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MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA

BURKINA FASO
DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE
--------------
_____________
Unité – Progrès – Justice
DIRECTION GENERALE DE LA MODERNISATION DE  
l’ETAT CIVIL
 

mars 2020

Présenté par :PARE/DA Jacqueline


PROGRAMME
Présentation des formateurs et participants
Objectifs de la formation
Présentation des communications

2
OBJECTIFS

Objectif général:
général Renforcer les capacités des acteurs
de l’état civil sur les procédures d’enregistrement
des faits d’état civil et la production des statistiques
vitales

Objectifs spécifiques :
Renforcer les connaissances des acteurs chargés de la gestion
de l’état civil sur la législation y relative ;
Améliorer les connaissances des différents acteurs de l’état
civil en matière de délivrance des actes d’état civil ;
Fournir aux participants les éléments de base permettant de
créer, de gérer et de tenir à jour des systèmes efficaces
d'enregistrement des faits d'état civil et des statistiques de l'état
civil tant au niveau national que local ;

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Doter les officiers et auxiliaires ainsi que des
professionnels émanant des autres secteurs (santé,
justice, services déconcentrés, etc.) d’outils
nécessaires pour bien maitriser les procédures de
délivrance des actes d’état civil conformément aux
textes réglementaires en vigueur et aux standards
internationaux en la matière 
Aider les officiers d’état civil à assurer la bonne
mise en œuvre des services d’état civil en tant que
compétences transférées et répondre efficacement
aux besoins et attentes des populations et des
acteurs de développement dans ce domaine;

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Renforcer les capacités des officiers, agents et
auxiliaires d’état civil sur les problématiques
connexes comme :
l’archivage des données d’état civil conformément aux
standards nationaux et internationaux ;
La protection des données d’état civil en tant que
données à caractère personnelles
La réalisation des activités de suivi-évaluation, de
collecte et de remontée des statistiques de l’état civil
La réalisation des activités de plaidoyer et de
mobilisation sociale en faveur de l’état civil;

5
Sensibiliser les acteurs du SEC sur leurs rôles et
responsabilités dans la réalisation du droit à
l’enregistrement pour tous les enfants/citoyens ;
et sur les procédures de l’enregistrement à l’état
civil ;
Sensibiliser les acteurs du SEC sur la
problématique de l’enregistrement des faits d’état
civil dans les contextes de crise humanitaire et
d’urgence
Contribuer à améliorer les relations de travail
entre les différents acteurs du système d’état civil

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Contribuer à renforcer la fiabilité et la
sécurisation du système d’enregistrement des faits
d’état civil au Burkina Faso.
Renforcer l’interopérabilité entre la santé et l’état
civil pour améliorer l’enregistrement des faits
d’état civil ;
Sensibiliser les participants sur leurs rôles pour le
renforcement de la collaboration entre les
différents acteurs intervenants dans le processus
d’enregistrement des faits d’état civil;
Améliorer la compréhension du rôle de la Justice
dans l’enregistrement des faits d’état civil  ;

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Contribuer à l’amélioration de la sécurisation et
de la fiabilisation des données d’état civil à travers
un meilleur enregistrement des faits d’état civil et
une bonne gestion des statistiques et données de
l’état civil ;
contribuer à l’enregistrement systématique des
faits d’ état civil et la production des statistiques
de vie.

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Résultats attendus
Les compétences en matière d’enregistrement, de gestion des
faits et données d’état civil sont renforcées pour gérer et tenir à
jour des systèmes efficaces d'enregistrement des faits d'état civil
et des statistiques de l'état civil tant au niveau national que
local, y compris dans les situations d’urgence ;
Les participants sont dotés d’outils nécessaires pour bien
maitriser les procédures de délivrance des actes d’état civil
conformément aux textes réglementaires en vigueur et aux
standards internationaux en la matière ;
Les participants sont dotés d’outils nécessaires pour renforcer
l’interopérabilité et la coordination continue des acteurs de
différents secteurs concernés par l’état civil

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Résultats attendus
Les participants sont aptes à contribuer à
l’amélioration de la sécurisation et de la fiabilisation
des données d’état civil à travers un meilleur
enregistrement des faits d’état civil et une bonne
gestion des statistiques et données de l’état civil ;
Les capacités des participants sont renforcées en
matière d’archivage des données d’état
civil conformément aux standards internationaux ;
Les participant sont sensibilisés sur leurs rôles et
responsabilités dans la réalisation du droit à
l’enregistrement pour tous les enfants ;
Les participants sont formés sur les procédures de
l’enregistrement à l’état civil en situation d’urgence ; 10
Résultats attendus
Les participants sont formés sur leurs rôles pour
le renforcement de la collaboration entre les
différents acteurs intervenants dans le processus
de l’enregistrement des faits d’état civil ;
Les participants sont aptes à conduire des
formations et supervisions des personnels de l’état
civil et des services connexes pour la bonne tenu
du système d’état civil

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Méthodologie de l’atelier
 Présentation sommaire des modules
 Echanges et discussions sur les expériences de

terrain et les problèmes rencontrés
Travaux pratiques de remplissage de supports (registres, formulaires)

 Partage de bonnes pratiques de terrain

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PLAN

Unité 1: généralités sur l’ état civil ;


Unité 2 : organisation et gestion de l’état civil
Unité 3 : centres d’état civil et autorités compétentes pour remplir les
fonctions d’officier d’ état civil
Unité 4: registres et règles communes aux divers actes de l’état civil
Unité 5 : principaux actes de l’état civil
Unité 6: publicité des actes de l’état civil
Unité 7: transcriptions et mentions marginales
Unité 8: rectification des actes de l’état civil
Unité 9: contrôle de l’activité des agents et officiers de l’ état civil et
les sanctions encourues
Unité 10: statistiques de vie
Unité 11: difficultés et attentes. 13
INTRODUCTION
L’état civil est défini selon l’Organisation des Nations Unies comme
« un dispositif permettant l’enregistrement systématique des faits
et caractéristiques des évènements marquant la vie des populations
(naissance, mariage, divorces, décès, etc.) suivant des modalités
prévues par des dispositions juridiques en vigueur dans chaque
pays».
C’est un système d’informations, en ce sens qu’il est un ensemble des
moyens humains et matériels et des méthodes se rapportant à la
production, au traitement, à l’archivage et à la circulation des
différentes formes d’informations relatives à la vie des populations.
Unité I. GENERALITES SUR L’ETAT CIVIL

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QUELQUES DEFINITIONS
Qu’est-ce que l’état civil ?
L’état civil est une représentation graphique de tout
individu de sa naissance jusqu’à sa mort.
 Du point de vue matériel c’est:
 L’identification de l’individu par rapport à sa propre société
et spécialement par rapport à sa famille,
 L’enregistrement des événements et faits majeurs (la
naissance, le mariage et le décès) qui surviennent dans la
vie de l’individu,
 Ensemble des qualités qui fixent la situation de l’individu
dans les divers groupes sociaux auxquels il appartient et
qui le différencient des autres du point de vue de la
jouissance et de l’exercice des droits civils.
16
Du point de vue organisationnel, c’est :
 Le service public chargé d’établir et de
conserver les actes de l’état civil.

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Qu’est-ce qu’un fait d’état civil?
 Un fait d’état civil est un événement qui intéresse la vie
de chaque individu à savoir :
la naissance,
le mariage,
le décès,
l’annulation,
la séparation de corps,
le divorce, l’adoption,
la légitimation,
la reconnaissance,
ou tout autre évènement modifiant l’état de la
personne. 18
Qu’est-ce qu’un acte de l’état civil ?

L’acte de l’état civil est:


Un écrit dressé par l’officier de l’état civil, ou
sous sa responsabilité, destiné à prouver l’état
des personnes,
Un écrit dans lequel l’autorité publique constate
d’une manière authentique les principaux
évènements, dont dépend l’état des personnes :
les naissances, les mariages, les décès.

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L’enregistrement à la naissance
C‘est l’inscription officielle d'un enfant à la naissance. Il s'agit d'une
procédure administrative de reconnaissance permanente et officielle de
l'existence d'un enfant.

L’article 7 de la convention des Nations unies relative aux droits de


l'enfant dispose que «l’enfant est enregistré aussitôt à sa naissance
et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une
nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses
parents et d’être élevé par eux ».

20
La copie intégrale d’acte de naissance
La copie intégrale d’acte de naissance est la reproduction
complète des informations contenues dans le registre.

La copie intégrale est l’acte de naissance proprement dit de


l’enfant.

21
22
23
L’extrait d’acte de naissance
Reproduction partielle d’un acte délivré par l’officier de l’état civil.

24
L’attestation d’accouchement
L’attestation d’accouchement est un document interne
de la santé destiné à recueillir des informations sur la
naissance d’un enfant né dans une formation sanitaire
et les transcrire dans des registres dédiés par la sage-
femme ou le médecin ayant assisté à l’accouchement.

25
Unité 2. ORGANISATION ET GESTION DE L’ÉTAT CIVIL

L'état civil est un service public de l'Etat régi par


les principes directeurs suivants: la continuité, la
légalité, le caractère officiel, la confidentialité,
l’universalité, l'adaptation, l'égalité et la gratuité.

26
 la continuité : le fonctionnement de l’état civil doit

être assuré sans interruption. Pour ce faire, les


agents et officiers de l’état civil doivent être toujours
disponibles, et en cas d'empêchement prolongé,
prendre toutes mesures pour se faire suppléer;

 la légalité : ce principe renvoie à la règle de droit et à

l’obligation de son respect. Toutes les activités de


l’état civil doivent s’inscrire dans le cadre de la loi.
27
 le caractère officiel : les faits d’état civil ne peuvent être
enregistrés que sur des documents officiels conçus par
l’administration en charge de l’état civil et tenus uniquement
dans les centres d’état civil officiellement reconnus et
consacrés par des textes législatifs et règlementaires.

 la confidentialité : ce principe interdit aux agents et

officiers de l’état civil de divulguer des informations


concernant les actes d’état civil. L’article 75 du CPF
dispose que « N’y ont accès que les magistrats, les
officiers de police judiciaire et les agents des
administrations publiques. »
28
 l’universalité : le système de l’état civil doit couvrir tout
le territoire national, repérer et enregistrer tous les
évènements d’état civil qui y surviennent
 l'adaptation : le système d'état civil est appelé à évoluer
afin de procurer en permanence à l'usager un service de
qualité. Il doit suivre les besoins des usagers (comme la
souplesse d’organisation des services publics) ainsi que
les évolutions techniques (comme le passage à
l’informatisation du système d’état civil et l’ensemble des
réformes en cours observées dans le secteur),
l’institution de points focaux 29
l'égalité : ce principe tire son fondement de l'article
1 de la Constitution du Burkina Faso. Tous les
usagers doivent être traités de la même manière par
les centres d'état civil ;
Ils ont droit aux mêmes formulaires d'actes et sont
soumis aux mêmes exigences de procédure.
Aucune discrimination ne doit exister dans l'accès au
service d'état civil et dans le traitement réservé aux
usagers.

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la gratuité : ce principe s’inscrit dans la règle générale
du libre accès aux services publics. L'état civil est donc
un service gratuit en ce sens que les usagers ne doivent
pas payer les agents et officiers de l’état civil pour
obtenir d'eux l'accomplissement de leur devoir.

Mais l’absence de frais ne concerne que les copies


intégrales d’actes, les originaux. L’obtention des copies et
extraits nécessite des frais.

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UNITÉ 3. CENTRES D’ÉTAT CIVIL ET AUTORITES COMPETENTES POUR
REMPLIR LES FONCTIONS D’OFFICIERS D’ETAT CIVIL
 Les centres d’état civil (art 61 du CPF)
Il existe deux types de centres d’état civil :
les centres principaux : ils sont situés aux chefs-lieux des
arrondissements et aux chefs lieux des communes urbaines
et rurales ;
les centres secondaires : ils sont situés dans les villages et
dans les secteurs des villes.
 Les autorités compétentes pour remplir les fonctions
d’officier de l’état civil (art.62 du CPF ; art. 263 et 267 du
CGCT) 
Au niveau des centres principaux, Il s’agit :
- du maire de la commune (article 263 du CGCT) ;
- des adjoints au maire (article 267 du CGCT).
32
IMPORTANT : La fonction d’officier de l’état civil peut être déléguée à un
ou plusieurs agents titularisés dans un emploi permanent appelés
officiers d’état civil délégués pour la tenue des registres de
naissance, de décès et d’actes divers (art 62 CPF).
Une copie de l’arrêté de délégation doit être impérativement transmise au
Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation et au
Procureur du Faso près le tribunal de grande instance territorialement
compétent.

• Au niveau des centres secondaires, il s’agit d’un agent désigné par le


maire.

TRES IMPORTANT : la création des centres secondaires et la nomination


des agents désignés pour assurer le fonctionnement desdits centres se
font par arrêtés du maire. Ces arrêtés doivent définir impérativement :
• la compétence territoriale du centre secondaire : l’acte règlementaire
précise le nombre de villages et/ou de secteurs rattachés audit centre ;
• la compétence d’attribution de l’officier d’état civil délégué ; l’acte
règlementaire précise les attributions de ce dernier.
33
Les éléments pouvant militer en faveur d’une création de
centres secondaires d’état civil dans une commune

● la taille de la population ;
● le personnel disponible pour faire le travail ;
● les ressources matérielles disponibles par
centre secondaire d’état civil ;
● l’accessibilité (distance) ;
● l’existence de structures sanitaires.

34
NOTEZ BIEN : Les officiers d’état civil
délégués et ceux des centres secondaires exercent
leurs fonctions sous la surveillance et la
responsabilité du maire.
 

35
Les attributions des officiers de l’état civil (art. 62 alinéa 1 à 64 du CPF)
 
- Les officiers de l’état civil des centres principaux sont compétents
pour :
•recevoir les déclarations de naissances ;
•recevoir les déclarations de décès ;
•recevoir les déclarations de reconnaissance d’enfant à naître
(article 428 du CPF);
•recevoir les déclarations de consentement pour l’adoption ou
pour le mariage de mineur;
•célébrer les mariages ;
•dresser les actes correspondants et effectuer les transcriptions et
mentions y relatives ;
•délivrer des actes divers qui sont :
 les certificats de non opposition ;
 les certificats de non remariage ;
 les certificats de résidence ;

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 les actes de reconnaissance d’enfants non concomitants à
la déclaration de naissance ;
 les certificats de non inscription ;
 les déclarations de consentement au mariage ;
 le certificat de vie et d’entretien.

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Rôles et Compétences des OEC
Ils sont les garants de la régularité et de la légalité des
actes d'état civil qu'ils établissent, suite aux déclarations
qui leurs sont faites.
Pour ce faire, il doit toujours procéder à la vérification :
des énonciations illégales ou contradictoires,
de la réalité des naissances, des décès ;
des conditions requises pour le mariage
(consentements, capacité, publications des bancs etc.).
NB : L’Officier de l’état civil ne doit refuser de recevoir
une déclaration que s’il a connaissance des irrégularités
qu’elle contient.
38
Rôles et Compétences des OEC
Enregistrer les informations spécifiques relatives
aux faits d'état civil selon des méthodes et
procédures déterminées ;
Assurer la conformité avec les dispositions de la
loi sur l'enregistrement des faits d'état civil ;
Garantir l'exactitude et l'exhaustivité de chaque
document établi ;
Constater les décès et d’en dresser l’acte ;
Recevoir les reconnaissances d’enfants naturels et
d’en dresser l’acte ; 39
Rôles et Compétences des OEC
Tenir les registres de l’état civil ;
Recevoir les consentements de mariage, de célébrer
les mariages et d’en dresser l’acte ;
Transcrire les jugements et arrêts qui leur sont
adressés par les tribunaux et cours ;
Adopter les mesures requises pour informer le
public de la nécessité de l'enregistrement, des
procédures et prescriptions correspondantes, ainsi
que de l’intérêt des statistiques de l’état civil ;

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Rôles et Compétences des OEC
Apposer les mentions en marge des actes
de l’état civil ;
Recevoir les certificats d’opposition et de
non opposition ;
Faire la publication de bans avant la
célébration de mariage ;
Etablir les avis de mention et les tableaux
récapitulatifs ;

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Les officiers de l’état civil délégués des centres
secondaires sont compétents pour :
recevoir les déclarations de naissances ;
recevoir les déclarations de décès ;
dresser les actes correspondants et effectuer les
transcriptions et mentions y relatives.

42
- En outre, les officiers de l’état civil délégués sont
compétents pour  assurer :
la tenue des registres de naissance ;
la tenue des registres de décès ;
la tenue des registres des actes divers.

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Unité 4. REGISTRES DE L’ETAT CIVIL ET REGLES
COMMUNES AUX DIVERS ACTES

Les registres de l’état civil (art 68 à 76 du CPF)


Les différentes catégories de registres qui
doivent exister dans les centres principaux :
• un registre des naissances ;
• un registre des mariages ;
• un registre des décès ;
• un registre des actes divers.
Les différentes catégories de registres qui
doivent exister dans les centres secondaires:
• un registre des naissances ;
• un registre des décès. 44
 Les autorités chargées d’assurer la tenue et la conservation des registres

Seuls « Les officiers de l’état civil sont responsables de la bonne tenue et de la


conservation les registres » (art. 71 du Code des personnes et de la famille).

Formalités pour la tenue des registres


 L’ouverture des registres
En début d’année, l’officier de l’état civil doit ouvrir de nouveaux
registres cotés et paraphés par le président du TGI compétent (art.
70 al.2 CPF).
La formule d’ouverture des registres est la suivante :
 Le présent registre contenant….……..feuilles a été côté et paraphé par

nous …………… Président du Tribunal de Grande Instance de……………………


pour servir de registre d’acte de naissance à la mairie de ……………………
A…………………………..le……………………..
Signature et cachet
REMARQUE : Il est important de noter que le non respect de cette obligation
prévue par l’article 70 alinéa 2 du CPF enlève tout caractère authentique aux
registres, et par conséquent aux actes qui y sont inscrits. La cotation et le
paraphe visent à éviter l’utilisation frauduleuse de registres parallèles.
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 La clôture et la conservation des registres

- La clôture des registres


Les registres sont clos et arrêtés à la fin de chaque année par l’officier de
l’état civil (art.72 du CPF); autrement dit le 31 décembre et non le 1er
janvier. Elle doit avoir lieu après le dernier acte et non à la dernière page
du registre. Une table alphabétique des actes dressés dans l’année
est établie et transcrite sur les registres correspondants. Cette
formalité répond au souci d’une recherche facile dans les registres.
Formule de clôture :
Nous, …(nom, prénoms et qualité de l’officier de l’état civil), clôturons et
arrêtons le présent registre comprenant … (nombre d’actes inscrits).
A…………. Le ……………..
Signature et cachet
- La conservation des registres
L’officier de l’état civil doit, dans le mois de la clôture, déposer un
exemplaire aux archives de la commune et l’autre exemplaire double doit
être transmis au Procureur du Faso pour dépôt au greffe du Tribunal de
Grande Instance (TGI) (article 76 du CPF).
NB : Dans le mois qui suit la clôture des registres, les deux exemplaires
des centres secondaires doivent être déposés au centre principal dont
ils relèvent. L’un sera conservé dans les archives dudit centre et l’autre
transmis au Procureur du Faso (art.73 du CPF). DONC, pas de
conservation de registres dans un CSEC.
46
• Comment se présente une table alphabétique ? 
De façon pratique, la table alphabétique peut être établie à l’aide de
fiches. A partir du registre, l’officier de l’état civil écrit sur des fiches
individuelles les nom et prénoms et le numéro de l’acte de tous ceux
qui y sont inscrits. Ensuite, il classe lesdites fiches par ordre
alphabétique et procède à la transcription des informations
collectées sur le registre correspondant. La table alphabétique ainsi
établie se présente comme suit :
• Table alphabétique des naissances survenues dans la
commune de … au cours de l’année……………….
• Nom et prénoms N° d’ordre des actes

• AGALOUE Boubié 45
• ALIRA Séni 22
• ALORABOU Annie 07
• BAGORO Hamed 57
• CISSE Salif 62
• KABORE Arsène 12
47
LES REGISTRES DE L’ETAT CIVIL ET LES REGLES
COMMUNES AUX DIVERS ACTES

 Les règles à observer dans la rédaction des actes de l’état civil


(naissance - mariage- décès)
Selon l’article 77 du Code des personnes et de la famille un acte d’état civil doit
énoncer :
 l’année, le mois, le jour et l’heure (en lettre) où ils sont reçus ;
 les nom, prénoms et qualité de l’officier de l’état civil ;
 les noms, prénoms et domiciles, de tous ceux qui y seront dénommés.
 Si elles sont connues, seront indiquées en outre les dates de
naissance :
 des pères et mères, dans les actes de reconnaissance ;
 de l’enfant, dans les actes de reconnaissance ;
 des époux, dans les actes de mariage ;
 de la personne décédée, dans les actes de décès.

48
 
les noms patronymiques ou noms de famille des personnes
désignées dans l’acte doivent être inscrits en lettres capitales
d’imprimerie ;
Les noms patronymiques doivent toujours précéder les
prénoms (article 78 du CPF) ; cette règle s’applique aux
noms et aux prénoms de toutes les personnes désignées
dans l’acte, y compris ceux de l’officier de l’état civil ;
La première lettre du prénom est inscrite en majuscule et les
autres lettres en minuscules. Les prénoms simples sont
séparés par une virgule et les prénoms composés par un trait
d’union ; exemple : YAMEOGO Loïc, Camille.
SAWADOGO Jean-Pierre

49
Les dates doivent être inscrites en lettres (article 79 alinéa 1
du CPF) ;
Les actes doivent être rédigés dans la langue officielle-
(français) et signés après lecture faite par l’officier de l’état
civil, par les déclarants et les témoins ; les signatures par
griffes sont interdites.
NOTEZ BIEN : Si les déclarants ou les témoins ne savent pas
signer, mention en est faite sur l’acte de la cause qui les en
empêche (article 81 du CPF). Il faut donc porter la mention « ne
sachant signer » et éviter d’apposer l’empreinte digitale.

50
RETENEZ QUE :
Les abréviations sur les actes d’état civil sont formellement
interdites ; Exemple : Au lieu d’inscrire KABORE G.
Guillaume sur le registre, inscrire KABORE Gustave,
Guillaume
Les erreurs ne doivent pas être corrigées par grattage,
surcharge ou liquide corrector ; il convient de les rayer et de
les mentionner dans la marge à la fin de l’acte ; les ratures,
les renvois  sont acceptés, ils sont approuvés et signés
par l’officier de l’état civil et les déclarants, au moment
de l’établissement de l’acte.
Exemples : 1°) un (01) mot - barré nul ; un mot ajouté
bon. 2°) Trois mots (03) barrés nul ; trois (03) mots
ajoutés bon

51
Unité 5. LES PRINCIPAUX ACTES DE L’ETAT CIVIL
L’acte de naissance (art.106 à 111 du CPF)

L’article 106 du code des personnes et de la famille exige que toute


naissance survenue sur le territoire burkinabé soit déclarée à l’officier de
l’état civil du lieu de naissance.

NOTEZ Bien: même les naissances des étrangers vivants sur le territoire
national sont concernées par cette disposition (art.60 du CPF).

- Les conditions de recevabilité de la déclaration de naissance.


Pour être recevable donc, la déclaration de naissance doit obéir à quatre
(4) conditions qui sont :
La déclaration de naissance doit être faite dans les deux (02) mois qui
suivent la naissance. Lorsque l’accouchement a eu lieu à domicile, les
parents doivent présenter l’enfant à une formation sanitaire pour qu’on leur
délivre une attestation d’accouchement ; à défaut, ils peuvent faire noter les
dates et heures de naissances par une personne capable de le faire.
52
IMPORTANT : Comment calculer le délai de deux mois (article 106
alinéa 2 du CPF)?
- le jour de l’accouchement n’est pas compté dans le délai.
- lorsque le dernier jour du délai est un jour férié, ce délai est
prorogé jusqu’au premier jour ouvrable qui suit le jour férié.
 la déclaration doit être sincère, c’est à dire qu’elle doit être
conforme à la réalité.
 la déclaration doit être faite par une personne habilitée.
Ce sont (article 107 du CPF) :
- le père de l’enfant ;
- la mère de l’enfant ;
- les ascendants ou les plus proches parents ;
- toute personne ayant assistée à l’accouchement;
 la déclaration doit être faite à une autorité habilité à la recevoir,
c’est-à-dire un officier de l’état civil.
53
Que doit faire l’officier de l’état civil en cas de contestation de
paternité ?
En cas de contestation ou de désaveu d’une paternité, l’officier
de l’état civil ne doit pas faire mention de l’identité du père sur l’acte
de naissance. Il doit laisser un blanc (vide) et donner à l’enfant
le nom patronymique de la mère. L’indication « père inconnu »
est interdite sur les actes de naissance. Cependant, si la mère
produit un acte de mariage, c’est l’identité des époux que
l’officier de l’état civil porte comme identité du père et de la
mère, en application de la présomption de paternité prévue par
l’article 423 du Code des Personnes et de la Famille qui dispose
que « l’enfant conçu ou né pendant le mariage a pour père le mari
de la mère de l’enfant ».
« …. si les père et mère de l’enfant ou l’un deux ne sont pas désignés
à l’officier de l’état civil, il ne sera fait aucune mention à ce sujet
(art. 109 al 2)
54
RETENEZ QUE: l’acte de naissance ainsi rédigé et signé ne peut être
modifié ou rectifié que par une décision administrative du Procureur
du Faso ; ou par une ordonnance du Président du tribunal.

55
La situation particulière des enfants trouvés 

 Cas d’un enfant trouvé (article 110 du CPF)


Si l’officier de l’état civil est saisi d’un cas d’enfant trouvé:
 Il dresse un procès verbal de la déclaration signée par lui-même et le
déclarant ( dans la pratique constatations par les services de sécurité,
l’action sociale, la mairie, la justice) ;
 Il établit un acte tenant lieu d'acte de naissance ;
 Il attribue un nom et un ou plusieurs prénoms à l'enfant ;
 Il fixe une date de naissance pouvant correspondre à son âge et désigne,
comme lieu de naissance, celui où l'enfant a été découvert ;
 Il donne des indications sur le sexe de l’enfant.

NB : le procès verbal de la déclaration signée par l’officier de


l’état civil et le déclarant au moment de la découverte de l’enfant
doit être classé dans les registres et joint à l’acte de
naissance.
56
IMPORTANT : le choix du nom de l’enfant ne doit pas porter atteinte à la
considération et à la dignité de l’enfant. Exemple : Bâtard

 Quelles dispositions l’officier de l’état civil doit prendre si l’acte de


naissance de l’enfant vient à être découvert ou si sa filiation est
judiciairement établie ? (article 110 alinéa 4 du CPF)

Si l’acte de naissance de l’enfant est découvert plus tard ou si


sa filiation est judiciairement établie, le procès-verbal et l’acte
provisoire de naissance sont immédiatement annulés par le
Président du Tribunal de Grande Instance, à la requête du
Procureur du Faso. Toute autre personne intéressée peut
demander l’annulation desdits actes. Par exemple, en cas
d’adoption.

57
Cas des personnes nées à l’étranger ne disposant pas
d’acte de naissance

Ceux-ci devront introduire une requête auprès de l’un des


tribunaux d’arrondissement de Ouagadougou, seuls
compétents en la matière. Le jugement rendu sera transcrit
sur les registres de la mairie de Ouagadougou,
conformément à l’arrêté n°2005-002/MATD/SG du 26 janvier
2005, portant désignation de la mairie de Ouagadougou
comme centre principal d’état civil de transcription des actes
dressés à l’étranger.

58
L’acte de mariage

Le mariage est la célébration d’une union entre un


homme et une femme, régie par les dispositions du
Code des personnes et de la famille.
L’acte de mariage est le document authentique qui
matérialise cette union.
Il est signé séance tenante par les époux, les témoins,
l’officier de l’état civil et les personnes dont le
consentement était requis et qui l’auront donné au
moment de la célébration du mariage.
Un livret de famille est également établi et remis
aux époux (art 102).
59
Présentation de l’acte de mariage
L’acte de mariage doit contenir les renseignements
suivants  (art 112 CPF):
 les noms, prénoms, professions, âges, date et lieu de naissance,
domiciles et résidence des époux ;
 les noms, prénoms, professions, et domiciles des père et mère ;
 le consentement de la personne exerçant l’autorité parentale ou du
tuteur, dans le cas où cela est nécessaire ;
 la déclaration des contractants de se prendre pour époux et le
prononcé de leur union par l’officier de l’état civil ;
 les noms, prénoms, professions et domiciles des témoins et leur qualité
de majeurs ;
 le choix du régime matrimonial adopté ;
 la déclaration qu’il a été fait ou n’a pas été fait de contrat de mariage et,
dans l’affirmative, les noms, prénoms et domicile du notaire qui l’a
reçu et le cas échéant le greffier-notaire ;
 la déclaration d’option de polygamie éventuellement. 60
L’acte de décès

Les décès doivent être déclarés dans les deux (2) mois qui
suivent leur survenue à l’officier de l’état civil du lieu où ils se
sont produits (art. 117 du CPF). La déclaration est faite soit
par le conjoint survivant, soit par les ascendants ou
descendants, soit par toute personne possédant des
renseignements exacts sur l’état civil du défunt.
Pour ce qui concerne les décès survenus dans les formations
sanitaires ou dans les maisons de détention, ils doivent être
déclarés sans délais à l’officier de l’état civil du lieu du décès
(art.118 du CPF).
Ils sont inscrits sur un registre spécial tenu dans lesdits
établissements dont la présentation peut être exigée par
l’officier de l’état civil.
61
NOTEZ QUE : Dans les cas où il y a des indices, des signes ou des
soupçons de mort violente, l’inhumation ne devra intervenir qu’après qu’un
officier de police judiciaire, assisté d’un médecin, aura dressé le procès-
verbal du cadavre et des circonstances relatives au décès ainsi que les
renseignements qu’il aura recueillis sur les nom, prénoms, âge, profession,
lieu de naissance et domicile de la personne décédée (art.119 du CPF). Le
procès-verbal transmis à l’officier de l’état civil permettra alors à celui-ci
d’établir l’acte de décès.

Aux termes de l’article 120 du CPF, « l’acte de décès énoncera :


- L’année, le mois, le jour, l’heure et le lieu du décès ;
- Les nom, prénoms, date et lieu de naissance de la personne décédée ;
- Les noms, prénoms, professions et domiciles de ses père et mère ;
- Les noms et prénoms du ou des conjoints, si la personne décédée était
mariée, veuve ou divorcée ;
- Les nom, prénoms, âge, profession et domicile du déclarant et, s’il y a lieu,
son degré de parenté avec la personne décédée.

62
63
Les actes divers

Les actes divers sont tous les actes délivrés par le maire en sa
qualité d’officier de l’état civil et qui concernent l’état des
personnes sans être un acte de naissance, de mariage ou de
décès. Les actes divers sont enregistrés et classés par ordre
chronologique dans le registre des actes divers.

Exemples d’actes divers :


le certificat de non inscription,

le certificat de vie et d’entretien,

le certificat de non remariage etc.

64
LES JUGEMENTS

1. Qu’est ce qu’un jugement déclaratif d’acte de naissance?


(article 123 du CPF)  
L’article 106 alinéa 3 du CPF dispose que « lorsqu’une
naissance n’aura pas été déclarée dans le délai de deux mois,
l’officier de l’état civil ne pourra la relater sur les registres
qu’en vertu d’un jugement rendu par le tribunal civil du lieu de
naissance »; il s’ agit du jugement déclaratif. Il intervient donc
en cas de déclaration faite hors du délai légal prévu.

2. Qu’est ce qu’un jugement supplétif d’acte de l’état civil ?


Lorsque la déclaration a été faite mais n’a pas pu être
enregistrée ou que le registre est perdu ou détruit, l’on peut
solliciter du tribunal un jugement supplétif d’acte de l’état civil.
65
Unité 6. LA PUBLICITE DES ACTES DE L’ETAT CIVIL

 La publicité des actes de l’état civil est assurée par la délivrance de copies
intégrales ou d’extraits (art.98 du C.P.F.)
Les personnes autorisées à demander une copie intégrale d’acte (article
99 du CPF) 
La copie intégrale peut être délivrée:
- à toute personne émancipée ou majeure que l’acte concerne ;
- aux descendants et ascendants de la personne que l’acte concerne ;
- à son tuteur ;
- à celui qui a reconnu l’enfant ;
- à son conjoint ;
- à son représentant légal ;
- au Procureur du Faso ;
- aux officiers de Police Judiciaire ;
- aux administrations publiques.

66
RETENEZ QUE :
Pour toute autre personne, il faut l’autorisation du Tribunal de Grande
Instance.
Ainsi donc, il existe des personnes auxquelles la copie intégrale ne peut pas
être délivrée. Il s’agit :
- du mineur non émancipé ; ce dernier ne peut pas obtenir seul la copie de son
acte de naissance ;
- du concubin, qui n’est pas assimilable au conjoint ;
- des frères et sœurs, même les héritiers de la personne que l’acte concerne,
ne peuvent obtenir des copies intégrales.

L’extrait  d’acte d’état civil


  Un extrait est la reproduction partielle d’un acte délivré par l’officier de
l’Etat civil. Ces extraits d’acte peuvent être délivrés à tout requérant, toute
personne qui en fait la demande.

67
Les extraits d’actes de naissance indiqueront sans autres
renseignements (art 100) :
 
- l’année, le mois, le jour et l’heure de naissance (dans la pratique le lieu de
naissance est mentionné) ;
- les nom, prénom et sexe de l’enfant tels qu’ils résulteront de l’acte de
naissance ;
- toutes mentions marginales : mariages, divorce, séparation de corps, décès.

Les extraits d’actes de mariage indiqueront sans autres


renseignements  :
- l’année, le mois, et le jour du mariage ;
- les nom et prénom, date et lieu de naissance des époux, tels qu’ils
résulteront des énonciations de l’acte de mariage ;
- l’option de monogamie ou de polygamie.

68
 REMARQUES COMMUNES SUR LES EXTRAITS D’ACTES DE
NAISSANCE ET DE MARIAGE
RETENEZ QUE :
 Les copies et les extraits doivent reproduire fidèlement des
indications figurant sur l’original sans que celles-ci soient adaptées
en fonction des modifications qui sont intervenues notamment dans
la dénomination géographique ou dans le contenu du support. Par
exemple, ce n’est pas parce que la Haute Volta est devenue Burkina
Faso, que, lorsqu’on veut établir une copie intégrale ou un extrait
concernant une naissance qui a été enregistrée sous la Haute Volta,
qu’il faut porter Burkina Faso.
 Les officiers de l’état civil des centres secondaires ne sont pas
compétents pour la délivrance des copies et extraits d’acte de l’état
civil, quelle que soit la nature des actes. Toutefois, ils sont
uniquement autorisés à délivrer les copies intégrales de tous les
actes qu’ils ont inscrits ou transcrits dans les registres (article
99 du CPF).
 Le Code des Personnes et de la Famille n’a pas prévu d’extrait
d’acte de décès.
69
les officiers de l’état civil ne peuvent délivrer des copies et des
extraits que des actes qu’ils détiennent. Autrement dit, les officiers
de l’état civil ne peuvent délivrer des copies et des extraits qu’en
se référant sur les registres en leur possession. Exemple : un
usager qui est muni d’une copie intégrale d’un acte qui a été transcrit
dans les registres de l’état civil de Koudougou, ne peut prétendre à
des copies ou à des extraits dudit acte auprès des services de l’état
civil de Kaya.

 Le livret de famille (art. 102 et 275 du CPF)


- Lors de la célébration du mariage, il est remis GRATUITEMENT aux
époux un livret de famille portant:
- un extrait de l’acte de mariage;
- les naissances et les décès des enfants nés dans le mariage,
reconnus ou adoptés par les époux ;
- le décès des époux.

70
Unité 7: LES TRANSCRIPTIONS ET LES MENTIONS
MARGINALES
1. Les transcriptions 
Aux termes de l’article 83 du Code des personnes et de la famille, « la
transcription consiste dans la reproduction sur les registres, d’une
décision judiciaire ou d’un acte de l’état civil ». Par exemple: « par ces
motifs, ordonne le changement de KABORE en OUEDRAOGO… ».la
transcription doit mentionner le n° du jugement, le tribunal qui l’a rendu et
enfin le dispositif.
Quelles sont les décisions judiciaires qui doivent faire l’objet d’une
transcription sur les registres de l’état civil (articles 85 à 88 du CPF) ? 
Les décisions judiciaires qui doivent faire l’objet d’une transcription sur les
registres de l’état civil sont :
- les jugements et arrêts déclaratifs de naissance. Exemple : les jugements
déclaratifs de naissance rendus par les tribunaux départementaux du
ressort du centre d’état civil et transmis aux officiers de l’état civil par fiche
minute pour transcription sur les registres de l’année en cours ;

71
 les jugements et arrêts déclaratifs de décès ;
 les jugements et arrêts remplaçant les actes non dressés, perdus ou
détruits ;
 les jugements et arrêts portant changement de nom ;
 les jugements et arrêts rendus en matière de filiation et comportant
une incidence sur l’état civil. Exemple : les jugements d’adoption, de
changement de filiation (résultant d’actions en recherche, de
contestation ou de désaveux de paternité) ;
 les jugements et arrêts prononçant la nullité du mariage, le divorce
ou séparation de corps ;
 les jugements et arrêts qui annulent un acte d’état civil ou qui en
ordonne la rectification ; 
 les jugements et arrêts rendus par les juridictions étrangères qui
auront fait l’objet d’une procédure d’exequatur devant le Président
du Tribunal de Grande Instance.

72
IMPORTANT : Les actes de l’état civil dressés à l’étranger et concernant
les burkinabè doivent être transcrits sur les registres de la mairie centrale
de Ouagadougou désignée à cet effet aux termes de l’arrêté n°2005-
002/MATD/SG du 26 janvier 2005, portant désignation de la mairie de
Ouagadougou comme centre principal d’état civil de transcription des actes
dressés à l’étranger. Cela facilite la délivrance des extraits aux intéressés.

73
2. Les mentions marginales

Les actes de l’état civil qui font l’objet d’une mention marginale
(article 92 du CPF)
Ce sont les actes de naissance et de mariage qui peuvent faire
l’objet d’une mention. A cet effet, l’article 84 du Code des Personnes
et de la Famille dispose que : « la mention marginale consiste en
une référence portée en marge des registres, à un acte qui vient
suppléer un acte omis, modifier, compléter ou annuler un acte
précédemment inscrit ».
La mention indique sommairement la nature et le contenu de l’acte
nouveau, la date et le lieu de son établissement, le cas échéant, la
date, le lieu et le numéro de sa transcription sur les registres de l’état
civil. Par exemple, le jugement prononçant le divorce ou la
séparation de corps sera inscrit en marge du registre des mariages
de la façon suivante: Jugement n°23 du 23 mars 1998 prononçant
le divorce entre Mr KOALA Bila et Mme OUÉDRAOGO Anne.
74
Exemple de mention en marge de l’acte de naissance:
 
« Marié(e) à ………………le …………….avec………sous le régime
de………
« Le………………………….. (Date d’apposition de la mention).
«  L’officier de l’état civil……………………... »

 Autre exemple de mention en marge de l’acte de naissance:

« Décédé(e) à ………………….. le ……………………..


« Le ……………………………. (Date d’apposition de la mention).
« L’officier de l’état civil ………………….. »

75
Exemple de mention en marge de l’acte
de naissance
● « Marié(e) à Pabré le 26 janvier 1978 avec
SAWADOGO Tiga, sous option
monogamie, et sous le régime de la
communauté légale des biens………
● « Le 29 janvier 1978. (Date d’apposition
de la mention).
● « L’officier de l’état civil…SAWADOGO
Paul. ».

76
Mention de divorce en marge d’un acte de mariage  :
« Mariage dissout par jugement
(arrêt) de divorce du tribunal (de la
cour d’appel) de Ouagadougou
rendu le 25 décembre 2012 (décision
de résidence séparée du 10 juin 2010).
« Le 27 décembre 2012 »
« L’officier de l’état civil …KABORE
Ambroise ».
77
Les mentions qui peuvent être portées en marge de l’acte de
naissance :
- les actes de reconnaissance ;
- les actes d’émancipation ;
- les actes de mariages ;
- les actes de décès d’une personne et celui de son conjoint ;
- les jugements et arrêts prononçant la nullité de mariage, le divorce
ou la séparation de corps ;
- les jugements et arrêts rendus en matière de filiation et ayant une
incidence sur l’état civil ;
- les jugements et arrêts portant changement de nom ou de prénoms,
ajout de prénoms ou suppression de prénoms.
 Les mentions qui peuvent être portées en marge de l’acte de
mariage :
- les jugements et arrêts prononçant la nullité du mariage, le divorce
ou la séparation de corps ;
- les jugements et arrêts prononçant une séparation judiciaire de biens
ou un changement d’option de polygamie en monogamie.

78
Les formalités de transcription et de mention à accomplir par
les officiers de l’état civil :
 Lorsqu’il s’agit de jugement ou d’arrêt à transcrire sur un
registre (art. 89 alinéa 3) 
L’officier de l’état civil a un délai de trois jours à compter de la date
de réception de la décision, pour effectuer la transcription ou la
mention ordonnée par le juge, sur le registre correspondant. Lorsque
toutes les formalités ont été accomplies, Il retourne au Procureur
Général ou au Procureur du Faso l’extrait du jugement ou de l’arrêt.
Mais dans la pratique, c’est le requérant ou le bénéficiaire de la
décision qui porte la décision à l’état civil.

79
 Lorsqu’il s’agit de porter une mention sur un acte de l’état civil
(mariage, naissance) (article 93 alinéas 2 et 3 du CPF)
Exemple : un officier d’état civil qui a célébré un mariage doit adresser
dans les trois (03)-jours à l’officier d’état civil du lieu de naissance des
nouveaux mariés, une copie de l’acte de mariage. Celui-ci dispose
également d’un délai de trois jours pour effectuer la mention sur le registre
correspondant. En outre, Il doit porter les mêmes mentions sur la copie de
l’acte de mariage et la retourner à l’officier de l’état civil mandant (celui qui
a célébré le mariage). Ce dernier joint alors la copie portant les mentions
à l’exemplaire du registre des mariages qui sera déposé en fin d’année au
greffe du Tribunal de Grande Instance. Il en sera de même pour tous les
autres actes sur lesquelles une mention doit être portée.

80
 Le cas spécifique de l’étranger qui épouse un(e) burkinabè (article
151 à 154 du CPF)
Lorsqu’un étranger épouse une fille burkinabè, il peut acquérir la
nationalité burkinabè. Toutefois, le gouvernement du Burkina Faso
dispose d’un délai de six (6) mois pour s’opposer par décret à l’acquisition
de la nationalité burkinabè.
Afin de permettre au gouvernement d’exercer ce droit, l’officier de l’état
civil doit transmettre dans les huit (8) jours suivant la célébration du
mariage, au Ministre de la justice, un extrait de l’acte de mariage pour
enregistrement.

81
Unité 8. LA RECTIFICATION DES ACTES D’ETAT CIVIL

L’ acte d’état civil peut être rectifié de deux (02) manières:


 La rectification administrative
Lorsque l’erreur ou l’omission est purement matérielle et ne modifie pas
profondément l’identité de la personne, le Procureur du Faso peut faire procéder
à la rectification dudit acte. Ce dernier donne alors des instructions à l’officier de
l’état civil à cet effet.
Exemple: SAVADOGO - SAWADOGO
WEDRAOGO - OUEDRAOGO
 La rectification par ordonnance du président du tribunal
Les actes qui contiennent des erreurs susceptibles de modifier ou de changer
l’identité d’une personne peuvent être annulés ou rectifiés par une ordonnance
du président du tribunal du lieu où l’acte incriminé a été dressé.
Exemples :
- Rajout de prénom suite à un changement de religion ;
- Changement de nom de famille.

IMPORTANT : Une fois que l’Officier de l’état civil a dressé et signé l’acte, il n’est
plus compétent pour rectifier ou modifier les mentions. Seules les autorités
judiciaires peuvent le faire.

82
Les problématiques majeures
 La non-transcription des jugements et
ordonnances rendus en matière de
rectifications et d'ajout de prénoms 
 Les mentions marginales ne sont pas
portées sur les actes de naissance (mariages
et divorces par exemple) par les Officiers de
l’état civil
 Les procédures y relatives ne sont pas
toujours connues des OEC
83
L’impact des situations d’urgence
sur l’état civil des personnes et la
nécessité de prévenir le risque
d’apatridie

84
L’impact des situations d’urgence sur l’état
civil des personnes
Presque toutes les situations d’urgence entraînent :
les pertes de documents d’état civil par les
populations ;
les destructions des services de l’état civil et des
juridictions territorialement compétentes pour
régler certaines questions ;
la perte des archives entières
 Elles confrontent également les systèmes
d’enregistrement à des défis concernant la prise en
compte de personnes déplacées
85
Quelques instruments juridiques concernant la
prévention du risque d’apatridie
 Le Burkina Faso a ratifié la Convention du 28 septembre1954 relative
au statut des apatrides le 12 mai 2012 et celle du 30 août 1961 relative à
la réduction des cas d’apatridie le 3 août 2017.
 Cette convention constitue le cadre juridique fondamental de
protection pour toute personne qui ne peut se prévaloir de la
nationalité d’aucun Etat par application de la législation nationale.
 Par ailleurs, dans le cadre de la lutte pour l’éradication du phénomène
de l’apatridie au Burkina Faso, le gouvernement a adopté par DECRET
N°2017-0880/PRES/PM/MJDHPC/ MINEFID du 19 septembre 2017, un
plan d’actions national de lutte contre l’apatridie 2017-2024, dont
l’action 4 prévoit l’élaboration et l’adoption d’une loi sur le statut des
apatrides conformément à la Convention des Nations Unies de 1954
sur le statut des apatrides.

86
Comment gérer les situations de crise
 Dans les cas de crises humanitaires en
situation d’urgence, il est conseillé aux
officiers de l’état civil de se référer au
procureur du Faso pour la conduite à
tenir compte tenu des situations
complexes possibles

87
Unité 9: LE CONTRÔLE DE L’ACTIVITE DES OFFICIERS DE L’ETAT
CIVIL ET LES SANCTIONS ENCOURUES
Le contrôle de l’activité des officiers de l’état civil 
 Le contrôle administratif
Il est exercé par la tutelle (le Ministère de l’Administration Territoriale et
de la Décentralisation).
 Le contrôle judiciaire
L’article 65 du Code des Personnes et de la Famille prescrit un
contrôle des autorités judicaires. Ainsi les officiers de l’état civil
exercent leurs fonctions sous le contrôle des autorités judicaires,
notamment celui des Procureurs du Faso. Aux termes donc de l’article
76 du CPF, ils sont chargés de la surveillance de l’état civil. A cet effet
ils sont tenus de :
- visiter au moins une (01) fois par an les centres de l’état civil situés
dans le ressort de leur juridiction ;
- veiller à la régularité des actes, à la tenue et à la conservation des
registres ;

88
- constater les irrégularités ou omissions commises par les officiers de l’état
civil et prescrire des solutions quant à leur régularisation ;
- constater les délits et en poursuivre les auteurs ;
- recevoir les doubles des registres pour leur classement au greffe du
tribunal et en dresser procès-verbal ;
- transmettre les procès-verbaux du dépôt des doubles des registres au
Ministre de la justice.

Les sanctions encourues par l’officier de l’état civil (article 66 du


CPF) 
« Les officiers de l’état civil sont civilement, disciplinairement et
pénalement responsables des fautes et négligences qu’ils commettent
dans l’exercice de leurs fonctions ». Ces sanctions sont :
• la sanction civile : les officiers de l’état civil peuvent être condamnés
sur leurs biens propres à réparer un préjudice subi par un usager du
service public, notamment en payant des dommages et intérêts.

89
 la sanction disciplinaire : les manquements peuvent faire l’objet de
sanctions disciplinaires infligées par l’autorité administrative :
supérieur hiérarchique direct ou Procureur du Faso.
 la sanction pénale : les officiers de l’état civil peuvent être
condamnés à des peines pénales pour les infractions constatés et
poursuivies par le Procureur du Faso.

RETENEZ DONC QUE :


- L’officier de l’état civil exerce ses fonctions sous le contrôle du
Procureur du Faso.
- L’officier de l’état civil est responsable des fautes et négligences
qu’il commet dans l’exercice de ses fonctions.
- L’officier de l’état doit être en contact, autant que faire se peut, avec
le Procureur du Faso de son ressort, pour requérir ses avis
instructions dans le cadre de ses activités.

90
Unité 10. LES STATISTIQUES DE VIE
1. Définition
Les statistiques de vie se définissent comme l’ensemble des renseignements
caractérisant les individus et les événements faisant l’objet d’une déclaration à
l’état civil. Elles sont établies à partir des informations sur la naissance vivante, le
mariage, la mort fœtale, le divorce, l’annulation, le décès, la séparation de corps
et de biens, l’adoption, la légitimation et la reconnaissance.
Les statistiques de vie englobent le système national des statistiques de l’état
civil.
En effet, le système national des statistiques qui ne prend en compte pour le
moment que les données brutes sur les naissances, les mariages et les décès
doit être continu et permanent.
Il fonctionne donc en routine tout au long de l’année sans interruption.
2. Utilité
Les statistiques de vie sont des éléments essentiels de la planification du
développement. La connaissance en temps voulu de l’effectif de la population et
de ses caractéristiques est l’une des conditions préalables à la planification
socio-économique. Etant donné que la population varie en fonction des
naissances et des décès, l’information sur le nombre de naissances et de décès
la touchant est critique. En effet, elle est indispensable pour l’évaluation de
l’accroissement naturel (ou de la diminution) et des variations annuelles de
l’effectif de la population et de sa structure.
91
En générale, sur le plan statistique, l’état civil permet d’organiser, de
structurer et de suivre la population à l’intérieur d’un territoire national de
manière permanente. Ainsi l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et
l’évaluation des politiques et programmes nationaux de développement
sont étroitement liés à la disponibilité d’un système d’enregistrement des
faits d’état civil fiables et à la production des statistiques qui en découlent.
En effet, le suivi de plusieurs cibles des ODD, à savoir l’éradication de la
pauvreté extrême et de la faim, la promotion de l’éducation primaire pour
tous, la promotion de l’égalité des sexes et la promotion de la femme, la
réduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la santé maternelle, le
combat contre le VIH/SIDA, la prise en charge effective des orphelins et
autres enfants vulnérables, le paludisme et les autres maladies, repose
sur la disponibilité de données fiables sur la fécondité, la mortalité et les
causes de décès qui peuvent provenir de l’exploitation des faits d’état civil
enregistrés continuellement et convenablement.

92
3. LA METHODOLOGIE DE
COLLECTE DES DONNEES
Le système national de collecte des statistiques d’état civil comprend :
Des fiches de collecte de données statistiques. On en distingue 3
types :
 Naissances ;
 Mariages ;
 Décès.

Une procédure de remplissage des fiches.


La Procédure de remplissage des fiches statistiques est manuelle.

Un circuit de transmission de l’information, depuis le terrain jusqu’à


la DGMEC/MATDC.

 Centre Secondaire : Envoi des Fiches au Centre Principal


 Centre Principal

93
•Haut-commissariat
•réception des fiches en provenance des communes
•contrôle des fiches, et correction des anomalies : ce niveau
est suffisamment proche des communes pour permettre des
contrôles efficaces et fructueux (les demandes de corrections
peuvent être suivies de réponses dans des délais
raisonnables).
•envoi au Gouvernorat
•Gouvernorat
•réception des fiches en provenance des hauts commissariats
•envoi au niveau central
Destination finale : DGMEC/MATD, chargée de :
• la réception des fiches, du traitement, de l’analyse et de
l’élaboration de l’annuaire des statistiques de vie.
•la relance des communes de façon à maîtriser en
permanence l’enregistrement des faits d’état civil, le
remplissage des fiches statistiques et leur transmission.
94
Circuit de collecte des fiches statistiques

DGMEC

Gouvernorat

Haut Commissariat

Mairie Préfecture

95
96
DES DIFFICULTES RELEVEES
A l’issue des ateliers régionaux d’analyse du processus
d’enregistrement de naissances et la production des statistiques
vitales organisées par la Direction générale de la modernisation de
l’état civil du 26 mars au 19 avril 2019; les difficultés suivantes ont été
relevées :

l’éloignement des centres principaux d’état civil des populations ;


l‘insuffisance des centres secondaires d’état civil ne facilite pas
l’enregistrement des faits d’état civil ;
l’insuffisance de personnel qualifié dans les services d’état civil ;
la lenteur administrative dans la délivrance de documents d’état
civil ;
•le non respect du principe de gratuité de l’acte de naissance ;
•la spéculation autour de la délivrance des actes de faits d’état civil ;
l’ignorance à déclarer une naissance ou un décès dans le délai
légal de deux (02) mois par les populations ;
l’ignorance des centres secondaires d’état civil par les populations 97
;
DES DIFFICULTES RELEVEES

•le manque de reflexe d’enregistrement systématique des


enfants à la naissance ;
•pour des raisons culturelles, les femmes préfèrent ne pas
déclarer la naissance d’un enfant au cas ou la paternité n’est
pas reconnue ;
•la pauvreté des ménages (les enfants des ménages les plus
pauvres sont deux fois plus susceptibles de ne pas être déclarés
que ceux des ménages riches ) ;
•l’incompatibilité de la déclaration des naissances avec les
réalités locales (par exemple les pratiques culturelles dans
lesquelles les enfants ne reçoivent un nom que plusieurs
semaines après la naissance) à titre illustratif chez les peulhs, la
femme ne doit pas prononcer le nom de son premier fils avant
ses cinq (05) ans ;
98
DES DIFFICULTES RELEVEES

l’insuffisance de communication entre les agents de


santé et les populations ;
la méconnaissance de l’importance de la déclaration
de naissance par certains parents ;
certains parents détiennent par devers eux l’attestation
de accouchement par ignorance sans déclarer la
naissance à la mairie ;
les accouchements à domicile très fréquents ;
très peu de gens déclarent les décès ;
un faible taux de déclaration des naissances,
notamment des femmes, dans les zones rurales et
subséquemment, des difficultés de production de
statistiques fiables sur l’enregistrement des faits d’état
civil.
99
100
L’IMPORTANCE DE L’ACTE DE NAISSANCE

L’acte de naissance est le premier acte de l’état


civil. De ce fait, il constitue le fondement de
l’existence physique présente ou passée et la
preuve du commencement de la personnalité
juridique. C’est autour de lui que se construit
toute la vie juridique de l’individu à savoir la
nationalité, la citoyenneté, etc. C’est également à
partir de cela que se construisent toutes les
statistiques démographiques, sociologiques et
économiques, base nécessaire pour l’élaboration
des stratégies de développement.
101
Dans la vie courante, l’acte de naissance permet
à une personne :
-d’être enregistrée à l’état civil;
-d’avoir un nom et un prénom;
-d’établir sa filiation ( connaitre ses père et mère);
-d’être comptabilisée dans la population d’un pays,
ce qui permet à l’Etat de faire des projections de
plan de développement en matière d’infrastructures

102
Au niveau scolaire, l’acte de naissance permet :
-d’inscrire un enfant à l’école car c’est un document
indispensable à l’inscription à l’école;
-de connaitre l’âge réel et le lieu de naissance;

-de connaitre les parents afin de mieux interpréter


tous les comportements de l’enfant et adapter son
éducation;

103
- d’établir une fiche de scolarité pour suivre les

performances et les faiblesses de l’enfant afin

d’orienter les enseignants;

- de monter un dossier d’examen de certificat

d’études primaires et d’entrée en sixième;

104
- d’obtenir des documents ( CNIB, passeport, visa)
pour prétendre à des bourses à l’intérieur et à
l’extérieur du pays
- d’être recruté dans la fonction publique ou privée
qui précisent l’âge minimum et maximum d’entrée
et de retraite;
- de remplir les diplômes sans fautes d’orthographe
sur les nom et prénom;
- En somme, d’appartenir à une famille, à une
communauté et participer au développement
socio-économique de son pays.
105
Vu toute l’importance évoquée ci-dessus, les attentes vis-
à-vis des formateurs régionaux sont :
accorder une attention particulière à l’état civil qui constitue
une vitrine de la commune;
sensibiliser les populations sur l’importance de
l’enregistrement des faits d’état civil;
Intégrer l’enregistrement des naissances aux activités pré et post
natales: moyen efficace et durable de garantir l’enregistrement des
naissances ;

106
Vu toute l’importance évoquée ci-dessus, les attentes vis-
à-vis des formateurs régionaux sont :

assister pleinement les usagers, leur expliquer l’intérêt de


l’état civil et leur demander d’être des relais pour sensibiliser
les populations avec lesquelles elles vivent sur l’obligation de
déclarer les naissances qui interviennent en vue de leur
enregistrement dans les registres ;
aider le public à dénouer les situations difficiles portées à leur
connaissance et lui faciliter l’enregistrement des naissances et
la délivrance des actes demandés ;
107
Vu toute l’importance évoquée ci-dessus, les attentes vis-à-
vis des OSC suivantes sont retenues :

contribuer de manière importante à l’enregistrement des


naissances et décès ;
contribuer à l’élimination progressive des coûts cachés qui
s’opposent à une gratuité effective de la copie intégrale des
actes de l’état civil ;
sensibiliser les parents au retrait des copies intégrales et
d’extraits d’actes d’état civil ;
sensibiliser les populations sur les conditions de
recevabilité de déclaration des naissances et des décès: 108
Messages clés à véhiculer :
mettre l’accent sur l’importance et l’utilité de
l’attestation d’accouchement, donc encourager
les accouchements dans les centres de santé ;
sensibiliser les populations que la déclaration peut
se faire par l’un des parents ou toute personne
ayant assisté à l’accouchement ;
sensibiliser sur les procédures d’enregistrement et
les rôles des différents acteurs (préfet, maire,
agents de l’état civil) :

109
enfant qui est né dans les délais (0 à 02 mois), les
parents doivent se présenter à la mairie du lieu de
naissance de l’enfant muni de l’attestation
d’accouchement ;
enfant qui est né hors délais (au-delà de 02 mois), les
parents doivent se présenter à la préfecture du lieu de
naissance de l’enfant ;
les enfants trouvés, incestueux et de père inconnu doivent
être enregistrés à l’état civil ;
Message de plaidoyer/négociation avec les leaders
d’opinion (chefs coutumiers et religieux) ;
Message délivrés par les différents acteurs clés :
Etat civil,
Santé,
Education,
Action sociale
110
Promouvoir les témoignages pour les jugements
déclaratifs :
parents,
famille
Continuer la sensibilisation sur l’importance de
l’enregistrement des naissances et des décès ;
sensibiliser sur les conséquences de l’établissement
des doublons.

111
CONCLUSION

L’état civil demeure le moyen le plus efficace pour


distinguer chaque individu dans la société. C’est à travers
lui qu’il affirme sa personnalité, exerce ses droits et ses
devoirs. Il permet aussi à chaque Etat de connaitre sa
population et de définir conséquemment des politiques
pour son développement. Il est donc indispensable qu’il
soit performant et fiable.

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Merci de votre aimable attention

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