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I- DIABETE

1- Définition de la maladie
 Le diabète englobe un groupe de pathologies dont le dénominateur commun
est l'intolérance au glucose.
• Maladie des urines abondantes au goût de miel "Diabetes Mellitus"
• Maladie comme essentiellement vasculaire
• Maladie caractérisée par des anomalies des métabolismes des HCO,
protéines et graisses.

2- Complications du Diabete
Complications Macrovasculaires:
Infartus du Myocarde
Maladies artérielles périphériques
AVC
 Complications Microvasculaires:
Neuropathies
Néphropathies
Rétinopathies
3- Types de Diabete
1- Prédiabète
• La glycémie a jeûn est supérieure à la normale mais inférieure à 126 mg/dl
• Cette catégorie de malades est à risque élevé de développement de diabète et
de MCV. Ils ne développent pas de complications microvasculaires sauf si
leur hyperglycémie progresse vers les niveaux du diabète.
-  DIAGNOSTIC DU PREDIABETE:
• 100 mg/dl < Glycémie à jeûn < 126 mg/dl
• 140 mg/dl < Glycémie après 2 H de 1'HGP < 200mg/dl
 Le test de la glycémie de l'HGP est partiqué 2 heures suite à l'ingestion
par le malade de 75 g de Glucose anhydre en solution
 
Réduire le poids corporel (5 à 10 % ):
– La modification du mode de vie et de la diète
– Activité physique modérée de 30 minutes par jour
– Médicament: Metformine et les Thiazolidinediones (sensibilisent l'action
de l'insuline) et 1'acarbose qui ralentit 1'absorption des HCO
2- Diabete type I
• Le diabète de type 1, DID ou diabète Insulino- dépendant ou diabète juvénile. La maladie
atteint son évolution complète généralement à la puberté mais pourrait survenir à tout âge.
• Destruction totale des cellules . Cette destruction a lieu à cadences différentes.
• Chez les sujets jeunes, elle est plus rapide ce qui aboutit à une manifestation subite des
symptômes, alors que chez les adultes les symptômes apparaissent à une cadence plus lente,
ce qui mène parfois à des erreurs de diagnostic confondant le diabète de type 1 avec celui de
type 2
• Insulinopénie sévère
• Généralement maigres, ayant observé une perte de poids involontaire récente avec
polydipysie et polyurie.
• Ils sont cétosuriques ou bien en acido-cétose.
• Le traitement du diabète de type 1 est l'insuline exogène couplée avec une diète adéquate
avec des horaires de repas correspondant parfaitement avec les horaires d'activité
• Les critères du diagnostic:
1) Polyurie 2) Amaigrissement rapide involantaire 3) Polydypsie
4) Cétosurie 5) Cétonémie 6) Glycémie à jeûn>126 mg/dl
7) Glycémie 2H après le test d'HGP> 200 mg/dl
Glycémie casuelle > 200 mg/dl
Diabete type II
• Le diabète de type 2, DNID ou diabète gras ou diabète de l'âge
adulte
• Caractérisé par une résistance à 1'insuline de sévérité plus ou
moins importante et une dysfonction progressive des cellules 
aboutissant à une hypoinsulinémie et même chez certains
individus, d'une absence totale d'insuline
• 33 à 50 % des malades nécessitent à la longue un traitement à
l'insuline pour contrôler la glycémie
• L'âge d'apparition de ce diabète est en diminution personnes de
plus en plus jeunes
• L'incidence de ce diabète est en progression ceci est dû au
changement :
- Mode de vie
- Sédentarité
- Obésité
A- Caractéristiques du diabète de type 2

•  Association entre résistance à 1'insuline et diminution de l'action de 1'insuline


• Incidence à n'importe quel âge mais généralement le diagnostic se fait après 30
ans
• Bien que 80 % des malades sont obèses ou avaient un historique d'obésité, la
maladie apparait chez des personnes non obèses, spécialement chez les personnes
agées.
• Les malades peuvent se présenter avec ou sans les symptômes :
– Polydipsie
– Polyurie
– Polyphagie
– perte de poids.
– pas d'acido-cétose métabolique sauf en période de stress sévère
comme infections, traumatismes, traitement pharmacologique ou
chirurgie

• Les malades souffrent fréquement de conséquences micro et macro vasculaires


B- Candidats au screening du diabète de type 2

• Le test pour diabète doit être considéré pour tous les individus âgés
de 45 ans et plus, particulièrement ceux qui ont un BMI supérieur ou
égal à 25. Si le test s'avère normal il faut le répéter chaque 3 ans
• Pour les individus âgés de moins de 45 ans ayant un surpoids ou une
obésité avec un ou plusieurs facteurs de risque supplémentaires
comme:
1. Sédentarité
2. Ayant un parent de premier degré diabétique
3. Faisant partie d'un groupe éthnique à risque (noir américain, latino­
américain, asiatique-américain, libanais ...)
4. Femme ayant accouchée d'un enfant de poids supérieur à 4 kilos
5. HTA
6. HDL < 35 mg/dl et /ou TG > 250 mg/dl
7. Femme ayant un syndrôme d'ovaires polykystiques
8. Ayant un historique de maladies vasculaires
C- Critères du diagnostic du diabète
• Les Symptômes du diabète avec glycémie Casuelle > 200 mg/dl) ( 11.1
mmol/1)
• Symptômes du diabète: polyurie - polydipsie - perte de poids inexplicable
• Jeûne = pas d'apport Calorique pour au moins 8 heures
• Glycémie à jeûn > 126 mg/dl ou bien TTG > 200 mg/dl
• le TTG se fait à jeûn après un repas de solution de glucose contenant 75 g
de glucose anhydre administré après 3 jours d'apport adéquat d'HCO. La
glycémie est testée après la prise de la solution de glucose.
• Glycemie casuelle: à n'importe quel moment de la journée indépendament
de 1'intervalle entre les repas

D- Evaluation de laboratoire
• Glycémie
• HbAlc
• Profil lipidique: Cholesterol total, LDL, HDL et triglycérides sanguins
• Microalbuminurie
• Créatinine et urée sanguine
Conclusion
1. Les diabétiques de type II souffrent de résistance à 1'insuline et de diminution de sécrétion
d'insuline.
2. La résistance à 1'insuline au départ est compensée par une augmentation de sécrétion d'insuline
(hyperinsulinémie) dûe elle-même à une augmentation de la masse des cellules  et une
augmentation de sécrétion d'insuline par chacune de ces cellules
3. Avec la continuité d'apport exagéré de nutriments par rapport aux dépenses énergétiques, la
résistance à 1'insuline augmente et s'aggrave, et ne pourrait plus être compensée par une
augmentation supplémentaire de sécrétion d'insuline­
4. Le résultat sera une intolerance au glucose ensuite le diabète
5. Les mécanismes cellulaires de la résistance à l'insuline aux niveaux musculaires, hépatiques,
adipeux et des cellules  semblent être les-mêmes
6. Au niveau des cellules musculaires, ces mécanismes comprenant des altérations métaboliques,
semblent être le résultat de l'accumulation de triglycérides intramusculaires résultant d’un excès
d'apport d'énergie
7. L'hyperglycémie et la dyslipidémie elles-mêmes induisent une diminution supplémentaire de l'action
de l'insuline et de la sécrétion d'insuline, augmentant ainsi les défectuosités tissulaires déjà établies
8. La prévention et le traitement de la résistance à 1'insuline et du diabète constituent des objectifs
initiaux pour limiter le bilan énergétique positif et pour moduler les dysfonctions métaboliques une
fois le diabète établi
IV- Thérapie du diabète de type II
Objectifs et Plan thérapeutique:
La prévention des complications et la diminution ou 1'évitement des
symptômes du diabète et comprennent:
1. Traitement agressif de 1'HTA et de la dyslipémie, arrêt du tabagisme et
traitement anti-aggrégat plaquetaire dans le but d'éviter MI et 1'AVC
Il a prouvé son efficacité dans la réduction des complications cardio­
vasculaires et microvasculaires
2. Le management de la glycémie, afin de diminuer les risques cardio­
vasculaires, rétinopathies, néphropathies et neuropathies qui sont les
complications majeures du diabète
3. Prévention ou amélioration des complications microvasculaires à travers
le contrôle de la glycémie à long terme HbAlc. Ces complications
microvasculaires se manifestent surtout par les neuronathiques du diabète.  
Le paramètre majeur qui prédit ces préventions est 1'hémoglobine
glycolysée (HbAlc) dont le taux inférieur à 7% s'est avéré favorable et
constitue l'objectif à atteindre
Objectifs métaboliques recommandés chez les adultes souffrant de diabète

Paramètre Objectif

HbAlc <7%

Glycémie Pré-prandiale 90-130 mg/dl (5-7,2 mmol/1)

Glycémie Post-prandiale <180 mg/dl (<10 mmoUl)

Tension Artérielle <130 mm Hg

LDL Cholestérol <100 mg/dl (<2,6 mmol/1)

Triglycérides <150 mg/dl (<1,7 mmol/l)

HDL Cholestérol >40 mg/dl Hommes


>50 mg/dl Femmes
V- Nutrition
La diététique thérapeutique nécessite une collaboration malade-diététicien;
elle constitue un processus continu de modification des apports de
nutriments et comprend ce qui suit: 
1. Evaluation du malade: Evaluation de ses apports alimentaires - ses
paramètres métaboliques - son mode de vie - sa volonté de changement
2. Fixation des obiectifs: donner la priorité aux domaines nécessitant une
amélioration et décider avec le malade sur ce qui est faisable et réaliste
 3. Mesures diététiques: apprendre au malade quels sont les aliments sains, la
taille des portions, la lecture des étiquettes sur les emballages, le rôle des
HCO dans le contrôle de la glycémie, ... tout ceci dans le but d'établir un
menu qui améliore son statut métabolique 
4. Evaluation des mesures établies et du suivi: apprendre au malade à
contrôler sa propre glycémie (appareils domestiques) afin d'évaluer les effets
de 1'exercice physique et de la diète sur les excursions glycémiques. Faire
un contrôle de routine de l'HbAlc et des lipides sanguins afin d'évaluer
1'apport de macronutriments
Maintenir des valeurs aussi
proche que la normale des
glycémies pré et post-
prandiales

Normaliser les
valeurs des Promouvoir
Objectifs du management
lipides sanguins une santé
médical et nutritionnel optimale
et de la tension
artérielle

Atteindre et maintenir
un poids corporel
raisonnable
5- Obstacles à l'adhérence du malade adulte à la diète
 
1. Résister aux tentations: les évènements sociaux, les aliments appétissants
et les "creux" déclenchent la non adhésion du malade
2. Manger en dehors de la maison: il est difficile de contrôler les portions et
les ingrédients
3. Sensation de privation: regret de ne pas être autorisé à manger comme les
personnes non diabétiques
4. Emotions négatives: ces émotions sont compensées par une
suralimentation
5. Tentation de rechute: désir de prendre congé ou d'arrêt de la diète
6. Planning/priorités: le planning des repas prend trop de temps; il y a
d'autres priorités
7. Famille/amis: leur soutien n'est pas toujours garanti - leur comportement
inchangé
1- Malades avec BMI normal
• Pour ces personnes l'objectif primordial est de modifier le contenu d'HCO
dans la diète et la distribution des HCO sur les repas et les snacks
• Les vieux et les personnes souffrant de problèmes (plaies - neuropathies -
problèmes gastro-intestinaux) pourraient avoir des besoins métaboliques
supplémentaires en termes de Calories, protéines, vitamines et minéraux
pour accélérer la guerison et le processus anabolique nécessaire
  Les HCO dans un repas ont 1'impact le plus important sur la glycémie post-
prandiale.
• Si on apprend au malade à augmenter ou diminuer la quantité d'HCO dans
chaque repas on peut nettement mieux contrôler la glycémie
• Si les malades utilisent une insuline rapide ils pourraient alors ajuster la dose
d'insuline efficacement selon la quantité d'HCO dans chaque repas en
respectant le rapport Insuline - HCO totaux
  La qualité et la quantité de graisses dans la diète a un impact sur les
paramètres lipidiques sanguins.
• L'apport de graisses saturées, et de cholestérol peuvent augmenter les lipides
sanguins athérogènes tels que les LDL et les remnants des VLDL.
2- Personnes en surpoids ou obèses
• 80 à 90 % des personnes souffrant de diabète de type II sont obèses. Le
premier objectif est une perte de poids
• La restriction calorique en elle-même améliore la tolérance au glucose.
• En effet, une baisse du poids de 1'ordre de 5 à 10 % améliore la sensibilité
à l'insuline et par conséquent réduit l'insulinémie. De plus elle réduit la
production hépatique de glucose
• La perte de poids est la plus bénéfique dans les premiers stades de la
maladie au moment de la sécrétion d'insuline
• Le meilleur moyen de perdre du poids est realisé par la combinaison d'une
restriction calorique, d'une activité physique et d'un changement
d'habitudes alimentaires.
• Malheureusement la plupart des individus regagnent du poids après un
certain temps, ce qui est négatif pour la­santé
• Un tour de taille superieur à 102 cm chez les hommes et à 88 cm chez les
femmes augmente les risques de diabète, HTA et MCV.
• Le but fixé pour la perte de poids devrait être un poids raisonna ble et non
le poids idéal.
2- Personnes en surpoids ou obèses (suite)
• Le poids raisonnable est defini comme étant le poids reconnu comme
réalisable et maintenable à court et long terme, aussi bien par le malade lui-
même que par le spécialiste de santé
• Une perte de poids diminuant le BMI de 2 unités ou une perte de 4 à 8 Kg
est bénéfique et améliore aussi bien la tolérance au glucose, 1'HTA et les
lipides sanguins
• Cette perte de poids modérée est réalisable en suivant la diète classique où
un déficit énergétique de 500 Calories aboutit à une perte d'un demi Kg de
poids. Donc avec un déficit journalier de 500 Calories, le malade perd en
une semaine un demi Kg de poids
• La combinaison de cette restriction calorique avec un exercice physique
régulier de type marche améliore encore la glycémie et maintient la perte
de poids
• L'idéal est de donner une diète avec deficit de 250 calories et de pratiquer
une marche qui dépense 250 calories (environ 1 H par jour) ce qui totalise
un déficit de 500 Calories/jour
• Si 1'individu est obèse (BMI > 30) on pourrait suivre la méthode VLCD (600 -
800 Cal/jour)
• Avec la VLCD la glycémie s'améliore au bout de 24 heures et le maximum
d'amélioration de la glycémie est réalisé 10 jours après le début de la VLCD
• Un individu qui suit la VLCD pour 2 à 12 semaines est mieux motivé à
continuer sa diète et améliore sa glycémie de sorte qu'il n'y aura plus besoin de
traitement pharmacologique
• Au bout de 12 semaines sur VLCD (qu'on ne peut maintenir plus longtemps) on
passe sur diète hypocalorique classique pour quelques semaines pour revenir à
la VLCD plus tard et ainsi de suite
• Après la VLCD on pourrait rester sur diète alors hypocalorique modeste en
pratiquant un jour de jeûne par semaine
• La chirurgie de 1'obésité pourrait être enviseagée chez les individus ayant un
BMI >40, surtout la chirurgie de type bypass
• Les malades prenant des hypoglycémiants oraux ou de l'insuline devraient
diminuer graduellement les doses journalières de leurs médicaments une fois la
restriction classique calorique et d'HCO est commencée. II se peut également
qu'ils arrêtent de prendre des médicaments
• Les résultats du Self Monitoring of Blood Glucose (SMBG) par les machines à
usage domestique fournissent les données néscessaires pour ajuster la thérapie
nutritionnelle et médicamenteuse
3. Objectifs, Principes et Recommandations diététiques
3.1- Calories
Suffisament de Calories pour atteindre et/ou maintenir un poids raisonnable pour adultes,
une croissance et un développement normaux pour enfants et adolescents et une nutrition
adéquate pendant la grossesse et 1'allaitement 
3.2- Protéines
• Les protéines doivent constituer 10 à 20 % des Calories journalières
• L'apport de protéines ne doit pas dépasser 0,8 g/Kg de poids par 24H chez les personnes
ayant une néphropathie évidente ou à risque de néphropathie (albuminurie, histoire
familiale, etc...
• Dans les cas de protéinurie importante, certains auteurs proposent 0,6 g/Kg de poids par 24
heures, toutefois il s'est avéré que l'adhérence du malade à ce genre de diète est plutôt
difficile et que la "fonte" musculaire et la perte des protéines corporelles augmentent
• Par conséquent, les individus ayant le diabète ne doivent pas restreindre leur apport
protéique à moins de 0,8 g/Kg/24h
• à l'addition ou à la soustraction de protéines d'un repas ou d'un snack
• La controverse sur le genre de protéines à conseiller reste posée. Alors que certains auteurs
proposent les protéines de haute qualité biologique (protéines animales), d'autres auteurs
proposent que les protéines d'origine végétale induisent une filtration glomérulaire moindre
que certaines protéines animales comme celles du boeuf (par ex.)
• Enfin il faut évaluer la réponse glycémique (SMBG) 
3.3 Graisses
• Avec des apports protéiques de 10 - 20 % le reste des Calories provient d'un mélange de graisses-
HCO. La proportion venant de l'un ou 1'autre des deux groupes de nutriments dépend des objectifs
médicaux pour chaque patient.
• Les diètes riches en HCO et pauvres en graisses recommandées pour diminuer le Choletérol total et
le LDL-Cholestérol chez les diabétiques de type II et chez les résistants à l'insuline ont démontré:
1. Une hyperglycémie post-prandiale
2. Une hypertriglycéridémie post-prandiale
3. Une hypertriglycéridémie à jeûn
4. Une diminution des HDL
•  Ces résultats ont poussé les auteurs à ne plus recommander des diètes apauvries en graisses chez les
personnes souffrant de résistance à 1'insuline ou de diabète de type II
• Plusieurs chercheurs ont montré que des graisses à 45 % des apports Caloriques et des HCO à 40 %
améliorent le profil lipidique et la glycémie chez les diabétiques
• Vu que les graisses saturées ne doivent pas dépasser 10% des apports caloriques, 1'augmentation de
l'apport de graisses doit provenir des graisses monoinsaturées (35%) Les meilleures sources de
graisses monoinsaturées sont les huiles d'olive (75%) et de Canola (66%) ainsi que le beurre de
pistache (peanut butter 46%).
• Les graisses animales comme celles du bœuf, de la volaille, du porc et du Saumon contiennent
environ le 1/3 de graisses monoinsaturées par rapport aux graisses totales
• Une baisse de poids est vu quand 1'augmentation du pourcentage de graisses monoinsaturées dans
la diète est couplé avec une diminution des apports de HCO, à condition que la diète soit
hypocalorique
• Les diètes hypocaloriques é1evées en graisses et pauvres en HCO == la baisse de poids
En conclusion:
les apports de graisses se résument ainsi:
1. Graisse saturés < 10 % des Calories journalières
2. Si le malade est hypercholesterolémique, les apports de graisses saturées
devraient être inférieurs à7%
3. Graisses polyinsaturées jusqu'à 10 % des Calories
4.Le reste des graisses dépend des objectifs médicaux 
Conditions:
• a. ~ 30 % des Calories chez les personnes ayant un poids normal et des lipides
sanguins normaux
• b. < 30 % chez les obèses et chez les personnes ayant une hypercholestérolémie
• c. < 40 % des Calories chez les personnes souffrant d'hypertriglycéridémie et ne
répondant pas à la restriction de graisses dans la diète
• d. Le pourcentage le plus é1evé de graisses devrait être du genre monoinsaturé
Les apports de cholestérol alimentaire ne doivent pas dépasser 300 mg/ jour
3.4 Hydrates de Carbone
• Le pourcentage des HCO dans la diète devrait être la différence entre 100 et le total des apports de
graisses (45%) et de proteins (20%)
• Exemple: si un malade diabétique souffre d'hypercholestérolémie son apport de graisses ne doit pas
dépasser 30 %. Donc avec un apport protéique de 10- 20 % il restera pour les HCO 50-60% des
calories journalières
• Puis, le médecin et/ou au nutritioniste doit contrôler étroitement la HbAlc et la triglycéridémie pour
vérifier si la diète est efficace.
• Dans le cas contraire, il faudrait reconsidérer la diminution des apports de HCO avec une
augmentation concommittante des apports de graisses 
• Les HCO devraient venir principalement des grains (céréales et légumineuses, fruits et légumes
assurant ainsi un apport suffisant de fibres, vitamines, minéraux et substances antioxydantes
phytochimiques
• A rappeler que les fibres alimentaires solubles tells que celles trouvées dans les légumineuses
diminuent la glycémie post-prandiale et améliorent 1'hypercholestérolémie
• Les fibres non solubles tel que le son et les fibres des fruits et légumes n'ont pas d'impact direct sur
la gycémie ou sur la cholestérolémie­ toutefois ces fibres sont nécessaires pour le fonctionnement
normal du tube digestif
• L'apport total de fibres chez le diabétique devra être supérieur à 25g/24h; il devrait être
compris entre 25 et 35 g/24 heure 

 
3.4 Hydrates de Carbone (suite)
• La glycémie post-prandiale est déterminée par la quantité d'HCO présente
dans le repas ainsi que l'index glycémique du repas
• La glycémie à jeûn est déterminée par la quantité d'HCO dans la diète de 24 H
• Par conséquent, une fois la quantité d'HCO dans la diète déterminée, il faudrait
distribuer cette quantité sur les repas et les snacks de façon homogène assurant
une glycémie post-prandiale plus ou moins normale
• Le SMBG aide le malade à mieux distribuer ses HCO sur les repas
• L'apport de sucre de table n'est plus interdit, vu que l'index glycémique du
sucre est inférieur aux index glycémiques de plusieurs céréales dont le pain et
le riz. Il faudra donc apprendre au diabétique à 1'inclure au sein des HCO de la
diète
• Certains aliments à index glycémique élevé pourraient être un bon choix vu
qu'ils sont faibles en Calories et en graisses et riches en nutriments comme le
lait écrémé, les carottes et les céréales entières
3.5 Substituts du sucre
• Le mannitol , le sorbitol et le fructose sont communément utilisés comme substituts du
sucre chez les diabétiques
• Le fructose ne pourrait nullement être utilisé à volonté vu que son apport calorique est
identique au sucre et qu'il est métabolisé par le foie
• Le sorbitol et le mannitol sont présents dans des aliments qui pourraient être riches en
graisses et s'ils sont consommés à plus de 30 g/jour (10-15 bonbons sans sucre) ils peuvent
causer des ballonnements et des diarrhees
• Les édulcorants intenses comme l'aspartame, la saccharine sont non caloriques et
constituent de bons substituts dans les boissons sucrées vu qu'ils ne fournissent pas des
Calories, mais parfois ils sont utilisés dans des aliments contenant d'autres HCO et des
graisses comme les crèmes glacées, les cookies. Ces aliments doivent être comptabilisés
dans le programme de la diète
• Ces substituts ne sont pas nécessaires dans l'absolu mais pourraient constituer des solutions
aux problèmes de palatabilité
3.6.Substituts des graisses
• Les substituts des graises utilisés dans les aliments tels que les yaourts, les crèmes glacées et
les sauces de salades pourraient être accompagnés de hautes teneurs en HCO. Il faudrait
donc en tenir compte dans le planning des repas 
• L'Olestra est un bon substitut des graisses mais s'il est consommé en excès il pourrait
induire des diarrhées et des malabsorptions de vitamines liposolubles
• Comme les substituts du sucre, ceux des graisses ne sont pas nécessaires dans 1'absolu mais
pourraient constituer des solutions aux problèmes de palatabilité
3.7. Vitamines et Minéraux
• Les diabétiques qui consomment des diètes équilibrées n'ont pas besoin de
suppléments vitaminiques et minéraux vu que leurs besoins sont identiques
aux personnes normales 
• Les suppléments de multivitamines et multiminéraux sont utiles chez les
maladies ayant des sub-carences ou qui ne consomment pas des diètes
équilibrées à condition que ces suppléments contiennent des doses ne
dépassant pas les RDA
• Rien ne prouve également que la supplémentation en chrome améliore la
sensibilité à 1'insuline chez les individus n'ayant pas de déficit en Chrome.
Les céréales entières, les pistaches et les graines sont d'excellentes sources
de Chrome et peuvent fournir environ 50 µg de Chrome par jour, ce qui est
suffisant
• Pour ce qui est du sodium , les recommandations chez les diabétiques sont
identiques à celles des personnes normales et le contrôle de 1'HTA est
mieux réalisés par la perte de poids plutôt que par la restriction sodée
3 .8. Alcool
• L'alcool n'est pas à restreindre chez les diabétiques qui peuvent en
consommer avec modération comme la population générale
• Chez les diabétiques souffrant de problèmes cardio-vasculaires la consom
mation modérée d'alcool est protectrice et favorable, mais il faut
comptabiliser les calories provenant de 1'alcool dans la diète
• L'alcool est à interdire chez les diabétiques suivants: femmes enceintes,
malades souffrant de neuropathies et personnes d'hypertriglycéridémie
• La consommation d'alcool favorise 1'hypoglycémie et potentialise les effets
de 1'insuline médicamenteuse et des médicaments hyoglycémiants. Il
faudrait donc mettre en garde les malades qui sautent des repas pour éviter
chez elles les hypoglycémies
4. Thérapie sportive ou activité physique
4.1 Généralités  
• L'exercice physique intense (anaérobie) par contraction des muscles induit
une translocation des transporteurs du glucose vers la membrane cellulaire
et augmente ainsi 1'absorption du glucose par les cellules

ACTIVITÉ PHYSIQUE = BESOIN D’ENERGIE


entrée du GLUCOSE du sang dans les muscles
=> diminution Glycémie
=> sortie du glucose de réserve du foie vers le sang
DOUBLE ADAPTATION DE L’INSULINE :
 Plus efficace
=> Le glucose entre plus facilement dans les muscles
 Concentration d’insuline diminuée dans le sang
=> Le foie libère plus de glucose pour éviter l’hypoglycémie
4.2 Benéfices de l'exercice physique
• L'exercice physique chez les diabétiques améliore le contrôle de la
glycémie, l'abaissement de la TA, l'amélioration et le maintien du poids
corporel et l'amélioration de la dyslipidémie et des marqueurs cardio­
vasculaires
• L'amélioration de la sensibilité à 1'insuline qui réduit la progression vers
1'insuffisance sécrétoire des cellules , 1'augmentation de la réactivité
vasculaire, la réduction des symptômes de l'arthrite, la diminution des
risques d'ostéoporose et 1'amélioration de la sensation de bien-être
• L'amélioration de la sensibilité à l'insuline est indépendante de la perte de
poids et est d'autant plus importante que l'individu est jeune, que sa
maladie n'est pas accompagnée de complications et que son BMI est plus
élevé
• Enfin les études épidémiologiques et cliniques ont demontré que
1'inclusion de 1'exercice physique dans la modification du mode de vie
retarde ou prévient le diabète de type II
 
• Les effets de l'exercice physique sont liés à la durée et à l'intensité de
1'exercice
4.2 Benéfices de l'exercice physique (suite)
a- Effets sur les marqueurs cardiovasculaires
• Chez les hypertendus l'amélioration de la TA est de 1'ordre de 4,9-6,0/3,7­5,0
mm. Cette amélioration est indépendante de l'intensité et de la durée de
l'exercice
• On note également une diminution du taux de VLDL, du taux de CRP (marqueur
inflammatoire) et du taux de "plasminigen activator inhibitor-1"­

b- Effets sur le poids corporel


• Les effets de 1'exercice physique sur la réduction du poids corporel et le
maintient du poids réduit sont bien documentés
• L'activité physique régulière est le meilleur facteur qui prédit le maintient
du poids réduit à long terme
• La moyenne des dépenses énergétiques journalières au cours de 1'activité
physique qui maintient un poids réduit est de-440 calories par jour
 
 
4.3 Type et durée de l'exercice
• Une activité physique dépensant en moyenne 150 Calories/jour, donc environ 1000
Calories/semaine s'est avérée être le minimum suffisant pour améliorer la sensibilité
à l'insuline chez les diabétiques de typ II
• 30-40 minutes d'exercice quotidien à 50-80% de la FMT
• Les exercices de type marche ou encore soulèvement de poids ont un effet bénéfique
sur le métabolisme du glucose  
• En l'absence de complications, les diabètiques de type II traités uniquement par la
diète peuvent s'exercer comme les individus normaux. Il n'est pas nécessaire de
consommer des aliments supplémentaires avant, pendant ou après 1'exercice vu qu'ils
ne sont pas à risque d'hypoglycémie
• Les malades traités à l'insuline ou aux agents hypoglycémiants oraux doivent faire
attention à 1'effet sensibilisant à l'insuiline de l'exercice surtout au commencement de
l'application d'un programme d'entrainement régulier
• Une hypoglycémie pourrait se manifester pendant l'exercice ou bien dans un
intervalle de 12 à 24 H après la session d'entrainement
• L'enregistrement des contrôles glycémiques (SMBG) peut guider des ajustements des
dosages des médicaments afin de prévenir les hypoglycémies induites par l'exercice
• En effet le dosage des médicaments pourrait avoir besoin de diminution les jours de
1'entrainement au lieu d'augmenter la prise alimentaire
4.4 - Evaluation pré-exercice
• Avant d'entreprendre un exercice physique autre que la marche il faut
entreprendre les mesures suivantes:
1. Contrôle de la glycémie pré et post-prandiale sur plusieurs semaines
2. Mesure de la TA, du pouls, des lipides sanguins et une auscultation
cardiaque (bruits du coeur) afin d'éliminer les risques cardiaques
3. Un bilan neurologique incluant les neuropathies périphériques; une
diminution sensorielle au niveau des pieds ou des plantes des pieds
4. Un fond d'oeil afin d'éliminer une rétinopathie et afin d'évaluer les
complications microvasculaires
5. Un stress test (épreuve d'effort) pour les groupes suivants:
– Age > 40 ans
– Age > 35 ans diabètique depuis plus de 10 ans, ayant un facteur de
risque coronarien: HTA, dyslipidémie, tabagisme, rétinopathie,
néphropathie, microalbuminurie
– Quel que soit l'âge avec suspiction de MCV, maladie Cérébrovasculaire,
problèmes vasculaires périphériques, neuropathies et insuffisance rénale