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DROIT FISCAL

IMPOT ET
INVESTISSEMENT
NOMS DES EXPOSANTS
 NDZANA ELOUNDOU MADELEINE JENNIFER
 BIEME AMBEBLE ONKANA LOUISE PATRICIA
 LAKDANBE MOISE
 ELLA ONDO ALBAN MANUEL
INTRODUCTION

La fiscalité est un pilier essentiel du cadre réglementaire qui conditionne


l’investissement et la croissance. L'impôt se définit comme un prélèvement
pécuniaire effectué par voie d’autorité selon les règles légales ,à titre
définitif ,sans contrepartie déterminée , en vue d’assurer la couverture des
charges publiques. L’investissement est l’opération qui consiste à acquérir de
nouveaux moyens de production, d’améliorer leur rendement ou de placer de
nouveaux capitaux dans une activité économique ou une entreprise.
Historiquement, l’impôt fait partie intégrante de la vie publique depuis la IIème
dynastie de l’ancienne, c’et une notion très ancienne ayant jute subi une
évolution au cours des siècles. Ce sujet revêt d’un intérêt considérable car il
permet de comprendre la relation qui lie l’investissement à l’impôt . De ce fait,
quel est l’impact de l’impôt sur l’investissement ? Afin de répondre à cette
problématique, nous présenterons d’une part l’impôt comme moyen
d’encouragement de l’investissement et d’autre part les limites liées à l’impôt
comme moyen d’encouragement de l’investissement.
PLAN DU TRAVAIL

I-IMPOT COMME MOYEN D’ENCOURAGEMENT DE


L ’INVESTISSEMENT

A)Les avantages fiscaux liés à l’investissement


B)La protection de l’investisseur

II-LIMITES DE L’IMPOT COMME MOYEN D’ENCOURAGEMENT


DE L ’INVESTISSEMENT

A)Taux d’imposition élevé comme frein à l’investissement


B)Points défaillants de la politique d’incitation fiscale
I.IMPOT COMME MOYEN D’ENCOURAGEMENT
DE L’INVESTISSEMENT

A)Les avantages fiscaux liés à l’investissement


Le Royaume du Maroc a toujours veillé d’offrir des meilleures conditions
d’investissement sur son territoire. Pour se faire , le Gouvernement marocain a
mis en place un ensemble d’avantages fiscaux. On aura donc depuis 1959 ,
l’apparition des codes d’investissement tels que: le code des investissements
industriels ,touristiques ,maritimes ,miniers, d’exportation, enseignement privé.
Par ces codes , les investisseurs privés nationaux et internationaux reçoivent
automatiquement des privilèges .
Allons par exemple dans l’immobilier , quelques facilités sont accordées à toute
personne désireuse d’investir dans ce secteur notamment pour passer sa
retraite au Maroc. Des réductions et des exonérations sont faites par le
Gouvernement
 des réductions sont faites par le législateur sur les droits d’enregistrement
après l’achat d’une parcelle ou d’un immeuble(2,5%),
 l’impôt sur les sociétés(jusqu’à 50%)pendant les cinq premières années
d’exercice
 la TVA qui est de 14% au lieu de 20% pour les travaux.
Quant aux exonérations, elles sont relatives à la taxe sur les profils immobiliers, à
la taxe d’édilité, aux plus-values immobilières, à la taxe urbaine, à l’impôt des
patentes, à la taxe sur les opérations de construction à la TVA pour certains biens
prévus par la loi de finances.
Outre le secteur immobilier, le Maroc a également prévu des avantages fiscaux
pour tout autre investissement .La ligne directrice place les investissements
étrangers en très bonne position.
De prime abord , on peut évoquer :
 La suspension de la TVA. Celle-ci est relative uniquement aux produits
destinés à l’exportation .
 A ceci s’ajoute la possibilité de transférer librement des capitaux sans aucune
contrainte particulière
 Ainsi qu’un régime unique de convertibilité du dirham en devises étrangères.
B) Protection de l’investisseur
Dans le cadre de la promotion de l’investissement, le Maroc a ratifié plusieurs
conventions internationales relatives à la garantie et la protection de
l’investissement. Il s’agit des conventions portant création
Les conventions multilatérales
 Du Centre International de Règlement de différends Relatifs au
Investissements CIRDI
 L’Agence Multilatérale de Garantie de l’Investissement AMGI
 L’Organisation Interarabe pour la garantie des investissement
les conventions bilatérales
 Le Maroc a signé des accords de la consolidation des relations avec les
principaux partenaires
les Principales dispositions des traités des accords et conventions
signées par le Maroc
 Le traitement des investissements admis
 Le libre transfert des capitaux et revenus
 La non expropriation de l’investissement sauf en cas d’utilité publique ou
suite à une décision judiciaire
 le règlement des différends avec recours aux tribunaux internes
ou à l’arbitrage selon le choix de l’investisseur
 Convention de non double imposition en matière d’impôt sur le
revenu.
remarque:
Dans le cadre de la garantie de l’investissement la charte de
l’investissement a institué un régime de convertibilité en faveur des
investissements étrangères ce régime permet aux investisseurs de
réaliser librement leurs opérations d’investissement au Maroc et de
transférer directement auprès du système bancaire les revenus
générés par ces investissements ainsi que le produit de leur cession
ou de leur liquidation.
II.LIMITES DE L’IMPOT COMME
MOYEN D’ENCOURAGEMENT
DE L’INVESTISSEMENT

A-Taux d’imposition élevé comme frein à


l’investissement
La fiscalité a un impact sur les décisions des investisseurs et donc sur la croissance
économique et l’emploi. Un impôt complexe et excessif dissuade les investisseurs
étrangers, fait fuir les investisseurs nationaux, freine l’entrepreneuriat et entraîne
des pertes sèches à cause du coût de la conformité fiscale et de l’évitement fiscal.
Les régimes fiscaux plus favorables, à l’inverse, élargissent l’assiette fiscale en
attirant l’investissement étranger, en encourageant l’investissement national et en
stimulant la création d’entreprise, ce qui entraîne un plus grand respect de l’impôt.
Dépassant la simple technique de couverture des dépenses publiques, la fiscalité
est un puissant instrument de politique économique si elle n’est pas excessive,
capable de tendre vers l’optimum économique si elle est correctement conçue. Dans
le cas contraire, elle risque d’entraîner des pertes nettes de production, de
productivité et d’utilité sociale. L’intervention par l’impôt s’avère, de ce point de vue
et, en conséquence, nécessaire pour éviter les crises économiques, stimuler le
processus de croissance et réduire les inégalités sociales. Un taux d’imposition
important chasse les investisseurs car cela ne les encourage pas. L’exemple le plus
explicatif était celui de la SAMIR au Maroc (Société anonyme marocaine de
l'industrie du raffinage est une entreprise marocaine spécialisée dans le raffinage des
produits pétroliers, située dans la ville de Mohammedia. Elle est la seule raffinerie au
royaume marocain.) Qui a fermé ses portes de par le taux d’imposition qui leur a été
imposé et qui a été d’un impact très négatif pour les marocains car a envoyé la
plupart des marocains au chômage et a été un très grand frein pour le développement
économique du Maroc.
B-Points défaillants de la politique d’incitation fiscale
Beaucoup de pays ont mis en place des mesures dans le but d ’attirer des
investisseurs et ainsi accroitre leur économie. Mais il convient de s’interroger
sur l’efficacité même de celles-ci car notons-le si elles sont inefficaces, loin
d’attirer des potentiels investisseurs, les incitations fiscales vont participer à
réduire les recettes d’un pays.
Afin de démontrer de manière claire dans quelle mesure les points défaillants
de la politique d’incitation fiscale constituent une limite de l’impôt comme
moyen d’encouragement de l’investissement , nous présentons ici des exemples
concrets qui témoignent de l’inefficacité observée dans les mesures d’incitation
fiscale .
 Les incitations fiscales se classaient onzième sur les douze facteurs qui
motivent le choix d ’un lieu d’investissement dans une enquête auprès de
7000 entreprises de 19 pays africains(ONUDI 2011)
 Un rapport du FMI 2009 a montré que les incitations fiscales n’ont aucun
effet sur le total des investissements ou sur la croissance économique
 En Europe du Sud-Est , les investisseurs déclarent que, loin d’encourager
l’investissement direct étranger ,les incitations fiscales spéciales soit n’ont
aucun impact, soit ont pour impact de de décourager l’investissement
 Une étude empirique portant sur 12 pays d’Afrique de
l’Ouest et d’Afrique Centrale sur une période de 12 ans
n’a pas mis en évidence de relation entre exonérations
fiscales et investissement.

Ces exemples témoignent donc à suffisance une défaillance


des incitations fiscales. Bien qu’elles soient très largement
utilisées ,on ne dispose que de données limitées sur les
incitations fiscales accordées, sur les investissements
réalisés en ayant bénéficié , sur les bénéfices directs ou
indirects. Bien plus que cela; les informations qui devraient
être mises à la disponibilité des investisseurs, liste des
incitations et des bénéficiaires ne le sont pas.
CONCLUSION
Selon le rapport de l’ONUDI 2011,les incitations fiscales
se classaient onzième sur les douze facteurs qui motivent
le choix d ’un lieu d’investissement dans une enquête
auprès de 7000 entreprises de 19 pays africains. Au regard
de ce rapport, quels sont donc les autres facteurs que les
investisseurs prennent en compte pour se lancer?
MERCI
POUR VOTRE AIMABLE
ATTENTION

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