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UNIVERSITE DE OUAGA I PR.

JKZ
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UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN
SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE(UFR/SVT)
-------------------------
DEPARTEMENT DE BIOCHIMIE ET MICROBIOLOGIE
------------------
LABORATOIRE DE BIOCHIMIE ALIMENTAIRE BIOTECHNOLOGIE INDUSTRIELLE
ET
BIOINFORMATIQUE (BAEBIB)

Exposé: TOXICOLOGIE GENERALE

Les Biomarqueurs : Mode d’action des enzymes anti-


oxydantes et de la génotoxicité

-BAWAR Barthélemy Enseignant: Dr. Maurice


-TRAORE Sakonon OUEDRAOGO 1
Plan

Introduction

 Bref aperçu sur les


biomarqueurs
 Les enzymes anti-
oxydantes
 La génotoxicité

Conclusion
2
Introduction (1/2)
 Dans l’organisme humain ou animal ; grâce à la présence
d’antioxydants,
 il existe un équilibre physiologique subtil entre la production et
l’élimination des espèces réactives de l’oxygène(ROS) et les
espèces réactives de l’azote (RNS)
 Cet équilibre peut être rompu sous l’effet de certains stimuli
 pathologiques endogènes (hyper-LDLémie, hypertension,
diabète…) ou
 exogènes (polluants environnementaux, tabagisme…), [1]
conduisant à un stress oxydant d’où le problème de la génotoxicité.
[6].

3
Introduction (2/2)
 Les antioxydants peuvent être des enzymes ou de simples
molécules.
 Certains sont produits par l’organisme, ce sont les antioxydants
endogènes,
 ou proviennent de l’alimentation ou la médication, et sont donc
exogènes. [5].
 Les enzymes antioxydants possèdent une grande affinité pour les
ROS,
 avec lesquelles elles réagissent très rapidement pour les
neutraliser. [2].
 Les enzymes antioxydants sont étudiés en tant que biomarqueurs
de même que la génotoxicité
4
Bref aperçu sur les biomarqueurs

5
Bref aperçu sur les
biomarqueurs1/2).

Définition et concept
 Un biomarqueur est une caractéristique biologique mesurable liée
à un processus normal ou non. [18].
 Dans le domaine de l'écologie, un biomarqueur permet de détecter
la présence de polluants dans l'environnement et l'impact de
certaines pratiques.
 Dans le domaine médical, un biomarqueur peut être utilisé pour le
dépistage médical ,le diagnostic, la réponse à un traitement médical,
la rechute après un traitement, la toxicité d'une molécule.[18].
 Le biomarqueur est alors le plus souvent une protéine (dosable dans
le sang ou la présence d'une molécule dans l'urine).
6
Bref aperçu sur les
biomarqueurs(2/2)

Principe
 Le principe de l'utilisation d'un « biomarqueur » est de rechercher
la signature biologique de l'impact
 ou de la présence d'un xénobiotique dans l'organisme,
 ou de l'effet induit d'un changement ou stress environnemental
 et non la mise en évidence directe de la cause. [18].

 Les biomarqueurs peuvent aussi révéler un évènement (contact


avec un toxique ou pathogène) passé. [18].

7
Les antioxydants
enzymatiques(1/10)

La superoxyde dismutase (SOD) EC 1.15.1.1

Structure dimérique de la Cu-SOD cytoplasmique humaine


8
Les antioxydants
enzymatiques(2/10)

La superoxyde dismutase (SOD) EC 1.15.1.1


 Cette métalloprotéine est classée en trois catégories, la SOD
cytosolique (Cu- et Zn dépendante), la SOD mitochondriale (Mn-
dépendante), et la SOD extracellulaire.
 C’est l’enzyme antioxydante “anti-O2•- ” la plus importante dans
toutes les cellules vasculaires car elle catalyse la dismutation de
l'anion superoxyde en eau oxygénée. [3].
 L’absence de cette enzyme peut être létale.
 La superoxyde dismutase est induite dans diverses pathologies
associées au stress oxydatif, dont l'obésité(durant la jeunesse) [10].

9
Les antioxydants
enzymatiques(3/10)

La catalase EC1.11.1.6

Structure d'une catalase d'érythrocyte humain


10
Les antioxydants
enzymatiques(4/10)

La catalase EC1.11.1.6
 La catalase est une oxydoréductase héminique. C’est une enzyme
intracellulaire, localisée principalement dans les peroxysomes.
 Elle catalyse la réaction de détoxification du H2O2 (généralement
produit par la SOD). Elle est surtout présente au niveau des globules
rouges et du foie. [2] [18].
 2 H2O2 → 2 H2O + O2

 Cette enzyme est utilisée en bactériologie systématique pour


l'identification des bactéries. [18].

11
Les antioxydants
enzymatiques(5/10)

La glutathion peroxydase (GPX) : EC 1.11.1.9

Dimère de glutathion peroxydase de PDB 2F8A.


12
Les antioxydants
enzymatiques(6/10)

La glutathion peroxydase (GPX) : EC 1.11.1.9


 Les enzymes de cette famille sont Sélénium (Se)-dépendantes.

 La glutathion peroxydase (GPX) est présente dans le cytoplasme où


elle joue un rôle majeur dans la régulation de l’état redox
physiologique intracellulaire des cellules vasculaires. [12].

 Elle catalyse la réduction des hydroperoxydes (H2O2), et des


peroxydes lipidiques en utilisant le glutathion réduit (GSH) comme
donneur d’hydrogène. [13].

13  2 GSH + H2O2 → GSSG + 2 H2O


Les antioxydants
enzymatiques(7/10)

L’hème oxygénase : EC 1.14.99.3  

Structure d'une hème oxygénase humaine cristallisée (PDB 1TWR)


14
Les antioxydants
enzymatiques(8/10)

L’hème oxygénase : EC 1.14.99.3


 L’hème oxygénase dégrade l’hème (prooxydant) en biliverdine, puis
en bilirubine qui est un antioxydant, en CO et en fer, et peut prévenir
l’oxydation des LDLs.
 On distingue l’hème oxygénase constitutive et inductible.
 Cette dernière est induite par le stress oxydant et les oxLDLs, et
possède un effet antiathérogène chez la souris. [17].

15
Les antioxydants
enzymatiques(9/10)

Les thiorédoxines (TRx) et la thiorédoxine réductase (TRxR)

16
Les antioxydants
enzymatiques(10/10)

Les thiorédoxines (TRx) et la thiorédoxine réductase (TRxR


 Les thiorédoxines sont des enzymes à activité antioxydante intrinsèque

 Une fois oxydée, la thiorédoxine est réduite par la thiorédoxine réductase


(TRxR) qui est une enzyme possédant un groupement sélénocystéine dans
son site actif [4].
 La TRxR intervient aussi dans la dégradation des peroxydes lipidiques et du
peroxyde d’hydrogène et dans la régénération du radical ascorbyl en acide
ascorbique. [14].
 De très nombreux substrats ont été identifiés in vitro pour la thiorédoxine,
tels que la ribonucléase, les hormones gonadotrophines chorioniques, les
facteurs de coagulation, le récepteur des glucocorticoïdes et l'insuline ;
 la réduction de l'insuline est traditionnellement utilisée comme test de
17 l'activité de la thiorédoxine[15].
La génotoxicité (1/9)

Définition
 La génotoxicité se définit comme la capacité de certains agents dits
« génotoxiques » à induire des dommages à l’ADN pouvant conduire
à des mutations géniques ou chromosomiques.
 Ces dommages, une fois fixés dans le génome, peuvent avoir des
conséquences délétères sur la santé des organismes exposés
 et/ou de leur descendance : mortalité embryonnaire, malformations
congénitales, infertilité, cancers, etc… [7].

18
La génotoxicité (2/9)

Les agents génotoxiques


 Les mutagènes physiques sont principalement les radiations
ionisantes hautement énergétiques telles que les rayons X ou
gamma et les radiations non ionisantes comme la lumière
ultraviolette. [8].
 Les mutagènes biologiques sont notamment des virus tels que les
rétrovirus.
 Les agents chimiques dont les polluants organiques sont les plus
distingués avec les hydrocarbures aromatiques polycycliques (2-
Méthylanthracènes, Pyrène), les nitrosamines (N-
nitrosodibutylamine), Les pesticides (Nitrofène), Les solvants
organiques (1,2-dichloroéthane ; Dichlorométhane), Les métaux
19 lourds (Mercure, Cadmium). [8].
La génotoxicité (3/9)

Mode d’action et effets des génotoxiques


Les adduits encombrants
 Les adduits encombrants qui correspondent à l’entité chimique
résultant de l’établissement d’une liaison covalente entre une
molécule chimique électrophile et un site nucléophile d’une base de
l’ADN.
 Parmi les sites nucléophiles, les azotes aromatiques, les
groupements hydroxyles et carbonyles des bases constitutives de
l’ADN sont les cibles privilégiées des génotoxiques.
 Certains agents mutagènes tels que les HAP et les amines
aromatiques sont capables de réaliser ce type de liaison entraînant
20 la formation d’un complexe appelé adduit (pour produit d’addition)
La génotoxicité (4/9)

Mode d’action et effets des génotoxiques


Les adduits encombrants
 Cette lésion entraîne une modification de la structure spatiale de
l’ADN au voisinage de l’adduit qui va perturber sa reconnaissance
par l’ADN polymérase au cours du processus de réplication.

 La formation et la persistance de telles lésions de l’ADN sont des


étapes clés vers la mutagenèse et le développement tumoral. [9].

21
La génotoxicité (5/9)

Mode d’action et effets des génotoxiques


Les micro-adduits
 Les micro-adduits sont formés par l’alkylation d’une base azotée de
l’ADN. Ces modifications bien que minimes perturbent la
reconnaissance de la base par l’ADN polymérase lors de la
duplication de l’ADN.

 Les nitrosourées, les alkylsulfonates et les cyclosphosphamides qui


sont largement utilisés comme agents chimiothérapeutiques pour le
traitement du cancer sont pour la plupart des agents alkylants. [8]

22
La génotoxicité (6/9)

Mode d’action et effets des génotoxiques


Les lésions oxydatives
 Les lésions oxydatives de l’ADN qui sont générées lors de l’attaque
des bases de l’ADN par les espèces réactives de l’oxygène.

 Ces lésions concernent notamment la guanine dont le produit


d’oxydation majeur est la 8-oxo-7,8-dihydro-2’-desoxyguanosine (8-
oxodGuo). [9].

23
La génotoxicité (7/9)

Mode d’action et effets des génotoxiques


Autres modifications des bases de l’ADN
 Les agents génotoxiques impliqués sont pour la plupart des
analogues de bases azotées, tels que le 5-bromo uracile ou la 2-
amino purine, présentant des similitudes structurales avec les bases
normales de l’ADN [6].
 Elles seront incorporées à l’ADN où elles provoquent des mutations
en générant des appariements incorrects de bases
 L’acide nitreux peut, quant à lui, provoquer la désamination de la
cytosine ou de l’adénine pour produire respectivement de l’uracile ou
de l’hypoxanthine qui présentent une forte homologie structurale
24 avec la guanine [7]
La génotoxicité (8/9)

Mode d’action et effets des génotoxiques


Autres modifications des bases de l’ADN
 Les agents intercalants tels que le bromure d’éthidium ou la
proflavine sont des molécules à géométrie plane qui peuvent
s’insérer entre les paires de bases entraînant l’étirement de l’ADN et
l’insertion d’une base surnuméraire.
 D’autres types de lésions; des pontages intra ou inter-brins qui
correspondent à des liaisons covalentes anormales établies entre
bases de l’ADN et aux cassures simples et doubles brins générées
essentiellement par les rayonnements ionisants.

25
La génotoxicité (9/9)

26 les différents types de lésions primaires de l’ADN [7].


Conclusion

27
Conclusion (1/2

 L’organisme humain ou animal possède un puissant système de


protection face aux effets délétères des Enzymes anti oxydants
(EAO). Il comprend des enzymes qui ont des activités antioxydants
et de nombreux antioxydants.
 Les principales enzymes qui protègent contre les dommages
cellulaires dus aux EAO sont le superoxyde dismutase (SOD), la
catalase (CAT) la glutathion peroxydase (GPx), l’hème oxygénase et
la thiorédoxine réductase.
 Comme les EAO ont une durée de vie brève, la mesure de ces
activités enzymatiques dans le sang est un test peu contraignant qui
permet d'étudier les effets d'une exposition chronique aux oxydants
chez l'Homme et chez l’animal.
28
Conclusion (2/2)

 En raison de la grande variété des substances impliquées, de leur


omniprésence dans l’environnement et des conséquences démo-
écologiques possibles notamment sur la survie ou le renouvellement
de certaines populations sauvages, l’étude de ces substances dites
génotoxiques, représente un enjeu majeur pour la préservation de
l’environnement.
 Les tests d’Ames ou le SOS Chromo permettent de démontrer le
caractère génotoxique ou progénotoxique d’un grand nombre de
polluants chimiques principalement de nature organique incluant
notamment les HAP, les nitrosamines, les amines aromatiques,
quelques pesticides, quelques solvants organiques et des molécules
utilisées en chimiothérapie anticancéreuse.

29
Merci Pour
L’attention Portée

30

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