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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de L’enseignement Supérieur et de La Recherche


Scientifique

Université Mohamed chérif


MESSAADIAI
Souk-Ahras

Instituts des sciences et


technologie
Master 01
Géotechnique

Mécanique des
solides
déformable

Enseignent :
Réalisée par :
Quelques résultats d’études
de la déformabilité et de la
résistance en mécanique des
roches
Plan de travail

Introduction

Structure géométrique
des massifs rocheux
Comportement
mécanique des roches
Comportement d’un massif
rocheux au cisaillement

Conclusion
1/INTRODUCTION :

Au laboratoire des roches de l’institut des travaux public de


Kouïbychev à Moscou. Ils ont fait un exposé sur quelques résultats
de ce laboratoire. Les recherches faites dans le (MISI ) consistent à
étudier la déformabilité et la résistance mécanique de massifs
rocheux qui servent de fondation aux grands barrages ou
constituent le milieu dans lequel on perce des galeries
hydrauliques. Dans ces études, il est tenu compte du fait qu’un
massif rocheux constitue un milieu hétérogène fissuré, composé de
blocs séparés ayant différentes formes et dimensions et réagissant
entre eux.
Dans ces études on insiste principalement sur les points suivantes :
1/Etude géologique et géotechnique du site.
2/Détermination en laboratoire des propriétés physiques et mécaniques
sur roches de divers types.
3/Expérimentation faites en place à une échelle relativement grande,
dans les conditions de site naturel des roches, ainsi que des essais sur
modèle.
4/Extension des résultats d’études faites en des points isolés d’un
massif rocheux à tous une fondation.
2/Structure géométrique des massifs rocheux:

Formés d’une juxtaposition de matériaux hétérogènes, les massifs


rocheux sont des structures très complexes. Ils sont assimilés à un
assemblage de blocs appelés matrice rocheuse lesquels sont délimités
par des discontinuités constituées de fissures, de fractures ou de failles
ou encore de limites stratigraphiques (Fig. 1).
Le comportement mécanique des massifs rocheux est un facteur
déterminant dans le dimensionnement des ouvrages qui y sont exécutés.
Afin de comprendre, expliquer et modéliser ce comportement, il est
nécessaire de connaître la structure géométrique ou plus précisément le
modèle de distribution géométrique des fractures, ainsi que les
propriétés mécaniques de chacune des composantes que sont la matrice
rocheuse et les discontinuités.
Fig. 1 : Structure géométrique d’un massif rocheux
de calcaire au Nord du Liban
2.1 Aspect géologique:

Afin d’étudier le comportement mécanique ou hydraulique d’un


massif rocheux, il est essentiel de connaître son degré de
fracturation ainsi que la répartition des discontinuités dans l’espace.
Pour un ensemble de massifs rocheux, les discontinuités constituent
une superposition de différentes familles de fractures, disposant
chacune de lois de distribution et des caractères statistiques
différents.
Ces derniers sont souvent déterminés par le biais de la méthode de
projection stéréographique.

L’objectif principal d’une étude géométrique des


discontinuités est de déterminer :
• Si elles sont classables en familles (orientations voisines) ;
• Si elles structurent le massif rocheux en blocs (continuité et
connectivité importantes).
Nous distinguons les massifs à blocs polyédriques, equidimensionnels,
prismatiques ou en colonnes, les massifs à bancs minces dont
l’épaisseur est moins épaisse que la longueur et les massifs
comprenant plusieurs familles de fractures.figure2
Fig. 2 : Différentes structures géométriques de massifs
rocheux fracturés
(cité par Palmström [1995])
a- Roche massive à b- Massif rocheux
trois familles stratifié ou schisteux à
grossièrement une famille
équivalentes prépondérante

c- Roche écrasée ou schiste froissé


où la famille prépondérante est
largement dispersée
Fig. 3 : Types de structures des massifs rocheux et représentations
statistiques correspondantes (CFMR-MMR [2000])
2.2 Paramètres géométriques des discontinuités:

La modélisation de la distribution spatiale et de l’emplacement des


familles de fractures dans un massif rocheux fracturé est fondée
principalement sur la connaissance des paramètres géométriques des
discontinuités.
Chacun de ces derniers est associé à une variable aléatoire dont les
lois de distribution sont déduites des données acquises sur le terrain.
Dans ce qui suit nous définissons sommairement chacun de ces
paramètres.
a) Orientation:

Les orientations des discontinuités déterminent la forme de blocs


individuels existant dans un massif rocheux et par suite elles sont
responsables de leur anisotropie qui gouverne leur comportement
hydraulique et mécanique.
Une première hypothèse simplificatrice sur la géométrie des
discontinuités consiste à supposer que ces surfaces sont des plans.
La représentation d’un plan dans l’espace se fait de diverses
manières à partir du vecteur pendage ou de la normale orientée
(Fig. 4).
C’est l’angle que fait la ligne de plus grande pente avec
l’horizontale.
Quant à la direction, ou l’azimut, c’est l’angle que fait l’horizontale
du plan de la discontinuité avec le Nord magnétique.
La distribution de l’orientation et du pendage est souvent
représentée par une loi hémisphérique, normale ou log-normale.
b) Extension:

La taille des fractures conditionne, avec leur orientation et leur


espacement, leur probabilité d’intersection. Par conséquent, elle
joue un rôle essentiel dans la connectivité des blocs.
Une fracture est souvent assimilée à une forme géométrique simple
dont une dimension particulière définit son extension (exemple :
diamètre d’un disque dans l’espace ou longueur d’un segment dans
un plan). Cette dimension n’est pas accessible directement.
Cependant un moyen simple pour la déterminer indirectement se
présente en observant les traces des fractures sur l’affleurement.
À noter que les diamètres obéissent souvent une loi exponentielle
décroissante ou log-normale.
c) Espacement:

C’est la distance moyenne qui sépare deux intersections successives


d'une ligne droite, appelée également ligne d’échantillonnage, avec les
traces des fractures d’un affleurement. Cette grandeur dépend de la ligne
de levé et de l’extension des discontinuités. En effet, pour un nombre
constant de traces sur une surface, les plus longues ont plus de chance
d’être intersectées par la ligne de levé et semblent être plus rapprochées.
d) Densité:

Cette grandeur est en relation directe avec l’espacement et le nombre de


fractures dans un volume fini. Souvent exprimée par une loi uniforme, la
position dans l’espace des discontinuités est décrite en localisant un point
représentatif du modèle géométrique considéré, par exemple, le centre
d’un disque ou d’un segment. Dans ce cas là, le nombre de centres
considérés dans un volume ou sur une surface définit, respectivement, la
densité volumique et la densité surfacique des fractures. Quant à la
densité linéique, elle est définie comme étant l’inverse de l’espacement
ou le nombre d’intersections entre les discontinuités et la ligne
d’échantillonnage.
e) Ouverture:

Ce paramètre affecte largement la perméabilité des discontinuités


et par suite leur comportement hydromécanique. Il est défini
comme étant la distance entre les deux épontes d’une discontinuité
mesurée perpendiculairement à son plan moyen et obéit
généralement une loi exponentielle décroissante ou log-normale.
La détermination de l’ouverture est limitée souvent aux relevés
examinés directement sur un affleurement ou sur des carottes de
sondages.
3/ Comportement mécanique des roches:
En analysant la variation de la contrainte σ de compression appliquée
sur un échantillon de roche en fonction de la déformation ε qui en
résulte, nous distinguons deux phases principales : un comportement
réversible ou élastique (linéaire ou non) et un comportement
irréversible marquant, suivant le cas, l’endommagement, la plasticité
ou la rupture de la roche.
Dans ce qui suit, nous décrivons sommairement chacune de ces
phases séparément.

Principales phases du comportement d’une roche au cours


d’un essai de compression simple
3,1/ Elasticité des roches:

Le comportement global d’un massif fracturé est fortement anisotrope.


Toutefois l’anisotropie de la matrice rocheuse est relativement faible
et négligeable par rapport à celle qui est induite par la présence des
fractures.
Pour cette raison, nous admettons que le comportement de la roche
est isotrope et caractérisé par un module de Young E et un coefficient
de Poisson ν.
4/Comportement d’un massif rocheux au
cisaillement:

Le comportement mécanique des massifs rocheux est largement


influencé par la présence de discontinuités. D'un point de vue
mécanique, une discontinuité est une surface présentant une
résistance à la traction très faible, même souvent nulle.
L'essai de cisaillement, objet du présent article, permet de déterminer
les valeurs des caractéristiques de résistance au cisaillement des
discontinuités naturelles.
Toute la procédure de l'essai est décrite en abordant successivement
le prélèvement, la préparation des éprouvettes, le matériel, le mode
opératoire et l'expression des résultats. À titre d'exemple, des
résultats d'essais réalisés sur différents types de roche sont
présentés.
Les essais effectués montrent que, généralement, les paramètres
résultant de l'interprétation des essais (angle de frottement et
dilatance) évoluent pendant la sollicitation.
Par conséquent, l'interprétation des résultats doit comporter des
graphes décrivant l'évolution des paramètres en fonction du
déplacement tangentiel à la discontinuité.
4.1/Principe de l'essai:
L'essai de cisaillement de discontinuité rocheuse est réalisé sur un
échantillon présentant une discontinuité, dont le plan moyen est le
plan de référence par rapport auquel l'effort normal N et l'effort
tangentiel T sont définis.
L'échantillon est soumis à un effort normal N constant, tandis que
l'effort tangentiel T croît jusqu'à l'obtention du mouvement relatif des
deux épontes. On mesure alors les déplacements relatifs
dans la direction normale et tangentielle au plan de référence, notés
respectivement un et ut. Les résultats de l'essai sont exprimés en
termes de contrainte tangentielle moyenne x = T/S et de contrainte
normale moyenne c n = N/S, S représentant la surface de la
discontinuité.
4.2/Cisaillement de discontinuités lisses:
Les discontinuités naturelles lisses et planes sont rares, c'est pourquoi
de telles discontinuités sont obtenues par sciage. Les épontes sciées ne
présentent pas de cohésion, ni d'aspérités, mais possèdent une certaine
rugosité due à la texture de la roche et à l'imperfection du sciage.
La rugosité peut être atténuée par usinage (rectification). L'examen du
comportement au cisaillement d'une telle discontinuité (fig. 3), montre
que, pour un effort normal constant, l'effort de cisaillement croît
rapidement au début de l'essai, tant que la résultante des forces
appliquées à l'échantillon reste à l'intérieur du cône de frottement.
Puis, lorsque la valeur limite du frottement est atteinte, il y a
glissement des deux épontes et l'effort de cisaillement ne varie
pratiquement plus.
Une légère variation peut avoir lieu lorsque le cisaillement provoque de
l'abrasion ou du polissage selon la nature de la roche.
En répétant l'essai pour différentes valeurs de l'effort normal, on peut
tracer (fig. 4)
4.3Cisaillement d'une discontinuité indentation régulière:
Les discontinuités naturelles présentent généralement de nombreuses
aspérités et sont à l'origine d'une imbrication mécanique, qui modifie
leur résistance au cisaillement.
Pour en décrire le mécanisme, nous allons examiner le cas d'une
discontinuité à indentation régulière.
Considérons une discontinuité à indentation régulière d'inclinaison 8
par rapport au plan moyen des épontes (fig. 5).
Si l'on soumet cette discontinuité à un essai de cisaillement, en
appliquant un effort normal constant, le mouvement des deux épontes
se produit suivant la pente des dents (pente d'angle 8), lorsque la
résultante des forces sort du cône de frottement. Par rapport à une
discontinuité plane et lisse, la surface de frottement est
considérablement réduite en raison de l'orientation des facettes des
dents :
sous l'effet de l'effort de cisaillement, le contact entre épontes n'a lieu
que sur une partie des facettes qui s'opposent au déplacement ; sur
les autres faces, i l y a décollement.
La diminution de la surface de contact entraîne une augmentation des
contraintes et peut provoquer localement une concentration de
contraintes. Les dents peuvent ainsi être écrêtées.
Le frottement le long des facettes inclinées est supposé conforme à
la loi de Coulomb. On en déduit que les contraintes moyennes,
normales et tangentielles, sur le plan moyen de la discontinuité,
vérifient la relation :
x = o n tg (<p + 8)
On appelle résistance de pic, notée x,
la valeur maximale atteinte par la
contrainte de cisaillement, qui
correspond à la rupture desirrégularités
des épontes.
La résistance résiduelle désigne la
contrainte de cisaillement déterminée
après la rupture des irrégularités
; elle caractérise le frottement des
surfaces en contact.
5/Conclusion:
En conclure que ,pour chaque étude de comportement
mécanique des roches il doit examiné la déformabilité et
la résistance du massif rocheux .