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Droits et libertés fondamentaux

au Maroc
• Depuis son indépendance, le Maroc s’est engagé dans le
processus de l’édification d’un Etat moderne fondé sur la
démocratie et la primauté de la loi, Ainsi, il a initié plusieures
mesures et réformes importantes au niveau juridique,
institutionnel et réglementaire afin de garantir le respect des
droits de l’Homme dans les différents domaines de la vie
citoyenne.
Droits et libertés fondamentaux
dans la constitution de 2011
• le statut juridique des droits et des libertés trouvait son
fondement dans la constitution de 1996 qui proclamait un
certain nombre de libertés dont la liste restait limitée.
• la Constitution du 29 juillet 2011, réserve une place importante
aux droits et libertés des citoyens à tel point qu’elle paraîtrait
comme étant une constitution des droits de l’Homme.
• Elle énonce une longue liste de droits et de libertés,
couvrant 22 articles (articles 19-40), regroupés sous le titre II de
la Constitution.
• L’égalité de tous les marocains devant la loi (art. 6) 
• le libre exercice des cultes (art. 41)
• l’égalité entre l’homme et la femme dans l’exercice des libertés et
droits civils et politiques (art. 19) 
• le droit à l’information (art. 27) 
• le droit de propriété et la liberté d’entreprendre (art. 35)
• la liberté de circuler, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la
liberté d’association, de rassemblement et d’appartenance syndicale
(art. 28/29) 
• le droit de constituer une famille et préserver les droits des enfants
(art.32/ 33/34).
• la Constitution affirme l’indépendance de l’Autorité Judiciaire et prévoit
un conseil supérieur du pouvoir judiciaire (art.113)
La constitution prévoit des instances de protection et de promotion des droits et des
libertés, à savoir :
• le Conseil National des droits de l’homme (art.161)
• le Médiateur (art.162)
• le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (art.163) 
• l’autorité chargé de la parité et de lutte contre toutes formes de discrimination
(art.164) ;
• Les instances de la bonne gouvernance et de régulation à savoir : la Haute autorité
de la communication audiovisuelle (art.165) 
• le Conseil de la concurrence (art.166)
• l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la
corruption (art. 167) 
• des instances de promotion du développement humain et durable et de la
démocratie participative à savoir : le Conseil supérieur de l’éducation, de la
formation et de la recherche scientifique (art.168) 
II- Les mécanismes de protection
Le Maroc s’est engagé depuis quelques décennies à se
donner des moyens ayant pour finalité la protection et la
garantie des droits de l’Homme.
On distingue, la protection d’ordre juridictionnel et la
protection d’ordre non-juridictionnel
• La protection d’ordre juridictionnelle

• Les garanties juridictionnelles sont assurées soit par « le juge »


soit par un organisme supra- juridictionnel qui est la Cour
constitutionnelle.
le juge est vu comme le meilleur garant des droits et
libertés. Cette confiance au juge tient au fait qu’il a pour
mission de dire le droit, faire prévaloir la loi, qu’il est à la
fois indépendant du pouvoir politique et neutre par
rapport aux parties aux différends.
• La protection des droits de l’Homme et des libertés par
la Cour constitutionnelle.
La Cour constitutionnelle (Titre VIII) a pour attribution de :
-Apprécier la conformité à la Constitution des lois organiques,
et des lois ordinaires.
Protéger et garantir toutes les libertés ainsi que les droits qui
sont proclamés par la Constitution et en assurer le respect par
le législateur
Les mécanismes de protection non
juridictionnelle
• le respect et la protection des droits de l’Homme
dépendent aussi et surtout de la capacité des citoyens à se
mobiliser pour les défendre et pour les transformer en
cause civique.
• Depuis quelques décennies, l’apparition de nouveaux
acteurs (ONG, mouvement d’opinion, médias, etc.)
La contribution de la société civile:
les ONG ont participé à une diminution de la
répression qui va se traduire par la libération de
plusieurs prisonniers politiques et le retour au
Maroc de plusieurs exilés politiques, la défense des
droits de la femme, des enfants…ect
.
issance à de protection
Les organes non juridictionnelle initiés par le
pouvoir politique

Le Maroc a institutionnaliser les droits de l’Homme


nal des droits
- Un Conseil national des droits de l’Homme.
- Un ministère des droits de l’Homme
-Une institution du Médiateur
1- le Conseil National des droits de l’Homme (art 161) :
Il concrétise l’engagement du Maroc dans la protection
des droits et libertés des citoyens et affirme
l’attachement du pays au respect de ses engagements
internationaux.
le CNDH est une consécration du processus de
consolidation de l’Etat de droit et des Institutions.
Le Conseil national des droits de l’Homme intervient en matière
de protection à cinq niveaux :
• -Le Monitoring : Le Conseil national des droits de l’Homme
veille à l’observation, à la surveillance et au suivi de la situation
des droits de l’Homme aux niveaux national et régional.
• - Le traitement des plaintes : Le CNDH reçoit les plaintes des
citoyens et examine les cas des violations des droits de
l’Homme.
• Médiation et intervention par anticipation : Le Conseil peut
intervenir par anticipation et d’urgence chaque fois qu’il s’agit
d’un cas de tension qui pourrait aboutir à une violation
individuelle ou collective  des droits de l’Homme.
L’institution de Médiateur

• Le Médiateur du Royaume est nommé par Dahir pour une


période de cinq ans, renouvelable une seule fois Art 162.
• Médiateur: «une institution nationale indépendante et
spécialisée qui a pour mission, dans le cadre des rapports entre
l'administration et les usagers, de défendre les droits, de
contribuer à renforcer la primauté de la loi et à diffuser les
principes de justice et d'équité, et les valeurs de moralisation
et de transparence dans la gestion des administrations, des
établissements publics, des collectivités territoriales et des
organismes dotés de prérogatives de la puissance publique ».
Pouvons-nous dire qu’en matière de Droits de l’Homme au Maroc  Tout va très bien ?

• Signataire de plusieurs conventions, protocoles et chartes, le


Maroc a accueilli la 2ème édition du Forum Mondial des
Droits de l’Homme du 27 au 30 novembre 2014.
• Après ce forum y a-t-il eu un changement ?
• Quel est le but de l’organisation de ce forum mondial des
droits de l’Homme au Maroc ? Est-ce pour la forme ou pour
une publicité mensongère ?
•  
Les acquis du Maroc en matière de Droits de l’Homme

• Nul ne conteste, aujourd’hui, que le Maroc dispose


d’un solide arsenal juridique et institutionnel en la
matière.
Les carences en matière des Droits de l’Homme au Maroc

• Le Maroc est confronté actuellement à un certain


nombre de problèmes, à commencer par le
ralentissement de sa croissance économique, des
services sociaux inadaptés et une corruption
endémique.
• La question du développement du Maroc est en lien
direct avec celle des Droits de l’Homme. Les Droits de
l’homme doivent être conçus, développés et mis en
application pour favoriser un développement
économique.
• Que fallait-il en substance pour que le Maroc réussisse
le test pour avancer vers un Etat de Droit et de
démocratie ?
• Tous ces acquis témoignent de l’existence au
Maroc d’une forte volonté de consolider un Etat
de droit qui garantit le respect des droits de
l’Homme. Ce qui fait que cet Etat de droit est
justifié par des instruments.

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