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Séminaire de formation

Nouvelles Normes Comptables


Internationales IAS/IFRS
Thème: PRESENTATIONS DES ETATS
FINANCIERS IAS 1

Mohamed HACHICHA
Expert Comptable
Alger, ……………
Exemple

Distinction actifs
courants/non courants

Une société est spécialisée dans la fabrication de


matériel pour les activités de sport en montagne
(skis, bâtons, piolets…). Classer les éléments
suivants en actifs courants ou non courants pour
établir le bilan au 31/12/N:
a. Les machines industrielles utilisées pour la
fabrication des produits finis;
b. Le stock de produits finis: skis, surfs, bâtons…;
c. La créance d’un client qui vient d’ouvrir un
grand magasin et a négocié en novembre N un
délai de règlement à 90 jours;
d. Les impôts différés actifs issus de différences
temporelles à échéance N+1, N+2 et N+3;
e. Le prêt à un fournisseur de fils à cordage à
échéance avril N+1;
f. Les SICAV détenues par la société.
Ces éléments sont classer
comme suit:

a. Les machines industrielles utilisées pour la


fabrication des produits finis constituent des
actifs non courants, les immobilisations
corporelles étant par nature détenues pour une
durée supérieure à douze mois;
b. Les stocks de produits finis (skis, surfs,
bâtons…) constituent des actifs courants car
l’entité s’attend à vendre ces actifs dans le
cadre du cycle normal de son exploitation;
c. La créance d’un client ayant bénéficié d’un
délai de règlement à 90 jours en novembre N
est à classer en actifs courants, l’entreprise
s’attendant à réaliser cet actif dans le cadre du
cycle normal de son exploitation;
d. Les impôts différés sont à classer
systématiquement en actifs non courants,
quelle que soit la date d’échéance
prévisionnelle de reversement de la différence
temporelle déductible;
e. Le prêt à un fournisseur de fils à cordage à
échéance avril N+1 constitue un actif courant
car la société s’attend à réaliser l’actif dans un
délai de douze mois;
f. Les SICAV sont à classer en actifs courants
car elles constituent des équivalents de
trésorerie (ce sont des placements à court
terme très liquides facilement convertibles et
d’un montant connu avec un risque négligeable
de changement de valeur).
Exemple

Distinction passifs
courants/non courants

Même société. Classer les éléments suivants en


passifs courants ou non courants pour établir le
bilan au 31/12/N:
a. Les dettes fournisseurs pour la fabrication de
crampons, bâtons…;
b. La dette envers un fournisseur
d’immobilisations relative à des acquisitions de
machines de production (et payable le
30/03/N+1);
c. Le montant de l’impôt exigible sur le résultat
restant à payer (et payable au 15/03/N+1);
d. Un passif d’impôt différé constaté au bilan pour
130K€. Ce montant inclut 90 K€ d’impôt
différés passifs qui se résorberont en N+1
car les différences temporelles
imposables sont principalement à
échéance N+1;
e. Un emprunt souscrit pour 300 K€ en N-2 à
échéance 30/11/N+1, remboursable en totalité
en 11/N+1;
f. Un emprunt souscrit pour 250 K€ à échéance
30/05/N+1. En janvier N+1, la société anticipe
des difficultés de trésorerie et renégocie avec
la banque un prolongement de l’échéance
jusqu’au 30/05/N+2. La date d’autorisation de
publication des comptes est le 15/04/N+1;
g. La société a émis des obligations à échéance
N+5 pour financer son expansion;
h. La société a décidé lors de son assemblée
générale de distribuer des dividendes sur le
résultat de l’exercice N-1 pour un montant de
150 K€ et de les payer le 1/02/N+1
Ces éléments sont classer
comme suit:

a. Les dettes envers les fournisseurs de


matières premières sont à classer en passifs
courants et ce, quelle que soit la date
d’échéance du paiement. Les dettes
fournisseurs constituent des passifs à régler au
cours du cycle normal d’exploitation et sont par
conséquent systématiquement classés en
passifs courtant;
b. Une dette envers un fournisseur
d’immobilisations relative à des acquisitions
de machines de production et dont la date
d’échéance est le 30/03/N+1 est à classer en
passifs courants car l’échéance de paiement
est inférieure à 12 mois après la date de
clôture;
c. La dette d’impôt exigible sur le résultat
constitue un passif courant au 31/12/N car
l’impôt est payable en 3/N+1, soit dans les 12
mois suivant la date de clôture;
d.Les passifs d’impôts différés sont à classer
systématiquement en passifs non courants
au 31/12/N, quelle que soit la date d’échéance
prévisionnelle de reversement de la
différence temporelle imposable;
e. Un emprunt souscrit en N-2 et à échéance
30/11/N+1 est à classer en passifs courants
au 31/12/N car il est remboursable en totalité
en novembre N+1, soit dans les 12 mois après
la date de clôture ( et ce, même si l’échéance
d’origine était fixée à plus de 12 mois);
f. L’emprunt de 250 K€ est à classer en passifs
courants au 31/12/N même si cet emprunt a
fait l’objet d’un report de remboursement après
la date de clôture. A la date de clôture,
l’emprunt était exigible en date du 30/05/N+1
qui n’existait pas à la date de clôture des
comptes au 31/12/N. Il s’agit d’un événement
postérieur à la clôture qui ne donne pas lieu à
ajustement des comptes à la date de clôture,
conformément à la norme IAS 10;
g. Les obligations émises sont à classer en
passifs non courants car elles sont à échéance
N+5, soit plus de 12 mois après la date de
clôture;
h. Les dividendes à payer sont à classer en
passifs courants au 31/12/N car ils sont
payables le 1/02/N+1, soit dans les 12 mois qui
suivent la date de clôture.