se divise en plusieurs


étapes, regroupées en :

 interphase

 mitose.
L’interphase
 Correspond à 90 % de la durée totale du
cycle cellulaire.

 Permet les synthèses continues


nécessaires aux métabolismes de la
cellule
 Comprend une phase S encadrée par
deux phases G de croissance, appelées
phases G1 et G2.
Les phases S (réplication)
et M (mitose)

 Permettent la conservation de
l'information génétique au cours des
cycles cellulaires successifs
La mitose
 Dure une heure en moyenne.
 Processus universel au cours duquel les
chromosomes se condensent et vont se
partager entre les 2 cellules filles.
 Comprend 4 étapes :
. la prophase 
. la métaphase
. l'anaphase
. la télophase
MEÏOSE
 Stade préleptotène : synthèse d’ADN
 Prophase (recombinaisons génétiques,
synthèse d’ARN)
 Métaphase 1
 Anaphase 1
 Intercinèse
 Métaphase 2
 Anaphase 2
 Télophase et cytodiérèse
Contrôles
 a) Contrôle génique direct, avec
production de facteurs de transrégulation
responsables de l'expression
transcriptionnelle de la morphogénèse.

 b) Contrôle hormonal et/ou humoral


par des facteurs de signalisation et/ou des
facteurs de croissance.
Facteurs d'activation facilitant l'entrée des
cellules dans le cycle cellulaire.

= Facteurs de croissance présents dans le


milieu extracellulaire et contrôlent le cycle
cellulaire. Ils se fixent sur leurs récepteurs
membranaires spécifiques, ce qui entraîne,
par l'intermédiaire d'une cascade de réactions,
l'activation de messagers intracellulaires qui
vont intervenir sur le cycle cellulaire.
L'ensemble de ces mécanisme entre dans le
cadre de la régulation dite oncogénique
Facteurs inhibiteurs de l'activité des
complexes cdk/c
 Ce sont de petites protéines régulatrices (ou cki = cyklin
kinase inhibitors) qui freinent l'activité
des complexes cdk/cycline : la P15, la P16, la P21, la
P24, la P27 etc. ayant des propriétés similaires.

 Toutes ces protéines servent de relais à des signaux


exogènes et viennent interagir avec les hétérodimères
que font les cyclines avec les Cdk.

 Ces petites protéines régulatrices contrôlent le cycle


cellulaire, agissant essentiellement dans la progression
initiale de la phase G1.
Proto-antioncogènes
= Famille des proto-antioncogènes suppresseurs de
tumeurs
 Appartiennent aux facteurs protéiques de contrôle direct
du cycle
 Action intrinsèque inhibitrice : la régulation des
cdk/cyclines s’effectue préférentiellement par régulation
négative.
 Capacité de contrôle à des stades clefs du cycle.
 Exemples types Rb, et surtout p53 dont les mutations
peuvent générer un dysfonctionnement de la
prolifération et un risque tumorigène et de cancer
Rôle de l’environnement
 Information environnementale et/ou de
communications entre les cellules.

 Mécanismes intracellulaires qui conduisent une


cellule à se dupliquer restent donc toujours
dépendants de l'environnement cellulaire.

 Régulation du cycle cellulaire par un ensemble de


cascades réactionnelles variables au cours du
temps, dirigées du milieu extracellulaire vers le
noyau pour moduler une expression génique et la
capacité de réplication de l’ADN.
BIEN RETENIR
 La multiplication ou prolifération cellulaire est un processus
fondamental de la vie cellulaire et du développement embryonnaire.

 Le cycle fondamentalement différent au cours du développement


précoce, les phases G1 et G2 étant escamotées.

 Les événements du cycle cellulaire mettent en oeuvre une


succession de complexes Cdk/cycline.

 Régulations multiples par réactions de phosphorylation,


déphosphorylation et expression de petites protéines modulatrices:
antioncogènes RB et P53 ++ (en bloquant le point Start pour RB, en
assurant une action protectrice sur l’ADN et sa réplication à 4
niveaux coopératifs pour la P53.
LA DIFFERENCIATION
CELLULAIRE
La différenciation cellulaire
Generalites
 différenciation cellulaire = processus par lequel les cellules se
spécialisent en un « type » cellulaire donné avec une structure
spécifique et des fonctions spécifiques : cellules musculaires,
hépatiques, neurones...

 La morphologie d'une cellule peut changer radicalement durant la


différenciation, mais le matériel génétique reste le même, à
quelques exceptions près (gamètes, hématies…).

 Une cellule capable de se différencier en plusieurs types de cellules


est appelée pluripotente : cellules souches.
Une cellule capable de se différencier en tous les types cellulaires
d'un organisme est dite totipotente : zygote, cellules
embryonnaires
Pendant la différenciation, certains gènes
sont exprimés alors que d'autres sont
réprimés, processus intrinsèquement régulé,
en particulier par le matériel épigénétique
des cellules.
Les phénomènes épigénétiques
= Modification de l'expression des gènes sans
modification de la séquence nucléotidique en
relation par exemple méthylation des cytosines
ou des protéines histones liées à l’ADN.
 Ces changements peuvent se produire
 Spontanément
 en réponse à l‘environnement
 du fait de la présence d'un allèle particulier

Ils sont transmissibles d'une génération de cellule à


l'autre au cours de la mitose ou de la méïose, même
si leur cause a disparu.
 La différenciation peut ainsi entraîner de
nombreux changements de la physiologie de
la cellule intéressant : sa taille, sa forme, sa
polarité, son activité métabolique, sa
sensibilité à certains signaux et son
expression des gènes.

 Le niveau de différenciation cellulaire est un


critère fondamental du pronostic d'un cancer.
Différenciation cellulaire et
développement
 1- RÔLE DES PROTÉINES INTRACELLULAIRES
(programmes génétiques spécifiques avec
de nombreuses protéines régulatrices)

 2- RÔLE DES PROTÉINES EXTRACELLULAIRES


( facteurs de croissance tel que IGF ou
rôle inhibiteur de certains facteurs
protéiques)
2 - RÔLE DES PROTÉINES
EXTRACELLULAIRES
 Les facteurs de croissance ont souvent une double
potentialité. Ils peuvent induire d'abord la prolifération puis la
différenciation des cellules (ex. IGF permettant la
multiplication puis la différenciation des cellules
embryonnaires dans les tissus musculaires, osseux et
nerveux).

 Le rôle inhibiteur de certains facteurs protéiques


extracellulaires sur la différenciation par expression de
protéines intracellulaires inhibitrices de la
différenciation, ou par modification de facteurs de
transcription (ex FGF s'opposant à la différenciation
musculaire par la phosphorylation des facteurs myogéniques,
ce qui les rend incapables de se fixer à l'ADN).
Interactions cellulaires
Les protéines de la matrice extracellulaire
participent aussi au contrôle de la différenciation
en interagissant sur les cellules
environnantes dans des zones déterminées :
 cellules mésenchymateuses ou fibroblastiques
 cellules épithéliales
par l'intermédiaire des lames basales...
Mécanismes de différenciation
 Les mécanismes sont en fait beaucoup plus
complexes car multifactoriels, mais surtout
variables dans le temps et dans l'espace.

 Les facteurs de croissance sont très nombreux,


exerçant en général une action complémentaire
dans le temps avec de très nombreuses
protéines régulatrices.
Prolifération et Différenciation
cellulaires
 Très nombreux facteurs de transcription
impliqués à la fois dans la prolifération et la
différenciation cellulaires.

 Les niveaux relatifs d'expression de ces


facteurs de transcription en facteurs de
signalisation modulent le comportement de la
cellule en développement, sous l'influence d'un
équilibre environnemental.
Dédifférenciation
Phénomène par lequel des cellules
relativement spécialisées peuvent
redevenir moins spécialisées

> Métaplasie. Exp métaplasie de cellules


glandulaires en cellules malpighiennes

> Cellules malignes anaplasiques


LA COMMUNICATION
INTERCELLULAIRE
 La vie de l’organisme pluricellulaire que
nous sommes repose de façon
incontournable sur la communication et les
interactions entre les cellules qui le
composent
Types de communication
Il existe deux grands types de communications :

 la communication verticale, l'hérédité, c'est à dire la


transmission de parents à enfants des caractères de
l'espèce et des spécificités individuelles liées à la
recombinaison et à la redistribution des gènes qui
s'opèrent pendant la gamétogénèse (méiose) et la
fécondation 

 les communications horizontales, s'effectuant à


l'intérieur d'un même individu, correspondant
essentiellement soit aux contacts directs entre cellules
(molécules d'adhérence et systèmes de jonction cellule-
cellule), soit à l'action de molécules de signalisation.
Molécules de signalisation
Les molécules de signalisation sont des
molécules plus ou moins diffusibles,
synthétisées et sécrétées par différents
types cellulaires (en particulier dans le
système nerveux, les régulations
hormonales, les processus immunitaires,
l'hématopoïèse) et se lient après un trajet
plus ou moins long à des récepteurs
membranaires, cytoplasmiques ou
nucléaires de cellules-cibles, capables de
les reconnaître.
La matrice extra-cellulaire
 La matrice extra-cellulaire (MEC) joue un rôle
physiologique fondamentale : architecture, soutien
mécanique, nutrition, stockage moléculaire, support des
migrations cellulaires, croissance, développement des
tissus, etc...

 de premier plan dans les différents modes de


communication horizontale : contacts directs entre
cellules, action des diverses molécules de signalisation.

 Intervient dans de nombreux processus embryologiques,


et pathologiques (cancérogénèse, réparation tissulaire,
inflammation, etc)
 La matrice extra-cellulaire est présente à tous les
niveaux de l'organisme, d’abondance et de composition
variables selon les tissus : abondante dans les tissus
conjonctifs lâches, particulière dans les tissus osseux et
cartilagineux, très pauvre entre les cellules épithéliales.

 Les principales macromolécules de la MEC sont des


polysaccharides (glycosaminoglycanes et
protéoglycanes) et des protéines fibreuses, de
structure (collagènes et élastine) ou d'adhérence
(fibronectine et laminine), jouant un rôle important dans
les interactions cellule-cellule et cellule-MEC.
Les membranes basales
 Les membranes basales (MB) entourent certains types
cellulaires

 Les termes de « membrane basale » et de « lame basale » sont


considérés comme synonymes.

  La MB correspond à une région spéciale de MEC formant une


couche complexe autour de tout ou partie de la membrane
plasmique de certaines cellules

 Visible en MO sous la forme d'un trait rouge (après coloration par le


PAS) ou noir (après imprégnation argentique) surlignant le pôle
basal des cellules épithéliales, la MB apparaît en ME sous la forme
d'un fin feutrage de filaments irréguliers s'orientant dans les trois
plans de l'espace
Distribution des MB
 La distribution topographique des MB est
ubiquitaire :
 à l'interface entre la face basale des
cellules épithéliales et la MEC sous-
jacente
 autour de cellules : adipocytes, cellules
musculaires, cellules de Schwann, etc.
Les molécules d'adhérence
cellulaire
 Les molécules d'adhérence cellulaire (Cell
Adhesion Molecules, CAM) sont des
glycoprotéines transmembranaires qui
jouent un rôle important :
 au cours du développement embryonnaire
 chez l'adulte normal, pour la maintenance des
épithéliums et la réparation tissulaire
 dans certains processus pathologiques,
comme l'inflammation ou le cancer.
 Les molécules d'adhérence assurent
 la reconnaissance spécifique entre deux cellules ou
entre cellules et MEC
 la formation de contacts stables entre deux cellules
ou entre une cellule et la MEC
 la transmission de signaux capables de modifier le
comportement de la cellule avec son environnement.
 Les partenaires moléculaires d'interactions ainsi
que les types cellulaires en jeu peuvent être
identiques ou différents.
Les différents types de cellules
Les différents types de cellules
 Cellules épithéliales

 Cellules conjonctives

 Cellules particulières (cellules nerveuses,


cellules hématopoïétiques, cellules
mélaniques ou naeviques)
Les filaments intermédiaires du
cytosquelette
Les filaments intermédiaires du
cytosquelette comprennent :
 La famille des kératines pour les cellules
épithéliales
 La vimentine pour toutes les cellules
conjonctives cellulaires 
 La desmine pour les cellules musculaires
 GFA pour les astrocytes, neurofilaments
pour les cellules nerveuses.
Les cellules épithéliales
Elles sont caractérisées par :
  leur morphologie : forme pavimenteuse, cubique ou
prismatique,
  le développement considérable de leurs interactions
cellule-cellule par l'intermédiaire des molécules
d'adhérence cellulaire et des systèmes de jonction
spécialisés qu'elles forment 
 leur polarité cellulaire très marquée(exp. des
entérocytes)
 la présence de filaments intermédiaires de cytokératine
dans leur cytosquelette 
 l'adhérence cellule-cellule et cellule-MEC
Les filaments intermédiaires du
cytosquelette des cellules épithéliales
= famille des kératines
 Dans les cellules épithéliales humaines, les
filaments intermédiaires sont constitués par des
polymères de kératine (appelée aussi
cytokératine).
 Les filaments de kératine sont attachés aux
desmosomes et aux hémi-desmosomes. Ainsi,
les filaments intermédiaires de cellules
adjacentes sont en contact par l'intermédiaire
des desmosomes permettant la cohésion entre
les cellules.
Systèmes de jonction
 L'adhérence cellule-cellule et cellule-MEC
résulte de la redistribution sélective des
molécules d'adhérence dans la surface
cellulaire de telle sorte qu'elles se concentrent
dans les sites de contact intercellulaire où elles
peuvent former des systèmes de jonction
spécialisés
 jonctions imperméables
 Jonctions d’ancrage
 Jonctions communicantes
Les cellules conjonctives

 Les fibroblastes, fusiformes, s’organisant


en faisceaux, riches en organites du fait
de leur rôle de synthèse important.
 Les cellules conjonctives spécialisées :
musculaires, adipeuses, osseuses,
cartilagineuses, endothéliales)
 Caractérisées par leurs filaments
intermédiaires de vimentine
LES TISSUS
Tissu

 Définition : Les tissus sont des ensembles


coopératifs de cellules différenciées qui
forment une triple association, territoriale,
fonctionnelle et biologique.
 Les tissus sont exclusivement constitués de
cellules et de MEC. Seules varient d'un tissu à
l'autre la nature des cellules, la composition
moléculaire de la MEC et la proportion relative
des cellules et de la MEC.
Différents types de tissus
Les tissus se répartissent en 2 grandes
familles :
- les épithéliums
- les tissus conjonctifs
et les tissus particuliers comme le tissu
nerveux.
 Dans chacune de ces familles de base, on
distingue des tissus différents
Renouvellement des
épithéliums
 Les épithélium simples se renouvellent par
glissement le long de la membrane basale à
partir d'une zone germinative contenant des
cellules souches.
 Les épithélium stratifiés se renouvellent dans la
couche en contact avec la membrane basale,
constituant la couche germinative.
 Certaines cellules épithéliales telle que les
hépatocytes du foie se renouvellent à partir de
cellules déjà différenciées
Tissu conjonctif

Trois éléments constitutifs :


- les éléments cellulaires
- les substances fondamentales
- les fibres.
Éléments cellulaires

 Les fibroblastes, ont un aspect en faisceau


avec de nombreux prolongements. Ils sont
riches en organites car ils ont un rôle de
synthèse important. Ce sont eux qui élaborent
les deux autres constituants de ces tissus.
 Les cellules en transit. Elles appartiennent
principalement au système immunitaire de
l'organisme : macrophages, granulocytes,
lymphocytes
Principaux tissus conjonctifs
 Les mésenchymes ou tissus conjonctifs de soutien
comprenant les mésothélium

 Le tissu musculaire

 Le tissu adipeux

 Le cartilage

 L‘os

 Le sang et les vaisseaux sanguins


TROUBLES DU RENOUVELLEMENT

CELLULAIRE ET TISSULAIRE
Développement et Croissance
Le développement et la croissance d’un tissu
ou d’un organe dépendent de processus
complexes permettant la régulation des
différentes étapes de la vie d’une cellule :
 la prolifération
 la différenciation
 la sénescence et la mort cellulaire
programmée (apoptose).
MORT CELLULAIRE
La mort cellulaire est le terme ultime de lésion cellulaire en
réponse à une agression ↔ type de l'agression, durée et sévérité.
Les conséquences d’une agression sur la cellule dépendent de son
type, de son état et de ses capacités d'adaptation ( maintien de
l'intégrité des membranes cellulaires, respiration aérobie,
synthèses protéiques, préservation de l'intégrité de l'appareil
génétique)

On distingue deux types de mort cellulaire:


- la nécrose
- l'apoptose, qui s'opposent sur beaucoup de points.

≠ autolyse (= autodestruction cellulaire ou tissulaire qui survient après


la mort ou par défaut de fixation)
NÉCROSE CELLULAIRE
Nécrose cellulaire = Modifications
morphologiques irréversibles coïncidant avec la
mort cellulaire.
Ces modifications touchent aussi bien le noyau que
le cytoplasme > dénaturation protéique, digestion
des organites par les enzymes protéolytiques des
lysosomes (microscopie optique).
La nécrose n'est manifeste que plusieurs heures
après la mort cellulaire.
NÉCROSE CELLULAIRE

Lésions élémentaires :

 Modifications du cytoplasme

 Les modifications nucléaires sont constantes


et prennent plusieurs formes
Modifications du cytoplasme :

- Habituellement éosinophile, par diminution


de l'ARN cytoplasmique (responsable de
la basophilie cytoplasmique) et par
augmentation de la liaison de l'éosine aux
protéines cytoplasmiques dénaturées.
- Peut être homogène ou vacuolaire (par
digestion enzymatique des organites).
Modifications nucléaires

Elles sont constantes et prennent plusieurs formes :

 Pycnose : condensation avec rétraction du noyau et


agglutination des amas chromatiniens contre la
membrane nucléaire

 Caryolyse : dissolution nucléaire avec perte des affinités


tinctoriales

 Caryorrhexis : fragmentation de la masse nucléaire


APOPTOSE

 Apoptose = mort cellulaire génétiquement


programmée (« apopiptein » = tomber de).
 Individualisée en 1972 pour qualifier la mort
cellulaire destinée à éliminer des cellules
indésirables.
 Concerne des cellules isolées, et non pas
des groupes de cellules comme dans la
nécrose
Circonstances d'apparition de
l’apoptose

 Physiologiques

 Pathologiques
Apoptose Physiologique
 Au cours de l’organogénèse (mains) et de la croissance
(involution thymique)
 Au cours du développement de l’immunité (destruction
des lymphocytes T autoréactifs)
 Comme mécanisme d'homéostasie dans des tissus où
le renouvellement cellulaire est permanent comme les
cellules de l'épithélium gastrointestinal , les centres
germinatifs des ganglions
 Au cours de l'involution hormono-dépendante chez
l'adulte: destruction des cellules endométriales au cours
du cycle, régression des lobules mammaires après
sevrage
 Au cours du vieillissement
Apoptose Pathologique

 Cellules lésées
 Cellules reconnues comme étrangères ou
tumorales par les lymphocytes T cytotoxiques ou
NK (rejet de greffe, hépatites virales)
 Stimulus entraînant une apoptose à petites
doses (≠ doses élevées où ils induisent une
nécrose: chaleur, irradiations, chimiothérapies
anticancéreuses).
Physiopathologie
L'apoptose passe par plusieurs étapes :
- nombreux moyens de déclenchement : molécules
de la famille TNF (Tumor Necrosis Factor)
- stade de contrôle avec l'intervention de systèmes
de régulations positifs et négatifs ↔ famille
protéique Bcl-2 (oncogène, inhibiteur de
l’apoptose), gène P-53 (inducteur le l'apoptose,
suppresseur de tumeur)
- stade d'exécution mettant en jeu l'activité des
caspases, capable de protéolyse terminale
aboutissant à une fragmentation nucléaire rapide et
régulière en 300 000 puis 50 000 paires de bases
Dysrégulation de l'apoptose
A l'origine de nombreuses maladies :

 associées à une inhibition de l'apoptose et à une


augmentation de la survie cellulaire, où un taux trop bas
d'apoptose > survie de cellules anormales (certains
cancers, où existe une mutation du gène P-53 par
exemple), certaines maladies auto-immunes (en l’absence
de suppression des lymphocytes autoréactifs après une
réponse immunitaire)

 associées à une apoptose excessive caractérisées par


une perte de cellules normales ou protectrices comme la
déplétion lymphocytaire viro-induite du VIH, certaines
maladies neurodégénératives (amyotrophie spinale)
Aspects morphologiques de
l'apoptose
 Microscopie optique : cellule isolée des autres,
rétractée avec un cytoplasme éosinophile,
comportant des fragments de chromatine nucléaire
dense.

 A un stade débutant, la chromatine est condensée en


périphérie du noyau.

 Parfois difficile à identifier car elle concerne des


cellules isolées et n'induit pas de réaction
inflammatoire.
Lésions liées au
vieillissement
 Le vieillissement commence dès la conception, se poursuit au cours
de la différenciation et de la maturation cellulaire, et aboutit à une
perte progressive des capacités fonctionnelles, définissant la
sénescence pour se terminer par la mort. Tous les organes sont
atteints.

 Un processus génétique intervient, la durée de vie d'une espèce


étant précise, chez l'homme estimée aux alentours de 120 ans.
L'accumulation au fil du temps d'altérations moléculaires joue
également un rôle.

 Le vieillissement cellulaire conditionne le vieillissement des


organes. L'atteinte de certains systèmes vasculaire, immunitaire,
neuro-endocrine, a des conséquences générales particulièrement
importantes dans le vieillissement de l'individu.
HOMÉOSTASIE
 L’ensemble de ces phénomènes,
permettant un développement et un
renouvellement des tissus adaptés aux
besoins de l’organisme constitue =
homéostasie tissulaire
(homoïos = semblable, stasis=position).
Adaptation cellulaire et
tissulaire
 L’adaptation cellulaire lors de modifications
durables de l'environnement, se traduit par
des transformations structurales de la
cellule ou de certains de ses constituants
TROUBLES DU RENOUVELLEMENT
CELLULAIRE ET TISSULAIRE
Les modifications de l'environnement d'une cellule ou d'un tissu
(exigences physiologiques, circonstances pathologiques)
entraînent des phénomènes d'adaptation cellulaire et tissulaire
 réversibles lors du retour aux conditions antérieures
 à l’origine de lésions cellulaires si les limites de la réponse

adaptative sont dépassées ou que celle-ci est impossible >


lésions dégénératives et mort cellulaire
 Atrophie/hypotrophie, hypertrophie,
 Aplasie/hypoplasie, hyperplasie
 Métaplasie
 Dystrophie
 Dysplasie
 Tumeurs
ATROPHIE (HYPOTROPHIE)

 Atrophie cellulaire = diminution de la masse fonctionnelle


d'une cellule habituellement liée à une diminution de son
activité. Elle se traduit par une diminution du volume
cellulaire en rapport avec une diminution de nombre et de
taille de constituants normaux de la cellule (myofibrilles ..) >
Cellule souvent dédifférenciée.

 L'atrophie d'un tissu ou d'un organe est due à l'atrophie


cellulaire et/ou à la diminution du nombre des cellules. Un
organe atrophique présente une diminution de son volume
et de son poids.
 Atrophie physiologique : atrophie du thymus après la puberté,
atrophie des ovaires et de l'endomètre après la ménopause.
 Atrophie pathologique : atrophie musculaire par suppression de
l'innervation, atrophie des adipocytes au cours de dénutrition
Hypertrophie

 Hypertrophie cellulaire = augmentation réversible de la taille d'une


cellule en rapport avec une augmentation de la taille et du nombre de ses
constituants, habituellement liée à une augmentation des stimuli et de
l'activité de la cellule

 L'hypertrophie tissulaire est une augmentation du volume d'un tissu ou


d'un organe liée, soit à une hypertrophie cellulaire, soit à une hyperplasie,
soit aux deux à la fois.

 Hypertrophie par augmentation de l'activité mécanique ou


métabolique de la cellule: hypertrophie cardiaque par hypertrophie des
cellules myocardiques , hypertrophie des muscles squelettiques du sportif
, hypertrophie musculaire lisse du myomètre au cours de la grossesse

 Hypertrophie par stimulation hormonale accrue : hypertrophie


thyroïdienne par hypersécrétion d'hormone thyréotrope
Aplasie
Aplasie = absence d'un organe provoquée par l'absence
de développement de son ébauche embryonnaire, et par
extension, l'arrêt transitoire ou définitif de la
multiplication cellulaire dans un tissu qui devrait
normalement se renouveler en permanence.

 Exemple : aplasie de la moelle hématopoïétique après


action des radiations ionisantes
Hypoplasie
 Hypoplasie = développement embryologique
anormal d'un viscère ou d'une partie d'un viscère
aboutissant à un organe fonctionnel mais trop petit,
et par extension le développement insuffisant d'un
tissu lorsque les stimuli assurant sa trophicité
normale diminuent ou cessent.

 Hypoplasie de la moelle hématopoïétique après


action des radiations ionisantes
 Hypoplasie endométriale et testiculaire au cours de
la sénescence (associée à une atrophie)
Hyperplasie

L'hyperplasie = augmentation de la masse d'un tissu, d'un


organe, ou d'une portion d'organe due à une augmentation
anormale du nombre de ses cellules, sans modification de
l'architecture, habituellement témoin d'une hyperactivité
fonctionnelle. L'hyperplasie reste contrôlée par les
mécanismes de régulation de la prolifération cellulaire.
Elle est souvent associée à une hypertrophie cellulaire
Hyperplasie physiologique : hyperplasie compensatrice
d'un organe après chirurgie (hyperplasie compensatrice du
foie après hépatectomie partielle) ou hyperplasie mammaire
par stimulation hormonale au cours de la grossesse.

Hyperplasie pathologique : hyperplasie surrénalienne au


cours d'un hypercorticisme hypophysaire.
Autres causes d'augmentation de la
taille d'une cellule ou d'un organe
 Dilatation de cavités
 Accumulation d'un tissu interstitiel fibreux,
lipomateux ou d'une substance anormale
comme l'amylose (ex: lipomatose
pancréatique, amylose cardiaque)
 Modifications du tissu interstitiel pouvant
parfois masquer une réelle atrophie (ex:
lipomatose musculaire).
MÉTAPLASIE

Métaplasie = anomalie acquise résultant de la transformation d'un tissu


normal en un autre tissu normal, de structure et de fonction différentes.
↔ changement dans la différenciation cellulaire en réponse à un agression
chronique pour aboutir à un tissu mieux adapté à l'agression que le tissu
d'origine.

Exemples :
Intéresse surtout les tissus épithéliaux (muqueuses+++), mais s'observe
aussi dans les tissus conjonctifs.

Physiologique : métaplasie déciduale du chorion cytogène de l'endomètre

Pathologique : le plus souvent, secondaire à une cause toxique, chimique,


hormonale ou inflammatoire ( le plus souvent par modification de la
maturation des cellules souches) → métaplasie malpighienne d'un
revêtement cylindrique dans les bronches ou l'endocol utérin
Dystrophie

 Dystrophie = toute altération cellulaire ou


tissulaire acquise, liée à un "trouble nutritionnel"
(vasculaire, hormonal, nerveux, métabolique).
 Peut combiner les lésions d'atrophie,
d'hypertrophie de métaplasie. Exemple :
dystrophie fibrokystique du sein :
 Architecture de l'organe globalement préservée.
 Lésions d'atrophie des canaux galactophores
 Territoires de régénération
 Métaplasie idrosadénoïde canalaire parfois
 Fibrose interstitielle.
DYSPLASIE
Dysplasie dans un tissu adulte ≠ Anomalies du
développement de tissu, d’organes ou de parties
anatomiques survenant avant la naissance

 Trouble acquis du renouvellement tissulaire qui


traduit une phase débutante d’un processus
cancéreux.

 Ensemble lésionnel associant des degrés variable


d'hyperplasie, de troubles de la différenciation
cellulaire et des atypies cytonucléaires.
TUMEURS

Tumeur (synonyme : «néoplasme» ou


«néoplasie») = prolifération cellulaire
excessive aboutissant à une masse
tissulaire ressemblant plus ou moins au
tissu normal homologue (adulte ou
embryonnaire), ayant tendance à persister
et à croître, témoignant de son autonomie
biologique.
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Le terme de « Tumeur » désignait autrefois toute
augmentation de volume localisé déformant un
organe ou une partie du corps = lésions différentes :
 Des collections liquidiennes collectées dans une
cavité préformée (hématocèle)
 Des tuméfactions d’origine inflammatoire
(pseudotumeur inflammatoire)
 Des lésions liées à des désordres d’origine
embryologique (dysembryoplasies)
 Des hypertrophies tissulaires d’origine dystrophique
(goitre thyroïdien) ou mécanique (hypertrophie
myocardique).
Le terme de tumeur désigne
actuellement une prolifération cellulaire
excessive aboutissant à une masse
tissulaire ressemblant plus ou moins au
tissu normal homologue (adulte ou
embryonnaire), ayant tendance à persister
et à croître, témoignant de son autonomie
biologique.
Prolifération cellulaire
excessive
 La prolifération est liée à la multiplication des
descendants d’une ou plusieurs cellules
anormales. C’est la notion de clonalité. Un
clone est un ensemble de cellules dérivées
d’une seule cellule initiale.
 Une tumeur se développant à partir d’un groupe
de cellules est dite polyclonale.
 Une tumeur se développant à partir de
quelques cellules est dite oligoclonale.
 Une tumeur se développant à partir d’une seule
cellule est dite monoclonale
Masse tissulaire ressemblant plus
ou moins à un tissu normal

 Caractères cytologiques et architecturaux de ce


nouveau tissu réalisant un aspect plus ou moins
proche de celui du tissu normal homologue
adulte ou embryonnaire.
 Cette ressemblance définit une notion
fondamentale : la différenciation tumorale :
plus la fonction et la structure tumorales se
rapprochent de la fonction et de la structure
normales du tissu normal, plus la tumeur est dite
différenciée.
Tendance à persister et à
croître

 La prolifération tumorale se poursuit après


la disparition du «stimulus» qui lui a donné
naissance.

 La prolifération tumorale est


biologiquement autonome
Anomalies génétiques
 Le développement des tumeurs résulte d’une succession
d’événements génétiques.
 Ces anomalies génétiques s’accumulent généralement en
plusieurs années. Au cours de ce processus en plusieurs
étapes, le génome des cellules tumorales acquiert des
allèles mutants de proto-oncogènes, de gènes
suppresseurs de tumeur et de gènes contrôlant directement
ou indirectement la prolifération et la mort cellulaire.
 La conséquence de ces anomalies génétiques est
l’acquisition de nouvelles propriétés dont la capacité de
générer leurs propres signaux mitogènes, de résister aux
signaux externes d’inhibition de la croissance, de proliférer
sans limite (immortalisation), d’infiltrer pour certaines les
tissus adjacents et de constituer une néo-vascularisation
(angiogénèse).
 En pratique, les tumeurs sont classées en
fonction de l’organe dont elles dérivent
(ex. : sein, foie, rein, os,…), puis en
fonction de leur type histologique. Le
type histologique correspond à la cellule
normale dont la tumeur semble dérivée.
CLASIFICATION DES TUMEURS
Il existe deux grandes catégories de
tumeurs = Tumeurs bénignes et
malignes différentes sur le plan :
 évolutif
 anatomopathologique
 macroscopique
 histologique.
Caractères Tumeurs bénignes Tumeurs malignes
Evolutifs Croissance lente Croissance rapide
Pas de récidive locale Récidive possible
après exérèse après exérèse
complète supposée complète
Pas de métastase Métastases
Macroscopiques Bien limitées Mal limitées
Encapsulées Non encapsulées
Remaniements Remaniements
possibles habituels
Histologiques Semblables au tissu Plus ou moins
d’origine(bien semblables au tissu
différenciée) d’origine
Cellules régulières Cellules cancéreuses
Refoulement sans Destruction et
envahir les tissus envahissement des
voisins tissus voisins
Particularités bénin/malin

 Tumeurs bénignes d’agressivité locale :


Caractères histologiques bénins contrastant
avec une infiltration des tissus avoisinants et
une tendance à la récidive en raison des
difficultés de l’exérèse. (ex : les fibromatoses)
Particularités bénin/malin
 Tumeur à malignité locale : tumeur dont
les caractères histologiques et
macroscopiques sont malins mais dont
l’agressivité est locale. Le pronostic est
plus favorable que ne le laisserait
supposer le caractère infiltrant de la
tumeur. (ex: carcinome basocellulaire de
la peau.
 Continuum entre certaines tumeurs bénignes et
tumeurs malignes : adénomes coliques et
adénocarcinomes coliques, tumeurs urothéliales
papillaires, astrocytomes = «progression tumorale»
correspondant à l’acquisition progressive par la tumeur
d’un phénotype de malignité
 Tumeur de nature bénigne ou maligne difficile à
affirmer sur les critères macroscopiques et
microscopiques, ex. : tumeurs endocrines bien
différenciées. Dans certains cas, cette nature maligne ne
peut être affirmée que par la survenue de métastases
(ex : corticosurrénalome). Certaines d’entre elles de
nature bénigne présentent cependant d’importantes
atypies cytologiques (ex. : phéochromocytome)
Nomenclature des tumeurs

 Depuis le XIXème siècle, les tumeurs sont


classées selon leur localisation initiale et
leur aspect morphologique et microscopique.
 Le typage des tumeurs est fondé sur le tissu
normal dont elles semblent dérivées, leur
caractère bénin ou malin.
 Classification actuellement aidée des techniques
d’immunohistochimie, de cytogénétique et de
biologie moléculaire (détection d’anomalies
génétiques spécifiques d’un type tumoral).
Terminologie
 La nomenclature suit une terminologie précise : un nom de tumeur
se compose d’une racine et d’un suffixe et peut être associé à un
adjectif. La racine définit la différenciation (adéno désigne une
tumeur glandulaire, rhabdomyo une tumeur musculaire striée,
leiomyo une tumeur musculaire lisse ….)

 Le suffixe -ome est utilisé pour nommer les tumeurs bénignes


(adénome, rhabdomyome, leiomyome .). Il existe cependant des
exceptions (ex : les lymphomes et les mélanomes sont des tumeurs
malignes).

 Le suffixe -matose désigne la présence de tumeurs multiples ou


diffuses (angiomatose, leiomyomatose, adénomatose).
 Le terme « carcinome » désigne une
tumeur maligne épithéliale (exemple
adénocarcinome).
 Le terme « sarcome » désigne une
tumeur maligne conjonctive (exemple
rhabdomyosarcome).
 Le suffixe « blastome » désigne une
tumeur embryonnaire (exemple
néphroblastome ou neuroblastome).
TUMEURS BÉNIGNES
TUMEURS BÉNIGNES

= Tumeurs habituellement
d’évolution favorable après
traitement.
LES TUMEURS BÉNIGNES

Caractères évolutifs :
 Développement local.
 Croissance lente mais peuvent atteindre un
volume et un poids importants.
 Pas de récidive après ablation chirurgicale avec
exérèse complète.
 Pas de métastase
 Evolution en général favorable
Caractères macroscopiques

 Tumeurs circonscrites
 Bien limitées
 Séparées des tissus avoisinants, parfois
même entourées par une capsule (coque
faite de tissu conjonctif).
→ énucléation (ex : adénofibrome du sein,
léiomyome de l’utérus
CARACTÈRES HISTOLOGIQUES
 Le tissu tumoral reproduit de très près la
structure du tissu initial (tumeur
différenciée).
 Les cellules ont une morphologie normale
et ne présentent aucun caractère de
malignité.
 Il n’y a pas d’envahissement des tissus
voisins. Les tumeurs bénignes refoulent sans
les détruire les tissus sains de voisinage .
RAPPELS HISTOLOGIQUES

Différents types de tissus :

- les épithéliums
- les tissus conjonctifs
- tissus particuliers
Tumeurs Epithéliales

Origine cellules ou tissu Tumeur bénigne

Epithélium malpighien Papillome

Epithélium transitionnel T. papillaire


urothéliale

Epithélium glandulaire Adénome


Tumeurs bénignes des
revêtements malpighiens
= Papillome
 Hyperpapillomatose
 Hyperacanthose
 Hyperkératose
Tumeurs bénignes des
revêtements glandulaires
= Adénomes

 Adénomes tubuleux. Ils s'observent le plus souvent sur le rectosigmoïde


avec une fréquence maximale entre 50 et 60 ans. Ils réalisent un polype :
formation en saillie sur la muqueuse, arrondie ou polylobée, de 2 à 10 mm
de diamètre, sessile ou pédiculée, le pédicule de longueur variable, pouvant
être très long (5 cm et plus). Ils sont constitués de glandes coliques ( glandes
de Lieberkühn). Il peut exister une dédifférenciation marquée.

 Adénomes villeux Plus rares, elles forment des masses sessiles ou


polypoïdes, molles, recouvertes de mucus, et constituées de fines
digitations. Les tumeurs villeuses peuvent présenter des aspects
dédifférenciés; les récidives après exérèse sont très fréquentes.

 Adénomes tubulo-villeux : associent les deux aspects.


TUMEURS BENIGNES
CONJONCTIVES
Tissu d’origine Tumeurs bénignes
T. Conjonctif commun Fibrome
Myxome
T. Musculaire lisse Léiomyome
T. Musculaire strié Rhabdomyome
Os Ostéome
Cartilage Chondrome
T. adipeux Lipome
Vaisseaux Angiome
Tumeurs composites
 Les adénofibromes surviennent chez la femme jeune. Il s’agit
de tumeurs arrondies, ferme et mobiles

 Macroscopiquement, ils forment un nodule rond, dur,


encapsulé.

 Microscopiquement, c'est une prolifération des


galactophores: canaux à double assise cellulaire cylindrique
interne et myoépithéliale externe. Les canaux sont refoulés en
fentes étirées par la prolifération du tissu conjonctif.

 Pronostic : ils ne récidivent pas si l’exérèse a été complète,


Tumeurs Bénignes dérivées
d’autres tissus
Cellule ou tissu Tumeurs bénignes
d’origine
Mélanocyte Naevus naevo-cellulaire

Mésothélium Mésothéliome bénin

Tissu méningé Méningiome

Nerf périphérique Schwannome

Cellules gliales Astrocytome de bas


grade
Classification des tumeurs du tissu
germinal et des annexes embryonnaires
Cellule ou tissu T. bénigne T. maligne
d’origine
Gonies Séminome

Sac vitellin T. du sac vitellin

Placenta Môle hydatiforme Choriocarcinome

Disque Carcinome
embryonnaire embryonnaire
Complexes Tératome mature Tératome
(pluritissulaire immature (malin)

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