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L’EXAMEN CLINIQUE EN

UROLOGIE

Présenté par: LEYOKO FRED STAVINE

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OBJECTIFS
1-Connaitre les différents temps de l’examen physique en urologie.

2-Saisir l’intérêt d’un bon interrogatoire ainsi que celui d’un examen
rigoureux du patient.
3- Dès votre interrogatoire
vous devrez être capable: -
d’identifier les symptômes et les regrouper en syndromes.
-recueillir des éléments informatifs utiles à l’orientation
diagnostique.

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PLAN
I- Généralités 1-Définition de l’urologie et buts 2-Rappels
anatomo-physiologiques
II-L’examen clinique 1-Interrogatoire a-Identité du patient et le motif
d’hospitalisationb-Histoire de la maladie
c- Antécédents
d-Habitudes et mode de vie
2-Examen physique en urologie
a- Etude de la miction
b- Fosse lombaire(examen des rein)
c-Points urétéraux
d-Région ombilico-pubienne (vessie)
e-Organe génitaux externe (chez l’homme) f-Toucher rectal-
g-Examen du bas appareil urinaire chez la femme h)-spleno-
ganglionnaire
Conclusion
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GENERALITES .

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GENERALITES
1-Définition et but
L’urologie est une discipline médico-
chirurgicale qui traite des maladies de l’appareil urogénital
masculin et l’appareil urinaire féminin. Elle concerne des
pathologies de type cancéreuses, lithiasiques, infectieuses,...
Elle a pour but de veiller sur :
* le capital néphrotique ( protection du rein)
* le confort mictionnel

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GENERALITES
2-Rappels anatomophysiologique

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GENERALITES
3-Rappels anatomophysiologique

L’appareil urinaire(homme) L’appareil urinaire(femme)

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GENERALITES
3-Rappels anatomophysiologique:

PHYSIOLOGIE
L’appareil urinaire
joue un rôle important dans le fonctionnement
du corps humain; Il est chargé *du maintien de
l'homéostasie.

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GENERALITES
SEXUALITE Elle
fait intervenir :
-La libido
-L’érection (tumescence, puis rigidité)
-L’éjaculation (émission de sperme)
-La détumescence, phase réfractaire.

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L’EXAMEN CLINIQUE .

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L’EXAMEN CLINIQUE

L’examen clinique en urologie occupe une place primordiale


dans l’établissement du diagnostic, mais aussi dans, le choix des
examens complémentaire pour cela, il doit être méthodique avec
l’intérêt de :
-Mettre le patient en confiance
-Mener l’interrogatoire et l’examen physique de façon
méthodique.
-Bien saisir la signification de chaque fait clinique
-Savoir faire le lien entre les différents signes pour faire la
synthèse sémiologique et aboutir au bon diagnostic clinique.

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L’EXAMEN CLINIQUE

1-L’interrogatoire
L’interrogatoire du patient étant un temps clé de
l’examen clinique :
Il devra être mené avec des questions adéquates
cad, simples, claires, précises, et adaptées . Tout ça en
recherchant et en analysant entre autre, les
symptômes rapportés par le patient :

a) L’identités du patient ( Noms, prénom, âge++


+, profession, quartier)
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L’EXAMEN CLINIQUE
b) L’histoire de la maladie Qui sera
recueillie de manière méthodique. En partant depuis le début des
symptômes jusqu’à ce jour. On précisera: -le motif de consultation
ainsi que la date de survenue de ces troubles,
- leur caractère
isolé ou associé, - leur mode évolutif (aigus par crise, chroniques
simple ou par poussé, permanents ou récidivants, spontanés ou
provoqués, ….)

. Signes fonctionnels : les douleur ou des troubles mictionnels


. Signes généraux : fièvre, frissons, Altération de l’état général :
(amaigrissement, anorexie, asthénie), pâleur, Ta, FC, FR, Sao2
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L’EXAMEN CLINIQUE
c)L’étude des antécédents
-Personnels et familiaux : médicaux et chirurgicaux, qui
sont importants à noter.
NB: le fait que le patient dit ne pas
avoir des antécédents de maladies telles que le Diabète et
l’HTA n’exclue pas qu’il puisse l’avoir car, toute situation est
bonne pour un dépistage.
d)Habitudes et mode vie
-Statut marié ou non( le nombre de
partenaire) -Le nombre d’enfant
-La notion de consommation enolo-tabagique

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L’EXAMEN CLINIQUE
2-L’examen physique en urologie
a) L’étude de la
miction
Il s’agira ici
de ressortir les caractéristiques de la miction du patient,
ainsi que la quantité(diurèse), couleur, consistance et
l’odeur des urines (urine normal: est de couleur jaune claire
limpide, de consistance hydrique et inodore).
Une miction normale doit être: Indolore,
Rapide, Sans effort, Volontaire, Complète.

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L’EXAMEN CLINIQUE
b) Examen des reins .

- Qui va se résume entre autre


à l’examen des fosses lombaires.
- Inspection : On recherchera :
-Une voussure de la fosse lombaire ou du
flanc
-des signes inflammatoires de la fosse
lombaire (œdème, rougeur, fistule lombaire)
-cicatrice d’une incision lombaire

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L’EXAMEN CLINIQUE
-Palpation de la fosse lombaire :
Le praticien se place du coté du rein à
palper et l’examen est bi manuel :
 A l’état normal le rein n’est pas palpable avec
fosse lombaire souple, indolore, et libre.
 Le gros rein pathologique est reconnu grâce à
l’existence de 2 signes physiques: -Le
contact lombaire
-Le ballottement rénal
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L’EXAMEN CLINIQUE

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L’EXAMEN CLINIQUE
b) Examen des reins
- Auscultation de la fosse lombaire:
On recherchera un souffle qui peut être le témoin d’une sténose de l’artère
rénale. c)
Examen des points urétéraux
Explore le trajet de la voie excrétrice(l’uretère)
par la palpation
-En arrière dans l’angle costo-vertébrale et en avant dans la région para
ombilical à travers 03 travers de doigt de la ligne médiane (point urétéral
supérieure).
-Union du 1/3 externe
et moyen de la ligne joignant les 02épines iliaque antero-supérieure (point
moyen).
-Au touchés pelvien (point
urétéral inferieure).

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L’EXAMEN CLINIQUE
d)Examen de la vessie :
C’est l’examen de la
région hypogastrique. La vessie
vide se cache derrière la symphyse pubienne,
donc elle n’est ni visible, ni palpable. Elle ne
devient accessible à l’examen que quand elle
est distendue.

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-L’inspection : recherchera
.Une voussure qui correspond à une masse vésicale ou
un globe vésical.
.Une malformation pelvienne ex (l’exstrophie vésicale
= malformation congénitale. comportant l’absence de
la face antérieure de la vessie et de la paroi
abdominale. La Face postérieure de la vessie est à nu).
.Une cicatrice, Des signes inflammatoires, Une fistule

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L’EXAMEN CLINIQUE
-La palpation : Elle peut percevoir :
.une masse hypogastrique rénitente, élastique,
lisse et qui plonge derrière la symphyse Pubienne
= c’est le globe vésical.
.Une tumeur volumineuse de vessie peut être
palpable
-La percussion :
Peut révéler une matité à convexité supérieure
en cas de globe vésical
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L’EXAMEN CLINIQUE
e) Examen des organes génitaux externes :
Examen de la verge : doit apprécier
-Les dimensions de la verge
-L’existence d’un phimosis : une sténose de l’orifice préputial
-L’existence d’un paraphimosis : c’est l’étranglement du gland
par l’orifice sténose du prépuce
-L’état du gland
-L’état du méat urétral : sténose congénitale ou acquise
-Le siège du méat urétral qui peut être.Normal : au niveau du
sommet du gland
.Au niveau de la face ventrale de la verge : c’est
l’hypospadias
.Au niveau de la face dorsale de la verge : c’est l’épispadias.
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L’EXAMEN CLINIQUE
-L’existence d’un écoulement par le méat urétral (sang, pus,
urine)
-L’existence de fistules.
-Palper l’urètre pénien pour apprécier sa souplesse.
-Palper les corps caverneux pour évaluer leur souplesse : parfois
ils peuvent être le siège d’induration scléreuse (maladie de la
PEYRONIE).
-Rechercher un hématome (fracture d’un des corps caverneux)
-Rechercher une coudure de la verge qui peut être congénitale
ou acquise

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L’EXAMEN CLINIQUE
e) Examen des organes génitaux externes :
Examen du scrotum et de son contenu
L’examen est bilatéral et comparatif sur un malade
debout puis couché+++.
-Inspection
Elle étudie l’état de la peau et le volume du scrotum.
* à l’état normal la peau scrotale est souple, brune et plissée
et le volume du scrotum correspond à celui des testicules.
* L’existence de signes inflammatoires : la peau est rouge,
lisse, tendue, douloureuse, oedématiée et luisante, des
lésions de gangrène, L’existence de fistules
* L’existence de varicosités scrotales : c’est la varicocèle.
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L’EXAMEN CLINIQUE
Examen du scrotum et de son contenu
* L’existence d’éléphantiasis :
c’est un œdème énorme du derme et du tissu
cellulaire sous cutané
-Palpation
Elle doit être bi manuelle, le malade est examiné en
position couché et debout, elle apprécie:
’ -l’état de la peau scrotale: à l’état normal elle est
souple, fine et mobile par rapport au contenu scrotal,
son épaississement et son adhérence sont toujours
pathologiques

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-Le contenu scrotal : ¤ Testicule
Le testicule normal est une masse ovoïde, régulière,
lisse, élastique, homogène, sensible, la palpation appuyée
déclenche une douleur à irradiation ascendante.
Les dimensions du testicule d’un adulte sont (L=4cm,
l= 3 cm et ép = 2,5 cm) Le volume du
testicule peut être augmenté (infection=orchite, tumeur
ou traumatisme) ou diminué (l’hypotrophie testiculaire)
.L’absence du testicule dans la bourse correspond à 3
éventualités :

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a. Cryptorchidie : le testicule est situé en
permanence en dehors du scrotum, en un point
quelconque du trajet normal de la migration
testiculaire.
b. Ectopie testiculaire :
le testicule est situé en un point distinct du trajet
normal de la migration.
c.
Anorchidie : absence du testicule.
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L’EXAMEN CLINIQUE
Examen du scrotum et de son contenu
¤ L’épididyme
Il est palpé sur la face postérieure
du testicule sur toute sa longueur, il comporte
une tête, un corps et une queue qui s’accole
au canal différent. Le volume de l’épididyme
peut être augmenté : infection (épididymite),
présence de nodules en cas de tuberculose
génitale.
.
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L’EXAMEN CLINIQUE
¤La vaginale
A l’état normal la vaginale est non palpable,
elle est identifiable dans deux situations
pathologiques:
.Hydrocèle
.Pachy-vaginalite
¤Le cordon spermatique : est examiné au-
dessus du testicule en l’étalant entre le pouce et
l’index, il à une consistance ferme et élastique
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L’EXAMEN CLINIQUE
Examen du scrotum et de son contenu
Inspection et palpation du périnée :
Permet d’appréciée : La souplesse ou la sclérose de
la peau périnéale et de l’urètre ainsi que. L’existence
de fistules périnéale ou des signes inflammatoires
f) Toucher rectal (TR)
permet d’examiner :
L’ampoule rectale : à la recherche d’une tumeur...
Le TR permet d’apprécier la souplesse de la base
vésicale, il peut noter une infiltration pierreuse de la
base vésicale dans les tumeurs évoluées de la vessie

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L’EXAMEN CLINIQUE

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L’EXAMEN CLINIQUE
f) Toucher rectal (TR)
La
prostate chez l’homme : il apprécier le volume,
la consistance, la sensibilité, les limites.
NB : normalement, la
prostate a un volume de 20gr, formée de 2 lobes
séparés par un sillon médian, elle est bien
limitée, de consistance élastique et indolore.

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L’EXAMEN CLINIQUE
g) Examen du bas appareil urinaire chez la femme et des
organes génitaux
- Inspection de la vulve : Elle permet de noter
.L’aspect du méat urétral : à l’état normal il est
situé à 1 cm en arrière du clitoris. Il peut être béant,
sténose ou le siège d’une tumeur.
.L’existence d’une cystocèle : c’est une ptose de
la vessie.
.Rectocèle : c’est une extériorisation du rectum
par la paroi post du vagin
.Hysterocèle : c’est une extériorisation du col utérin
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L’EXAMEN CLINIQUE
- Le toucher vaginal appréciera :
.L’urètre : sa souplesse, l’existence d’un diverticule
(poche qui communique avec l’urètre et dont la pression peut
donner issue à du pus par le méat urétral)
.La base de la vessie
.Les parois vaginales
.L’utérus
.Les annexes A l’examen du
périnée :Faire tousser la patiente de manière répétée:
• Objectiver des fuites au méat à la toux
• Réintégration d’un prolapsus et test à la toux

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L’EXAMEN CLINIQUE

LE TOUCHER VAGINAL
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L’EXAMEN CLINIQUE
g)Examen du bas appareil urinaire chez la femme et des organes
génitaux
-
L’examen sous valve
Il est utile dans l’exploration clinique d’une fistule vesico-
vaginale, il permet de préciser :
. Le siège de la fistule
. Les dimensions de la fistule
Le bilan clinique :
. D’une incontinence urinaire
. D’un prolapsus génito-urinaire.

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L’EXAMEN CLINIQUE
Examen neurologique du périnée : explore
-La sensibilité péri-anale (S2, S3, S4)
-Le tonus musculaire : le doigt intra rectal apprécie la contraction
des muscles releveurs de l’anus
-Le réflexe bulbo- caverneux : la pression du gland ou du clitoris
déclenche une contraction réflexe des muscles releveurs de l’anus.
h) L’examen splenoganglionnaire Celles qui
intéressent l’urologue se situent dans les régions inguinales pour
les affections infectieuses ou tumorales du pénis et du scrotum, et
dans le creux sus-claviculaire gauche (ganglion de Troisier) pour les
cancers du testicule, de la prostate et de la vessie..

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CONCLUSION
L’interrogatoire revêt un intérêt tout particulier en urologie,
notamment quand il s’agit de faire décrire avec précision les troubles
mictionnels ou les fuites d’urine.
L’examen physique doit être mené avec rigueur, notamment
sur les deux parties de l’appareil uro-génital les plus accessibles, à
savoir les organes génitaux externes par le palper intra scrotal, la
prostate par le toucher rectal et les reins par l’examen des fosses
lombaires. Mirer les urines garde tout son intérêt en présence
d’urines sanglantes ou troubles.
Ainsi donc, la mise à la disposition du clinicien d’une batterie
d’examens complémentaires et d’explorations radiologiques de plus
en plus performantes ne peut être utilement exploitée qu’après un
interrogatoire et un examen physique approfondis qui vont
orienter leur prescription.
40
Egg

Merci pour votre aimable


attention
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BIBIOGRAPHIE
cour de sémiologie urologie du Dr OUANEZAR
– UROLOGIE EHUORAN de 2006

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