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Classification des

roches
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Avril 2005

Denis TORTEL
Géologie
 Science traitant de l’origine de la Terre, de son histoire, de
sa forme, des matériaux qui la composent et des processus
qui influent ou qui ont influé sur elle.

 La géologie s’intéresse aux roches et aux matériaux dérivés


qui composent les couches externes du globe terrestre. Afin
de comprendre la genèse de ces matériaux, les géologues
recourent aux connaissances d’autres domaines
scientifiques, comme la physique, la chimie et la biologie.
Ainsi, des secteurs aujourd’hui très importants de la
géologie, comme la géochimie, la géophysique, la
géochronologie (emploi des méthodes de datation) ou
encore la paléontologie, peuvent-ils maintenant être
considérés comme des disciplines à part entière, qui
donnent aux géologues la possibilité de mieux appréhender
le fonctionnement de la planète Terre à travers le temps.
Géologie
 Si chacune des sciences de la Terre suit sa propre démarche, toutes sont
étroitement liées à la géologie. Ainsi, l’étude des eaux de la Terre, dans
leur relation avec les processus géologiques (hydrogéologie), fait appel
aux connaissances de l’hydrologie et de l’océanographie ; de la même
façon que la mesure et l’établissement des cartes de la surface de la Terre
utilisent les acquis de la cartographie et de la géodésie. L’étude des corps
célestes, et notamment de la Lune, de Mars et de Vénus, fournit
également des indices sur les origines de la Terre. Limitées à l’origine aux
observations télescopiques à partir de la Terre, ces investigations ont
connu un essor formidable avec le développement de la recherche spatiale
à partir des années soixante.

 La géologie ne se cantonne pas à l’étude des formes du relief terrestre


(géomorphologie) et autres caractéristiques de la surface de la Terre ; elle
considère également la structure interne de la planète. Les connaissances
qu’elle en dégage sont bien sûr d’un intérêt scientifique primordial ; mais
ce savoir sert aussi directement l’Homme. Ainsi, la géologie appliquée a-t-
elle pour fonctions essentielles la prospection de minéraux utiles, la
localisation des structures géologiques susceptibles de servir de
soubassement aux bâtiments et ouvrages divers et la prévision des risques
naturels associés aux forces géodynamiques décrites ci-dessous.
Cycle de la roche
 Le cycle de
la roche
représente
l'interaction
des
processus
internes
(endogènes)
et externes
(exogènes)
de la Terre.
Cycle de la roche
 Il décrit notamment les processus de
transformation de chacun des trois principaux
types de roches (roches sédimentaires,
métamorphiques et magmatiques) en roches de
l'un ou l'autre des deux autres types, voire en
roches d'un type spécifique différent.
 Les sédiments compactés, cimentés et parfois
recristallisés forment des roches sédimentaires ;
les roches soumises à de fortes chaleurs et
pressions forment des roches métamorphiques ;
les roches issues du refroidissement puis de la
solidification de magma forment des roches
magmatiques (ou ignées)
Les roches sédimentaires
 Roche composée de matériaux
retravaillés géologiquement, formée par
l’accumulation et la consolidation de
matière minérale et de particules
déposées par l’action de l’eau ou, moins
fréquemment, du vent ou de la glace. La
plupart des roches sédimentaires sont
caractérisées par des lits parallèles ou
discordants qui reflètent les variations de
la vitesse de sédimentation ou la nature
des matériaux déposés.
Formation des roches
sédimentaires
 Les roches sédimentaires résultent du
compactage, de la cimentation et de la
déshydratation des particules déposées,
millénaire après millénaire, au fond des océans.
Les différences de couleur et de composition
témoignent de la variété des milieux de
sédimentation (nature des particules et rythme
de leur dépôt). Les roches sédimentaires, dont les
calcaires, contiennent parfois des fossiles de taille
variable.
 Elles se forment aussi par évaporation de l'eau et
précipitation des sels contenus dans les solutions.
Formation des roches sédimentaire
Les roches sédimentaires sont dites «
exogènes » car elles se forment à la
surface du globe terrestre (que ce soit à la
surface des continents ou au fond des mers
et des océans). En volume, elles ne
représentent que 5 p. 100 de l’ensemble de
la croûte terrestre (continentale et
océanique). Par contre, leur extension à la
surface de la lithosphère est très
importante puisqu’elles couvrent près de 75
p. 100 des continents.
CLASSIFICATION
Il existe plusieurs modes de classification des roches
sédimentaires.

La différenciation selon leur mode de formation permet de


distinguer les roches sédimentaires physico-chimiques des
roches sédimentaires détritiques.

Ces dernières sont composées de particules minérales


produites par la désintégration mécanique d’autres roches.
Ces particules sont transportées, sans détérioration
chimique, par les cours d’eau, jusqu’aux nappes d’eau de
plus grande dimension où elles se déposent en lits
superposés. L’argile, le sable et le grès sont des roches
sédimentaires courantes d’origine détritique. (Conglomérats
et poudingues)
Classification
Les matériaux composant les roches sédimentaires
physico-chimiques consistent en squelettes
d’organismes marins microscopiques déposés au
fond de l’océan, c’est le cas du calcaire. Ils
peuvent également avoir été dissous dans de
l’eau circulant à travers la roche mère puis
déposés dans une mer ou un lac par précipitation
de la solution. L’halite (sel gemme), le gypse et
l’anhydrite sont formés par l’évaporation de
solutions salines et la précipitation des sels qui en
résulte.
Classification
Une autre classification prend en compte la
composition chimique ou minéralogique de la
roche. On distingue alors les roches argileuses
(argiles), les roches carbonatées (calcaires et
dolomies), les roches siliceuses (silex, meulières,
radiolarites, jaspes), les roches carbonées
(charbons, huiles minérales), les roches salines
(gypse, albâtre, anhydrite, sel gemme), les
roches ferrugineuses (minerai de fer sédimentaire
du type « minette », grès ferrugineux), les roches
phosphatées (phosphates).
Classification
Le milieu de formation peut également
servir à opérer une différenciation dans les
roches sédimentaires. On parle, dans ce
cas, de roches continentales, marines,
lagunaires. Enfin, il existe une
classification granulométrique prenant en
compte la taille des éléments constitutifs
de la roche : les rudites sont composées
d’éléments grossiers, les arénites
d’éléments moyens, les lutites d’éléments
fins.
Roche magmatique
 Roche résultant du refroidissement
et de la solidification ultérieure d’une
masse de roche en fusion, nommée
magma. Les roches magmatiques
sont des roches « endogènes »,
c’est-à-dire qu’elles se sont formées
à l’intérieur du globe.
Roches magmatiques intrusive
 Les roches magmatiques plutoniques (ou
intrusives) — le granite, la syénite, la diorite, le
gabbro — se sont constituées à partir de magma
enfoui profondément dans la croûte terrestre. Les
roches se refroidissant très lentement, sous une
couverture épaisse de plusieurs milliers de
mètres, les minéraux cristallisent parfaitement et
atteignent des dimensions leur permettant d’être
distingués à l’œil nu. Voir intrusions
magmatiques. La pression de la couverture
empêche par ailleurs la formation de vacuoles ;
les roches plutoniques sont, en conséquence, très
massives et présentent une très faible porosité.
Les roches magmatiques
volcaniques
 Les roches magmatiques volcaniques (ou
effusives) — représentées surtout par le basalte,
la rhyolite, le trachyte, l’andésite — se sont
formées quand le magma en fusion est remonté
des profondeurs et a colmaté les fractures
proches de la surface, ou quand le magma a été
expulsé à la surface de la Terre, à la faveur d’une
éruption volcanique. Le refroidissement ultérieur
et la solidification du magma ont été très rapides,
provoquant la formation de minéraux à grain fin
ou de roches semblables à du verre (obsidienne).
Les nombreuses petites cavités souvent
observées dans les roches volcaniques sont dues
au dégazage du magma.
Les roches magmatiques
volcaniques
À côté des roches provenant du
refroidissement des laves, on
distingue les pyroclastites, formées
de matériel projeté dans
l’atmosphère lors des éruptions. Ce
sont les téphra (scories, bombes,
cendres, sables) et leurs équivalents
consolidés (tufs, ignimbrites).
Les roches magmatiques
 Composées presque entièrement de silicates, les
roches magmatiques sont souvent classées selon
leur teneur en silice. On distingue alors les roches
magmatiques acides (granite, rhyolite) et les
roches magmatiques basiques (gabbro, basalte).
Les roches magmatiques acides se forment pour
l’essentiel dans les zones d’affrontement entre
plaques lithosphériques, soit lors des collisions
continent-continent, soit dans les zones de
subduction (contact océan-continent). Les roches
magmatiques basiques sont surtout émises dans
l’axe des dorsales médio-océaniques, où elles
forment de la nouvelle croûte océanique
Les roches métamorphiques
 roche dont la composition et la texture originelles ont été
modifiées par la chaleur et la pression, généralement en
profondeur dans la croûte terrestre (roche endogène).

 Les roches métamorphiques constituent la majeure partie


des boucliers continentaux et du socle des plates-formes
stables. Elles se sont formées, le plus souvent, dans les
racines d’anciennes chaînes de montagnes où les matériaux
ont été soumis à des forces colossales, par suite de la
collision des plaques tectoniques. Ce métamorphisme est
appelé métamorphisme régional (ou général). D’autres
roches métamorphiques doivent leur origine à la chaleur
d’une intrusion magmatique : c’est le
thermométamorphisme ou métamorphisme de contact.
Les roches métamorphiques
 Quatre variétés courantes de roches métamorphiques peuvent être
rattachées à une roche sédimentaire ou magmatique originelle, parce que
les roches montrent divers degrés de métamorphisme, selon la
température et la pression qu’elles ont subies. Ainsi, l’argile est
métamorphisée en ardoise si la température reste basse, mais si elle est
chauffée à des températures assez élevées pour que les minéraux argileux
se recristallisent en paillettes de mica, elle se métamorphise en phyllite.

 À des températures et des pressions encore plus élevées, l’argile et la


siltite se recristallisent entièrement, formant du schiste ou du gneiss,
roches dans lesquelles l’alignement des paillettes de mica produit une
texture feuilletée, la foliation. Dans le schiste, les minéraux de teinte claire
(principalement le quartz et le feldspath) sont répartis uniformément dans
les micas foncés ; le gneiss, d’autre part, montre des bandes de couleurs
différentes. Parmi les autres minéraux formés ordinairement par
recristallisation métamorphique, les alumino-silicates comme l’andalousite,
la sillimanite et la cyanite sont suffisamment spécifiques pour caractériser
des faciès différents.
Les roches métamorphiques
 Parmi les roches métamorphiques non
foliées, le quartzite et le marbre sont les
plus courants. Le quartzite est une roche
généralement dense, dure, claire, dans
laquelle les grains de sable d’un grès ou
d’une siltite ont été recristallisés en une
combinaison de grains de quartz
imbriqués. Le marbre est une roche plus
tendre, plus friable, de couleur variable
dans laquelle la dolomite ou la calcite du
matériau sédimentaire d’origine ont été
entièrement recristallisées.

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