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Troubles envahissants du

développment/Trouble du
spectre de l’autisme
Classification, selon DSM-4
• Dans la quatrième édition du
DSM, on utilisait les termes de
troubles envahissants du
développement. Cette catégorie
comprenait les syndromes
suivants : trouble autistique,
syndrome d’Asperger, trouble
envahissant du développement
non spécifié, syndrome de Rett
et trouble désintégratif de
l’enfance.
Classification, selon DSM-4
Critères diagnostiques divisés en trois groupes:
1. altération qualitative de l’interaction sociale réciproque
2. altération qualitative de la communication
3. caractère restreint du répertoire des activités et des intérêts
Classification, selon DSM-5
• Nouvelle terminologie, le ‘trouble du spectre de l’autisme’, au lieu de
‘troubles envahissant du développement’.
• Les sous-catégories syndrome d’Asperger, trouble autistique, trouble
envahissant du développement non spécifié, le syndrome de Rett et le
trouble désintégratif de l’enfance ne sont plus reprises dans la
définition du DSM 5 ;
• Les symptômes sont répartis dans 2 groupes au lieu de 3 :
1. déficits de la communication et des interactions sociales ;
2. caractère restreint et répétitif des comportements, intérêts ou
activités.
Raisons du changement
• Difficultés d’établir une distinction entre les sous-catégories du DSM-4
• Risque de sur-diagnostic
Cas clinique
• Mme A. 21 ans, est admise en mode volontaire dans notre institution pour un
trouble dépressif dans un contexte de burnout au travail.
• Status psychopathologique à l’admission : Calme et collaborante, tenue et hygiène
vestimentaire sans particularité. Distance relationnelle dans la norme. Les affects
semblent émoussés. A noter que l’entretien se déroule en présence de la mère, la
sœur et l’ami de la patiente. Elle se tourne et regarde sa famille avec un sourire
démotivé et sarcastique à chaque question que nous lui posons. Elle présente un
discours pauvre, monosyllabique (oui et non), en boucle, qui ne semble pas suivre un
cours logique, qui démontre un ralentissement ou un blocage de la pensée. Elle
exprime une thymie triste avec anhédonie et aboulie. Nous n’objectivons pas d’idées
délirantes, pas d’altérations senso-perceptives. Elle relate des troubles de sommeil et
d’appétit, admet la présence d’idéation suicidaire, absente lors de l’entretien. Elle nie
toute consommation.
Cas clinique
• Nous instaurons un traitement antidépresseur et neuroleptique, et
observons une amélioration progressive de la thymie, et une
amélioration minimale dans l’expression verbale, mais le contact
demeure très difficile avec la patiente, qui souvent, ne semble pas
comprendre les questions que nous lui posons, un EEEP révèle la
présence d’hallucinations auditives.
• Nous organisons un suivi psychiatrique et instaurons un traitement de
dépôt neuroleptique.
Discussion
• Comment différencier entre trouble psychotique et trouble autistique
(avec ou sans trouble du développement intellectuel)
• Quels outils diagnostics avons-nous à disposition.

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