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Données ou bien étapes nécessaires pour l’établissement

d’un projet d’assainissement

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01 Definition de l'assainissement liquide

02 L’assainissement collectif

03 L’assainissement non collectif

Données ou bien etapes necessaires pour


04 élaborer un projet d’assainissement liquide non
collectif

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01 Definition de l’assainissement liquide

Désigne l'ensemble des moyens de collecte, de


transport et de traitement d'épuration des eaux
usées avant leur rejet dans les rivières ou dans le
sol.

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02 L’assainissement collectif

L'assainissement collectif est constitué


de grandes canalisations de collectes
des eaux usées qui sont acheminées de
manière gravitaire vers une station
d'épuration. Parfois, des stations de
relevage sont nécessaires. On parle
d'assainissement collectif lorsque :
-> Les eaux usées de plusieurs
maisons ou immeubles sont collectées par
le réseau public d'assainissement, puis
acheminées vers une station d'épuration.

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Donc l’assainissement collectif s’articule en trois phases :
 la collecte : le réseau public d’assainissement collecte les eaux usées
domestiques et celles issues d’activités professionnelles (artisanat,
restauration, industrie autorisée…). Le réseau d’eaux usées peut aussi
collecter les eaux pluviales – on parle dans ce cas de réseau unitaire.
 le transport :dans les canalisations jusqu’à la station de traitement.
 le traitement :dans une station de traitement des eaux usées (station
d’épuration). L’eau usée y est débarrassée de ses matières organiques qui
forment des boues, puis de ses polluants.
L’eau obtenue à l’issue de ce processus est rejetée dans le milieu
aquatique, et les boues sont évacuées vers différentes filières : utilisation
agricole (épandage, compost) ou incinération.

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2.1 la réglementation concernant les rejets de stations de
traitement des eaux usées
Les normes de rejet, fixées par une directive européenne de 1991, dépendent
essentiellement de deux facteurs :
 les quantités de pollution reçues ;
 la fragilité du milieu aquatique qui reçoit les eaux usées traitées.
Ainsi, une station de traitement importante qui rejette les eaux usées traitées
dans un environnement « fragile » devra mettre en place un traitement plus
contraignant que s’il rejetait dans un milieu moins sensible au rejet. 
Des exigences environnementales particulières ou des activités telles que la
baignade répondent à une réglementation plus contraignante conduisant les
stations à renforcer ou compléter leurs traitements.

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2.2 Les procédés de traitement des eaux usées
dans les stations, les traitements varient selon la nature des eaux usées et de la sensibilité
à la pollution du milieu récepteur. Ils nécessitent des étapes successives faisant appel à
des procédés physiques, chimiques, physico-chimiques et biologiques.

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Les principales étapes :
 Le dégrillage : à l’arrivée dans la station, les eaux usées passent à travers des grilles
qui retiennent les déchets solides les plus grossiers (papiers, matières plastiques…). Il
s’agit d’une simple étape de séparation physique.
 Le dessablage : il permet d’ôter le sable et les graviers des eaux usées, qui se
déposent au fond d’un bassin où ils sont récupérés
 Le déshuilage et dégraissage : l’injection de bulles d’air permet de faire remonter les
huiles et les graisses en surface d’où elles sont éliminées

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 La coagulation/floculation/décantation : ce traitement physico-chimique
permet d’éliminer une forte proportion des matières en suspension. Pour
faciliter le dépôt des particules dans le fond du bassin, l’étape de
décantation peut être couplée à deux autres étapes :
- La coagulation : des sels de fer ou d’aluminium sont ajoutés à l’eau afin
de réduire les forces électrostatiques de répulsion entre les particules et
permettre ainsi leur coagulation ;
- La floculation : l’eau est lentement brassée, permettant ainsi aux
particules de s’agglomérer et de former des amas de plus et plus gros. Leur
masse élevée leur permet ensuite de se déposer plus rapidement dans le
fond du bassin sous l'effet de la gravité.

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 Le traitement biologique : le cœur du traitement consiste à faire dégrader
les matières organiques dissoutes par des bactéries naturellement présentes
dans ces eaux. Des dispositifs d’aération permettent d’insuffler de
l’oxygène aux bactéries qui se développent en se nourrissant des matières
organiques.
Quelques exemples de techniques de traitement biologique :
 Les boues activées : ce procédé imite l’épuration naturelle observée dans
les cours d’eau, en l’intensifiant : l’eau, dans laquelle on insuffle de l‘air,
est brassée pour faire se multiplier rapidement les microorganismes
épurateurs, qui évoluent librement dans les eaux sales. Les bactéries ainsi
sollicitées sont ensuite séparées de l’eau par décantation.

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 Le lagunage : ce procédé, plus rustique, revient à laisser faire la nature, en
exposant les eaux usées à la lumière du soleil dans une série de bassins de faible
profondeur. Les micro-algues vivant dans ces eaux s’y développent. Elles
dégagent ainsi de l’oxygène qui, ajouté à celui qui s’échange entre l’air et l’eau
permet aux bactéries épuratrices de vite se reproduire.
 Les bio-filtres : ce procédé s’inspire de l’épuration naturelle opérée par les sols :
l’eau usée passe à travers une couche formée de petites billes sur lesquelles les
microorganismes épuratoires de cette eau affectionnent de se fixer. Le système est
aéré artificiellement.
 La clarification : elle permet de séparer par décantation l’eau des bactéries qui
forment des boues. Les eaux clarifiées sont acheminées vers une canalisation de
sortie tandis que les boues sont évacuées vers la filière de traitement des boues.

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Le raccordement au réseau d’assainissement
collectif

“ L’Assainissement Liquide, une


priorité nationale pour une gestion
globale, intégrée et durable du
cycle de l’eau“

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1 Dispositif permettant le raccordement au collecteur 5 Siphon disconnecteur Ø100mm recommandé
public. (évite les remontées d’odeurs).

2 Conduite de branchement(domaine public). 6 Ventilation de colonne de chute.

3 Boîte de branchement (ou regard de façade) posée 7 Stockage des eaux pluviales pour utilisation à la
sauf exception par la collectivité en limite de parcelle ou évacuation selon les recommandations de
domaine privé. votre commune.

4 Conduite de raccordement de l’assainissement 8 Citerne de récupération des eaux pluviales.


(Ø100mm en général) à la boîte de branchement
(domaine privé).

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03 L’assainissement non
collectif

L’assainissement non collectif


(ANC) désigne les installations
individuelles de traitement des eaux
domestiques. Ces dispositifs
concernent les habitations qui ne
sont pas desservies par un réseau
public de collecte des eaux usées et
qui doivent en conséquence traiter
elles-mêmes leurs eaux usées avant
de les rejeter dans le milieu naturel.

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Données ou bien étapes nécessaires pour élaborer un projet
04 d’assainissement liquide non collectif

4.1 Remplir la demande d’installation d’un dispositif d’assainissement

non collectif (DIDANC).

4.2 Attendre la validation du contrôle de conception et d’implantation.

4.3 Faire vérifier la bonne exécution des travaux.

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4.1 Remplir la demande d’installation d’un dispositif d’assainissement non collectif
(DIDANC).
 Le formulaire de Demande d’Installation d’un Dispositif d’Assainissement Non collectif
(D.I.D.A.N.C.) dûment complété́ . Celui-ci comprend l’étude de définition de la filière
d’assainissement non collectif avec :

 Une étude de sol caractérisant l’aptitude des sols à l’épuration et/ou à l’infiltration
des eaux usées domestiques (résultats des sondages à la tarière, des tests de
perméabilité́ , représentation de la tranchée ou de l’horizon pédologique). Il est
vivement conseillé de faire appel à un bureau d’étude.
 Une évaluation des contraintes topographiques pouvant influencer le choix de la
filière d’assainissement
 La description et le dimensionnement de la filière (prétraitement, traitement et
évacuation).

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• Un plan de situation de la parcelle à l’échelle de 1/25000 à 1/5000 :
Portant notamment les limites de propriété́ , les bâtiments afférents à cette
propriété́ et aux propriétés limitrophes, avec les annexes (garage, piscine…),
l’emplacement des puits voisins dans un rayon de 35 mètres minimum autour
du traitement prévu.

• Un plan d’implantation du projet d’installation du système d’assainissement


non collectif à l’échelle 1/100 à 1/200.
Schématiser le plus clairement possible :
 La position de l’habitation (future ou existante) et des habitations voisines.
 Les sondages effectués pour l’étude de sol.
 L’évacuation des eaux usées de l’habitation.
 Le système d’évacuation des eaux pluviales.
 L’emplacement du système de prétraitement : fosse toutes eaux, bac
dégraisseur…
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 L’emplacement des ventilations : primaire et secondaire.
 L’emplacement du système de traitement
 Le sens de la pente du terrain.
 Les arbres, les surfaces imperméables ou destinées à l’être.
 Axes de circulation aux véhicules.
 Liste des servitudes de passage : réseaux, accès véhicules.
 La position des puits, captages ou forages, des sources et des ruisseaux
dans un rayon de 50 m
 Les limites de propriété́ .
 Les cours d’eau, fossé, mare, etc.
 Les cavités souterraines.
 Pour un permis de construire : possibilité́ de compléter le plan masse.

 Un profil en long de la filière d’assainissement autonome et de l’habitation


au 1/50 ou 1/100.
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• Un plan en coupe de la filière et de l’habitation au 1/50 ou 1/200 si
nécessaire.

 Éventuellement :
 Accord du propriétaire si ce n’est pas le demandeur.
 L’autorisation de rejet vers le milieu naturel pour un système drainé.
 Pour un traitement réalisé́ sur la parcelle d’un propriétaire voisin, l’accord écrit de
celui-ci sera fourni. Dans votre intérêt, un acte notarié est vivement recommandé.

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4.2 Attendre la validation du contrôle de conception et d’implantation.

 Le contrôle du dossier est nécessaire pour obtenir l’autorisation d’installer un


assainissement autonome. Il s’agit d’une pièce indispensable à l’obtention du
permis de construire.

 Le contrôle de « Conception et d’Implantation » effectué avant la réalisation des


travaux fait l’objet d’une redevance Assainissement Non Collectif.
 Après un avis technique favorable sur le projet, les travaux pourront être
engagés.

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4.3 Faire vérifier la bonne exécution des travaux.

 Une déclaration de commencement des travaux ainsi qu’une demande de


visite de contrôle avant remblaiement devra être adressée au spécialiste en vue
d’une vérification de bonne exécution des travaux par rapport au projet accepté
et à la réglementation en vigueur. Cette vérification est obligatoire avant
recouvrement des ouvrages.
 Ce contrôle est nécessaire pour obtenir l’autorisation de mettre en service
l’installation d’assainissement autonome.
 Un courrier recommandé avec accusé de réception doit être adressé au SPANC
pour demander une visite de contrôle de bonne exécution des travaux, 15 jours
avant le remblaiement des ouvrages.
 Le SPANC disposera de 15 jours pour réaliser la visite de contrôle de bonne
exécution.

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NB/ SPANC : Le Service Public d'Assainissement Non Collectif. 08/22/2020
Conclusion:

Le volet assainissement du travail doit répondre à la


problématique de l'hygiène des habitants tout comme a
celle de la pollution de la ressource en eau. Ainsi, le travail
se scinde en deux parties distinctes, l'assainissement
individuel (non collectif) et collectif.

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MERCI à VOUS

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