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Université Mohammed V-Rabat- Département : GUE

Ecole supérieure de technologie Option : Génie Civil


-Salé-

Structure spéciale
Sujet : mur de soutènement

Encadré par: Réalisé par:


M. Kettar TAHAMI Chaymaae
AIT EL CADI Hassan
Année Universitaire :
ALIOUI Zakariae
2018 – 2019
PLAN
Partie 1 : Présentation de sujet

Chapitre 1 : Ouvrages de soutènement


Chapitre 2 : Poussée et butée sur écran
Chapitre 3 : Dimensionnement des ouvrages de
soutènement

Partie 2 : Partie calcul

Conclusion
Partie 1 : Présentation de sujet
CHAPITRE 1 : OUVRAGES DE SOUTÈNEMENT

Généralités
II existe deux grandes classes d’ouvrages de soutènement
o Les murs
o Les écrans

Mur en gabions

Mur en pierres sèches


II- Différents types de murs de soutènement
II.1- Murs poids
C'est le type d'ouvrage le plus classique et le plus ancien. Ils peuvent être
réalisés en béton ou en maçonnerie. Ils existent trois principaux types de
Murs poids :

Murs poids en
Murs poids en béton
maçonnerie

Ces deux types de murs


poids Utilisables lorsque le
sol de fondation est bon

Economiques jusqu’à une Peuvent être envisagés jusqu’à


hauteur de 4 m des hauteurs de 7 m
Murs poids légèrement armés
II.2- Murs en béton armé :
On peut distinguer trois principaux types : Remarques :
Dans le cas de murs en
Murs en T renversé ou mur cantilever déblai, c’est-à-dire
réalisés en terrassant un
talus, les
limitations de volume de
terrassement et les
difficultés de tenue
provisoire des
fouilles obligent à
réduire la longueur du
talon et à augmenter
celle du patin
Murs à contreforts

Avantage : Les contreforts soulagent le voile en le reliant à la semelle


Inconvénient : Très onéreux à cause des complications du calcul de ferraillage et
d’exécution des travaux
Murs à consoles :

Autres types de murs


Murs ancrés par dalle de frottement, tirants ou dalle d’ancrage
III- Dimensions usuelles des murs de soutènement
Dimensions usuelles d’un mur à contrefort
Les contreforts, encastrés sur la
semelle, sont disposés, soit à
l’arrière, soit à l’avant du voile. Ils
sont espacés de 2,5 à 5 m
CHAPITRE 2 : Poussée et butée sur
écran
I- Calcul des poussées sur un mur de soutènement
1. Efforts qui s'appliquent sur un ouvrage
En l’absence d’eau, les forces agissant sur un mur de soutènement, sont :
2. Différents types de poussée :
On distingue trois types de poussées sur un ouvrage de soutènement :

a. Poussée au repos
poussée des terres au repos
Pour le définir, on relie la contrainte effective
horizontale à la contrainte effective verticale
par le coefficient des terres au repos k0

Le coefficient des terres au repos k0 d’un massif de sol


semi indéfini (aucune force extérieure) est défini par :

бh : Contraintes horizontales au point M


бv : Contrainte verticale au point M
h : Profondeur du point M
Cas d’un sol pulvérulent
Pour un sol pulvérulent, k0 est donné par la formule simplifiée de JACKY:

ϕ: angle de frottement interne du sol

L’angle de frottement interne est l’angle maximal que peut présenter un


sol mis simplement en tas
La valeur de k0 augmente pour les sols consolidés. La formule de JACKY
s’écrit:
Pr=бc/бv : coefficient de consolidation
ou de sur-consolidation
бc : Pression de consolidation
b. Poussé passive Pp Butée :
Définition : La butée est la réaction opposée par le
massif du sol au mouvement de l’écran vers lui. Elle
correspond à une contraction latérale du massif, et
une expansion verticale de sa surface libre

Coefficient de butée

On définit un coefficient de butée par


c. Poussé active Pa :
Définition : La poussée active est la réaction
opposée par l’écran au mouvement du sol vers
lui. Elle correspond à une expansion latérale du
massif et un affaissement de sa surface libre
provoqué par le mouvement de l’écran.

Coefficient de poussée

On définit un coefficient de poussée par:


II. Etude des différentes méthodes de calcul
1. Méthode de RANKINE
Hypothèses de base
 Sol pulvérulent et pesant
 Surface libre du sol horizontale
 Absence de surcharge
 Ecran vertical et lisse

Selon la théorie de RANKINE, il y a 3 états possibles des terres situées derrière


l’écran. La répartition des contraintes horizontales ainsi que la valeur de la
résultante en seront déduites

Selon RANKINE, cette résultante est toujours perpendiculaire à l’écran :


autrement dit, le frottement sol-écran n’est jamais mobilisé au niveau de la
paroi verticale
Sol au repos
Le cas du sol au repos se rencontre lorsque l’écran est réputé fixe ou
supposé très rigide :
C’est l’équilibre de Rankine
La contrainte horizontale бh est supposée
proportionnelle à бv, elle-même proportionnelle
à la profondeur z
On obtient donc une répartition de contrainte
croissante le long du mur de soutènement :

K0 : Coefficient des terres au repos


γ : Poids volumique du sol
L’effort résultant P est situé au 1/3 de la hauteur de l’écran. Sa valeur pour
un écran de 1 m de largeur est :
Etat de poussée
Le cas du sol en état de poussée est le cas le
plus fréquent : il suffit que l'écran se soit
légèrement avancé (déplacement de h/1000
suffit) réduisant ainsi les contraintes
horizontales appliquée par le sol. Un tel cas
est très courant puisque une légère
déformation de l’écran vers l’extérieur suffit à
mobiliser cet état de poussée
La contrainte horizontale бh reste malgré tout
proportionnelle à бv, elle-même toujours
proportionnelle à la profondeur z
On obtient donc une répartition de contrainte
croissante le long du mur de soutènement
sous la forme :

Ka : coefficient de poussée
L’effort résultant P est donc toujours
situé au 1/3 de la hauteur de l’écran. Sa
valeur pour une largeur de 1 m est :
Lignes de glissement
A l’extrême (si le mur avance de manière très importante
ou est détruit), le massif de sol ne sera plus soutenu et,
dans le cas d’un sol pulvérulent, se rompra suivant une
ligne de rupture caractéristique (toujours suivant
Rankine) orientée de par rapport à l’horizontal

D’après RANKINE Le coefficient de poussé ka est donnée


par :
ϕ : Angle interne de frottement

La contrainte en poussée est inférieure que


dans la situation de repos, en conséquence :
Etat de poussée
Le cas du sol en état de butée est plus
difficile à obtenir : il faudrait que l’écran se
soit sensiblement reculé augmentant ainsi les
contraintes horizontales appliquées par le sol.
Pour solliciter un sol en butée, le
déplacement doit être assez grand (10 fois
plus que pour l’état de poussée), cas peu
probable dans le cas d’un écran ayant plutôt
tendance à se déplacer vers l’extérieur.
La contrainte horizontale бh reste malgré tout
proportionnelle à бv, elle-même
proportionnelle à la profondeur z.
On obtient donc une répartition de contrainte
croissante le long du mur de soutènement
telle que :

Kp : coefficient de butée
L’effort résultant P est donc toujours
situé au 1/3 de la hauteur de l’écran. Sa
valeur pour une largeur de 1 m est :
Lignes de glissement
A l’extrême (si le mur recule de manière
très importante : cas extrêmement peu
probable), le massif de sol sera fortement
sollicité et finira par se rompre suivant une
ligne de rupture caractéristique orientée de
par rapport à l’horizontal

D’après RANKINE Le coefficient de butée kp est donnée par :


ϕ : Angle interne de frottement

La contrainte en butée est supérieure que


dans la situation de repos, en conséquence :
Remarques :
Pour un sol à surface inclinée d'un angle ß sur l'horizontale :

Avec

Pour un sol cohérent :

et

C : coefficient de cohésion
2. Méthode de COULOMB
Hypothèses de base
La théorie de COULOMB repose sur les hypothèses suivantes :

• Sol isotrope, homogène et frottant : l'angle de frottement d entre le


mur et le sol est connu (d est l'angle entre la résultante des forces de
poussée et la perpendiculaire au mur

• Surface de rupture plane : le sol se rompt suivant une surface de


rupture plane

• Le sol est pulvérulent : la cohésion n'est pas prise en compte

La force agissante sur le mur est calculée


par de simples considérations d’équilibre
statique à partir d’une règle d’extremum
Calcul de la force de poussée
Soit un écran vertical soutenant un massif
de sol sans cohésion avec un terre plein
horizontal. Coulomb suppose que la surface
de rupture potentielle est un plan (coin de
COULOMB) passant par le pied de l’écran et
faisant un angle θ avec l’horizontale.

Le principe de calcul consiste simplement


à écrire l’équilibre des forces en présence
de R, W et P
W : étant le poids propre du coin du sol
P : la poussée du sol inclinée de d sur
la normale à l’écran
R : étant la réaction du sol sur lequel glisse le
coin de COULOMB
COULOMB utilise le polygone des forces :

On détermine ainsi P en fonction de l’angle θ.


La méthode de COULOMB consiste à prendre le
maximum de P(θ) pour calculer la poussée Pa et
le minimum de P(θ) pour calculer la butée Pp

Cas simple :
En application de la méthode de COULOMB, on
calcule la poussée et la butée en supposant que δ = 0

Pour un écran de 1 m :
D’après la méthode de COULOMB P(θ) est
Maximal pour : Et minimal pour :

D’où

Et

3. Méthode de CAQUOT ET KERISEL


CAQUOT et KERISEL ont introduit un élément supplémentaire non pris
en compte par Rankine : le frottement sol-écran. En effet, le sol en
particulier sous l’effet du tassement va frotter contre la paroi interne de
l’écran et générer un effort vertical descendant non négligeable.
L’effort P décrit précédemment subsiste mais
fait maintenant un angle δ avec la
perpendiculaire à la surface de l’écran (δ est
l’angle de frottement sol-écran).

Dans ce cas les coefficients de poussée Ka et


de butée Kp fournis par Rankine sous forme
d’équations sont remplacés par les tables de
CAQUOT et KERISEL (voir tables ci dessous).
Dans le cas général, on prend :
δ/ϕ = 2/3 (avec ϕ : angle interne de
frottement)

Compte tenu de la figure ci-contre, la


décomposition de P en deux efforts l’un
perpendiculaire l’autre parallèle à l’écran est :
H = P.cosδ et V = P.sinδ
CHAPITRE 3 : DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES
DE SOUTÈNEMENT
Généralités

Le dimensionnement d'un ouvrage de soutènement consiste à


déterminer les éléments géométriques et structuraux afin qu'il soit stable
sous l'action des forces qui lui sont appliquées et notamment de la
poussée des terres qu'il retient.
La plupart des méthodes de dimensionnement reposent sur des calculs à
la rupture avec prise en compte de coefficients de sécurité. C'est le cas en
particulier pour les ouvrages « rigides » (murs poids, murs en béton
armé).
La stabilité d’un mur de soutènement est considérée sous les aspects
suivant :
 Stabilité au glissement Résistance au poinçonnement
 Stabilité au renversement Stabilité interne du mur
Stabilité externe de l’ouvrage b) Glissement

a) renversement

c) Portance

axe de rotation Contraintes trop


élevées conduisant
la rupture du sol
Résistance au poinçonnement
La résistance au poinçonnement consiste à vérifier que l'on se trouve
suffisamment loin des conditions de rupture du sol de fondation.

Le sol sous la semelle subit des contraintes


normales.

on doit vérifier que :


Stabilité des murs en béton armé – mur cantilever
On considère un mur cantilever
soutenant un remblai, supportant
une surcharge de densité q

Stabilité au glissement :
Pour la stabilité au renversement, on doit
vérifier que :

Avec
Stabilité au renversement :
On doit vérifier que : Ms / Mr > 1.5
 Moment stabilisant

 Moment renversant

Vérification de la portance (Résistance au poinçonnement)


Elle est analogue à celle pour les murs poids

Stabilité interne du mur


Elle est vérifiée au fur et à mesure du calcul de ferraillage
Partie 2 : partie calcul
Conclusion