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UNIVERSITE BOUGARA

BOUMERDES
DEPARTEMENT DE Français

LEXICO-SEMANTIQUE 

Les relations
lexicales
Hyperonymie et hyponymie

La lexie Lhyper est un hyperonyme de la


lexie Lhypo lorsque la relation sémantique
qui les unit possède les deux
caractéristiques suivantes :
 le sens Lhyper est inclus dans le sens Lhypo
 Lhypo peut être considéré comme un cas
particulier de Lhyper

ANIMAL est un hyperonyme de VACHE


et VACHE est un des nombreux hyponymes de
ANIMAL.
CHAT, DROMADAIRE, CHEVAL, POISSON qui sont
donc des hyponymes de ANIMAL seront dits
co - hyponymes entre eux.
https://digilib.phil.muni.cz/bitstream/handle
Hyperonymie-hyponymie
La relation d’hyperonymie
hyponymie est transitive et
permet donc de construire une
hiérarchie sémantique des
lexies :

Si ANIMAL est un hyperonyme de


CHIEN et CHIEN, un hyperonyme
de DALMATIEN, alors ANIMAL est
aussi un hyperonyme de
DALMATIEN.
Homonymie, homographie, homophonie

L’homonymie est un cas particulier de disjonction


de sens.
Avec l’homonymie il s’agit de relation entre deux
ou plusieurs termes ayant le même signifiant,
mais des signifiés radicalement différents. Selon
qu’il s’agit de la forme orale ou écrite.

Les deux lexies L1 et L2 sont des homonymes si


elles sont associées aux mêmes signifiants, mais
ne possèdent aucune intersection de sens
notable.

PAVILLON [Il habite un pavillon de banlieue] et


PAVILLON [Les marins ont hissé un pavillon blanc]

sont des homonymes.


Homographie,
homophonie
L’homonymie est une absence de
relation sémantique perçue comme
Remarquable (observable).
Deux cas d’homonymie, selon le
type
de signifiant que l’on prend en
compte.
e
 Il y a homographie lorsque pl
les deux lexies sont associées em
Ex
aux mêmes signifiants écrits :
TERME 1 (mot) et TERME 2
(fin)
 Il y a homophonie lorsque
deux lexies sont formellement
identiques, phonétiquement
(sonores ):
 Qu’il est sot !
 Va remplir ton seau !
Homonymie /
Homographie c une
r a ve vec
c i d e as a
t c oïn t le c
p e u c’ e s
p e
hi omme
og ra c 2
om
h opho n ie R M E
n e
U hom t T E
1 e
R M E
TE

l’homonymie n’est pas une relation


véritablement sémantique entre lexies.
C’est bien plutôt une relation de forme
très forte, une identité de signifiants, qui
est particulière en ce qu’elle
s’accompagne justement d’une absence
de lien sémantique.
Homonymie /
Homographie
Paronymie

Parler d’homonymie entraîne


également à parler de paronyme.
Les paronymes consistent en des
termes dont les signifiés sont
différents mais dont les signifiants
sont presque identiques :
Collision / collusion
Allocation/ allocution
Percepteur/précepteur
Recouvrer/ recouvrir
Conjoncture/ conjecture
Polysémie

Ce terme est utilisé pour décrire le


fait qu’une unité lexicale correspond
à deux ou plusieurs significations
le terme de polysémie ne désigne
pas au sens strict une relation de
sens entre lexies mais une
caractéristique d’un vocable :
Un vocable est polysémique s’il
contient plus d’une lexie.

 La plupart des vocables courants


de la langue sont polysémiques.
On peut ainsi dire que la lexie Voler2 [se
soutenir et se déplacer dans l’air au moyen d’ailes.]
est un « partenaire » de la lexie Voler1 [prendre
(ce qui appartient à quelqu’un).] au sein du vocable
polysémique Voler.
Voler – signifiant a signifié 1

signifié 2
Plusieurs critères sont souvent présentés
pour faire la différence entre la polysémie
.et l’homonymie

1. Critères étymologiques:
Pour que le terme soit polysémique, il faut que ses
sens remontent à un étymon commun
Bouton : (fin XIIe s., « bourgeon », de bouter
« pousser » bouton)

2. Critères d’ordre sémantique :


L’existence d’une relation de sens par opposition à
l’absence d’une telle relation pour l’homonymie.
Le sens de délicat: fin, raffiné et fragile, faible sont à
rapporter à une même unité polysémique, la
deuxième série de sens étant une extension de la
première.

3. Critères d’ordre formels, syntaxiques et


morphologiques :
On peut définir le mot seulement en vertu des
formes qui lui sont associées et leur fonction
syntaxique.
Le sens propre et le sens
figuré

Les mots sont susceptibles


de deux sens, le sens
propre et le sens figuré.
Si l’on schématise un peu,
on peut dire que le sens
fondamental du mot, le
premier, comme par
exemple dans la phrase
suivante, le sens du mot
« voiles ».

.Un vaisseau comprend une coque et des voiles


Le sens figuré est un sens second, qui parfois ne peut se comprendre que dans un
: contexte particulier
.Je vois cent voiles ( = vaisseaux) à l’horizon
.La figure ne doit pas être définie comme un écart par rapport au bon usage
Phénomènes de parole et degrés de lexicalisation
La polysémie est un phénomène « vivant », au sens où les mots sont en permanence
susceptibles d’acquérir de nouveaux sens (et aussi d’en perdre d’autres) : c’est l’un des moteurs les plus
importants de l’évolution du lexique d’une langue. Deux grands procédés sont principalement à
l’origine de l’acquisition de ces nouveaux sens : la métaphore et la métonymie. La métaphore consiste à
utiliser un mot qui désigne habituellement une entité ou un événement d’un certain domaine pour
évoquer une entité ou un événement qui joue un rôle analogue dans un autre domaine. Par exemple,
c’est par métaphore que l’on parle de virus informatique : le mot virus, qui vient du domaine de la
biologie, est utilisé pour parler de programmes informatiques dont le comportement rappelle celui des
virus biologiques. Quant à la métonymie, c’est le procédé qui consiste à évoquer une entité (ou un
événement) par le mot qui désigne une autre entité (ou événement), liée à la première par un rapport
fonctionnel ou structurel. Ainsi c’est par métonymie que le premier violon désigne un violoniste, ou que
l’on dit faire rire la salle alors que ce sont les occupants de la salle qui rient. Pour reprendre les exemples
examinés ci-dessus, c’est par métonymies successives que le mot bureau a acquis ses différents
sens au cours de l’évolution du français, passant du meuble à la pièce contenant ce meuble, puis au lieu
constitué de telles pièces, puis aux groupes travaillant dans de tels lieux5, alors que c’est par
métaphore que le pied, partie de corps humain, a pu aussi désigner la partie correspondante d’une table
.ou d’un arbre
La métaphore permet de produire des sens nouveaux de manière quasiment illimitée au cours
Du discours : on parle de « métaphore vive » [RIC 75]. La métaphore vive est une création éphémère de
la parole. C’est « un rapprochement soudain entre des choses qui semblaient éloignées » ([RIC 75], p.
: 49)
.Son bureau est un hall de gare - -
La structure du chromosome est tout à la fois code législatif et pouvoir exécutif - -
Il en est de même pour la métonymie. Ainsi, on caractérise comme des métonymies vives les emplois
: suivants [NUN 78], [FAU 84]
- L’appendicite du troisième a encore fait de la fièvre cette nuit. (Une infirmière à un médecin à
.)L’hôpital

Polysémie lexicale, Guillaume Jacquet, Fabienne Venant, Bernard Victorri. Sémantique et traitement
automatique du langage naturel, Hermès, 2005