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Pré-requis : les huiles

les graisses
l’outillage
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Paramètre influent sur la durée de vie (cliquez) Montage des roulements (cliquez)

Lubrification à l’huile (cliquez) Démontage des roulements (cliquez)

Lubrification à la graisse (cliquez) Maintenance (cliquez)

Protection des roulements (cliquez) Origine des détériorations (cliquez)


MISE EN SITUATION

La durée de vie probable d’un roulement peut être calculée en fonction de sa charge et de sa
vitesse. Cependant, on constate parfois des défaillances prématurées qui peuvent provenir :

— D’un mauvais choix du roulement entraînant une inadaptation aux


paramètres de l’application : nature des charges, vitesse, température,
pollution, état des arbres et des logements…
— D’une mise en place et d’un entretien défectueux du roulement.
Analyse fonctionnelle

Durée de vie Lubrification, Protection Durée de vie


probable Montage et maintenance certaine
Analyse matérielle

Roulement

Carter avec
Moto-réducteur
de l’huile
à vitesse variable

Le carter contient de l’huile pour la lubrification des pignons et des


roulements du réducteur et la protection de l’ensemble.
Paramètres influent sur la durée de vie

La lubrification est un élément essentiel pour le bon fonctionnement du roulement.


Elle a pour objectif d’interposer un film de lubrifiant (dit film d’huile) entre les corps
roulants et le chemin de roulement, afin d’éviter l’usure des éléments en contact. De
plus, le lubrifiant assure une protection contre l’oxydation et la pollution extérieure
ainsi que, dans le cas de l’huile, un refroidissement et une évacuation des corps
étranger.
Paramètres influent sur la durée de vie

Vitesse
Une vitesse trop élevée augmente l’échauffement interne, les forces centrifuges, le niveau de
vibration…

Température
Le jeu interne d’un roulement peut varier en fonction de la température. On considère que la
température normale de fonctionnement du roulement est comprise entre - 20 C et + 120° C. Une
température en dehors de ces limites a une influence sur le fonctionnement du roulement par :
— L’altération des propriétés du lubrifiant.
— La tenue des joints.
— La tenue des cages.
— Les transformations métallurgiques entraînées.
Paramètres influent sur la durée de vie

La pollution
La présence de particules étrangères dans le roulement est le plus important des facteurs de
réduction de sa durée de vie. Ces particules, lorsqu’elles se trouvent “ laminées“ entre les corps
roulants et les chemins créent des contraintes localisées et très élevées qui peuvent amorcées un
écaillage prématuré du roulement.
Un pollution de particules de 10 microns diminue la durée de vie d’environ 5%.
Une pollution par particules d’usure du réducteur diminue la durée de vie de 50%.
Une pollution par particules d’ébarbage diminue la durée de vie de 90%.
Le roulement peut également être pollué par la pénétration d’humidité et la condensation interne
qui détruisent l’efficacité du lubrifiant et provoque l’oxydation du roulement.
Lubrification à l’huile

La lubrification à l’huile est généralement employée lorsque le roulement est intégré dans un
mécanisme déjà lubrifié à l’huile (réducteur, boite de vitesses) ou bien lorsqu’il peut bénéficier
d’un système de graissage centralisé où l’huile est utilisée aussi comme réfrigérant.
— Avantages
Bonne pénétration dans le roulement.
Bonne stabilité physico-chimique.
Refroidissement.
Évacuation des corps étrangers.
Contrôle aisé du lubrifiant.
Lubrification à l’huile

— Inconvénients
Étanchéité nécessaire du montage
En cas d’arrêt prolongé, mauvaise protection contre l’oxydation et l’humidité.
Retard au démarrage lorsqu’une mise en circulation autonome préalable à la rotation est
nécessaire.
Système de lubrification

Bain d’huile

— Bain d’huile
Utilisé dans les mécanisme fermés et étanches. Niveau d’huile au niveau des corps roulants
inférieurs des roulements les plus bas? Vitesse modérée, la dissipation de chaleur étant limitées.
Système de lubrification

Réserve
d’huile

— A huile perdue
Arbre tournant à grande vitesse.Évacuation nécessaire.
Système de lubrification

Arrivée d’huile
sous pression

Lubrification par circulation forcée

Retour d’huile

— projection
Projection faite généralement par les engrenages, des gouttières peuvent diriger l’huile vers le
roulement.
Système de lubrification

— Ruissellement
Projection faite généralement par les engrenages, des gouttières peuvent diriger l’huile vers le
roulement.
Système de lubrification

— Circulation d’huile
Une pompe assure un débit constant, une réserve permet l’amorçage au démarrage. L’huile peut
être filtrée et refroidie dans un échangeur, ce qui permet des montages à hautes performances.
Système de lubrification

— Brouillard d’huile
C’est aussi un mode de lubrification à huile perdue à faible consommation. Le brouillard d’huile
sous pression atteint toute les parties du roulement interdit l’entrée de corps étrangers et assure
le refroidissement.
Système de lubrification

— Brouillard d’huile
C’est aussi un mode de lubrification à huile perdue à faible consommation. Le brouillard d’huile
sous pression atteint toute les parties du roulement interdit l’entrée de corps étrangers et assure
le refroidissement.
Système de lubrification

De la lubrification dépend souvent la durée de vie d’un mécanisme. Aussi est-il particulièrement
conseillé de rédiger une fiche d’instruction de graissage chaque fois que cela sera
nécessaire.
Lubrification à la graisse

Spécificité de la graisse pour roulements


L’utilisation croissante de roulements lubrifiés à la graisse, associée au développement du concept
de graissage à vie, fait de la graisse un composant à part entière du roulement. La durée de vie du
roulement, son comportement dans les environnements divers, sont largement conditionnés par les
propriétés de la graisse utilisée.
Lubrification à la graisse

Compte-tenu des conditions de travail imposées au lubrifiant (laminage, malaxage) , des


graisses spéciales roulement doivent être utilisées.
Lubrification à la graisse

Avantages
— Propreté du mécanisme.
— Étanchéité plus facile à réaliser.
— Barrière de protection.
— Simplicité des montages.
— Facilité de manipulation.
— Réduction ou suppression du graissage d’appoint.
— Possibilités d’utiliser des roulements prégraissés.
Lubrification à la graisse

Inconvénients
— Coefficient de frottement plus élevé que l’huile.
— Évacuation thermique plus faible.
— Le remplacement requiert le démontage du roulement et son lavage.
— Pas de possibilité de vérifier un niveau de graisse.
Lubrification à la graisse

Caractéristiques de la graisse
Une graisse est un produit de consistance semi-fluide à solide, obtenu par dispersion d’un agent
épaississant (savon) dans un liquide lubrifiant (huile minérale ou synthétique). Pour apporter
certaines propriétés particulières, des produits d’addition peuvent être inclus.
Lubrification à la graisse

Choix de la graisse
Le choix de la graisse repose sur la connaissance des conditions de fonctionnement qui doivent être
définies de la manière la plus précise possible : Température, vitesse, charge, ambiance, vibrations.
Lubrification à la graisse

Dispositif de graissage
— garnissage manuel.
— Circuit de graissage centralisé. Graissage manuel d’un palier
Lubrification à la graisse

Dispositif de graissage
— Graisseur par pompe à graisse.
— Soupape de graissage.
Lubrification à la graisse

Périodicité du graissage
La qualité des graisses actuelles a permis d’étendre l’emploi des roulements étanches ou protégés,
et pour les autres, de réduire considérablement la fréquence des apports périodiques. Dans des
conditions normales de fonctionnement, sans pollution extérieure, et avec une retenue efficace, la
durée de vie de la graisse est liée aux paramètre de vitesse, de charge et de température.
La périodicité du graissage est essentiellement basée sur l’expérience de l’utilisateur et sur les
moyens de surveillance qu’il peut mettre en œuvre.
Protection des roulements

La protection des roulements a un double but :


— Éviter la pénétration des impuretés
— Empêcher les fuites de lubrifiant

Dispositifs de protection sans frottement


Ces dispositifs sont basés sur la réalisation de gorge et de chicanes, que l’on remplit de
graisse au montage. On obtient ainsi une obturation efficace contre la pénétration des
matières abrasives.
Protection des roulements

Rainure annulaire

Ces dispositifs conviennent particulièrement pour les très grandes fréquences de


rotation et ne demandent aucun entretien.
Protection des roulements

Les figures montrent une disposition des chicanes de manière à empêcher la pénétration
d’eau ou d’impuretés extérieures
Protection des roulements

Les rondelles Z
Ce sont des disques en tôle d’acier emboutie. Elles doivent être montées comme il est
indiqué sur la figure, de manière à expulser par effet centrifuge les impuretés extérieures.
Protection des roulements

joint à lèvre

Dispositifs de protection avec frottement


Le but essentiel est de rechercher une étanchéité absolue.
Protection des roulements

La sortie d’huile est évitée au moyen de rainures creusées dans l’arbre. L’huile est
expulsée sous l’effet de la force centrifuge dans un conduit de récupération.Un résultat
analogue est obtenu si l’on remplace la rainure par un collet.
Montage et démontage des roulements

Règles générales
Avant l’opération de mise en place proprement dite, vérifier
l’identification du roulement, relire les plans, spécifications,
procédures.

Lors de la mise en place, appliquer l’effort sur la bague à monter.

En aucun cas, cet effort ne doit être transmis par les corps roulants,

ce qui aurait pour effet de marquer les chemins de leur empreinte.


Après montage et mise en route définitive, faire une vérification en
fonctionnement, de manière à détecter les anomalies éventuelles
(bruit,vibrations,température, jeu anormal,…)

La propreté doit être une préoccupation permanente de l’opérateur.


Toute pénétration de corps étranger entraîne une détérioration rapide
du roulement.
Montage des roulements

En aucun cas, cet effort ne doit être transmis par les corps roulants,

Ce qui aurait pour effet de marquer les chemins de leur empreinte.


Montage des roulements

En règle générale le roulement est monté “ serré “sur l’arbre (sa bague
intérieure) ou dans son logement (sa bague extérieure).
Montage des roulements
Montage sur arbre tournant (bague intérieure serré)

PRESSE

Tube en appui
Sur la bague intérieure

Montage à la presse
Il convient d’utiliser un tube ou une douille prenant appui sur la bague qui doit être
emmanchée avec un ajustement serré. (le tube sera en appui sur la bague extérieure
pour un montage serré dans un logement).
Montage des roulements
Montage sur arbre tournant (bague intérieure serré)

PRESSE

Tube en appui
Sur la bague intérieure
Montage des roulements
Montage sur arbre tournant (bague intérieure serré)

PRESSE

Tube en appui
Sur la bague intérieure
Montage des roulements
Montage sur arbre tournant (bague intérieure serré)

PRESSE

Tube en appui
Sur la bague intérieure
Montage des roulements
Montage sur arbre tournant (bague intérieure serré)

PRESSE

Tube en appui
Sur la bague intérieure
Montage des roulements
Montage sur arbre tournant (bague intérieure serré)

PRESSE

Tube en appui
Sur la bague intérieure
Montage des roulements
Montage sur arbre tournant (bague intérieure serré)

PRESSE

Tube en appui
Sur la bague intérieure
Montage des roulements

Si l’ajustement est serré sur l’arbre et dans le logement, on emploie une douille
agissant à la fois sur les deux bagues.
Montage des roulements

Pour le montage des roulements coniques :


il y a deux types de manchons : le manchon de serrage le plus courant, et le manchon
de démontage qui facilite le démontage des gros roulements.
Montage des roulements

Pour le serrage de l’écrou, il faut contrôler la douceur de la rotation et la facilité de la


rotulation de la bague extérieure. L’utilisation des cales d’épaisseur s’avère judicieux.
Montage des roulements

Réglage du jeu interne d’un roulement à rotule sur billes à l’aide d’une clé spéciale.
Montage des roulements

Montage à chaud
La température du roulement ne doit pas être trop élevée, de façon à ne pas
modifier les caractéristique de l’acier. Température maximum : 110°C Le
chauffage à la flamme est à proscrire absolument.

Les différents modes de chauffage utilisés sont :


— Bain d’huile
— Table chauffante
— Étuve
— chauffage par induction
— refroidissement de l’arbre à l’azote liquide ( - 170°c)

Les appareils de chauffage conçus par les sociétés SKF et SNR sont remarquables.
Démontage des roulements

Démontage
Comme pour le montage, le démontage ne doit pas transmettre l’effort de démontage aux
éléments roulants. Le démontage du roulement s’effectue en général à l’aide d’un
extracteur dont les griffes prennent appui sur la partie de la bague dépassant
l’épaulement.
Démontage des roulements

Démontage avec extracteur ou à la presse


Roulement montés à ajustement serré sur l’arbre
Il faut saisir le roulement par sa bague intérieure afin de ne pas transmettre l’effort
d’arrachement par les éléments roulants
Démontage des roulements

décolleur

Si le roulement bute contre un épaulement plus haut que l’épaisseur de la bague, on peut
le décoller grâce à l’appareil ci-dessus.
Démontage des roulements

décolleur

Extraction de la bague intérieure d’un roulement à rouleaux cylindriques.


Démontage des roulements

Figure B

Figure A

Démontage des roulements à alésage conique


Pour les roulements montés sur manchon de serrage, il faut d’abord dévisser l’écrou
puis extraire le roulement par sa bague intérieure. Les roulements montés sur
manchon de serrage sont extraits par l’intermédiaire d’un écrou de démontage (fig.
A). Pour les gros roulements montés directement sur l’arbre dont la portée est
conique le démontage se fait par pression hydraulique fig. B).
Démontage des roulements

Exemple d’outillage :
Après montage de la
pince, on fixe par filetage
le dispositif à inertie. On
extrait le roulement en
lançant la masse vers la
poignée

Masse à inertie

Permet, après dépose de l’arbre, d’extraire le roulement de son logement, grâce à une pince
expansible venant prendre appui sur la face arrière du roulement.
Démontage des roulements

Extracteur permettant le démontage des roulements à billes par des embouts s’insérant entre
les deux bagues du roulement.
MAINTENANCE

Généralement, le roulement en fonctionnement ne demande aucune surveillance ou


intervention, hormis les apport de lubrifiant lorsqu’ils sont prévus. Dans certaines
applications, une défaillance du roulement doit être évitée soit pour des raisons de
sécurité (aéronautique, ventilation des mines…) soit pour des raisons économiques
(détérioration de la machine, arrêt de production). Il est alors nécessaire de procéder
à une surveillance et à un entretien préventif.
MAINTENANCE

Une amorce de détérioration peut être diagnostiquée par un dépassement par le


roulement de son niveau normal en vibration, bruit, température, couple de rotation.
Le moyen de contrôle le plus général porte sur le niveau vibratoire. La détection peut
se faire de façon sommaire à l’oreille (transmission par stéthoscope ou tige
métallique) ou bien par des dispositifs électroniques (analyseur de fréquence ou
d’amplitude) qui donnent l’alerte ou arrêtent la machine.
MAINTENANCE

L’efficacité de ces contrôles repose sur la qualification et l’expérience de l’opérateur


ainsi que sur la qualité du matériel mis en œuvre. Dans le cas des roulements lubrifiés
à la graisse, le suivi du niveau thermique est aussi un bon indicateur de l’état du
roulement.
MAINTENANCE

La fréquence des contrôles dépend de la fiabilité recherchée, du taux d’utilisation du


matériel et de l’organisation interne des entreprises. Cette fréquence doit être basée
sur la durée de vie probable du roulement.
Origine des détériorations

— Mauvaise qualité du montage.


Méthode et moyens insuffisants ou mal adaptés.
Pollution au montage
Mise en place brutale.
Mauvaise construction des organes récepteurs : arbres et logement hors tolérance, mauvais
accès du lubrifiant, défaut d’alignement.
Origine des détériorations

— Condition de fonctionnement
Surcharges accidentelles ou non.
Vibrations en marche ou à l’arrêt.
Vitesses excessives.
Flexions d’arbres.
Origine des détériorations

— Conditions d’environnement
Température ambiante trop basse ou trop élevée.
Passage de courant.
Pollution par l’eau, la poussière, les produits chimiques, les déchets textiles….
Origine des détériorations

— Lubrification
Mauvais choix du lubrifiant.
Qualité inadapté.
Fréquence d’entretien inadéquate.

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