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LES INDICES DE LA

CONCURRENCE BANCAIRE
SOMMAIRE :
Chapitre 1 : le secteur bancaire marocains et réformes
réglementaires .
1 .présentation du secteur bancaire marocain
2.Les réformes réglementaires impactant la concurrence du
secteur
Chapitre 2 : la concurrence bancaire : notion, impact et
indices
1.la concurrence bancaire :
1.1Concurrence au niveau des activité connexes
1.2 les fintechs et banques participative
2. impact de la concurrence sur le secteur :
3. indicateurs de la concurrence bancaire
1.Degrés de concentration
2.Barrières à l’entrée
3.Aspects horizontaux da la concurrence
4.Aspects verticaux de la concurrence
INTRODUCTION:

Historiquement, le secteur bancaire a


longtemps été moins ouvert à la
concurrence que d’autres secteurs.
D’abord, pour des raisons de sécurité : la
sécurité des dépôts, la nécessité d’éviter
des crises de confiance, etc ; ont conduit à
créer des systèmes de surveillance et aussi
de solidarité entre banques.
CHAPITRE 1:LE SECTEUR
BANCAIRE ET RÉFORMES
RÉGLEMENTAIRE .
1 .PRÉSENTATION DU SECTEUR BANCAIRE
MAROCAIN

Le secteur bancaire est une « industrie » particulière qui se


distingue des industries classiques tant par ses caractéristiques
intrinsèques que par son impact sur le développement du
Royaume.

Avec un Produit Net Bancaire cumulé de 45,1 milliards de dirhams


à fin 2016 et un total bilan de 1.199 milliards de dirhams, le
secteur bancaire occupe une place relativement importante dans
l’économie nationale (représentant 118% du PIB).
Il est régi par un cadre législatif et réglementaire complet,
inspiré des meilleures pratiques internationales

régulation prudentielle
supervision bancaire,
dispositifs de gestion des risques
réglementation Bâle 2/3
normes IFRS…).

En disposant d’une solidité financière reconnue ; l’assise


financière des banques s’est consolidée, dans le respect
des exigences réglementaires transposant le régime des
fonds propres de Bâle III (Le ratio de solvabilité moyen
du secteur s’est ainsi amélioré à 14,2% pour un ratio de
fonds propres de base de 11,5%).
2 .LES RÉFORMES RÉGLEMENTAIRE
IMPACTANT LA CONCURRENCE DU SECTEUR
Le secteur bancaire marocain a été soumis, depuis le début de la
décennie 90, à de nombreuses réformes :

L’unification du cadre juridique


la suppression des emplois obligatoires,
la levée de l’encadrement du crédit,
la libéralisation progressive des taux d’intérêt,
la dynamisation du marché monétaire
le renforcement des règles prudentielles

Ces facteurs visaient à mettre le secteur bancaire dans une


dynamique concurrentielle déterminée par les forces du marché.
Ces réformes ont eu un effet certain sur la rentabilité des banques.
CHAPITRE 2: LA
CONCURRENCE
BANCAIRE :NOTION, IMPACT
En matière de concurrence, des critères précis sont utilisés par
les économistes pour évaluer son niveau dans un secteur
donné. Elaboré par Michael Porter, le modèle des six forces
concurrentielles
évalue la structure concurrentielle d'un secteur.

La concurrence bancaire c’est la rivalité existante entre les


banques dans le secteur afin d’accaparer des part de marché
plus grandes en prospectant plus des clients.

La concurrence bancaire est caractérisée par la variété des


indicateurs :
on parle d'une concurrence marchande et une autre non
marchande.
La concurrence marchande se fait à l'aide des variables
quantitatifs tel que les prix.

Cette concurrence se manifeste par les taux d'intérêts débiteurs


ou créditeurs, par les tarifs (encaissement, virement et d'autres
opérations) , par les commissions rémunérant les prestataires
de services financiers, par des charges ou frais financiers, etc.

La concurrence non marchande se fait par des variables


qualitatifs qui se manifestent par la diversification des
produits et services offerts, la rapidité d'exécution des métiers,
la qualité de l'information, la publicité ...etc.
L’analyse de la distribution du réseau des agences en plus de la
densité bancaire conclue à une progression considérable de la
couverture spatiale des services bancaire; ce qui témoigne
d’une concurrence accrue entre les banques pour etre
d’avantage à proximité des clients.

Cette amélioration reflète le progrès notable constaté au niveau


du taux de bancarisation qui est passé de 37 % en 2006 à 69
 % en 2016 .

L’évolution de l’environnement bancaire au cours de ces


derniers années suscite de nombreuses interrogations sur
l’adaptation des comportements bancaire à ce nouveau
paysage .
LA CONCURRENCE AU NIVEAU DES
ACTIVITÉS CONNEXES :
Le développement de l'intermédiation des banques «par le
marché » ouvre un champ d'innovation important.

Sur le marché financier apparaissent des formules


sophistiquées collant au plus près les besoins des émetteurs
et des investisseurs.
La banque à son tour présente une gamme de services sur ce
marché financier à savoir :

 La gestion de patrimoine
 Gestion de portefeuille

 Ingénierie financière

 Affacturage
Le marché de la gestion de patrimoine est en expansion
ainsi que d’autres marchés.

De ce fait, l'engouement de nombreuses professions


pouvant s'y rattacher grandissant , et la concurrence
entre les banques, les assureurs, les sociétés de bourse
et de gestion, mais aussi les notaires et les experts
comptables s'intensifient.
LES FINTECHS :

Le terme « Fin Tech » provient de la contraction des


mots « finance » et « technologie ».

Il fait référence aux startups technologiques qui


concurrencent  les acteurs traditionnels de la banque
et de la finance en proposant de nouvelles modalités
de fourniture de services financiers, des plateformes
de financement participatif (crowdfunding) aux outils
de gestion de portefeuille en ligne en passant par les
solutions de paiement sur mobiles.
les banque participative :

Dans une note publié le 8 juin de l’année précédente par l’agence de


notation Fitch rating

Selon cette dernière le peu de de marocains non encore bancarisé ne l’est


pas forcement pour des raisons de foi.

Elle ne s’attend d’ailleurs à une forte concurrence entre la banque


participative et la banque conventionnel.

Pour BAM, ces derniers vont modifier le paysage bancaire marocain et


influencer les comportements concurrentiels des établissements. Avec les
Fintechs, les banques vont plus miser sur l’innovation, accélérer le
processus de transformation numérique et améliorer leurs offres digitales.
IMPACT DE LA CONCURRENCE SUR LE SECTEUR
La concurrence dans le secteur bancaire génère les
mêmes bienfaits potentiels que dans tout autre secteur.
Elle peut améliorer l’efficacité allocative, productive et
dynamique (en favorisant par exemple l’innovation) et
ainsi concourir à une croissance soutenue de
l’économie.
La concurrence se traduit normalement par une
diminution des marges d’intérêts.
L’analyse de l’évolution des performances du secteur
bancaire marocain sur la période 2000-2015 indique
une baisse sensible de la marge nette d’intérêt. Cette
dernière est passée de 6,17% en 2000 à 3,78% en 2015.
INDICATEURS DE LA
CONCURRENCE BANCAIRE
DEGRÉS DE CONCENTRATION :
Nombreux sont les indices permettant de mesurer la
concentration d’un secteur, à savoir :
 Les parts de marché des « n » premiers opérateurs mesurent le
poids économique des deux, des quatre, ou « n » opérateurs
leaders du marché ;

 L’Indice d’Herfindahl Hirschmann (IHH) , qui est égal à la


somme des carrés des parts de marché des « n » opérateurs du
secteur.

L’IHH vaut 1 si l’on est dans une situation de monopole et tend


vers 0 quand le nombre d’opérateurs est très important et
qu’ils sont petits (cas d’un marché atomisé).

Cet indice prend en compte la répartition de tous les opérateurs.


Ces deux indices peuvent êtres calculés sur la base du PNB, du
total bilan, des crédits octroyés ou des dépôts collectés.
Source :Bank Al maghrib
Le secteur bancaire marocain correspond à un oligopole avec
frange compétitive, avec Attijariwafabank et la Banque
Populaire du Maroc qui se relaient la place de leader. La
BMCE, et dans une moindre mesure la SGMA,
représentent les principaux challengers, alors que les
autres banques représentent moins de 30% des parts de
marché.
Il est à noter que d’autres méthodes peuvent être utilisées
pour la mesure de la concurrence du secteur bancaire,
comme les statistiques de Panzar et Rosse qui mesurent le
degré de concurrence dans un marché à l’aide d’un
indicateur appelé la statistique H, ou l’indice de Lerner.
BARRIÈRES À L’ENTRÉE :

Les opérateurs présents sur un marché cherchent de manière


naturelle des rentes de long terme. Une condition nécessaire
(mais pas toujours suffisante) pour atteindre cet objectif est
d’être sur un marché dont les barrières à l’entrée sont
élevées.

Ces barrières peuvent être de nature réglementaire,


structurelle ou stratégique. Elles protègent, à long terme,
les entreprises en place contre la concurrence d’entreprises
non encore installées.
Barrières réglementaires
l’accès à la profession bancaire obéit à des conditions très
strictes tant en ce qui concerne les promoteurs du projet
que les personnes pressenties pour assumer des fonctions
au sein des organes dirigeants.
Barrières structurelles et économies d’échelle
Les économies d’échelle apparaissent quand
l’augmentation de la capacité de production n’exige pas
un accroissement proportionnel des facteurs et des
matières et services utilisés dans la production.
Barrières stratégiques et économies de champ
Il y a économie de champ quand la production simultanée
de plusieurs produits est moins coûteuse que leur
production séparée. Une des sources importantes des
barrières à l’entrée est l’existence d’avantages absolus
de coûts (l’entreprise en place produit à un coût moyen
inférieur à celui d’un entrant potentiel).
ASPECTS HORIZONTAUX DA LA CONCURRENCE
1.POUVOIR DE MARCHÉ

l’évaluation du pouvoir de marché peut se réalisée à


partir d’éléments qui peuvent placer une banque
dans une situation dominante.

Le pouvoir de marché considéré est une combinaison


linéaire des 4 critères suivants :

 Le montant des dépôts clients ;


 Le montant des crédits accordés ;

 Le coefficient d’emploi ;

 Le réseau d’agences et de GAB.


Ainsi La capacité de développement est considérée comme
une combinaison linéaire des 6 critères présentés ci-
après :

 Le montant des ressources longues ;


 Le rendement des capitaux propres - ROE (Return On
Equity) ;
 Le coefficient d’exploitation ;
 Le Produit Net Bancaire (PNB) ;
 La structure de l’actionnariat ;
 Le réseau international.
POSITIONNEMENT DES
OPÉRATEURS
Le positionnement des différents établissements bancaires peut être
établi en s’appuyant sur l’identification de leurs cibles de clientèle
MÉCANISMES DE CONCURRENCE
DÉPLOYÉS PAR LES OPÉRATEURS

Source :conseil de la concurrence


ASPECTS VERTICAUX DE LA CONCURRENCE

Réseaux d’agences et qualité de l’offre :

L’analyse de la localisation de l’ensemble des agences


des huit principales banques du Royaume permet de
définir des parts de marché par région – et ainsi de
relever l’intensité concurrentielle sur celles-ci - et de
calculer l’entropie des opérateurs – ce qui fournit des
indications sur leurs stratégies: couverture
homogène, renforcement local ou régional, conquête
de territoires peu exploités, etc.
Tarification des produits et services bancaires

Par son influence dans le choix d’une banque lors de la


bancarisation d’un nouveau client, ou dans le
changement d’opérateur, les prix proposés
constituent le second levier de concurrence verticale.

L’analyse du Produit Net bancaire des opérateurs


montre que l’essentiel de l’activité bancaire réalisée
au Maroc concerne l’octroi des crédits (marges sur
intérêt) et les prestations de services bancaires
(marges sur commission).
Le produit net bancaire s’est établi à 45 milliards de dirhams, en
progression de 3,4% qui fait suite à un retrait de 1,1% en 2015. Ce
redressement est induit par la bonne tenue du résultat des activités de
marché et la hausse de la marge sur commissions, la marge d’intérêt
ayant, pour sa part, baissé.
a. Les taux d’intérêt

Les taux proposés par les opérateurs bancaires varient


généralement en fonction de plusieurs paramètres
dont notamment,

le niveau de liquidité, les taux de financement sur le


marché monétaire, les taux interbancaires, le niveau
de risque de chaque client, les tarifsdes prestations
annexes obligatoires dans l’octroi des crédits
b. Les tarifs des prestations bancaires :

Certains services sont offerts gratuitement par toutes les


banques comme :
L’ouverture de comptes ;
 La délivrance de carnets de chèque ;
 Les retraits sur GAB auprès de la banque du client ;
 La réception de virements nationaux ;
 La clôture de comptes.

D’autres tarifs diffèrent d’une banque à une autre; il s’agit


principalement de :

 Frais annuels des cartes bancaires ;


 Frais de tenue de compte et des coûts associés ;

 Frais de transferts incluant notamment la mise à disposition au


niveau national ;
 Frais de dossier relatifs aux crédits octroyés
CONCLUSION :
L'activité bancaire a effectivement connu une mutation
importante en matière de distribution des services
étant donné développements et perfectionnements des
automates bancaire et l'offre des services par Internet.
L'agence n'est plus, comme autrefois le canal de
distribution exclusif de la banque.

Mais il faut stimuler d’avantage la concurrence dans le


secteur bancaire marocain afin d’améliorer la qualité
des services rendus aux clients, optimiser les tarifs
pratiqués, favoriser l’innovation et à améliorer les
réseaux des banques marocaines et, partant, leur
compétitivité nationale et internationale.