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Introduction

• La magnétoscopie est une méthode de contrôle qui


consiste à créer un flux magnétique intense dans une
pièce.
• Des flux de fuite sont, par le fait même, produit en
surface, au dessus des discontinuités.
• Ces flux de fuite sont mis en évidence par de fines
particules magnétiques déposées à la surface des
matériaux.
Procédure
1. Pré-nettoyage
2. Magnétisation de la pièce
3. Déposition de traceurs magnétiques (particules
magnétiques)
4. Interprétation des indications
5. Démagnétisation
6. Nettoyage final
Magnétisme naturel
Aimants
Dans la nature, des matériaux existent qui sont en mesure d’attirer des
petits morceaux de fer placés non loin d’eux. Ces matériaux, appelés
aimants, manifestent cette propriété non pas sur toute leur surface,
mais seulement sur deux zones opposées, appelées pâles
magnétiques.
Aimants
Un petit aimant, loin d’autres aimants et libre de tourner autour d’un
axe vertical, s’arrêtera en pointant toujours dans la même direction.
Pour cette raison les aimants peuvent être utilisés comme boussole:
l’extrémité qui pointe vers le nord est appelée Pôle Nord (N) celle qui
pointe vers le sud Pôle Sud (S).
Aimants
On peut vérifier (tout simplement avec deux aimants ou deux aiguilles
magnétiques) que des pôles égaux se repoussent et des pôles
opposés s’attirent.
Le champ magnétique terrestre
Aimants
Les aimants ont aussi une autre propriété intéressante : en brisant un
aimant en parties plus petites, chacune de ces parties constitue encore
un aimant, avec ses propres pôles.
Il en est de même si on continue à diviser.
Dans un morceau on obtient donc l’apparition d’une nouvelle paire de
pôles.
Aimants

Le phénomène se comprend si
nous imaginons les aimants
Comme étant constitués de
nombreux petits aimants
élémentaires, rangés de
façon qu’à l’intérieur les pôles
contigus s’annulent l’un l’autre.
Si vice -versa nous unissons
deux aimants par leurs pôles
opposés nous obtenons un
seul aimant.
Aimants
Si vice-versa nous unissons deux aimants par leurs pôles opposés
nous obtenons un seul aimant.
Champ magnétique
Deux aimants rapprochés tendent
à se repousser (ou à s’attirer). Cela
équivaut à dire qu’un aimant
exerce des forces d’attraction et
répulsion sur un autre aimant placé
près de lui.
L’espace autour d’un aimant où
ces forces se manifestent est
appelé champ magnétique. On
peut le voir en posant sur l’aimant
une feuille de papier saupoudré de
limaille de fer.
Champ magnétique
Les particules se disposent
selon des lignes qui relient les
deux pôles.

Ces lignes, dites lignes de


force, ont une précise
direction:
elles sortent du pôle N et
entrent dans le pôle S, comme
on pourrait le voir en posant de
nombreuses boussoles le long
de ces lignes et en observant
l’orientation de leur aiguille.
Champ magnétique
Champ magnétique
Le champ magnétique est défini,
en chaque point où il est présent,
par l’intensité, la direction et le
sens de la force qui agit en ce
point, Il est indiqué par le symbole
H.
La direction du champ, comme on
peut le vérifier intuitivement avec
l’exemple des boussoles, est
tangente aux lignes des forces
Champ entre pôles homonymes

Parcours des lignes de force


du champ magnétique engendré
par deux aimants à pôles égaux
(champ entre pôles homonymes)

Lignes de forces engendrées par


des aimants orientés dans le
même sens
Champ entre pôles opposés
Deux aimants dont on rapproche les
pôles opposés engendrent un champ
magnétique approximativement
uniforme (constante).
Un champ uniforme est représenté par
des lignes de force parallèles
et équidistantes entre elles

Lignes de forces engendrées par des


aimants orientés en sens opposé.
Aimant à ‘’C’’

Un aimant à “C” est obtenu en


pliant un aimant à barre de façon à
rapprocher les deux pôles l’un de
l’autre.

On obtient ainsi, avec un seul


aimant, un champ magnétique
uniforme (lignes de force parallèles
et équidistantes) semblable à celui
qu’il est possible d’engendrer en
rapprochant les pâles opposés de
deux aimants.
Électricité et magnétisme : Introduction
Si nous plaçons un
aimant en proximité
d’une aiguille
magnétique libre de
tourner, l’aiguille
s’oriente selon une
direction donnée,
qui est la direction
du champ magnétique
dans la position où
l’aiguille se
trouve.
Électricité et magnétisme : Introduction
Remplaçons à présent
l’aimant par un circuit
électrique, constitué d’un
fil conducteur dont les
extrémités sont
connectées aux bornes
d’une batterie.

Si dans le circuit ne passe


pas de courant (circuit
ouvert) l’aiguille ne tourne
pas.
Électricité et magnétisme : Introduction
En fermant le circuit on
observe que l’aiguille
change la propre
orientation, révélant ainsi
l’existence d’un champ
magnétique autour du
fil.

Ce phénomène est connu


comme effet magnétique
du coulant électrique.
Conducteur rectiligne
La géométrie du champ
magnétique varie avec la forme
du circuit électrique qui
l’engendre.

Un conducteur rectiligne
engendre autour de lui un
champ magnétique représenté
par des lignes de force
circulaires et concentriques,
disposées sur des plans
perpendiculaires au fil, et dont
le centre est placé en
correspondance du fil conducteur
Conducteur rectiligne

Visualisation des lignes de


force du champ magnétique
produit par un conducteur I
H
2. .R
rectiligne

Indiquons par l’intensité de


courant, en un point à distance R I
du fil, le champ magnétique H a H A/m
la suivante intensité (loi de 2. .R
Biot/Savart):
Conducteur rectiligne

A un point quelconque le
champ magnétique a une
direction perpendiculaire à
l’axe du conducteur (le
champ est tangent aux
lignes de force, lesquelles
se disposent sur des plans
perpendiculaires au fil).
Conducteur rectiligne
Le sens des lignes de force
est facilement repérable
avec la règle de la main
droite: imaginons de
prendre le conducteur avec
la main droite en tenant le
pouce dans le sens du
courant, les doigts indiquent
le sens des lignes de force
du champ magnétique.
Conducteur rectiligne

En invertissant le sens
du courant dans le
conducteur, on invertit
aussi le sens des lignes
de force.
Spire circulaire

Si on plie le conducteur
en forme de spire
circulaire, le champ
magnétique assume la
forme montrée ci-après.
Toutes les lignes de
force traversent la
surface
délimitée de la spire et se
referment à l’extérieur de
celle-ci. (Lignes
connectées à la spire).
Spire circulaire

Visualisation des lignes de


force du champ magnétique
produit par une spire
circulaire.
Spire circulaire

La règle de la main droite vaut aussi


pour la spire, mais dans ce cas les
doigts se placent dans le sens du
courant et le pouce indique le sens
des lignes de force.
Spire circulaire

Si par r on indique le
rayon de la spire,
l’intensité du champ H au
centre de la spire vaut:

I
H A/m
2.r
Spire circulaire

Le long de l’axe de la spire


le champ H est maximum
en proximité du centre de la
spire et se réduit rapidement
à gauche et à droite de ce
point.
Spire circulaire

Le long d’un diamètre


de la spire le champ
est minimum en
correspondance du
centre et augmente
en proximité de la
spire.
Bobine
En enroulant plusieurs spires on
obtient une bobine qui peut être de
type plat, si les spires sont proches
l’une de l’autre, ou bien allongé.

Bobine de type plat

Le champ magnétique, dans les deux cas,


est enveloppé avec les spires, étant donné
que les lignes de force forment un anneau
qui court à l’intérieur de la bobine et se
Bobine de type allongé referme à l’extérieur de celui-ci.
Bobine
Si une bobine est formée d’un
nombre N de spires,l’intensité
du champ magnétique H engendré
au passage du courant I est, au
centre des spires:

N .I
H A/m
2.r
Bobine
De cette dernière relation on peut
noter qu’on peut obtenir une certaine
intensité H du champ magnétique, à
parité de rayon des bobines, avec
des bobines ayant de nombreuses
spires et étant parcourues de
courants à basse intensité ou avec
des bobines ayant peu de spires mais
étant parcourues de courants
avec intensité majeure. La relation est
donc: N .I  N .I
1 1 2 2

Le produit N x I prend le nom


d’ampère-tour
Solénoïde
Une bobine longue, avec un
rapport longueur/rayon
supérieur à 10, prend le nom
de solénoïde.

Les lignes de force du champ


magnétique s’allongent
parallèlement à l’axe à
l’intérieur du solénoïde et se
referment à l’extérieur de
celui- ci.
Solénoïde
Visualisation des lignes de
force (a) à l’intérieur et (b)
du voisinage d’un solénoïde
parcouru de courant
Solénoïde
Pour un solénoïde de
longueur I le champ le
long de l’axe a une
intensité égale à:

N .I
H A/m
l
Solénoïde
L’intensité du champ se
maintient constant le
Long de tout le
solénoïde sauf aux
extrémités, où elle
diminue graduellement
jusqu’à zéro.
Toroïde

Si on plie un solénoïde
jusqu’à ce qu’il prenne la
forme d’un anneau, nous
obtenons un enroulement
toroïde.

Dans ce cas le champ


magnétique se développe
seulement à l’intérieur du
solénoïde avec des lignes
de force circonférentielles
fermées, alors qu’à l’extérieur
il est approximativement nul.
Toroïde
Dans un point à l’intérieur
du solénoïde, à une
distance r du centre du
toroïde, le champ
magnétique a une intensité
de:

N .I
H A/m
2. .r
Force magnétomotrice

Le produit N x I peut se
définir comme force
magnétomotrice F et on
peut intuitivement la
considérer comme la
cause du champ
magnétique produit par
le passage du courant
dans un conducteur.
Les phénomènes
d’électromagnétisme sont
possibles parce que quelques
éléments naturels ont des
propriétés déterminées. Dans
ce chapitre nous examinerons
ces propriétés et nous
illustrerons un autre concept
important pour l’examen par
particules magnétiques: celui
du flux magnétique.
Ferromagnétisme

Quelques matériaux (en particulier


certains métaux et alliages)
s’aimantent une fois immergés dans
un champ magnétique et
deviennent donc eux- mêmes des
aimants.
Étant donné que le fer est le métal
que manifeste plus clairement cette
propriété, ce phénomène est dit
ferromagnétisme et les substances
qui ont cette propriété sont dites
substances ferromagnétiques.
Champ magnétique de l’atome
Un électron qui tourne autour du
noyau d’un atome peut être conçu
comme une très petite spire
parcourue d’un courant électrique
(noter que le sens du courant est
opposé à celui de rotation de
l’électron car l’électron a une charge
négative).
Un atome avec plusieurs électrons
peut être imaginé comme un
ensemble de spires parcourues de
courant, et puisque chaque spire
équivaut à un très petit aimant, le
même atome peut être vu comme un
petit aimant
Champ magnétique de l’atome
L’orientation des atomes fait en
sorte que chaque domaine
produise un champ magnétique
résultant doté d’une spécifique
orientation (qui dans le schéma
est indiquée par une flèche).

Toutefois, en absence d’un


champ magnétique extérieur,
les différents domaines sont
orientés au hasard et donc à
l’extérieur du matériau aucun
effet magnétique ne se
manifeste.
Champ magnétique de l’atome
Matériau aimanté

Sous l’action d’un champ


magnétique extérieur H,
les domaines orientés
dans le même sens que H
(ou dans la direction la
plus proche de la direction
de H, dite aussi direction
de facile aimantation)
tendent à grandir au
détriment des domaines
adjacents (croissance
préférentielle).
Champ magnétique de l’atome
En augmentant H on
arrivera à un certain
moment où tous les
domaines sont orientés
dans la même direction,
et aucune ultérieure
augmentation ne
produira plus aucun
effet.

On dit alors que la


saturation magnétique
a été atteinte.
Induction magnétique
L’induction magnétique est
un phénomène qui se manifeste
dans les matériaux
ferromagnétiques immergés
dans un champ magnétique.

Ces matériaux s’aimantent


(deviennent donc des aimants)
à cause de l’orientation que le
champ magnétique extérieur
induit sur leurs aimants
élémentaires.
Induction magnétique

À l’intérieur du matériau on
aura un champ global auquel B   .H
contribuent le champ
extérieur H et le champ
engendré par l’aimantation
de la pièce elle-même. où µ est une grandeur,
caractéristique pour chaque
substance, appelée perméabilité
Ce champ global s’exprime magnétique
par une grandeur appelée
induction magnétique B,
donnée par l’expression:
Perméabilité magnétique
La perméabilité magnétique exprime,
pour un certain matériau, la relation
existante entre champ magnétique
extérieur et induction produite.
B 0   0 .H
Intuitivement, on peut dire qu’elle exprime
la facilité ou non avec laquelle un certain
matériau se laisse aimanter
La grandeur µ0 prend
le nom de perméabilité
On peut faire l’expérience que même en
magnétique du vide et a
absence d’un matériau (donc dans le vide
une valeur très réduite
ou dans l’air), en appliquant un champ
(égale à 1,2566 x 10-6
magnétique dans une zone d’espace, une
henry/m).
certaine induction s’engendre dans ce
même espace, définie :
Perméabilité magnétique

Vide

Matériau ferromagnétique :
fer doux , acier…

Matériaux non ferromagnétiques :


argent, aluminium, cuivre..)
Perméabilité magnétique
Dans la pratique
opérationnelle, on se réfère

à la perméabilité relative au r 
vide plutôt qu’à la perméabilité 0
magnétique µ (absolue) et
donc au rapport:

Pour les matériaux


ferromagnétiques µr a
des valeurs très élevées
(en présence de ces
matériaux le champ est
fortement renforcé).
Perméabilité magnétique

En outre la valeur de µr
pour un matériel
ferromagnétique donné
n’est pas constante
mais varie avec
l’intensité du champ
magnétique appliqué
Perméabilité magnétique
Pour les matériaux
non ferromagnétiques
µr assume une valeur
constante de peu
supérieure(substances
paramagnétiques) ou
de peu
Inférieure substances
diamagnétiques) à
l’unité.
Perméabilité magnétique

Ces matériaux ne
modifient pas de
façon sensible le
champ extérieur.
Courbe de la première
aimantation
• La relation entre B et H peut être exprimée au moyen d’un
graphique, appelé courbe de la première aimantation, qui
exprime le comportement d’un matériau lorsqu’il est immergé dans
un champ magnétique pour la première fois.

• Le graphique reporte en abscisse l’intensité du champ magnétique


H et en ordonnée la valeur correspondante de l’induction
magnétique B.

• Le graphique est une droite pour les substances para- et


diamagnétiques (µr est constante et donc B est proportionnelle à H).
Pour les substances ferromagnétiques la relation entre B et H n’est
pas de proportionnalité (µr varie avec H) et la courbe assume le
parcours caractéristique reporté dans la courbe.
Courbe de la première
aimantation
Cycle d’hystérésis magnétique
Si nous prenons en examen la
courbe de première aimantation
pour un matériel ferromagnétique,
nous notons que B croit d’abord
lentement (zone de premier
genou, de O à Q), puis toujours
plus rapidement (zone de
linéarité, de Q à R). Au-delà d’un
certain point la croissance ralentit
de façon notable (zone de second
genou, de R à S) et s’arrête
quand il rejoint la saturation
magnétique (H = Hs).
Cycle d’hystérésis magnétique

Supposons maintenant de
faire diminuer H. On observe
que B diminue mais plus
lentement, sans reprendre les
valeurs acquises
précédemment (sans donc
suivre la courbe de première
aimantation). Quand H sera à
la valeur O, dans le matériel
ferromagnétique existera
encore une certaine induction
Bi appelée magnétisme
résiduel.
Cycle d’hystérésis magnétique
En invertissant le
champ H et en
l’augmentant on
trouvera une certaine
valeur Hc (dite force
coercitive) qui rendra
nulle l’induction dans
le matériau
(démagnétisation).
Cycle d’hystérésis magnétique

En augmentant encore
H on atteint à nouveau
la saturation magnétique
mais avec B et H en
direction opposée. A
partir de ce point, en
reportant H à zéro et en
l’augmentant ensuite
après l’avoir inverti on
retourne à la saturation.
Cycle d’hystérésis magnétique
La courbe fermée ainsi
obtenue prend le nom de
cycle d’hystérésis
magnétique. Elle est
caractéristique de chaque
matériau ferromagnétique.

En général on peut dire


que la zone contenue
dans un cycle d’hystérésis
résulte proportionnelle â
l’énergie dissipée pour
aimanter et désaimanter le
corps auquel le cycle se
réfère
Cycle d’hystérésis magnétique
Acier doux

Acier doux; le cycle


d’hystérésis présente
une forte aimantation
résiduelle (Br ,a) mais
un faible champ coercitif
(Hc,a);cela signifie
qu’un faible champ
inverse est suffisant
pour faire perdre son
aimantation au matériau
Cycle d’hystérésis magnétique
Acier riche en carbone
Acier au carbone; le
cycle d’hystérésis
présente une aimantation
résiduelle faible (Br,b)
mais un fort champ
coercitif (Hc,b); cela
signifie
qu’il est nécessaire
d’appliquer un champ
inverse fort pour éliminer
l’aimantation du matériel.
Unités
Flux magnétique
Le flux magnétique ou flux
d'induction magnétique,
souvent noté Φ, est une
grandeur physique mesurable
caractérisant l'intensité et la
répartition spatiale du champ
magnétique.
Flux magnétique
Cette grandeur est égale au
flux du champ magnétique à
travers une surface orientée
qui est par définition le produit
scalaire de ces deux vecteurs.
Son unité d'expression dans
le système international
d'unités est le Weber.

  B. A Wb
Flux magnétique
Flux magnétique

Le flux du champ
magnétique dans
un tube de champ
se conserve
Flux magnétique

A2

B2

  B1 . A1  B2 . A2
Flux magnétique

si une pièce a des


variations de section, le
flux se canalise depuis
la grande section à la
petite section (ou se
distribue depuis la
section mineure à la
section majeure), ce qui
modifie les lignes
d’induction.
Flux magnétique

Dans la réalité, face à de


brusques variations de
section le flux n’est pas
complètement canalisé
mais on aura une certaine
dispersion dans l’air
(champ de fuite), dont
on devra tenir compte en
appliquant les techniques
d’aimantation
Flux magnétique
Si nous immergeons une pièce déformation des lignes de champ
ferromagnétique (  r p.m. élevée) et concentration des lignes
dans un champ magnétique d’induction à l’intérieur de la pièce
uniforme, ce dernier s’aimante et
assume une certaine induction B :
Flux magnétique
Les matériaux para- et
diamagnétiques (µr
proche de l’unité)
causent seulement des
Distorsions négligeables
du champ.
Métaux paramagnétiques

Métaux diamagnétiques
Courant électrique
Un courant électrique est un déplacement d'ensemble de porteurs
de charge électrique, généralement des électrons, au sein d'un
matériau conducteur. Ces déplacements sont imposés par l'action de
la force électromagnétique, dont l'interaction avec la matière
est le fondement de l'électricité.
Courant électrique
On appelle intensité du courant I
la quantité de charge électrique
qui flue, en un certain temps, à
travers une surface placée sur le
passage des charges.
La quantité de charge électrique
se mesure en Coulomb
(1 C = 6,242.1018 électrons).
L’intensité de courant se mesure
en Ampères (A). Un courant
produit par une charge de 1
Coulomb qui flue à travers une
surface en 1 seconde possède
une intensité de l A.
Types de courant

Les courants sont de différents types selon la façon dont ils changent
d’intensité et de sens avec le temps. Le courant électrique utilisé dans
le contrôle magnétoscopique peut être de trois types:
- Courant continu
- Courant alternatif
- Courant redressé
Courant continu
c’est un courant constant
dans le temps, en intensité
comme en sens, comme le
courant engendré par piles et
accumulateurs ou
alimentateurs en courant
continu. Le courant entre
dans le circuit par la borne
positive + de l’alimentateur
Courant alternatif
• c’est un courant périodique
• (il assume des valeurs
• égales à intervalles de
• temps égales) de type
• sinusoïdale (le graphique

• intensité- temps est une


• courbe appelée sinusoïde).
• Dans un fil parcouru de
• courant alternatif les
• électrons changent
• régulièrement leur sens de

• mouvement dans le temps.


Courant redressé
C’est un courant alternatif
monophasé dont on
Supprimé l’alternance
négative
Courant redressé
C’est un courant
alternatif monophasé
dont on redressé
l’alternance négative
Propriété du courant alternatif

Période
Propriété du courant alternatif

Fréquence
Propriété du courant alternatif

Valeurs
instantanées
Propriété du courant alternatif

Valeur maximum
Propriété du courant alternatif
Propriété du courant alternatif
Propriété du courant alternatif
Propriété du courant alternatif
Propriété du courant alternatif
Unités de mesure
Unités de mesure
Principe de l’examen

Le contrôle non destructif par


particules magnétiques est basé
sur le fait que lorsque la pièce à
examiner est magnétisée en
coïncidence de discontinuités
superficielles ou sous jacentes
on obtient une fuite de flux
magnétique (flux dispersé).
Le flux dispersé a une intensité
suffisante pour produire, en
utilisant des révélateurs
spéciaux, l’indication de la
discontinuité elle-même sous
forme d’une trace visible à l’oeil
nu.
Principe de l’examen

Grâce à cette méthode,


des discontinuités qui
généralement ont des
surfaces très rapprochées,
ou bien même en contact
intime et donc difficilement
perceptibles à l’oeil nu,
deviennent visibles grâce
à l’accumulation du
révélateur (particules
magnétiques).
Principe de l’examen
Un modèle illustrant le
principe de la méthode est
le suivant.

Supposons que la pièce


aimantée soit composée
de nombreux petits
aimants élémentaires,
alignés de façon que les
pôles opposés adjacents
s’annulent réciproquement.
Principe de l’examen
Là où il y a une discontinuité les pôles ne se neutralisent
plus et donc des lignes de champ magnétique naissent,
constituant le flux dispersé responsable de l’accumulation
du révélateur.
Principe de l’examen

Selon le modèle ‘à petits


aimants’ on comprend qu’afin
que le champ magnétique se
forme de façon efficace il est
nécessaire que la discontinuité
soit le plus possible perpendi-
culaire aux lignes d’induction
afin d’offrir une brusque
variation de perméabilité.
Si la discontinuité est sur un
plan parallèle aux lignes
d’induction aucune
accumulation ne se produit.
Principe de l’examen
De toutes façons, la
détection des
discontinuités est possible
pour des angles compris
entre 40 et 60° par rapport
aux lignes d’induction,
selon le type et la nature
de la discontinuité.
Avantages et limites de la méthode
Avantages et limites de la méthode
Avantages et limites de la méthode

La méthode magnétosco -
pique se prête très bien à
être utilisée sur des pièces
géométriquement
variables, la où le contrôle
radiographique et le contrôle
à ultrasons présentent des
problèmes d’application.
Avantages et limites de la méthode

En outre il est très utile pour le


contrôle des défauts de fatigue,
car ceux-ci naissent et se
propagent depuis la surface
vers l’intérieur de la pièce.
Application du révélateur

Le révélateur peut être appliqué suivant


deux techniques essentielles
- l’application se fait sur l’état magnétique
rémanent (méthode résiduelle)
- l’application se fait avant et pendant la
magnétisation de la pièce (méthode
continue)
Application du révélateur
Méthode résiduelle :
Cette technique consiste à aimanter
préalablement la pièce, la
soustraire de l’influence du champ
magnétique sans la désaimanter et
la soumettre à l’action du révélateur

La méthode résiduelle est moins


sensible étant donné qu’elle
exploite une induction plus basse,
comme cela peut se vérifier sur le
cycle d’hystérésis.

En outre, elle n’est pas applicable à


des matériaux avec basse force
coercitive parce qu’ils tendent à
perdre rapidement leur magnétisme
résiduel (méthode moins sensible
pour la recherche des défauts fins)
Application du révélateur
Méthode continue:
Cette technique consiste à soumettre
la pièce à l’action du révélateur alors
qu’elle est elle-même soumise à
l’action du champ d’excitation
magnétique.
Il faut veiller dans ce cas de ne pas
poursuivre l’application du révélateur
alors que l’aimantation est
interrompue,
pour éviter de détruire, par action
mécanique du jet liquide ou
pneumatique des particules, les
spectres initialement formés.
Application du révélateur
Méthodes d’aimantation

On classe les méthodes d’aimantation en deux classes:


- Les méthodes directes pour lesquelles l’aimantation de la pièce est
réalisée directement à partir du champ d’excitation magnétique
- Les méthodes indirectes pour lesquelles l’aimantation de la pièce
est réalisée indirectement par l’intermédiaire d’un courant traversant
la pièce et donnant ainsi naissance à un champ d’excitation
magnétique.
Une autre terminologie peut être également adoptée :
- On parle d’aimantation ‘’ par champ magnétique ’’ ou d’aimantation
‘’ longitudinale ‘’ dans le cas des méthodes directes.
- On parle d’aimantation ‘’ par passage de courant ’’ ou d’aimantation
‘’ transversale ‘’ ou ‘’ circulaire ‘’ dans le cas des méthodes
indirectes.
Méthodes d’aimantation

méthodes directes

méthodes indirectes
Méthodes d’aimantation

Transversale
Méthodes d’aimantation

La méthode d’aimantation
est choisie en fonction
de l’orientation prévisible
des défauts dans la pièce
et à sa géométrie, en
tenant compte que
l’aimantation produite doit
être le plus possible
perpendiculaire au plan de
position des défauts
attendus.
Méthodes directes
Méthodes directes

Ces méthodes exploitent


le champ d’excitation
magnétique crée soit par un
aimant permanent, soit par
des bobines ou solénoïdes,
soit par un conducteur
auxiliaire, soit des
électro-aimants.
Méthodes directes
Deux cas sont à considérer
suivant l’importance de la pièce
à contrôler nécessitant soit des
appareils à poste fixe (pièces de
petites dimensions), soit des
appareils à poste mobile (pièces
de grandes dimensions
difficilement transportables).
On remarque que le lignes
d’induction ‘’se referment ‘’
entre la pièce et l’électro aimant
Méthodes directes
Appareil à poste fixe

Têtes magnétiques
Méthodes directes
Bobine passante (spires enroulées)
Cette technique produit une
aimantation longitudinale avec
lignes d’induction entrant et sortant
des surfaces opposées de la pièce.
Méthodes directes

Ce type d’aimantation nécessite certaines précautions en raison de la


formation de pôles aux deux extrémités de la pièce, résultant de
‘’l’ouverture’’ du circuit magnétique (les lignes d’induction se referment
dans l’air.
La présence de ces pôles crée un champ ‘’démagnétisant’’ s’opposant
au champ d’excitation et réduisant son efficacité.
L’importance de ce champ démagnétisant dépend de la géométrie de
la pièce et en particulier du rapport longueur sur diamètre.
La pièce doit être excentrée et posées sur des cales pour éviter tout
contact avec les spires
Méthodes directes
Pour des longues pièces
l’examen doit être effectué
par étapes.

Selon le code ASME V le


tronçon à examiner ne doit
pas dépasser les 460 mm de
longueur.
Méthodes directes

Le code ASME IX prévoit aussi :


- Pour tenir compte des problèmes de Le calcul des ampères-
champ démagnétisant tours, selon ASME V, peut se
faire avec les deux formules:

- Pour tenir compte de la répartition du


champ à l’intérieur du solénoïde:
Méthodes directes
Méthodes directes
Si la pièce à examiner n’atteint pas le
rapport L/d requis (>2) et qu’on doit
de toutes façons utiliser l’aimantation
longitudinale (ex: pour chercher
criques transversales de fatigue)
on peut mettre une rallonge à la
pièce, en lui collant une autre pièce
de dimensions similaires de façon à
obtenir la longueur désirée.
Méthodes directes
Pour les pièces longues, il faut
centrer la bobine au tronçon à
magnétiser d’une longueur
maximale de 460 mm afin de
garantir un champ uniforme sur
tout le long du tronçon.
Méthodes directes
A la place d’une bobine
passante, on peut utiliser un
câble en l’enroulant autour de
la pièce (spires enroulées).
Dans ce cas le calcul des
ampères-tours peut
encore s’effectuer avec la
formule:
Méthodes directes
Pièces de forme annulaire
peuvent être aimantées
avec un câble enroulé pour
former des spires composées.
On obtient ainsi une aimantation
circonférentielle.
La pièce sera contrôlée en
2 ou 3 tronçons.
Méthodes indirectes
Formes de courants

En magnétoscopie. on utilise le courant électrique pour générer le


champ magnétique dans pièces.
Le courant est réglé pour obtenir une valeur de champ magnétique
approprié.
Le type de courant utilisé a un effet sur les résultats de contrôle.
Le courant alternatif sinusoïdal courant continu sont les deux types
fondamentaux de courant communément utilisés.
Pour des raisons pratiques. on fait également souvent appel à des
formes intermédiaires de courant sont les courants alternatifs
redressés.
Courant alternatif

Lorsque le courant alternatif est utilisé


pour créer une induction magnétique
dans les matériaux ferromagnétiques,
cette induction ne circule qu’en surfa
la pièce, “effet de peau” et il se produit
parce que l’induction n’est pas une
réaction spontanée et que le courant
rapidement inversé. Par conséquent,
le courant alternatif (50Hz) n’est utilisé
que pour la détection de défaut de
surface.
Les vibrations dues à la fréquence du
courant permettent de mettre en
évidence les défauts très fins.
Courant alternatif
Les lignes d’induction sont
localisées pour l’essentiel
dans les couches
superficielles de la pièce.

sous -jacente
Courant alternatif

Vu le changement de polarité, la
mobilité des particules magnétiques
est assez importante pour mettre en
évidence des défauts très fins
Courant alternatif redressé et
courant continu
• L’effet de peau restreint l’utilisation du courant alternatif à la détection
de défauts débouchant.
• Le courant alternatif peut être converti simplement en le redressant.
Le nouveau courant ainsi créé, va comporter à la fois une
composante continue et une composante alternative (harmoniques)
dans des proportions qui vont dépendre du type de redressement
choisi.
• Le courant continu est désirable en magnétoscopie pour la recherche
des défauts sous - jacents car ce courant génère un champ
magnétique qui pénètre plus profondément dans le matériau.
Courant continu

La principale caractéristique
du courant continu est que
(contrairement au courant
Alternatif), il se distribue
uniformément dans la
section de la pièce, en
produisant ainsi une
aimantation appropriée en
profondeur, qui à son tour
rend possible le repérage
de discontinuités sous-
jacentes
Courant continu
Les lignes de champ
magnétique sont plus
pénétrants dans la
pièce , ce qui va
entraîner une détection
plus profonde

sous -jacente
Courant continu
• La mobilité des particules étant
devenue nulle, le champ crée par
ce courant rendra difficile la
détection des défauts très fins.
Courant alternatif redressé une
alternance (R1A)
C’est un courant alternatif
monophasé dont on a supprimé
l’alternance négative. L’effet du
peau est moins sensible. Le
champ créé par ce courant
pénètre à plusieurs millimètres
sous la couche.

Ce courant permettra de mettre en


évidence des défauts non
débouchant relative proches de la
surface.
Courant alternatif redressé double
alternances (R2A)
C’est un courant alternatif
monophasé dont on a
redressé l’alternance
négative. Le champ crée
par ce courant pénètre à
plusieurs millimètres sous
la couche.
Sa pénétration est
légèrement supérieure au
courant pulsé
Courant alternatif redressé
(R1A) ou (R2A)
La mobilité des particules
est encore suffisante pour
mettre en évidence des
défauts très fins
Autre méthode : Intensité du champ d’excitation H
Révélation des champs de fuite

La révélation des champs de fuite au droit des défauts peut être


réalisée de plusieurs manières :
- Par des systèmes de sondes directement sensibles à la
composition
normale du champ au droit du défaut
- Par des systèmes de bandes magnétiques souples appliquées à la
surface de la pièce et sensibles à la composition normale du champ
au droit du défaut
- Par des particules magnétiques finement divisées directement
attirées par des pôles crées à l’aplomb du défaut; c’est le domaine
de la magnétoscopie ( Révélateurs)
Révélateur : sonde
Révélateur : bande adhésive
Révélateur : poudre magnétique
Révélateurs magnétiques

Les poudres magnétiques employées sont de deux types :

- les poudres magnétiques dont on utilise la coloration


propre telles que spinelle de fer de couleur grise ou
granulés de fer oxydé de couleur grise ou blanche ;
- les poudres à grains composites à noyau
ferromagnétique, enrobé d'une pigmentation observable
soit à la lumière blanche, soit en lumière fluorescente à
l'aide d'une lampe ultraviolette.

Les révélateurs qu'ils soient pulvérisés par voie sèche ou


par voie humide peuvent s'appliquer au pinceau, par
arrosage, au pistolet, en bombe aérosol ou par
immersion.
Révélateurs secs
Les révélateurs secs son constitués des particules ferromagnétiques
généralement colorées en noir ou en rouge. Elles sont utilisés en l’état de
préparation par le fabricant et appliquées à la surface de la pièce au moyen
d’une soufflette réalisant un nuage.
Révélateurs humides
Les révélateurs liquides sont constitués également de particules
ferromagnétiques. elles sont enrobées dans un pigment et mélangées à un
liquide dont la nature est fonction de la position du contrôle dans le processus
de fabrication des pièces et des risques de corrosion
Révélateurs humides : Liquides
porteurs
- les pièces sont contrôlées à
l’état brut de forge ou de fonderie et
les risques de corrosion sont
minimes : le support est alors de
l’eau auquel on a adjoint un
mouillant et un inhibiteur de
corrosion;

- les pièces sont contrôlées en final


après usinage et les risques de
corrosion sont importants : le
support est alors à base de pétrole
désodorisé.
Types de révélateurs : colorés

Adapter la couleur de la poudre


À celle de la surface à examiner
Types de révélateurs : fluorescents
Ils sont constituées de particules
magnétiques très fines revêtues
de pigments fluorescents.

Ces poudres ont une haute


sensibilité due au fait que
l’observation des indications est
faite au moyen d’une lampe
spéciale qui stimule leur
fluorescence dans le noir
Nature physique des révélateurs

Pour être attirées facilement par les pôles créés à l’aplomb du défaut,
les particules doivent satisfaire des conditions précises de dimension,
forme, densité et propriétés magnétiques.
Nature physique des révélateurs
Dimension et forme
Le comportement des poudres
en présence de flux dispersés
s’améliore si les particules sont
de forme allongée plutôt que
sphéroïdale.

- Les poudres sèches ont une


dimension variable de 50 à
300 µm, contre 10 à 20 µm
pour les poudres humides.

- Les révélateurs fluorescents


ont des dimensions encore
moindres: de 1 à 5 µm
Nature physique des révélateurs
Propriétés magnétiques
- Aimantation de saturation
faible
- Champ coercitif faible
- Bonne perméabilité
perméabilité ( pour visualiser
les champ faibles)
Conditions d’éclairage de la pièce

Parmi les révélateurs liquides, on rencontre encore deux possibilités

- l’utilisation de particules magnétiques colorées en suspension dans


le liquide porteur : l’examen des spectres magnétoscopiques
obtenus au droit des défauts est réalisé dans ce cas en lumière
blanche, naturelle ou artificielle.
L’intensité est au moins égales à 300 Lux.

- l’utilisation de particules magnétiques fluorescentes en suspension


dans le liquide porteur l’examen des spectres se fait alors au moyen
de lampes émettant un rayonnement ultraviolet.
Le niveau d’éclairement minimum est de:

8 W/cm² à une distance d’au moins 30 cm (800 µW/cm²)


Révélateurs humides
Entretien des bains
La concentration des révélateur
peut être modifiée pour les
raisons suivantes:
- Des particules se déposent
sur la pièce et s’en vont avec
elle sans retour dans le bac
de décantation;
- Le liquide porteur a tendance
à s’évaporer ou est empoté
par les pièces s’il est très
visqueux ce qui réduit son
volume et modifie de ce fait
la concentration.
Lumière blanche : révélateurs
colorés
On reproduira dans ce cas des
conditions d’éclairage aussi proches
que celles rencontrées en lumière
du jour qui peuvent se caractériser
essentiellement par:
- une lumière de couleur
jaune/vert clair correspondant à
longueur d’onde = 550 nm,
- une intensité d’éclairement
lumineux comprise entre 350 et
500 lux. (A titre indicatif c’est
l’intensité fournie à 1 mètre de
distance par 2 tubes néon de 40
watts).
C’est pour ces deux conditions que
l’oeil a son rendement optimal
(vision photopique).
Lumière ultraviolette : révélateurs
fluorescents
Ce type de révélateur exige une
observation en lumière
ultraviolette produite par des
projecteurs adaptés dans une
ambiance sombre.
Lumière UV : Lumière noire

La lumière noire s’obtient en


filtrant la radiation émise par une
lampe à décharge électrique en
vapeurs de mercure. Ces lampes
présentent un spectre d’émission
composé de différentes lignes
comprises entre l’ultraviolet et les
ondes visibles.
Lumière UV : Lumière noire
La fluorescence des
particules de révélateur est
“excitée” par une des raie
les plus intenses du
mercure, présent à l’état de
gaz dans l’ampoule, et
émettant sur la longueur
d’ondes 365 nm.
Lumière UV : Lampe de Wood
La lampe de Wood est constituée
par une petite ampoule de quartz
contenant quelques gouttes de
mercure enfermées dans un bulbe
de verre spécial. Il existe deux
versions:
- avec bulbe transparent
(nécessitant d’un filtre externe);
- avec bulbe en verre spécial de
Wood
(n’ont pas besoin de filtre
externe).

Elles sont construites avec


puissances de 100, 125, 250 et
400 Watt.
Lampe de Wood : Test d’efficacité
Les lampes à décharge
tendent à s’épuiser
avec le temps et donc
requièrent des vérifications
périodiques à effectuer à
l’aide d’instruments de
mesure spéciaux (radiomètre)
Lampe de Wood : Test d’efficacité
L’ASME V prescrit de vérifier
l’intensité des lampes a lumière
noire toutes les 8 heures de
fonctionnement avec un instrument
à sensibilité réglée sur 365 nm.

La vérification consiste à effectuer


deux lectures, la première sans
filtres UV et la deuxième avec filtre
UV absorbant (365 nm) posé sur la
cellule photoélectrique de
l’instrument indicateur On peut alors
vérifier la différence entre les deux
lectures (qui doit être d’au moins
1000 µW/cm²).
Distance lampe – surface à
examiner
Lampe de Wood :
Conditions d’éclairage
• H est recommandé de rester une dizaine de minutes dans
l’obscurité avant d’entreprendre les observations (vision
scotopique).
• D’une manière générale, aussi bien en lumière naturelle qu’en
lumière noire, les conditions d’éclairage sont très importantes car,
bien adaptées, elles favorisent les conditions de travail de
l’opérateur et lui permettent d’éviter les erreurs d’interprétation. Il
faut noter également l’intérêt des éclairages rasants, pouvant par
l’effet de pénombre, améliorer le contraste.
Amélioration du contraste
Témoins d’aimantation

L’utilisation d’un témoin d’aimantation constitue un excellent moyen


de vérifier d’une manière globale que les conditions d’examen sont
bien réalisées:
- Conditions de magnétisation.
- Qualité du révélateur.
- Conditions d’examen.
- Habileté de l’opérateur.
Témoins d’aimantation : Exemples

Témoin C

Témoin CASTROL

Témoin MTU N°3

Témoin ASME Témoin de Berthold Témoin AFNOR


Témoins d’aimantation : Exemples

Témoin AFNOR

Témoin ASME
Test d’efficacité des révélateurs :
Bloc de référence
Équipements fixes : Banc de
magnétoscopie
Équipements mobiles
Aimants portables

Il n’y a pas d’arc électrique


Contrôle de l’appareillage
L’efficacité de l’instrumentation
d’aimantation (alimentateurs,
bobines, électroaimants et
aimants, instruments de
mesure,….) doit être vérifiée,
tous les ans ou périodiquement
en relation aux différentes
normes, du constructeur ou
d’entreprises autorisées â la
certification.
Contrôle de puissance d’un
électroaimant
on peut vérifier la puissance
des aimants et des
électroaimants sur le terrain
en fonction de la capacité de
soulever des poids.
Examen de la pièce
L’examen par aimantation
commence normalement par
un examen visuel attentif de la
pièce, afin de rechercher les
informations (état de la pièce,
géométrie, façonnages, ...)
nécessaires au choix de la
technique de contrôle
(Équipement, révélateur,
méthode d’aimantation,
orientation d’éventuelles
discontinuités..)
Examen de la pièce

au
Étape 1 : Vérification des condition d’éclairement
Sous lumière blanche : Une intensité de lumière au moins égale à 350 Lux.

Sous lumière noire : Un éclairement minimum de 8 W/m² à une distance

d’au moins de 30 cm.

Accoutumance des yeux : Elle doit se faire à l’éclairage ambiant pendant


au moins 5 minutes avant le début de l’observation.

Local d’interprétation : L’intensité lumineuse ne doit pas dépasser pour


l’observation en lumière UV :
- 40 Lux de lumière ambiante pour la norme NF A 09599
- 20 Lux de lumière ambiante pour la norme PR EN 9934 - 1
Étape 2 : Nettoyage mécanique et chimique

La pièce doit être propre et exempte de traces de graisse, étant


donné que cela diminue fortement la mobilité du révélateur.

La préparation de la surface peut être effectuée de différentes


façons:
• avec un linge propre imprégné (d’essence ou de solvant pour
l’élimination de graisses et huiles);
• avec une brosse métallique (pour l’élimination d’oxydes et des
écaillages peu adhérents);
• avec meulage (pour lisser les surfaces excessivement rugueuses,
comme dans le cas des soudures).
Étape 3 : Contrôle visuel

Suivant la norme EN ISO 6520 - 1

Le contrôle visuel ou d’aspect a pour but principal à ce stade de


permettre une interprétation correcte des spectres magnétiques ainsi
que de renseigner le lecteur du procès verbal sur les conditions du
contrôle
Étape 4 : Contrôle du champ résiduel

Cette activité a pour but de


vérifier la présence d’éventuels
champs magnétiques résiduels
(d’origines variées) sur la pièce à
examiner, afin de déterminer la
polarité et l’intensité exactes de
l’aimantation.

Le contrôle s’effectue avec le


gaussmètre.
Étape 4 : Application de la laque de contraste

Dans le cas d’un contrôle à l’aide d’un révélateur coloré on applique


une laque afin d’augmenter le contraste.
L’aimantation s’appliquera après séchage de la surface.
Étape 5 : Aimantation et application du révélateur

Mise en place d’un témoin d’aimantation à la limite du champ opératoire


Pour contrôler la sensibilité d’examen
Application du révélateur : méthode continue

On procède alors à l’application du révélateur pendant l’aimantation en


ayant soin de l’interrompre la fin le cycle d’aimantation, qui n’excède
généralement pas 5 secondes
Étape 5 : Observation
L’observation doit être
commencée immédiatement,
pendant que le signal se
forme, afin de modifier
éventuellement le champ
appliqué sur la base des
indications émergentes.
Application du révélateur : méthode par rémanence
Cette technique consiste à aimanter préalablement la pièce, la
soustraire de l’influence du champ magnétique sans la désaimanter et la
soumettre à l’action du révélateur.

Cette méthode est moins


sensible pour la recherche
des défauts fins.

Elle peut être employée avec


Efficacité pour la recherche
des défauts importants, dont
l’accessibilité n’est pas
garantie, sur des pièces à
App. révélateur
forte induction rémanente.
Procédure de lever de doute
La présence d’un spectre ne conduit pas systématiquement au rebut
de la pièce à moins que la procédure de contrôle l’exige.

Généralement on procède à une identification de la nature du défaut


réel ayant conduit à la formation du spectre et ce n’est qu’après cette
investigation que la sanction du contrôle est prononcée.

L’investigation peut se faire à partir d’un examen à la loupe en lumière


naturelle: on procède à l’aide d’un objet fin ou un pinceau, à
l’enlèvement partiel du spectre, dans le but d’identifier, à son
emplacement, la nature de l’anomalie.

Après un nouveau examen, deux cas peuvent se présenter :


- Discontinuité
- Fausse indication
Exemple de fausse indication