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L’école systémique

Fait par : - En Najy MOAD Encadré par : - Mr. TAHROUCH


- Ahchad SAMIA

- Er-rajy NAJOUA
- Salmi SALMA
 
Plan
• INTRODUCTION

• L’approche systémique dans l‘organisation 

• Les différentes théories du système 

• Opposition à l’approche rationaliste

• L’analyse socio-technique 

• CONCLUSION
Définition de système et de l’approche
INTRODUCTI systémique (optique histoire).
ON

les principales théories et les travaux


de l’école systémique.
Première partie: L’approche systémique des organisations
• BERTALANFY (1973): Une système est un complexe
d’éléments en interaction.
• ROSNAY (1975): Un système est un ensemble
d’éléments en interaction dynamique, organisés en
fonction d’un but.
• MORIN: Le système comme une “unité globale
Définition du système :
d’interrelations entre éléments, actions ou individus“.
• WALLISER: Le système est une entité relativement
individualisable.
• Le Moigne (1977): le considère comme "un objet qui,
dans un environnement, doté de finalités, exerce une
activité et voit sa structure interne évoluer au fil du
temps, sans qu'il perde pourtant son identité unique
Contexte historique :
Cette approche s’est développée progressivement depuis 1940 à
partir des États-Unis. En France deux ouvrages vont lui assurer une
L’approche assez large vulgarisation : un rapport établi par le Club de Rome en
1972 et la parution de l’ouvrage de Joël de Rosnay, le Macroscope en
systémique des 1975.
organisations : Définition de L’approche systémique  :
L’approche systémique consiste en une analyse des réalités en
fonction d’une prise de position fondamentale : tout peut se
découper en systèmes et en sous-systèmes. Il en découle que
l’approche systémique peut être la source d’une façon particulière
de gérer les organisations. Il existe de nombreuses variantes de cette
approche systémique des organisations. Elles sont toutes aussi
valables les unes que les autres.
• Le système ouvert et le système fermé : Selon Bertalanffy,
un système peut être de type ouvert ou fermé.

• Le rendement et l'efficacité : Dans un système fermé, on se


préoccupe uniquement de l'utilisation interne des ressources, c'est-à-dire
de l'économie et du rendement.
Principes de l'analyse
systémique : • L'entropie : Elle exprime la tendance de tout système à se
désorganiser, à se détériorer et à se dissoudre.

• L'équifinalité : le concept d'équifinalité implique qu'il existe


différentes façons de combiner des sous-systèmes pour réaliser un objectif.
Les gestionnaires doivent se demander quelle est la manière la plus
rentable de fournir tel service ou tel produit.

• La synergie : le concept de synergie signifie qu'un tout représente


davantage que la somme de ses parties (2+2=5).
 
•Les sous-systèmes :
o Un sous-système culturel: c’est-à-dire des buts et des valeurs
déterminés par l’organisation et par la société.

Principes de o Un sous-système techno-cognitif: Nous utilisons le terme


techno-cognitif dans un sens global, qui fait référence à toutes les
l'analyse connaissances nécessaires au fonctionnement de l’organisation.
systémique :
o Un sous-système psychosocial: Celui-ci est fait des personnes et
des groupes en interaction.

o Un sous-système structural: Celui qui englobe la division (ou la


différenciation) et l’intégration des tâches.

o Un sous-système de gestion: Celui-ci joue un rôle dominant.


Système

Culturel
Techno-cognitif
Valeurs, buts,
Tecniques, expertise,
croyances,
connaissances
ideologies, stratégies

Gestion
Planification,
contrôle

Structurel Psychosocial
Division formelle et Personnalités,
informelle du travail dynamiques des
groupes, relations

Schéma : la vision systémique d’une organisation


• Adapter les modes de pensée aux besoins du monde
actuel et de ses contraintes
• Permettre l’approche de problèmes reconnus comme
trop complexes pour pouvoir être abordé de façon
Finalités de l'analyse réductionniste
systémique : • Caractériser les systèmes, ce qui consiste à préciser les
frontières, les relations internes et externes, les
structures, les lois émergentes.
• Mieux comprendre le fonctionnement socio-
organisationnelle de l’entreprise.
• Tous domaines caractérisés comme complexes et
nécessitant une approche et une méthodologie adaptées.
Deuxième partie : Les différentes théories du système
les grands auteurs :

•Ludwig Von Bertalanffy


Nationalité: Autriche
Né(e) à : Atzgersdorf , le 19/09/1901
Mort(e) à : Buffalo, New York, États-Unis) , le 12/06/1972
Karl Ludwig von Bertalanffy était un biologiste d'origine
autrichienne connu comme le fondateur de la Théorie
systémique grâce à son ouvrage General System Theory.
Von Bertalanffy a d'abord travaillé à Vienne puis à
Londres, et enfin au Canada et aux États-Unis.
 
les grands auteurs :
• Jean-Louis Le Moigne 
Né le 22 mars 1931 à Casablanca
Est un spécialiste français de la systémique et de l’épistémologie
constructiviste.
Ses domaines de recherche théorique privilégiés sont les sciences des
systèmes, de l'ingénierie, de l'intelligence artificielle. La thématique
parcourt les sujets de l'organisation, l'information, la décision.
Au niveau humain, la cognition et la communication sont au cœur de
ses intérêts.
Globalement, on peut le qualifier, aux côtés d'Edgar Morin, comme un
chercheur des sciences de la complexité.
Jean-Louis Le Moigne a développé l'épistémologie constructiviste à
travers son ouvrage en trois tomes Le Constructivisme et les
épistémologies constructivistes. Il fut d'abord ingénieur, puis
professeur d’université.
les grands auteurs :

• Joël de Rosnay

Ne le 12 juillet 1937
Docteur en Sciences, est Directeur de la Prospective et de
l'Évaluation de la Cité des Sciences et de l'Industrie de la
Villette. Entre 1975 et 1984, il a été Directeur des applications
de la Recherche à l'Institut Pasteur.
Ancien chercheur et enseignant au Massachusetts Institute of
Technology (MIT) dans le domaine de la biologie et de
l'informatique, il a été successivement attaché Scientifique
auprès de l'Ambassade de France aux États-Unis et Directeur
Scientifique à la Société Européenne pour le Développement
des Entreprises (société de "Venture capital").
La théorie des systèmes est un principe selon lequel
tout est système, ou tout peut être conceptualisé
selon une logique de système.
On parle aujourd’hui plutôt de Théorie systémique.
Théorie générale des Ce principe est formalisé en 1968 par Ludwig von
systèmes Bertalanffy dans General System Theory, mais les
( BERTALANFFY) : bases sont multiples, la principale étant certainement
le mouvement cybernétique.
(La cybernétique est une science du contrôle des systèmes,
vivants ou non-vivants, fondée en 1948 par le mathématicien
américain Norbert Wiener.)
Pour plus de clarté, nous allons parler :
La théorie des systèmes en général.

Les diverses théories systémiques.


On peut distinguer trois niveaux d’analyse:
La science des systèmes: Consistant à la fois en une
étude des système particuliers dans les différentes
sciences et une théorie générale des systèmes
comme ensemble de principes s’appliquant à tous
les systèmes.
La théorie générale des
systèmes La technologie des systèmes: concernant à la fois
les propriétés des matériels et les principes de
développement des logiciels.
La philosophie des systèmes: promouvant le
nouveau paradigme systémique, à côté du
paradigme analytique et mécaniste de la science
classique.
La modélisation systémique : au sens scientifique le
plus général, le modèle désigne la transcription
abstraite d’une réalité concrète.
La théorie du Système Général est la théorie de la
Théorie générale des modélisation des objets à l’aide de cet objet
systèmes ( théories de artificiel peu à peu façonné́ par la pensée humaine,
modélisation) que L. von Bertalanffy a proposé d’appeler le
Système Général : le système est un modèle de
nature générale (L. von Bertalanffy, 1972).
C. W. Churchman définit en une ligne, en1964, la
nature de cette théorie: la théorie du Système
Général est la méthodologie de recherche du
Système Général.
Joël Rosnay (1975) propose une synthèse des
oppositions entre les approches analytique et
systémique qui met en valeur l’importance
d’analyser les organisations globalement, ainsi que
les interactions.

Théorie de Joël
Rosnay :
L'approche systémique, c'est donc l'application du concept de système à la définition et à
la résolution des problèmes. Cette approche nous fournit une stratégie de prise de
décisions dont les aspects les plus évidents sont:
• Une insistance marquée sur l'identification et la définition, des finalités, des buts et des
objectifs du système et une énumération de critères et d'indices suffisamment précis et
nombreux nous permettant d'en vérifier "objectivement" le degré d’atteinte ;
• Un examen minutieux des différents aspects qui caractérisent les intrants

• Une identification des meilleures alternatives possibles concernant les fonctions et les
L’approche systémique structures favorisant l'atteinte des objectifs d'un système;
appliquée aux organisations: • L’identification, l'intégration et la mise en œuvre de mécanismes autocorrectifs
(rétroaction/régulation) ajustant les objectifs du système à ceux de l'environnement, et à
ceux des autres systèmes avec lesquels il interagit, les extrants aux objectifs du système et
les variables d'action en fonction de la qualité et de la validité des extrants ;
• L’analyse du système global en sous-systèmes, en repérant les intrants, les variables de
transformation, les extrants de chaque unité et leurs points d'interface avec d'autres
systèmes et avec l’environnement ;
• L’implantation progressive du système et l'évaluation des extrants par rapport aux critères
de performance identifiés au préalable.
Il existe des systèmes ouverts et des systèmes fermés. Quand un système
entretient des relations avec son environnement, on parle alors de système
ouvert.
Pour analyser les organisations et les entreprises, il est possible de les
subdiviser en sous-systèmes dont la nature dépend des nécessités de
l'analyse. On peut par exemple considérer que l'entreprise est composée de
sous-systèmes suivants :
L’entreprise comme • Un sous-système technique déterminé par la technologie qui se manifeste
système ouvert: dans la nature et l'agencement des équipements et les connaissances
accumulées. Il définit le processus de production. Il est privilégié par Taylor ;
• Un sous-système psychosociologique formé par les individus et les groupes
en interaction avec leurs comportements ; motivations, statuts et rôles.
L'école des relations humaines a centré son analyse sur ce sous-système ;
• Un sous-système structurel qui détermine les modalités de la division et la
coordination des tâches, les hiérarchies et les circuits de communication ;
• Le sous-système des objectifs et valeurs de la firme ;
• Le sous-système du management qui fixe les objectifs, développe les
stratégies et définit les structures. Il constitue le centre de décision principal
d'entreprise.
Les concepts de contrôle et de régulation des systèmes
sont utilisés par Mélèse (1968) pour analyser le pilotage
Le pilotage du de l’entreprise, c'est-à-dire la maîtrise de son évolution.
système entreprise: Ce pilotage consiste à déterminer les objectifs de
l'entreprise et éventuellement les modifier.
Troisième partie: Opposition à l’approche rationaliste 
L’interaction: la relation entre deux éléments n’est pas
généralement une simple action causale d’un élément A sur
élément B, elle comporte une double action de A sur B et de
Opposition à l’approche B sur A.
rationaliste (relation de La globalité: Von Bertalanffy a été le premier à montrer qu’un
cause à effet et système est un tout non réductible à ses parties.
raisonnement linéaire) : L’organisation: Le terme « organisation » recouvre à la fois un
état et un processus ou autrement dit un aspect structurel et
un aspect fonctionnel.
La complexité: La logique cartésienne nous a appris à
simplifier tous les phénomènes en éliminant l’inconnu,
l’aléatoire ou l’incertain.
Quatrième partie: L’école sociotechnique
 
L’analyse sociotechnique s’est développée en Angleterre à
partir des années 1950 au Tavistock Institute of Human
Relations, créé en 1947. Ses principaux représentants sont
Emery, Trist et Rice. Cet institut avait pour objectif de
rassembler des scientifiques d’horizons divers pour étudier
les groupes et les organisations.
Origine : L’analyse sociotechnique trouve ses fondements dans la
psychologie, la sociologie du travail et les sciences de
l’ingénieur. Ses travaux mettront l’accent sur les petits
groupes, ce qui témoigne de l’influence de l’école des
relations humaines, et l’interdépendance entre les facteurs
techniques et humains dans le travail, ce qui est
caractéristique d’une approche systémique.
 L’analyse sociotechnique est une application de la théorie
systémique aux entreprises.
Objectif : faire le lien entre les dimensions humaine et technique de l’organisation
• Fondent la théorie socio-technique de l’organisation
• Travaillent sur le rôle des groupes restreints, des équipes de travail et sur
l’interdépendance des facteurs techniques et humains dans le travail
• Emery et Trist montrent que l’entreprise est un système ouvert composé d’un
Les travaux fondateurs : système technique et d’un système social
• Son efficacité dépend de l’optimisation conjointe de ces 2 systèmes –Si l’un d’eux
fonctionne mal, l’organisation risque de rencontrer des
problèmes/dysfonctionnements.
• L’approche dépasse les visions du travail de Taylor et de Mayo car il peut exister
plusieurs manières de s’organiser et certaines combinaisons socio-productives sont
plus efficaces que d’autres
• Emery et Trist réalisent une expérience sur les mines de charbon en Angleterre
• De nouvelles machines sont introduites et doivent normalement conduire à
doubler la production de charbon.
• Étrangement, ils observent que la production baisse, notamment au
sein d’une équipe de travail.
• Les chercheurs observent alors le fonctionnement de 2 équipes de
travail qui sont organisées différemment :
-Dans la 1èreéquipe :fonctionnement de type taylorien (tâches
spécialisées et basiques), beaucoup de conflits, absentéisme fort.
Les travaux fondateurs :
-Dans la 2ndeéquipe :organisation du travail différente, repose sur un
travail élargi et enrichit, équipe encouragée collectivement par les
objectifs à atteindre.
• La baisse de la production est plus forte dans la première équipe
(fonctionnement taylorien)
• Conclusion de la recherche : les paramètres de fonctionnement du
groupe de travail exercent une influence sur les salariés
(dysfonctionnements dans le 1ergroupe de travail).
• Montrer qu’il peut exister plusieurs organisations
possibles de la production et non pas une seule
Les apports de l’écoles comme ne le suggèrent Taylor et Ford.
sociotechnique : • Contribue à l’amélioration de la qualité de la vie au
travail(les besoins de l’homme doivent être
satisfaits dans son travail et doivent guider la
conception des tâches).
CONCLUSION 
Bibliographie :
• La théorie du système générale, théorie de modélisation/ JEAN-LOUIS LE MOIGNE.
• Approches systémiques des organisations/ JACQUES MÉLÈSES
• Théorie des organisations/ SOPHIE LANDRIEUX KARTOCHIAN, 4ème édition
• Théorie sociologique des organisations, séminaire à l’intention des étudiants de Master II de Management des
organisations/UNIVERSITE DE MAROUA/Faculté des Sciences Économique et de Gestion
• La théorie des systèmes et systémiques/ Dr. Guy TURCHANY

Webographie :
• http://nasrichelbi.canalblog.com/archives/2008/03/18/8370666.html