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université d'Alger 1 « Youcef ben khedda »

département d'architecture

Les bâtiments passifs

-TEBBAL okba GROUPE 5


-DIAR abd el
hamid
- AYAT abd el
rahim
1- définition :
Il existe en fait deux définitions pour un bâtiment passif :
1-Un bâtiment passif est un bâtiment chauffé passivement, c'est-à-dire qu'il ne comprend
pas de système de chauffage actif comme par exemple un chauffage central. Le soleil,
l'isolation, les gains intérieurs... suffisent même en hiver pour maintenir le bâtiment à une
température agréable..

2-Un bâtiment passif se chauffe avec moins de 15 kWh par an et par m 2 (sans l'eau
chaude, l'électricité...)
Si l'on s'en référait strictement à la première définition, notre bâtiment ne serait pas passif:
nous avons toujours un chauffage central, certes de faible taille, mais conventionnel. Les
besoins en chaleur qui sont à fournir (par exemple lorsqu'il fait -10 degrés à l'extérieur)

sont faibles, mais ils ne sont pas nuls. Et cette petite quantité de chaleur, ce reste, doit
arriver d'une façon ou d'une autre dans le bâtiment.
. Dans les maisons individuelles passives, cette chaleur arrive en préchauffant
l'air entrant par une ventilation dite double flux avec récupération de chaleur;
dans le cas de notre bâtiment, le choix a été d'installer des radiateurs, mais
dans 50% des pièces seulement.

Pour ce qui est de la deuxième définition, nous la remplissons entièrement: au


cours des deux dernières années, les besoins de chaleur ont été mesurés. Ils
étaient entre 13 et 20 kWh par m2 et an. Nous avions planifié 13,6 kWh par
m2 et an. Cette valeur très basse dépend bien sûr du comportement de
chacun et de la météorologie.
2– histoire des bâtiments passifs

Connaissez-vous le principe des


maisons passives ? Faisons un
bref rappel, une maison passive
est une maison dont la
consommation énergétique
est très basse, c’est donc aussi
une maison que l’on peut qualifier
d’écologique. Ce concept et
l’appellation paraît nouveau en
France mais ne l’est pas tant que
ça finalement. En effet depuis 1988
ce concept a été élaboré en
Allemagne dans un institut
spécialisé dans l’environnement.
D’ailleurs c’est aussi en Allemagne
que le premier prototype d’une maison
passive a été créé.
3- comment construire un bâtiment passif :
Il est important que le constructeur prenne en compte et garde présent
à l'esprit les 5 règles de base suivantes:
Une très bonne isolation:
Dans un bâtiment neuf moderne, les architectes, maîtres d'œuvre et techniciens doivent
se confronter à la question de l'isolation. En général, 12 à 16 cm d'isolant suffisent. Sont
utilisés de la laine de roche, du polystyrène expansé, du liège, de la cellulose (tirée du
papier recyclé)...Il était clair pour tous que dans un bâtiment passif, cette épaisseur
d'isolation devait au moins être doublée.
Nous avons utilisé de 35 à 40 cm de laine de roche, en fonction des surfaces à isoler.
De très bonnes fenêtres:
Sans les progrès considérables accomplis ces dix dernières années dans le domaine
des fenêtres, la technique passive ne serait pas aujourd'hui disponible, ou tout du moins
pas de façon aussi accessible financièrement. Nous avons utilisé des fenêtres triple
vitrage pour lesquelles deux des six faces des vitres sont équipées d'un revêtement qui
capte la chaleur.

Le principe est simple : la lumière que nous voyons entre dans l'appartement par les
fenêtres et y est, comme toute lumière, transformée en chaleur lorsqu'elle arrive sur un
objet. Cette chaleur n'est rien d'autre qu'un rayonnement infrarouge. Les revêtements de
nos vitres captent cette chaleur qui est piégée dans l'appartement. Ainsi, même en hiver,
le soleil arrive à chauffer les pièces : on peut dire que nous vivons dans un collecteur
solaire.
L'orientation au sud:

Un facteur souvent sous-estimé est l'orientation du bâtiment sur son terrain : un bâtiment
passif doit avoir une importante façade au sud, l'orientation principale du bâtiment ne doit
pas être l'axe nord-sud, mais l'axe est-ouest. L'institut Fraunhofer et son département pour
les systèmes énergétiques solaires ont effectué une simulation par ordinateur incluant les 4
gros tilleuls plantés devant notre bâtiment ; cette simulation nous a confirmé que le concept
passif pouvait très bien fonctionner en conservant ces magnifiques arbres.

L'étude a aussi montré que le bâtiment d'en face devait être assez éloigné du nôtre, afin que
le 21 décembre, au moment du solstice d'hiver, lorsque le soleil est à son plus bas, il puisse
atteindre sans problème l'appartement du rez-de-chaussée, car c'est justement en hiver que
l'on a le plus besoin du soleil.

C'est dans ce domaine du positionnement des bâtiments les uns par rapport aux
autres que l'urbanisme joue un rôle important: un bâtiment construit aujourd'hui peut être
conservé au moins 100 ans, alors qu'une rue (dont le tracé dicte le positionnement des
bâtiments) est là pour bien plus longtemps. Même si aujourd'hui toutes les nouvelles
constructions ne sont pas passives, il faut préparer les villes (et donc le tracé des rues) pour
ce type de bâti, car ériger une construction passive sur un terrain non approprié n'a pas de
sens économique. La technique passive n'est pas un joujou d'idéalistes, elle doit aussi avoir
une valeur économique.
Le système de ventilation
Lorsque les murs, les fenêtres, le sol et les plafonds sont bien isolés, les pertes de
chaleur occasionnées par l'utilisation d'une ventilation deviennent encore plus évidentes,
tout comme les pertes engendrées aux endroits non étanches (même si ces pertes
jouent un rôle en matière de renouvellement de l'air intérieur). D'une manière générale,
ces pertes de chaleur via l'air représentent de 10 à 20% de l'ensemble des pertes d'un
logement. Dans une construction passive, il est très important que ces pertes soient
minimisées et qu'en même temps il y ait un apport d'air suffisant pour bien y respirer. On
utilise pour cela une ventilation mécanique contrôlée (VMC) couplée à un échangeur de
chaleur. Avec une telle VMC bien dimensionnée, le volume d'air de chaque pièce est
changé toutes les deux heures. Pendant ce temps, dans l'échangeur, l'air chaud sortant
redonne ses calories à l'air froid entrant. Ainsi, 80% des pertes de chaleur sont évitées et
la chaleur reste dans le logement. L'un des effets secondaires positifs lié à l'utilisation de
cette VMC est qu'un bâtiment passif ne connaît pas de problème de moisissure, du fait
de sa ventilation constante. à l'inverse, la quantité d'air qui circule est si faible que l'on
n'a jamais l'impression de sentir des courants d'air ni d'avoir froid à un endroit précis de
chaque appartement.

Bien sûr, l'emploi d'une VMC constitue une dépense de courant : notre VMC utilise avec
ses deux ventilateurs (un pour l'air entrant, l'autre pour l'air sortant) 800 W par hiver. Mais
avec chaque kWh de courant dépensé, nous récupérons environ 10 kWh de chaleur, soit
un rendement 3 fois supérieur à celui d'une pompe à chaleur (PAC). Explications : une
PAC est alimentée à l'électricité, elle produit certes pour chaque kWh d'électricité
consommé 3 à 4 kWh de chaleur, mais pour obtenir 1 kWh d'électricité, il faut 3
kWh d'énergie primaire (par exemple du gaz). Ce rendement est mauvais. Il serait
plus écologique de brûler ce gaz directement chez soi dans une chaudière que de
faire des détours par une pompe à chaleur!
Les gains / apports internes
Ce que l'on appelle les gains internes ne font pas partie du principe
de la réalisation d'un bâtiment passif, mais il ne faut pas les oublier
lorsque l'on réfléchit à la construction d'un tel bâtiment. Lorsque
l'on cuisine, se douche, ou que l'on utilise des appareils
électroménagers, la chaleur émise chauffe le logement. Et chaque
être vivant rayonne aussi de l'énergie, environ 100 W par
personne.

à titre d'exemple, une pièce de 15 m2 avec de grandes baies


vitrées a (avec une température extérieure de 12 degrés Celsius)
un besoin maximal en chaleur de 400 W. Même au cours des
journées les plus froides de l'année, il suffirait de chauffer la pièce
avec deux personnes et 4 candèles!
4-cout :

Une maison passive coûte entre 7 et 15 % de plus qu'une maison


traditionnelle (en théorie selon des constructeurs avec des matériaux non
sains). L'ordre est plutôt au
minimum 20 % avec une
démarche environnementale
logique, et en France. Selon
les cas, l'investisseur rentre
dans ses frais entre une dizaine
et une vingtaine d'années grâce
aux économies d'énergie
réalisées.
Toutefois, ce coût de construction
est amorti très vite dans la mesure
où les coûts d'exploitations
(chauffage, électricité...) sont quasi
nuls. En effet, 15 kWh/(m².an) est
un besoin en énergie. Ces 15 kWh/(m².an) ne sont pas un hasard : des
études ont montré qu'en dessous de cette valeur, les habitants et les
appareils électroménagers suffisent pour chauffer la maison. Une maison
performante de 250 m² coûte en moyenne autour de 600 000 euros (taxes
comprises).
5-les critiques :
Les principales critiques faites aux standards passifs, sont qu'ils
véhiculent une image de haute-qualité, sans imposer de qualité
écologique ni sociale ou en termes de commerce éthique quant aux
matériaux utilisés (toxicité, provenance) ou à la protection de la main
d'œuvre (santé, sécurité au travail, rémunération équitable, etc.). Ce
standard est d'ailleurs parfois confondu avec ceux du HQE, qui sont
plus larges (14, voire 15 cibles) mais sans commune mesure de
performance au niveau énergétique.
Les formes architecturales sont moins complexes, et souvent jugées
architecturalement plus pauvres. Ceci résulte de la volonté d'avoir un
bâtiment compact, donc moins énergivore.
En raison du faible nombre de fenêtres ouvrantes de certaines
constructions, les claustrophobes peuvent se sentir enfermés dans
ces maisons (par ailleurs très bien insonorisées), même si le
renouvellement d'air y est mieux assuré que dans un appartement
moderne classique. Des éléments-tampon de type véranda et des
baies vitrées élargies peuvent atténuer ou faire disparaître ce
sentiment, mais avec une augmentation de coût à la construction. Ce
sentiment est par ailleurs souvent rapidement compensé par un
confort thermique et sonore accru.