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I - Historique de l’Obésité

 l9ème siècle, les peintres choisissaient pour leurs portraits des femmes pleines et
grasses. Ce n'est qu'au début du 20ème siècle que les critères de la beauté féminine se
sont orientés vers la minceur
 Le surpoids et la corpulence ont commencé à être considérés comme indésirables
et les compagnies d'assurance ont commencé à recueillir des statistiques à propos
du lien entre le poids et la longévité afin d'établir les tarifs de l'assurance vie et plus
tard de l'assurance maladie. Ils ont permis d'établir les premières tables qui
définissent les poids souhaitables que ce soit pour les hommes ou pour les femmes
selon la taille et 1'ossature
 les gens n'aiment pas avoir un surpoids ou être obèses.
 Pour le corps médical 1'obésité est considérée comme étant une maladie
chronique associée à d'autres pathologies comme le syndrôme polymétabolique
II - Obésité aux USA
 L'étude NHANES II (National Health And Nutrition Examination
Surveys) réalisée entre 1988 et 1990 - a montré que  33% des
américains souffraient d'obésité
 Aux USA l'obésité est considérée comme une épidémie et
gouvernement insiste beaucoup sur le fait que les américains
mangent trop et font trop peu d'activité physique  beaucoup
d'efforts pour faire le marketing nécessaire afin que le citoyen
américain moyen augmente son activité physique. Par exemple,
elle incitait les gens à prendre les escaliers au lieu des ascenseurs et
à faire des petites marches quotidiennes etc...
 Au Moyen-Orient, l'obésité est plutôt rencontrée surtout chez les
hommes de statut socio-économique élevé et chez les femmes de
statut économique bas.
II - Composants du poids corporel

• Le poids corporel est la somme des poids des os, des muscles, des
organes, des fluides corporels et du tissu adipeux.
• La majorité des adultes maintiennent un poids-corporel stable. Ceci
est dû à un système complexe incluant des mécanismes
neurologiques, hormonaux et chimiques qui maintiennent un
équilibre entre les apports et les dépenses énergétiques.
• Les anomalies de ces mécanismes induisent des fluctuations de
poids aboutissant au surpoids et à 1'obésité.
• Traditionnellement le corps est assimilé a un modèle bi-
compartimental :
 la masse grasse (graisses corporelles)
la masse non grasse.
II - Composants du poids corporel (suite)
• Masse grasse comprend:
• les graisses de réserve (tissu adipeux)
• les graisses de constitution qui se trouvent dans le tissu nerveux, le
squelette et les tissus maigres (membranes cellulaires)
• Masse maigre de l'organisme est par contre la masse corporelle
dépourvue du tissu adipeux (graisses de réserve) , ce qui veut dire la
masse des muscles, du squelette, des fluides et du tissu nerveux.
– La masse maigre de l'organisme augmente avec l'activité physique
et diminue avec l'âge. Cette masse est le déterminant majeur du
MB
- L'eau qui constitue 60 à 65% du poids corporel est le composant le plus variable du poids
corporel et le statut d'hydratation du corps induit le plus de fluctuations du poids
- Quand il y a gain de poids, la masse musculaire et la masse du squelette augmente en
guise d’ajustement pour soutenir ce gain.
En fait la masse supplémentaire gagnée est constituée de 29% de masse non grasse
(squelette et muscles)
III - Graisses corporelles
• Les graisses corporelles sont qualifiées soit de graisses de réserve soit de
graisses essentielles.
• Les graisses de réserve : elles sont localisées dans la région sous-cutanée et
autour des organes internes pour les protéger contre les traumatismes et les
chocs mécaniques.
Le tissu adipeux est le lieu de stockage des graisses de réserves, principale
réserve énergétique du corps humain. Les graisses sont stockées sous forme
de triglycérides dans les adipocytes ou cellules adipeuses. Ces cellules
peuvent augmenter le volume d'une façon exponentielle.
Les athlètes professionnels et les sportifs possèdent beaucoup moins de
graisses corporelles que les personnes normales non sportives
• Les graisses essentielles: chez la femme constituent jusqu'a 12 % du poids
corporel sous forme de dépôts au niveau des seins, des hanches, des fesses et
de la région pelvienne. Ces dépôts lui confèrent les caractères sexuels
secondaires. Il n'est pas très clair si ces graisses constituent une réserve ou
non.
IV - Graisses corporelles (suite)
- Les graisses totales chez l'homme adulte de poids normal constituent 8 à 24
% du poids corporel alors que chez la femme adulte a poids normal cette
proportion varie entre 21 et 35 %

Homme Femme
Graisses totales 8-24% 21-35 %
Graisses de réserve 5-21 % 9-23 %
Graisses essentielles 3% 12 %

 Chez les deux sexes une proportion de 3 % des graisses essentielles se trouvent
au niveau de la moelle osseuse, des poumons, du foie, de la rate, des reins, des
intestins, des muscles et du tissu nerveux. Ces graisses sont nécessaires pour le
fonctionnement physiologique normal et il n'est pas souhaitable que la proportion
de graisses corporelles baisse au dessous de celle des graisses essentielles.
1. Les deux types de tissu adipeux
II existe deux formes de tissu adipeux:
• Le tissu adipeux blanc est le tissu adipeux classique localisé dans la
région sous-cutanée et au niveau viscéral abdominal où sont stockées
les graisses principales sources d'énergie.
• Le tissu adipeux brun existe chez les nouveau-nés et dans une
moindre mesure chez 1'adulte. II se trouve surtout dans la région
scapulaire et sous-scapulaire.
Sa couleur brune est due à deux facteurs : une vascularisation intense
et sa concentration en cytochromes et en mitochondries
• Les études chez 1'animal ont montré que ce tissu est le site de
production de chaleur pour 1'adaptation au froid et pour dissiper
1'excès de calories consommées
• Quand on parle de tissu adipeux sans autre spécification, il s'agit du
tissu adipeux blanc et non brun.
2. Les adipocytes du tissu adipeux blanc

• L'adipocyte mature est une grande cellule constituée d'une seule


vacuole lipidique entourée par un cytoplasme mince contenant le
noyau et les mitochondries. Le volume occupé par la vacuole
lipidique varie entre 80% et 95% du volume total de la cellule.
• Le tissu adipeux augmente de masse:
– en augmentant la taille de ses adipocytes, phénomène appelé
HYPERTROPHIE
– en augmentant le nombre de ses adipocytes, phénomène appelé
HYPERPLASIE.

Le gain de poids peut être le résultat de:


o l'Hypertrophie
o l'Hyperplasie
o l’association de deux processus
2. Les adipocytes du tissu adipeux blanc (contd)
• Les réserves de graisses peuvent augmenter de 1000 fois rien qu'à travers
l'hypertrophie toute seule, qui continue jusqu'à ce que l'adipocyte atteint sa
taille maximale.
• L'hyperplasie a lieu principalement durant l'âge de croissance (enfance
adolescence), mais peut également avoir lieu à l'âge adulte quand les
adipocytes atteignent leur taille maximale.
• Durant l'enfance et l'adolescence le nombre d'adipocytes augmente aussi
bien chez les enfants et adolescents de poids normal que chez les enfants et
adolescents obèses, mais chez qui ces derniers l'augmentation du nombre
d'adipocytes est plus rapide.

 L'hyperplasie ne peut avoir lieu avant l'atteinte du volume maximal de


l'adipocyte (après l'hypertrophie maximale)
 Quand on perd du poids, c'est la taille ou le volume des adipocytes qui
diminue mais leur nombre ne change pas.

Un adipocyte formé est donc là pour toujours.


Development des Adipocytes

Pendant la Qd l’apport energetique Qd les addipocytes atteignent leur Avec la perte de poids , le
croissance, le depasse les depenses, les taille maximale et que l’apport volume des adipocytes
nombre adipocytesaugmentent de energetique continue a depasser les diminue mais pas leur
d’adipocytes volume depenses, le nombre d’adipocytes nombre
augmente augmente de nouveau

Changement de l’adiposite avec reduction du poids chez l’obese


Masse corporelle 149 Kg 103 Kg 75 Kg

Taille adipocyte 0,9 μg /cellule 0,6 μg /cellule 0,2 μg /cellule

Nombre Adiocyte 75 Milliards 75 Milliards 75 Milliards


3. Stockage des graisses corporelles
 La majorité des graisses de réserve viennent des graisses alimentaires
 Les excès d'hydrates de carbone et de protéines sont également transformés
en graisses corporelles mais suivant un processus lent, peu efficace et
coûteux énergétiquement.
 Dans les conditions normales, très peu d'HCO sont utilisés pour synthétiser
du tissu adipeux. Ce processus coûte 3 fois plus d'énergie en le comparant au
processus qui transforme les graisses alimentaires en tissu adipeux.
 La consommation d'excès d'HCO induit une prise de poids chez l'individu
non par transformation des HCO en graisses mais en inhibant l'utilisation
(oxydation) des graisses comme source d'énergie
 Certaines études ont montré que la simple réduction des apports de graisses
alimentaires ne suffit pas pour éviter l'obésité et qu'il vaut mieux réduire les
apports de calories et par conséquent des HCO également
3. Stockage des graisses corporelles (contd)
• TG (alimentaires) ---chylomicrons Foie qui synthétise les VLDL qui
transportent les TG provenant des chylomicrons et ceux synthétisés par
le foie à partir des acides gras libres.
• La lipoprotéine-lipase ou LPL localisée dans la partie luminale des
capillaires au niveau du tissu adipeux est responsable de:
o détachement des TG à partir des VLDL pour les incorporer aux adipoctytes.
TG/VLDL ---- LPL------- Adipocyte
o hydrolyse les TG en AGL et glycérol. Le glycérol revient vers le foie alors
que les AGL entrent dans les adipocytes
TG----- LPL------- AGL + Glycérol.

adipocytes Foie
( AGL sont ré-estérifiés en TG)
o Les LPL induisent un stockage de graisses au niveau des adipocytes. Ce même effet
est observé au niveau des cellules musculaires.
o Les personnes ayant une activité élevée des LPL stockent plus efficacement les
graisses que les personnes normales. Ceci est observé chez les obèses au niveau des
adipocytes mais pas au niveau des cellules musculaires où l’activité des LPL est la
même chez les obèses et les non-obèses  un apport modéré d’énergie
supplémentaire chez les obèses se traduit par une prise de poids importante
4. Stockage des graisses - Rôle de la Lipoprotéine-Lipase
• Quand les tissus métaboliquennent actifs ont besoin d'énergie,
TG (adipocytes)----HSL-- AGL+ glycérol
HSL: LIPASE sensible aux hormones (Hormone-Sensitive-Lipase)
• Certaines hormones stimulent 1'activité des LPL dans différents
tissus adipeux:
– Dans la région glutéofémorale, les œstrogènes stimulent LPL
(obésité gynoide chez les femmes) et au niveau des seins. Donc,
elles induisent le stockage des graisses dans ces 2 régions. Au
niveau des seins, stockage assez d'énergie pour la grossesse et
l'allaitement.
– Par contre, dans la région abdominale, les œstrogènes stimulent
la LIPOLYSE, le gain de poids abdominal après la ménopause
pourrait être explique par le manque d’œstrogènes.
4. Stockage des graisses - Rôle de la Lipoprotéine-Lipase
• L'activité des LPL augmente pendant les périodes de gain de poids
aussi bien chez les obèses que chez les non-obèses.
• Par contre, après la perte de poids, l'activité de la LPL retourne à la
normale chez les non-obèses alors que chez les obèses qui ont perdu
du poids elle reste non seulement élevé mais augmente encore
d'activité, ressemblant ainsi à une réaction de défense contre la perte
de poids. Ceci explique les regains rapides de poids chez les obèses
qui après une diète hypocalorique reprennent les mauvaises
habitudes d’une diète libérale.
• L'activité de la LPL augmente aussi après l'arrêt de fumer la
cigarette.
Le fait de fumer la cigarette est souvent associé au maintien d'un
poids relativement acceptable alors que 1'arrêt de la cigarette est
associé à un gain de poids.
V- Régulation du poids corporel
Régulation du poids
corporel

Facteurs régulateurs de l'apport


Régulation à énergétique:
court terme •Thermogénèse et effet
thermogénique des aliments
•Dépenses énergétiques au
Régulation à repos
long terme •Activité physique
•Neurotransmetteurs
•Hormones
•Peptides intestinaux
V- Régulation du poids corporel (suite)
1- Régulation à court terme
Le contrôle du poids à court terme se fait à travers les facteurs qui commandent la
faim, 1'appétit et la satiété.
◦ La satiété est associée à un état post-prandial ou un excès d'aliments a été stocké.
◦ La faim est associée à un état postabsorptif quand ces stocks ont été mobilisés.
◦ L'appétit par contre peut avoir lieu en réponse à un stimuli extérieur (odeur,
aspect, saveur ... des aliments) malgré la satiété.
Le déclenchement de l'appétit est beaucoup plus facile que celui de la satiété
Les personnes âgées sont plus vulnérables aux gains et aux pertes de poids en
réponse aux apports alimentaires en excès ou par défaut comparées aux jeunes.

2- Régulation à long terme


Une théorie de mécanisme de rétro-contrôle impliquant des signaux venant de la
masse adipeuse. Ces signaux sont déclenchés quand la "composition normale" de
l'organisme est perturbée surtout si le poids diminue. Ce facteur semble plus important
chez les jeunes que chez les personnes moins jeunes ou âgées
Dépenses
3- Facteurs régulateurs de l'apport énergétique
énergétiques au
repos (REE)

Apports Pool corporel Dépenses Thermogénèse


caloriques (organisme) caloriques obligatoire des
aliments (TO)

Thermogénèse
facultative (TF)
A- Dépense énergétique au repos: REE
La dépense énergétique au repos appelée en anglais Dépenses dues à
« Resting Energy Expenditure » est 1'énergie l'activité physique
dépensée pour maintenir les fonctions vitales de
l'organisme (circulation, respiration, fonction
rénale, synthèse de composés organiques, pompes
ioniques membranaires, CNS, thermogénèse,
foie...) et 1'homéostase.
DEPENSE ENERGETIQUE AU REPOS PAR ORGANE
REE est comptabilisée à 60 - 75% du total des dépenses énergétiques

ORGANE % de la REE
Foie 29%
CERVEAU 19
COEUR 10
REIN 7
MUSCLES STRIES (au repos) 18
Le reste 17
TOTAL 100

 Le métabolisme basal (MB) est une forme de REE mais qui ne peut être estimée de
façon pratique vu que pour mesurer cette forme de REE 1'individu doit répondre aux
critères suivants:
•Réveillé
•A jêun depuis10-12h
•N'ayant pas consommé de caféine ou d'alcool depuis plus de 12 heures
•Au repos absolu physique et mental
•En équilibre thermique avec le milieu de façon à prévenir une dépense énergétique
destinée à réchauffer 1'individu comme le fait de trembler
A- Facteurs qui influencent la REE

a- La masse corporelle:
• les personnes à poids élevé ont des REE supérieures à celles ayant des poids
inférieurs.
• Une différence de poids de 10 Kg aboutit à une différence de REE de 120 cal/jour chez les
adultes.
• De plus, si deux personnes ont le même poids, c'est celle qui a la taille la plus longue qui a
la REE la plus élevée vu que sa surface corporelle sera la plus grande.

b- La composition corporelle:
• Le determinant principal de la REE est la masse maigre de l'organisme ou
LBM (Lean Body Mass) qui peut être déterminée par l'une des méthodes décrites
auparavant notamment 1'impédance bioélectrique

c- L'âge:
• La REE est la plus élevée à l'âge de la croissance maximale et ceci correspond aux deux
premières années de la vie et réatteint un pic plus bas vers la puberté.
• La perte de Masse maigre avec 1'âge est associée à une baisse de la REE.
• Cette baisse équivaut à 2 à 3 % de déclin par décennie d'âge à partir du début de l'âge
adulte. Ces changements corporels peuvent être atténués par la pratique d'exercices
physiques qui maintiennent la masse musculaire.
d- Sexe:
• Les femmes qui ont plus de graisses dans leur organisme ont une REE inférieure de 5 à
10% comparées aux hommes de même poids et de même taille.
e- Statut Hormonal:
 Dans les troubles endocriniens, le MB et la REE pourraient être perturbés, comme dans
l'hyperthyroidie et l'hypothyroidie où la REE est respectivement plus élevée et moins
élevée.
 Chez la femme, la REE avant l'ovulation est inférieure à la REE après l'ovulation dans une
proportion de 150cal/jour.
f- La fièvre:
 Quand la température corporelle augmente en cas de fièvre, pour chaque degré en
dessous de 37 °C, le MB augmente de 13%. Donc, lorsque la température est de 40 °C, le
MB augmente de 40%
g- Les extrêmes de température:
 Les personnes qui vivent dans les régions tropicales ont une REE supérieure de 5 à 20 %
que ceux qui vivent dans des zones tempérés; de même, l'activité physique par climat
chaud augmente la REE
 Le fait d'être athlète ou de faire régulièrement une activité physique modérée ou
importante: ceci augmente la masse musculaire métaboliquement active.
B- Thermogénèse et Effet thermique des Aliments.
 L'effet thermique des aliments est appelé "Thermic Effect of Food"
TEF ou également "Diet Induced Thermogenesis" Thermogénèse
induite par la diète.
 La TEF est comptabilisée environ a 10% des dépenses
énergétiques totales . Elle est constituée de deux composantes:
- la thermogénèse obligatoire (TO) et la thermogénèse facultative (TF)
 La thermogénèse Obligatoire (TO) est l'énergie requise pour digérer,
absorber et métaboliser les nutriments. Ceci comprend la synthèse et
le stockage des CHO's, graisses et protéines
 La Thermogénèse facultative (TF) est l'excès d'énergie dépensé au-
delà de la TO. Les auteurs indiquent que son site est le tissu adipeux
Brun (TAB).
 TF est stimulée par le système sympathique : TEF protéines > TEF
glucides > TEF lipides 
B- Thermogénèse et Effet thermique des Aliments (contd).

• TEF augmente avec le volume du repas (Calories).


• Les aliments épicés stimulent et prolongent le TEF.
• Le froid, la caféine et la nicotine stimulent également le TEF
TEF est influencée par l'âge ( ↓ ), et l'activité physique ( ↑).
• La TEF et particulièrement la TO est la plus efficace après le petit-
déjeuner, moins efficace après le déjeuner et la plus basse après le diner
• En d'autres termes, il vaut mieux pour les personnes qui suivent une
diète amaigrissante de prendre des repas légers tôt le soir et des repas
plus consistants le matin pour profiter du TEF relativement plus élevé le
matin et en cours de journée.
C- Dépenses énergétiques liées à l'activité physique
L'énergie dépensée par 1'activité physique ou "Energy Expended in Physical Activity" (EEPA) est le paramètre de dépense énergétique
le plus variable. 
• Sa valeur peut varier de 10%, des dépenses totales comme chez les personnes alitées jusqu'à 50 % comme chez les athlètes. Donc, c’est
le paramètre le plus facilement contrôlable des dépenses énergétiques, on peut l’augmenter significativement.
D- Mecanisme de la thermogenese dans le TAB
Régulation nerveuse de la thermogénèse dans le TAB 
Les récepteurs au niveau du TAB sont de type ß3
Hypothalamus Chaleur
froid

Nerf sympathique
aliments Cellule adipeuse brune
noradrenaline
UCP1
H+
mitochondrie
mit
↑ AMPc 
↑ lipolyse dans TAB ß3 TG Chaine
+ hypertrophie du TAB respiratoire
+ activation de la thermogenese par
stimulation d’UCP1
Propriétés des ß3
- Rôle prépondérant dans la lipolyse et la thermogénèse
- 40% des dépenses énergétiques sont maintenues après un blocage spécifique des
récepteurs ß1 et ß2
- Une mutation fonctionnelle des récepteurs ß3 peut être associée à l’obésité
- L’activation de ces récepteurs ß3 pourrait être bénéfique dans le traitement de l’obésité.
- Les récepteurs de ß3 sont stimulés par la Sibutramine (Réductil®)
Tableau comparatif entre Blanc et Brun

Tissu comparatif Blanc Tissu comparatif Brun


Localisation Ubiquitaire à tout âge 7 sites chez les Nouveaux-nés (nuque, triangle
posterieur du cou, thyroide, Hile du rein, gaine
carotidienne de l’aorte, creux axillaire)
Composition 82% graisses 30% graisses
15% eau 55% eau
3% protéines 15% protéines
Vascularisation Riche approvisionnement capillaire Vascularisation plus importante que le tissu adipeux
Innervation Sympathique Sympatique
Fonction Stockage des aliments TG Thermogénèse
Origines Mésenchyme spécifique du tissu Mésenchyme spécifique du tissu adipeux brun
adipeux blanc
Morphologie Uniloculaire Multiloculaire
Médiateurs: Neurotransmetteurs, Peptides du tube digestif
Hormones

• II existe une série de médiateurs qui régissent la prise alimentaire. Ces médiateurs sont de 3 types:
Neuromédiateurs cérébraux, peptides du tube digestif et hormones.
Cette multitude de médiateurs connus démontrent la complexité du mécanisme mis en jeu pour régler
(inhiber ou stimuler) la prise alimentaire et ceci met en relief la difficulté ou 1'insuffisance de jouer
sur un seul de ces facteurs afin de combattre la prise de poids.
• Comment l’organisme contrôle ses réserves:?
Impliqués dans le contrôle des réserves énergétiques, le T.adipeux, le foie, l’estomac et l’intestin
émettent des signaux hormonaux ou nerveux qui renseignent le cerveau sur l’etat des stocks d’energie
et du tube digestif
Médiateurs: Neurotransmetteurs, Peptides du tube digestif Hormones
1- Neurotransmetteurs cérébraux :
 Le système régulateur de la prise alimentaire comprend des
neurotransmetteurs cérébraux dont la sécrétion est stimulée ou inhibée
par des signaux provenant des différents tissus corporels
 Noradrénaline et Dopamine : elles agissent sur l’hypothalamus pour
stimuler la satiété ( ↓ l’appétit)
 Sérotonine et Neuropeptide Y (NY): Diminution de sérotonine et
augmentation de NY sont associés à la stimulation de l’appétit
(Si ↑  inhibition de l’appetit (comme Reductil)

 CRF (Corticotropin-Releasing factor) stimule la sécrétion des


hormones adrenocorticotropiques est un inhibiteur propre et puissant de
l’appetit. Il diminue la prise alimentaire par lui-même et affaiblit la
réponse alimentaire induite par le NPY. La sécrétion de CRF est
stimulée pendant l’exercice physique, durant la période de jeune et
souffrance de dépression nerveuse
2- Peptides du tube Digestif 
◦ Cholecystokinine ou CCK : hormone sécrétée par le grêle et qui inhibe la
prise alimentaire au niveau cérébral. Elle est stimulée par l’arrivée des
graisses et des protéines dans l’intestin.
◦ Bombésine : sécrétée par les cellules nerveuses du tube digestif, elle réduit
la prise alimentaire et stimule la sécrétion de CCKinhibe la prise
alimentaire
◦ L’Apolipoprotéine A 4 : sécrétée par l’intestin qui stimule la satiété suite
à un repas riche en graisses.
◦ Peptide YY3-36 (PYY3-36) : sécrété par les cellules endocrines du grêle et
du côlon, en réponse à la prise alimentaire.
◦ Chez les personnes non-obèses, le PYY3-36 inhibe la sécrétion de
Neuropeptide Y au niveau de l’hypothalamus== inhibition de l’appétit
(stimulation de la satiété)
◦ Chez les sujets obèses, Le PYY a stimulé la satiété ce qui oriente
les recherches vers l’utilisation du PYY dans le traitement de
l’obésité.
3- Hormones
Les hormones qui ont une action significative sur le poids corporel sont:
◦ Insuline
◦ Leptine
◦ Résistine
◦ Ghréline
◦ Obestatine
◦ Hormones Thyroidiennes

a- Insuline
 L'insuline agit sur le SNC et sur les nerfs périphériques pour régler la prise alimentaire
 L'action de l'insuline sur le SNC se manifeste par une inhibition de l'apport
alimentaire alors que sur les tissus périphériques l'insuline stimule la lipogénèse
 Une diminution de l'activité de l'insuline induit une réduction de l'activité du SN
sympathique et par conséquent une diminution de la thermogénèse. Il est donc fort probable
que les personnes obèses souffrant de résistance à l'insuline ou de manque
d'insuline aient une déficience de thermogénèse. De plus, plus la résistance à
l'insuline est élevée et plus le TEF est bas.
 L'Insulinémie à jeûn augmente avec l'importance de l'obésité. Beaucoup d'obèses
manifestent une résistance à l'insuline due à l'inefficacité des récepteurs, ils
manifestent également une intolérance au glucose et une hyperlipémie associée. Ces
problèmes sont généralement réglés avec une perte de poids.
b- Leptine
C'est une hormone sécrétée par le tissu adipeux qui renseigne le
cerveau sur la quantité de graisse emmagasinée dans 1'organisme. Sa
sécrétion est proportionnelle au pourcentage de graisses corporelles
Rôle de la Leptine

Stimulation d'UCP2
chez les animaux dans
Stimulation d'UCP1 chez les d'autres tissus que le
animaux dans le TAB TAB, particulièrement
le tissu adipeux blanc Stimule la depense energetique
peripherique thermogenese

Augmente la satiété
Stimulation de la
thermogénèse Stimulation de la
thermogénèse

Les femmes ont une leptinémie significativement plus élevée que les hommes vu leur
pourcentne de graisses corporelles plus élevées.
La leptine exerce un effet inhibiteur de 1'appétit alors que sur les tissus elle simule la
thermogénèse (TF) et ce en induisant une oxydation des graisses corporelles (utilisation
augmentée des graisses corporelles comme source d'énergie).
La leptine au niveau de 1'hypothalamus inhibe la sécrétion du Neuropeptide Y ce qui
diminue 1'appétit,
c- La Ghréline
• C'est une hormone produite par l'estomac.
• Elle agit sur l'hypothalamus pour stimuler l'appétit et sur les autres
tissus pour diminuer le métabolisme et l'oxydation des graisses, c'est à
dire que la Ghrélinémie est maximale chez les individus maigres ou
à poids normal alors que chez les obèses elle est basse.
• Les individus qui se mettent sur une diète hypocalorique voient leur
taux de Ghréline augmenter considérablement
• On remarque que la Ghrélinémie devient presque absente après la
chirurgie de pontage gastrique (chirurgie pour traiter 1'obésité)
• La ghrélinémie est maximale avant les repas (estomac vide) et chute
considérablement après les repas chez les personnes à poids normal. Il
semble que chez les obèses la Ghrélinémie reste relativement stable
pendant la journée et ne chute pas après les repas
d- Obstétine:
• L'obstétine est une hormone sécrétée par l'estomac. Elle coupe
l'appétit chez les rats et s'oppose à l'action de Ghréline (Dc inhibition
de l’appetit)
• Chez le rat normal, elle diminue le poids de 20 % après 8 jours
d'administration. Elle agit par diminution de la motilité intestinale avec
une sensation de pleintude et par conséquent, une diminution de
l'appétit. Elle n'a pas été étudiée chez l'homme.

e- La résistine
• C'est une hormone nouvellement connue. Sa fonction est variable d'un
animal à l'autre et chez certains animaux elle antagonise l'action de
l'insuline.
G- Hormones Thyroidiennes 
• Les hormones thyroidiennes T3 et T4 modulent la réponse tissulaire aux
catécholamines sécrétées par le SNS.
• Une baisse de T3 diminue la réponse tissulaire au SNS et par
conséquent ily a une diminution de la thermogénèse d'adaptation
• De telles défectuosités hormonales pourraient être derrière les gains de
poids exagérés de certains obèses
• Les femmes devraint être testées pour hypothyroidie et
particulièrement après la menopause, car 1'hypothyroidie est plus
fréquente que l'on pensait.

Les bonnes habitudes alimentaires et celles concernant la pratique d'une


activite physique régulière devraient commencés dès l'enfance très tôt dans la
vie
VI- Déséquilibre du poids corporel
1- Introduction
• L'obésité est directement liée à une mortalité plus élevée que chez les
personnes à poids normal.
• Les maladies chroniques tels que les MCV, le Diabète, 1'HTA, les
AVC, 1'apnée de sommeil, les maladies de la vésicule biliaire,
certains cancers et l'arthrose sont étroitement associés à une forme
d'obésité appelée obésité androîde et sont d'autant plus graves que
1'obésité est plus importante.
• Obésité androide ou de type viscéral ou infra-abdominal fait partie
d'un syndrome appelé syndrôme métabolipue ou syndrôme
polymétabolique
• Le concept simpliste de l'obésité comme étant le résultat d'un apport
exagéré d'énergie et un manque d'activité physique est de plus en plus
abandonné en faveur de celui d'une interaction complexe entre les
facteurs physiologiques, métaboliques et génétiques qui aboutissent à
un état physique indésirable.
2- Etiologie de l'Obésité

Facteurs héréditaires: -Facteurs


environnementaux
Mécanismes physiologiques
OBESITE -Habitudes Alimentaires
de régulation:
Neurottransmetteurs -Activité physique
cérébraux, Peptides Gastro-
intestinaux, hormones …

-Les facteurs génétiques et environnementaux interréagissent ensemble à travers des


paramètres multiples
-Ces paramètres comprennent des facteurs psychologiques, socio-culturels, habitudes
alimentaires, activité physique ainsi que les mécanismes physiologiques de régulation de la
prise alimentaire et de la régulation du poids
a- Facteurs Héréditaires

 Une grande partie des facteurs de régulation hormonaux et neuro­cérébraux impliqués


dans la régulation du poids corporel sont déterminés par le patrimoine génétique
 Les facteurs héréditaires déterminent également la taille et le nombre des adipocytes,
la REE, le MB etc...
 L'hérédité est essentielle dans 1'obésité, elle a un rôle de participation de 66- 80%
 Une estimation plus raisonnable donne 33% la part de 1'hérédité dans la détermination
du BMI et par conséquent de l'obésité
 Un grand nombre de gènes impliqués dans 1'obésité, deux gènes considérés les plus
importants: le gène Ob produisant la Leptine et le gêne exprimant le récepteur 3
adrénergique; ce dernier est localisé au niveau du tissu adipeux et sa stimulation par
les catécholamines augmente le MB et la thermogénèse.
b- Facteurs environnementaux influant sur la prise de poids
• La consommation excessive de calories peut être active ou passive
• La surconsommation calorique active est due aux volumes très grands des
portions acceptées comme normales. Les portions et les calories d'un seul
repas suffisent pour assurer les besoins caloriques de la journée entière.
• La surconsommation passive veut dire la consommation de repas de volume
normal mais très denses en calories par ex. des fast­foods et des patisseries
• On remarque que la personne mange moins quand un seul plat est disponible,
ceci est dû à la satiété sensorielle spécifique. Elle résulte du fait que quand
on consomme un aliment il devient moins attirant au fur et à mesure. Quand
d'autres aliments sout présents, la personne passe d'un aliment à un autre pour
satisfaire son plaisir
 Avec cette surconsommation calorique dans les sociétés occidentalisées et

particulièrement la société libanaise, il y a un manque d'activité physique ce


qui diminue les dépenses énergétiques.
 De même, la sédentarité qui est devenue encore plus importante avec la

présence de TV 24h/24 dans tous les foyers ainsi que les longues séances
devant les ordinateurs et 1'accès illimité à1'internet aggrave 1'incidence et la
prévalence de 1'obésité par manque ou absence d'activité physique dans nos
sociétes en ce debut du 21ème siècle.
3- Définition et Evaluation de l'Obésité
 L'obésité est une maladie Chronique et non une condition
physiologique liée à l'esthétique.
 Elle est définie comme étant une accumulation élevée de
tissu_ adipeux menant à un poids corporel supérieur aux
valeurs communément admises.
 La détermination et l'évaluation de 1'obésité et du surpoids
se font selon les diverses méthodes de 1'évaluation
nutritionnelle
a. Comparaison des méthodes de détermination du pourcentage des graisses
corporelles
Methode Commodite Precision Evaluation des graisses regionales

Taille/poids Facile Elevee Non


DEXA Facile Elevee Non
BMI Facile Elevee Non
Pli cutane Facile Faible Oui
Impedance Bioelectrique Facile Elevee Non
IRM Difficile Elevee Oui

b. Interprétation des valeurs du BMI (classification du poids selon BMI


CLASSIFICATION BMI Kg/m2
Sous-poids < 18,5
Poids normal 18,5 – 24,9
Surpoids 25,0 – 29,9
Obesite 30,0 – 34,9
Obesite severe 35,0 – 39,9
Obesite morbide ≥ 40,0
C- Calcul du pourcentage des graisses corporelles a partir du BMI

% de graisses corporelles = 1,3 (BMI) + 0,23 (age) – 10,8 (sexe) – 5,4

 La valeur du sexe estde 1 pour l’homme et 0 pour la femme


 De plus, le %des graisses corporelles augmente avec l’age meme si le poids reste stable

CLASSIFICATION HOMMES FEMMES


Marge mauvaise pour la santé (Trop bas) ≤5% ≤8
Marge souhaitable 6-15% 19-23%)
Marge acceptable (limite supérieure) 16-24% 24-31
Marge mauvaise pour la santé (trop é1evé) ≥ 25 % ≥32%

L’evaluation du poids corporel et des risques associes au surpoids et al’obesite


• selon BMI
• selon les tables de Metropolitaine
•Par calcul du PI et comparaison avec le poids actuel
•Par evaluation de la proportion de graisses corporelles
•Par evaluation du type d’obesite (gynoide, androide)
•Par evaluation des risques selon BMI
D- Classification de l’obesite relativement au poids corporel
- Calcul du pourcentage du poids actuel par rapport au poids ideal:

% PI = (poids actuel ÷ poids Ideal) x 100 = A

A DIAGNOSTIC

> 200 Obesite Morbide


150 - 200 obesite severe
120 - 149 Obese
110 - 119 Surpoids
90 - 109 Poids Normal
80 - 89 Malnutrition Légere
70 – 79 Malnutrition Moderee
< 70 Malnutrition Severe
E- Distribution regionale du tisssu adipeux
• L’interet porte au phenotype de l’obesite est de plus en plus important vu
le lien entre les risques de maladies liees a ce phenotype
• La distribution regionale des graisses est controlee par la genetique et
differe entre les hommes et les femmes
• La distribution regionale des graisses est un element d’estimation des
risques associes a l’obesite

TYPE DESCRIPTION

Type I Excès de masse corporelle ou excès de graisses corporeltes distribuées à la facon homogène dans l'organisme
(à ne pas confondre avec la masse musculaire). Ce type d'obésité est souvent appelé obésité "Ovoïde"
vu qu'elle englobe toutes les parties de 1'organisme.

Type II Excès de graisses sous-cutanées tronco-abdominales = au niveau du tronc et surtout au niveau de1'abdomen

Type III Exces de graisses abdominales viscérales = accumulation de graisses dansla cavité abdominale. Ce type
d'obésité est particulierement lié aux facteurs de risques métaboliques tels que 1'intolérance au Glucose,
HTA, les hyerlipémies et les dyslipidémies = syndrôme métabolique

Type IV Excès de graisses glutéo-fémorales ou accumulation de graisses au niveau des hanches et des fesses. Ce type
d'obésité est surtout prévalent chez les femmes et n'est pas associé aux risqué métaboliques
G- Classification phenotypique de l’obesite
(selon les criteres anglo-saxons)
 Dans cette classification on reconnait deux types de distribution régionale des
graisses:
 Excès de graisses tronco-abdominales: ce type d'obésité est appelé obésité
androîde ou obésité en pomme ou encore obésité abdomino- viscérale
 Excès de graisses au niveau des fesses et des cuisses: ce type d'obésité est appelé
gynoîde ou obésité en poire ou encore obésité glutéo-fémorale
 Le dépôt des graisses glutéofémorale est probablement une réserve destinée à
soutenir les besoins énergétiques de la grossesse et de l'allaitement maternel.
 La progression de l'âge est un facteur important dans le développement de
l'obésité androide.

Obesite androide
(type III)
Obesite gynoide
(type IV)
H- Syndrôme métabolique et ovaires polycystiques
 L'obésité androîde est étroitement liée à la résistance à 1'insuline, l'intolérance au
glucose, l'HTA et les hyperlipémies.
 Lorsque 3 de ces anomalies sont en présence, le syndrôme est appelé Syndrôme
Métabolique ou encore Syndrôme polymétabolique
◦ Tour de taille > 102 cm chez les hommes
> 88 cm chez les femmes
◦ Triglycéridémie > 150 mg/dl ,
◦ HDL < 40 mg/dl chez les hommes
< 50 mg/dl chez les femmes
◦ TA > 135 / 85 mm de Hg
◦ Glycémie > 110 mg/dl
  L'obésité androîde chez lesfemmes est associée au syndrôme appelé ovaires
polycystiques. Après la ménopause, risque élevé de développement d'obésité androide
avec développement des anomalies du syndrôme métabolique.
 L'obésité gynoîde n'est pas associée aux anomalies observées dans le syndrôme
métabolique
 Obésités de type mixte : l'accumulation de graisses dans la région abdominale et dans la
région glutéofémorale.
H- Syndrôme métabolique et ovaires polycystiques (suite)
• Les syndrômes des ovaires polycystiques:(Polycystic Ovary Syndrome) est un
problème endocrinien caractérisé par une hyperandrogénie, une résistance à l'insuline
avec irrégularité des règles, anovulation chronique induisant des kystes de l'ovaire,
infertilité, acné, hirsutisme et alopécie.
• Les femmes atteintes de syndrôme d'ovaires polycyctiques sont à risque augmenté de
MCV, de diabète et de cancers de l'appareil reproducteur (cancer des ovaires et de
l'endomètre)
• Le traitement du syndrôme d'ovaires polycystiques comprend une diète
hypocalorique, exercices physiques et médicaments pour réduire les symptômes, afin
de réduire le poids et diminuer la résistance à 1'insuline

 Le BMI optimal: 20 et 25 (pour une longéivité normale)


 Les BMI >30= risques de mortalité > à la normale
 L'obésité pourrait avoir les complications suivantes:
MCV, Diabète de type II, HTA, AVC, maladies musculosquelettiques (arthrites,
arthrose, ...), dévelopement de calculs biliaires, 1'apnée de sommeil et 1'infiltration
graisseuse du foie non associée à la consommation d'alcool et qui pourrait progresser
vers une cirrhose hépatique.
 L'obésité est un facteur de risque pour les cancers, une mauvaise cicatrisation des
plaies et une réponse immunitaire déficiente en réponse au vaccin contre l'hépatite B.
VII- Bilan énergétique

A- Bilan énergétique = Apports – dépenses


◦ Bilan énergétique > 0 == surpoids
◦ Bilan énergétique < 0 == perte de poids
◦ Bilan énergétique = 0 == poids stable
B- Moyens de dépense énergétique
◦ Dépense Energétique au repos ou "Resting Energy Expenditure" REE (60 -75
%)
◦ Effet Thermique des Aliments ou "Diet Induced Thermogenesis" TEF 10%
◦ Energie dépensée pendant 1'activité physique: EEPA (15 - 30%)
 NB : Le pourcentage de distribution des dépenses énergétiques indiqué ci­dessus
concerne les personnes ayant une activité physique légère ou modérée
IX- GESTION DE L’OBESITE
1. Objectifs du traitement
• La réalisation du poids idéal n'est pas toujours réaliste dans les cas d'obésité et elle
n'est même pas souhaitable dans certains cas
• Le maintien du poids réduit est un but beaucoup plus important que la perte de poids.
• Les obèses qui souffrent de complications (diabéte, hyperlipémies, HTA etc...) et qui
perdent de faibles proportions de leur poids initial (5 à 10 %) ont beaucoup de chances
d'améliorer leur état de sang à court terme et de réduire la sevérité des morbidités
associées à 1'obésité.
• Les obèses qui perdent 10% de leur poids améliorent le contrôle de leur glycémie,
réduisent leur tension artérielle et leur taux de cholestérol C sanguin
• Les diabétiques ayant perdu 5 % de leur poids et qui ont maintenu cette perte sur un an
ont démontré après amélioration significative des valeurs de 1'hémoglobine glycosylée
après un an comparés à ceux qui ont regagné du poids.
• La perte de poids modérée est facilement réalisable et bénéfique pour réduire les
complications de 1'obésité, les études montrent que les obèses se fixent des objectifs
sévères de perte de poids qui sont difficilement réalisables et irréalistes.
• Tout obèse ayant un poids supérieur à la normale de 40 % a besoin de subir un
examen médical autre que 1'évaluation nutritionnelle
2. Rythme et volume de la perte de poids
 La perte de poids comprend aussi bien une perte de protéines et de graisses dans
des proportions déterminées jusqu'à un certain degré par le rythme de la perte de
poids.  
 La perte de poids lente et progressive favorise significativement la perte de
graisses et limite la perte des protéines des tissus vitaux (muscles). De plus, elle
évite le déclin de la REE qui accompagne la perte rapide de poids.
 L’approche favorite destinée à minimiser le déclin de la REE est la perte de poids
équivalente à 250 g à 750 g par semaine qui aboutit à une perte de poids au bout de
6 mois de 10 % du poids de départ pour ceux dont le BMI est supérieur à 35. 
 Pour les 6 mois qui viennent l’objectif doit être la conservation du poids plutôt
qu’une perte de poids supplémentaire
 Les objectifs finaux devraient être individualisés et réalistes en accordant à une
priorité à la perte de graisses.
 Il ne faut pas par exemple pour les obésités sévères se mettre des buts de BMI de
25
 Il existe des variations individuelles avec les mêmes apports caloriques ou les
pertes de poids ne sont pas les mêmes.
3. Stratégies de modifications du mode de vie
 Manger toujours assis à la même place à table ou inversement (si le problème est bien identifié) changer
toujours de place à table
 Quitter la table à manger aussitôt le repas terminé
 Ne jamais combiner les repas avec la TV ou la lecture, car l'association de deux plaisirs ou plus a un
effet synergique
 Ne jamais laisser les assiettes pleines à table en dehors des heures des repas
 Ne jamais emmgasiner les aliments en dehors des armoires destinées à cette fin
 Au restaurant limiter la consommation de pain à partir du panier à un seul pain et sans beurre ou avec
une petite quantité de beurre
 Ne stocker à la maison que des aliments sains, peu gras et peu caloriques
 Faire les achats de denrées alimentaires selon une liste préétablie et non sur choix sur place
 Faire ses achats de denrées alimentaires après les repas et non avant
 Planifier les repas et les snacks
 Planifier pour les évènements spéciaux et les invitations
 Débarasser la table des restes immédiatement à la fin des repas et les placer dans des récipients
spéciaux, les réfrigérer ou les congéler pour les repas suivants
 Convaincre le reste de la famille de consommer des repas sains
 Demander aux membres de la famille de contrôler ses propres repas et de donner les remarques
nécessaires
 Faire des activités sportives aux moments où 1'envie de prendre des snacks a lieu
 Les snacks doivent être composés de légumes et fruits frais au lieu de sucreries, patisseries ou
sandwiches gras
4. Stratégies de modifications des habitudes des repas
• Manger lentement et savourer lentement chaque bouchée
• Placer la fourchette et les ustensiles de repas sur la table entre chaque Bouchée
• Interrompre le repas de 2 à 3 minutes chaque quelque temps en entre
• Ajourner un snack souhaité d’une dizaine de minutes (ainsi l'appétit sera reduit)
• Servir la nourriture dans des petites assiettes
• Laisser une ou deux bouchées du repas dans 1'assiette sans la consommer

5 - Diètes Hypocaloriques
• La diète devrait être adéquate en nutriments mais réduite en calories de facon à mobiliser les
réserves de graisses pour subvenir aux besoins énergétiques.
• Un déficit calorique de 500 à 1000 calories par jour assure cette mobilisation des graisses sans
trop induire la néoglucogénèse qui à son tour induit l'utilisation des protéines corporelles comme
source d’énergie
• Indépendament de la restriction calorique il faut éduquer le sujet à manger sain et nutritif avec
une augmentation de son activité physique
• La diète hypocalorique doit avoir une composition normale en macronutriments : élevé en HCO
(50 - 55 %) des calories, généreuse en protéines (15 - 25 %) des calories et faible en graisses
(maximum 30% des calories)
5 - Diètes Hypocaloriques (contd)

 L’inclusion dans la diète de fibres supplémentaires est recommandée (fibres purifiées, légumes
etc…) : Réduire la densité calorique des repas, Stimuler la satiété en retardant la vidange gastrique
et Diminuer de façon limitée l’efficacité de l’absorption des nutriments.
 Le calcul des grammes de graisse dans la diète est: La règle à suivre est de déterminer le nombre
de calories puis la diviser par 4 (25 % des calories à partir des graisses) puis diviser une deuxième
fois par 9 (9 Calories par grammes) pour obtenir la masse de graisses à consommer. A titre
d'exemple, une diète de 1800 Calories doit comprendre 450 Calories provenant des graisses,
autrement dit, 450 diviser par 9 = 50 g de graisses
 Le patient est libre de distribuer ses graisses comme il veut sur le long de la journée, ceci facilite
1'acceptabilité de la diète
 L'alcool et les aliments riches en sucre doivent être limités vu que ce sont des sources d'énergie
non nécessaires. L'alcool a une valeur energétique de 7 calories. L'Ethanol augmente les dépenses
énergétiques des 24 heures et inhibe 1'oxydation des graisses.
 Les consommateurs lourds d'alcool (50 % de leurs apports caloriques et plus à partir de 1'alcool)
souffrent de perte d'appétit, perte de poids et malnutrition par manque d'apport et manque
d'absorption intestinale.
 Par contre les consommateurs modérés d'alcool sont à risque d’obésité vu que la consommation
d'alcool assure un apport supplémentaire de calories à la diète usuelle et limite 1'utilisation des
graisses comme source d'energie
 Les succédanés du sucre ainsi que les graisses de substitution (olestra) améliorent l'acceptabilité de
la diète
 L'usage de suppléments multivitaminiques et multiminéraux sont recommandés quand la diète est
inférieure à 1200 calories par jour pour les femmes et 1800 calories par jour pour les hommes
6- Les substituts de Repas
• Les bons substituts de repas sont ceux qui sont riches en protéines de bonne qualité (Protéines du
lait) dont le sucre est le fructose et qui contiennent des quantités modérées d’AGMI
• L'apport calorique total varie entre 1000 et 1600 Calories avec repas de substitution (poudre ou
boissons ou barres de substitution) en remplacement à deux repas (pour la perte de poids) ou à un
seul repas (pour le maintientdu poids). Les poudres, boissons ou barres doivent fournir un
maximum de 900 calories distribuées ainsi:
• 20 % de protéines, 30 % de graisses et 50 % d'HCO. 
• En suivant les règles ci-dessus et en assurant un apport de vitamines et de minéraux adéquat les
repas de substitution sont considérés sûrs.
• Un suivi de 4 ans sur des malades utilisant les repas de substitution pour la perte de poids et le
maintien a démontre le succès de cette méthode.

 Les diètes qui fournissent entre 200 et 800 calories par jour sont qualifiées de VLCD
 Les diètes VLCD ont les caractéristiques suivantes:
 Elles sont hypocaloriques et riches en protéines (0,8 à 1,5 g/Kg de PI/24 heures)
 Le malade doit prendre des suppléments adéquats de vitamines, minéraux et AG essentiels
 Ces diètes avec leurs suppléments sont données pour des périodes variant entre 12 et 16
semaines (3 à 4 mois)
 Leur avantage majeur est la perte rapide de poids
 Elles sont réservées pour les personnes ayant BMI > 30 ou pour les personnes chez lesquelles
les diètes amaigrissantes classiques ont échoué ou encore pour les personnes dont BMI variant
entre 27 et 30 avec comorbidités.
B- Diètes à très basses calories (Very Low Calorie Diet VLCD
 Les diètes qui fournissent entre 200 et 800 calories par jour sont qualifiées de
VLCD
 Les diètes VLCD ont les caractéristiques suivantes:
 Elles sont hypocaloriques et riches en protéines (0,8 à 1,5 g/Kg de PI/24
heures)
 Le malade doit prendre des suppléments adéquats de vitamines, minéraux et
AG essentiels
 Ces diètes avec leurs suppléments sont données pour des périodes variant entre
12 et 16 semaines (3 à 4 mois)
 Leur avantage majeur est la perte rapide de poids
 Elles sont réservées pour les personnes ayant BMI > 30 ou pour les personnes
chez lesquelles les diètes amaigrissantes classiques ont échoué ou encore pour
les personnes dont BMI variant entre 27 et 30 avec comorbidités.
Les diètes VLCD sont sous deux formes :
• La première est la PSMF (Protein-Sparing Modified Fast diet), elle fournit 1,5 g de
protéines/Kg/24H s/f de viande maigre, poisson ou poulet. La diète est dépourvue de CHO et les
graisses présentes sont seulement celles qui proviennent des aliments conseillés.
L'excrétion d'azote urinaire augmente au début donc la perte de protéines variant entre 68,75 g et
143.75 g par jour ce qui est élevé puis diminue progressivement au fil des jours pour se stabilser à
des niveaux plus ou moins acceptables, toutefois si elle reste plus élevée que la normale, on
recommande la consommation de 100 g d'HCO pour épargner la perte de protéines et la perte
concomitante de potassium (fatale si non contrôlée, elle résulte en une fibrillation ventriculaire)
• La seconde qui est la plus commune est basée sur les diètes liquides à base de protéines d'oeuf et
de lait. Elles contiennent 33 à 70 g de protéines, 30 à 45 g d'HCO et le reste des calories
proviennent des graisses de à totaliser 400 à 800 calories par jour.
• Les personnes qui suivent les diètes VLCD (PSMF ou liquides) perdent 20 Kg en 12 à 16 semaines
• Les risques de mort subite restent à considérer avec de telles diètes vu la perte de potassium et de
protéines. Ces pertes sont d'autant plus importantes que la personne est moins obèse
• Les diètes VLCD augmentent l'élimination urinaire de corps cétoniques (provenant de l'oxydation
des graisses) qui interfèrent avec l'élimination de 1'acide urique ce qui augmente 1'uricémie et les
risques de crises de goute. De même, on remarque chez ces personnes une augmentation de la
cholestérolémie résultant de la mobilisation du tissu adipeux et ceci augmente les risques de calculs
biliaires
• D'autres effets secondaires des diètes VLCD comprennent une intolérance au froid, fatigue,
nervosité, euphorie, constipation ou diarrhées assèchement cutané, anémie... .
• L'effet de ces diètes est identique aux diètes hypocaloriques classiques après un an, mais après 5
ans d'effet est meilleur
8- Diète Atkins
 La diète Atkins est une diète très basse en HCO (moins que 10% des Calories) et riche en
graisses où le patient mange à volonté. Les graisses constituent plus de 65% des calories
 Le principe de cette diète et les diètes apparentées est 1'abaissement de l'insulinémie suite à
1'abaissement de la glycémie par diminution drastique de l'apport d'HCO.
 L’abaissement de 1'insulinémie favorise la lipolyse et l'utilisation massive des AG comme
sources d'énergie. L'organisme réagit par une néoglucogénèse pour générer du glucose afin
de permettre l’utilisation minimale des AG de façon normale.
 L'apport protéique est restreint aux sources animales (viande, poissons, poulets, produits
laitiers sauf le lait) ce qui veut dire un apport élevé de graisses et de cholestérol
 Cette diète est qualifée de cétogénique car l'utilisation massive des AG induit la formation
de corps cétoniques qui sont éliminés par voie urinaire sous forme de sels sodiques ce qui
induit une perte massive d’eau au début de la diète
 L’élevation de la cétonémie augmente la concentration sanguine d'Ac. urique (par manque
d'élimination en faveur de l’élimination des corps cétoniques)
 La diète Atkins est généralement pauvre en Vit E, Vit A, thiamine, Vit B6, Ac. Folique,
Calcium, Magnésium, Fer, Potassium et fibres alimentaires
9- Diète Ornish
• C'est une diète très appauvrie en graisses puisqu'elle ne contient que moins que 10% des
Calories en provenance des graisses.
• Elle est presque exclusivement végétarienne puisqu'elle est basée sur les graines : céréales
et légumineuses, et sur les fruits et légumes.
• Les seuls produits laitiers permis sont le lait écrémé (0% MG) et les produits laitiers à 0 %
MG ou au moins que 10 % MG (yaourt et fromages très faible en graisses).
• Sont interdits tous les aliments contenant des graisses : viandes de toute sorte, lait et produits
laitiers entiers et même allégées en graisses, les huiles, le beurre, la mayonnaise, les avocats,
les olives, le maïs vu qu'il contient de 1'huile
• Les menus doivent être originaux et être basés sur l'utilisation des succédanés de la viande
comme les protéines de Soya.
• On mange à volonté
• Cette diète induit l'élimination des plaques d'athérome dans les artères
• Il s'est avéré par ailleurs que toutes les diètes végétariennes augmentent les risques
d'hypertriglycéridémie
• Les exercices physiques seuls sans diète sont en mesure de faire perdre 2 à 3 kilos selon la
durée et leur intensité.
• Les personnes qui souffrent d’obésité hypertrophique et qui suivent une diète combinée à un
programme d’exercices physiques perdent plus facilement du poids que les personnes
souffrant d’obésité hyperplasique qui suivent la même méthode.
• La perte de tissu adipeux ne veut pas nécessairement dire perte de poids, en effet le poids peut
rester stable mais le gain de masse musculaire contrebalance la perte de masse grasse.
9- Diète Ornish (suite)
• Certaines études ont démontré que des programmes combinant l'activité physique et la diète
comparés à la diète toute seule n'augmentent pas la perte de poids, mais 1'avantage de l’exercice
est que la perte de graisses est augmentée et la conservation des tissus maigres est mieux assurée.
• Lorsque le patient s'entraine régulièrement, le résultat sera une perte de poids vu que la capacité
de gain de masse musculaire est limitée alors que la possibilité de perte de masse est plus élevée.
 Le gain de masse musculaire augmente les dépenses énergétiques dans une proportion variant
entre 8 et 14 % chez les personnes qui pratiquent une activité physique modérée ou intense
• Lorsque 1'on combine la diète avec l'exercice physique, il faut un minimum de deux mois
d'entrainement régulier pour obtenir une perte de masse adipeuse.
• Pour ce qui est de la santé cardiovasculaire des exercices d'intensité modérément élevée sont
recommandés pour 20 à 30 minutes de 4 à 7 fois par semaine
• La pratique des exercices physiques pratiqués en groupe est plus efficace que la pratique solitaire
vu que 1'esprit de groupe améliore la motivation
• La pratique des exercices physiques est très efficace pour le maintien du poids perdu et limite
beaucoup le regain de poids si elle est maintenue
10. Procédures chirurgicales
• Les obésités morbides sont parfois traitées chirurgicalement sur avis médical
• On réserve ce genre de traitement après 1'echec des méthodes combinant la diète au traitement
pharmacologique, au sport et à la psychothérapie
• La chirurgie est considérée quand le BMI > 40 ou > 35 avec facteurs de risque associés
• Ces procédures sont multiplés et ne sont pas toutes dépourvues de risques:
– La gastroplastie : c'est la réduction du volume de l’estomac par application d'agrafes ou
d'anneau. Cette réduction de volume stomacal induit une diminution du volume de la prise
alimentaire
– Le pontage gastrique Les complications majeures du pontage gastrique sont une carence en
B12, calcium, Folate et fer. Il faudra donc être supplémenter.

11. Fixation maxillomandibulaire


 La fixation maxillomandibulaire oblige le malade à ne consommer qu’une diète liquide ce qui est
efficace pour la perte de poids. Ils doivent subir des examens dentaires et suivre une hygiène orale
soigneusement pour conserver une bonne dentition
 Malheureusement dès l'ablation de la fixation, la plupart des malades retournent à leur poids initial
ou à un poids superieur à leur poids initial s'ils ne suivent pas un programme de conservation de
poids approprié
12. Liposuction
La liposuction n’est pas une technique de réduction de poids mais une technique de
chirurgie esthétique destinée à améliorer les formes physiques
Plus la personne est jeune plus la liposuction a des chances de réussir car la peau
gastroplastie avec anneau ajustable

• Réalise une petite poche


gastrique de 15 à 20 ml à l’aide
d’un anneau
• Assure la satiété rapide par
réduction du volume gastrique
gastroplastie avec anneau ajustable

gastroplastie verticale calibrée

Court-circuit gastrique
gastroplastie verticale calibrée

• Créer une petite poche gastrique


de 15 à 25 ml à l’aide d’agrafes
mécaniques
gastroplastie avec anneau ajustable

gastroplastie verticale calibrée

Court-circuit gastrique
Court-circuit gastrique (By-pass)

• La plus efficace pour la perte de


poids
• Associe la diminution de la
capacité gastrique à un certain
degré de malabsorption
• IMC > ou = 40 Kg/m2 ou IMC > ou = 35 Kg/m2 avec
présence de facteurs de comorbidité.
• Echec du traitement conventionnel de l’obésité
correctement suivi pendant au moins un an
• Age entre 18 et 65 ans.
• Troubles psychiques
• Contre-indications à l’anesthésie générale
• Reflux gastro-œsophagien et troubles moteurs de
l’œsophage
• Maladies du système et maladies inflammatoires du
tube digestif
• Alcoolisme et toxicomanie
13- Effet Plateau
• Au bout d'un certain temps (qui dépend du poids initial au moment du commencement de la diète
amaigrissante) l'individu atteint un poids qui se stabilise. Cette stabilisation du poids est appelé
effet plateau
• La perte de poids qui est importante au début de la diète devient peu à peu minime puis cesse
complètement pour atteindre une stabilisation de poids. L'explication de ce phénomène est
complexe, en effet :
• Toute perte de poids est accompagnée non seulement de perte de graisses mais aussi de perte de
muscles. Ces muscles perdus s'étaient developpés avec la prise de poids pour soutenir 1'excès
corporel.
• Cette perte de masse musculaire, donc de masse maigre s'accompagne d’une baisse du MB
estimée à 15% au bout de deux semaines.
• La restriction calorique est également accompagnée d’une baisse du TEF.
• Pourquoi perd-t-on des muscles pendant une diète ?
• Vu la diminution de poids, les muscles qui soutenaient 1'excès corporel diminuent de masse.
• A part la diminution de masse musculaire due à la diminution des efforts physiques, et si la diète
est pauvre en HCO ou si les CHO sont complètement absents dans la diète, les réserves de
glycogène s'épuisent au bout des premières 10 journées de jeûne.
• A partir de ce moment l'organisme dépense une bonne part de son énergie à partir des protéines
qui se dégradent suite à une néoglucogénèse qui aura lieu à partir des protéines musculaires ce qui
diminue la masse musculaire surtout si 1'apport protéique est insuffisant et si la diète est
anarchique ou affamante.
14 - Adaptation métabolique (tissulaire) à la perte de poids
• Si un individu est en jeûne total ou en semi-jeûne, les réserves de glycogène sont complètement
épuisées au bout d’une dizaine de jours. L'organisme dépense alors 8 à 12 % de son énergie à
partir des protéines (néoglucogénèse et autres métabolismes) et le reste à partir des graisses de
réserve.
• Avec la progression du jeûne, 97% de 1'énergie dépensée provient des réserves de graisse. Plus
tard, quand 1'organisme s'adapte, 5% de la perte de poids provient des protéines et des tissus
maigres soutenant les graisses
• Beaucoup d'obèses perdent et regagnent du poids plusieurs fois au cours de leur vie. Ceci est le
résultat des diètes amaigrissantes anarchiques sévères suivies de diètes libérales et ainsi de suite.
A chaque restriction calorique après une diète libérale, il faut plus de temps pour perdre du poids
et inversement beaucoup moins de temps pour en regagner au retour à la diète libérale.
• Les conséquences sont un gain de graisses sous-cutanées beaucoup plus que des graisses
viscérales (abdominales).

SIGNIFICATION DE LA PERTE DE POIDS


• Calcul du pourcentage de la perte de poids= (Poids Usuel - Poids Actuel) / Poids Usuel X 100

Durée (Temps) Perte de Poids Perte de Poids


Significative Sévère
1 SEMAINE 1-2% > 2%
1MOIS 5% > 5%
3 MOIS 7,5% > 7,5
6MOIS 10% >10 %
1 AN 20% > 20
15- Maintien de la perte de poids
• 5 % des personnes qui suivent des programmes diététiques amaigrissants ne regagnent
pas du poids après 5 ans
• Le schéma typique est une succession de pertes et gains de poids dont le résultat net
est un gain de poids à long terme augmentant ainsi les risques associés à l'obésité dont
hyperlipémies, HTA et diabète
• Les besoins énergétiques des personnes amaigries sont de 25% inférieurs au poids
original
• Il est impératif de maintenir une restriction calorique après 1'amaigrissement pour
éviter les rechutes. La période de maintien de diètes hypocaloriques est indéterminée
• La clé du succès dans le maintien du poids réduit est une intégration des facteurs
suivants: diète hypocalorique, apport de moins que 30 % des Calories à partir des
graisses
• Les individus qui ont réussi à maintenir un poids réduit à long terme consommaient
une diète hypocalorique, 24 % des Calories à partir des graisses et participaient à des
activités physiques régulières
• Une étude sur des femmes ex-obèses ayant perdu du poids montre qu'une activité
quotidienne modérée (marche) de 80 minutes par jour ou une activité modérément
intense (jogging) de 35 minutes par jour est efficace pour prévenir le regain de poids
 Agit au niveau cérébral pour réduire l’appétit
 Anorexigène
 Dose = 5 à 15 mg/j selon la tolérance et l’efficacité
 Inhibe la lipase intestinale et l’absorption des graisses
 Approuvé par FDA à partir de 12 ans
 2 formes sont commercialisées
Mi-dose, mieux toléré, délivré sans ordonnance, 1 gél. 3x/j
METFORMINE
La meformine diminue la production du glucose au niveau du foie et améliore la
captation peripherique et l’utilisation du glucose par le tissu adipeux et les muscles.

 PRODUCTION DU GLUCOSE