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PAYSAGES NATURELS ET CULTURELS

D’après la définition du dictionnaire Larousse :


«   Le paysage est une étendue de pays qui présente ou
représente une vue d’ensemble. » 
Un paysage peut être naturel, agricole, rural, urbain,
ou industriel.
La notion de paysage se réfère à notre culture, à notre affect
contrairement à l'environnement qui est l'étude d'un milieu
mesurable.
Le paysage est un lieu de mémoire, un lieu culturel.
La notion de patrimoine naturel à travers les chartes
 
 
1. Chartes d’Athènes pour la restauration des monuments
historiques 1931
2.    CHARTES DE VENISE POUR LA CONSERVATION ET
LA RESTAURATION DES MONUMENTS ET SITES
HISTORIQUES 1964
 3.    LES NORMES DE QUITO 1967
4. CONVENTION MONDIALE POUR LE PATRIMOINE
NATUREL ET CULTUREL 1972
 5.    CONVENTION D’AMSTERDAM 1975
6. CONVENTION EUROPEENNE DU PAYSAGE ,
FLORENCE 2000
Chartes d’Athènes pour la restauration des monuments
historiques 1931
 
Même si elle fait référence aux sites archéologiques et
historiques, cette chartes est presque uniquement destinée
aux monuments historiques (ce qui est très clair dans son titre).
Le paysage naturel est considéré comme  support
complémentaire , un « écrin » au monument protégé.
Le paysage est restreint au voisinage du monument historique,
et se constitue « des plantations et ornementations végétales ».
Le « monument historique » lui même n’est pas clairement
et rigoureusement défini par la chartes, et y est présenté comme
une « œuvre artistique et historique ».
C’est un « chef d’œuvre dans lequel la civilisation
s’est exprimée au plus haut degré ».
CHARTES DE VENISE POUR LA CONSERVATION
ET LA RESTAURATION DES MONUMENTS ET
SITES HISTORIQUES 1964
 
Dans cette chartes la notion de monument historique
comprend « la création architecturale isolée aussi bien que
le site urbain ou rural qui porte témoignage d’une
civilisation particulière, d’une évolution significative
ou d’un évènement historique. Elle s’étend non seulement
aux grandes créations mais aussi aux œuvres modestes qui
ont acquis avec le temps une signification culturelle ».
Ainsi la notion de monument n’est plus restreinte à l’édifice
mais engobe ses abords.
L’intégration du rural annonce une prise en charge
de l’élément naturel, cependant aucune action concrète
ne fait référence à celui-ci.
LES NORMES DE QUITO 1967
 
C’est dans la première rencontre inter-américaine en Equateur,
en 1967, qu’une  « valeur environnementale » est conférée aux
monuments et sites historiques.
Les normes admettent explicitement que la notion d’espace est
un élément clé dans la définition du concept de monument et
l’élément naturel est désigné comme « monument of environmental
interest ». Cependant l’action de l’homme est nécessaire pour
la valorisation de cet élément naturel « Scenic areas and other natural
wonders …are not in themselves national monuments.
The historic and artistic imprint of man is essential in order
for a specific place or site to be eligible for that specific category ».
CONVENTION MONDIALE POUR LE PATRIMOINE
NATUREL ET CULTUREL 1972
 
Cette convention est la première à mettre sur le même pied d’égalité
les patrimoines culturel et naturel.
Le patrimoine naturel est défini comme :
« Les monuments naturels constitués par des formations physiques
et biologiques ou par des groupes de telles formations qui ont une valeur
universelles exceptionnelle du point de vue de la science ou de la
conservation ».
Les formations géologiques et physiographiques et les zones strictement
délimitées constituants l’habitat d’espèces animale et végétale menacées
qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science
ou de la conservation ».
Les sites naturels ou les zones naturelles strictement délimitées,
qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science
de la conservation ou de la beauté naturelle ».
Bien que le comité du Patrimoine mondial ait établi certains critères
pour mieux définir la notion de « valeur universelle exceptionnelle »,
celle-ci reste assez relative.
La convention par ailleurs, insiste sur la distinction entre patrimoine
naturel et culturel car il fallait que les différents patrimoines soient
classifiés « classifier les différents patrimoines est essentiel pour définir
les compétences et définir le rôle des différents acteurs ».
A noter aussi que cette convention est le point de départ de la
mondialisation et rentabilisation financière du patrimoine,
ce qui n’a pas été sans danger sur certains patrimoines fragiles.
CONVENTION D’AMSTERDAM 1975

 L’année 1975 fut proclamée année européenne du patrimoine.


Le conseil de l’Europe y proclama la Chartes du Patrimoine Architectural
et la Déclaration d’Amsterdam.
Le patrimoine architectural « est formé non seulement par nos
monuments les plus importants mais aussi par les ensembles que
constituent nos villes anciennes et nos villages de tradition dans leur
environnement naturel ou construit ». Ce patrimoine est présenté
relativement à sa dimension physique. L’héritage architectural regroupe
aussi bien les bâtiments individuels de qualité exceptionnelle et leurs
abords, les sites urbains et ruraux que les parcs et jardins historiques.
Cet élargissement conséquent est à l’origine du « culte du patrimoine ».
C’est dans cette convention que l’accent est mis sur la solidarité
intergénérationnelle, qui soutient que chaque génération n’est que
l’usufruitier momentané du patrimoine architectural et qu’elle a
le devoir de le transmettre aux générations futures.
 
 
CONVENTION EUROPEENNE DU PAYSAGE , FLORENCE 2000
 
C’est la première convention internationale relative exclusivement
aux paysages. C’est une réaction à la transformation,
dégradation et/ou banalisation des paysages.
A remarquer que la notion de paysage est utilisée sans qualificatif
et peut donc référer indistinctement au paysage naturel ou culturel.
« Paysage désigne une partie de territoire telle que perçue par les
populations dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels
et/ou humains et de leurs interrelations ».
Cette définition englobe « les espaces naturels ruraux, urbains
et périurbains. Elle inclut les espaces terrestres , les eaux intérieures et
maritimes. Elle concerne tant les paysages pouvant être considérés
comme remarquables, que les paysages du quotidien et les paysages
dégradés ».
A noter que la valeur patrimoniale du paysage réside dans son
« intérêt général, sur les plans culturels, écologique, environnemental
et social, et qu’il constitue une ressource favorable à
l’activité économique ».
La convention soutient aussi l’idée d’ « intégrer le paysage dans
les politiques d’aménagement du territoire, d’urbanisme et dans les
politiques culturelles environnementale, agricole, sociale et économique,
ainsi que dans les autres politiques pouvant avoir un effet direct
ou indirect sur le paysage ».