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U.S.T.H.B.

Faculté DE Génie Mécanique ET de Génie des Procédés


Filière : Génie des Procédés
MASTER 1 FC  

CHAPITRE II  

ECOULEMENTS
UNIDIMENSIONNELS DE FLUIDES
COMPRESSIBLES
II- 1 Définition

• Soit un écoulement stationnaire dans un conduite quelconque:

• X

• S
• X’ Les variables de l’écoulement que sont la pression P, la

• température T, la masse volumique ρ et la vitesse V sont


• considérées instables dans une section droite du tube de courant (voir sch.
L’écoulement est considéré comme unidimensionnel si les conditions suivantes sont
réalisées: a) La section doit varier lentement le long de l’axe X’X de la conduite.
b) L’ axe X’X de la conduite a une faible courbure.
c) Dans le cas d’un écoulement visqueux, la vitesse au niveau de la paroi est nulle. Le
profil des vitesses dans une section droite n’est pas uniforme. On prend la vitesse
moyenne et on considère l’écoulement comme non visqueux. En dynamique des gaz et
pour résoudre le problème des écoulements et trouver des relations entre les différents
paramètres inconnus et les conditions aux limites, on applique les équations de Base.
II-2. Equation de continuité
Elle exprime la conservation de la masse d’une particule de fluide traversant plusieurs
sections différentes, la masse qui entre doit être égale à la masse qui sort sans ajouter ou
enlever de la matière entre l’entrée et la sortie.
2.1. Cas particulier
Soit un écoulement stationnaire unidimensionnel dans une canalisation à section
variable. Les variables de l’écoulement sont égales et constantes dans une section
droite de la conduite. S2 Entre 2 sections différentes S1 et S2
Le débit massique qui les traverse est
S1 donné par :
V1 V2 qm = ρ1S1 V1 = ρ2S2 V2=Cte II.1
Dans n’importe quelle section de la
conduite on peut définir le débit
massique qui la traverse: qm = ρS V [kg/s] II.2 C’est l’équation de continuité d’un
écoulement unidimensionnel dans une section droite S de la conduite où la vitesse est
V et la masse volumique est ρ. Dans le cas d’un écoulement incompressible, la masse
volumique ρ est constante et la même dans toutes les sections , dans ce cas on peut
utiliser le débit volumique au lieu du débit massique: qv = V.S [m3/s] II.3
EXEMPLE
• Soit un écoulement stationnaire unidimensionnel (permanent) dans une conduite à
section variable. A l’entrée de la conduite la vitesse est 10m/s, trouver la vitesse à la
sortie de la conduite si la section se double. L’écoulement est supposé incompressible.
qv = V1.S1 = V2.S2 V2 = S1 /S2 . V1 = 0,5 V1 = 5m/s
Si la section est réduite à S2 = S1 /2 V2 = 2 V1 = 20m/s
2.2 Cas générale
Conservation de la masse (écoulement stationnaire qm = ρ A V)
Pour obtenir une formulation plus générale de l’équation de continuité, considérons un
volume V de surface extérieure S fixe dans l’écoulement. La masse contenue dans le
volume V est donné par: Mv = ∫v ρdv II.4
V n z La masse qui entre, respectivement sort
S dS de la surface S est telle que:
y MS = ∫v ρ(V.n )dS II.5
x Cette différence est donc égale à la
variation locale de la masse à l’intérieur du
volume V qui peut être calculée en utilisant II.4 , l’écoulement est considéré ici comme
instationnaire, soit: dMV /dt = ∫v ∂ρ/∂t.dv II.6
Cas générale
On aura donc : ∫v ∂ρ/∂t.dv + ∫s ρ(V.n )dS = 0 II. 7
Cette équation exprime l’énoncé de la conservation de la masse sous forme intégrale.
Dans le cas d’un écoulement stationnaire le premier terme est nul. Si en plus il est
unidimensionnel , avec l’intégration de l’équation II.7 on retrouve l’équation II. 2 .
Pour obtenir l’équation de continuité sous forme différentielle, on doit transformer
l’intégrale de surface en une intégrale de volume en utilisant le théorème de Gauss:

∫s V.n dS = ∫v (ѴV)dv donc ∫s ρ(V.n) dS = ∫v div(ρ V)dv II.8

On remplace dans II. 7 → ∫v [∂ρ/∂t.+ div(ρ V)]dv = 0 II.9

Comme V est un volume arbitraire alors: ∂ρ/∂t.+ div(ρ V) = 0 II.10

Cette équation représente l’énoncé de continuité sous la forme différentielle d’un


écoulement compressible instationnaire.

II.10 s’écrit aussi : ∂ρ/∂t+ ∂ρu/∂x+ ∂ρv/∂y+ ∂ρw/∂z = 0 II.11


II.3 Equation de quantité de mouvement
• La quantité de mouvement d’une particule fluide: I = mV II.12
• La variation de la quantité de mouvement doit être égale à la résultante de toutes les
Forces agissantes sur la masse considérée.
Dans le cas d’un corps de volume V, la quantité de mouvement totale est telle que:
IV = ∫V ρvdv II.13
Le taux de variation total de cette équation est égal à la quantité de mouvement de la
masse qui entre ou qui sort à travers la surface extérieure S augmenté du taux de
variation local:
IS = ∫s ρ(V.n)V dS II.14 IV = ∫V (∂ρV/∂t).dv II.15
Donc: ∫V (∂ρV/∂t).dv + ∫s ρ(V.n)V dS = ∑F II.16
Quantité de mouvement sous la forme intégrale.
Les forces qui peuvent accélérer le fluide dans le volume V sont les forces massiques et
les forces de surfaces. Une force massique s’écrit: Fm = ∫v ρgdv II.17
Une force surfacique pour un fluide idéal (forces de viscosité négligées):
FS = - ∫S Pnds II.18 P est la pression exercée sur la surface du volume
de contrôle. Elle a le sens contraire du vecteur unitaire.
II.3- Equation de quantité de mouvement
II.16 prend une autre forme :
∫V (∂ρV/∂t).dv + ∫s ρ(V.n)V dS = ∫v ρgdv - ∫S Pnds II.19
C’est l’équation générale sous la forme intégrale du théorème de la quantité de
mouvement pour un fluide réel. V2 P2
Exemple: Conduite à section variable déviée d’un n2
angle θ. Soit un
écoulement stationnaire
V1 incompressible dans une
P1 conduite à section variable.
n1 Calculer les réactions de la conduite
θ sur l’écoulement (on néglige la
0 x pesanteur)
Appliquez l’équation II.19 à un volume de contrôle dans le fluide proche de la paroi et
qui comprend les 2 sections d’entrée et de sortie (ligne en discontinu).
Le premier terme est nul puisque l’écoulement est stationnaire.
Au niveau de la paroi la vitesse est perpendiculaire au vecteur unitaire donc V.n = 0
La projection sur l’axe horizontal 0x donne:
Exemple
∫S1 ρ(-V1)V1 dS1 + ∫S2 ρ(V2)V2 cos θ dS2 = -∫s1P1(-1) dS1 -∫s2P2cos θ dS2 +Rx
La réaction Rx traduit l’effet de la pression de la surface latérale sur le volume de
contrôle qui est le terme: Rx = ∫sP n dS d’où
RX = ρ V22 S2 cos θ - ρ V21 S1 –P1S1 + P2S2 cos θ
La 2ème projection sur l’axe 0y donne:
Ry = ρ V22 S2 sin θ + P2S2 sin θ (dirigée vers le haut pour 0≤θ ≤ π)
- Les réactions sont les forces de pression exercées par la paroi de la conduite sur le
volume de contrôle en discontinu.
Pour avoir une forme différentielle de l’équation II.19 , on doit transformer les
intégrales surfaciques en intégrales volumiques(Gauss).
Le dernier terme de II.19 s’écrit: ∫sP n dS = ∫s grad(P) dv II.20
Par contre pour le 2ème terme, le théorème de Gauss ne peut être appliqué directement.
On projette la vitesse sur les 3 axes, puis on applique le théorème. Après sommation et
en utilisant l’équation de continuité on a:
∂V/∂t + Vgrad V = g – 1/ρ grad P II.21
Elle représente l’équation différentielle d’un écoulement idéal de l’équation de la
quantité de mouvement. Ce sont les équations d’Euler.
Cas particuliers:

• Pour un écoulement stationnaire le 1er terme est nul.


II.21 devient u∂V/∂x+ v∂V/∂y+ w∂V/∂z = g – 1/ρ grad P II.22
Elle peut être projetée sur les 3 axes x, y, z.
Si l’écoulement est en plus unidimensionnel et dans le cas d’un gaz, II.22 devient
u∂u/∂x + 1/ρ dP/dx = 0 II.23
Cette équation est plus utilisée en dynamique des gaz lorsque l’écoulement est supposé
unidimensionnel et sans force massique ou en apesanteur.
II.4 Equation de l’énergie

• L’application de la conservation de l’énergie va nous permettre d’établir une relation


entre les phénomènes mécaniques et thermiques.
On prend le cas d’un écoulement compressible unidimensionnel.
Soit un écoulement le long d’un tube de courant: Ecoulement unidimensionnel
.Les particules fluides qui traversaient à l’instant « t » la section S 1 traversent à l’instant
« t+dt » la section S’1 .
..Si l’écoulement est stationnaire la masse dm entre V2
S1 et S’1 est la même que celle entre S2 et S2’ S 2 S2 ’
Les variations d’énergie
interne, cinétique et de pesanteur de
cette masse de fluide pendant dt sont:
S1 S’1 (U2-U1)dm; ½(V22 –V12)dm; g(z2-z1)dm

V1 dW+dq II.24
Soient dW et dq respectivement le travail des forces de con-
contact extérieures et la quantité de chaleur algébriquement reçu pendant le
temps dt par la masse de fluide contenue dans le volume compris entre S 1 et S2 (t)
l’équation d’énergie s’écrit alors:
II.4 Equation de l’énergie
• (U2 -U1)dm ; ½ (V22 –V12 )dm ; et g(z2 –z1 )dm II.24
• Soient dw et dq respectivement le travail des forces de contact extérieures et la
quantité de chaleur algébriquement reçus pendant le temps dt pour la masse de fluide
contenue dans le volume compris entre S1 et S2 (t)
L’équation d’énergie s’écrit alors:
dw + dq = (U2 -U1)dm + ½ (V22 –V12 )dm + g(z2 –z1 )dm II.25
Supposons qu’aucune machine extérieure pompe ou turbine fournit ou empreinte du
travail extérieur entre S1 et S2 alors dwm = 0; de même si l’écoulement est non visqueux
dwf = 0 et donc les forces de contrainte le long de surface latérale sont seules avec les
forces de pression et n’effectuent aucun travail d’où:
dw = dwm + dwf = 0 II.26
Le seul travail qui reste est celui des forces de pression sur les sections S 1 et S2
qui délimitent la masse de fluide à l’instant (t). Sa valeur est:
dm[P1 V1 –P2 V2 ] = dm[P1 /ρ1 –P2 /ρ2 ] II.27
V étant le volume massique et ρ la masse volumique. La relation II.25 s’écrit donc
alors: dq + dm[P1 /ρ1 –P2 /ρ2 ] = (U2 -U1)dm + ½ (V22 –V12 )dm + g(z2 –z1 )dm II.28
II.4 Equation de l’énergie
• En plus si l’écoulement est supposé adiabatique dq = 0 on aura:
• U1 +P1 /ρ1 + ½V12 + gz1 = U2 +P2 /ρ2 + ½ V22 + gz2 II.29
• Dans une section quelconque du tube on peut écrire:
• U+P /ρ + ½V2 + gz = Cte II.30
• En introduisant l’enthalpie : h = U+P /ρ II.31
• La relation II.30 devient : h + ½V2 + gz = Cte II.32
• Le plus souvent on néglige le terme gz et surtout dans le cas des gaz d’où:
• h + ½V2 = Cte II.33
• Cette équation est utilisée en dynamique des gaz pour un écoulement compressible
adiabatique. Elle relie directement la vitesse de l’écoulement à la température
statique T.
• Comme valeur de la constante on utilise surtout la valeur de l’enthalpie h0 qui
correspond à V = 0. Dans ce cas l’énergie cinétique se transforme totalement en
énergie interne où thermique d’où:
• h + ½V2 = h0 II.34
• Pour le cas des gaz parfaits, les chaleurs spécifiques sont constantes:
• h = CpT et h0 = CpT0 II.35
• II.34 CpT + ½V2 = CpT0 II.36
II.4 Equation de l’énergie
T0 étant la température totale ou d’arrêt.
Elle caractérise un écoulement adiabatique car elle reste constante.
La température de l’écoulement diminue lorsque sa vitesse augmente.
Le gaz atteint une vitesse limite dans le cas où T = 0 :
VL = √ 2CpT0 II.37
VL étant la vitesse limite , c’est une constante de l’écoulement.
II.5. Lois générales de l’écoulement isentropique
• Isentropique: Processus réversible (pas de frottement) et adiabatique (pas d’échange de
chaleur avec le milieu extérieure).
• On déterminera la pression, la température, …, en fonction du nombre de Mach.
• Les chaleurs spécifiques sont liées par les deux relations suivantes:
• Cp – Cv = r et γ = Cp /Cv II.38
• Donc Cp = γr/ γ-1 et Cv = r/γ-1 II.39
• On remplace dans II.36 γ/ γ-1 rT + ½V2 = γ/ γ-1 rT0 II.40
• En utilisant l’équation de la vitesse du son :
• a2 = γrT et a02 = γrT0 II.41
• a2 / γ-1 + ½V2 = a02 / γ-1 II.42
• Où a0 est la vitesse du son à la température T0 . On divise (II.40) par a2 et on multiplie par
(γ-1)
• (γ-1) γr/ γ-1.T/ a2 + (γ-1) V2 /2 a2 = (γr/ γ-1) T0 (γ-1)/ a2
• γrT/ a2 + (γ-1) V2 /2 a2 = γr T0 / a2
• a2 / a2 + (γ-1) V2 /2 a2 = a0 2/ a2
• a0 2/ a2 = 1 + (γ-1) V2 /2 a2 II.43
• Soit M = V/a II.44
• II.41 T/ T0 = [1+ (γ-1) /2 M2 ]-1 II.45
• En utilisant les équations isentropiques décrites dans le premier chapitre:
II.5. Lois générales de l’écoulement isentropique
P/P0 = [1+(γ-1) /2 M2 ]γ/ γ-1 II.46
ρ/ρ0 = [1+(γ-1) /2 M2 ]1/ γ-1 II.47
P0 , T0 et ρ0 sont les grandeurs génératrices de l’écoulement, ou bien les grandeurs
d’arrêt ou totales, c’est-à-dire à une vitesse nulle.
Exemple: Equation (II.45) T/ T0 = [1+ (γ-1) /2 M2 ]-1 écoulement compressible et
adiabatique:
Si M = 2 et T = 300K, au point d’arrêt la température augmente jusqu’à 540K
Si M = 5 la température est de 1800K, qui dépasse la limite des gaz parfaits qui peut
aller jusqu’à 1000K avec une erreur de 10% sur le Cp et -4% sur le γ.
Pour les navettes spatiales, dans leur entrée dans l’atmosphère le nombre de Mach est
de 10. Si on suppose le gaz comme parfait, γ = 1,4 la température d’arrêt aura la valeur
de 1600K. A cette température l’air est déjà dissocié et ionisé.
Variation des rapports thermodynamiques en fonction du nombre de Mach de l’écoulement
II.6 Ecoulement isentropique dans une canalisation
• Soit un écoulement supposé isentropique et unidimensionnel dans une canalisation à section variable.
Les paramètres thermodynamiques et cinématiques sont constants dans une section droite, l’écoulement
est stationnaire.
Essayons de voir comment varie la vitesse de l’écoulement en fonction de la pression.

V1 V2 L’équation de l’énergie s’écrit:


P1 P2 h1 + ½V12 = h2 + ½V22 II.48
T1 T2 En utilisant (II.35) et (II.39) on aura:
S1 S2 V22 - V12 = 2 γ/ γ-1 rT1 [1-T2 /T1] II.49

A l’aide des équations (I.10) et (I.28) (1er chapitre)


On retrouve : V22 - V12 = 2 γ/ γ-1 rT1 [1-(P2 /P1 ) γ-1/ γ ] II.50

L’expression II.50 est l’équation de Barré de Saint Venant.


Elle a plusieurs écritures:
V22 - V12 = 2 γ/ γ-1 rP1/ρ1 [1-(P2 /P1 ) γ-1/ γ ] II.51

V22 - V12 = 2 / γ-1 a12 [1-(P2 /P1 ) γ-1/ γ ] II.52


II.6 Ecoulement isentropique dans une canalisation
• Si l’écoulement commence d’un réservoir où le fluide se trouve au repos sous la
pression P0 et la température T0
Réservoir La vitesse dans une section de la canalisation peut être déduite
P0 V de l’une des équations précédentes (II.50) où on
T0 P remplace l’indice 1 par 0 et ceux de l’indice 2
V0=0 restent sans indice avec V0=0:
V = √ 2 γ/ γ-1 rT0 [1-(P/P0 ) γ-1/ γ ] II.53
L’équation de Barré de Saint Venant permet de calculer la vitesse d’un écoulement
quand on se fixe la pression P à l’intérieur ou à la sortie du canal.
Pour avoir un écoulement à partir d’un réservoir, il faut diminuer la pression P de la
sortie.
Dans ce cas V augmente et prendra une valeur limite pour P=0 dans l’équation (II.53)
C’est la même expression que (II.37)
VL = √ 2CpT0
II.7 Comparaison avec les fluides incompressibles
• Dans le cas d’un fluide incompressible l’équation de la quantité de mouvement
(II.23) u∂u/∂x + 1/ρ dP/dx = 0 peut s’écrire après intégration entre le réservoir et
une section quelconque de la canalisation:
• ρV2/2 + P = P0 II.54
Où P0 correspond à V = 0.
• En compressible on utilise l’équation (II.46) P/P0 = [1+(γ-1) /2 M2 ]γ/ γ-1 II.55
• En faisant un développement limité de cette expression: Elle est de la forme
• (1+X)α = 1+α X/1! + α (α-1) X2 /2! + α (α-1)(α-2) X3 /3! + …
• Avec X = (γ-1) /2 M2 et α = γ/ γ-1 ; En remplaçant dans (II.55)
• P/P0 = 1+γ/2 M2 [ 1+ M2 /4 + (2- γ)/24 M4 + …] II.56
• Ou bien P0 - P = P γ/2 M2 [ 1+ M2 /4 + (2- γ)/24 M4 + …] II.57
• Comme on peut écrire : P γ/2 M2 = P γ/2 V2/ γrT = ρ V2 /2 on aura:
• P0 - P/ ρ V2 /2 = 1+ M2 /4 + (2- γ)/24 M4 + … II.58
• Pour un fluide incompressible on a toujours:
• P0 - P/ ρ V2 /2 = 1 II.59
II.8 Vitesse critique

• Par définition, les points critiques d’un écoulement sont ceux où la vitesse atteint la célérité
locale du son. C’est les points où le nombre de Mach est égale à l’unité, soit alors: V
= a* II.60 l’indice * est réservé pour M = 1.
Utilisant la définition de la vitesse limite (II.37) VL = √ 2CpT0 et la vitesse du son (II.41) a2 = γrT
et a02 = γrT0 en les injectant dans l’équation d’énergie (II.40)
(γ/ γ-1) rT + ½V2 = (γ/ γ-1) rT0 on aura après élimination de T0 et T:
a2 / γ-1 + V2 /2 = VL2 /2 II.61
En faisant V = a = a* l’équation devient alors:
V2 = a*2 = (γ-1 / γ+1) VL2 II.62
Cette vitesse porte le nom de vitesse critique, c’est une constante de l’écoulement car elle est
fonction de VL qui est elle-même une constante de l’écoulement en fonction de T0 .
On sait que le nombre de Mach n’est pas directement proportionnel à la vitesse, mais il dépend
aussi de la température. Il est donc intéressant d’utiliser le nombre de Mach relatif défini par:
Mr = V / a* II.63
Cherchons la relation entre Mr et M en utilisant (II.61) a2 / γ-1 + V2 /2 = VL2 /2 et (II.62) V2 = a*2
= (γ-1 / γ+1) VL2
V2 /2 + a2 / γ-1 = [γ+1 /2(γ-1)] a*2 II.64
On divise (II.64) par la vitesse et utilisant la définition du nombre de Mach de l’écoulement et du
nombre de Mach relatif, on aboutit à la relation suivante:
M2 = 2Mr2 / (γ+1) -(γ-1)Mr2 II.65
L’intérêt de Mr réside qu’il est proportionnel à la vitesse tandis que M ne l’est pas.
II.8 Vitesse critique
• Si M = 1 , on retrouve Mr = 1 et si M = ꭃ (infini) on retrouve la valeur Mr = 2,5
pour γ = 1,4.
Au point critique M = 1 on tire des équations (II.45) T/ T0 = [1+ (γ-1) /2 M2 ]-1 , (II.46)
P/P0 = [1+(γ-1) /2 M2 ]γ/ γ-1 et (II.47) ρ/ρ0 = [1+(γ-1) /2 M2 ]1/ γ-1 on tire les rapports
critiques suivants:
T*/ T0 = 2/(γ-1) II.66

P*/P0 = [2/(γ+1)] γ/ γ-1 II.67

ρ*/ρ0 =[2/(γ+1)] 1/ γ-1 II.68

Dans le cas de l’air γ = 1,4 on aura

T*/ T0 = 0,834 P*/P0 = 0,528 ρ*/ρ0 = 0,634 II.69

On peut calculer aussi:

a*/a0 = [T*/ T0 ]1/2 = 0,913 pour γ = 1,4 II.70


II.9 Théorème d’Hugoniot
• Avec les hypothèses d’un écoulement stationnaire, unidimensionnel et isentropique
on déduit les équations suivantes reliant la variation de la vitesse causée par la variation
de la section. De l’équation de continuité qm = ρSV (II.2) et par dérivation
logarithmique dρ/ρ + dS/S + dV/V = 0 II.71
De l’équation de quantité de mouvement (II.24) udu/dx + 1/ρdP/dx = 0 on déduit:
V.dV + dP/ρ = 0 II.72
Et en utilisant la vitesse du son a2 = dP/dρ II.73
Alors (II.64) s’écrit: V2 dV/V + a2 dP/dρ II.74
On injecte (II.66) dans (II.63) -V2/a2 dV/V + dS/S + dV/V=0 II.75
dS/S = (M2 – 1) dV/V II.76
Cette relation qui est le théorème d’Hugoniot, donne la variation de la vitesse en
fonction de la variation de la section pour les deux régimes d’écoulement.
M˂1 M>1
V V V V

•Variation de la vitesse dans un convergent divergent


COMMENTAIRE SUR LE THEOREME
• 1°) Quand l’écoulement est subsonique, M ˂ 1, la section varie en sens inverse de la
vitesse, lorsque la section diminue la vitesse augmente et lorsque la section
augmente la vitesse diminue.

• 2°) D ans le cas d’un écoulement supersonique, M > 1 , la vitesse varie dans le
même sens que la section.

• 3°) Dans le cas où le nombre de Mach égale l’unité, M = 1, la conduite présente un


minimum et un maximum de section, seul le minimum convient. Le nombre de
Mach égale à 1 ne peut avoir lieu que dans les conduits minimales des conduites,
appelées cols, et pas dans d’autres sections qui ne présentent pas un col. Au
contraire, au col le nombre de Mach peut être différent de l’unité, c’est la vitesse qui
présente un minimum ou un maximum à cet endroit.
II.10 Relation entre la pression et la vitesse
• De l’équation de quantité de mouvement (II.71) V dV + dP/ρ = 0 et en utilisant
l’équation d’état on aura :

V2dV/V + dP/P rT = 0 II.77

En utilisant l’équation (II.41) a2 = γrT et a02 = γrT0 de la vitesse du son l’équation prend
la forme:
V2dV/V + dP/P a2/γ = 0 II.78

Avec le nombre de Mach dP/P = - γM2dV/V II.79


La vitesse varie toujours en sens inverse avec la pression pour les deux régimes
d’écoulement.
Si la pression diminue, la vitesse augmente et vice versa.
II.11 Profil des tuyères
• Ecrire la formule donnant la section en fonction du nombre de Mach de
l’écoulement.
De l’équation II.1 qm= ρ1S1V1 = ρ2S2V2 S2/S1 = ρ1V1/ ρ2V2 = ρ1/ρ2 M1/M2 a1/a2 II.80
Sachant que l’on peut écrire les rapports des vitesses on aura:
S2/S1 = M1/M2[T1/T2] (γ+1)/2(γ-1) II.81
Sachant que : T/T0 = [1+(γ-1)/2 M2]-1 (II.45) on aura:
S2/S1 = M1/M2 [[1+(γ-1)/2 M22 ]/[1+(γ-1)/2 M12]] (γ+1)/2(γ-1) II.82
Si on prend une section de référence telle que le col de la conduite et en remplaçant S2 par
S* pour M2 = 1 et S1 par S M1 = M on aura:
S*/S = M [[1+(γ-1)/2 ]/[1+(γ-1)/2 M2]] (γ+1)/2(γ-1) II.83
Ou bien S*/S = M [2/(γ+1)[1+(γ-1)/2 M2]] (γ+1)/2(γ-1) II.84
Les équations (II.55) P/P0 = [1+(γ-1) /2 M2 ]γ/ γ-1 et (II.75) -V2/a2 dV/V+dS/S+dV/V=0
Sont représentées sous forme de courbes. La relation (II.74) est tabulée en annexe.
D’après II.84 , on constate que pour un seul rapport de section il y a 2 nombres de Mach
possibles. Un inférieur à l’unité M ˂ 1 et l’autre M > 1. Pour chaque nombre de Mach
correspond une pression précise qu’on peut tirer de l’équation II.55. Sur la figure, il est
clair qu’une droite horizontale sur l’ordonnée coupe II.84 en deux points et II.55 en un seul
point.
II.11 Profil des tuyères
II.12 Tuyère convergente
• P0 Soit un réservoir où règne un e pression P 0 et une
• T0 P température T0 . Le fluide se trouve au repos.
• V0 =0 V La tuyère se termine par une section droite S et débite
• S dans un milieu où la pression est P.
• Nous allons chercher la vitesse de l’écoulement dans la section de sortie en
fonction de la pression dans la même section.
• Si P = P0 L’écoulement n’aura pas lieu.
• Si P ˂ P0 L’écoulement aura lieu avec une vitesse calculée à partir de II.53
• V = √2 γ/(γ-1)rT0[1-(P/P0) γ-1 /γ ] . La pression dans la section de sortie est la même
que celle du milieu aval, la vitesse dans la section de sortie est donc fonction de P.
• V = √2 γ/(γ-1)rT0[1-(P/P0) γ-1 /γ ] II.85
• Pour avoir un écoulement, il faut diminuer la pression en aval.
• Comme l’écoulement est subsonique, d’après HUGONIOT la section doit donc
diminuer.
• Par conséquent, on a intérêt à placer un convergent à la sortie d’un réservoir.
II.13 Calcul du débit
• Dans l ’exemple de la figure précédente, le débit massique traversant la section
droite de sortie où règne la pression P est:
• qm = ρSV II.86
• En exprimant le rapport des masses volumiques en fonction du rapport des
pressions et l’expression de la vitesse II.76 on aura:
• qm = ρ0S (P/P0)1/γ √2γr/γ-1 T0[1-(P/P0) γ-1 /γ ] II.87
• que l’on peut écrire sous la forme:
• qm = constante. S .Y(P) II.88
• Avec Y(P) = (P/P0)1/γ √1-(P/P0) γ-1 /γ II.89
• Le débit varie en fonction de la pression de sortie P dans la section S.
• Pour P=P0 le débit est nul (pas d’écoulement).
• Si S fixée en faisant varier P dans S, on atteindra le débit maximum.
• Tout revient à chercher le maximum de la fonction Y(P). Traçons alors la fonction
Y(P) en fonction de P. Quand la pression diminue, Y(P) augmente jusqu’à atteindre
un maximum et puis elle diminue jusqu’à atteindre zéro.
• La valeur maximale du débit est atteinte pour:
• P/P0 = (2/ γ+1 ) γ /γ -1 = P*/P0 II.90
II.13 Calcul du débit: Cette valeur est obtenue pour M = 1.
II.13 Calcul du débit:
• Dans le cas d’un écoulement dans une tuyère convergente divergente si le nombre
de Mach au col atteint l’unité, on dit que la tuyère fonctionne avec un débit
maximum ou amorcé.
• Le débit est donné par: qm = ρ0S (P/P0)1/γ √2γr/γ-1 T0[1-(P/P0) γ-1 /γ ]

• Et le rapport de pression: P/P0 = (2/ γ+1 ) γ /γ -1 = P*/P0

• On aura donc: qm = ρ0a0S*(2/ γ+1) γ+1/2 (γ-1) II.91



• Dans le cas d’un gaz diatomique comme l’air γ = 1,4
• qm= 0,58ρ0a0S* II.92
II.14 Variation du débit en fonction de (P/P0)
• Soit une tuyère convergente.
• P0 P Si P diminue (P˂P0) le débit est donné par II.87
• T0 V qm = ρ0S (P/P0)1/γ √2γr/γ-1 T0[1-(P/P0) γ-1 /γ ]
V0=0 S Le débit augmente jusqu’à atteindre une valeur
• maximale qui correspond à un nombre de Mach à la sortie de la tuyère
égal à l’unité.
• Si on continue à diminuer la pression, le nombre de Mach de sortie reste égal à
l’unité (1).
• Le débit se conserve et garde la valeur maximale calculée par II.92 :
• qm= 0,58ρ0a0S*
• La pression à la sortie est ainsi la pression critique II.67: P*/P0 = [2/(γ+1)] γ/ γ-1
• On passe de cette pression à la pression en aval avec une détente isentropique.
• Remarque: Pour le cas d’un convergent et lorsque la pression en aval est inférieure
à la pression critique, le débit reste constant en gardant sa valeur maximale
correspondant à M=1. Alors que d’après la courbe 1 (graphe Y(P)) le débit doit
diminuer, ce qui n’est pas vrai; en réalité le débit reste constant, courbe 2.
II.15 Fonctionnement des tuyères avec rapport de pression variable
• Nous allons voir l’effet de la pression en aval sur l’écoulement à l’intérieur de la
tuyère. La pression en aval est variable entre P0 et zéro.
• Nous allons commencer par une tuyère convergente et ensuite par une tuyère
convergente-divergente.
• II.15.1 Tuyère convergente:
Soit un convergent débitant dans un réservoir où P0
Pa règne une pression variable Pa . L’écoulement dans
T0 col le convergent démarre d’un réservoir où le fluide
est au repos sous la pression P0 et la température T0
P/P0 • Si Pa = P0 pas d’écoulement.
1 P a = P0 • Pour Pa ˂ P0 l’écoulement est subsonique dans le
1 convergent et la pression à la sortie est égale à Pa (1)
• Pour Pa = P*, le débit atteint sa valeur maximale et
P*/P0 2 le nombre de Mach de sortie M=1, la pression de
3 sortie est la même que la pression dans le réservoir
aval (2)
• Pour Pa ˂ P* l’écoulement dans le convergent ne
X change pas, le débit est toujours maximal
II.15.1 Tuyère convergente:

• La pression à la sortie est toujours égale à la pression critique et le nombre de


Mach = 1 . Le passage de P* à Pa se fait par l’intermédiaire des ondes de détente (3)
qm/S Les 2 diagrammes suivant montrent l’évolution du
max ₒ3 ₒ2 débit et de la pression en aval.
ₒ1 On voit que le débit ne suit pas la variation de Pa si
cette dernière est inférieure à P*.
P*/P0 Pa/P0 Le point 1 correspond à l’écoulement subsonique. Le
Pc/P0 point 2 correspond à l’état critique.
ₒ1 Le point 3 est pour une pression inférieure à P*.
P*/P0 ₒ3 ₒ2 Pour Pa > P*, l’écoulement dépend de Pa.
Pour Pa ˂ P*, l’écoulement ne dépend pas de Pa.
Remarque: Pour le cas d’écoulement à travers des
█ P*/P0 Pa/P0 tuyères convergentes comme les injecteurs de gaz
Variation de qm/S et Pc (au col) naturel, les distributeurs à l’entrée des turbines à
en fonction de Pa/P0 vapeur ou à gaz et les tuyères de propulsion en
aéronautique, il faut veiller à ce que la pression en aval de ces tuyères soit inférieure à
la pression dans la section de sortie et ce dans le but d’avoir un débit maximum.
II.15.2 Tuyère convergente-divergente

• Soit une tuyère convergente divergente placée dans un réservoir amont où le fluide
est au repos sous une pression P0 et un autre réservoir aval où règne une pression Pa
variable (voir figure).
Si Pa diminue à partir de P0 jusqu’à une pression ~ nulle ?
Si Pa = P0 l’écoulement n’aura pas lieu.
Si Pa = P1 légèrement ˂ P0 l’écoulement aura lieu avec un certain débit.
La vitesse augmente dans le convergent puis diminue dans le divergent; le théorème
d’HUGONIOT (II.76) dS/S = (M2 – 1) dV/V l’écoulement est subsonique dans toute
la tuyère ; au col le nombre de Mach est inférieur à 1 (M ˂ 1) (Courbe 1).
Si on continue à faire diminuer la pression Pa, la vitesse au col de la tuyère augmente
jusqu’à la vitesse critique. Dans ce cas le nombre de Mach au col est égal à 1 (M=1), la
pression Pa = P* et le débit atteint sa valeur maximale (II.92) qm= 0,58ρ0a0S*.
On dit que l’écoulement critique est atteint au col de la tuyère.
Dans le divergent, la vitesse diminue et la pression augmente jusqu’à la sortie où elle
prendra la valeur P2 (courbe 2).
II.15.2 Tuyère convergente-divergente : Ecoulement dans un convergent divergent
II.15.2 Tuyère convergente-divergente

• Remarque importante: d’après le profil des tuyères (II.11) et l’équation (II.84)


S*/S = M [2/(γ+1)[1+(γ-1)/2 M2]] (γ+1)/2(γ-1) nous avons en réalité 2 régimes d’écoulement
isentropique possible pour le même rapport de section. Et d’après (II.55)
P/P0 = [1+(γ-1) /2 M2 ]γ/ γ-1 chaque régime correspond à une pression convenable.
Soit P2 pour le régime subsonique (courbe 2) et P5 pour le régime supersonique
(courbe 5); pour ces 2 pressions, le débit garde la même valeur maximale puisque l’état
critique au col de la tuyère est conservé. P2 et P5 sont dénommées les 2 pressions limites
pour lesquelles l’écoulement est isentropique et M=1 au col de la tuyère.
- Si Pa=P3 l’écoulement dans le divergent n’est pas isentropique à cause de l’existence
d’une onde de choc droite ou une surface de discontinuité. En amont de l’onde de choc
l’écoulement est supersonique, par contre en aval il est subsonique car la pression de
sortie Pa est imposée (courbe 3).
- Si Pa=P4 l’onde de choc se situe exactement dans la section de sortie , l’écoulement est
totalement supersonique dans le divergent et isentropique dans toute la tuyère sauf dans la
section de sortie. Avant l’onde la pression est P5, après l’onde elle est égale à P4.
- Si P5 ˂ Pa ˂ P4 l’écoulement ne change pas dans la tuyère. Le passage de P5 à Pa se fait
au travers des ondes de choc obliques (figures ci-dessous). Le jet de fluide converge
- Si Pa ˂ P5 l’écoulement aussi ne change pas dans toute la tuyère. Le passage de P 5 à Pa
Se fait par l’intermédiaire des ondes de détente (figures ci-dessous).
II.15.2 Tuyère convergente-divergente
II.16 Performances des Tuyères réelles
• A cause des frottements existant entre le fluide et la paroi de la tuyère, l’écoulement
n’est plus considéré comme isentropique.
Les performances des tuyères réelles varient peu par rapport à un écoulement isentropique. Les
lois établies auparavant sont utilisables avec l’introduction de deux coefficients de correction,
l’efficacité et le coefficient de décharge.
- II.16.1 L’efficacité:
Soit une détente dans une tuyère entre la pression P 0 et la pression de sortie Pa.
P0 P a P0 et T0 sont les grandeurs génératrices
pour les quelles la vitesse est nulle .
T • Si la détente est isentropique, le point

P0 de sortie est le point (S) qui correspond à la


T0 température T s .
Pa • Par contre, pour la détente réelle le point de sortie
Ts S a est le point (a) qui correspond à la température T a et
S à la vitesse Va. La pression de sortie est toujours P a
La détente réelle se fait avec augmentation d’entropie. On définit l’efficacité η appelée aussi
rendement isentropique, comme étant le rapport entre l’énergie de transvasement dans la tuyère
à celle qui correspond à un écoulement isentropique.
II.16.1 L’efficacité:

Soit: η = Cp[T0-Ta]/ Cp[T0-Ts] = 1/2Va2/ Cp[T0-Ts] = γ-1/ γr 1/2Va2 /T0[1-Ts/T0] II.93


Avec Ts/T0 = (Ps/P0) γ-1/ γ = (Pa/P0) γ-1/ γ II.94
Ceci nous permettra de déterminer la vitesse réelle à la sortie connaissant le rendement
Pour les tuyères des turbines (exemples) on a:
η = 0,94 à 0,98 si l’axe de la tuyère est une droite
η = 0,90 à 0,95 si l’axe de la tuyère n’est pas une droite
- II.16.2 Le coefficient de décharge:
C’est le rapport entre le débit réel traversant la tuyère et le débit théorique
correspondant à l’écoulement isentropique:
Cd = (qm)r/(qm)s II.95
Généralement, il est compris entre 0,6 et 0,9 pour les nombres de Reynolds faibles ou
moyens. Pour des nombres de Reynolds élevés, Cd est proche de 0,99.
Exercice